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Vers le lynchage de Bachar al-Assad ?


Tribune libre Byblos

120417-3r4v0-bachar-asma-al-assad-sn635Nous avons encore en mémoire les images atroces de Muammar Ghadafi se faisant sodomiser au bâton par les valeureux rebelles de Sarko et BHL avant son exécution. Nous avons encore en mémoire la franche hilarité qu’avait suscité la chose chez Hillary Clinton: «We came, we saw, he died ! Ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha ha». Aujourd’hui, place à Bachar al-Assad donc, dont on sait grâce aux fines analyses de Libé, du Monde, du Figaro et de toute la presse-Système du Bloc atlantiste en général, qu’il est vraiment très très très méchant face à aux rebelles bisounours de la «so call» révolution. Bien sûr, l’attaque chimique dont on l’accuse est à l’évidence un parfait montage (les Russes en ont fourni la preuve) dans la droite ligne des armes de destructions massives irakiennes, ou des faux bombardements aériens que Ghadafi étaient accusés d’avoir lancés contre son peuple (justifiant l’attaque de la coalition) et qui n’ont jamais eu lieu. Mais à vrai dire : on s’en fout ! Les propagandistes du Bloc occidental savent bien qu’une fois la guerre lancée, plus personne ne se souciera du pourquoi ni du comment, et encore moins quand elle sera terminée. Alors attachez vos ceintures ! C’est peut-être reparti pour un énième vertueux massacre.

Le JT de France 2 comme baromètre
Plus encore que les éditos au garde-à-vous du Monde, de Libé ou du Figaro, le JT de France 2 est LE baromètre infaillible de la propagande en marche dans les rédactions des médias-Système. Et le JT de dimanche soir 26 août, avec une interview du premier-ministre français sur fond de vraie-fausse attaque chimique à Damas, valait son pesant de petites résolutions foireuses au Conseil de sécurité.

– Marie Drucker: La France doit déployer des forces ?
– Jean-Marc Ayrault: Nous avons une exigence c’est que la Commission d’enquête de l’ONU puisse faire son travail rapidement pour que la vérité soit établie.
– M.D.: Mais la vérité il semble qu’on la connaisse.
– J.-M. A. : Il s’avère que c’est sans doute et pratiquement certainement le régime de Bachar al-Assad qui a utilisé l’arme chimique contre son propre peuple. Une fois cette Commission d’enquête terminée nous attendons de la Communauté internationale une décision ferme, une décision claire. Le Conseil de Sécurité se réunira, la Communauté internationale ne peut pas laisser faire ce crime contre l’humanité.

Du côté des médias, on commence donc à s’impatienter.
Lorsque Marie Drucker proclame, un brin agacée : «Mais la vérité, il semble qu’on la connaisse !», elle estime clairement qu’il est temps de passer à l’offensive militaire sans s’encombrer d’une vérification des faits. Vérification d’autant plus inutile, suggère-t-elle implicitement, «qu’on est tous d’accord pour dire depuis le départ que c’est Bachar le méchant. Alors pourquoi vérifier. Et en plus, vous imaginez dans quelle merde on se retrouverait si on découvrait que c’est des free-lance de la rébellion payés par l’Arabie Saoudite, genre les fous d’al-Nosra, qui ont gazé leurs potes pour accélérer les choses ? Hein, Jean-Marc, t’imagines la merde ? Hein ? »
De son côté, J.-M.-A ne veut pas fâcher la speakerine du jour et, après un bref passage obligé sur la vertueuse exigence d’une enquête onusienne qu’il souhaite toutefois «rapide» (c’est-à-dire bâclée), il donne le résultat que ladite enquête devra nécessairement produire. Et notre fumeux premier-ministre d’attendre donc de la Communauté internationale une décision ferme, claire ; bref des bombes car la Communauté internationale (c’est-à-dire les USA, Israël, l’Europe à genoux et quelques princes défoncés aux pétrodollars), ne peut décidément «pas laisser faire ce crime contre l’humanité».
Satisfaction humide de Marie Drucker, fière d’avoir suscité une déclaration aussi héroïque chez son interlocuteur. Non mais !
Accessoirement, et histoire de couper l’herbe sous le pied d’enquêteurs qui pourraient être tentés de faire leur travail (allez savoir….), le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a déclaré le même soir que les preuves d’une attaque chimique du régime de Damas en Syrie «pourraient avoir été détruites» par un bombardement.
En revanche, pas un mot sur les preuves fournies par les Russes au travers deux images satellites qui prouvent que les missiles chargés de produits chimiques ont été tirés de la localité sous contrôle rebelle de Douma.
Affaire classée donc, avant d’avoir été ouverte.

Et toujours cette fascinante inculpabilité
Avec la même «inculpabilité» qui faisait dire à Madeleine Albright que le meurtre d’un demi-million d’enfants irakiens était un prix acceptable à payer pour faire chuter Saddam Hussein ; avec la même  «inculpabilité» qui faisait glousser Hillary Clinton à l’annonce du lynchage de Ghadafi ; avec cette même inculpabilité qui faisait dire à Condoleezza Rice que le cri des civils libanais écrasés sous les bombes israéliennes (en 2006), était «les douleurs de l’enfantement d’un nouveau Moyen-Orient», voici donc l’Occident prêt à remettre le couvert avec une petite boucherie supplémentaire, en Syrie cette fois, histoire de terminer le travail.
Et qu’importe si à ce jour seuls les glorieux rebelles du vertueux Occident ont effectivement utilisé des armes chimiques, faisant de surcroît régner la terreur partout où ils contrôlent le pays.

La marche inéluctable vers l’enfer
Bon comme toujours depuis des mois, ne reste comme frein éventuel aux délires paroxystiques du Bloc atlantiste que la raison de Pékin et celle de Moscou. En cas de réunion du Conseil de Sécurité pour décider de l’attaque à venir, il est probable que les deux capitales asiatiques opposeront leur veto aux désirs morbides de la France, des US et de la perfide Albion.
Mais la marche vers le pire semble inéluctable, et nos vertueux protagonistes ont d’ailleurs d’ores et déjà dit qu’ils étaient prêts à agir en dehors de toute résolution de l’ONU, sur le modèle de la guerre conduite par l’OTAN au Kosovo en 1999. Pensez donc ! Leur raison est si haute, si noble, si pure et au-dessus de tout soupçon qu’elle ne saurait être bridée ni par le droit international ni par la vérité. Au-dessus vous dis-je !
Dès lors, on voit mal ce qui pourrait encore bloquer la machine, d’autant que cette accélération est destinée à pallier aux revers subis par les insurgés qui sont tout simplement en train de perdre la guerre face à l’armée loyaliste.
Pour le plus probable, nous assisterons donc à une tentative d’assassinat de Bachar et de sa direction à coups de missiles, avec l’ambition de favoriser alors une victoire aussi rapide qu’hasardeuse des mercenaires du Bloc atlantiste. Sauf qu’au vu des rivalités qui opposent les différentes factions aux prises en Syrie, on peut dès lors parier sur 10 ans d’enfer dans le pays.
Or ce scénario, déjà foireux par essence, implique aussi une passivité totale de l’Iran, de la Russie et de la Chine qui ont pourtant des intérêts stratégiques en Syrie. Et là, rien n’est gagné.
Car si un seul des protagonistes en question décidait de relever le gant, alors bien malin qui pourrait dire la profondeur des enfers dont le vertueux Bloc atlantiste aura ainsi ouvert les portes.
Au vu de ce qui précède, la seule question qui reste donc ouverte est de savoir s’il reste aujourd’hui un esprit sain – enfin, disons plutôt quelqu’un de sain d’esprit –, à la direction du Bloc, pour envisager un tant soit peu sérieusement les conséquences potentiellement dévastatrices de son hystérie.

Si c’est le cas qu’il se manifeste.

Et vite.

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Pourquoi a-t-on admis la Croatie dans l’Union européenne?


Ce n’est plus une nouveauté que les rebelles islamistes qui se battent contre l’armée nationale syrienne ont été armés et entraînés par les Etats du Golfe, la Libye et les pays occidentaux. Des journalistes ont déjà filmé durant les combats des armes modernes, telles que le fusil d’assaut américain M-16, muni de lunette, équipant  des tireurs d’élite islamistes du bataillon Hamza qui opère dans Ar Rastan (Homs). Lire la suite Pourquoi a-t-on admis la Croatie dans l’Union européenne?

Et de 4 ! Est-ce vraiment Bachar Al-Assad qui doit partir ?


QATAR-POLITICS-SUCCESSION-FILESIl y a deux ans, ils s’étaient tous donné le mot en forgeant un slogan à placer dans chaque discours, à chaque apparition publique, dans tous les contextes même les plus anachroniques : ’’Bachar Al-Assad doit partir’’. A force de le répéter, ils avaient fini par croire en la force et la magie de leur formule. Après deux ans d’acharnement et de ’’Bachar Al-Assad doit partir’’, l’Homme est toujours là, plus présent et plus solide que jamais. Je crois entendre la Voix de Robert Lamoureux disant : ‘’Et le canard était toujours vivant !’’. Tout brûle, tout se délite, tout dégringole et tout fout le camp, sauf pour Assad.

D’abord il y a eu le couple Sarko-Juppé, les créateurs de l’effet médiatique des ‘’amis de la Syrie’’. Exit Juppé. Exit Sarkozy.

Ensuite ce fut la féroce Hillary Clinton, qui espérait jouir, à nouveau, d’un autre spectacle de lynchage comme celui de Kadhafi qu’elle avait délicieusement dégusté. Out Hillary.

Et maintenant c’est le tour de Cheikh Hamad du Qatar qui vient d’abdiquer en faveur de son fils de 33 ans, Tamin. Il avait pourtant été zélé. Qu’a-t-il fait pour mériter son licenciement ? A-t-il eu la grosse tête ? Il aurait dû savoir qu’avec ces gens-là, un serviteur reste un serviteur. Un serviteur ne prend pas, on lui donne. Dommage pour lui qu’il ne connaisse pas notre blog dans lequel nous le mettions en garde, notamment dans cet article : A vendre : Très beau pays, bien situé…

Qui reste-il ? Erdogan ? Il a failli précéder Hamad. Mais, avec déjà les pieds sur les starting-blocks, le vieux renard a retourné et sa veste et son pantalon, et il ne serait pas étonnant, s’il arrive à éteindre l’incendie qui fait rage chez lui, qu’il devienne le plus grand fan de Bachar Al-Assad.

Il ne reste, finalement, que les deux indécrottables tandems, Hollande-Fabius d’un côté, Cameron-Hague de l’autre.  Mais on peut parier que, dans 5 ou 6 ans, Al-Assad sera reçu à Londres ou à Paris en visite officielle par leurs successeurs respectifs.

Et puis il y a le nouveau venu, le roi Abdallah de Jordanie. On ne peut que lui donner ce petit conseil : « ne t’en mêle pas, petit. Regarde autour de toi et tires-en les conséquences si tu ne veux pas avoir à faire tes cartons pour Londres ».

Finalement le slogan ‘’Bachar Al-Assad doit partir’’ n’est pas payant. Il est même dangereux pour ceux qui l’utilisent. D’ailleurs, ceux qui restent, bien qu’ils désirent  ardemment le départ d’Assad, n’osent plus utiliser leur formule magique. Superstition ?

Avic

Barack Obama et Xi Jinping à la recherche d’un nouveau modèle de relations


Xi Jinping ObamaIl faudra attendre longtemps avant de savoir à quel point l’entretien à huis clos entre les présidents des deux plus grandes puissances mondiales, les Etats-Unis et la Chine, sera « historique ». Il est déjà clair que la rencontre de ce week-end est inhabituelle : Barack Obama et Xi Jinping s’entretiendront pendant deux jours, isolés du monde et des témoins.

But annoncé ? Rechercher un « nouveau modèle » de relations entre les deux puissances. Rechercher un modèle, certes, mais sera-t-elle productive? Rien n’indique pourtant que la solution surgira comme par magie dès dimanche ou lundi prochain. Ce ne sera très certainement pas le cas. Et le public n’apprendra ce qui s’est dit à Sunnylands que plus tard – et progressivement.

Deux jours sans protocole

Jamais encore dans l’histoire des relations sino-américaines deux dirigeants n’avaient passé ensemble deux jours sans protocole ni pourparlers formels. Mais c’est exactement ce qui se passera en Californie ce week-end.

Un lieu historique a été choisi pour cet événement historique : le ranch Sunnylands, isolé au milieu du désert, qui ne fait pas partie des résidences officielles du président américain.

Il appartient à la fondation républicaine du défunt magnat des médias, Walter Annenberg.

Le ranch, traditionnellement, était donc républicain. Richard Nixon, Ronald Reagan et leurs amis, Margaret Thatcher et d’autres dirigeants s’y sont déjà rendus et par ce séjour, le démocrate Obama empiète sur le territoire républicain.

Ces mêmes républicains qui ont le mieux réussi à faire progresser les relations sino-américaines. Même George W. Bush, qui pouvait faire autant de stupidités que possible en politique étrangère, n’a jamais sérieusement taquiné la Chine. Le lieu de la rencontre est symbolique, d’une certaine manière.

On se demande alors : a-t-on besoin d’un progrès ? Oui. A travers les innombrables articles publiés à la veille de la rencontre californienne résonne la pensée suivante : les Etats-Unis et la Chine ne sont pas satisfaits de leurs relations mutuelles. Il faut en discuter.

Que faire après le départ d’Hillary Clinton ?

Tous les sommets du monde se ressemblent : la liste de problèmes à régler s’accumule. Aujourd’hui l’Amérique accuse la Chine de perpétrer des attaques cybernétiques depuis son territoire contre des sites sensibles, entre autres. Quand Thomas Donilon, conseiller du président Obama à la sécurité nationale, s’est rendu à Pékin la semaine dernière pour préparer le sommet, Xi Jinping lui a dit : « Je voudrais discuter avec Obama d’un nouveau modèle pour les relations sino-américaines ». Et il a écarté de manière ostentatoire les documents préparés par le conseiller.

Quel est donc ce modèle qu’évoque Xi Jinping ? En quoi l’ancien ne convient-il pas ?

La question est intéressante puisque dans le cas présent les deux parties sont convaincues qu’il faut changer quelque chose.

Hillary Clinton, quand elle était secrétaire d’Etat des USA, a marqué par une diplomatie très intelligente autour du concept de « tournant des USA vers l’Asie ». Cet axe reste la priorité de toute la politique étrangère d’Obama, qui porte moins d’attention au Proche-Orient – désespérant – pour se tourner davantage vers l’Asie où l’influence de la Chine est devenue dominante pendant que les Américains essuyaient des défaites dans d’autres régions.

Dans les faits, les Etats-Unis continuent de transférer 60% de leur puissance militaire vers le théâtre du Pacifique et la politique de Clinton se poursuit : Obama exprime son soutien à tous les pays d’Asie, petits et grands, qui ont des réclamations territoriales ou autres à l’égard de la Chine.

Cette politique est logique mais ne peut fonctionner que jusqu’à un certain point : tout va bien tant que les pays d’Asie voient qu’il existe un contrepoids à la toute-puissance de la Chine, qu’ils peuvent choisir entre Pékin et Washington et qu’il leur est possible de manœuvrer entre ces deux concurrents pour en tirer profit. L’horizon s’assombrirait inévitablement si l’équilibre cédait la place à la tension – et menaçait de dégénérer en guerre.

De toute évidence aujourd’hui « tout va mal ». Les Chinois soulignent que dernièrement de nombreux litiges territoriaux ont éclaté dans la région sans que la Chine en ait pris l’initiative. Qui les a lancés ? Les pays qui comptent sur l’aide américaine.

Le dossier probablement le plus complet sur le sommet californien à venir se trouve sur le site de l’organisation sino-américaine Chine-US Focus. L’article le plus important, écrit par un Américain annonce : « La politique du « tournant vers l’Asie » a provoqué une crise géopolitique et géostratégique à travers toute l’Asie, affectant les petits et les grands pays. Tout le monde craint une guerre suivie d’un effondrement économique ».

Bref, quelqu’un y est allé trop fort et il faut corriger le tir.

Surtout que l’économie, elle, va bon train. Chaque jour qui passe affiche des échanges commerciaux supérieurs à 1 milliard de dollars, et les investissements chinois aux Etats-Unis ont augmenté l’an dernier de 6,5 milliards de dollars. Sans compter la dette américaine de 1 000 milliards de dollars envers la Chine.

Les « questions concrètes »

Mais que pourrait proposer la Chine aux USA en échange de la politique de Clinton, même si celle-ci s’enfonce ? Certains chercheurs japonais pensent notamment que l’Amérique doit simplement s’en aller et ne pas gêner l’Asie. C’est un peu excessif.

Du peu qu’on connaît que la position de la Chine à la veille du sommet, on distingue l’idée de Xi Jinping d’identifier les intérêts chinois fondamentaux et les laisser de côté. Le plus souvent cela concerne les territoires de la Chine. Pour tout le reste on peut s’entendre et rester prudent, sans déséquilibrer l’économie et la sécurité mondiales.

Etrangement, cette idée simple a d’ores et déjà provoqué une rage très propre à l’Amérique et à sa réflexion. On pourrait ignorer un auteur du Foreign Policy qui ne comprend pas dans quel monde il vit depuis des années et qui pense qu’Obama a tort d' »offrir » deux jours de son temps personnel pour s’entretenir avec le dirigeant d’un pays avec lequel les USA n’ont pas de valeurs et d’intérêts communs. Mais il y a plus intéressant. L’article du chercheur américain

Michael Richardson paru dans un quotidien japonais interroge : les « intérêts fondamentaux » de la Chine ne seraient-ils pas trop larges ? Autrefois, seul Taïwan la préoccupait vraiment, tandis qu’aujourd’hui cette inquiétude s’étend à la mer de Chine méridionale et d’autres mers voisines…

A l’époque de Bush, la Russie avait proposé une idée identique aux Etats-Unis : la région qui entoure le pays relève de sa responsabilité, restez en dehors. Et l’idée générale de la Russie consistait à dire que le monde devait être régi par des associations régionales, présentes partout et seulement soumises à l’Onu.

La réaction américaine fut très révélatrice : on a commencé – et on continue – à expliquer à la Russie qu’aucun pays n’a et n’aura aucune sphère d’influence. Sauf qu’il existe une exception : devinez laquelle.

Cette fois aussi il est question de territoires et de conflits à la périphérie de la Chine. Les intérêts américains dans cette région sont pourtant indiscutables… Obama devra faire un effort surhumain s’il veut renoncer ouvertement à l’approche habituelle des Etats-Unis.

Par conséquent, il ne faut pas espérer que dimanche ou lundi un modèle complètement nouveau sera annoncé. Même si cette rencontre sera tout de même importante.

Le livre La Russie et la Chine. Quatre siècles d’interaction vient d’être publié à Moscou. Il met notamment en évidence la manière dont la Chine pense et applique sa politique étrangère : d’année en année, de décennie en décennie si besoin, en la transmettant d’un chef de l’Etat à l’autre. Il ne faut donc pas croire que si Xi Jinping ne reçoit pas de réponse à ses initiatives en Californie cette fois-ci, ses initiatives tomberont dans l’oubli. La discussion entre Pékin et Washington ne fait que commencer.

Dmitri Kossyrev
RIA Novosti