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Problématique et dilemne de la rente et de la compétence


Tribune libre de Djerrad Amar

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Pour maintenir la paix sociale, certains États ayant des ressources minières, surtout pétrolières, distribuent ce que l’on appelle des «rentes» à des catégories de populations. Les États rentiers, qui se fient à ces seules sources de richesses, ont une gouvernance spécifique. Leur régime n’a pas besoin d’une légitimité pour gouverner. Ces ‘systèmes rentiers’ encouragent les convoitises, l’incompétence, la collusion et la paresse contrairement aux systèmes démocratiques qui se caractérisent par des contre-pouvoirs permettant l’initiative, l’innovation, la production et la rentabilité. Lire la suite Problématique et dilemne de la rente et de la compétence

France : Un joli gouvernement que nous avons là !


FRANCE-POLITICS-GOVERNMENT-CABINET-MEETINGUn ministre de l’Intérieur (« éternellement attaché » à un pays étranger dernier bastion du colonialisme sur terre occupé à génocider discrètement depuis 60 ans le peuple dont il a pris la terre), qui mobilise, au nom de la dignité (attention, pas de confusion, on ne parle pas ici de la dignité des sans-abris, des chômeurs, des catholiques ni des musulmans. En ont-ils d’ailleurs ?) tout l’appareil d’état contre un seul individu, un humoriste qui déplaît au lobby communautaire proche du pays auquel il est « éternellement attaché » pour rétablir la censure en Lire la suite France : Un joli gouvernement que nous avons là !

Mobilisation France Libre


MobilisationEn voila un qui ne mâche pas ses mots et sait appeler un chat un chat. Dans une vidéo de 10mn, il dit tout, 10mn qui pourront peut-être ouvrir les yeux des aveugles, déboucher les oreilles des sourds et peut-être aussi, faire taire les petites gauloiseries quotidiennes  le temps d’une journée pour une grande cause nationale. Lire la suite Mobilisation France Libre

La France pourra bientôt traquer sans limite ses « ennemis d’Etat ». Vers la loi martiale ?


Will Smith dans le film "Ennemi d’Etat"
Will Smith dans le film « Ennemi d’Etat »

Le gouvernement s’apprête à faire voter un projet de loi de programmation militaire 2014-2019 dont certaines dispositions étendent les possibilités de surveiller en dehors de toute action Lire la suite La France pourra bientôt traquer sans limite ses « ennemis d’Etat ». Vers la loi martiale ?

Un gouvernement français au service de l’étranger ?


1105677Les crises ont ceci de positif, c’est qu’elles clarifient beaucoup de situations et dessinent un peu mieux les lignes de fracture en faisant tomber les masques. La crise syrienne n’a pas échappé à la règle. Outre la vraie nature du terrorisme international, elle nous a révélé une Europe-colonie et surtout, en ce qui nous concerne, une France moribonde à cent lieues de ce qu’elle croit encore être ou de ce que des millions de gens dans le monde pensaient qu’elle était.

Au temps de Sarkozy, avec Bernard Kouchner comme ministre des affaires étrangères le flou était encore possible. Aujourd’hui, avec François Hollande, flanqué d’un Manuel Valls et d’un Laurent Fabius tout devient clair. La politique, en France, ne se résume plus qu’à des manœuvres électorales. Pour les médias comme pour le citoyen préprogrammé, parler de politique c’est discuter sur le rapport de force entre les hommes et les groupes politiques, chercher à savoir qui sera élu ou qui sera battu, polémiquer sur des déclarations dont on a déjà mesuré le vide mais dont on ne peut s’empêcher de parler et, toujours, tout ramener à l’éternel et stérile combat Gauche-Droite rehaussé d’une touche d’extrêmes, des deux côtés pour faire bonne mesure.

Mais la vraie politique, celle qui détermine l’avenir des français et de la France, se joue ailleurs. Et celle-là est déterminée à l’étranger. Le gouvernement est complètement gangréné par des agents qui, soit par leurs actes, soit en le proclamant ouvertement, sont plus au service de l’étranger qu’au service de ceux qui les ont élus. En assumant leur double emploi, ces agents semblent apparemment mieux payés par leurs employeurs étrangers que par le peuple français. Mais le résultat est là, les citoyens ne comptent pas.

Avec la crise syrienne, les exigences et les pressions extérieures sont devenues telles que beaucoup de masques sont tombés. Tous ces agents ne servent pas qu’à gérer les affaires de la France à partir de l’extérieur. Ils servent également à apporter, dans un contexte international, le poids de la France qui, malgré tout, a encore de beaux restes à dilapider.

Du ministère de l’intérieur au ministère des affaires étrangères, en passant par le ministère de la défense, on ne sait plus qui travaille pour qui. Voir à ce sujet cet article de La Plume à Gratter. Au Quai d’Orsay, les choses semblent encore plus graves. Les derniers restes d’une diplomatie, qui fut jadis célèbre dans le monde, sont en train de se faire définitivement annihiler. Les diplomates arabisants, connaissant tous les problèmes des pays arabes de manière fine et qui ont fait leur preuves au moment où la France avait besoin de défendre ses propres intérêts, sont en train de se faire dispatcher un peu partout dans le monde, qui en Amérique du Sud, qui en Europe du Nord, remplacés par d’autres diplomates plus à même de défendre les intérêts étrangers. Un article de Georges Malbrunot nous détaille quelques-unes de ces mutations. Cela veut dire que même les ambassadeurs, représentant la France et les français, sont nommés de l’extérieur.

Vu de l’extérieur, les observateurs doivent s’amuser en se demandant jusqu’à quel point ce peuple, fier de sa révolution, de sa puissance et de son histoire, va accepter d’être avili. Jusqu’à quand acceptera-t-il qu’on lui crache ouvertement à la figure sans réagir et oser encore manifester quelque fierté ?

Avic

Des documents secrets dévoilés sur le canular des vaccins


A doctor vaccinates a patient in a municipal vaccination centre in Nice

Des documents secrets du gouvernement révèlent que les vaccins sont un complet canular

par Ethan Huff

Si vous avez des enfants, vous êtes plus que probablement déjà au courant des « Calendriers de vaccination » des centres de contrôle et de prévention des maladies, qui recommandent aujourd’hui un stupéfiant lot de 29 vaccins à donner entre la naissance et six ans, y compris les vaccins annuels contre la grippe, ainsi qu’entre cinq et seize autres vaccins entre 7 et 18 ans. Mais un récent rapport d’enquête rédigé par le Dr Lucija Tomljenovic, dévoile plus de 30 ans de documents cachés du gouvernement qui décrivent ces calendriers de vaccination comme un canular complet, sans parler du mensonge des vaccins eux-mêmes pour assurer une réelle protection contre les maladies.

Bien que son étude se concentre principalement sur les dissimulations du système de santé britannique élaboré concernant la triste vérité de son propre programme de vaccination national, les principes de conclusions de l’étude s’appliquent toujours aux calendriers de vaccination en général, qui sont généralement conçus dans le but de servir les intérêts des entreprises plutôt que la santé publique. Il s’avère que les autorités gouvernementales, qui tentent actuellement de satisfaire les objectifs privés de l’industrie du vaccin, ont délibérément dissimulé aux parents des informations pertinentes sur les dangers et l’inefficacité des vaccins afin de maintenir un taux élevé d’acceptation de la vaccination. Et dans le processus, ils ont risqué des effets secondaires graves et des décès pour des millions d’enfants.

Cacher la vérité et dissimuler les données pour encourager l’acquiescement aux vaccins

Grâce à plusieurs demandes par la loi sur la liberté des informations, le Dr Tomljenovic a pu obtenir les transcriptions de séances privées qui ont eu lieu depuis des années entre le Comité mixte sur les vaccins et la vaccination (JCVI en anglais), un soi-disant  »comité consultatif d’experts indépendants » qui fait des recommandations au gouvernement sur la politique vaccinale, et divers ministres britanniques de la santé. Et après s’être penchée sur cette pléthore d’informations préalablement voilée au public, le Dr Tomljenovic a fait des découvertes dérangeantes.

 »Le JCVI a déployé des efforts continus pour refuser des données critiques sur les réactions indésirables graves et les contre-indications à la vaccination aux parents et aux professionnels de la santé afin d’atteindre les taux de vaccination généraux qu’ils jugeaient être nécessaires pour  »l’immunisation du troupeau », concept qui … ne repose pas sur des preuves scientifiques solides », explique le Dr Tomljenovic comme introduction à son document.

« Les documents officiels obtenus par le ministère britannique de la Santé et le JCVI révèlent que les autorités sanitaires britanniques se sont engagés dans cette pratique depuis 30 ans, apparemment dans le seul but de protéger le programme national de vaccination. »

Ce sont des accusations graves, mais les informations recueillies par le Dr Tomljenovic parlent d’elles-mêmes. Non seulement le JCVI ignore régulièrement les questions de sécurité comme il en ressort d’un calendrier de vaccination en pleine expansion, mais le groupe a censuré activement et volontairement les données défavorables qui jettent une lumière «négative» sur les vaccins afin de maintenir l’illusion que les vaccins sont sûrs et efficaces. De plus, le JCVI a régulièrement menti à la fois au public et aux autorités gouvernementales à propos de l’innocuité des vaccins, afin de veiller à ce que les gens continuent de faire vacciner leurs enfants.

Vous pouvez accéder à l’article complet du Dr Tomljenovic ici (en anglais):
http://www.ecomed.org.uk/wp-content/uploads/2011/09/3-tomljenovic.pdf

Le JCVI était pleinement conscient des dangers du vaccin ROR dès 1989, mais l’a caché

À la page trois de son rapport, le Dr Tomljenovic commence à décrire les détails sordides des réunions organisées dès 1981 où le JCVI s’est clairement engagé dans la fraude, la dissimulation, et le mensonges sur les vaccins pour protéger l’industrie du vaccin, et non les enfants, des maladies . Des procès-verbaux de ces réunions révèlent que le JCVI a activement tenté de dissimuler de graves effets secondaires associés aux vaccins courants comme celui contre la rougeole et la coqueluche, qu’on a tous deux clairement reliés pour causer en même temps de graves lésions cérébrales chez un pourcentage important d’enfants qui les ont reçus.

Particulièrement préoccupante est la façon dont le JCVI a manipulé les données défavorables sur le controversé vaccin ROR contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. 10 ans avant que le Dr Andrew Wakefield ne publie son étude sur le vaccin ROR dans The Lancet, le JCVI était déjà pleinement conscient du lien clair établi par l’Institut national des Standards et Contrôles biologiques entre le vaccin RRO et la méningite et l’encéphalite induites par vaccination. Mais plutôt que de présenter cette information et demander d’autres évaluations de sécurité sur le vaccin, le JCVI a préférer censurer cette information critique au public, et a manifestement menti depuis des années au sujet de la sécurité du vaccin ROR .

«L’ampleur des préoccupations du JCVI pour les implications de l’évaluation scientifique de l’innocuité du vaccin sur la politique vaccinale explique pourquoi ils se sont opposés à toute surveillance à long terme des troubles neurologiques graves après vaccination», écrit le Dr Tomljenovic.  » Au lieu de réévaluer la politique de vaccination, au moins jusqu’à ce que les problèmes de sécurité aient été pleinement évalués, le JCVI a choisi de soutenir la politique existante basée sur les preuves incomplètes qui étaient disponibles à ce moment-là. »

En d’autres mots, le JCVI était plus soucieux de protéger la réputation du dangereux vaccin ROR, ainsi que de nombreux autres vaccins douteux, que de protéger les enfants des dommages sévères dus aux vaccins. En ce qui concerne le vaccin ROR, cette information cruciale non seulement renforce la légitimité des découvertes du Dr Wakefield 10 ans plus tard, qui avaient été déclarés irrecevables et frauduleuses par l’Establishment médical, mais montre aussi la durée douloureusement longue de cette escroquerie.

Les fabricants de vaccins invités à manipuler les fiches techniques et à falsifier les études sur la sécurité pour promouvoir les vaccins

Si ce n’est pas suffisant, le Dr Tomljenovic a aussi peiné sur la somme conséquente d’informations concernant les habitudes de longue date du JCVI d’encourager les fabricants de vaccins à modifier volontairement et conformément à leurs recommandations leurs fiches de données afin de produire des vaccins dangereux et inefficaces qui semblent sûrs et efficaces. Lorsque le guide des contre-indications de la JCVI pour le vaccin ROR, par exemple, ne correspond pas à celles du fabricant du vaccin, le JCVI chargeait apparemment le fabricant de modifier ses fiches techniques pour éviter les  »problèmes juridiques ».

De même, la politique officielle du JCVI était de sélectionner les études fiables soutenant ses propres opinions sur les vaccins plutôt que de prendre en compte des études indépendantes et scientifiquement solides pour formuler les recommandations de politique vaccinale. Une fois de plus, la position du JCVI sur la sécurité et l’efficacité du vaccin ROR en est un excellent exemple, lorsque le groupe a d’arrache-pied ignoré de solides études sur le ROR, pour favoriser des études de paccotille soutenues par l’industrie, comme le tristement célèbre compte-rendu de Cochrane en 2005, qui ne prouve techniquement rien sur la prétendue sécurité du vaccin ROR parce que les 31 études évaluées n’ont même pas répondu aux critères méthodologiques du groupe de base.

 »Au cours des années, le JCVI n’a cessé de promouvoir le vaccin ROR comme sans danger, en se basant sur des études qui se sont révélées soit non pertinentes, peu concluantes ou méthodologiquement contestables », explique le Dr Tomljenovic, ajoutant que le JCVI choisit systématiquement de s’appuyer sur d’imparfaites études épidémiologiques qui ont juste identifié  »associé à » plutôt que  »causé par », une inexactitude plutôt ironique en regard de la manière dont l’establishement examine généralement les études qui contredisent ses propres positions.

L’article de 45 pages de révélations continue avec des explications sur la manière d’établir les calendriers vaccinaux par une minimisation calculée des problèmes de sécurité vaccinale et le sur-gonflage des avantages des vaccins, la promotion de dangereux nouveaux vaccins dans le calendrier pédiatrique par la supercherie, la dissuasion pour des études sur le danger des vaccins, et le lavage de cerveau généralisé du public par le biais de la manipulation et les tours de passe-main des scientifiques.

http://bistrobarblog.blogspot.fr/2013/01/des-documents-revelent-le-canular-des.html

SOURCE

 Traduit par Hélios

Discours de Glenn Greenwald, le journaliste qui a divulgué l’affaire Snowden/NSA au monde – II – Révélation inédite


A la Conférence Annuelle du Socialisme à Chicago la nuit dernière, Glenn Greenwald prononça un discours dans lequel il a relaté comment il avait été contacté et rencontré Edward Snowden la première fois. Il a parlé de sa surprise de le voir si jeune et comment sa détermination et  sa conviction pour divulguer les fonctionnements internes de la NSA lui avaient inspiré le courage de publier les documents qui lui seraient transmis lors des trois ou quatre mois qui suivirent.

Greenwald décrit comment les révélations sur la NSA ont non seulement exposé les Etats-Unis en tant qu’état sous surveillance mais aborde aussi la corruption  et le pourrissement moral de l’establishment du journalisme dans ce pays. Il a également laissé à l’auditoire le message qu’il ne fallait pas craindre le “climat de peur” que le gouvernement américain souhaite imposer à ceux qui osent défier son pouvoir. Ce qui suit est la transcription de son discours après une introduction et un préiminaire au cours duquel il rendit hommage à Jeremy Scahill qui venait de le présenter à l’auditoire. Puis, après quelques réflexions, il décida de s’assoir sur une chaise pour le discours qui suit.

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Révélation inédite…

Donc je veux passer un peu de temps pour parler de la substance des révélations et de ce que nous savons de l’état de surveillance des Etats-Unis. Et je suis quelqu’un qui a écrit sur ce sujet depuis maintenant des années. C’était en fait le sujet de cette même conférence que j’ai faite l’année dernière, et j’essaie d’analyser aujourd’hui ce que je ressens après avoir vu tous ces documents qui ont été révélés et comment tous ces secrets dévoilés montrent que cet état de surveillance est une réalité aussi menaçante et omniprésente que ce que beaucoup d’entre nous avions affirmé depuis longtemps. Et j’en reviens toujours à cette scène classique d’Annie Hall dans le film de Woody Allen dans laquelle Woody Allen fait la queue pour voir un film et il a une sorte de fantasme que nous voudrions tous voir se réaliser et qui n’arrive jamais. Derrière lui, dans la queue, il y a ce pseudo intellectuel lénifiant et pédant qui discute de manière grandiloquente des théories des médias  de Marshall Mac Luhan et Woody Allen se retourne et dit : “Vous ne savez pas de quoi vous parlez, vous n’avez rien compris à Marshall Mac Luhan.”. Et le pseudo-intellectuel dit : “Non, vous ne savez pas de quoi vous parlez.”.   Et Woody Allen ajoute : “Justement j’ai Marshall Mac Luhan ici.”. Et il va le chercher derrière cet arbre. Et Marshall Mac Luhan dit. “Je suis Marshall Mac Luhan.”.  Et il se tourne vers le type et dit : “Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Woody Allen a complètement raison en ce qui concerne mes théories.”. Et il se fait justice de la meilleure des façons. La raison pour laquelle je ressens un peu la même chose, c’est que j’ai eu tellement de débats ces dernières années. Je n’ai cessé d’écrire que le but de l’état de surveillance américain, la NSA et l’appareil de surveillance nationale tout entier sur laquelle elle est basée, est de s’assurer qu’il n’existe plus aucune vie privée humaine, non seulement aux Etats-Unis mais dans le monde. Et on n‘a cessé de me répéter que c’était une hyperbole absurde, que c’était une pensée complotiste, que la NSA est restreinte dans son activité par tous ces cadres admirables, et dans une certaine mesure, je me sens capable de dire : “Bien, vous savez, j’ai justement une énorme pile de documents secrets de la NSA ici même.”. Les problèmes concernant la surveillance et le système de surveillance qu’ils sont en train de construire sont complexes. Ils sont légalement complexes. Ils sont technologiquement complexes.   Il est difficile de les simplifier pour être assimilés par le cycle de l’information et donc je veux juste prendre un peu de temps pour parler, non pas juste des affaires, mais simplement des faits qui ont déjà été divulgués par nous, et c’est une petite fraction de ce qui est à venir, mais je pense qu’on en a déjà une vue  suffisamment clair.

Il y a deux jours, nous avons publié un document d’une petite partie de la NSA appelée Opérations des Sources Secrètes (Secret Source Opérations ou SSO), une des branches les plus secrètes de la NSA. Et il y avait un document interne de la SSO daté du 12 décembre 2012, donc fin de l’année dernière. Ce que contenait ce document, il célébrait une étape, de la manière dont on fête un anniversaire. Ce qu’il disait était ceci: félicitations à nous tous, unité de la SSO. Nous venons juste de collecter notre mille milliardième mail électronique, de métadata d’internet.  C’est mille milliards soit un trillion avec un “t”. Ce que cela signifie, c’est que chaque jour ils enregistrent des centaines de millions de mails de par le monde pour voir qui nous envoie des mails,  à qui nous en envoyons, quelle est notre adresse IP, à quel moment nous les envoyons, où nous ouvrons nos mails, quand nous les lisons, quelle est notre position géographique, et ensuite ils sont capables de reconstituer notre réseau, qui sont nos associations, quel est notre mode de vie, ce que l’on fait sur Internet, quels sont nos intérêts,  ce qui nous anime, une grande variété d’informations qu’ils sucent et aspirent, non pas à propos d’individus qu’ils pensent être coupables de terrorisme, mais au sujet d’êtres humains sans discrimination aucune. Un autre document que je ne devrais sans doute pas partager, puisqu’il n’a pas été publié, mais je vais quand même le partager avec vous, et il va bientôt être publié et donc vous l’avez en avant-première.  Cela concerne une toute nouvelle technologie qui permet à la NSA de rediriger dans ses dépôts un milliard de conversations téléphoniques cellulaires par jour, un milliard d’appels chaque jour. Ce à quoi nous avons vraiment affaire dans ce cas,  c’est un système globalisé qui empêche toute forme de communication électronique d’avoir lieu sans qu’elle soit aussi archivée et surveillée par la NSA. Cela ne veut pas dire qu’ils écoutent chaque appel. Cela signifie qu’ils archivent chaque appel et ont la capacité de les écouter à tout moment, et cela veut dire qu’ils récoltent des millions et des millions et des millions de données concernant nos appels téléphoniques et nos mails. C’est un système globalisé visant à détruire toute vie privée, et ce qui constitue une menace incroyable, c’est que tout se passe dans l’ombre, avec aucune responsabilisation, et virtuellement aucun garde-fou. Le but de cette affaire et le but de l’alerte déclenchée par Edward Snowden n’est pas de détruire particulièrement ou unilatéralement ces systèmes. Le but c’est de dire que si vous, le gouvernement américain, et les gouvernements dans le monde, voulez créer un système de surveillance dans lequel nous n’avons plus de vie privée individuelle ou sur internet, vous devriez au moins nous en informer, en le faisant publiquement pour que nous puissions décider démocratiquement quelle genre de système et dans quelle sorte de monde nous voulons vivre.

 

Article paru le 28 juin 2013, http://niqnaq.wordpress.com/2013/06/30/i-shall-be-interested-to-see-whether-the-right-wing-conspiromaniacs-are-still-claiming-all-this-is-a-limited-hang-out-by-the-cia/

(http://www.youtube.com/user/WeAreManyMedia)

 

Traduction : Pierre MILLE

Texte intégral : A la Conférence Annuelle du Socialisme

 

En Algerie, la maladie du Président sclérose la communication defaillante


Tribune libre : Laid SERAGHNI

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Le flou qui a entouré la maladie du Président a donné libre cours à la spéculation sur une certaine lutte de succession entre les centres de décisions en Algérie.La mauvaise gestion de la question est l’image même de la gestion des affaires publiques Algèriennes.

En Algérie, la maladie du Président sclérose la communication défaillante
Abdelhamid Mehri (1) aurait prédit « Tout Président Algérien qui toucherait à la Constitution finira ses jours dans la malédiction ».

Le 8 avril 2013, le Premier ministre Abdelmalek Sellal installe la Commission des experts chargée de l’élaboration d’un avant projet de loi sur la révision de la constitution. Vingt jours après, au JT du 27 avril 2013, le cardiologue Bougherbal (2) annonce au peuple algérien l’hospitalisation du Président de la République A. Bouteflika à l’hôpital Val-de-Grâces à Paris « pour des examens complémentaires suite à son accident ischémique transitoire (A I T) » (3). Il justifie ce transfert par le « manque de compétence médicale algérienne et le manque de moyens techniques ». (4).

La déclaration de Bougherbal et le transfert de l’illustre malade à l’étranger ont soulevé une polémique entre les neurochirurgiens algériens sur l’absence ou non des moyens techniques et du savoir – faire dans ce cas précis. Pour le neurochirurgien de l’hôpital de Blida, le professeur Bouyoucef, notre pays dispose des compétences médicales et des moyens de « chercher et trouver l’étiologie de cet accident et de la traiter. Des centaines d’Algériens sont traités dans nos services pour le même motif » (5).

La question de la bonne gouvernance s’impose dans les discussions des Algériens. Ils ne peuvent concevoir qu’un pays qui dépense plus de 500 milliards de dollars en 10 ans, n’arrive pas à assurer des soins aux normes internationales. La santé publique est sinistrée.

Dés le début, le simulacre commence. Le comble du ridicule est dépassé, le cardiologue continue depuis Alger à rassurer les Algériens sur l’état de santé de leur Président en puisant à partir de Paris ses informations que lui donnait un membre de la famille du Président. Il est chargé de faire cela « car on me l’a demandé de le faire et je le fais jusqu’au moment où on me demande d’arrêter ». (4 bis).

Aucune photo, aucun communiqué officiel, aucun bilan médical mettent à nu le dysfonctionnement des institutions et la mauvaise gestion de la question qui sclérosent bien une communication défaillante. Seul le Premier ministre, tout en admettant le scepticisme des Algériens à l’égard de ses déclarations, s’ingénie tant bien que mal à donner les « bonnes nouvelles » et avance même que le président, par téléphone, suit de très prés les affaires du pays. Il est au courant de tout et décide de tout. Puisqu’il il peut parler pendant des heures, pourquoi ne consacre- t-il pas 5 minutes à son peuple pour faire taire tous ses détracteurs ?

Les jours qui passent, la photo qui tarde et l’aphasie qui est totale laissant penser que les dégâts sont importants. La rumeur, la spéculation et l’intox s’installent chez les Algériens. Les analystes voient des luttes entre la Présidence et la Défense pour la succession du président. Les internautes s’agitent, les uns fantasment les autres fabulent.

Toujours pas de photo. Les jours passent, les déclarations officielles se suivent et se ressemblent « Il va bien et se repose ». Le ministre des Affaires étrangères M. Medelci depuis Addis-Abeba, déclare « les nouvelles sont bonnes Il rentrera bientôt en Algérie » (6). Le 1er mai 2013, le chef de l’Etat, à travers une lettre lue par son conseiller, s’adresse aux travailleurs et le 4 du mois, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, il décrète le 22 octobre « journée de la presse ». Il est fait état de la promulgation de décrets présidentiels portant promotions de hauts fonctionnaires à la présidence. L’objectif est pour laisser croire au peuple que le Président suit les affaires du pays et qu’il était en mesure d’apprécier les dossiers qui lui sont présentés et de signer, le cas échéant des décrets. Il est en mesure de tenir le stylo est de signer donc il peut encore diriger le pays.

Si les décrets sont réellement signés par A. Bouteflika à Val-de-Grace ils doivent porter alors, Val-de-Grace le ….. et non Alger le……… Une grave atteinte à la souveraineté nationale. Des indiscrets parlent de paraphe du chef de l’Etat scanné.

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Les jours passent et toujours aucune photo. La rumeur enfle, la spéculation trace l’avenir du pays, l’intox se conjugue au présent. Les informations tendancieuses ou mensongères sont dans toutes les bouches. La mort du président est annoncée (8). L’opacité se confirme dans la méthode de communication du Gouvernement. Le 19 mai 2013, un quotidien algérien « Mon journal » a été interdit de parution parce qu’il affirmait que le président Algérien était revenu le 15 mai 2013 à Alger dans un état « comateux » après une « détérioration de sa santé ».

La communication officielle est déléguée au gouvernement et à la presse de l’Hexagone. Tantôt c’est Fabius tantôt c’est Hollande qui, se croyant investis du poste de porte – parole de la Présidence Algérienne nous informent sur l’état de santé de notre Président et de son lieu de séjour. Confondant l’Elysée à el Mouradia François Hollande parle du sujet qui ne regarde que les Algériens. Le président est « en convalescence dans l’établissement des Invalides où il se voit se prodiguer tous les soins nécessaires et il aura ensuite à rentrer, j’espère le plus vite, dans son pays » (10)

Un membre de ce gouvernement informe le peuple algérien du transfert du Président algérien du Val-de-Grace vers l’’Institution Nationale des invalides, établissement médical des techniques de pointe spécialisé dans la prise en charge des blessées de guerre et des grands handicaps. Invalides « pour suivre sa convalescence » (9). Des précisions sur le lieu où se repose le Chef de l’Etat Algérien sont apportées .Il est dans un appartement aux Invalides « près du tombeau de Napoléon et du musée de l’armée, au centre de Paris ».Ces précisions appellent des interrogations et je laisse le soin aux lecteurs de les poser et d’y répondre.

En Algérie ce dossier est un tabou

Devant le flou total qui entoure l’état de santé du Président de la République, un membre du Conseil constitutionnel aurait déclaré, sous l’anonymat, selon El Watan que les membres de cette institution, se sont concertés en l’absence du Président Tayeb Bélaiz pour entreprendre éventuellement la procédure légale prévue par l’article 88 la loi fondamentale du pays relative à l’état d’empêchement du Président de la république « Lorsque le Président de la république, pour cause de maladie grave ou durable, se trouve dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, le Conseil Constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la vérité de cet empêchement approprié, par tous les moyens, propose à l’unanimité, au Parlement, de déclarer l’état d’empêchement ». Le président du Conseil, proche du cercle présidentiel, n’a pas réagi pour faire réunir les membres du Conseil en dépit des critiques de la classe politique et de la presse algérienne et de la gravité de la situation du pays.

Les Algériens se demandent à quoi servent des institutions qui ne sont pas capables d’assumer les prérogatives que leur confère la Constitution ? Ils ne comprennent pas non plus comment un homme peut – il bloquer toute une Institution ?

Cela n’est possible que dans un pays où le pouvoir est dilué entre plusieurs centres de décision qui fait que l’Algérie est dirigée par plusieurs présidents de la République mais un seul passe par des urnes que les autres prennent soin de bien les bourrer à son avantage.

Les jours passent, la rumeur enveloppe toute l’Algérie et l’intox se voit dans les marchés, les « supputateurs » préparent l’avenir du pays et les spéculateurs. Les photos du Président apparaissent au lendemain du reportage de Mardi 11 juin 2013, la chaine de télévision publique (L’ENTV) fait état « d’entretien qui a eu lieu en fin d’après – midi à Paris entre Bouteflika et deux Hauts responsables algériens ». Le lendemain les photos sont diffusées. Elles montrent un Président considérablement diminué, emmitouflé dans un peignoir noir, le visage pale et les traits tirés. Il est entre le chef d’Etat-major de l’Armée Nationale Populaire et le Premier ministre.

Un mini – conseil des ministres à Paris durant lequel Bouteflika aurait longuement écouté les exposés sur la situation sécuritaire et économique du pays avant de donner les instructions et les orientations pour la poursuite des activités du Gouvernement. Il avait donc parlé. Pourquoi pour faire taire les incrédules n’avait-il pas adressé un mot au peuple algérien ? Ces images démentent la rumeur sur sa mort mais ne mettent pas fin aux interrogations sur sa capacité à gouverner. Elles annoncent cependant que la transition à bel et bien commencé.

L’entretien a eu lieu dans une apothicairerie * de l’hôpital, aménagée en urgence et dans la précipitation le portrait du Président F. Hollande n’a pas été décroché.

L ‘Algérien peut-il relever la tète comme il lui a été ordonne un jour du siècle passé.

SERAGHNI Laid

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Références :

• Apothicairerie : Ancienne pharmacie d’avant 1777 en France que l’on trouve dans les hôpitaux anciens. Elle est généralement au rez de chassée et prés des cuisines et de la laverie.

1- Homme politique et grand militant né le 3 avril 1926 au Khroub (Constantine) mort le 30 janvier 2012 à Alger. Il est connu par le projet qui porte son nom « le projet Mehri » qui constitue une réponse au projet de Gaule.

2- Professeur en cardiologie, directeur du Centre Nationale de la Médicine des sports et ancien sénateur du tiers présidentiel et président de la commission nationale des soins à l’étranger.

3- Accident ischémique transitoire : c’est une perte de fonction cérébrale ou oculaire due à un défaut d’irrigation de ces organes, durant moins d’une heure, et disparait sans séquelle. (le figaro.fr- sante).

4 et 4 bis Le MATIN DZ du 30 avril 2013,

5 El Watan du 29 avril mai 2013,

6 L’expression du 23 mai 2013 ;

7 Le MATIN DZ du 30 avril 2013,

8 Valeurs actuelles du 10 juin 2013,

9 – Romandie du 21 mai 2013.

10 – Le monde du 21 mai 2013

11 – Liberté du 1 juin 2013.

 

Le genre – nouvel ennemi du PS


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Oui, chers amis, vous l’avez bien noté : selon le nouveau gouvernement, manifestement composé de fins érudits en la matière, « le genre est l’ennemi de l’égalité ». Le terme genre est à comprendre au premier degré comme la dualité innée homme-femme, dualité complémentaire et biologiquement productive. Or, notre Marianne étant le symbole de ce que j’appelle la trinité républicaine, il semblerait qu’elle doive dorénavant être perçue en androgyne ou, que sais-je, en entité hermaphrodite.

A défaut de pouvoir atténuer les souffrances causées par les soubresauts de l’euro, à défaut de pouvoir instaurer une politique migratoire raisonnable, à défaut de pouvoir régler les sempiternels problèmes des banlieues qui commencent d’ailleurs déjà à gagner les centres-villes, le PS s’évertue à combattre sa propre nation, massivement opposée au déni systématique du genre et de la sexualité traditionnelle, à la désacralisation de l’union hétérosexuelle comme telle.

La manif pour tous a définitivement dévoilé le degré de sournoiserie qui est celui de la démocratie française autoproclamée. Je dis bien autoproclamée dans son état actuel, puisqu’elle fait fi des revendications les plus élémentaires de la nation en les réprimant d’une manière particulièrement musclée. Nous avions évoqué, il y a quelques mois, l’utilisation du gaz lacrymogène dans les rues de Paris. Nous avons vu des Français engagés contre le mariage pour tous tabassés par des flics déguisés en civil, ces derniers étant passés à l’action dans la soirée, alors que la manif touchait à sa fin et que le climat était plus détendu que jamais. Les Veilleurs ont été touchés les premiers. Coups de matraques, insultes, arrestations arbitraires, tout y était. Au nom de quoi ? Les CRS, s’en prendraient-elles à des citoyens désarmés simplement sur le fait que ceux-ci dénoncent une loi, permettez-moi cet euphémisme, assez spéciale ? Manuel Valls, serait-il lui-même militant LGBT ? Qui sont les véritables patrons de ces gens dont je préférerais dire qu’ils ne sont rien d’autre que les laquais de leurs maîtres ? Qui sont-ils pour montrer en plein Paris, que ce soit aux Champs-Elysées, au Trocadéro ou dans les ruelles médiévales du Quartier Latin, que la démocratie française est un totalitarisme accompli, le miroir à peine déformant de ce qu’était le pétainisme dans sa tendance à s’immiscer dans les coins et recoins les plus sombres de la sexualité ?

Nous vivons un moment historique, un moment comparable à l’époque du procès Dreyfus lorsque la société, toute la société dans son intégralité, a été scindée par le célèbre J’accuse de Zola. Tel est le constat de l’essayiste Patrice André. Le mariage homosexuel, remarque-t-il, n’a foncièrement rien à voir avec l’homosexualité. La sexualité, quelle que soit son orientation (pédophilie et perversions graves exceptées puisqu’elles constituent un délit), ne dépasse normalement pas le domaine de l’intime. Elle est ce qu’elle est et ne devrait pas déborder sur la sphère publique. Or, non seulement elle s’impose à celle-ci, mais elle s’impose en usant de moyens extrêmement totalitaires.

La preuve : scolarisant mon enfant dans une école publique, je ne souhaite pas que des cours d’homophilie lui soient donnés. Je ne m’y oppose même pas par phobie, mais bel et bien par indifférence totale à l’égard du sujet ou parce que je considère que ces leçons sont contraires à ma vision du monde. Pourtant, faisant la découverte du nouveau manuel d’éducation civique (dois-je l’appeler ainsi ?), voici les titres que je relève d’emblée :

« [Il faut] déconstruire la complémentarité des sexes » (Réjane Sénac, chercheur au CNRS, professeur à Sciences-Po).

« Le genre, ennemi principal de l’égalité » (cette thèse semble être le fruit de la conscience collective PS).

« Papa porte une robe » (commentaire d’un lecteur posté sur facebook : « quoi, c’est encore carnaval aujourd’hui ? »)

« Rémi est amoureux d’Hubert ».

Ces titres ne sont pas extraits d’un manuel didactique de psychologie ou de sociologie. Ils font partie intégrante d’un manuel d’éducation homophile pour les GS maternelle et les classes primaires. Et maintenant, revenez un peu en arrière. Vous avez cinq ans. Vous posez-vous la question de savoir pourquoi vous êtes une fille ou un garçon ? Vous l’êtes tout court et basta. Vous avez huit ans. Papa vous dit que les robes lui vont bien et qu’il se fait un plaisir d’essayer celles de maman. Votre réaction ? Vous avez dix ans. Votre maîtresse de CM2 vous annonce que le sexe qui figure dans votre passeport n’est que la trace d’un déterminisme dépassé qu’il convient de problématiser. Elle vous demande de remplir un formulaire qui, éventuellement, permettra de révéler votre côté caché féminin ou masculin et de le développer si besoin est. Les enfants ayant naturellement le sens du genre – vous verrez très rarement un tout petit garçon jouer aux poupées si on lui propose des voitures – beaucoup d’entre eux sombreront dans l’incompréhension la plus plate. Et c’est là que les responsables de l’Education nationale invoqueront, tel un bref exorcisme, le terme « égalité ». Un deuxième terme suivra. Celui de déterminisme. Quelle horreur !

Nous en venons au hic de cette croisade soi-disant anti-déterministe. En réalité, si on lit attentivement les thèses énoncées dans le manuel en question, on s’aperçoit vite qu’amalgame est faite entre différence et inégalité. Un raisonnement juste parce que logique consisterait à dire que les hommes et les femmes sont égaux intellectuellement, affectivement etc. mais qu’ils sont différents. Un raisonnement logique consisterait à dire que la nature a déterminé la femme à enfanter parce que telle est sa capacité biologique que les hommes n’ont pas. Le raisonnement du livre dénature subtilement cette logique en affirmant que si je reconnais que les deux sexes sont différents, je reconnais par là qu’ils sont inégaux. Si j’ose avancer qu’une femme est déterminée à enfanter non pas parce que quelqu’un l’y oblige mais parce que la nature l’a crée ainsi à la différence de l’homme, j’enferme celle-ci dans un déterminisme sans issue qui serait contraire aux idéaux républicains. On a dit A. Il faut maintenant dire B. Qu’aura-t-on en définitive ?

– Une désacralisation totale de la maternité suivie d’une vision essentiellement utilitaire du ventre féminin. Le métier de mère porteuse apparaîtra au même titre qu’a failli apparaître celui d’assistante sexuelle pour les handicapés.

– Une suppression des retraites versées aux mères de familles nombreuses puisque, après tout, la maternité ne relève que d’un caprice personnel. Ou alors, il faudrait peut-être payer aux maris ou aux pères biologiques de ces enfants l’équivalent de cette retraite, comme si porter un bébé et regarder porter un bébé relevait du même processus !

– Une suppression de la filiation. Après tout, pourquoi serais-je déterminé(e) à être père ou mère si je ne veux pas le reconnaître comme étant mien ? Pourquoi ne pas reconnaître l’enfant de la voisine dont je suis amoureuse depuis voilà vingt ans ?

– Une identité sexuelle temporaire, donc relative jusqu’à dix-huit ans, âge où je pourrai définitivement confirmer ou ne pas confirmer ma virilité autant que ma féminité.

J’arrête ici mon énumération, parce qu’elle me fait sourire, parce qu’elle me ramène à une vieille chanson de Michel Sardou qui commence ainsi : « Dans un voyage en absurdie/ Que je fais lorsque je m’ennuie/ J’ai imaginé sans complexe/ Qu’un matin je changeais de sexe/ Que je vivais l’étrange drame/ D’être une femme (…).

En absurdie, c’est bien le mot. Déconstruire, châtrer, édifier un semblant de civilisation où deux et deux ne feront plus quatre, tels sont les nouveaux objectifs pédagogiques d’une Hollandie qui rime bien avec absurdie. Manuel Valls et les CRS servent donc des fous, s’imprégnant de leurs folies jusqu’à les canoniser au nom de la République.

Seulement voilà : lorsque, probablement dans quinze-vingt ans si rien ne change, la France sera soumise à la Charia, quel sera donc le sort de la loi Taubira et de ceux qui l’appliquent avec tant de persévérance ? M. Valls, ira-t-il prêcher le mariage des adolescentes en plein centre de Paris ? L’impossible n’étant pas français, je ne m’étonnerai de rien.

Pourquoi la désinformation fonctionne


Dr. Paul Craig Roberts

Illustration: Truth and LieVous êtes-vous jamais demandé comment la désinformation gouvernementale gagne du terrain ?

Ce que j’ai remarqué, c’est que chaque fois qu’un évènement extraordinaire se produit, tel que le 11/9 ou les attentats  de Boston, presque tout le monde, qu’il soit de droite ou de gauche, adopte l’explication du gouvernement, car ils peuvent accrocher leur ordre du jour à celui du gouvernement.

La Gauche aime les histoires officielles de musulmans créant le chaos terroriste en Amérique, car elles prouvent leur théorie du retour du bâton et les confortent dans l’idée que  les déshérités et les opprimés peuvent se battre contre l’impérialisme.

La droite patriotique aime la version officielle, car cela prouve que l’Amérique est attaquée à cause de sa bonté ou parce que les terroristes sont entrés dans le pays à cause des autorités d’immigration et nourris par le système social, ou parce que le gouvernement, qui ne peut jamais rien faire de bien, a ignoré un certain nombre d’alertes.

Quoi que le gouvernement dise, quel que soit le problème, la version officielle trouvera sa compatibilité avec des prédispositions existantes et les différents agendas politiques.

Dans un tel pays, la vérité n’a aucune importance. Seuls les agendas ont une importance.

On peut le voir partout. Je pourrai écrire des volumes illustrant comment des écrivains motivés par un agenda spécifique à travers le paysage politique, soutiendront des histoires improbables racontées par le gouvernement et ce malgré l’absence de toute preuve, simplement parce que la ligne du gouvernement peut être exploitée pour soutenir leurs programmes.

Par exemple, un écrivain conservateur dans le numéro de Juin de Chronicles, utilise la théorie du gouvernement au sujet des soi-disant terroristes des attentats de Boston, les frères Tsarnaev, pour argumenter contre l’immigration, l’amnistie contre les clandestins et l’asile politique pour les musulmans. Il écrit: “Même le système de sécurité le plus incroyablement sophistiqué échouera inévitablement parce qu’il sera submergé par un flot d’immigrants hostiles et dangereux.”

L’auteur accepte toutes les déclarations improbables du gouvernement comme preuve de la culpabilité des frères Tsarnaïev. Le frère blessé qui a été incapable de répondre à la propriétaire du bateau qui l’a découvert et a dû être mis sous assistance respiratoire a réussi à écrire une confession à l’intérieur du bateau.

Dès que les autorités ont eu le frère blessé bouclé dans un hôpital en soins intensifs, des “officiels anonymes” plantèrent un narratif dans les médias pour dire que le suspect était en train de signer des confessions écrites de sa culpabilité tout en étant placé en réanimation ; mais nous savons que ces confessions existent puisque le gouvernement et les médias nous le disent.

L’auteur conservateur sait que Djokhar est coupable parce qu’il est musulman et tchétchène. Ainsi, il n’apparaît aucunement à l’auteur de se demander quel pourrait bien être l’agenda des sources anonymes qui sont si occupées à créer la culpabilité des frères. Ceci assure qu’aucun juré n’osera voter un acquittement et devra expliquer son acte à sa famille et ses amis. Le concept d’innocent jusqu’à preuve du contraire dans une cour de justice, a été jeté par la fenêtre. Ceci devrait inquiéter cet auteur conservateur, mais ce n’est pas le cas.

Cet auteur voit le fait d’être tchétchène comme une indication de culpabilité alors même que les deux frères ont grandi aux Etats-Unis comme des Américains normaux, parce que les Tchétchènes sont “engagés dans un djihad anti-russe”. Mais les Tchétchènes n’ont aucune raison d’être hostiles envers les USA. Comme preuves, Washington soutient les Tchétchènes dans leur conflit contre la Russie. En soutenant le terrorisme tchétchène, Washington viole toutes les lois qu’il applique impitoyablement à des citoyens américains compatissant qui donnent aux œuvres caritatives palestiniennes que Washington affirme être gérées par le Hamas, déclaré organisation terroriste par ce même Washington.

Il n’apparaît pas à cet auteur conservateur qu’il y a quelque chose qui ne va pas lorsque la loi martiale est appliquée sur une des principales villes américaine et sa zone métropolitaine, que plus de 10 000 soldats lourdement armés sont mis dans les rues avec des véhicules blindés et les citoyens sont sommés de sortir de chez eux avec leurs mains sur la tête, tout cela pour rechercher un seul suspect de 19 ans, blessé. Au lieu de cela, l’auteur accuse “l’état de surveillance” pour “les conséquences inévitables du libéralisme suicidaire”, qui a adopté “le plus vieux pêché du monde: la rébellion contre l’autorité.” L’auteur se délecte tellement de pouvoir utiliser la ligne directrice du gouvernement comme moyen de se livrer à la romance conservatrice avec l’autorité et de porter des coups au libéralisme, qu’il ne voit pas qu’il s’est mis sur une ligne opposée de celle des pères fondateurs qui ont signés la Déclaration d’Indépendance et se sont rebellés contre l’autorité.

J’aurai tout aussi bien pu utiliser un écrivain de gauche pour montrer que des explications improbables sont acceptables si elles sont en accord avec des prédispositions et peuvent être employées pour satisfaire un agenda particulier.

Qu’on y pense. N’est-il pas extraordinaire que les seules enquêtes réelles qui ont été faites sur des évènements comme le 11 Septembre ou le marathon de Boston, sont des enquêtes privées, comme cette enquête sur les sacs à dos:

http://whowhatwhy.com/2013/05/20/official-story-has-odd-wrinkles-a-pack-of-questions-about-the-boston-bombing-backpacks/

Il n’y a pas eu d’enquête sur le 11 Septembre. En fait, la Maison Blanche a résisté à toute demande d’enquête pendant un an et ce malgré les demandes insistantes faites par les familles des victimes. Le NIST n’a fait aucune enquête. Le NIST a juste construit un modèle informatique compatible avec la théorie du gouvernement. La commission sur le 11 Septembre s’est juste réunie pour écouter l’explication gouvernementale et la transcrire sur papier. Ceci ne constitue en rien des enquêtes.

Les seules recherches et enquêtes proviennent d’un physicien qui a prouvé que la tour 7 du WTC s’est effondrée à la vitesse de la chute libre et que c’était le résultat d’une démolition contrôlée; et par une équipe de scientifiques qui ont examinés la poussière des tours du WTC et y ont trouvé de la nano-thermite, par une équipe d’architectes et d’ingénieurs du génie civil ayant des décennies d’expérience sur le terrain, et par les équipes de premiers secours et les pompiers qui étaient sur place, dans les tours pour certains et qui ont vus et entendus des explosions partout dans les tours, y compris dans les sous-sols.

Nous avons atteint un point où la preuve n’est plus nécessaire. Les déclarations du gouvernement suffisent. Seuls des complotistes excentriques produisent de vraies preuves.

En Amérique, les déclarations du gouvernement ont une autorité unique. Cette autorité provient du chapeau blanc que portaient les Etats-Unis depuis la seconde guerre mondiale et la guerre froide qui s’en est suivie. Il était très facile de diaboliser l’Allemagne nazie, le communisme soviétique et le maoïsme chinois. Même aujourd’hui, lorsque des organes de presse russes me questionnent sur l’état périlleux des libertés civiles aux Etats-Unis et les attaques militaires incessantes de Washington dans des pays étrangers, je reçois parfois des messages de quelques Russes qui croient qu’un imposteur a été interrogé par leurs médias et non pas le véritable Paul Craig Roberts. Il y a des Russes qui croient que c’est le président Reagan qui a amené la liberté en Russie et comme j’ai servi dans le gouvernement Reagan, ces citoyens russes m’associent avec leur vision de l’Amérique comme étant une lumière pour le monde. Certains citoyens russes pensent vraiment que les guerres de Washington sont vraiment des guerres de libération.

Les mêmes illusions règnent parmi les dissidents chinois. Chen Guangchen est le dissident chinois qui chercha refuge dans l’ambassade des Etats-Unis en Chine. Il a été interviewé récemment par le BBC World Service. Il croit sincèrement que les Etats-Unis protègent les droits de l’Homme tandis que la Chine les supprime. Il s’est plaint à la BBC qu’en Chine la police arrête des citoyens et les maintient en détention pendant six mois sans le dire à personne. Il pense que les Etats-Unis et le Royaume-Uni devraient publiquement protester contre cette violation des droits individuels, des droits de l’Homme. Apparemment Chen Guangchen n’est pas au courant que les citoyens des Etats-Unis sont soumis à des mesures de détention indéfinie sans recours légal, sans avocat et même sujet à des assassinats extra-judiciaires.

Le gouvernement chinois a permis à Chen Guangchen de quitter la Chine sans encombre et de vivre aux Etats-Unis. Chen Guangchen est tellement imbu de ses illusions sur l’Amérique comme le phare des droits de l’Homme dans le monde qu’il ne lui est jamais apparu que le gouvernement chinois si oppresseur et violeur des droits de l’Homme lui a donné un passage libre vers l’extérieur, mais que quelqu’un comme Julian Assange, auquel l’asile politique a été accordé par l’Équateur, est toujours confiné dans l’ambassade de ce pays à Londres, parce que Washington ne permet pas à son état marionnette de Grande-Bretagne de lui donner sauf-conduit vers l’Équateur.

Peut-être que Chen Guangchen et les dissidents russes et chinois qui sont si épris des Etats-Unis, pourraient gagner un peu de hauteur de vue s’ils lisaient le livre du soldat Terry Holdbrooks au sujet du traitement donné aux prisonniers de Guantanamo Bay. Holdbrooks était là-bas, il fit partie du système de détention et voici ce qu’il a dit à la chaîne de télévision russe anglophone Russia Today (RT): “La torture et les méthodes d’extraction d’information que nous avons utilisées ont certainement créé beaucoup de doute et de questions dans mon esprit quant à savoir si cela était compatible avec mon Amérique. Mais j’ai bien réfléchi à ce que nous faisions là-bas et de la façon dont nous le faisions, cela ne ressemblait pas du tout à l’Amérique que je m’étais engagé de défendre. Cela ne ressemblait pas du tout à l’Amérique dans laquelle j’avais grandi et cela en soi, fut une énorme expérience de désillusion.”

http://rt.com/news/guantanamo-guard-islam-torture-608/

Dans un article du Wall Street Journal du 17 Mai, Peggy Noonan écrivit que la grandeur d’âme du président Obama en avait pris un coup. Qu’avait donc bien pu faire Obama pour l’amener à cette perte de lui-même ? Est-ce parce qu’il s’assoit dans le bureau ovale pour approuver la liste de citoyens américains qui doivent être assassinés de façon extra-judiciaire ? Est-ce parce qu’il fait détenir des citoyens américains indéfiniment sans recours judiciaire en violation du Habeas Corpus ? Est-ce parce qu’il maintient ouverte la prison de torture de Guantanamo ? Est-ce parce qu’il continue les guerres que les néo-conservateurs ont commencées, malgré ses promesses de les terminer et d’en avoir commencé de nouvelles ?

Est-ce parce qu’il fait attaquer des gens dans leur maison avec ses drones, ainsi que des centres médicaux et des endroits de la vie de tous les jours dans des pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont pas en guerre ? Est-ce parce que son gouvernement corrompu espionne les citoyens américains sans mandats et sans cause ?

Non. C’est pour aucune de ces raisons. D’après Noonan, ceci ne constitue pas le pourquoi les présidents, même démocrates, perdent de leur âmes. On ne peut plus avoir confiance en Obama, par que le fisc a harcelé quelques activistes politiques conservateurs.

Noonan est républicaine et ce qu’Obama a fait de mal a été d’utiliser l’IRS (le fisc) contre quelques républicains. Apparemment, il ne vient pas à l’esprit de Noonan que si Obama, ou quelque président que ce soit, peut utiliser l’IRS contre ses adversaires politiques, il peut utiliser le Département de la Sécurité Intérieure et la police contre eux. Il peut utiliser la détention indéfinie contre eux. Il peut utiliser des drones contre eux.

Tous ces éléments sont des mesures bien plus graves. Pourquoi Peggy Noonan ne se sent-elle pas concernée ? Parce qu’elle pense que ces mesures ne seront utilisées que contre des terroristes, juste comme le fisc est supposé n’être utilisé que contre les fraudeurs.

Quand une population et les commentateurs qui sont supposés l’informer acceptent l’effondrement de l’autorité constitutionnelle et la mise au placard de leurs libertés civiles et fondamentales, se plaindre du fisc n’a aucun sens.

http://www.paulcraigroberts.org/2013/05/23/why-disinformation-works-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120 Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Traduction Avic

Le Livre blanc de la défense français planifie une escalade des guerres et des conflits entre les grandes puissances


les-navires-de-l-operation-myrrhe-source-fdcolberLe gouvernement français du Parti socialiste (PS) a publié le 29 avril son Livre blanc sur la stratégie militaire. Après son élection, il y a un an, le président François Hollande avait mis en place une commission pour l’élaboration d’un nouveau Livre blanc tenant compte des changements intervenus dans la situation mondiale depuis la publication en 2008 du précédent Livre blanc sur la défense français.

En examinant le Livre blanc de 2008 (Voir : « Livre blanc sur la Défense : La bourgeoisie française se prépare à la guerre »), le WSWS avait noté que la classe dirigeante française était en train de préparer un tournant vers la guerre afin de résoudre les contradictions qui accablent l’impérialisme mondial. Cette analyse a été confirmée dans les cinq années qui ont suivi et qui ont connu une explosion de l’agression impérialiste française après le déclenchement de la crise économique de 2008 et les luttes de classe révolutionnaires de la classe ouvrière en Egypte en 2011. En l’espace de deux ans, la France a mené des guerres en Libye, en Côte d’Ivoire et actuellement au Mali et en Syrie.

L’actuel Livre blanc présente des projets non seulement pour continuer mais pour intensifier massivement l’agression de l’armée française outre-mer. Il précise : « L’évolution du contexte stratégique pourrait amener notre pays à devoir prendre l’initiative d’opérations, ou à assumer, plus souvent que par le passé, une part substantielle des responsabilité impliquées par la conduite de l’action militaire. »

Le Livre blanc contient une liste incroyablement longue de cibles ou de cibles potentielles pour une agression militaire française. Il traite de la possibilité de nouvelles guerres en Afrique, de déploiements au Moyen-Orient et en Asie en vue de possibles conflits avec l’Iran et la Chine et de déploiements plus vastes des forces nucléaires françaises.

L’adoption du Livre blanc par le gouvernement PS et la réaction suscitée dans les médias sont les symptômes d’une classe dirigeante qui a totalement perdu la tête. Des articles parus dans les médias français ont critiqué le Livre blanc non pas parce qu’il présente un programme militariste mégalomane mais parce qu’il n’arme pas suffisamment la France pour une poursuite efficace de ces conflits.

Le Livre blanc planifie un gel des dépenses militaires à 31,4 milliards d’euros par an. Ceci entraînerait la suppression de 24.000 emplois dans l’armée entre 2014 et 2019 et une réduction du nombre de soldats pouvant être déployés outre-mer, des 30.000 actuels à 15.000.

Mais plusieurs analystes militaires ont minimisé les réductions proposées, en insistant pour dire qu’elles seraient invalidées et que d’autres réductions des dépenses seraient nécessaires pour payer la guerre. Jean-Dominique Merchet, a dit, « tous les fondamentaux seront maintenus… Il ne faut pas oublier que si le contexte géopolitique change radicalement au cours des trois ou quatre prochaines années, on ferait autrement. On sacrifierait autre chose pour avoir la capacité d’intervenir plus massivement. »

En fait, les conflits envisagés dans le Livre blanc ne pourraient être financés que par des attaques dévastatrices contre le niveau de vie de la classe ouvrière, dans une situation où l’économie européenne est déjà en train de se désagréger sous l’impact de mesures d’austérité brutales. On est en train de créer les conditions d’une opposition profonde et politiquement explosive, au sein de la classe ouvrière, contre la politique belliqueuse et d’austérité unanimement soutenue par l’establishment politique.

Le Livre blanc énumère la Méditerranée, l’Afrique du Nord, le Sahel, le Golfe persique et l’Océan indien comme les arènes d’une intervention française. La France projette de maintenir quatre bases en Afrique. Le Livre blanc souligne aussi le caractère crucial de la Mer de Chine du Sud, où les Etats-Unis ont attisé des confrontations entre la Chine et d’autres pays de la région, et des intérêts français plus larges en Asie de l’Est.

Christophe Guilloteau, député conservateur qui a contribué à la rédaction du Livre blanc a dit que la guerre de la France au Mali garantissait que l’Afrique resterait une priorité en matière de défense pour la France. Au micro de Radio-France International, il a dit que depuis la guerre au Mali « certains qui considéraient qu’on devait désengager encore plus au-delà l’Afrique, se sont aperçus que ce n’était pas une bonne idée. Si nous n’avions pas eu des forces pré-positionnées et au Tchad, et surtout en Côte d’Ivoire avec l’opération Licorne, on n’aurait pas pu répondre à l’appel des Maliens avec autant de rapidité. »

Paul Melly, membre associé du programme Afrique du groupe de pression Chatham House a expliqué : « Si ce modèle [d’une intervention au Mali] marche, c’est un modèle qui pourrait être étendu plus largement. Et donc le Mali est en quelque sorte un banc d’essai. »

Le Livre blanc confirme l’alignement de la France sur Washington conformément au prédécesseur conservateur de Hollande, Nicolas Sarkozy. Sous Sarkozy, la France avait réintégré en 2009 les structures militaires de l’OTAN avant de discuter en 2010 d’une éventuelle alliance militaire avec la Grande-Bretagne, proche allié des Etats-Unis, et de mener à partir de 2011 une série de guerres menées par les Etats-Unis.

Le Livre blanc soutient la poussée de la guerre contre l’Iran, en accusant sans preuve l’Iran de développer des armes nucléaires : « le Golfe Arabo-Persique revêt une importance stratégique particulière. Cette zone, où la course de l’Iran à des capacités nucléaires militaires engendre un risque de prolifération. »

Le Livre blanc plaide pour que la France augmente son influence dans la région en travaillant étroitement avec les Etats-Unis et leurs intermédiaires dans la région. Il fait remarquer que « la France y a renforcé sa présence et sa coopération de défense » avec les Emirats arabes unis (EAU), le Koweït et le Qatar, dont la construction d’une base militaire à Abou Dhabi, capitale des EAU.

En Asie, le Livre blanc fait l’éloge du « pivot vers l’Asie » des Etats-Unis qui vise à contenir la Chine et qui a accru les tensions entre Washington et Beijing. Tout comme Washington, Paris considère l’influence grandissante de la Chine comme une menace à ses intérêts géostratégiques, notamment en Afrique.

Il dit que « l’équilibre de l’Asie orientale a été modifié en profondeur par la montée en puissance de la Chine… Le renforcement de la présence militaire américaine dans la région peut contribuer à la maîtrise des tensions en Asie. »

En fait, le « pivot vers l’Asie » a énormément accru les tensions en Asie, faisant planer le mois dernier une importante menace de guerre sur la Corée du Nord. Le Livre blanc montre clairement que la France chercherait à se joindre à un conflit régional majeur en promettant que la France « en cas de crise ouverte, apporterait, aux côtés de ses alliés, une contribution politique et militaire. »

Le document recommande de maintenir l’armement nucléaire français, tel les programmes SN3G de sous-marin et de missile M51 qui coûtent près de 3,5 milliards d’euros (4,6 milliards de dollars) par an. Alors que le Livre blanc affirme que le programme d’armement nucléaire de la France est « strictement défensif, » il ajoute, « Certains des moyens des forces nucléaires peuvent être utilisés pour les opérations conventionnelles sur décision du Président de la République. »

L’élimination des barrières entre forces nucléaires et forces conventionnelles est une nouvelle étape vers l’utilisation de l’arme nucléaire, une menace qui a déjà été soulevée par des responsables français. En 2006, le président de l’époque Jacques Chirac avait annoncé que la France pourrait lancer des frappes nucléaires contre des terroristes, en cas de menaces à l’égard de « nos approvisionnements stratégiques et la défense de pays alliés. » (Voir : « France: Le président Chirac brandit la menace de représailles nucléaires en cas d’attaques terroristes »)

Jean-Luc Mélenchon, dirigeant du Front de Gauche petit-bourgeois a dénoncé les coupes dans les dépenses de la défense énoncées dans le Livre blanc. Il a dénoncé l’« austérité » et l’alliance américaine (l’atlantisme) comme étant « deux dangers mortels pour la souveraineté et l’indépendance de la France » – en lançant un appel réactionnaire et anti-américain, alors même qu’il a soutenu avec enthousiasme toutes les guerres menées par Paris en collaboration avec Washington, que ce soit la guerre de la Libye ou les guerres actuelles au Mali et en Syrie.

Les commentaires pro-guerre de Mélenchon reflètent le gouffre qui sépare la bourgeoisie et les couches aisées de pseudo-gauche représentées par le Front de Gauche, de la classe ouvrière. Terrifiées par les luttes qui couvent entre la classe ouvrière et le programme social et militaire réactionnaire de Hollande, elles exigent que de plus en plus de ressources soient injectées dans la machine de guerre.

Kumaran Ira et Alex Lantier

https://www.wsws.org/fr/articles/2013/mai2013/fran-m06.shtml

Bluff hollywoodien à Pyongyang


Par Valentin Vasilescu

Péninsule coréenneBien que la Corée du Nord soit 20 fois plus pauvre que le sud (en terme  de revenu par habitant), la valeur des gisements de la Corée du Nord est 3 fois supérieure au coût total estimé de la réunification. Dès le premier jour de l’unification, la technologie moderne sud-coréenne trouverait de nouveaux débouchés, grâce en particulier à une main d‘œuvre abondante, bon marchée  et bien formée, lui permettant de hisser son économie au niveau de celle du Japon et de concurrencer les Etats-Unis au niveau mondial. En fusionnant leurs matériels militaires l’armée des deux Corée deviendrait  la 5ème  armée du monde, avec un potentiel technologique qui transformerait la Corée unifiée en un acteur majeur dans le Sud-Est asiatique.

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Etats-Unis : « Le prix de la liberté ? » Enseigner la guerre aux enfants


Par David Swanson

Soldat USLe Musée National de l’Histoire des Etats-Unis et le multi-milliardaire qui vient d’y financer une nouvelle exposition, voudraient vous faire croire que nous allons devoir faire plus de guerres si nous voulons être libres. Peu importe que nos libertés semblent se réduire chaque fois que nous sommes en guerre. Peu importe que des quantités d’autres pays bénéficient de plus de liberté que nous sans avoir fait la guerre. En ce qui nous concerne, la guerre est le prix de la liberté. C’est pourquoi cette nouvelle exposition s’intitule : « Le prix de la liberté : les Etasuniens en guerre. »

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