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L’Europe, c’est la paix ?


Tribune libre Résistance

???????????????????????????????L’Europe, c’est la paix ? C’est en tout cas ce que l’on veut absolument nous faire croire. Parce qu’être contre l’Europe, c’est être pour la guerre !

Certes, depuis près de 70 ans, il n’y a pas eu d’affrontement militaire entre pays européens. Mais il y a de bonnes raisons à cela, et qui n’ont rien à voir avec un quelconque désir de paix, bien au contraire ! Car qui viendrait prétendre que nous vivons dans un monde pacifique ? Lire la suite L’Europe, c’est la paix ?

Les États-Unis : une menace pour la paix et les peuples libres


Tribune libre Résistance

bloody_us_empire30-e1334864205386Alors que les guerres d’agression, les attaques de drones et un véritable réseau mondial de bases militaires sont les aspects les plus visibles de la puissance hégémonique étasunienne, la politique américaine d’assistance, Lire la suite Les États-Unis : une menace pour la paix et les peuples libres

Errements d’un Empire


Americatown-HBO-imagine-la-fin-de-l-empire-americain_w670_h3721 – L’Empire Colossal qui ne trouve plus de volontaires pour aller faire ses guerres avec des techniciens importés d’un peu partout construit des drones sans pilote qui tuent les enfants des pays envahis jusqu’au jour où la clique de spéculateurs qui dirige l’Empire Colossal fait en sorte que les techniciens fabriquent les drones sans pilote qui travaillent à la place des ouvriers jusqu’à ce que les travailleurs mis au chômage protestent et découvrent que les techniciens, les politiciens et les spéculateurs sont des drones sans pilote qui détruisent l’Empire Colossal.

2 – L’Empire qui dépense le plus au Monde en espionnage crée de nouvelles agences de sécurité qui espionnent les agences de sécurité qui espionnent les agences de sécurité antérieures jusqu’à ce que tous les espions sont espionnés par d’innombrables espions qui à leur tour sont surveillés par des mouchards jusqu’à ce que tous les citoyens sont des espions uniquement et exclusivement occupés à se dénoncer les uns les autres et arrive le jour où l’un d’eux dénonce tous les autres mouchards de l’Empire qui dépense le plus au Monde en Espionnage.

3 – L’Empire qui consomme le plus au Monde force sous la menace de ses canons les autres nations de la planète à accepter en paiement de tous les biens qu’il leur prend un papier vert qui n’a aucune contrepartie réelle et qui désormais vaut moins que rien alors qu’il ne valait déjà rien et avec lequel il acquiert tout ce qui a de la valeur dans le monde, le pétrole, les matières premières, les ressources, le travail bon marché, les brevets cédés à bas prix, les consciences, les œuvres de l’esprit, jusqu’à ce qu’il prend tellement l’habitude d’importer sans produire qu’il cumule une dette, évaluée en papier vert qui ne vaut rien, de cent pour cent de son Produit Intérieur Brut qui a cessé d’exister à force d’acheter en échange de papier qui ne vaut rien des marchandises qui réduisent son économie à rien.

4 – L’Empire sans Culture en menant des guerres de pillage et de rapine essaie de détruire les cultures des autres nations du monde en écrasant au rouleau compresseur de ses bombardements musées, bibliothèques, en organisant le trafic illégal de pièces du patrimoine historique, le vol de joyaux archéologiques, le pillage de chefs-d’œuvre, la spoliation des créations des populations excentrées qu’il repousse et exclut, la corruption systématique d’intellectuels et de créateurs et l’imposition idolâtre du modèle fondé sur la rentabilité jusqu’à ce qu’à force de tellement accumuler des créations étrangères il devient un amas de dépouilles, une accumulation du vide, un Empire sans Culture.

5 – L’Empire qui consomme le plus de drogues au Monde détruit des pays au nom de la guerre contre la drogue au moyen d’organismes voués au trafic de drogue qui permettent la survie du système bancaire en blanchissant des capitaux qui se réinvestissent dans le trafic le plus rentable au monde qui crée un invisible Empire du Crime qui grossit jusqu’à ce qu’il détruit tout le reste y compris l’Empire qui consomme le plus de Drogues au Monde.

6 – L’Empire qui exploite le plus d’Immigrants au Monde laisse passer de plus en plus de travailleurs migrants qui n’ont pas de droits, qui peuvent être expulsés quand ils protestent et qui travaillent pour rien jusqu’à ce que des immigrants sans droits occupent tous les postes de travail dans les usines de l’intérieur et de l’extérieur et qu’il ne reste plus un poste de travail disponible sur la surface de la Terre pour les citoyens de l’Empire qui exploite le plus d’Immigrants au Monde.

7 – L’Empire qui domine la Communication du Monde crée un Monde qui n’existe que dans la Communication au moyen de guerres humanitaires qui anéantissent des pays pour les protéger, au moyen de génocides philanthropiques qui exterminent des peuples pour leur venir en aide, d’holocaustes bienveillants commis pour le bonheur des victimes, de capitalistes exploiteurs qui œuvrent dans l’intérêt des exploités et de corrupteurs d’enfants mineurs agissant pour la défense de l’enfance et puis un jour il finit par vivre dans ce Monde qui n’existe que dans la Communication et où jamais ne lui parvient la nouvelle qu’il a cessé d’exister dans le Monde qui existe ailleurs que dans la Communication.

8 – Depuis qu’il ne produit plus rien l’Empire qui maîtrisait la Dette Extérieure ne peut plus payer ses fonctionnaires et se déclare en faillite ce qui entraîne la mise en vente aux enchères de ses actifs, mais personne ne vient offrir un sou pour la corde qui a lynché des noirs, un cent pour les cendres des fillettes carbonisées au napalm dans les villages au Viet Nam, un fifrelin pour la misérable industrie culturelle qui a rabaissé tous les arts à n’être que des dividendes, un kopeck pour l’Intelligence qui a construit la dictature de la Stupidité, une tune pour le Complexe Miltaro-Industriel qui a obtenu ce seul résultat : que tout soit converti en rien .

Luis Britto García

Traduction M. Colinas

Hollande : Ma guerre, je veux ma guerre !


François Hollande veut sa guerre. Il a donc tenté de transformer le G20 en Organisation des Nations Unies de secours.

Par Charles Sannat.

photo_1361956317054-4-0Notre généralissime Président veut sa guerre. Je crois même qu’il ne pense plus qu’à ça le matin en se rasant.

Hystérie guerrière

J’ai beaucoup aimé les dernières déclarations de François Hollande. Tout d’abord sur l’interview d’Assad dans Le Figaro qui semble avoir particulièrement agacé notre très grand chef de guerre. D’après une dépêche de l’AFP, Hollande reproche au Figaro l’interview d’Assad en déclarant, lors d’une conférence de presse au G20, « qu’on ne remerciera jamais assez Le Figaro pour son sens civique que d’avoir permis à l’opinion française d’être éclairée par l’interview de ce dictateur. Maintenant, nous savons qu’il veut liquider son opposition, a dit ironiquement François Hollande ».

Toujours fâché après ces journaux qui semblent essayer de faire leur travail, il a enfoncé le clou en disant que la « différence entre une dictature et une démocratie, c’est que dans une démocratie un dictateur peut s’exprimer dans un journal, y compris pour insulter ses dirigeants, proférer des mensonges, notamment sur le chimique, laissant croire qu’il ne disposait pas de stock, et menacer le peuple français, avait-il déclaré ». C’est avec cette dialectique de haute précision que, d’ici quelques jours, tous les sceptiques sur cette guerre seront certainement qualifiés de soutien à la dictature.

D’ailleurs, je suis tout de même surpris que personne ne relève que dans le mécanisme des engagements militaires français, les décisions reviennent uniquement à un seul homme. Si notre pays est attaqué, nous devons pouvoir nous défendre de façon immédiate et c’est l’esprit de nos institutions. Si nous sommes attaqués…

Mais lorsque nous sommes la puissance attaquante, peut-être serait-il souhaitable que, je ne sais pas moi, par exemple il y ait au moins un vote de l’Assemblée nationale… Et puis tiens, tant qu’on y est, comme déclarer la guerre c’est quand même quelque chose d’un peu sérieux, en tout cas aussi sérieux qu’une modification de la Constitution, nous pourrions aussi envisager de n’attaquer un pays qu’avec une majorité des deux tiers… (ce qui veut dire au moins que l’opposition doit aussi être d’accord !).

Bref, on se roule par terre, enfin, lui pas moi. Personnellement, les motifs de cette guerre ne me semblent pas convaincants. Pourtant, pour nos placements, c’est sans aucun doute une excellente idée puisque ce sera bon pour l’or…

Transformer le G20 en ONU bis !

J’ai été assez estomaqué de voir la mauvaise foi du généralissime essayant de transformer le G20 en Organisation des Nations Unies de secours. Vous savez, l’ONU c’est cet espèce de machin regroupant tous les pays du monde. Dans les années 90, nous avons fait une grande erreur stratégique. Je vous explique.

Après la guerre froide et la chute du mur de Berlin, l’empire soviétique a disparu et ce qui en restait a traversé des crises économiques épouvantables auxquelles nous autres, occidentaux, avons participé avec amour et détermination avec l’aide des bons conseils du FMI et l’aide sympathique du gouvernement Eltsine corrompu jusqu’à la moelle. Résultat : entre une Chine inexistante et une Russie aux ordres, faire passer les décisions occidentales à l’ONU était une simple formalité. Ainsi, durant presque 20 ans, toutes les décisions ou aventures guerrières occidentales étaient parées des vertus du « droit international ».

Sauf que depuis l’énorme mensonge de la guerre en Irak, suivi du tout aussi grand mensonge pour l’intervention en Libye, sans oublier qu’entre-temps la Chine s’est réveillée et que la Russie s’est reprise en main sous l’égide de « l’horrible dictateur » Poutine, l’ONU n’est plus la chambre d’enregistrement des pays membres de l’OTAN, d’où la ridicule tentative ce week-end de remplacer la légitimité de l’ONU par celle du G20… où, tenez-vous bien, 11 pays sur 20 sont pour l’intervention, ce qui nous fait, vous en conviendrez, qu’une toute petite majorité, mais on fait passer l’idée à l’opinion publique française que cette guerre est juste, normale comme notre président et surtout qu’elle est morale en rentrant dans le cadre de l’onction du « droit international », or rien n’est plus faux tant que l’ONU n’a pas donné son accord plein et entier, ce qui risque de s’avérer impossible.

Onze pays du G20 veulent une « réponse forte » au sujet de la Syrie

Voici ce que dit la dépêche reprise par le site Romandie (agence de presse suisse parfaitement officielle) : « Onze pays présents au sommet du G20 à Saint-Pétersbourg ont appelé vendredi dans un communiqué à une « réponse internationale forte » suite à l’usage d’armes chimiques en Syrie. Berlin demande aussi la tenue d’une conférence européenne sur les réfugiés syriens ». (C’est vrai qu’il y a un vrai problème autour des réfugiés syriens avec ou sans gaz, ils sont des centaines de milliers à fuir la guerre).

« L’Australie, le Canada, la France, l’Italie, le Japon, la Corée du Sud, l’Arabie Saoudite, l’Espagne (qui n’est pas formellement membre mais invité permanent du G20), la Turquie, le Royaume-Uni et les États-Unis sont signataires de cet appel qui a été diffusé par la Maison Blanche au terme du sommet de Saint-Pétersbourg. » Normalement, à ce stade, vous aurez compris que le point commun entre toutes ces nations est l’allégeance commune à l’OTAN.

Et le blabla moralisateur se poursuit : « Nous condamnons dans les termes les plus fermes l’horrible attaque par des armes chimiques dans les faubourgs de Damas le 21 août, qui a coûté la vie à tant d’hommes, de femmes et d’enfants », écrivent ces pays. « Les preuves mettent clairement en évidence la responsabilité du gouvernement syrien dans cette attaque. Nous appelons à une réponse internationale forte à cette grave violation des règles et des valeurs en vigueur dans le monde, afin d’envoyer un message clair pour que ce genre d’atrocités ne se répète pas. Ceux qui ont commis ces crimes doivent en porter la responsabilité. »

Pendant ce temps, une frappe de l’OTAN tue 10 civils mais proprement !

Ce qui est rigolo dans les fils d’actualité des agences de presse, c’est que c’est un fil où toutes les nouvelles défilent… Les bonnes, en général plutôt les mauvaises et parfois les trucs dont on n’a rien à faire comme le fait que Britney Spears soit enceinte (c’est un exemple hein… ne m’accusez pas de diffuser de fausses informations !). Tandis que nous jouons aux pères la morale sur le dossier syrien, nous massacrons en toute impunité – notamment en Afghanistan – des civils mais comme nous sommes des gens sérieux, nous le faisons proprement. Et puis nous ne risquons rien puisque nous sommes les plus forts.

ASADABAD (Afghanistan) – Au moins dix civils ont été tués samedi dans l’est de l’Afghanistan par une frappe aérienne de l’OTAN visant des insurgés talibans, ont annoncé dimanche de hauts responsables locaux.

En plus des victimes civiles, cette frappe a également tué quatre rebelles talibans, a indiqué un chef de la police locale, Abdul Haseeb Sayedkhil. Interrogée à ce propos, la Force internationale de l’OTAN en Afghanistan (Isaf) a fait état de la mort de dix insurgés, sans confirmer la mort de civils.

Oh, vous savez, 10 civils de plus ou de moins, vous n’allez pas nous en faire un pataquès tout de même. D’accord, c’est presque tous les jours et ce, depuis 2001… Et alors ? Il vous faut bien de l’essence pour faire le plein de votre bagnole et le tout à pas trop cher histoire de ne pas étouffer toute croissance économique. Soyons réaliste ! L’American Dream a un prix qui doit être payé par les autres (c’est pareil avec le dollar, « notre monnaie mais votre problème », comme l’ont toujours expliqué nos grands amis les Américains).

Et voilà comment va le monde en ce mardi 10 septembre 2013, oscillant entre « Guerre et Paix », entre effondrement économique et reprise de la croissance, un monde de paradoxes illustrant probablement un monde ancien en train de se finir et probablement dans la souffrance humaine comme ce fut à chaque fois le cas dans l’histoire de l’humanité. Si notre technologie a évolué, nos âmes, elles, n’ont pas beaucoup changé.

Charles Sannat

http://www.contrepoints.org/

Quand François Hollande disait non à la guerre !


ASSEMBLEE-POLITIQUE-HOLLANDEFrançois Hollande

JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE DU JEUDI 27 FÉVRIER 2003 – Débat sur l’Irak

Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, la guerre peut-elle être évitée ? Telle est la terrible question qui se pose.

Face à la détermination américaine de recourir – c’est dit et répété – à bref délai à la force, face à l’inconstante volonté irakienne de désarmer, il est vrai que les chances de paix peuvent paraître faibles. A moins que l’on pense, comme nombre d’entre nous ici, que la primauté du droit, que le rôle des Nations unies, que le poids des opinions publiques peuvent l’emporter sur le déchaînement irréfléchi des armes.

Une guerre, surtout lorsqu’elle procède de la communauté internationale elle-même, est un acte grave. Elle ne peut être justifiée que par des motifs impérieux, c’est-à-dire par des dangers majeurs pour la sécurité du monde et par des violations caractérisées du droit international.

Ce furent ces raisons-là qui nous conduisirent, en 1991, à approuver une intervention militaire au nom de l’ONU en Irak, après l’invasion du Koweït par les troupes de Saddam Hussein. Ce furent aussi ces considérations qui nous conduisirent à participer aux opérations du Kosovo. Ce furent également ces raisons qui, après l’abominable attentat du 11 septembre, justifièrent l’intervention des Nations unies pour renverser le régime des talibans en Afghanistan, dès lors que les liens entre ce régime et Al Qaïda étaient non seulement démontrés mais encore proclamés.

Nous sommes pour la paix. C’est notre tradition, notre volonté, notre aspiration. Mais nous avons toujours su prendre nos responsabilités en acceptant le conflit avec ses risques, chaque fois qu’il pouvait permettre de préserver la stabilité et la primauté du droit.

Or, aujourd’hui, rien ne justifie la guerre et tout commande de la prévenir, c’est-à-dire de l’empêcher.

Les conditions, nous l’avons dit, ne sont pas réunies.

Aucune preuve n’a été apportée que l’Irak possède toujours des armes de destruction massive et a les capacités de les utiliser. Les inspections ont pu reprendre leur travail. Elles obtiennent des résultats et même, cela a été dit ici, plus de résultats depuis dix ans en termes de désarmement que n’en avait eus l’intervention militaire en Irak en 1991. Les inspecteurs doivent pouvoir bénéficier du temps nécessaire. Aujourd’hui, Hans Blix a fixé le calendrier et annoncé qu’il avait besoin pour son travail de plusieurs mois encore.

Aucun lien n’a pu être établi, malgré toutes les affirmations américaines, qui n’ont jamais été avérées, entre le régime irakien et Al Qaïda.

Pourquoi faire la guerre si le désarmement par la paix avance et que le monde et les voisins de l’Irak ne sont pas aujourd’hui directement menacés ?

Comment faire comprendre aux peuples, et notamment à l’opinion arabe, que le désarmement en Irak devrait être organisé par la force quand il est entravé en Corée du Nord ou ignoré tout simplement au Pakistan, alors même que les armes concernées sont nucléaires ?

Comment faire admettre qu’une guerre serait nécessaire pour chasser un dictateur, Saddam Hussein, quand tant d’autres sont tolérés voire encouragés ou utilisés dans cette partie du monde ?

Comment faire partager l’objectif d’une intervention militaire au nom d’un respect insuffisant des résolutions de l’ONU quand des manquements sont aussi relevés au Proche-Orient, dans la totale indifférence de la seule puissance, en l’occurrence les Etats-Unis d’Amérique, qui pourrait se faire entendre dans cette région, notamment d’Israël ?

Pourquoi, François Mitterrand le demandait déjà en 1991, deux poids, deux mesures ? Pourquoi faudrait-il faire la guerre en Irak quand ailleurs on essaie de procéder autrement ?

Nous devons poursuivre, vous l’avez dit, monsieur le Premier ministre, tous les efforts de désarmement par la paix.

La France a pris des initiatives, l’ONU les a approuvées, il faut marquer jusqu’au bout le refus de cette guerre dans le contexte international actuel.

La guerre, si elle se produisait, aurait bien évidemment des conséquences graves sur les populations civiles en Irak. Elle offrirait à Saddam Hussein une nouvelle occasion de créer une solidarité morbide dans le cadre d’une tragédie humaine. La guerre déstabiliserait profondément l’Irak, nous le savons, avec un risque d’éclatement et de séparatisme. Elle aurait des effets directs dans la région, avec une possible intervention turque au Kurdistan et une réaction des Iraniens dès lors que les chiites pourraient être éventuellement impliqués. Elle risquerait de renforcer les tensions entre Israéliens et Palestiniens, avec, là aussi, la tentation de passer en force. Elle accentuerait la prolifération de la menace terroriste alors que cette guerre prétend précisément la prévenir. Elle consacrerait l’unilatéralisme des Etats-Unis d’Amérique pour décider du sort du monde, c’est-à-dire de la paix ou de la guerre, en fonction des seuls critères, des seuls intérêts de la puissance principale.

Ce qui est en cause, ce n’est pas simplement le désarmement nécessaire de l’Irak, ce n’est pas simplement le renversement souhaitable de Saddam Hussein. Ce qui est en cause, c’est une conception du monde, c’est une forme de régulation des conflits internationaux, c’est le rôle des Nations unies, c’est la primauté du droit.

C’est une véritable bataille pour la paix et pour le droit qui est engagée.

Il faut croire en notre capacité de gagner cette bataille-là. On peut, on doit y arriver. C’est ce que disait Gerhard Schröder il y a deux jours.

Nous avons, monsieur le Premier ministre, suffisamment de critiques à l’encontre de notre politique économique et sociale pour, aujourd’hui, vouloir joindre tous nos efforts aux vôtres, sur cette question aussi essentielle que la paix ou la guerre, afin d’essayer de peser davantage.

La France est forte chaque fois qu’elle est unie sur une ligne claire. Dès lors que nous pouvons aujourd’hui, avec l’appui de l’opinion publique, avec une majorité de Français, défendre ensemble certaines positions, ne nous privons pas de cette chance.

Des foules considérables se sont mobilisées ces dernières semaines. Elles se sont mises en marche notamment dans les pays où les gouvernements étaient plutôt enclins à suivre les Etats-Unis d’Amérique : je pense à l’Angleterre, à l’Italie, à l’Espagne, et aux Etats-Unis mêmes.

Cette mobilisation des opinions publiques, cette prise de conscience citoyenne à l’échelle du monde constitue un atout décisif pour la période qui s’ouvre. Désormais, il s’agit de tenir bon. Le choix est, comme vous l’avez dit, monsieur le Premier ministre, entre une deuxième résolution à l’initiative de l’administration américaine ou le renforcement de l’action des inspecteurs du désarmement pour la paix. Toutes les initiatives doivent être prises, toutes les négociations engagées pour éviter une deuxième résolution et, si celle-ci était déposée, pour constituer une majorité qui la repousse.

Mais nous devons aussi savoir que, si nous voulons repousser cette résolution, les pressions se feront plus intenses sur les pays récalcitrants au Conseil de sécurité. Nous imaginons bien comment les manquements, même partiels, de l’Irak aux contrôles des inspecteurs pourront être utilisés. Nous savons la confusion que peuvent entretenir les Etats-Unis d’Amérique, notamment, entre le refus de la résolution et le soutien implicite de Saddam Hussein.

Si nous voulons que la résolution américaine ne soit pas adoptée, tout dépend de nous, de notre capacité de conviction, de notre détermination. La France doit prendre ses responsabilités et aller jusqu’au bout : c’est-à-dire user, le cas échéant, du droit de veto pour éviter l’aventure, la fuite en avant et le déchaînement des passions et des armes.

Monsieur le Premier ministre, le droit de veto n’est pas simplement, comme on le dit souvent, une arme de dissuasion, ni une menace, un moyen de chantage ou, pire encore, une agression. Le veto, c’est d’abord une façon de dire non à la guerre préventive. Le veto, c’est le moyen que possède la France – mais pas seulement elle – de ne pas donner une couverture légale à une intervention militaire illégitime. Le veto, c’est ne pas fournir le drapeau de l’ONU à une cause qui n’est pas celle du monde, mais celle de l’administration Bush. Le recours éventuel au veto, comprenons-le tous, est la suite logique de la position de la France, dès lors qu’elle considère sincèrement que cette guerre est inutile et dangereuse.

Certes, nous n’en sommes pas encore là. Mais le moment décisif approche, à mesure que la discussion de la résolution au Conseil de sécurité se précise. C’est pourquoi je demande, au nom des socialistes, qu’un autre débat, cette fois-ci avec vote, puisse être prévu au Parlement avant que la France n’ait à faire connaître sa décision.

Mais je le dis fermement dès à présent, exclure a priori le droit de veto, comme je l’entends parfois, c’est affaiblir la position de la France dans la négociation diplomatique qui s’engage.

On nous objectera que l’opposition de la France créerait une rupture irréversible dans nos relations avec les Etats-Unis. Mais ce ne serait pas la première fois dans notre histoire. Je me souviens du départ de la France des instances militaires de l’OTAN, en 1966, et de nos contentieux à l’occasion de la guerre du Vietman. Nous avons toujours réussi, entre alliés, à surmonter ces querelles parce que nos deux pays, cela a été dit avant moi, sont liés par leur histoire, par des dettes respectives et qu’ils partagent, heureusement, sur la liberté, les mêmes valeurs.

En l’occurrence, il ne s’agit pas d’un conflit d’intérêts, ni d’un défaut de solidarité d’un allié à un maître. Nous avons dit notre horreur des attentats du 11 septembre. Il s’agit en fait, bien plus que d’une divergence sur la seule question irakienne, d’une divergence entre nous, Américains et Français, et je l’espère Européens, sur la conception du monde. Il s’agit d’une divergence sur l’utilisation de la force.

Nous considérons que la conception du monde qu’ont aujourd’hui les Etats-Unis est dominatrice et déstabilisatrice.

La crise irakienne est à cet égard décisive. Si elle se dénoue par la force, le processus, nous le sentons, ne s’arrêtera pas là. De nouvelles crises surgiront et il ne sera pas possible d’arrêter la stratégie américaine à l’échelle de la planète. Si, en revanche, nous obtenons que la crise irakienne se dénoue par la négociation au sein de l’ONU, c’est la communauté internationale, et pas simplement la France ou l’Europe, qui en sortira renforcée.

Certes, le rejet par le Conseil de sécurité de la résolution américaine peut ne pas décourager George Bush d’intervenir unilatéralement. Mais il sait aussi que son choix serait périlleux, pour l’ouverture même du conflit et surtout pour l’après-guerre. Comment gérer l’après-guerre dans la région sans la caution de l’ONU, sans la participation de l’Europe ?

De ce point de vue, nous avons un argument de dissuasion essentiel : les Etats-Unis ont besoin de l’ONU. Sans l’ONU, il n’est pas possible de prolonger une intervention. C’est la raison pour laquelle nous devons, au Conseil de sécurité, faire prévaloir le droit et empêcher les Etats-Unis de faire passer leur résolution.

Reste la question de Saddam Hussein.

Vouloir la paix n’est pas tolérer son régime. Saddam Hussein est un dictateur – on l’a dit et répété – de la pire espèce. Il a tué ses opposants, détourné les produits financiers de la résolution « pétrole contre nourriture », et il affame son peuple.

Il faut donc toujours donner la priorité à la pression, faire en sorte qu’il soit obligé de désarmer, soutenir l’opposition démocratique et désolidariser son peuple de ce dictateur.

Sans doute, le mieux serait qu’il parte, et même qu’il puisse être jugé par la Cour pénale internationale. Le paradoxe est que les Etats-Unis ne reconnaissent pas la Cour pénale internationale. Ils ont même signé des conventions pour assurer l’impunité de certains pays à cet égard.

Comment proclamer l’ingérence pour chasser un dictateur si, au départ, on n’affirme pas la primauté de la justice internationale pour condamner les dictateurs ? Pour nous, la paix n’est pas l’impunité. Pas plus que la guerre n’est la justice. Il faut réussir à faire la paix et à juger les responsables.

Mais la crise que nous traversons nous oblige, quelle qu’en soit l’issue, à repenser le rôle des Nations unies et l’avenir de l’Europe.

Les institutions internationales doivent être renforcées. C’est une priorité. C’est la condition indispensable pour la paix, mais aussi pour le développement, pour la stabilité financière et pour la préservation de la planète. Cela exige de compléter les traités, d’amplifier les moyens et de démocratiser le fonctionnement des institutions internationales.

Face à la stratégie américaine, qui n’est rien d’autre que le retour à l’impérialisme, à l’unilatéralisme, avec cette fois peut-être un élément personnel, presque religieux, apporté par George Bush, il convient de mettre en place un monde multipolaire. Il faut instaurer un système fondé sur le droit, qui constitue la seule protection du faible contre le fort.

La France doit promouvoir non seulement le droit international mais les institutions internationales, leur capacité d’agir. Elle doit renforcer leurs moyens et, de ce point de vue, la lutte pour une autre mondialisation est inséparable de la lutte pour la paix. C’est le même combat que lorsqu’il s’agit de fixer des règles pour la circulation des marchandises, pour la circulation des capitaux, qui doit être mené pour instaurer la paix. Nous partageons le même combat pour un autre monde, un monde de paix. De même, nous ne pouvons rester silencieux sur la question du Proche-Orient. Aucune initiative, ces derniers mois, n’a été prise. Aucune ouverture de négociation, de discussion, de dialogue n’a été encouragée. Aucune pression n’a été exercée, notamment sur le gouvernement israélien.

Là encore, monsieur le Premier ministre, la France doit jouer son rôle et pas simplement dire aux uns ou aux autres ce qu’ils ont envie d’entendre.

L’Europe doit aussi être notre prochain défi. Elle sort incontestablement affaiblie de l’épreuve de ces dernières semaines. L’unanimisme de façade n’a pas résisté, les divisions ont fait du mal et la solidarité atlantique a prévalu sur la solidarité européenne. Il faut donc ouvrir, comme cela a été dit avant moi un grand débat sur l’Europe, sur le projet européen. Et ce débat doit avoir lieu aussi dans cet hémicycle.

Voulons-nous une Europe des marchés ou une Europe de la solidarité ? Voulons-nous une Europe sociale ou une Europe qui se préoccupe simplement des acteurs économiques ? Voulons-nous une Europe qui ait un projet d’ensemble de développement ou une Europe qui se protège ?

Nous devons également avoir cette discussion sur les institutions, et pas simplement sur la présidence de l’Europe, même s’il y aurait beaucoup à dire. Nous devons aller jusqu’au bout du débat sur la défense européenne et savoir ce que nous acceptons nous-mêmes de consentir comme transferts de souveraineté.

Nous devons aussi avoir un débat sur la préparation de l’élargissement. A l’évidence, nous pouvons d’ores et déjà le dire, les travaux de la Convention devront être prolongés autant qu’il le faudra. Cette Convention européenne, qui doit déboucher sur une Constitution, est un moment trop important pour que, compte tenu de ce qui se passe, nous conservions le calendrier initialement prévu.

Si nous voulons ce grand débat, nous devons respecter les positions des uns et des autres et éviter la condescendance entre Européens, celle-là même que nous reprochons aux Américains à notre endroit. Nous devons essayer de comprendre l’histoire et la géographie de nos principaux partenaires pour ne pas les traiter comme des enfants, ce qui ne serait pas la meilleure façon de les faire grandir en bonne intelligence avec nous.

Le pire serait d’esquiver le débat, de masquer nos différences, les divergences entre Européens ou entre nous. L’essentiel est sans doute de faire vivre le couple franco-allemand, mais aussi de parler et d’agir avec tous. Il faut refonder une dynamique européenne à vingt-cinq – ce sera dur – mais aussi commencer à travailler sur l’avant-garde européenne, qui peut, notamment en matière de politique étrangère et de politique de défense, permettre un saut vers une Europe plus forte et plus solidaire.

Nous avons, monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, des jours difficiles devant nous. Nous vivons un moment important de l’histoire du monde, qui va au-delà de la seule question irakienne. Il s’agit aujourd’hui d’éviter non pas seulement une guerre, mais une suite de conflits suscités, au nom d’un ordre décidé unilatéralement par une seule puissance. Il s’agit non pas simplement d’empêcher les Etats-Unis d’intervenir en Irak, mais de régler, par la paix, un problème qui est posé à l’ensemble de la communauté internationale, celui du désarmement.

Il s’agit non pas uniquement d’arrêter une crise, mais de préserver la stabilité du monde. En cet instant, l’ONU doit se faire respecter. Elle joue là son avenir dans la période de l’après-guerre froide. L’Europe doit comprendre qu’elle est l’instrument d’un monde multipolaire et qu’elle ne peut pas être simplement une union agglomérant des intérêts de marché. L’Europe doit également comprendre que de sa capacité à intervenir dépend aussi la stabilité du monde. Enfin, la France doit porter son message universel, celui de la paix, du droit, de la justice internationale contre la force. Cette position, nous, les socialistes, nous voulons qu’elle soit tenue jusqu’au bout, sans relâche, sans faiblesse, sans fléchissement. Cette position, la nôtre, monsieur le Premier ministre, ne variera pas. C’est et ce sera toujours « Non à la guerre ! », et je souhaite, au plus profond de mon cœur, que ce soit aussi celle de la France.

François Hollande,
Assemblée Nationale,
Le 16 février 2003

Source : Non à la guerre !

France : La gauche et la guerre…..


LE MARIAGE POUR TOUS ADOPTE PAR LE PARLEMENTS’il fait bombarder la Syrie, François Hollande entre ainsi en guerre contre

un deuxième pays depuis un peu plus d’un an d’exercice du pouvoir. C’est un fait assez rare dans l’histoire moderne de la France, fait qui témoigne des liens passionnels que la gauche entretient avec la guerre.Depuis la Révolution française, la gauche est belliciste, et la droite pacifiste. C’est la gauche révolutionnaire qui entre en guerre contre la Prusse et l’Autriche le 20 avril 1792, alors même que les monarchistes y sont opposés, au nom du pacte de familles. La guerre se fait non pas pour des motifs stratégiques ou de conquêtes, mais pour des raisons idéelles : il s’agit de renverser les tyrans et d’établir des républiques sœurs. L’armée est alors un réservoir de républicains, et c’est parmi les soldats que s’édifie le creuset républicain, qui permet quelques semaines plus tard de renverser la monarchie, puis d’affermir la république.

Après les défaites napoléoniennes, la gauche reste nostalgique de la grande France, et une part essentielle du programme républicain consiste à vouloir récupérer les territoires perdus de l’autre côté du Rhin. Les rois de France doivent alors souffler le chaud et le froid : rester pacifistes pour ne pas heurter leurs soutiens monarchistes, tenter quelques combats pour montrer de la bonne volonté à l’aile gauche. C’est ainsi que Charles X se risque à une expédition en Grèce en 1828, où il fait débarquer 15 000 hommes en Morée. Il s’agit alors de libérer la Grèce de la domination ottomane, de protéger un peuple chrétien contre l’oppression des musulmans. L’intervention ne fut possible que parce que l’opinion des monarchistes a changé, et que ceux-ci sont désormais favorables à une intervention, comme les républicains. C’est le début d’un tournant, qui peut ensuite justifier l’intervention à Alger en 1830, pour punir le dey qui a maltraité un diplomate français, et pour sécuriser la Méditerranée. Charles X crut contenter les républicains lorsqu’Alger fut pris le 5 juillet. Cela n’empêcha pas lesdits républicains de le renverser à la fin du même mois. La politique intérieure a toujours pris le pas sur la politique extérieure.

Sous Louis-Philippe, les républicains n’ont cessé de témoigner de leur pensée belliciste, voulant absolument récupérer la rive gauche du Rhin. Mais ce groupe reste encore très minoritaire et, pour assurer son élection et son référendum, Louis-Napoléon Bonaparte doit faire campagne sur l’idée que « L’Empire, c’est la paix ». Il s’est ensuite risqué à quelques interventions extérieures : Italie, Crimée, Indochine, où les pertes furent importantes, mais la victoire assurée. Au Mexique, les pertes furent faibles, mais la défaite désastreuse. L’expédition fut pourtant menée avec l’aval des républicains, qu’il pensait ainsi pouvoir contenter.

Ce sont les mêmes républicains qui ont œuvré pour l’entrée en guerre contre la Prusse en 1870, contre la volonté impériale. Napoléon III, fatigué et malade, et vivant sous l’ombre glorieuse de son oncle victorieux, s’est laissé convaincre. La Chambre des députés, beaucoup plus libres après les réformes constitutionnelles des années 1865-1869, lui ayant forcée la main. On sait quel désastre ce fut. Malgré lui, l’Empereur mena une guerre qu’il ne voulait pas, et il la perdit.

Les républicains au pouvoir ne cessèrent de vivifier le mythe de la revanche. L’école était leur usine, qui devait fabriquer de solides et sincères républicains, prêts à se faire abattre, et à verser leur sang dans la guerre future contre l’Allemagne. En ce sens, l’école de Jules Ferry réussit parfaitement, en sont pour preuves les interminables monuments aux morts de nos communes. Ces enfants de l’école laïque et républicaine ont accompli jusqu’au bout leur devoir. Ce n’est que lorsque le socialisme a pris le monopole de la gauche, et a chassé les républicains vers la droite, dans un mouvement dextrogyre bien connu, que la gauche s’est montrée beaucoup plus hésitante sur les questions de guerre. Mais entre le discours et la réalité, le fossé est allé en se creusant. Léon Blum dit ne pas intervenir en Espagne en 1936, mais il fait passer du matériel et des armes aux révolutionnaires espagnols. Guy Mollet et François Mitterrand témoignent d’une main de fer dans les questions coloniales, notamment en Algérie. La colonisation, cette grande idée de la gauche généreuse et émancipatrice des peuples, trouvera son terme avec la droite au pouvoir. Il a fallu le courage du Général de Gaulle pour arrêter l’occupation coloniale en Afrique, d’abord avec l’Afrique noire en 1960, puis avec l’Algérie en 1962. Le Général de Gaulle a lui-même défini sa politique coloniale en ces termes : « La décolonisation est notre intérêt, donc c’est notre politique. » Le principe réaliste l’emporte sur le principe idéologique.

Jusqu’en 1991, la France n’intervient pas à l’extérieur, Guerre froide oblige. Dès que le mur est tombé, alors les interventions ne cessent de se multiplier : Golfe, Yougoslavie, Serbie, Kosovo, Afrique, Afghanistan, Libye, Sahara. Depuis 1991, la France est continuellement en guerre, et ses troupes sont en opération extérieure sans interruption. Jamais nous n’avons plus connu la guerre que depuis la fin de la Guerre froide.

Or ces guerres sont menées non pas pour des raisons réalistes et stratégiques, mais pour des causes humanitaires. L’armée est déployée pour défendre les populations ou la démocratie, au nom du droit d’ingérence, ou bien au nom des peuples libres à libérer les peuples asservis. Nous avons ainsi face à nous un panorama des plus intéressants : les idéalistes sont des faucons et les réalistes des colombes. C’est au nom de l’idéal de la démocratie que la guerre est menée, et c’est au nom d’une réalité dangereuse et complexe que l’on cherche à faire taire les armes. Le vecteur de la guerre ne se trouve pas dans les marchands de canons ou le capitalisme, comme a tenté de le faire croire l’historiographie marxiste, mais dans la propagation de l’idée faite action. Nous en revenons ainsi toujours à cette constatation : l’idéologie a besoin de la guerre pour survivre.

http://www.contrepoints.org/

Via IRIB

Michel Collon répond à RT au sujet des armes chimiques en Syrie (vidéo)


Michel Collon-RT

Interviewé par la chaîne Russia Today sur l’utilisation des armes chimiques en Syrie (et par qui ?), Michel Collon expose brièvement les 5 principes de la propagande de guerre, qui permettent à chacun de repérer la désinformation, les intérêts cachés, la diabolisation de l’adversaire et le refus du débat public. Pourquoi, informés par les satellites russes qui montreraient que ce sont les rebelles qui ont employé ces armes, les Etats-Unis, la France et leurs alliés tirent leurs conclusions avant même toute enquête…

 

Michel Collon

http://www.michelcollon.info/Propagande-de-guerre-pour.html

Normandie-Niemen : Une amitié oubliée qui aurait été bien ulile aujourd’hui


Un vétéran du Normandie-Niemen sorti de l’oubli à Yaroslavl

Valentin Ogourtsov, 87 ans, a été fait chevalier de la Légion d’honneur pour avoir participé au régiment d’aviation Normandie-Niemen, qui a combattu les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale. « Le seul chevalier de la Légion d’honneur de Yaroslavl ! », comme il le signale. Rencontre avec ses souvenirs, en présence de son fils unique, Aleksandr Valentinovitch.

Régiment d’aviation Normandie-Niemen
Régiment d’aviation Normandie-Niemen

« Mon capitaine ! »

« On nous avait dit que les pilotes seraient français et qu’il ne fallait pas s’inquiéter. Mon capitaine ! : c’est comme ça qu’on les apostrophait », se souvient Valentin Ivanovitch Ogourtsov au milieu d’un tas de journaux et de notes éparpillés, fringuant dans sa chemise bleu ciel – la couleur de ses yeux.

Son récit est hésitant, emmêlé, brouillon. Quand il perd le fil, son fils vient à la rescousse : Valentin a grandi dans la petite ville de Fourmanov, dans le district d’Ivanovo. De l’école où il a étudié jusqu’à être appelé, à 17 ans, pour intégrer le régiment Normandie-Niemen, il reçoit tous les 9 mai – Jour de la Victoire – des lettres d’enfants lui témoignant leur admiration.

« Début 1943, j’ai été appelé, j’étais au lycée. Nous étions cinq frères et sœurs, et j’étais l’aîné des deux garçons. Mon père ne pouvait pas aller au front à cause de sa position importante au sein du Parti », raconte le vieil homme d’une voix lointaine.

Envoyé à Ivanovo comme mécanicien, le jeune homme est d’abord formé pendant un mois sur des avions de type américain, les AiraCobra. Puis le régiment franco-russe est transféré à Toula pour s’exercer sur des avions russes, les chasseurs Yak. Un mois plus tard, c’est le départ pour le front.

« Nous n’étions que des gamins »

Le régiment était composé d’une petite dizaine d’escadrilles : Valentin était chargé de l’entretien de l’avion numéro 16, deuxième escadrille.

« Au début, les pilotes français sont arrivés avec leurs mécaniciens. Mais ces derniers n’étaient pas contents de leurs salaires, ils voulaient être payés comme les aviateurs. Et puis, ils ne connaissaient pas nos engins, ils ne savaient pas réparer en plein hiver, quand le froid vous gèle les mains. Ils râlaient : Pas question de travailler dans des conditions pareilles ! Alors ils sont repartis, et des Russes ont été assignés à leur place », explique Valentin. Lorsque je lui demande comment les Russes réagissaient à ce qui a tout l’air de protestations syndicales, le vieil homme abrège : « Vous savez, c’était l’époque de Staline, alors nous… ».

Il se souvient que les aviateurs français, très bien formés au combat aérien, avaient l’habitude de dessiner une croix sur leur avion pour chaque engin ennemi abattu. L’équipe franco-russe communiquait grâce à des traducteurs. « Sauf un, qui parlait russe. Nous n’étions que des gamins, vous savez. Mais la responsabilité était énorme », dit-il.

Valentin Ogourtsov (au milieu), France, 2006
Valentin Ogourtsov (au milieu), France, 2006

Le vieil homme ne garde que des bons souvenirs de ses relations avec les Français : « On s’entendait bien. On ne mangeait pas ensemble, mais les Français partageaient parfois leur nourriture avec nous. Ils ne mangeaient pas de kacha, vous comprenez… ils n’aimaient pas ça. Dans leurs avions, ils stockaient des biscuits, du chocolat. Et avant chaque vol, ils nous en donnaient en cachette, en disant : Si je meurs, c’est gâché – profitez-en !. Mais ils ne nous ont jamais donné des cuisses de grenouille, non… »

L’un de ses souvenirs les plus douloureux est, étrangement, lié à leur dernière victoire sur les Allemands. Georges Henri, le pilote de l’avion numéro 16 sur lequel travaillait Valentin, abattit deux chasseurs lors d’un vol qui devait être son dernier, prenant ainsi l’avantage sur la mer Baltique. À l’atterrissage, Georges, tout heureux, se jeta vers ses collègues pour leur raconter son exploit – et fut mitraillé, dans sa course, par les soldats allemands qui cherchaient régulièrement à bombarder les aérodromes, pourtant camouflés.

« Mieux vaut tard que jamais »

Ainsi, en juin 1945, lorsque les mécaniciens russes accompagnèrent les pilotes français pour offrir à la France les 50 avions de chasse du Normandie-Niemen, Valentin ne put-il se joindre à eux : il n’avait plus de pilote. « J’aurais aimé y aller pourtant – pour raconter à la famille de Georges comment leur fils était mort en héros », regrette-t-il.

Valentin n’a donné sa toute première interview qu’en 2009. À ma question de savoir « pourquoi si tard », il répond que, longtemps, il n’a « pas eu le droit » de parler de cet engagement. Ayant quitté l’armée en 1951, après avoir servi à Yaroslavl et en Extrême-Orient, Valentin est rentré chez lui, à Ivanovo.

Le quotidien des pilotes
Le quotidien des pilotes

Et c’est son père qui lui a alors formellement déconseillé de parler de son passé : « Tu risquerais des ennuis – mieux vaut te faire oublier ». Et le jeune homme s’est tu, vingt-cinq années durant. À l’époque, d’ailleurs, l’opération Normandie-Niemen était restée secrète, et personne n’en avait eu vent en URSS.

Ce n’est que dans les années 1960 que l’existence du régiment a été révélée au public, et les soldats récompensés. À l’exception des mécaniciens cependant – et Valentin a conservé l’anonymat. « Après l’armée, en 1951, j’ai commencé d’étudier pour intégrer la faculté de médecine. On disait que l’examen d’entrée était très sélectif. Mais à Ivanovo, les médecins étaient tous très vieux, il fallait du sang neuf. Un professeur m’a donné une antisèche pour m’aider à rédiger ma dissertation d’admission. Tout y était : j’ai juste recopié les dix commandements de Staline : Staline, merci de vivre ici parmi nous. Merci pour avoir fait ceci et cela, etc. Je n’ai fait que trois fautes en recopiant – une virgule, une majuscule… J’ai donc été admis à la faculté de médecine, et je suis devenu gynécologue. »

Envoyé à Yaroslavl au bout de quelques années, Valentin y a rencontré son épouse, fait un enfant, vécu sa vie. Jusqu’au jour où, après ce qui semble une éternité, on est venu les chercher, lui et une maigre poignée de vétérans, afin d’accompagner Vladimir Poutine au Bourget. « Mieux vaut tard que jamais », soupire son fils.

« Trois survivants »

Et, le 22 septembre 2006, près du musée français de l’Air et de l’Espace, un monument au régiment Normandie-Niemen était inauguré, dont une copie trône dans le quartier de Lefortovo, à Moscou. En présence de Jacques Chirac et Vladimir Poutine :
– Lequel des deux t’a le plus impressionné, papa ? demande Aleksandr.

– Aucun, fils, aucun, lâche Valentin, avec un signe las de la main. Je me souviens juste que, le soir, nous avons paradé dans les rues avec toutes nos décorations sur la poitrine.

Il se tourne vers moi :

– Tenez, regardez : c’est un document signé de la main de Staline. Il y exprime sa reconnaissance ! Et ça, c’est un itinéraire de vol : l’opération, les villes libérées, les dates…

– Qu’avez-vous ressenti en recevant la Légion d’honneur française ?, je demande.

– Rien. Pourquoi ? Je n’ai rien ressenti. Vous savez, à la cérémonie, nous n’étions plus que trois survivants.
Le régiment d’aviation Normandie-Niemen est la seule unité de combat étrangère à s’être battue, lors de la Seconde Guerre mondiale, sur le territoire soviétique. En 1942, de Gaulle a proposé à Moscou d’envoyer des pilotes français en URSS et Staline a accepté. Le 4 décembre 1942, dans la ville d’Ivanovo, à 300 km au nord-est de Moscou, fut créée l’escadrille aérienne française. Les pilotes la baptisèrent « Normandie ». Au palmarès du régiment franco-russe : 5249 vols, 869 combats aériens et 273 victoires en tout, de mars 1943 à avril 1945.

par

Tout le monde se prépare… en faisant des manœuvres


RIAN_02245748.LR.ru.jpg.1000x297x1Y a-t-il déjà eu dans l’Histoire de l’Humanité une période où tant de grandes manœuvres se déroulent en même temps, de manière répétitive et à si grande échelle ? Sans risque de se tromper, on peut dire que non. Tous les pays du monde sont pris d’une frénésie d’exercices, conjoints ou non. Il suffit de disposer de 3 kalachnikovs dans son râtelier ou d’un vieux tank dans un hangar délabré pour avoir envie de le tester dans ces vastes rassemblements auxquels les amis se convient de plus en plus régulièrement.

La Mer de Chine, le Pacifique, du nord au sud, l’Océan Indien, ne sont plus, depuis quelques temps, qu’un vaste champ de bataille ‘’pour de faux’’. La Méditerranée, n’en parlons même pas. Mais là, dans sa partie orientale, plus on se rapproche des côtes syriennes, plus les opérations ‘’pour de faux’’ sont teintées de vrai, et même plus.

Les manœuvres les plus récentes et encore en cours se déroulent en Extrême-Orient, en Russie. Les plus grandes manœuvres stratégiques depuis l’époque soviétique. Environ 100 000 militaires, plus de 1 500 blindés, plus de 130 avions et hélicoptères, ainsi que 70 navires de guerre et sous-marins de la Flotte du Pacifique ont été mobilisés. Un peu avant, il y avait eu des exercices d’une grande ampleur organisés conjointement entre l’armée chinoise et l’armée russe.

Pendant ce temps, Israël aussi fait des exercices. Les Etats-Unis n’arrêtent pas de s’exercer à travers le monde avec tel ou tel allié. Tout le monde manœuvre. Comme si chacun cherchait ses marques. On aurait bien aimé que toutes ces opérations ne soit qu’un jeu pour s’impressionner les uns les autres. Mais, malheureusement on n’en est plus là. Ces manœuvres remplacent maintenant le langage diplomatique.  On est dans un climat de pré-guerre ou, plus exactement un climat de pré-conflagration, car nous ne sommes jamais sortis de la guerre depuis 1939. Chacun fourbit ses armes et fait le compte de ses amis. A la place des mobilisations générales d’antan, on mobilise ses copains et alliés.

Quand la conflagration éclatera, nous ne le saurons même pas, car nous attendrons, en vain, une mobilisation générale pour nous sentir concernés, mobilisation qui ne viendra jamais. Le monde est toujours en retard d’une guerre. Et pour cause ; le futur n’est jamais écrit, ou en tout cas lisible. Si on pouvait savoir ce que sera la future guerre (toute future guerre), tout le monde éviterait de s’y engager, à commencer par celui qui la perdra. Pourtant le passé est éclairant. Toutes les guerres sont identiques et se développent selon le même scénario. D’abord elles sont vues comme impossibles, voire inimaginables au nom du ‘’plus jamais ça’’ qui suit tous les traités de paix. Ensuite, sans s’en rendre compte, on s’y prépare. Puis, brusquement, elles deviennent inéluctables et, aujourd’hui, il semble bien que nous soyons à cette phase. Une fois qu’elles ont éclaté, que chaque camp a commis le maximum de dégâts humains que sa préparation pouvait lui permettre de réaliser,  on se rend compte que les peuples engagés dans le conflit sont tous perdants de part et d’autre. Seuls quelques groupes de personnes, de part et d’autre également, auront gagné. Ce sont ces groupes de gagnants qui se réuniront pour signer les traités et décideront d’un commun accord qui a gagné et qui a perdu, déplaçant les réalités sur un autre terrain.

Qu’y pouvons-nous ? Personne ne veut la guerre, mais elle est toujours là, omniprésente, comme une excroissance de la nature humaine. Nous n’y pouvons donc rien. Nous pouvons juste constater que nous y allons tout droit. Il est presque certain qu’aucun dirigeant de ce monde ne la souhaite vraiment. Ils ont, comme tout le monde, peut-être même plus que tout le monde, conscience de ce que cela représente. On peut même croire fortement qu’ils feront tout pour l’éviter. Mais arriveront-ils à enrayer la machine ? Cela reste à voir.

Avic

Le sénateur McCain venu encourager ses soldats en Syrie


McCain en Turquie, peu de temps avant son entrée en Syrie
McCain en Turquie, peu de temps avant son entrée en Syrie

Tout le monde croit que McCain avait perdu les élections il y a 5 ans et que c’était Obama qui les avait gagnées. Eh bien, non. Obama n’est qu’un figurant. Avec son ‘’Yes we cain’’, les vrais maîtres sont ailleurs. Ce sont entre autres un Dick Cheney qui lui intime l’ordre de laisser tomber Guantanamo, ou un McCain qui conduit les guerres et les subversions étatsuniennes à l’extérieur.

Mc CaïnPendant que l’administration Obama cherche des solutions pour s’en sortir en Syrie, McCain a déjà sa solution. Paix ou pas, accords ou pas accords, il veut en découdre jusqu’au bout.  Son armée, il l’a déjà sur place. Malgré la raclée qu’elle subit, elle reste hautement nocive. Apparemment il n’est pas question pour son clan de déposer les armes. C’est, en tout cas, ce que semble vouloir dire sa petite visite secrète en Syrie, via la Turquie, et sa rencontre (secrète, elle aussi) avec des personnalités de l’ASL. Qu’espère-t-il ? Ses mercenaires ont déjà tout ce qu’il faut : armes, argent, logistique. Malgré cela, ils boivent la tasse. S’ils continuent, ils seront décimés jusqu’au dernier.  Mais, de cela, il s’en fout. Il ne veut peut-être même pas gagner la guerre. Il voudrait juste qu’elle soit sans fin, quitte à aller chercher des mercenaires  à l’autre bout du monde. Alors il est venu remonter le moral de ses boys barbus, comme au bon vieux temps de son Vietnam. Il est venu leur promettre plus d’armes, plus d’argent et plus de logistique, tout ce qu’ils demanderont, mais pourvu qu’ils tiennent.

Finalement, peut-être bien que le monde l’a échappé belle, il y a 5 ans, lors de l’élection d’Obama.

Avic

Michel Audiard : Vive La France !


drapeau_franceLes événements majeurs de l’Histoire de France commentés avec humour par Michel Audiard, à partir d’images d’archives et des actualités cinématographiques.

VIVE LA FRANCE (1974), réalisation, scénario et commentaire de Michel Audiard.

Le film se termine sur l’étrange silence de l amiral philippe de Gaulle……..Il aurait pu avoir un destin a la Napoléon III ….Et il termine dans l inauguration des maisons de retraite !

Ce documentaire qui calmera ou énervera au contraire les nationalistes les plus excités ; « le soldat français ayant pris l’excellente habitude de se carapater au moindre coup de canon » ils vont aimer c’est sûr. Ils pourront toujours dire que c’est la faute aux Juifs, aux Francs-maçons et aux pédés, moi je dis qu’on est en grande majorité un peuple de lâches, extrêmement arrogants et chauvins mais couards au possible dès que ça chauffe ! Les résistants n’étaient qu’une poignée. Ce documentaire est très bien pour nous rafraîchir la mémoire.
Nous ne sommes pas des Allemands, ni des Russes, ni des Japonais, ni des Serbes, ni des Anglais ni des Américains ni même des Afghans.
Notre fierté réside ou résidait à mon sens ailleurs, dans notre art de vivre, la beauté et la variété de nos paysages, de nos villages, et puis avec nos nombreux intellectuels, en particulier les hommes de lettres. Bon d’accord on n’a plus grand chose de tout ça aujourd’hui à part les paysages.
Mais en revanche, nous sommes renommés mondialement pour être pitoyables – surtout depuis un siècle – lorsque viennent les moments forts et « tests historiques », comme les guerres.

Quand on est un français honnête avec son histoire il vaut mieux à mon avis avoir de l’humour.

L’hypocrisie et le cynisme n’est pas propre qu’aux Américains et à Israël. Voir aussi ce qu’en pensent aussi les Estoniens, les Lettons, et même les Japonais.
Récupérer Sakhaline et les Kouriles 3 jours après Hiroshima et Nagasaki c’est très chevaleresque, n’est ce pas messieurs les russes?

http://zebuzzeo.blogspot.fr/2013/05/quand-michel-audiard-reglait-ses-compte.html

Les États-Unis perdent la guerre clandestine en Syrie : Les rebelles d’Al-Nosra appuyés par les États-Unis, vaincus par les Forces armées syriennes


osama_obamaDes reportages récents sur le terrain suggèrent que les États-Unis et leurs alliés sont en train de perdre la guerre clandestine en Syrie en appuyant le front Al-Nosra.

Ces dernières semaines, les rebelles affiliés à Al-Qaïda et appuyés par les États-Unis ont été décimés par les Forces armées syriennes.

Une offensive à l’échelle nationale a été lancée avec l’appui de la Russie et de l’Iran. Les voies d’approvisionnements d’armes des rebelles ont été bloquées :

« L’armée syrienne s’est concentrée sur le blocage des routes d’approvisionnement de nourriture et d’armes, lesquelles passent surtout par le nord du Liban, la Turquie et la Jordanie » (Voir Buying Time in Syria by Phil Greaves, Global Research, 11 mai 2013.)

Al-Nosra est largement composé de mercenaires recrutés en Turquie, en Arabie Saoudite et au Qatar. Des forces spéciales clandestines (occidentales) et des conseillers militaires ont également intégré leurs rangs.

Les terroristes affiliés à Al-Qaïda et directement financées par Washington constituent les fantassins de l’alliance militaire occidentale.

CNN a confirmé que des forces spéciales travaillant à contrat pour le Pentagone ont donné une formation aux terroristes d’Al-Nosra sur l’utilisation d’armes chimiques :

Selon les sources, la formation [sur l’utilisation d’armes chimiques], qui a lieu en Jordanie et en Turquie, porte sur la façon de surveiller et de sécuriser les réserves d’armes, ainsi que la gestion des sites où se trouvent les armes et le matériel. Selon l’un des responsables, certains entrepreneurs sont sur le terrain en Syrie et travaillent avec les rebelles pour surveiller certains sites.

La nationalité des formateurs n’a pas été divulguée, mais les représentants ont indiqué qu’il ne fallait pas supposer qu’ils étaient tous Américains (CNN , 09 décembre 2012. C’est l’auteur qui souligne.)

Puis, une fois que les consultants militaires engagés par le Pentagone ont fourni à ces rebelles d’Al-Qaïda des armes de destruction massives (ADM) et une formation pour les utiliser, le gouvernement syrien est tenu responsable de l’utilisation de ces ADM contre le peuple syrien.

Des terroristes appuyés par les États-Unis

Le plus récent reportage de SANA, l’agence de nouvelles officielle (12 mars), fournit des détails sur les mesures prises par les Forces armées syriennes contre les rebelles d’Al-Nosra dans différentes régions du pays :

Samedi les unités des Forces armées ont continué à pourchasser les groupes terroristes dans plusieurs zones rurales et à Damas, infligeant de lourdes pertes à leurs membres.

Une source officielle a déclaré à un journaliste de SANA qu’une unité de l’armée avait mené une opération spéciale dans le quartier Al-Beiraqdar dans la ville de Hijeira, entraînant la mort d’un certain nombre de terroristes […]

La source a ajouté que de nombreux terroristes ont été tués et leurs armes ont été détruites dans la ville d’Al-Husseiniyeh.

Une unité de l’armée a poursuivi les membres d’un groupe terroriste au marché Wadi Barada à Al-Fakhoureh et a tué la plupart d’entre eux, tandis qu’une autre unité de l’armée a tué quatre terroristes dans la ville de Daraya, dont deux tireurs d’élite.

Une unité des Forces armées a lutté contre un groupe terroriste armé dans la ville d’Harasta, tuant bon nombre d’entre eux, tandis qu’une autre unité s’est battue contre un groupe terroriste armé à Jobar, éliminant tous ses membres et détruisant leurs armes.

Par ailleurs, une source militaire a affirmé que dans la zone rurale de Damas, des unités de l’armée ont pris le contrôle de la zone d’Al-Abbadeh et des fermes environnantes dans la région orientale de Ghouta. Les Forces armées ont continué à progresser dans la ville de Jarba et ont pris le contrôle des zones cruciales autour de la ville afin d’encercler les terroristes et les priver de leurs approvisionnements.

Une autre unité des Forces armées a affronté les terroristes de Jabhet Al-Nosra qui commettaient des cambriolages et des vols dans la ville de Jassem dans la zone rurale de Daraa, blessant bon nombre d’entre eux et tuant les autres, dont un Saoudien appelé Ammar Al-Shemmari et un Koweïtien, Mahmoud Al-Mtairi, deux chefs de Jabhat Al-Nosra, responsables de la fabrication d’explosifs […]

Des groupes terroristes à Alep continuent de subir de lourdes pertes aux mains des unités de l’armée ayant mené plusieurs opérations aujourd’hui, lesquelles ont entraîné la destruction d’une grande quantité d’armes et de munitions dans les repaires terroristes.

Le journaliste de SANA a cité une source officielle affirmant que de nombreux de terroristes ont été tués et plusieurs autres blessés au nord des installations de la compagnie d’électricité dans la région d’Al-Sheikh Saeed, à proximité de la mosquée Al-Tawba ainsi qu’à l’entrée du camp Handarat. Une mitrailleuse lourde, des armes et des munitions diverses ont également été détruites dans ces endroits.

La source a également indiqué que des unités des Forces armées ont tué de nombreux terroristes dans les environs de la ville industrielle, dans la zone franche, à la verrerie et dans la région d’Al-Zira’a.

L’armée a détruit le matériel et les armes des terroristes, y compris un canon antiaérien de calibre 23 mm, une mitrailleuse lourde et de nombreuses voitures remplies d’armes et de munitions, a ajouté la source.

Dans la ville de Minnegh, une unité de l’armée a tué des membres d’un groupe terroriste armé et en a blessé d’autres dans le quartier d’Al-Alqamiyeh et près du Centre de recherche agricole.

D’autres terroristes ont été tués près de l’usine d’Al-Daqaq et au sud de la mosquée Al-Ibrahim Khalil de Khan Al-Assal. Un véhicule rempli d’armes et de munitions a été détruit dans cette région […]

Des unités des Forces armées ont continué de cibler les rassemblements et les repaires des terroristes de Jabhat al-Nusra dans la zone rurale d’Idleb.

Le journaliste de SANA, a cité une source officielle disant que les unités de l’armée ont détruit des armes et des équipements utilisés par les terroristes dans leurs actes criminels près du restaurant Al-Fanar dans la région de Jabal Al-Arabaeen.

De nombreux terroristes ont été tués et plusieurs autres blessés dans les villes de Kfarlata et Ariha, toujours dans la région de Jabal al-Arbaeen.

La source a ajouté que des unités des Forces armées ont détruit les repaires de terroristes, ainsi que les armes et les munitions qui se trouvaient à l’intérieur, à Ein al-Qasab, Mashmashan, Qatroun, Al-Najiyeh, Ein Al-Barideh, Bazit, Darkoush, Heisch, Grand Salmo, Um Jreen, Al-Buweiti, Al-Tur’eh et Mseibin.

Des membres d’un groupe terroriste ont par ailleurs été éliminés près de la ville M’atrem sur la route Ariha-Jisr Al-Choughour, tandis que des unités de l’armée pourchassent toujours des terroristes près de l’usine de briques et du camp d’Al-Shabibeh.

Dans la ville de Saraqeb, une unité de l’armée a tué et blessé plusieurs terroristes affiliés à la soi-disant « brigade Al-Tawhid » à proximité du garage Pullman. Les armes et l’équipement des terroristes ont été saisis […]

Entre-temps, une unité de l’armée a éliminé des membres d’un groupe terroriste armé dans le village de Jub Al-Ahmar dans la zone rurale d’Hama et détruit leurs armes, dont des mitrailleuses lourdes […]

Les unités de l’armée ont continué à pourchasser les groupes terroristes armés dans plusieurs quartiers de Deir Ez-Zor, en tuant un nombre important.

Une source officielle a déclaré au journaliste de SANA qu’une unité des Forces armées a détruit un refuge terroriste dans le quartier d’Al-Sinaa, alors qu’une autre unité a éliminé un groupe terroriste armé sur le pont d’Al-Siyasieh (SANA, le 11 mai 2013.)

Ironiquement, alors que les terroristes d’Al-Nosra sont directement soutenus et financés par le Pentagone, ils sont sur la liste des organisations terroristes du département d’État.

Les récentes initiatives du secrétaire d’État John Kerry ont largement contribué à accroître le flux d’argent et l’appui militaire aux terroristes, sous le couvert de l’« aide humanitaire ».

Volte-face politique

Le Conseil de sécurité de l’ONU a prévu ajouter le Front Al-Nosra à sa liste noire d’organisations terroristes. Ironiquement, cette initiative est envisagée maintenant « alors que le gouvernement syrien avait demandé au Conseil de sécurité en avril d’ajouter Al-Nosra à sa liste noire, une requête qui fut bloquée par la Grande-Bretagne et la France ». (Press TV, 11 mai 2013.)

Maintenant qu’Al-Nosra, une entité créée et parrainée par le renseignement occidental, est décimée par les Forces armées syriennes, les États-Unis et leurs alliés demandent que les armes et le soutien financier soient acheminés aux factions rebelles « non islamistes », plus modérées:

Le ministre des Affaires étrangères français Laurent Fabius a appelé l’ONU à classer le Front Al-Nosra en Syrie parmi les organisations terroristes « afin de différencier le groupe islamiste des autres forces de l’opposition ».

Le ministre Fabius a déclaré en entrevue avec le quotidien français Le Monde : « [A]fin d’éviter toute ambiguïté, nous suggérons, que le Front Al-Nosra, qui est opposé au [président syrien] Bachar Al-Assad, mais aussi une filiale d’Al-Qaïda, soit considéré comme une “organisation terroriste par l’ONU” ».

Laurent Fabius a également affirmé que la France souhaitait augmenter son appui à l’opposition en Syrie, la Coalition nationale syrienne, soulignant qu’elle devait « se développer, former une unité et garantir clairement le respect des droits de toutes les communautés s’il y avait un changement de régime ».

Ces développements suggèrent que les rebelles d’Al-Nosra sont de la chair à canon. Ils ne sont plus soutenus ni défendus comme des combattants de la liberté (freedom fighters).

Washington, en consultation avec ses alliés occidentaux, a décidé de sacrifier ses fantassins affiliés à Al-Qaïda, que l’armée syrienne est en train d’anéantir.

Alors que la Grande-Bretagne et la France avaient bloqué l’initiative antérieure de la Syrie visant à inclure Al-Nosra sur la liste des organisations terroristes du Conseil de sécurité des Nations Unies, ce sont maintenant ces pays, et non pas la Syrie, qui sont à l’origine de la nouvelle initiative, ces pays qui jusqu’à tout récemment fournissaient de l’argent et des armes à Al-Nosra.

De plus, le soutien financier direct de Washington à Al Nosra, négocié par le nouveau secrétaire d’État d’Obama, John Kerry, a causé, pour dire le moins, un embarras diplomatique.

À cet égard, il convient de noter qu’un citoyen étasunien soupçonné, avec ou sans preuve, de soutenir indirectement une entité affiliée à Al-Qaïda serait immédiatement arrêté, sauf bien sûr le secrétaire d’État John Kerry, ainsi que d’autres hauts responsables gouvernementaux, qui soutiennent des unités d’Al-Qaïda pour le compte du gouvernement des États-Unis.

Ceux qui mènent la « guerre au terrorisme » appuient les terroristes. Mais c’est pour une bonne cause : appuyer les « bons terroristes » dans le but de « promouvoir la démocratie ».

Article original : America is Losing its Covert Syria War: US Sponsored Al-Nosra Rebels Defeated by Syrian Armed Forces

Traduction: Mondialisation.ca

Syrie: des militaires israéliens découverts parmi les rebelles


armee-israelienne-n1-lior-mizrahi-getty-imagesEncore une preuve qu’Israël est fortement impliquée dans les coups d’états orchestrés au moyen Orient. Après leurs interventions aériennes, voilà qu’on retrouve leur armée infiltrée en territoire syrien pour aider les rebelles. Jusqu’où iront-t-ils pour renverser le régime d’Al-Assad? Combien de temps encore l’Iran laissera la situation s’envenimer avant d’intervenir à son tour? 

« Les troupes gouvernementales syriennes ont arrêté un véhicule israélien au cours d’une opération dans la ville d’Al-Quseir, un bastion important des forces rebelles, selon les médias officiels syriens.

Selon ces sources, le véhicule de l’armée israélienne arrêté sert à surveiller les signaux de communication et interférer les liaisons sans fils. Ils insistent sur le fait que c’est une preuve claire de l’implication des militaires et des membres des services secrets israéliens dans le pays arabe. « Dans la voiture, nous avons trouvé des munitions, des uniformes et divers moyens utilisés pour communiquer», explique l’une des troupes syriennes.

Des sources de RT dans l’armée syrienne, à leur tour, ont révélé la découverte dans la région d’une unité militaire avec 4 Israéliens, dont une femme, et la découverte d’un mortier israélien dans la région d’Al-Dabaa, situé à 10 kilomètres de Al Quseir. Ils ont signalé également l’arrestation de 11 soldats armés juifs dans la ville d’Al-Quseir, dont le contrôle a été pris par le gouvernement. Deux soldats israéliens ont été blessés dans l’opération.

L’action militaire qui a repris le contrôle de la place (un point stratégique près de la frontière libanaise utilisé comme un pont par lequel l’opposition a reçu des armes et des mercenaires) par les troupes de Bachar al Assad a eu lieu en quelques heures. « Ce qui s’est passé aujourd’hui à Al Quseir démontre clairement la victoire d’une philosophie de vie et la fermeté envers les assassins sous contrats que représente les gangs armés en Syrie. On ne peut pas arrêter de parler de la réussite de l’offensive de l’armée syrienne et tout ce qui a été accompli », a déclaré Ibrahim Sair écrivain et publiciste.

Selon les détails militaires, l’opération a été basé sur une stratégie bien étudiée. Les soldats ont encerclé la ville, libérant sa périphérie et évacuant les résidents de ces zones pour éviter les effusions de sang. Malgré cela, il n’était pas possible d’éviter les affrontements, dans lesquels un certain nombre de rebelles ont été tués. Les combattants de la formation armée Front An-Nusra, faisant partie d’Al-Qaïda (NDLR: sous entendu les larbins de la CIA), ont également subi des pertes importantes et beaucoup ont été forcés de se rendre ou de fuir. «Les groupes armés qui se trouvaient dans la ville d’Al Quseir faisaient partie du Front An Nusra et autres groupes assimilés. Ils ont pris de nombreux civils en otages et les ont utilisés comme boucliers humains. Maintenant Al Quseir est sous le contrôle de l’Armée syrienne d’un point de vue militaire et c’est un grand succès, » insiste l’analyste militaire Salim Jarbah.

L’analyste international Carlos Martinez, pour sa part, estime que l’implication d’Israël dans le conflit interne syrien a un objectif très précis: «Il y a une coalition de facto entre Israël, l’Occident et les monarchies du Golfe pour mettre fin à l’influence de l’Iran « . Il indique qu’une Syrie complètement détruite sans une gouvernance claire serait un grand pas vers cet objectif, et que Damas et Téhéran ont toujours été des alliés fidèles« .

Source:
RT

Traduction Fawkes News

L’imposture européenne : la CIA derrière la construction européenne


Jean Monnet et Robert Schuman
Jean Monnet et Robert Schuman

Nous y arrivons tout doucement. Les langues se délient et certaines personnalités osent (enfin) parler de certains sujets tabous. Vendredi dernier chez Taddeï, Marie-France Garaud a déballé ce que beaucoup de monde savait mais que les officiels préféraient taire au profit d’une geste à l’eau de rose. Elle  a révèlé devant des millions de spectateurs une arnaque qui a endormi les européens et le monde pendant des décennies.  « Jean Monnet était un agent américain payé pour détruire les états européens », a t-elle dit. Venant d’une personnalité aussi respectable que Marie-France Garaud, on peut penser que les traqueurs de « complots » en seront pour leurs frais. On peut aussi espérer  qu’une petite lumière va enfin s’allumer dans certains esprits pour permettre la compréhension de certains des évènements d’aujourd’hui. D’autant plus que les analogies avec le temps présent ne manquent pas. Par exemple, on sait maintenant que les Etats-Unis ne libèrent jamais un pays. Ils l’occupent  (quand ils peuvent), le remodèlent à leur goût et y mettent un dirigeant à leur solde. Le remodelage du Grand Moyen-Orient ressemble fort à ce qui s’est passé après la seconde Guerre Mondiale en Europe. L’Europe vaincue – vaincue en 40 par celui qui le sera en 45 – et affaiblie, n’avait d’autre choix que de « subir » la reconstruction qui enrichira l’Amérique et fera d’elle la première puissance mondiale. Pour rester encore dans l’analogie, on remarque que tout résistant au programme hégémonique est impitoyablement écarté, aujourd’hui comme hier. On se rappelle comment De Gaulle fut poussé dehors après la guerre et les révoltes de 68 (révolutions colorées, déjà ?) qui finiront par avoir raison de lui.

Les ressemblances ne manquent pas. Tout comme certains maliens croient en la vertu de forces libératrices venues d’au-delà des mers, les européens y ont cru et y croient encore. Les commémorations sont là aussi pour ça. Nous venons de commémorer le 8 Mai, nous nous recueillerons le 6 Juin sur les plages de Normandie avec toute l’émotion nécessaire, avec quelques narratifs ou le sempiternel film « Le jour le plus long » à la télé, pour nous rappeler notre chance d’avoir eu un sauveur providentiel, oubliant que la guerre sans ces américains durait déjà depuis 5 ans et qu’elle était presque gagnée grâce aux Russes.

Heureux peuples européens, peut-on dire. Ils se sont fait coloniser sans coup férir, dans la joie et la liesse, et cela, sans jamais, à aucun moment, s’en être rendu compte. Un coup de maître. Et le plus beau, c’est que les agents qui furent les artisans de cette colonisation sont, non seulement respectés, mais élevés au statu de héros. Et ils furent nombreux.

Pour aller plus loin dans les arcanes de la construction européenne, voir cette magnifique étude faite par Historia : Quand la CIA finançait la construction européenne

Avic

La Syrie, l’Iran : postes avancés russes


9k81_s-300v_surface_to_air_missile_russia_russian_army_001D’après la presse russe, la Syrie dispose déjà des fameux S-300 qui font tant danser les stratèges occidentaux. Et c’est tout à fait logique. Dans la mesure où la Russie s’est clairement positionnée comme un allier de Damas, on ne voit vraiment pas pourquoi et au nom de quel principe elle ne lui livrerait pas un système de défense efficace, voire dissuasif ? En aidant la Syrie et l’Iran, la Russie ne fait que défendre son propre territoire. Il est donc fort à parier que Téhéran bénéficie déjà d’une aide conséquente de la part de Moscou, en matière de défense. Habitués que nous sommes à la communication sur tout, au point de connaître la couleur du maillot de bain des compagnes présidentielles en occident,  tout ce qui n’est pas déballé dans les médias n’existe pas.  Et puis, il y a toujours une petite dose de mépris, de condescendance ou de racisme, quand on évoque le sujet des armes sophistiquées. Pour tout le monde, il est tout à fait logique et naturel que la Syrie, l’Iran, le Guatemala ou le Zimbabwe ne soit pas en possession de systèmes de défense qui puissent les prémunir contre les agressions impérialistes. Il serait outrecuidant pour ces pays d’avoir les moyens de tenir tête  aux dictats de Washington ou de l’OTAN.  Cela fait deux années que les syriens reçoivent des coups sur la tête, et l’on se demande encore si elle a le droit de se défendre et si elle peut s’en donner les moyens ! On trouve tout à fait normal qu’un Netanyahou se déplace à Moscou pour dire aux Russes : « ne leur donnez pas de quoi se protéger, sinon nous ne pourrons plus leur taper dessus ». Vraie ou pas, cette explication du voyage du premier ministre israélien en Russie est celle qui est privilégiée par les « experts ».

La vérité, c’est que la situation traine en longueur en Syrie. Et il y a de bonnes raisons pour cela. Les agresseurs n’ont pas l’habitude de tergiverser quand ils peuvent foncer. L’Afghanistan, l’Irak et la Libye nous l’ont montré. Ce que nous savons aussi, c’est que, comme beaucoup de prédateurs, ils attaquent en bande et  toujours une proie faible et sans défense. S’ils n’attaquent pas c’est qu’il y a de fortes présomptions que la proie n’est pas si faible que ça.

La Syrie est un os. Un gros os sur lequel les mercenaires se sont cassé les dents, et sur lequel  l’embargo, arme de destruction massive par excellence puisqu’elle tue sans  discernement toute une population, a lamentablement échoué.  Alors à quoi riment toute cette frénésie et tous ces va-et-vient à Moscou, la nouvelle capitale du monde diplomatique ? Un François Hollande croit-il vraiment que ses petites phrases puériles puissent avoir une quelconque portée et modifier les positions de son homologue russe? Espérons qu’il n’y croit pas lui-même. Sinon, pauvre France.

En tout état de cause, l’os syrien tout comme l’os iranien, avec l’aide de Moscou, est en train d’étouffer le camp des agresseurs. Il semble qu’il soit bien calé en travers de leur  gorge et qu’il ne veuille plus en bouger.

Avic

Qu’est devenue la guerre du Mali ?


BELGIUM-EU-BARROSO-TRAOREVous rappelez-vous ce qui se passait il y a un an au Mali ? Vous vous souvenez sans doute de ces hordes de terroristes armés jusqu’aux dents déferlant sur ce pauvre Mali, le coupant en deux et y instaurant la charia, pendant que l’armée malienne se tirait une balle dans le pied et s’auto-neutralisait. Vous avez encore en mémoire la sauvagerie avec laquelle les barbus s’en donnaient à cœur joie pour couper des mains, flagellaient et détruisaient des mausolées, créant ainsi une situation que la société internationale ne pouvait tolérer. Et bien sûr, la société internationale n’a pas toléré. Malgré les menaces, les dangereux djihadistes, encore plus armés jusqu’aux dents, poussent même l’outrecuidance jusqu’à foncer sur Bamako. On se rappelle que le sang de Hollande ne fit qu’un tour. Il déclencha le plan de sauvetage d’urgence par l’Opération Serval.  La « guerre du Mali » commençait.

Mais, après seulement quatre mois de « combats », on n’en entend plus parler. C’est le silence radio. Que sont devenus les barbus qui étaient si effrayants ? Sont-ils retournés en Libye, ou se sont-ils perdus dans le désert ? Ou peut-être se sont-ils dispersés dans les zones montagneuses des Adrar. En tout cas, cette terrible armée reste introuvable. Plus d’ennemis, plus de guerre. En principe. Au Mali, c’est l’inverse. Moins il y a d’ennemis, plus on renforce le dispositif. Les forces internationales se mettent en place tout doucement, pendant qu’on arme et forme l’Armée Malienne (mieux vaut tard que jamais…).

Pendant ce branle-bas de combat pour une « guerre » déjà terminée, les grandes manœuvres diplomatiques battent leur plein. Non pas pour négocier et installer la paix, comme après chaque conflit, mais pour chercher le nerf de la guerre (déjà terminée, je le rappelle). Les grands donateurs sont priés de mettre la main à la poche pour, disent-ils, la reconstruction. La reconstruction de quoi ? Les barbus avaient-ils démoli tant de mausolées que ça ?

Quoi qu’il en soit, les généreux donateurs ont  répondu présents. La BAD (Banque Africaine de Développement) s’est fendue de 240 millions d’euros pour soutenir les efforts de sortie de crise et de relance de l’économie du Mali. Dans le même temps, les pays donateurs réunis en conclave à Bruxelles ce Mercredi, se sont engagés à mobiliser 3.2 milliards Euros Dollars destinés au « programme de relance de la République du Mali ».

Plus d’une centaine de pays et d’institutions internationales ont participé à cette réunion, dont la Banque Mondiale et la Banque Islamique de Développement, qui vont participer à hauteur de 250 millions d’euros chacune, tandis que des dizaines de pays, dont les Etats-Unis, le Japon ou le Royaume-Uni, vont également accroître leur soutien, sous la forme de dons ou de prêts.

Devant tant de générosité, on pourrait dire : « tant mieux pour le Mali ». S’il y a un pays qui a un besoin urgent de fonds, c’est bien le Mali. Mais pendant que certains collectent de quoi réalimenter Gao ou Kidal en électricité, et renflouer, au passage, certains comptes, d’autres installent  durablement des bases militaires dans et autour du pays. Les terroristes pourraient revenir, n’est-ce pas ? Ils ont disparu mais ils sont toujours là, tapis quelque part, attendant leur heure.

Et puis, il y a les pays voisins… Qu’il faudra protéger malgré eux…

Avic

Syrie : la fin de la partie approche à grands pas


president-bachar-al-assad-assureLe rythme des événements en Syrie s’est accéléré ces dernières semaines. Les forces gouvernementales ont remporté sur le terrain des victoires importantes sur les rebelles, et cela a provoqué un mélange de provocations de guerre et d’offres de paix de la part des Etats-Unis et de ses alliés anti-Assad.

Avec la bénédiction d’Obama les avions de chasse d’Israël  ont récemment attaqué la Syrie à trois reprises, dans un raid aérien massif sur une installation militaire à Damas. 42 soldats syriens ont été tués. Peu de temps après Obama a finalement convenu d’une conférence de paix avec la Russie, qui avait demandé ces pourparlers depuis des mois.

Obama entre dans ces négociations dans une position affaiblie ; le gouvernement syrien est en train de gagner la guerre contre les rebelles soutenus par les US, et le succès sur le terrain est la carte maîtresse de toute négociation de paix. Obama et les rebelles ne sont pas en position d’exiger quoi que ce soit de la Syrie pour le moment.

Il est possible que Obama veuille éviter une nouvelle humiliation dans son ingérence en Syrie par un accord de paix de dernière minute destiné à sauver la face. Il est tout aussi probable, cependant, que ces pourparlers de paix sont une astucieuse ruse diplomatique, avec la guerre comme véritable intention. Il n’est pas rare que des pourparlers de paix soient rompus et servent de justification à une intensification de la guerre, car «la paix a été tentée, mais a échoué. »

Et Obama a beaucoup de raisons d’intensifier la guerre: il aurait l’air incroyablement faible et stupide si le président syrien devait rester au pouvoir après que l’administration Obama ait déjà annoncé que le régime d’Assad était fini, et avoir créé de toute pièce un gouvernement alternatif formé d’exilés syriens que les États-Unis – et d’autres alliés des États-Unis – traitaient comme le «gouvernement légitime de la Syrie. »

Voici comment la BBC parlait du gouvernement fantoche syrien d’Obama:

« … la direction politique de l’opposition syrienne – qui parcourt les capitales internationales participant à des conférences et faisant de grands discours – ne dirige personne. Elle a à peine le contrôle des délégués se trouvant dans la salle avec elle, encore moins les combattants sur le terrain « .

Si un improbable accord de paix était conclu, ces exilés syriens – que seule une infime minorité des combattants rebelles écoute en fait – seront ceux qui signeraient l’accord.

Beaucoup d’hommes politiques aux États-Unis sont encore à réclamer la guerre en Syrie, se basant sur l’accusation infondée que le gouvernement syrien aurait utilisé des armes chimiques contre les rebelles. Mais en réalité, l’ONU a, pour l’instant,  indiqué que c’est l’inverse qui est vrai : il existe des preuves significatives que les rebelles soutenus par les US ont utilisé des armes chimiques contre le gouvernement syrien.

Bien sûr, ce fait n’apparait que dans les dernières pages des médias US, s’il n’a pas été tout simplement ignoré. De la même façon, les mauvaises nouvelles au sujet des rebelles soutenus par les US commettant le  nettoyage ethnique / religieux à grande échelle et de nombreuses violations des droits de l’homme n’ont pas réussi à figurer en premières pages non plus. Et les nombreux attentats à la bombe par les rebelles soutenus par les US qui ont tué sans discrimination des civils ont également été largement ignorés par les politiciens américains et les médias.

La position américaine est encore affaiblie par le fait que la majorité des combattants rebelles sont des extrémistes islamistes qui se battent pour le djihad et la charia, et non pour la démocratie. The Guardian a rapporté récemment :

« Le principal groupe armé de l’opposition syrienne, l’Armée syrienne libre (ASL), perd ses combattants et ses capacités au profit de Jabhat al-Nusra, une organisation islamiste liée à Al-Qaida, qui apparaît comme la force la mieux équipée, la mieux financée et la plus motivée pour lutter contre le régime de Bachar al-Assad [syrien]. ».

Le New York Times ajoute:

« Nulle part en Syrie dans les zones contrôlées par les rebelles il n’existe une force de combattants laïques dont on parle. »

Mais même avec tous ces obstacles empêchant les États-Unis de dicter leurs conditions au gouvernement syrien, Obama a des atouts dans les mains: les armées américaine et israélienne.

Il est possible que les frappes aériennes israéliennes sur la Syrie aient été utilisées comme élément de marchandage pour la conférence de paix proposée en Russie. Si Obama a menacé de ramener la Syrie à l’âge de pierre il y a beaucoup de preuves – Afghanistan, Irak, Libye – pour étayer cette menace.

Poursuivre ce type de menace est en fait considéré comme une politique étrangère astucieuse par de nombreux politiciens aux États-Unis, puisqu’un pays non aligné sur les États-Unis a été affaibli et fragmenté en tant que force de résistance, abaissant ainsi le dernier obstacle à la guerre avec l’Iran.

La politique étrangère américaine est maintenant complètement dépendante de l’usage de la menace d’anéantissement. Alors que la puissance économique américaine a diminué par rapport à la Chine et d’autres pays, la carotte économique a été mise de côté en faveur du bâton militaire. Beaucoup « d’experts » de la politique étrangère américaine exigent que Obama dégaine le bâton à nouveau, de peur que ce fondement de la politique étrangère américaine s’avère n’être que des paroles et sans aucun acte.

C’est l’essence même de l’engagement américain en Syrie, ce qui risque de provoquer une guerre régionale qui pourrait inclure le Liban, la Turquie, l’Irak, Israël, l’Iran, la Jordanie et l’Arabie Saoudite avec la possibilité d’entrainer de plus grandes puissances liées à ces nations, les Etats-Unis et l’Europe d’un côté, la Russie et la Chine de l’autre.

Le sort du Moyen-Orient, déjà martyrisé, est dans la balance.

Shamus Cooke est un travailleur du service social, syndicaliste et écrivain pour Workers Action ( www.workerscompass.org ) Il peut être contacté à shamuscooke@gmail.com

Traduction Avic

Les Rothschilds veulent la banque de l’Iran


the Rothschilds lived hereEst-ce que prendre le contrôle de la Banque centrale de la République islamique d’Iran (CBI) est une des raisons principales pour que l’Iran soit la cible des pouvoirs occidentaux et israéliens ?

Comme les tensions poussent à une guerre inéluctable avec l’Iran, il faut explorer le système bancaire de l’Iran par rapport à ses homologues américains, britanniques et israéliens.

Certains chercheurs soulignent que l’Iran est l’un des trois seuls pays dans le monde, dont la Banque centrale n’est pas sous contrôle de Rothschild.

Avant le 9-11 il y en avait sept : Afghanistan, Irak, Soudan, Libye, Cuba, la Corée du Nord et en Iran. Cependant, en 2003, l’Afghanistan et l’Irak ont été engloutis par la pieuvre de Rothschild et en 2011 le Soudan et la Libye ont également disparus. En Libye, une banque Rothschild a été créée à Benghazi alors que le pays était encore en guerre.

L’Islam interdit l’usage de l’usure, la pratique de la tarification excessive, déraisonnablement élevé et souvent interdit les taux d’interêts sur les prêts; c’est un problème majeur pour le système bancaire de Rothschild.

Il y a quelques centaines d’années l’usure était également interdite dans le monde chrétien et était même passible de mort, car elle était considérée comme de l’exploitation et de l’asservissement.

Après que la famille Rothschild ait repris la Banque d’Angleterre ils ont étendu leur contrôle bancaire dans tous les pays du monde. Leur méthode a été d’obtenir des politiciens corrompus du pays à accepter des prêts massifs, qu’ils ne pourraient jamais rembourser et donc à s’endetter auprès des Rothschild . Si un chef de file refuse d’accepter le prêt, il est souvent écarté ou assassiné. Et si cette opération échoue, des invasions peuvent suivre, et une banque Rothschild qui pratique l’usure est établie.

Les Rothschild exercent une puissante influence sur les principales agences de presse dans le monde. Par la répétition, les masses sont dupés en leur faisant croire à des histoires d’horreur sur les vilains méchants.

Les Rothschild contrôlent la Banque d’Angleterre, la réserve fédérale, la Banque centrale européenne, le FMI, la Banque mondiale et la Banque des règlements internationaux. Aussi, ils possèdent la plus grande partie de l’or dans le monde ainsi que le London Gold Exchange, qui fixe le prix de l’or chaque jour. On dit que la famille est propriétaire de plus de la moitié des richesses de la planète — estimé par le Credit Suisse à 231 milliards de dollars — et est contrôlée par Evelyn Rothschild, l’actuel chef de la famille.

Des chercheurs objectifs soutiennent que l’Iran n’est pas diabolisé parce qu’il représente une menace nucléaire, tout comme les talibans, Saddam Hussein en Irak et Kadhafi en Libye n’étaient pas une menace.

Quelle est donc la vraie raison ? Est-ce les milliards et les milliards de bénéfices provenant du pétrole ou les milliards des bénéfices de guerre ? Est-ce pour ruiner l’économie américaine, ou est-ce pour déclancher la troisième guerre mondiale ? Est-ce pour détruire les ennemis d’Israël, ou pour détruire la Banque centrale iranienne afin que personne ne puisse défier le racket de Rothschild ?

La vraie raison pourrait être l’un de ces motifs ou, pire, tous.

par Dornach

Source : http://www.moneytrendsresearch.com/rothschild-wants-irans-banks/

Guerres et paix


can-stock-photo_csp3241618Il y a eu la guerre d’Afghanistan, suivie peu après par la guerre d’Irak. Il y a eu ensuite la guerre de côte d’Ivoire, puis celle de Libye. Aujourd’hui on a la guerre en Syrie et au Mali. Nous n’en sommes qu’au début du siècle, et pourtant, nous avons démoli et massacré autant, sinon plus, que pendant les 50 dernières années du siècle dernier. Et on nous dit que nous vivons dans une période de paix. Nous avons fini par nous persuader que nous sommes en paix depuis bientôt 70 ans. Je n’ose imaginer ce que ce sera le jour où nous ne serons plus en paix.

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Le programme des drones et le justificatif islamiste


DroneDans La Presse du mercredi 20 février, Mario Roy publie un éditorial sur le très controversé programme de drones américains qui sévissent autour du monde en toute impunité. Il évoque bien évidemment les dangers des dérapages que peut engendrer une telle situation, cette déresponsabilisation par rapport au meurtre. Mais il légitime cela en soutenant que pour les islamistes — comme si ce programme qui révolutionne l’art de la guerre n’était destiné qu’à combattre l’islamisme — il est tout à fait justifié de recourir à des bassesses comme « l’avion commercial transformé en missile, l’attentat suicide, l’égorgement télévisé ». Rien de plus simple, combattre le feu par le feu et le message ici est on ne peut plus clair : Ils tuent nos civils, tuons les leursIls attaquent nos enfants, faisons de même. Pour cette « guerre des religions » que certains aiment tant s’imaginer, la solution se trouve dans le principe biblique de la loi du Talion.

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Principes élémentaires de propagande de guerre ou Les dix commandements sans lesquels nos guerres sembleraient injustes


morelli-propaganda

 

Les dix « commandements » sont avant tout une grille d’analyse qui se veut pédagogique et critique. Elle n’a pas pour but de prendre parti, ou de prendre la défense des « dictateurs », mais de constater la régularité de ces principes dans le champ médiatique et social. Au ban des accusés, on retrouve tant les vaincus que les vainqueurs.

Principes élémentaires de propagande de guerre, (utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède…) est un livre de Anne Morelli paru en 2001, réédité en 2010 pour compléter la première édition avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan, ainsi qu’une analyse du discours d’Obama « Prix Nobel de la paix ».

« Je ne tenterais pas de sonder la pureté des intentions des uns ou des autres. Je ne cherche pas ici à savoir qui ment et qui dit la vérité, qui est de bonne foi et qui ne l’est pas. Mon seul propos est d’illustrer les principes de propagande, unanimement utilisés, et d’en décrire les mécanismes. » [1] Il est néanmoins indéniable que depuis les dernières guerres qui ont marqué notre époque (Kosovo, guerre du Golfe, Afghanistan, Irak) ce sont nos démocraties occidentales et le champ médiatique qui leur correspond qui sont mis en question.

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Des rizières de l’Indochine au désert du Sahara : Attention bourbier !


saharaLa France triple déjà ses effectifs au Mali. En moins d’une semaine d’engagement. De 800 on passe à 2500 hommes.  Au fait, combien étaient-ils au sein de l’OTAN en Afghanistan ? Au moins 150 000. Et même beaucoup plus si l’on rajoute les mercenaires. Et combien d’objectifs y ont été atteints ?  0 .

Qu’espère Monsieur François Hollande avec ses malheureux 2500 soldats, dans cette étendue aussi vaste, aussi inhospitalière, aussi « inhumaine » qu’est le Sahara ? Conquérir les dunes ? Envahir le désert ? Depuis qu’il a été élu, il nous a révélé bien des facettes de son personnage jusque là inconnues. Mais on ne s’attendait certainement pas à trouver chez lui de la mégalomanie, trait de caractère que l’on attribuerait plutôt à son prédécesseur. Oui, il s’agit bien de mégalomanie. A moins que ce ne soit de l’inconscience pure et simple, due à une ignorance des réalités.  Lire la suite Des rizières de l’Indochine au désert du Sahara : Attention bourbier !