Archives du mot-clé Guantanamo

Et Obama choisit la peine de mort…


Tsarnaiev-Obama« Après avoir examiné les faits, les législations en vigueur et les éléments soumis par l’avocat de l’accusé, j’ai décidé que les Etats-Unis requerront la peine de mort dans cette affaire. La nature du comportement incriminé et le préjudice qui en a résulté exigent de requérir la peine capitale ». Signé Eric Hodler, le ministre états-unien de la Justice, Eric Holder. Donc, signé par Obama (Etats-Unis, Amérique du Nord, territoire Indien occupé). Lire la suite Et Obama choisit la peine de mort…

L’Afrique, nouveau terrain de jeu des Navy Seals


navy-sealsSamedi dernier, le 5 Octobre, deux raids sont menés simultanément par les forces spéciales américaines, l’un en Libye et l’autre  en Somalie. Celui de Libye a abouti à la capture d’un certain Abou Anas Al-Libi, 49 ans, qualifié de « figure importante d’al-Qaïda », soupçonné d’avoir été l’instigateur des attentats de Nairobi et Dar Es-Salaam en 1998. Pendant 15 ans, on nous avait vendu un autre instigateur pour ces attentats, Oussama Ben Laden lui-même. Au bout de 15 ans ils se sont rendus compte de leur erreur qu’ils viennent apparemment de réparer. Cette fois ce devrait être le bon, qui se trouve en ce moment, selon un porte-parole du Pentagone, « en lieu sûr, à l’extérieur du territoire libyen », en attendant son départ probable pour Guantanamo, à moins qu’il n’y soit déjà.  Cela voudrait-il dire qu’au Pakistan, ils ont tué un presque innocent, Oussama Ben Laden qui, du coup, n’est plus responsable d’attentats puisque, rappelons-le il n’est pas, non plus, impliqué officiellement dans les attentats du 9/11.

Le deuxième raid se passe en Somalie. On s’y attendait, bien sûr. La question était juste de savoir sous quelle forme allait se manifester l’intervention des Etats-Unis en Somalie après l’attaque du centre commercial de Westgate à Nairobi dont on pouvait se douter qu’elle n’avait pas été faite de manière gratuite. L’opération menée en Somalie, visait donc l’élimination d’un important chef des shebabs, groupe responsable de l’attaque. En fait, on ne sait pas qui est visé exactement. On parle de l’émir des Shebabs ou, vaguement, d’un de leurs chefs. Selon les déclarations des shebabs, reprises par des sites somaliens, les Navy Seals ont débarqué de deux embarcations provenant d’un bateau situé au large. Après plus d’une heure d’échange de tir, le commando, soutenu par des hélicoptères, s’est retiré précipitamment après avoir causé un mort chez les shebabs. Retrait précipité veut dire, en langage normal, fuite, débandade, échec en tout cas. Les Shebabs avaient, en effet, appelé du renfort et, à la fin des combats, ils ont exhibé beaucoup de matériel abandonné sur place par le commando.

Où sont donc passés les drones d’Obama ? Il nous avait habitué à éliminer les chefs ‘’terroristes’’ à partir du ciel. Pourquoi les Etats-Unis risquent-ils la vie ou la capture d’un de leurs hommes en envoyant un commando sur le terrain ? On se rappelle que la France avait perdu ainsi un homme lors d’une opération spéciale. Peut-être voulaient-ils montrer qu’ils feraient mieux que les français. Ou peut-être tout cela n’avait pour objectif que d’être spectaculaire, hollywoodien, de manière à masquer tous les autres déboires intérieurs et extérieurs de l’administration Obama. Les deux opérations simultanées semblent aller dans ce sens. Quelle qu’en soit la raison, il serait étonnant que les Etats-Unis en restent là. Déjà les médias sont en train de relayer et amplifier le message sur la montée du danger terroriste pour l’Afrique de l’Est et pour le monde. Avec AQMI au Sahel, Shebabs à l’est et Al-Qaïda partout, la chasse est ouverte en Afrique.  Les motifs ne manquent pas. On a vu qu’en Libye, le même jour, un commando est venu mettre la main sur un nouvel instigateur d’un attentat qui date de 15 ans. D’autres instigateurs de ces mêmes attentats attendent leur tour à des milliers de kilomètres de là et ne le savent pas.

Mais tout compte fait, on peut être reconnaissant à Obama d’avoir utilisé ses Navy Seals plutôt que ses drones. Ceux qu’on qualifie d’élite de la Marine américaine font finalement moins de dégâts, sauf peut-être dans leurs propres rangs comme à Abbottabad au Pakistan lors de la fameuse mission destinée à clore le contentieux Ben Laden. Et les survivants de ces dégâts collatéraux ne sont pas à l’abri d’accidents ultérieurs d’hélicoptère. Pour un chef terroriste tué, six Navy seals et plus disparaissent. Est-ce vraiment rentable ?

Avic

Un ex-Black Panther libéré après 41 ans pour mourir innocent 3 jours après


herman-wallace-16x9Le pays du goulag et des violations légales du droit de l’Homme vient encore de montrer un des visages des plus hideux de la société américaine. Herman Wallace, un ancien Black Panther condamné  à perpétuité en 1973 vient de s’éteindre à l’âge de 72 ans. Après 40 ans d’isolement il venait d’être remis en liberté mardi dernier alors qu’il était atteint d’un cancer du foie en phase terminale.

Le juge qui a décidé de sa libération a tout simplement cassé le jugement de 1973, car non constitutionnel. 41 ans de vie perdue dont 40 en isolement pour le meurtre d’un gardien de prison qu’il a toujours nié. Les américanophiles vont être contents. L’Amérique est le grand pays de la Liberté dans lequel, même après 41 ans de vie broyée, tes droits peuvent être reconnus et tu peux profiter de ces droits pendant les 3 jours qui te restent à vivre.

Herman Wallace, condamné de droit commun, était en fait un prisonnier politique. L’état ne s’en cachait même pas et le traitait comme tel par des conditions dignes de Guantanamo (déjà). Herman Wallace était un militant dénonçant à la fois la ségrégation raciale aux Etats-Unis et également  la brutalité et le racisme des méthodes employées dans la prison d’Angola, la prison la plus dure et la plus raciste d’Amérique. Son engagement politique a toujours été mis en avant pour justifier son isolement. Malgré des demandes de recours, malgré les témoignages l’innocentant, il n’a jamais eu droit à une révision de son procès. On accuse trop Bush ou Obama avec leur Guantanamo comme s’il s’agissait d’une exception. Le cas de Herman Wallace et de tant d’autres nous montre que non.

Avic

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Pologne, la prison secrète de la CIA


Tribune libre Capitaine Martin

174063_Alleged_site_of_secret_CIA_prison_in_Poland_(2)_0La justice polonaise soupçonne fortement les États-Unis d’avoir installé un centre de détention ultra secret en Pologne, à Stare Kiejkuty (180 kilomètres de la capitale Varsovie). À l’intérieur, des personnes suspectées d’entretenir des liens avec le terrorisme auraient été torturées entre 2002 et 2005: l’un affirme avoir été soumis à des simulacres d’exécution avec des armes de poing et une perceuse électrique ; un autre aurait connu au moins à quatre-vingt-trois reprises le waterboarding (simulation de noyade), technique déjà utilisée par les soldats américains sur les combattants vietnamiens. Un troisième homme a demandé au parquet polonais de lui octroyer un statut de victime, a indiqué son avocat. Une enquête a été ouverte.

Mais le moins que l’on puisse dire est que cette dernière traîne en longueur. Les organisations de défense des droits de l’homme craignent d’ailleurs que les retards et le peu de renseignements fournis jusqu’alors par la justice américaine rentrent dans les plans d’une tactique officielle pour éviter d’avoir à rendre compte de la collaboration entre les États-Unis et la Pologne dans le contexte de la « guerre contre le terrorisme ».

Amnesty International a exhorté le gouvernement polonais à assumer pleinement ses responsabilités. Les nombreux comptes rendus de presse, les rapports d’organisations intergouvernementales et non gouvernementales jusqu’aux entretiens qu’ont pu donner les plus hautes autorités polonaises de l’époque laissent en effet planer peu de doutes sur les accords secrets qu’ont conclus les États-Unis et d’autres pays pour arrêter illégalement des individus avant de les transférer dans des lieux pour les soumettre à des interrogatoires niant toute dignité humaine.

Les événements du 11 Septembre ont donné lieu à des mesures exceptionnelles : détentions sans limites et sans chef d’accusation sur un territoire ne relevant (théoriquement) pas de la législation étasunienne de tous les « combattants illégaux » capturés, centres d’internement clandestins (black sites), techniques d’interrogatoires assimilables à la torture, aveux obtenus sous la contrainte, etc. On connaissait jusqu’à présent les mauvais traitements subis par les prisonniers à Guantanamo, mais l’Europe n’est pas en reste.

On parle d’un centre de rétention à Stare Kiejkuty depuis 2005. Il a fallu trois ans pour que soit diligentée une action en justice. Et celle-ci n’a mystérieusement pas débuté sans encombre : remplacement des enquêteurs, transfert de juridiction entre Cracovie et Varsovie, manque de coopération des autorités étasuniennes qui ont invoqué régulièrement le « secret défense ».

Deux hommes sont actuellement sous les feux de la rampe.

Le premier est Abd al-Rahim al-Nashiri, un ressortissant saoudien considéré comme le cerveau de l’attentat d’octobre 2000 contre le destroyer USS Cole dans le port d’Aden (Yémen). Il affirme avoir été interrogé en Pologne et soumis à des « techniques renforcées d’interrogatoires », à des simulacres d’exécution et autres traitements dégradants (menaces de sodomie et de viols sur certains membres de sa famille).

Zayn Al-Abidin Muhammad Husayn, connu sous le nom d’Abou Zoubaydah, est un citoyen saoudien. Lui aussi affirme avoir fait l’objet d’un transfert en Pologne. L’ancien président George Bush a d’ailleurs admis dans ses mémoires publiées en 2010 qu’Abou Zoubaydah avait lui goûté au supplice du waterboarding pendant qu’il était dans les griffes de la CIA. Ce même président avait reconnu, quatre ans auparavant, l’existence de prisons secrètes contrôlées par la célèbre agence de renseignement étasunienne.

Walid bin Attash, un ressortissant yéménite détenu par l’armée américaine, a quant à lui demandé le statut de victime. L’annonce en a été faite récemment par Amnesty International dans un communiqué. « Les autorités polonaises doivent cesser de dissimuler la vérité derrière le voile de la « sécurité nationale. Il est grand temps que la lumière soit faite sur leur collaboration avec le programme de détention secrète de la CIA une bonne fois pour toutes », a indiqué Julia Hall, spécialiste de la question de la lutte antiterroriste et des droits humains pour l’ONG.

Dans son discours du 23 mai 2013, Barack Obama avait reconnu l’existence de pratiques illégales : « je crois que nous avons compromis nos valeurs fondamentales, en ayant eu recours à la torture lors d’interrogatoires de nos ennemis ou aux détentions contraires à l’État de droit ». Il ne tient désormais plus qu’aux autorités polonaises de faire leur mea culpa pour toutes les violations des droits humains commises avec leur complice étasunien.

Capitaine Martin 

La Stasi à la Maison Blanche – Paul Craig Roberts


stasi_216Le 19 Juin 2013, le président américain Barack Obama, dans l’espoir de s’élever au-dessus des retombées  du scandale causé par l’espionnage de la National Security Agency (NSA , a cherché à s’associer à deux discours emblématiques réalisés à la Porte de Brandebourg à Berlin.

Il y a cinquante ans, le président John F. Kennedy s’était engagé : « Ich bin ein Berliner ». En 1987, le président Ronald Reagan avait défié: «M. Gorbatchev, abattez ce mur « .

Le discours d’Obama a été délivré à un public relativement restreint spécialement sélectionné. Malgré cela, Obama a parlé derrière une vitre pare-balles.

Le discours d’Obama restera dans l’histoire comme le plus hypocrite de tous les temps. Pas étonnant que le public n’ait été là que sur invitation. Un vrai public aurait viré Obama hors de Berlin sous les huées.

Peut-être la plus hypocrite de toutes les déclarations d’Obama a été quand il a proposé que les Etats-Unis et la Russie réduisent de 1/3 leurs armes nucléaires. Le monde entier, et certainement les Russes, voient ce qu’il y a derrière ce stratagème. Les États-Unis encerclent actuellement la Russie avec des missiles antibalistiques placés sur les frontières russes et espèrent exploiter cet avantage en discutant avec la Russie pour qu’elle réduise son armement, ce qui rend son ciblage par Washington plus aisé. La proposition d’Obama vise clairement à affaiblir la dissuasion nucléaire de la Russie et sa capacité à résister à l’hégémonie américaine.

Obama a prononcé des mots nobles de paix, tout en battant les tambours de guerre en Syrie et en Iran. En témoignent les politiques agressives d’Obama d’encerclement de la Russie par des bases de missiles et la mise en place de nouvelles bases militaires dans l’océan Pacifique avec lesquels il compte affronter la Chine.

C’est le même Obama qui a promis de fermer la prison de la torture de Guantanamo, mais ne l’a pas fait ; le même Obama qui a promis de nous dire la raison de la longue décennie de guerre de Washington en Afghanistan, mais ne l’a pas fait ; le même Obama qui a promis de mettre fin aux guerres , mais en a commencé de nouvelles; le même Obama qui a dit qu’il défendrait la Constitution américaine, mais qui l’a réduite en miettes ; le même Obama qui a refusé de tenir le régime de Bush pour responsable de ses crimes contre le droit et contre l’humanité ; le même Obama qui a déchainé des drones contre des populations civiles en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen ; le même Obama qui a réclamé et exercé le pouvoir d’assassiner des citoyens américains sans procès et qui continue la pratique inconstitutionnelle du régime de Bush de violation de l’habeas corpus et de détention indéfinie de citoyens américains ; le même Obama qui a promis la transparence, mais met en place le gouvernement le plus secret de l’histoire américaine.

Le discours d’une spectaculaire hypocrisie du tyran a suscité des applaudissements de l’auditoire invité à 36 reprises. Comme tant d’autres, les Allemands se sont montrés prêts à être utilisés à des fins de propagande de Washington.

Voilà Obama, toujours dans ses mensonges, parlant de «vérité éternelle».

Voilà Obama, qui a permis à Wall Street de voler les peuples américain et européen et qui a détruit les libertés civiles des Américains et la vie d’un grand nombre d’Irakiens, d’Afghans, de Yéménites, de Libyens, de Pakistanais, de Syriens, et d’autres encore, parlant « d’aspirations à la justice. « Obama assimile les exigences de justice au « terrorisme ».

Voilà Obama, qui a construit un réseau d’espionnage international et un état policier à l’intérieur, parlant « des aspirations à la liberté. »

Voilà Obama, président d’un pays qui a initié des guerres ou des actions militaires contre six pays depuis 2001 et a en ligne de mire trois autres pays musulmans : la Syrie, le Liban et l’Iran, et peut-être plusieurs autres en Afrique, parlant « des aspirations à la paix qui brûle dans le cœur des hommes », mais clairement pas dans le cœur de Obama.

Obama a transformé l’Amérique en un état de surveillance qui a beaucoup plus en commun avec la Stasi de l’Allemagne de l’Est qu’avec l’Amérique des époques de Kennedy et de Reagan. Étrange, n’est-ce pas, que la liberté ait été acquise en Allemagne de l’Est et perdue en Amérique.

A la Porte de Brandebourg, Obama a invoqué l’engagement des nations à « une Déclaration universelle des droits de l’homme», mais Obama continue de violer les droits de l’homme, tant dans son pays qu’à l’étranger.

Obama a poussé l’hypocrisie vers de nouveaux sommets. Il a détruit les libertés civiles américaines garanties par la Constitution. En lieu et place d’un gouvernement responsable devant la loi, il a transformé la loi en une arme entre les mains du gouvernement. Il a intimidé une presse libre et poursuit des dénonciateurs qui révèlent les crimes de son gouvernement. Il ne fait aucune objection lorsque la police américaine brutalise les citoyens qui manifestent pacifiquement. Son gouvernement intercepte et stocke dans les ordinateurs de la National Security Agency  chaque communication de chaque américain et également les communications privées des européens et des canadiens, y compris les communications des membres des gouvernements, pour mieux faire chanter ceux qui ont des secrets. Obama envoie des drones ou des assassins pour tuer des gens dans les pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont pas en guerre et les victimes, dans la plupart des cas s’avèrent être des femmes, des enfants, des agriculteurs et des personnes âgées du village. Obama a gardé Bradley Manning à l’isolement pendant près d’un an, l’agressant dans sa dignité humaine dans le but de le briser et d’obtenir de faux aveux. Au mépris de la Constitution américaine, Obama a refusé à Manning un procès pendant trois ans. Sur les instructions de M. Obama, Londres refuse à Julian Assange le libre départ vers son asile politique en Équateur. Assange est devenu un cardinal Mindszenty moderne. [Jozsef Mindszenty était le chef de l’Eglise catholique hongroise qui avait cherché refuge contre l’oppression soviétique à l’ambassade américaine à Budapest. Avec le refus de libre passage par les Soviétiques, le cardinal a vécu dans l’ambassade américaine pendant 15 ans comme un symbole de l’oppression soviétique.]

C’est  ce Obama qui a demandé au cours de l’événement orchestré à la Porte de Brandebourg: « Allons-nous vivre libres ou sous les chaînes? Sous des gouvernements qui défendent nos droits universels, ou des régimes qui les répriment? Dans des sociétés ouvertes qui respectent le caractère sacré de l’individu et notre libre arbitre, ou dans des sociétés fermées qui étouffent l’âme?  »

Lorsque le mur de Berlin est tombé, l’État espion Stasi qui étouffe l’âme a déménagé à Washington. La Stasi est bel et bien vivante dans le régime Obama.

Le discours d’Obama au Brandebourg : http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2013/06/19/remarks-president-obama-brandenburg-gate-berlin-germany

Traduction : Avic

Source :http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Visite d’Obama à Berlin sur fond de tensions croissantes entre l’Allemagne et les Etats-Unis


Obama-and-MerkelConformément au protocole appliqué dans de telles circonstances, la première visite officielle en Allemagne du président américain Barack Obama est utilisée pour évoquer des souvenirs historiques et proclamer une amitié réciproque. Le fait qu’il y a 50 ans ce mois-ci, le président John F. Kennedy avait prononcé son célèbre discours « Ich bin ein Berliner » devant l’hôtel de ville de Schöneberg est exploité dans ce sens.

Cependant, derrière la façade soigneusement entretenue, les relations américano-allemandes sont loin d’être harmonieuses. Les tensions dans les sphères de l’économie et de la politique étrangère ont été aggravées par les récentes révélations de surveillance par l’Agence de renseignement américaine (National Security Agency, NSA).

Depuis sa dernière visite à Berlin à l’été 2008, l’image publique d’Obama a changé du tout au tout. A l’époque, 200.000 personnes s’étaient réunies au Tiergarten, le grand parc de Berlin, pour acclamer le candidat présidentiel démocrate dont ils espéraient qu’il mettrait un terme à la politique de guerre et de torture de son prédécesseur méprisé, George W. Bush.

Cette fois-ci, Obama devrait prendre la parole devant la porte de Brandebourg hermétiquement bouclée et devant un auditoire trié sur le volet d’à peine 4.000 personnes.

Après quatre ans et demi au pouvoir, de vastes couches de la population ne considèrent plus Obama comme porteur d’espoir mais plutôt comme un homme responsable d’un espionnage massif et illégal et de l’application de mesures violentes. Le fait que Guantanamo détient toujours 166 prisonniers sans inculpation ni procès tandis que des milliers de terroristes présumés et de civils innocents ont été tués par des drones américains en violation du droit international est gravé dans la conscience publique.

En conséquence, les organisateurs de la visite d’Obama traitent présentement les habitants de Berlin comme s’ils représentaient la population d’un pays hostile. La capitale allemande est en état de siège depuis que la famille du président y a débarqué mardi soir.

L’ensemble de l’espace aérien de Berlin et de l’aéroport de Tegel a été fermé durant l’approche d’Obama, au même titre que les rues empruntées par le convoi présidentiel durant sa traversée du centre-ville. Des voitures en stationnement et des bicyclettes attachées par une chaîne ont été enlevées par la police aux frais de leurs propriétaires. Vu que les heures de déplacement précises du président était gardées secrètes pour des raisons de sécurité, ces mesures ont duré des heures.

Certaines sections des médias et les milieux politiques officiels allemands traitent ouvertement la visite d’Obama avec méfiance et scepticisme bien que leurs réactions soient motivées par des considérations totalement différentes de celles motivant les gens ordinaires. Alors que la population s’indigne de l’attitude antidémocratique et illégale du gouvernement américain, l’élite dirigeante allemande considère de plus en plus fortement les Etats-Unis comme un rival économique et géopolitique.

C’est ce qui ressort très clairement de l’attitude du gouvernement allemand à l’égard du conflit en Syrie. Berlin et Washington collaborent étroitement pour le renversement du gouvernement de Bachar al-Assad et son remplacement par un régime fantoche. L’Allemagne joue un rôle clé dans l’organisation de l’opposition syrienne en exil en lui permettant de nouer des liens avec les milices armées à l’intérieur du pays.

Dans le même temps, la chancelière allemande Angela Merkel refuse d’armer l’opposition syrienne, comme le demande Obama. Elle craint que ceci ne mène à une détérioration des relations avec la Russie qui entretient d’étroites relations économiques avec l’Allemagne. Merkel craint aussi qu’un effondrement de l’Etat syrien et une intensification de la guerre civile sectaire n’aient d’importantes répercussions en Allemagne, en ne se traduise par une propagation du terrorisme et de la guerre civile à l’Europe.

Il convient de souligner que le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’un des principaux organes de la classe dirigeante allemande, a publié, à peine deux jours avant la visite d’Obama, une interview détaillée et exclusive avec Assad. Dans cet entretien, le dirigeant syrien apparaît non pas comme un tyran sanguinaire, mais plutôt comme un politicien bourgeois prudent. Il a dit clairement qu’il était disposé à coopérer avec les pouvoirs impérialistes et a fermement mis en garde contre les conséquences d’une politique qui mine les frontières existantes et arme les forces djihadistes.

« Le fait de redessiner les frontières dans cette région signifie retracer la carte, » a dit Assad. « Ceci produit un effet de domino que personne ne peut contrôler. Il est possible que l’une des grandes puissances entame ce processus, mais à un certain moment personne ne sera en mesure de l’arrêter. »

Il a aussi mis en garde contre le danger d’« exporter le terrorisme vers l’Europe » au cas où l’Europe armerait les forces terroristes en Syrie.

Le conflit concernant le système d’interception Prism de la NSA montre de façon évidente que l’Allemagne considère les Etats-Unis en premier lieu comme un adversaire économique. La chancelière Merkel a déclaré qu’elle soulèverait la question de la surveillance lors de ses discussions avec Obama mais son ministre de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich, a pris la défense du programme d’espionnage américain. Dans le journal Welt am Sonntag, Friedrich a confirmé que les services secrets allemands bénéficiaient de l’espionnage et recevaient régulièrement des informations des Etats-Unis. Selon le magazine Der Spiegel, le service de renseignement allemand envisage d’investir 100 millions d’euros et de recruter jusqu’à une centaine de nouveaux employés pour étendre sa propre surveillance d’internet.

Les réactions allemandes à la mise sur écoute par la NSA ont moins à voir avec les droits démocratiques et la défense du droit à la vie privée que la crainte d’un espionnage politique et économique. « Seuls les gens très naïfs croient que Prism concerne vraiment le terrorisme, » écrit le Frankfurter Allgemeine Zeitung, « compte tenu des milliards de données sélectionnées chaque mois. Le fait est qu’il n’y a pas un terroriste en puissance tapi derrière chaque arbre mais c’est une bonne excuse pour camoufler le bon vieil espionnage industriel. »

Jakob Augstein résume le sentiment anti-américain existant au sein des cercles dirigeants en écrivant dans sa chronique habituelle pour Spiegel Online : « Nous sommes contrôlés. A tout moment et partout. Et ce sont les Américains qui nous surveillent. Mardi, le dirigeant du plus grand et du plus complet système de surveillance jamais inventé par les hommes va arriver. Si Barack Obama est notre ami, alors nous n’avons vraiment rien à craindre de nos ennemis. »

Derrière les querelles concernant la Syrie et Prism, il y a des questions géostratégiques fondamentales. Depuis quelque temps, il existe entre les Etats-Unis et l’Allemagne de graves divergences au sujet de la politique financière. Washington et les banques américaines sont en train d’exercer des pressions massives sur Berlin pour que le gouvernement abandonne son engagement en faveur de l’austérité et injecte d’énormes quantités d’argent dans le système financier européen.

Simultanément, le tournant opéré par Obama vers l’Asie contrecarre directement les intérêts économiques de l’Allemagne qui est fortement tributaire du commerce avec la Chine.

Le 20ème siècle a fourni de multiples exemples sur la manière dont de telles tensions peuvent rapidement s’intensifier et mener à un conflit militaire.

Peter Schwarz

Article original, WSWS, paru le 19 juin 2013

http://www.mondialisation.ca/

USA : Il y a pire que les Nazis ?


Guantanamo
Guantanamo

Le statut des 166 prisonniers  de Guantanamo vient enfin d’être dévoilé par le Pentagone et tous ne sont pas logés à la même enseigne, en particulier pour 46 d’entre eux qui sont en détention illimitée sans inculpation ni procès mais considérés comme trop dangereux pour être libérés.

On comprend mieux pourquoi ces gens usent tant du mot ‘’barbarie’’. C’est parce que, pour l’avoir expérimentée, ils savent exactement ce que c’est.  Le plus candidement du monde, après avoir envoyé 46 personnes aux oubliettes des temps modernes, ils prétendent faire la leçon à l’humanité toute entière.

En outre cette décision oblige à se poser  certaines questions qui en découlent. Existe-t-il, désormais des crimes in-jugeables ? Si oui, où sont-ils codifiés ? Qui en décide et au nom de quoi et de qui ? Il apparait, également, que la dangerosité de quelqu’un peut être telle que même l’inculpation est impossible, excluant donc toute possibilité de défense. Sont-ils en train d’expérimenter, pour ne l’avoir pas connue dans leur Histoire, la justice par lettres de cachet ?

Tout ceci amène une ultime question : ces 46 oubliés dans leurs cages, sont-ils plus dangereux que les Nazis qui eux, ont pu bénéficier d’un tribunal à Nuremberg ? Il semblerait que oui, et dans ce cas, une foule d’autres questions se bousculent, mais ce serait hors sujet.

Avic

La CPI se révèle n’être qu’un autre Guantanamo


CPI la HayeIls s’étaient pourtant donné beaucoup de mal pour lui donner un aspect respectable, lui peaufiner un caractère universel. Ils lui ont affecté de grands juristes  attifés de leurs grandes robes solennelles censées représenter la sérénité de la justice. Cette belle entité universelle, c’est la Cour Pénale Internationale, la CPI, sise à La Haye. Cœur sur la main, ils avaient juré, grâce à elle, de lutter contre l’impunité, les injustices et les crimes contre l’humanité partout dans le monde. Aucun dictateur ne devait plus dormir sur ses deux oreilles.

Depuis sa création, il en est passé du monde sur le banc des accusés. La CPI remplit donc pleinement la mission qui lui avait été confiée. C’est nous qui n’avions pas compris. Nous croyions bêtement aux définitions du Larousse des notions telles que ‘’dictateurs’’,  ‘’crimes de guerre’’, ‘’génocide’’ ou ‘’crimes contre l’humanité’’. Nous ne savions pas que toutes ces notions n’existent pas en elles-mêmes, elles se décrètent. Et pas par n’importe qui. Elles ne concernent pas n’importe qui, non plus. Pour être concerné, if faut certaines conditions basées sur le critère géographique, pour ne pas dire racial. Seule l’Afrique est concernée.  Il semble que ce continent grouille de dictateurs avérés ou en devenir, entourés de massacreurs et de génocidaires.

On avait quand même fini par comprendre cette petite vérité. Mais une vérité peut en cacher une autre. Que, de manière évidente, les clients de la CPI soient tous noirs, tout le monde avait commencé  à s’y faire. Facile. Toutes les prisons anglaises, américaines, ou françaises, n’ont-elles pas une surreprésentation de la population bronzée par rapport à leur nombre dans la société ? Mais la révélation, qui vient d’être mise en évidence, dans le cas du Président Laurent Gbagbo, c’est qu’il n’y a besoin, finalement, d’aucun motif pour incarcérer quelqu’un qui a été décrété dictateur, ou auteur de crimes contre l’humanité.

Après plusieurs mois d’incarcération, la CPI annonce n’avoir pas de preuves lui permettant de confirmer les charges contre Laurent Gbagbo. En clair, ils disent : « nous vous accusons sans preuves ». S’ils osaient, avec tous les risques que cela comporte pour leurs carrières, ils auraient même pu rajouter que les preuves dont ils disposent  accusent sans ambiguïté quelqu’un d’autre..

Accusé et maintenu en détention sans preuves. Ça ne vous rappelle rien ? Guantanamo, bien sûr. Nous y voilà. Tous ces grands mots, tous ces maquillages et faux semblants n’avaient d’autres buts que de camoufler une réalité. L’empire doit se doter de camps d’internement pour recevoir tous ses ennemis. Si on peut l’habiller d’oripeaux juridiques, tant mieux, sinon nécessité fait loi. Laurent Gbagbo restera enfermé, jusqu’à ce qu’on en trouve la raison.

Au-delà de l’injustice faite au président Gbagbo, à la côte d’Ivoire et à l’Afrique, une autre vérité saute aux yeux. Cette entité juridique ne devrait pas s’appeler CPI mais CPS, pour Cour Pénale Supranationale. Elle est l’œuvre des pays dits démocratiques, mais échappe complètement aux peuples de ces pays, et ne parlons même pas des peuples africains qui fournissent la matière première pour son fonctionnement. C’est l’illustration même du monde d’aujourd’hui, où différentes structures censées être d’émanation populaire, ne sont en fait que des structures dictatoriales et des machines à broyer. Avec toujours la même excuse qui consiste à dire : « ce n’est pas parfait, mais il vaut mieux ça que rien, en attendant mieux ». Alors, messieurs les africains (ou les cobayes ?), patience …

Avic

Pourquoi la désinformation fonctionne


Dr. Paul Craig Roberts

Illustration: Truth and LieVous êtes-vous jamais demandé comment la désinformation gouvernementale gagne du terrain ?

Ce que j’ai remarqué, c’est que chaque fois qu’un évènement extraordinaire se produit, tel que le 11/9 ou les attentats  de Boston, presque tout le monde, qu’il soit de droite ou de gauche, adopte l’explication du gouvernement, car ils peuvent accrocher leur ordre du jour à celui du gouvernement.

La Gauche aime les histoires officielles de musulmans créant le chaos terroriste en Amérique, car elles prouvent leur théorie du retour du bâton et les confortent dans l’idée que  les déshérités et les opprimés peuvent se battre contre l’impérialisme.

La droite patriotique aime la version officielle, car cela prouve que l’Amérique est attaquée à cause de sa bonté ou parce que les terroristes sont entrés dans le pays à cause des autorités d’immigration et nourris par le système social, ou parce que le gouvernement, qui ne peut jamais rien faire de bien, a ignoré un certain nombre d’alertes.

Quoi que le gouvernement dise, quel que soit le problème, la version officielle trouvera sa compatibilité avec des prédispositions existantes et les différents agendas politiques.

Dans un tel pays, la vérité n’a aucune importance. Seuls les agendas ont une importance.

On peut le voir partout. Je pourrai écrire des volumes illustrant comment des écrivains motivés par un agenda spécifique à travers le paysage politique, soutiendront des histoires improbables racontées par le gouvernement et ce malgré l’absence de toute preuve, simplement parce que la ligne du gouvernement peut être exploitée pour soutenir leurs programmes.

Par exemple, un écrivain conservateur dans le numéro de Juin de Chronicles, utilise la théorie du gouvernement au sujet des soi-disant terroristes des attentats de Boston, les frères Tsarnaev, pour argumenter contre l’immigration, l’amnistie contre les clandestins et l’asile politique pour les musulmans. Il écrit: “Même le système de sécurité le plus incroyablement sophistiqué échouera inévitablement parce qu’il sera submergé par un flot d’immigrants hostiles et dangereux.”

L’auteur accepte toutes les déclarations improbables du gouvernement comme preuve de la culpabilité des frères Tsarnaïev. Le frère blessé qui a été incapable de répondre à la propriétaire du bateau qui l’a découvert et a dû être mis sous assistance respiratoire a réussi à écrire une confession à l’intérieur du bateau.

Dès que les autorités ont eu le frère blessé bouclé dans un hôpital en soins intensifs, des “officiels anonymes” plantèrent un narratif dans les médias pour dire que le suspect était en train de signer des confessions écrites de sa culpabilité tout en étant placé en réanimation ; mais nous savons que ces confessions existent puisque le gouvernement et les médias nous le disent.

L’auteur conservateur sait que Djokhar est coupable parce qu’il est musulman et tchétchène. Ainsi, il n’apparaît aucunement à l’auteur de se demander quel pourrait bien être l’agenda des sources anonymes qui sont si occupées à créer la culpabilité des frères. Ceci assure qu’aucun juré n’osera voter un acquittement et devra expliquer son acte à sa famille et ses amis. Le concept d’innocent jusqu’à preuve du contraire dans une cour de justice, a été jeté par la fenêtre. Ceci devrait inquiéter cet auteur conservateur, mais ce n’est pas le cas.

Cet auteur voit le fait d’être tchétchène comme une indication de culpabilité alors même que les deux frères ont grandi aux Etats-Unis comme des Américains normaux, parce que les Tchétchènes sont “engagés dans un djihad anti-russe”. Mais les Tchétchènes n’ont aucune raison d’être hostiles envers les USA. Comme preuves, Washington soutient les Tchétchènes dans leur conflit contre la Russie. En soutenant le terrorisme tchétchène, Washington viole toutes les lois qu’il applique impitoyablement à des citoyens américains compatissant qui donnent aux œuvres caritatives palestiniennes que Washington affirme être gérées par le Hamas, déclaré organisation terroriste par ce même Washington.

Il n’apparaît pas à cet auteur conservateur qu’il y a quelque chose qui ne va pas lorsque la loi martiale est appliquée sur une des principales villes américaine et sa zone métropolitaine, que plus de 10 000 soldats lourdement armés sont mis dans les rues avec des véhicules blindés et les citoyens sont sommés de sortir de chez eux avec leurs mains sur la tête, tout cela pour rechercher un seul suspect de 19 ans, blessé. Au lieu de cela, l’auteur accuse “l’état de surveillance” pour “les conséquences inévitables du libéralisme suicidaire”, qui a adopté “le plus vieux pêché du monde: la rébellion contre l’autorité.” L’auteur se délecte tellement de pouvoir utiliser la ligne directrice du gouvernement comme moyen de se livrer à la romance conservatrice avec l’autorité et de porter des coups au libéralisme, qu’il ne voit pas qu’il s’est mis sur une ligne opposée de celle des pères fondateurs qui ont signés la Déclaration d’Indépendance et se sont rebellés contre l’autorité.

J’aurai tout aussi bien pu utiliser un écrivain de gauche pour montrer que des explications improbables sont acceptables si elles sont en accord avec des prédispositions et peuvent être employées pour satisfaire un agenda particulier.

Qu’on y pense. N’est-il pas extraordinaire que les seules enquêtes réelles qui ont été faites sur des évènements comme le 11 Septembre ou le marathon de Boston, sont des enquêtes privées, comme cette enquête sur les sacs à dos:

http://whowhatwhy.com/2013/05/20/official-story-has-odd-wrinkles-a-pack-of-questions-about-the-boston-bombing-backpacks/

Il n’y a pas eu d’enquête sur le 11 Septembre. En fait, la Maison Blanche a résisté à toute demande d’enquête pendant un an et ce malgré les demandes insistantes faites par les familles des victimes. Le NIST n’a fait aucune enquête. Le NIST a juste construit un modèle informatique compatible avec la théorie du gouvernement. La commission sur le 11 Septembre s’est juste réunie pour écouter l’explication gouvernementale et la transcrire sur papier. Ceci ne constitue en rien des enquêtes.

Les seules recherches et enquêtes proviennent d’un physicien qui a prouvé que la tour 7 du WTC s’est effondrée à la vitesse de la chute libre et que c’était le résultat d’une démolition contrôlée; et par une équipe de scientifiques qui ont examinés la poussière des tours du WTC et y ont trouvé de la nano-thermite, par une équipe d’architectes et d’ingénieurs du génie civil ayant des décennies d’expérience sur le terrain, et par les équipes de premiers secours et les pompiers qui étaient sur place, dans les tours pour certains et qui ont vus et entendus des explosions partout dans les tours, y compris dans les sous-sols.

Nous avons atteint un point où la preuve n’est plus nécessaire. Les déclarations du gouvernement suffisent. Seuls des complotistes excentriques produisent de vraies preuves.

En Amérique, les déclarations du gouvernement ont une autorité unique. Cette autorité provient du chapeau blanc que portaient les Etats-Unis depuis la seconde guerre mondiale et la guerre froide qui s’en est suivie. Il était très facile de diaboliser l’Allemagne nazie, le communisme soviétique et le maoïsme chinois. Même aujourd’hui, lorsque des organes de presse russes me questionnent sur l’état périlleux des libertés civiles aux Etats-Unis et les attaques militaires incessantes de Washington dans des pays étrangers, je reçois parfois des messages de quelques Russes qui croient qu’un imposteur a été interrogé par leurs médias et non pas le véritable Paul Craig Roberts. Il y a des Russes qui croient que c’est le président Reagan qui a amené la liberté en Russie et comme j’ai servi dans le gouvernement Reagan, ces citoyens russes m’associent avec leur vision de l’Amérique comme étant une lumière pour le monde. Certains citoyens russes pensent vraiment que les guerres de Washington sont vraiment des guerres de libération.

Les mêmes illusions règnent parmi les dissidents chinois. Chen Guangchen est le dissident chinois qui chercha refuge dans l’ambassade des Etats-Unis en Chine. Il a été interviewé récemment par le BBC World Service. Il croit sincèrement que les Etats-Unis protègent les droits de l’Homme tandis que la Chine les supprime. Il s’est plaint à la BBC qu’en Chine la police arrête des citoyens et les maintient en détention pendant six mois sans le dire à personne. Il pense que les Etats-Unis et le Royaume-Uni devraient publiquement protester contre cette violation des droits individuels, des droits de l’Homme. Apparemment Chen Guangchen n’est pas au courant que les citoyens des Etats-Unis sont soumis à des mesures de détention indéfinie sans recours légal, sans avocat et même sujet à des assassinats extra-judiciaires.

Le gouvernement chinois a permis à Chen Guangchen de quitter la Chine sans encombre et de vivre aux Etats-Unis. Chen Guangchen est tellement imbu de ses illusions sur l’Amérique comme le phare des droits de l’Homme dans le monde qu’il ne lui est jamais apparu que le gouvernement chinois si oppresseur et violeur des droits de l’Homme lui a donné un passage libre vers l’extérieur, mais que quelqu’un comme Julian Assange, auquel l’asile politique a été accordé par l’Équateur, est toujours confiné dans l’ambassade de ce pays à Londres, parce que Washington ne permet pas à son état marionnette de Grande-Bretagne de lui donner sauf-conduit vers l’Équateur.

Peut-être que Chen Guangchen et les dissidents russes et chinois qui sont si épris des Etats-Unis, pourraient gagner un peu de hauteur de vue s’ils lisaient le livre du soldat Terry Holdbrooks au sujet du traitement donné aux prisonniers de Guantanamo Bay. Holdbrooks était là-bas, il fit partie du système de détention et voici ce qu’il a dit à la chaîne de télévision russe anglophone Russia Today (RT): “La torture et les méthodes d’extraction d’information que nous avons utilisées ont certainement créé beaucoup de doute et de questions dans mon esprit quant à savoir si cela était compatible avec mon Amérique. Mais j’ai bien réfléchi à ce que nous faisions là-bas et de la façon dont nous le faisions, cela ne ressemblait pas du tout à l’Amérique que je m’étais engagé de défendre. Cela ne ressemblait pas du tout à l’Amérique dans laquelle j’avais grandi et cela en soi, fut une énorme expérience de désillusion.”

http://rt.com/news/guantanamo-guard-islam-torture-608/

Dans un article du Wall Street Journal du 17 Mai, Peggy Noonan écrivit que la grandeur d’âme du président Obama en avait pris un coup. Qu’avait donc bien pu faire Obama pour l’amener à cette perte de lui-même ? Est-ce parce qu’il s’assoit dans le bureau ovale pour approuver la liste de citoyens américains qui doivent être assassinés de façon extra-judiciaire ? Est-ce parce qu’il fait détenir des citoyens américains indéfiniment sans recours judiciaire en violation du Habeas Corpus ? Est-ce parce qu’il maintient ouverte la prison de torture de Guantanamo ? Est-ce parce qu’il continue les guerres que les néo-conservateurs ont commencées, malgré ses promesses de les terminer et d’en avoir commencé de nouvelles ?

Est-ce parce qu’il fait attaquer des gens dans leur maison avec ses drones, ainsi que des centres médicaux et des endroits de la vie de tous les jours dans des pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont pas en guerre ? Est-ce parce que son gouvernement corrompu espionne les citoyens américains sans mandats et sans cause ?

Non. C’est pour aucune de ces raisons. D’après Noonan, ceci ne constitue pas le pourquoi les présidents, même démocrates, perdent de leur âmes. On ne peut plus avoir confiance en Obama, par que le fisc a harcelé quelques activistes politiques conservateurs.

Noonan est républicaine et ce qu’Obama a fait de mal a été d’utiliser l’IRS (le fisc) contre quelques républicains. Apparemment, il ne vient pas à l’esprit de Noonan que si Obama, ou quelque président que ce soit, peut utiliser l’IRS contre ses adversaires politiques, il peut utiliser le Département de la Sécurité Intérieure et la police contre eux. Il peut utiliser la détention indéfinie contre eux. Il peut utiliser des drones contre eux.

Tous ces éléments sont des mesures bien plus graves. Pourquoi Peggy Noonan ne se sent-elle pas concernée ? Parce qu’elle pense que ces mesures ne seront utilisées que contre des terroristes, juste comme le fisc est supposé n’être utilisé que contre les fraudeurs.

Quand une population et les commentateurs qui sont supposés l’informer acceptent l’effondrement de l’autorité constitutionnelle et la mise au placard de leurs libertés civiles et fondamentales, se plaindre du fisc n’a aucun sens.

http://www.paulcraigroberts.org/2013/05/23/why-disinformation-works-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120 Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Traduction Avic

Boston, le Brésil et l’islam


boston-est-sous-le-choc-des-cyber-escrocsAu cours de son exposé parrainé par la New American Foundation en Mars 2008, l’auteur Parag Khanna a abordé les défis croissants auxquels fait face l’hégémonie mondiale des Etats-Unis. Selon Khanna, la Chine et l’Union européenne sont les nouveaux prétendants avec comme champ de bataille le « marché géopolitique » mondial.

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La non-fermeture de Guantanamo


the-road-to-guantanamo2Les splendides installations carcérales de Guantánamo restent un exemple classique de réalités doubles, la coexistence des impulsions totémiques et le réflexe de tabou. D’une part, Guantánamo est devenu un rappel institutionnel de la vaste, vague et indéfinie «guerre» contre le terrorisme, une attitude idiote et réactionnelle face à la calamité. Lire la suite La non-fermeture de Guantanamo