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À propos de la situation en Syrie


Tribune libre Résistance

USD-en-feuTout laisse à penser que l’agression lancée contre la Syrie par l’empire étasunien, ses vassaux français et britannique, et des pays arabes félons, va finalement échouer. C’est un fait nouveau. En effet, depuis la chute du mur de Berlin, les agressions de l’Empire avaient atteint l’essentiel de leurs objectifs : détruire l’État agressé et n’y laisser que chaos et désolation. C’est ce qui s’est passé en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak et en Libye. Lire la suite À propos de la situation en Syrie

Syrie : Après Le Qatar Et La France L’Arabie Saoudite Sur La Touche


Le refus du siège au CSONU par l’Arabie Saoudite -quelque soient les raisons invoquées -dernier geste theatral avant la sortie de la scène internationale de cette dictature monarchique sénile dont le chef des services secrets à la tête des terroristes combattant en Syrie Bandar Bush a été incapable comme disent les anglo saxons de « deliver the goods » en d’autres termes renverser le gouvernement de Bashar Al Assad pour le compte des Américano Sionistes. Tout comme le Qatar renvoyé à ses mille et une nuits petro dollariques l’Arabie Saoudite sur la touche devra désormais se contenter de régner sur son Disney Mecque Show «sécurisé» par les Israéliens.

5972200-8903764Le Secrétaire Général du Hezbollah, Hassan Nasrallah- bête noire de l’Axe israélo saoudien – l’avait déjà affirmé dans son discours du 23 Septembre dernier l’Arabie saoudite, la Turquie et d’autres pays de la région soutenant les djihadistes en Syrie doivent reconnaître leur échec pour renverser le gouvernement syrien et se joindre aux efforts de paix pour trouver une solution politique pour mettre fin à cette guerre internationale qui dévaste la Syrie depuis plus de deux ans et demi.

« J’appelle l’Arabie Saoudite, la Turquie, et d’autres états du Golfe à réviser leur position… Cela ne mène nulle part de vouloir une victoire militaire. Mettez cette haine (du Hezbollah) de côté et pensez avec votre cerveau. Pensez à vos intérêts les intérêts de la région la survie de la région. »

Actuellement l’Arabie Saoudite est furieuse de voir ses plans régionaux – main mise sur la Syrie avec pour objectif d’affaiblir l’Iran et le Hezbollah au Liban – en passe d’être jetés dans les poubelles de l’histoire moyen orientale.

L’Arabie Saoudite s’est vue offerte la possibilité de faire entendre sa position au sein même du CSONU y ayant obtenu un siège de membre non permanent.

Pourtant vendredi 18/10/2013 l’Arabie Saoudite a fait savoir avec fracas qu’elle refusait de siéger au CSONU une première dans les annales de cette instance internationale. Les raisons invoquées – incapacité du CSONU à trouver une solution au conflit israélo palestinien et mettre fin à la guerre en Syrie- ne sont que des prétextes fumeux hypocrites ce d’autant plus que l’Arabie Saoudite est le principal financier et fournisseur d’armes aux djihadistes en Syrie que son chef des renseignements Bandar Bush est lui-même à la tête de ces djihadistes en collaboration étroite avec la CIA et que la dictature monarchique a vendu la cause palestinienne au régime sioniste avec lequel elle collabore étroitement.

Au CSONU pour la première fois depuis plus de 10 ans il y a harmonie au sein du CS à la fois entre ses membres et aussi entre eux et le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon. La Résolution 2118 sur la destruction des armes chimiques en Syrie a été votée à l’unanimité.

S’en était trop semble t-il pour l’Arabie Saoudite de devoir siéger au sein d’une instance qui retrouve enfin ce pour quoi elle a été créé : son rôle de maintien de la paix dans le monde.

Les US en passe de devenir exportateur de pétrole et de gaz de schiste ne sont plus comme ils ont pu l’être par le passé dépendant de l’Arabie Saoudite en matière énergétique. Après deux ans et demi de guerre en Syrie les US ont compris que leurs proxis au Moyen Orient dont l’Arabie Saoudite n’ont plus la capacité de régler par la force ce qui se passe dans ce pays.

L’Arabie Saoudite peut déployer tous les moyens à sa disposition -attentats à la voiture piégée, attaques terroristes en tout genre inclues celles aux armes chimiques, recruter former payer des dizaines de milliers de mercenaires djhadistes dont certains sortis tout droit de ses prisons – elle est incapable de gagner la guerre en Syrie.

L’Arabie Saoudite devrait si elle n’était pas dans un état de démence sénile politique avancé être capable de comprendre cela et en tirer les conclusions que lui a soufflées en Septembre dernier le Secrétaire Général du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

Actuellement dans la Maison des Saoud la bataille pour la succession du roi Abdallah fait rage un duel à mort entre les modérés et ceux rassemblés derrière Bandar Bush qui rêvent de domination régionale saoudienne.

C’est dans ce contexte d’instabilité régionale à laquelle participe activement l’Arabie Saoudite et de guerre intestine entre princes de sang qu’il faut replacer cette décision saoudienne de refuser le siège au CSONU alors même qu’il y a quinze ans elle avait déployer des efforts gigantesques sans résultat pour obtenir ce siège.

Son protecteur américain n’a pas réagi à ce refus signe pour Ryad que « game is over » pour elle au Grand Moyen Orient et que tout comme le Qatar et la France – trois pays qui ont été à l’avant-garde depuis plus de deux ans et demi dans la guerre contre la Syrie- si elle ne voulait pas se voir infliger le traitement réservé au Qatar le temps était venu de se recentrer sur ses problèmes internes dont la succession d’Abdallah.

Lot de compensation peut être l’Agence de Coopération pour la Défense et la Sécurité US vient d’annoncer qu’elle avait donné son feu vert au Congrès pour voter la vente pour un montant de 6.8 milliards de dollars d’armements ( avions de combat, missiles, bombes à guidage laser bunker busters ect…) à l’Arabie Saoudite.

Pour les US avec les Saoudiens c’est « bizness comme d’habitude » crise économique oblige en échange de sa protection la mafia du complexe politico militaro industriel de Washington accepte bien volontiers les pétro dollars.

http://www.planetenonviolence.org/Syrie-Apres-Le-Qatar-Et-La-France-L-Arabie-Saoudite-Sur-La-Touche_a3216.html

Syrie : le Hezbollah a trouvé l’arme de destruction massive anti-rebelles


800px-Flickr_-_Israel_Defense_Forces_-_Russian-Made_Missile_Found_in_Hezbollah_HandsLe dicton dit : l’argent n’a pas d’odeur. Si on rajoute qu’un mercenaire n’a de fidélité que vis-à-vis de l’argent, il semble qu’il y a là de quoi sauver la Syrie.

Le Hezbollah y a pensé, et peut-être bien l’armée syrienne aussi. Selon le site syrien  Syria Truth et des sources du Hezbollah, le mouvement de Hassan Nasrallah achèterait des armes aux rebelles, et ce depuis le mois de juin. Pour l’instant, il s’agirait d’armes antichars Konkurs (AT5), et des lances roquettes RPG 29. La dernière transaction en date portait sur la modique somme de 1 million de dollars.

Il est évident que le Hezbollah n’a pas besoin de ces armes. Mais ces achats sont d’une importance capitale. Partant des principes cités au début de cet article,  toute offre d’achat verra se bousculer un troupeau de vendeurs qui verront là le moyen de réaliser ce qu’ils étaient venus faire en Syrie – faire de l’argent – sans risque d’y laisser la peau. On peut être sûr que les principaux vendeurs seront les chefs ou les hommes clé dans les réseaux d’acheminement des armes saoudiennes ou Otanesques. Le rachat des armes aura pour conséquence de ralentir l’arrivée à destination de celles-ci, de décapiter la rébellion de ses chefs qui auront déjà pris la tangente vers d’autres cieux, et de décourager les sponsors qui verront leurs efforts détournés, sans compter la zizanie qui va naître au sein des rebelles. C’est du tout bénéf, comme on dit, même si les premiers bénéficiaires restent les marchands d’armes.

L’armée syrienne et le Hezbollah pourraient même parfaire cette nouvelle méthode. Par exemple, avant chaque transaction, se munir d’un catalogue Jet Tour pour proposer des destinations de retraite où on peut couler des jours heureux, sans avoir besoin de bombes, et proposer des billets aller-simple pour ces destinations. On peut aussi assortir ces transactions de conditions exigeant que chaque chef emmène avec lui quelques camarades, histoire  de ne pas se retrouver seul dans un pays inconnu, et de pouvoir se raconter avec nostalgie les souvenirs d’un passé turbulent. En y mettant le prix, on devrait pouvoir exiler un bon nombre de fidèles à leur chef.

Plein de perspectives peuvent s’ouvrir avec ce nouvel art du combat qui n’est pas encore enseigné dans les écoles de guerre et où tout reste à créer. En tout cas une chose est sûre : si le mercenariat a été créé par l’argent, il peut être annihilé et détruit par l’argent. Si l’argent n’a pas d’odeur, bizarrement, les mercenaires sont fortement attirés par l’odeur de l’argent. Allez comprendre. C’est frustrant mais force est de constater que les anglo-saxons l’ont compris, avant tout le monde, depuis toujours, en fait.

On ne peut qu’encourager le Hezbollah dans la découverte et la mise en œuvre de cette nouvelle arme de destruction massive de la rébellion syrienne. Après tout elle coûte certainement beaucoup moins cher, économiquement et en vies humaines, que la guerre brute. Ils ont les moyens financiers pour ça, et peuvent même se faire aider par certains riches alliés.

Avic

Les alliés de la Syrie restent fermes


NasrallahPendant que Téhéran élit son président avec une très forte participation, la Russie rejette d’un revers de main les prétendues preuves de Washington sur l’usage d’armes chimiques par l’Armée Arabe Syrienne. Yuri Ushakov, le conseiller de Poutine va même plus loin en affirmant : « . …nous n’aimons pas nous référer aux fameuses éprouvettes de M Collin ! les mêmes qui contenaient de la prétendue substance chimique de Saddam et qui ont justifié l’invasion de 2003 de l’Irak…..en tout cas, les preuves présentées par Washington ne nous dissuaderont pas de livrer  nos S-300 à Damas ». Et toc ! M.Collin Powell ne se doutait pas qu’il deviendrait un jour, avec ses éprouvettes, une référence historique.

De son côté, le secrétaire général du Hezbollah a réaffirmé la volonté de son mouvement de rester et de se battre en Syrie. « Là où nous devons être, nous y serons », a déclaré Sayyed Hassan Nasrallah. On ne peut être plus clair.

On constate une vraie radicalisation du front de la résistance. Quelle sera la position de l’Iran dans cette nouvelle donne après les élections. Allié indéfectible, il le restera. Mais affichera-t-il ouvertement son engagement militaire au lieu de jouer l’apaisement ?

En tout cas une chose est sûre, désormais. Toute attaque contre la Syrie se transformera en un conflit généralisé.

Avic