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Et si l’Iran privait les « Occidentaux » d’ennemi ? par Philippe Migault


Tribune libre Byblos

ahmadinejad-hitler-israel-horzL’élan d’ouverture qui se manifeste en Iran depuis l’élection d’Hassan Rohani a été favorablement accueilli par les « Occidentaux ».

La conversation téléphonique du Président iranien avec Barack Obama, premier contact direct entre les chefs d’Etats des deux pays depuis la révolution islamique de 1979, a suscité l’optimisme sur la scène internationale. L’esprit résolument moderniste de ce religieux qui fait le buzz sur Twitter, les pistes de négociations proposées par Téhéran sur son programme nucléaire, ont déclenché une vague de commentaires et d’analyses qui ne sont pas sans rappeler les premiers mois de la Perestroïka : enthousiasme d’une part, profond scepticisme de l’autre.

Du point de vue israélien, les choses sont claires : Rohani est un « loup déguisé en mouton » assure Benyamin Netanyahou. Le Premier ministre de l’Etat juif est persuadé que ce séducteur n’est qu’une ruse persane, dont l’objectif est de gagner du temps afin de permettre à l’Iran d’achever la mise au point de sa bombe atomique.

Côté américain, on se veut prudent. Parce qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, on rappelle qu’il faudra que Téhéran donne des garanties sur son programme nucléaire.

Pourtant, l’hypothèse d’une énorme entreprise de désinformation iranienne n’est peut-être pas ce qui inquiète le plus les Israéliens et leurs alliés américains. « Nous allons vous faire ce qu’il y a de pire, nous allons vous priver d’ennemi », déclarait en 1989 Alexandre Arbatov aux Américains. A Washington et à Tel-Aviv, bien des personnes redoutent que Rohani fasse de même.

Imaginons un Iran qui accepte la transparence sur l’atome, un Iran qui s’ouvre, qui convainque « l’Occident » de sa bonne volonté et obtienne la levée des sanctions.

Quel épouvantail brandiront les Israéliens pour poursuivre leur coûteux programme de bouclier antimissiles ? Pour les entreprises d’armement israéliennes qui ont développé une génération de matériels très onéreux, qu’elles proposent à l’export, une telle perspective serait catastrophique.

Car l’enjeu est colossal. Les systèmes antimissiles sont parmi les produits les plus convoités du marché mondial de l’armement. De nombreux Etats sont prêts à investir lourdement pour s’en doter. La vague de protestations ayant accompagné la décision turque d’acheter des missiles HQ-9 à la Chine ne se justifie pas seulement par le choix d’un matériel chinois par un Etat membre de l’OTAN. Elle s’explique surtout par la perspective de voir 4 milliards de dollars échapper à l’un des missiliers occidentaux et la Chine réussir une entrée fracassante sur ce segment juteux.

Les sociétés israéliennes espèrent secrètement greffer leurs systèmes sur un bouclier antimissiles européen, dont elles représenteraient la première ligne de défense vis-à-vis des menaces venues du Moyen-Orient, tenant le rôle que l’OTAN refuse à la Russie. Pour Tel-Aviv, cela permettrait de faire coup double : rapprochement militaire et diplomatique avec les Européens, accès à un marché des plus lucratifs, au détriment des entreprises européennes de défense, essentiellement françaises sur ce segment…Que Téhéran fasse des concessions et tout s’écroule.

Le même problème se pose aux Américains. Comment justifieront-ils leur propre projet en Europe ? En évoquant les missiles pakistanais ou nord-coréens ? Ou bien Washington ressuscitera-t-il la menace russe, ultime recours pour justifier la pérennité de l’OTAN ?

Les groupes Boeing, Raytheon, Lockheed-Martin ont eux aussi tout à perdre…Lourdement impliqués dans les programmes antimissiles israéliens, ils seraient doublement impactés : en Israël et, beaucoup plus grave, en Europe.

Car l’objectif commun de ces entreprises et de la Maison-Blanche sur le Vieux Continent est limpide. Il s’agit de renouveler le coup du programme d’avion de combat F-35. Celui-ci monopolise déjà une bonne partie des fonds que les Européens peuvent investir dans la R&D en matière d’aéronautique de défense, sans aucun transfert de technologie américaine en retour. Un désastre tel que les Etats de l’UE n’ont plus les moyens de financer les études nécessaires au développement de la prochaine génération d’avions de combat. En faisant de même sur le segment des missiles et de l’électronique de défense au sens large, l’Amérique donnerait le coup de grâce. Elle siphonnerait le gros des ressources restant à l’Union européenne pour sa défense, neutralisant son industrie de l’armement, la réduisant au rang de junior partner, nous privant d’un instrument indispensable à notre autonomie stratégique.

La mutation esquissée à Téhéran est susceptible, dans une certaine mesure, de remettre en cause la pérennité de l’OTAN, principal instrument d’influence américain en Europe sous sa forme actuelle.

Elle peut aussi rebattre les cartes sur le marché de l’antimissile où les entreprises européennes, faute de soutien politique, peinent à imposer leurs atouts face à leurs rivales américaines et israéliennes.

Espérons que l’éclaircie Rohani tourne au grand beau temps.

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction

Philippe Migault est Directeur de recherche à l’Institut de Relations Internationales et stratégiques (IRIS). Ses principaux domaines d’expertise sont les questions diplomatiques et stratégiques, les conflits armés et industries de l’armement.

http://fr.ria.ru/tribune/20131018/199586772.html

Via http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3997

Hollande sommé de rendre des comptes par Netanyahu


hollande-netanyahouChaque jour nous amène des preuves nouvelles de la servitude des dirigeants français.  Une nouvelle fois, François Hollande a du rassurer ce vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur sa position vis à vis de l’Iran en vue  de la prochaine réunion du 5+1 à Genève entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) plus l’Allemagne sur le programme nucléaire de Téhéran. Notre toutou en chef a du assurer de toute sa fermeté à l’égard de l’Iran, annonce l’Elysée. Qui sait si le pervers Netanyahou ne le lui a pas fait répéter plusieurs fois, histoire de s’assurer de son obéissance complète ?

Cela s’est passé par téléphone hier. Le premier ministre israélien est en train de compter ses adeptes. D’ores et déjà, il peut compter sur ses deux fidèles : le Royaume Uni et la France. Selon le quotidien israélien Haaretz, des délégations de diplomates britanniques et français, comprenant les principaux négociateurs de chacun des deux pays sur le nucléaire iranien, s’étaient rendues mercredi en Israël pour y informer leurs interlocuteurs de leurs attentes à la veille des discussions de Genève.

Si vous ne l’aviez pas compris, les 5+1 sont en fait 3 : la Russie, la Chine et Israël représenté officiellement par les 4 autres. Avant chaque négociation, c’est un va et vient entre Tel Aviv et les 4 capitales pour savoir quelle conduite tenir. Et la conduite à tenir, pour Netanyahou, est claire : durcir les sanctions et oublier tous les salamalecs autour de l’assemblée générale de l’ONU. Il veut reprendre ses troupes en main.

Et d’ailleurs, jeudi, il a accordé une interview à France 24 pour rappeler ses devoirs à Hollande et gommer la poignée de main que ce dernier a eue avec Hassan Rohani  à New York.  Qui le sait, d’ailleurs que François Hollande a rencontré Rohani ? Le déclin de la France est tel que tout ce que fait son président est, au mieux, ignoré sinon ridiculisé. Lors de l’interview, Netanyahou a donc exhorté Flamby à être ferme. Nous verrons jusqu’où ira sa fermeté.

Avic

Hassan Rohani, peut-être bien le futur Prix Nobel de la Paix


nobel-de-la-paix--qui-recevra-le-prix-au-nom-de-lue-_trt-francais-5049Contrairement aux autres prix Nobel (médecine, physique, littérature…), qui sont décernés pour récompenser un travail accompli, le prix Nobel de la paix n’a rien à voir avec un quelconque mérite. Il sert, le plus souvent, d’outil dans les rapports de force internationaux, précédant, accompagnant ou couronnant des campagnes médiatiques pour des buts purement géopolitiques.

Le prix de cette année n’échappe pas à la règle. The Guardian a ouvert les hostilités avec un sondage en proposant une liste de personnalités parmi lesquels ses lecteurs doivent choisir. Sans trop de surprise, c’est Hassan Rohani, la nouvelle coqueluche de l’Occident, qui arrive en tête avec 63% des votes, suivi de très loin par la pakistanaise Malala Yousafzai. (20%).

Est-ce le début d’une campagne pour nobéliser Rohani, ou juste l’opportunisme d’un journal qui veut surfer sur la notoriété du président iranien ? Nous verrons bien.

Avic

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Espion iranien, encore un faux d’Israël ? Une photo qui parle !!!


L’espion Belge et la controverse des deux soleils de Sion

1140346671Un espion Iranien détenteur d’un passeport belge aurait été arrêté par les autorités sionistes. Si l’arrestation est intervenue le 11 septembre, elle n’a été rendue publique que dimanche dernier, de sorte à bien sûr précéder de peu le passage de Benjamin Netanyahou à la tribune de l’ONU et sa rencontre subséquente avec le président des Etats Unis.

Histoire de mette la pression sur un chef de l’Etat américain qui a eu le front de passer un coup de téléphone à son homologue Iranien Hassan Roahani qui venait d’être la vedette de ce show politique qu’est l’Assemblée Générale des nations Unies.

On peut lire dans la presse belge  les éléments fournis par les services secrets sionistes sur ce supposé espion qui s’intéressait particulièrement à l’ambassade des Etats Unis à Tel Aviv.

Faut vraiment être belge (au sens de Coluche) pour faire le déplacement dans l’entité sioniste pour fureter autour d’une ambassade américaine alors qu’on est d’origine iranienne et qu’il existe des ambassades et consulats des Etats Unis à peu près partout.

L’article du journal belge Le Soir comme celui du torchon sioniste Aliya Express sont illustrés de la photo ci-dessous dans laquelle Alex Manes (Manes est un nom assez typiquement juif)  alias Ali Mansouri pose sous la lumière du soleil de Palestine.

Alex Manes alias Ali Mansouri
Alex Manes alias Ali Mansouri

Alex (Ali) avait alors l’air très confiant dans son short belge iranien. Au fait qui a pris la photo? Un complice ou simplement quelqu’un qui passait par là?

Pourtant cette photo pose problème et la nature de ce problème n’a pas échappé au blogueur Imgur qu publie un billet joliment intitulé:

Jésus en Judée!

En effet Imgur observe que si on en croit cette photo, il y a deux soleils dans le ciel de la Palestine occupée.

Regardez: la direction de l’ombre des jambes du prétendu espion, face à lui, à comparer avec la direction de l’ombre du poteau sur la gauche de l’image.

Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, Imgur guide notre regard:

Ombre N°1 (poteau) et ombre N°2 (jambes). Info dernière: la Palestine occupée à deux soleils dans son ciel
Ombre N°1 (poteau) et ombre N°2 (jambes). Info dernière: la Palestine occupée à deux soleils dans son ciel

Grosse rigolade à Téhéran…


5F1FB838-B830-4846-8ABD-2A213ACF8F27_mw1024_n_sPour son premier contact avec le monde occidental en tant que président, Hassan Rohani a fait carton plein. Il est rentré de New-York les mains chargées de cadeau pour le guide suprême Ali Khamenei.

Le premier d’entre eux concerne bien sûr le nucléaire iranien qui semble se diriger vers une solution rapide. Rohani se permet même de fixer des échéances. 3 mois, dit-il, peut-être 6.  On parle déjà d’allègement des sanctions.

Les relations irano-américaines, ensuite. Les Etats-Unis font tout pour faire baisser la tension en vue d’un dialogue. Il y a d’abord eu des rumeurs persistantes sur une rencontre entre les présidents des deux pays en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Mais l’Iran a poliment décliné l’offre, sans fermer la porte. Malgré la ‘’rebuffade’’ de Rohani, Barack Obama a finalement pris l’initiative de lui téléphoner alors qu’il était sur le chemin de l’aéroport pour quitter le sol américain.

Enfin, cerise sur le gâteau, ces bonnes nouvelles ont eu pour effet de provoquer la zizanie parmi les responsables israéliens. Comme il fallait s’y attendre, le bonheur de l’Iran ne pouvait que faire le malheur du gouvernement israélien et de son premier ministre. Netanyahou n’a pas été avare de propos acerbes contre l’attitude de Washington. Ce qui n’a pas eu l’heur de plaire au président israélien, Shimon Peres, qui a vivement réagi aux propos tenus contre le partenaire américain. «  Vous pouvez être pour ou contre les américains mais je n’aime pas le ton offensant de nos responsables », dit-il.  Peres, qui n’est pourtant pas un tendre au point que l’on en oublie qu’il fut prix Nobel de la Paix, a même une position diamétralement opposée à celle du gouvernement Netanyahou, en estimant qu’une reprise des relations irano-américaine était une bonne chose.

Qu’ont fait les iraniens pour en arriver là ? Ils n’ont renoncé à aucune de leurs prétentions et n’ont cédé en rien dans les exigences américaines. Leur discours vis-à-vis d’Israël et de toutes les forces hégémoniques est resté le même. Ils continuent, plus que jamais à soutenir la résistance palestinienne et la Syrie. Ce qu’il y a de changé, ce n’est pas ce que font les iraniens, mais celui qui dit ce que font les iraniens.  L’ancien et le nouveau président, Ahmadinejad et Rohani, disent pourtant la même chose, mais chacun à sa manière.

Le guide suprême nous aurait-il fait, volontairement ou non, le coup du bon et du méchant flic ? Le méchant, l’ogre, l’infréquentable, c’est bien sûr Ahmadinejad, celui dont mêmes les propos les plus gentils ne pouvaient qu’être mauvais. C’était un des rares personnages au monde qui, quand il disait ‘’paix’’, ‘’concorde’’, ‘’amitié’’, était traduit en langage occidental en ‘’guerre’’, ‘’discorde’’, ‘’ennemi’’.

A l’opposé, nous avons le gentil Rohani. Avant même son investiture, bien que ce soit un parfait inconnu, les médias avaient décidé que c’était un gentil. Quand il dit ‘’paix’’, tout le monde entend ‘’paix’’. On va même jusqu’à déformer certains de ses propos qui ne sont pas assez gentils pour les édulcorer. Ainsi, après avoir tenté à différentes reprises dans différents interviews, de lui faire reconnaître l’holocauste, de guerre lasse on arrange sa réponse à CNN en une reconnaissance en bonne et due forme, même si ce n’est pas tout à fait vrai. Une sorte de repêchage. Tout sera fait pour que Rohani reste ce gentil futur interlocuteur qui justifie qu’on lui tende la main.

Le guide suprême doit rire sous sa barbe. Finalement, il est dans une position confortable. Il lui suffit d’attendre et de voir venir. Quant à Hassan Rohani, quel que soit son portrait réel, il semble parti pour être un saint, du moins tant que l’occident a besoin de se rapprocher de l’Iran.

Avic

Al-Assad à Rai News 24 : On fera que la Syrie soit beaucoup mieux qu’avant


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Damas / Le président Bachar al-Assad a affirmé à la chaîne italienne /Rai News 24/ que l’objectif essentiel de l’Etat syrien est de se défaire des terroristes et de leur idéologie, précisant qu’e la Syrie sera beaucoup mieux qu’avant la crise.

Le président al-Assad a indiqué que la plupart des pays européens n’ont pas la capacité de jouer un rôle dans le règlement de la crise en Syrie vu qu’ils ne possèdent pas les facteurs qui leur assurent le succès dans ce rôle.

Le président al-Assad a affirmé que la Syrie s’engage à la résolution du Conseil de Sécurité sur les armes chimiques sans aucune réserve, précisant que le rôle de la Syrie se limite à présenter des données et de faciliter les procédures de la destruction des armes chimiques.

Le président al-Assad a indiqué que la solution politique est une partie très importante de la crise mais avec l’existence du terrorisme cette solution ne pourrait pas régler tous les problèmes. « En dépit de cela, il faut poursuivre l’action politique », a-t-il insisté.

Le président al-Assad a affirmé que le dialogue politique est très important pour discuter de l’avenir de la Syrie et du régime politique, appelant à arrêter la violence, le trafic des armes, l’infiltration des terroristes et le soutien financier y apporté pour assurer le succès de la solution politique.

Le président al-Assad a estimé que les personnes armées ne sont pas une opposition mais des terroristes, étant donné que l’opposition est une entité politique, un programme politique… une vision politique… C’est l’opposition. « Les armes, la destruction et l’assassinat ne sont pas opposition mais un terrorisme, comme le définissaient tous les pays du monde », a-t-il ajouté. « On mènera des discussions avec tout parti au sein de l’opposition, mais en ce qui concerne les groupes armés, aussitôt qu’ils jetteraient leurs armes, on serait prêt à discuter toute question avec eux à l’instar des autres citoyens », a-t-il indiqué, précisant qu’on ne pas négocier, par exemples, des organisations affiliées à Al-Qaëda, des terroristes ou bien des personnes qui réclament l’intervention étrangère ou militaire en Syrie.

A une question s’il planifie pour assister personnellement à la conférence de Genève, le président al-Assad a répondu qu’on doit être prêt en tant que gouvernement mais on ne peut pas déterminer qui va présider la délégation syrienne, vu que la conférence n’est pas claire jusqu’ici ainsi que les critères qui la régissent.

A une question s’il accepte l’idée de l’existence des forces de désengagement internationales pour la réalisation de la stabilité en Syrie, le président al-Assad a indiqué : « On parle en Syrie de gangs qui existent partout en Syrie et à l’intérieur de toute ville alors, si on a accepté cette idée, qui est inacceptable pour nous, où ces forces seront placées, les gangs se trouvent partout et ils se composent de terroristes qu’on doit combattre et non pas les isoler.

Le président al-Assad a, en outre, fait noter que la plupart des pays européens ont adopté la ligne américaine suivie dans le traitement avec les différents pays, depuis l’accession au pouvoir de Geroge Bush il y plus de dix ans.

Il a souligné que la Syrie accueille favorablement tout rôle des pays qui désirent aider les Syriens, mais les pays européens ne possèdent pas les facteurs qui les rendent capables d’assurer le succès de ce rôle ou d’être compétents et efficaces dans ce rôle.

A une question sur le contact téléphonique entre le président américain Barak Obama et son homologue iranien Hassan Rohani et si le changement de l’équilibre dans la région aura ses effets sur ce qui se déroule en Syrie, le président al-Assad a indiqué que l’Iran est un allié de la Syrie. « Nous avons confiance en les Iraniens qui, comme tout autre pays dans le monde, n’ont pas confiance en les Américains. Je crois qu’un certain nombre d’alliés de l’Amérique n’ont pas confiance en les administrations américaines… Mais si les Américains sont sincères dans ce rapprochement, je crois que les résultats seront positifs en ce qui concerne les différentes questions et non seulement la crise syrienne, ce qui aura ses retombées sur tous les problèmes dans la région », a-t-il indiqué.

Le président al-Assad a nié l’usage par l’armée syrienne des armes chimiques, précisant avoir des preuves sur l’usage par les gangs de ces armes. « Pourquoi l’armée utilise de telles armes alors qu’elle réalise une progression sur terre tandis qu’elle ne les avait pas utilisées tout le long de deux ans et demi où l’armée avait fait face à des conditions très difficiles dans différentes régions en Syrie », s’est-il interrogé.

Questionné sur la possibilité de l’utilisation de l’arme chimique sans l’autorisation des autorités syriennes, le président al-Assad a qualifié d’ « incroyable » une telle action, soulignant que l’usage de l’arme chimique est une opération très compliquée et il y a des mesures très strictes de point de vue technique.

Au sujet de l’usage de l’atrocité contre toute forme de l’opposition au début de la crise en Syrie, le président al-Assad a souligné que le gouvernement a traité la situation conformément à la constitution « C’est de notre devoir de lutter contre les terroristes. Dès la première semaine de la crise, il y avait des victimes parmi l’armée et la police ».

Et le président de poursuivre : « si l’on parlé des erreurs commises sur le terrain, cela se produit partout dans le monde. En Grande Bretagne, la police a tiré le feu, il y quelques années, et tué un jeune brésilien par erreur ».

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Il a tenu à souligner que le jugement sur les erreurs commises se fera après la fin de la crise où les personnes pourront nous critiquer sur une base objective et méthodologique et non pas arbitraire.

Questionné sur la possibilité de quitter le pouvoir contre le rétablissement de la stabilité en Syrie, le président al-Assad a dit: « Si le fait de quitter le poste rendra la situation meilleure, ma réponse sera tout simplement et sans hésitation, je le fait, mais la situation sera-t-elle meilleure?.

El le président de poursuivre: « En ce qui concerne le poste du président, les urnes sont le seul moyen qui reflète l’opinion du peuple syrien à l’égard de la personne qui le désire. Pour moi, je respecte le désire du peuple syrien ».

Passant à la réforme en Syrie, Il a fait noter que la Syrie avait connu un progrès, rapide ou lent, dans ce sens depuis l’année 2000, ajoutant qu’il y avait des obstacles extérieurs qui avaient entravé cette réforme tels que l’Intifada en Palestine qui avait affecté tous les pays arabes, l’échec du processus de paix et les événements du 11 septembre. « Damas avait payé le prix des événements du 11 septembre », a-t-il estimé.

Il a rappelé à cet effet qu’il y avait une période de réconciliation artificielle ou un rapprochement entre la Syrie et l’Occident entre les années 2008 et 2011. « J’ai dit artificielle, car cette période était sous la supervision des Américains. Les Occidentaux n’étaient pas autonomes », a-t-il clarifié.

Le président al-Assad a affirmé que pour réaliser une réforme radicale, l’on a besoin d’un climat adéquat aux niveaux économique, politique et idéologique.

Il a, à ce propos, indiqué que la Syrie a besoin de réformes sans lesquelles rien ne pourrait se réaliser. »la réforme est l’axe essentiel pour faire une Syrie mieux. Cela ne signifie que je serai l’espoir des pays étrangers ou Occidentaux, mais l’espoir de tous les Syriens », a-t-il conclu.

L.W. R.B.

http://www.palestine-solidarite.org/interview.Bachar_al-Assad.290913.htm

Comment devenir une célébrité? Demandez au président iranien


Iran's chief nuclear negotiator Rohani speaks with Reuters correspondent in Tehran.Peu de dirigeants ont l’honneur de voir leur conférence de presse diffusée en direct, même en dehors de leur pays.

Le président iranien Hassan Rohani, qui a pris ses fonctions dimanche dernier et a commencé son travail par un entretien avec la presse mardi soir, est devenu en l’espace d’un instant une célébrité mondiale. Et, à première vue, il n’a rien dit d’exceptionnel, mais tout le monde réagit en retenant son souffle.

Gentil ou méchant?

Parmi les relatives nouveautés du nouveau président, on pourrait souligner l’idée concernant le maintien de la stabilité dans la région avec l’aide des voisins, ce qui sera une priorité.

Il est à noter la phraséologie de ses propos disant que les Etats-Unis doivent faire une sorte de « pas concret » pour dissiper les soupçons de l’Iran. Sans oublier qu’avec ses allures de gentil grand-père, Rohani est très apprécié par les journalistes accrédités à Téhéran.

Le reste a déjà été dit – en particulier, pendant l’investiture dimanche dernier. A savoir que les Iraniens ont besoin de changements et du progrès, qu’ils veulent être libérés de la pauvreté et de la discrimination.

Et voici un autre message pour les Etats-Unis et ceux qui veulent dialoguer avec Téhéran sur le problème nucléaire: « Les négociations doivent être équitables… si vous souhaitez une réponse positive, alors vous devez parler à l’Iran avec respect, et non pas au moyen des sanctions« .

L’Amérique, pour qui l’Iran est depuis longtemps une idée fixe, a déjà donné sa définition au nouveau dirigeant iranien. Pour commencer, on a cessé de le qualifier de réformateur en lui accrochant l’étiquette « conservateur modéré ». D’autant que Rohani lui-même a répété le terme « modération » une dizaine de fois sous forme d’une devise du début de son administration.

De plus, les Américains ont reconnu avec joie qu’il n’était pas Mahmoud Ahmadinejad.

La composition du gouvernement proposé par le nouveau président est connue (elle devra encore être approuvée par le parlement). Pratiquement tous font partie des deux cabinets antérieurs à Ahmadinejad, comme si les huit dernières années n’avaient pas existé. Le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif a passé la moitié de sa vie aux Etats-Unis, y compris au poste de représentant permanent de l’Iran auprès de l’Onu.

Donc, tout va bien, hormis une particularité des appréciations américaines. Beaucoup de politiciens américains voudraient dire à quel point l’économie iranienne va mal, conséquence des sanctions internationales et unilatérales américaines et européennes.

Les fonctionnaires ne reçoivent pas de salaires, il n’y a pas de devises étrangères pour acheter des médicaments, on s’attend à une pénurie de nombreux produits. L’inflation a déjà atteint 42% au lieu de 32. Sachant que la majeure partie des estimations citées aux USA vient des conseillers du nouveau président.

L’Amérique n’est pas prête

On pourrait croire à tout cela si ce genre d’évaluations ne survenaient pas à chaque fois que les USA, comme à présent, lancent une campagne pour adopter de nouvelles sanctions (le congrès américain suggère précisément de nouvelles sanctions, chose qui a été évoquée à la conférence de presse).

A chaque fois, on entend dans ces situations que l’Iran est mûr, qu’il suffit de presser encore légèrement pour parvenir à ses fins sans recourir à la diplomatie. Alors pourquoi Barack Obama est-il aussi indécis, comme toujours?

D’ailleurs, ces « fins » ne sont pas encore clairement formulées aux USA. Que veut-on de l’Iran? L’abandon de ses programmes nucléaires, alors qu’en 2003, Rohani était le médiateur principal aux négociations sur le problème nucléaire… Quoi d’autre? Qu’il laisse la Syrie à la merci de l’ennemi? Mais qui arriverait ensuite au pouvoir en Syrie?

En fait, on s’imagine difficilement à quel point le nouveau président doit être « gentil » pour que l’Iran et les Etats-Unis rétablissent ne serait-ce que des relations diplomatiques rompues en 1979, après la prise d’otage de diplomates américains durant plusieurs mois, pendant la révolution.

Quoi qu’il en soit, les négociations seront difficiles. D’autant que les appréciations non américaines de la situation économique iranienne sont tout autres : en dépit des sanctions, le pays se développe « normalement et progressivement », bien qu’il existe, certes, un déclin depuis deux ans.

Cependant, cela n’est que l’une des raisons qui laisse croire que Téhéran sera bien plus intransigeant aux négociations qu’on ne le pense, et Obama n’arrivera à aucun résultat vis-à-vis de l’Iran.

Il existe également d’autres raisons, qui se sont révélées dimanche, pendant l’investiture de Rohani.

Le calme à la frontière

Regardez qui est venu assister à cette cérémonie. 52 pays y étaient représentés, mais cela a suffi à l’Iran. Notamment vu la géographie des pays qui avaient envoyé leurs dirigeants à Téhéran.

Le président afghan Hamid Karzaï. Le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov. Le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu, et le premier ministre turc Erdogan a téléphoné à Rohani (pour demander de se rendre en visite à Téhéran). Des dirigeants de l’Irak, du Pakistan, etc. Précisément les pays voisins dont le président parlait pendant la conférence de presse.

Cette liste rappelle une réalité très simple. Très récemment, les troupes américaines se trouvaient sur les frontières ouest et est de l’Iran. Aujourd’hui, les voisins ne sont pas seulement des pays où les Américains ne sont plus présents (ou ne le seront plus en 2014), mais ce sont des régimes qui se réjouissent manifestement à chaque occasion de faire quelque chose d’antiaméricain. L’Iran est désormais dans le cercle d’amis, exception faite pour la Turquie.

Sans oublier que c’est la première fois que des invités de plusieurs dizaines de pays assistent à l’investiture d’un président iranien. Par conséquent, Rohani n’est pas Ahmadinejad. Il est plus faible en économie, mais meilleur en termes de situation du pays dans la région.

Non pas que les voisins de l’Iran puissent le prendre en charge, eux-mêmes reprenant leur souffle après la guerre. En revanche, ils sont prêts à discuter avec l’Iran de divers projets en contournant les sanctions.

Le projet de gazoduc avec le Pakistan, avec l’Afghanistan – « rapprocher les pays iranophones »… En fait, en lisant attentivement les discours des invités à la cérémonie, on constate que le thème est clair : soutenir Iran malgré toute sanction.

Le cas de la Turquie est plus compliqué. Avant Ahmadinejad, les relations entre les deux pays étaient correctes, mais aujourd’hui, lorsque la Turquie soutient l’opposition armée en Syrie – ami de l’Iran, tout a changé. Mais… le jeu repart pour un tour. On peut difficilement croire qu’un pays qui a plus de ressources de gaz que la Russie puisse se retrouver inutile pour ses voisins.

Par conséquent, le « gentil grand-père » Rohani ne capitulera pas devant l’Amérique. Mais il peut toujours trouver un terrain d’entente. Et pas seulement avec les USA. Dans les prochains mois, Téhéran deviendra probablement l’un des épicentres de la diplomatie mondiale.

Dmitri Kossyrev

http://fr.rian.ru/discussion/20130807/198956387.html

Comment diaboliser le nouveau président iranien


Habillons en Hitler le nouveau chef de l’Etat iranien Ahmad-RohaIl y a eu beaucoup d’emballement en Occident autour de l’élection du nouveau président iranien, M. Hassan Rohani, présenté comme quelqu’un de plus modéré que Mahmoud Ahmadinejad. «Rohani, modéré et favori des Occidentaux, élu président» peut-on lire sur le site de RTL.

Parce que Rohani est, dit-on, un proche de Hachemi Rafsanjani, lui-même réputé être un modéré et qui avait lui-même été président de la république islamique d’Iran.

Ce curieux emballement de l’Occident pour un clerc, un dignitaire religieux qui vient succéder à un laïc, a de quoi laisser perplexe, il a quelque peu décontenancé les dirigeants sionistes qui ont l’œil rivé sur la fameuse ligne tracée par Benjamin Netanyahou devant une Assemblée Générale de l’ONU ravalée par lui au rang de réunion de crétins.

Il était donc urgent pour la clique sioniste de pouvoir rapidement habiller en Hitler le président fraîchement élu.

Comment forcer Rohani à porter lui aussi le képi nazi?
Comment forcer Rohani à porter lui aussi le képi nazi?

Alors les officines sionistes se sont décarcassées et ont «trouvé» le mal absolu qui habite Hassan Rohani.

On peut en effet lire dans le Yediot Aharonot, ce journal de l’entité sioniste, que

Un journal américain affirme que le président élu était membre de la commission spéciale qui avait ourdi l’attentat de 1994 contre un centre communautaire juif [de Buenos Aires] qui avait tué 85 personnes

L’attentat dont il est question est celui qui avait visé l’Association Mutuelle Israélite Argentine dont le régime iranien avait été accusé après une enquête bâclée qui avait vu l’immixtion des services sionistes et de ceux des Etats Unis. La justice argentine avait même émis des mandats d’arrêt internationaux contre certains dirigeants Iraniens, dont Rafsanjani (le fameux modéré).

Cette affaire a énormément nui à des relations irano-argentines qui étaient à l’époque en plein essor, notamment dans le domaine nucléaire, l’Argentine étant un des rares pays à avoir développé sa propre technologie dans ce domaine.

Les deux pays sont en voie de régler ce problème de manière intelligente sans renoncer au droit à la justice et à la vérité, ce qui déplaît à tous ceux qui sont hostiles au gouvernement iranien, à  celui de Mme Kirchner ou aux deux.

L’accusation portée par le journal américain fait donc d’une pierre deux coups : remettre le dossier de l’AMIA à l’ordre du jour médiatique et diaboliser le nouveau chef de l’Etat avant qu’il ait vraiment commencé à articuler sa politique.

Mais au fait, quel est ce journal américain auquel se réfère le Yediot ?

Il s’agit du Washington Free Beacon.

Franchement je n’en avais jamais entendu parler et je trouve quand même étrange qu’un média  publié à des milliers de kilomètres des Etats Unis se réfère à un journal dont la notoriété est sans commune mesure avec celle du Washington Post, du New York Times ou même de la Billings Gazette.

Alors je suis allé sur le site de ce journal qui propose en effet tout un dossier sur la responsabilité supposée de Hasan Rohani dans l’attentat perpétré en Argentine.

La « Une » sur internet de ce journal reflète nettement des positions [néo] conservatrices. Un des titres est par exemple :

Liz Cheney : Obama a raison : il est très loin d’être l’homme ou le leader qu’est Dick Cheney.

En fait, on a vraiment l’impression d’être devant une feuille de chou subventionnée pour donner un semblant d’écho médiatique dans le microcosme cher à Raymond Barre.

Le Washington Free Beacon [sûrement ‘free’ parce qu’il est gratuit] est une publication du Center for American Freedom, une officine néoconservatrice qui permet de rémunérer toutes taxes déduites des pseudo journalistes, sociologues et politologues.

Le président du Center for American Freedom est un certain Michael Goldfarb qui est entre autres aussi  conseiller à l’Emergency Committee for Israel.

Ces gens cumulent en effet des fonctions à différents niveaux hiérarchiques dans diverses institutions pseudo-académiques ou d’incitation à la censure sur tout ce qui gêne le régime sioniste. Il va sans dire que ce cumul de fonctions s’accompagne d’un cumul de rémunérations.

Un autre individu présent à la tête de ce Center for American Freedom est William Kristol, une figure bien connue du néoconservatisme après un passage par le trotskysme (incidemment les trotskystes occidentaux sont généralement favorables aux interventions militaires humanitaires en Libye ou en Syrie). Kristol est, faut-il le préciser, un inconditionnel de l’Etat prétendu juif.

On peut enfin citer Jaime Sneider , connu pour un éditorial dans lequel il dénonçait feu Edward Saïd pour avoir jeté une pierre à travers la frontière entre le Liban et la Palestine occupée.

Voilà : la source sur laquelle s’appuie le journal sioniste n’est rien d’autre qu’une émanation d’une officine sioniste qui agit au cœur su système politique et médiatique américain pour promouvoir des objectifs qui n’ont pas grand-chose à voir avec la sécurité ou la prospérité des Etats Unis

http://mounadil.wordpress.com/