Archives du mot-clé Hollande

Scoop : Aux USA, la quenelle est un geste patriotique


Hollande-quenelleLa France va devenir un des seuls pays au monde où certaines paroles et certains gestes naturels ailleurs sont interdits. Est-ce la raison de notre rapprochement avec l’Arabie Saoudite?  Lire la suite Scoop : Aux USA, la quenelle est un geste patriotique

La fumisterie du million d’emplois promis par le Medef


chomeurs01L’offre est alléchante. En échange de nouvelles exonérations et autres petites gâteries accordées aux patrons, le Medef promet de créer 1 million d’emplois nets en 5 ans. Le pactole !

Pour inciter les entreprises françaises à créer 1 million d’emplois nets, le gouvernement social-démocrate devra consentir quelques efforts. En matière de cadeaux au patronat, il n’en est plus à ça près, nous direz-vous. Lire la suite La fumisterie du million d’emplois promis par le Medef

La France aussi veut ses mercenaires, type Blackwater


601671-france-somalia-piracy-shipping-seychellesLa France était restée un des rares pays européens à ne pas accepter, par la loi, de sociétés de mercenaires, même si celles-ci existaient déjà sous une forme ou une autre. Sarkozy, en fin de mandat, se préparait à ouvrir la porte à de telles sociétés. Lire la suite La France aussi veut ses mercenaires, type Blackwater

Le fondateur du site Hollande-demission.fr a été arrêté


david_hollande_demission_3Hollande démission. Le fondateur du site Hollande-demission.fr a été arrêté ce mercredi 13 novembre à 16 heures par la police.

EXCLUSIF: Paris (france) 13/11/2013… par ltlnews

Le Parquet, ne sachant pas réellement quel chef d’accusation retenir pour le fondateur du site « Hollande-démission.fr », a fini par trancher : « publicité dans Paris ».

Après 4 heures de recherches entre divers motifs fictifs, hier le parquet a décidé de retenir après coup. « Publicité dans Paris »

— Hollande-Démission! (@David_vanH) November 14, 2013

Quand exprimer ses opinions devient un délit. David, le fondateur du site  ‘Hollande-demission.fr’ en a fait la triste expérience mercredi 13 novembre. Pour avoir conduit une voiture où brillait le slogan « Hollande-demission.fr », ce dernier a été arrêté porte de Passy vers 16 heures par 4 motards. Motif invoqué : ‘outrage au Président’.

Ce mini-évènement a ensuite pris des proportions démesurées : la police a saisi la voiture, qui a été ensuite enlevée par des véhicules de fourrière.  Près de trente policiers ont été diligentés sur place. La circulation s’en est retrouvée totalement bloquée.

Sur son compte twitter, David choisit le ton de l’humour pour mieux dénoncer l’absurdité de la situation :

Une escorte pour aller au commissariat du 13eme. Ma jolie voiture est saisie. #valls jaloux de ma caisse? #HollandeDemission

— Hollande-Démission! (@David_vanH) November 13, 2013

Il est actuellement entendu par la police.

Le gouvernement cherche quelle loi justifie mon arrestation. Ça fait deux heures que ça cogite dur. #Democratie ?

— Hollande-Démission! (@David_vanH) November 13, 2013

David a pu quitter le commissariat mercredi 13 novembre en fin de journée.

Sur son site, David lance une pétition pour réclamer la démission du chef de l’Etat.

http://www.valeursactuelles.com/soci%C3%A9t%C3%A9/fondateur-site-hollande-d%C3%A9mission.fr-arr%C3%AAt%C3%A920131113.html#.UoPg0Mqd2E0.facebook

Le plus impopulaire des chefs d’état européens (et du monde ?) : François Hollande, Monsieur 15%


On devrait peut-être penser à le proposer au livre Guinness des records !

4441038-francois-hollande-diapo-2La cote de popularité du président français François Hollande a de nouveau chuté, perdant 6 points pour atteindre 15%, soit le pire score jamais obtenu par un chef d’Etat français depuis 1958, selon un sondage de l’Institut YouGov pour le Huffington Post publié jeudi.

D’après ce baromètre politique mensuel, créé il y a un an, l’action de M. Hollande à la tête de l’exécutif obtient 76% d’opinions défavorables parmi ses compatriotes. 9% de sondés ont choisi de ne pas se prononcer.

Quant au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, dont le départ a été récemment réclamé, y compris au sein de son camp, il ne reçoit également que 15% d’avis favorables. 74% des personnes interrogées lui sont défavorables, tandis que 11% n’ont pas émis d’opinion à ce sujet.

Selon le sondage, les Français placent le chômage en tête de leurs préoccupations, avec un taux de 36%, suivi par les impôts (13%), la protection sociale (11%) et l’immigration (9%).

http://french.xinhuanet.com/monde/2013-11/14/c_132888638.htm

Les européens convoquent les ambassadeurs américains…Pour leur dire quoi ?


Hollande-MerkelSnowden continue à nous régaler avec un spectacle comique digne d’un Dieudonné. A chacune de ses révélations on assiste à un ballet loufoque parmi les gouvernants européens. C’est à celui qui sera le plus surpris, le plus indigné et celui qui aura la réaction la plus ferme vis-à-vis de l’administration étatsunienne. Ces réactions vont de « s’il vous plait, Mr Obama, vous ne pouvez pas nous espionner un peu plus discrètement ? », à « ce n’est pas gentil d’espionner un ami », lourdes de menaces.

Obama a déjà répondu à Merkel, lui assurant qu’elle n’était plus écoutée. Cela veut-il dire qu’on sait déjà tout ce qu’on devait savoir sur elle, et qu’il n’y a pas lieu de continuer les écoutes ? Hollande aussi s’est cru obligé d’appeler Obama, qui a dû lui répondre à peu près la même chose qu’à Angela Merkel.

Mais, devant l’ampleur des révélations, ces réactions timides pourraient passer pour de la faiblesse. Il fallait faire un peu plus de bruit pour être un indigné crédible. Alors on convoque les ambassadeurs pour des protestations officielles. Avec un grand tapage médiatique comme il sait si bien le faire, Laurent Fabius convoque Mr Charles H. Rivkin, ambassadeur américain à Paris. Nous pouvons aisément deviner ce qu’ils se sont dit, comme si nous y étions.

– Bonjour Laurent, comment ça va ?

– Hi Charles. Bof, pas très fort, tu t’en doutes bien.

– Oui, je sais. Nos amis reculent de partout. L’armée de Assad leur mène la vie dure. Pourtant Bandar fait du bon boulot. Mais tu prends les choses trop à cœur, n’y penses plus. Vous, au moins, vous avez le Mali ; vous pouvez faire ce que vous voulez. Il suffit que Bandar fasse un peu bouger ses hommes, et vous rappliquez. Nous c’est différent. Poutine nous marque à la culotte. Dès qu’on bouge le petit doigt, c’est ‘’le droit international’’ par-ci, ‘’tenir vos engagements’’ par-là, les temps changent.

– Mon pauvre Charles… Nous aussi, nous sommes victimes de ce malfaisant de Poutine. Il faut dire qu’il commence à nous les briser menu, menu.  Depuis qu’il a récupéré Snowden, chaque fois que les choses semblent se tasser, il lui fait sortir une nouvelle révélation, rien que pour nous enquiquiner, pour ne pas dire plus. Ça va durer encore longtemps ?

– Ne t’inquiète pas, je t’ai emmené la réponse que tu dois fournir à la presse. C’est à peu près la même que pour les autres capitales. Bon, c’est pas tout ça, faut que j’y aille. Je dirai que tu m’as remis une lettre de protestation, que nous sommes désolés, et que nos relations, qui datent de La Fayette, etc, etc…

A quand les prochaines révélations de Snowden qui les feront à nouveau danser ?

Avic

Hollande sommé de rendre des comptes par Netanyahu


hollande-netanyahouChaque jour nous amène des preuves nouvelles de la servitude des dirigeants français.  Une nouvelle fois, François Hollande a du rassurer ce vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur sa position vis à vis de l’Iran en vue  de la prochaine réunion du 5+1 à Genève entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) plus l’Allemagne sur le programme nucléaire de Téhéran. Notre toutou en chef a du assurer de toute sa fermeté à l’égard de l’Iran, annonce l’Elysée. Qui sait si le pervers Netanyahou ne le lui a pas fait répéter plusieurs fois, histoire de s’assurer de son obéissance complète ?

Cela s’est passé par téléphone hier. Le premier ministre israélien est en train de compter ses adeptes. D’ores et déjà, il peut compter sur ses deux fidèles : le Royaume Uni et la France. Selon le quotidien israélien Haaretz, des délégations de diplomates britanniques et français, comprenant les principaux négociateurs de chacun des deux pays sur le nucléaire iranien, s’étaient rendues mercredi en Israël pour y informer leurs interlocuteurs de leurs attentes à la veille des discussions de Genève.

Si vous ne l’aviez pas compris, les 5+1 sont en fait 3 : la Russie, la Chine et Israël représenté officiellement par les 4 autres. Avant chaque négociation, c’est un va et vient entre Tel Aviv et les 4 capitales pour savoir quelle conduite tenir. Et la conduite à tenir, pour Netanyahou, est claire : durcir les sanctions et oublier tous les salamalecs autour de l’assemblée générale de l’ONU. Il veut reprendre ses troupes en main.

Et d’ailleurs, jeudi, il a accordé une interview à France 24 pour rappeler ses devoirs à Hollande et gommer la poignée de main que ce dernier a eue avec Hassan Rohani  à New York.  Qui le sait, d’ailleurs que François Hollande a rencontré Rohani ? Le déclin de la France est tel que tout ce que fait son président est, au mieux, ignoré sinon ridiculisé. Lors de l’interview, Netanyahou a donc exhorté Flamby à être ferme. Nous verrons jusqu’où ira sa fermeté.

Avic

François Hollande, bientôt déchu ? par Christian Vanneste


francois-hollandeIl voulait réenchanter le rêve français. Il voulait faire oublier les années Sarkozy.

Il voulait être un Président « normal », c’est-à-dire sans paillettes, remplaçant la gesticulation médiatique par une maîtrise sereine des grands dossiers. Il voulait une politique de justice sociale, appuyée sur une redistribution des revenus énergique et une résorption du chômage. Il voulait une République exemplaire. Il voulait une présence renforcée de la France sur la scène internationale, en Europe en particulier. En un an et quelques mois, l’or de la victoire s’est transformé en plomb, et le rêve a tourné au cauchemar.Avant tout, c’est le manque d’autorité qui frappe. Hollande agit comme les professeurs chahutés, menaçant sans jamais punir. De Gaulle avait théorisé le pouvoir : prestige et distance. Notre Président en est à chercher à renouer le contact avec les Français et se fait huer à chaque apparition tandis que ses interventions télévisées se soldent par de nouveaux reculs dans les sondages.

Sur la scène internationale, la mésaventure syrienne dans l’ombre d’Obama, le mépris évident de la diplomatie russe, le ton ironique ou compatissant d’une bonne partie de la presse étrangère soulignent la perte du rayonnement du pays. En Europe, le succès de Mme Merkel et l’évidente prédominance de l’Allemagne portent un coup sévère à notre orgueil national. Reste à Hollande le Mali, où les attentats reprennent…

La République exemplaire a sombré avec Cahuzac, mais on se doutait un peu que celui qui avait géré les courants du PS pendant si longtemps n’ignorait rien des turpitudes dont certains de ses satrapes étaient capables.

Subsiste le socialisme drapé dans la vertu de la justice sociale, qui voulait faire payer les riches, protéger les emplois, relancer l’industrie et inverser la courbe du chômage. La préférence donnée à la demande sur l’offre, à l’impôt sur la baisse de la dépense publique, à la distribution d’une assistance à crédit sur l’incitation au travail méritent chacune un carton rouge. On a d’un côté une politique de la demande qui se heurte à une baisse historique du pouvoir d’achat de 0,9 % en 2012, et de l’autre un salmigondis de mesures qui finit par redonner en partie aux entreprises d’une manière complexe ce qu’on leur avait pris, tandis que des « ménages » de moins en moins riches paient la note. La politique menée est illisible et tue la confiance, qui est l’élément essentiel de toute bonne santé économique.

Dans cette forêt pétrifiée des erreurs vivait encore l’arbre de l’inversion de la courbe du chômage. Il s’est pris, comme la foudre, un bug informatique qui non seulement a éveillé les doutes sur la sincérité des chiffres, mais qui, surtout, permet à la réflexion de faire son œuvre : le gouvernement cherche à masquer, par la création d’emplois artificiels générés par la dépense publique, la stagnation de notre économie et l’absence d’une production d’emplois réels.

Les Français ne sont pas dupes. Les cafouillages de la communication gouvernementale, l’amateurisme des réformes (du logement à l’enseignement), le bricolage permanent du pouvoir au plus haut niveau posent pour la première fois la question de la légitimité de l’exécutif en raison de son incompétence.

Dans certains États américains, comme la Californie, il existe une procédure de recall. Lorsque la pétition en vue de la démission du Gouverneur atteint un certain nombre de signatures, un référendum est organisé et peut, si les oui l’emportent, obliger le Gouverneur élu à démissionner. On peur rêver que la France atteigne un jour ce niveau de démocratie…

http://french.irib.ir/info/international/item/278029-fran%C3%A7ois-hollande,-bient%C3%B4t-d%C3%A9chu-par-christian-vanneste

Un général français : «François Hollande nous manipule»


Tribune libre Djerrad Amar

Hollande-ArméeDans une analyse, le général français Dominique Delawarde, ancien chef du bureau situation-renseignement-guerre électronique de l’état-major interarmes de planification opérationnelle en région parisienne, rejoint le clan des opposants à une frappe militaire contre la Syrie en mettant en cause les accusations formulées par les services de renseignement français contre le régime syrien, seul responsable, selon eux, d’avoir gazé la population. Pour lui, il n’y a aucun doute : les preuves présentées par le Premier ministre aux députés ne sont «ni convaincantes ni crédibles».

Le militaire français rappelle, à cet effet, la présentation du général Colin Powell aux Nations unies de «fausses preuves indubitables» établies par la CIA sur l’existence d’armes de destruction massive en Irak pour justifier l’intervention militaire qui a suivi. «Personnellement, j’ai la conviction intime que nous sommes en présence d’une nouvelle manipulation avec le massacre au gaz chimique de Damas», affirme-t-il.

Pour cet ancien officier, l’utilisation de l’arme chimique par Bachar Al-Assad «est une affirmation absurde et ne tient pas la route». Selon lui, le président syrien n’aurait jamais pris un tel risque, sachant qu’une intervention occidentale suivrait de facto. «Il (Bachar Al-Assad) possède un arsenal suffisant pour frapper ses adversaires sans faire appel au gaz. Aurait-il pris un tel risque à un tel moment pour tuer seulement quelques centaines d’adversaires en banlieue de Damas, capitale du pays, à une relative proximité des délégations diplomatiques étrangères ?» se demande-t-il, dubitatif.

Ce «massacre», continue le militaire dans son analyse, ne profite qu’aux deux autres parties en cause dans cette affaire. «D’abord aux opposants à Bachar El-Assad qui, si intervention il y a, ont toutes les chances de gagner rapidement leur combat et de prendre le pouvoir en Syrie. Ensuite, aux Etats-uniens et aux Franco-Britanniques qui souhaitent depuis longtemps affaiblir le Hezbollah libanais, mais surtout l’Iran (cible principale en raison du nucléaire), en supprimant leur allié de toujours : la Syrie de Bachar Al-Assad», a-t-il expliqué.

Pour corroborer son argumentation, le général Delawarde rappelle des précédents de ce genre de manipulation dans la ville roumaine de Timisoara, en décembre 1989, où les médias avaient repris pendant plusieurs semaines la fausse information d’un prétendu «massacre» de 4 600 personnes juste pour faire tomber Nicolae Ceausescu. «Il y a eu deux autres manipulations de ce type en Bosnie et au Kosovo lorsque j’étais en fonction. Elles ont été réalisées avec succès et l’opinion et les médias n’en ont jamais connu les tenants et les aboutissants», a-t-il révélé.

Le général Dominique Delawarde conteste les renseignements français, selon lesquels les rebelles syriens «n’ont pas le savoir-faire pour mettre en œuvre les gaz». «C’est oublier un peu vite que les rebelles sont soutenus et conseillés par des services spéciaux étrangers qui, eux, ont toutes les connaissances nécessaires», a-t-il avancé.

Fustigeant la politique étrangère française en faveur d’une intervention militaire en Syrie pour faire respecter, selon elle, les conventions de Genève, le général Delawarde s’est demandé pourquoi la France n’a pas proposé d’intervenir militairement lors du massacre de Gaza en 2009 : «Il y avait, lors du massacre de Gaza, 1 300 morts, bien réels ceux-là, dont 900 civils et 300 enfants. L’armée israélienne avait alors utilisé des bombes au phosphore interdites par les conventions de Genève (…) Y aurait-il deux poids et deux mesures ? Des massacres autorisés ou tolérés et des massacres interdits ?» s’est-il encore demandé, en concluant avec ironie : «Cette utilisation de gaz dans la ville de Damas n’est tout simplement pas crédible. Il est vrai que plus c’est énorme, plus ça passe. Mais, là, la ficelle est un peu grosse.»

Mohamed El-Ghazi

http://www.algeriepatriotique.com/article/un-general-francais-francois-hollande-nous-manipule

 

Poutine sauve la tête d’Obama


Tribune libre Byblos

TÊTE À TÊTE ENTRE BARACK OBAMA ET VLADIMIR POUTINE SUR LA SYRIE EN MARGE DU G20L’Histoire n’est jamais avare d’ironie lorsqu’elle subit d’être écrite par des pantins. Et lorsqu’un Obama et un Hollande prétendent prendre la plume, alors on est certain d’atteindre des sommets. Et c’est bien ce qui s’est passé dans l’affaire syrienne. Nos deux compères, emportés dans leurs gesticulations bellicistes, se sont tout à coup découverts seuls au monde, désavoués par tous – hormis quelques bédouins et une poignée de salonards parisiens –, ne sachant plus que faire de leur érection martiale alors que, du côté de Washington, le Congrès s’apprêtait à porter le coup de grâce politique à Obama avec menaces de destitution à la clé. Bref, la micro-coalition des fous de guerre était partie en vrille dans les grandes largeurs. Heureusement, Poutine est arrivé avec son plan de remise des armes chimiques syriennes à l’ONU. Un plan tellement improbable, tellement cocasse, tellement opportuniste, que son acceptation immédiate par le Bloc atlantiste donne toute la mesure de la panique dans laquelle il était plongé.

Risques de suicide politique

Une fois de plus, les choses sont allées très vite.
Fin août, chacun était quasiment assuré de voir les Tomahawks US frapper Damas. Puis ce fut le lâchage britannique et la crise d’angoisse de l’hésitant Obama qui – toujours à la recherche d’un père de substitution le pauvre –, s’en est allé supplier le Congrès de lui donner sa bénédiction sur fond de crise d’hystérie redoublée.
On connaît la suite. Alors qu’un puissant élan anti-guerre était en train d’émerger aux Etats-Unis, ledit Congrès s’apprêtait à voter massivement contre l’opération, désavouant ainsi totalement un Potus de plus en plus paniqué. Car le désaveu du Congrès aurait mis Obama devant un choix impossible : soit se coucher et avouer son erreur et, donc, son impuissance ; soit attaquer malgré tout, comme il l’avait d’ailleurs suggéré, et risquer l’impeachment dont une quinzaine de membres du Congrès brandissait déjà la menace.
Dans les deux cas, un suicide politique.

D’un montage boiteux à l’autre

Heureusement donc, Poutine est arrivé.
Et sa délicieuse solution de prise de contrôle de l’arsenal chimique syrien par l’ONU vaut son pesant de génie diplomatique.
Sur le fond, la proposition de Poutine n’a aucune espèce d’importance. Il aurait tout aussi bien pu proposer une campagne de remplacement des kalachnikovs présentes en Syrie par des frondes en plastique qu’Obama aurait accepté la chose. Il ne s’agit en fait que d’un montage boiteux (rien que le processus technique pourrait prendre 10 ans) qui répond à un autre montage boiteux (la vraie-fausse attaque chimique donc, conduite pour le plus probable par les insurgés eux-mêmes).
C’est que nous sommes là dans le champ de la communication pure mais, comme chacun a pu le constater, c’est le seul champ de bataille qui compte vraiment désormais.

Moisson de bénéfices russes

Mais la question se pose : pourquoi Poutine a-t-il sauvé la présidence d’Obama plutôt que de le laisser mordre la poussière devant le Congrès ?
Sans doute d’abord parce que si le pire n’est jamais garanti, il n’est jamais impossible non plus. Et même si un vote négatif était survenu au Congrès, il y avait toujours une possibilité qu’Obama lâche ses chiens de guerre coûte que coûte, avec le risque de déclencher une guerre régionale que seuls Russes et Chinois semblent soucieux d’éviter.
Le piège dans lequel se sont enfermés les atlantistes a ainsi offert à Poutine l’occasion inespérée d’éloigner définitivement les canons atlantistes de côtes syriennes à bon compte.
Le sauvetage déguisé d’Obama offre aussi à Poutine l’opportunité de démontrer la supériorité absolue de la diplomatie russe sur les gesticulations bellicistes des Atlantistes dans l’affaire syrienne. Il permet enfin d’entériner le retour définitif aux affaires de la Russie en tant que grande puissance avec laquelle il faut compter.
En résumé, Poutine a fait la démonstration éclatante que la Russie conduisait une politique structurante à l’échelle mondiale, par opposition aux poussées hystériques et désordonnées du Bloc atlantiste.
C’est le prix concédé par Obama à Poutine pour son sauvetage politique.

Et maintenant…

Bien sûr, la psychologie des dirigeants du Bloc étant de nature bipolaire, il est clair qu’ils vont tenter de sauver la face en annonçant un redoublement de leur soutien aux bouchers d’al-Nosra et affiliés en Syrie.
De même, ils vont également tenter de manœuvrer à travers l’ONU pour décrocher une résolution légalisant des frappes au cas où Bachar ne se montrerait pas assez zélé dans la restitution de l’arsenal.
Mais il y a toutefois peu de chance que la Russie se laisse enfermer dans un tel piège. Elle a d’ailleurs d’ores et déjà jugé «inacceptable» le projet français de résolution à l’ONU, qui accuse de facto les autorités syriennes de l’attaque chimiques le 21 août près de Damas ; et Moscou devrait bien évidemment s’opposer également à tout mécanisme automatique pouvant conduire à des frappes sur la base d’éventuels manquements de Damas, manquements dont l’appréciation serait nécessairement arbitraire de la part du Bloc.
Reste donc l’hypothèse du retour, à terme, à une solution politique avec la résurrection d’un Genève-2 dont les Occidentaux n’ont jamais voulu, préférant parier sur la réussite de leur guerre d’usure en Syrie.

Nouvelles attaques chimiques ou/et nouveau virage ?

Mais un tel retour à la table des négociations résonnerait immanquablement comme un constat implacable du reflux de puissance du Bloc occidental, et le signe tangible de l’échec de sa tentative de domination à coups de flingue de la région (1). Et là, les spécialistes de la com’ du Bloc vont devoir déployer des trésors d’imagination pour permettre à ses dirigeants de passer sous les fourches caudines sans en avoir l’air…
La gymnastique est périlleuse et on ne peut pas écarter la possibilité d’un énième virage à 180 degrés du Bloc pour rallumer le pétard syrien si Obama devait réussir à infléchir les doutes du Congrès. Car comme toujours avec les errements politiques du Bloc, tout et son contraire restent possibles.
Enfin, le problème que nous avions évoqué dans une précédente brève reste posé : à savoir comment les bouchers d’al-Nosra et affiliés vont réagir à ce qu’ils interpréteront sans doute comme une trahison de leurs souteneurs occidentaux.
Le Bloc atlantiste a bel et bien ouvert une boîte de Pandore en Syrie, et il est à craindre que nous n’en ayons pas fini avec les attaques chimiques sous faux drapeau.

Post scriptum désolé

Le lecteur aura remarqué que nous n’avons rien dit de la position de la France. Mais c’est qu’il y a si peu à dire, sinon à relever la tragique insignifiance de cette posture. Le Président-Poire et son petit Fabius ressemblent de plus en plus à de mauvais acteurs de série B qui voudraient jouer aux dures, singeant maladroitement le verbe et la geste de néocons US chez qui, au moins, cette attitude belliciste paraît «naturelle».
Avec les Hollande et Fabius Brothers à la manœuvre, tout sonne faux dans cette pantomime parisienne qui risque fort d’avoir à terme de vraies conséquences pour une France ravalée au rang de faire-valoir jetable d’une administration US elle-même égarée. La valse des pantins en cinémascope donc, où des roquets d’agitent pour tenter d’écrire une Histoire qui leur file visiblement entre les pattes. Pathétique.

(1) Le Bloc atlantiste cherche depuis des années à casser l’axe de résistance chiite à sa domination au Moyen-Orient que constituent l’Iran, la Syrie, le Hezbollah libanais et, dans une certaine mesure, le Hamas palestinien (la guerre contre le Hezbollah commanditée par les Etats-Unis à Israël s’inscrivait dans cette stratégie). Mais au lieu de briser la Syrie dans une confrontation directe, coûteuse et peu populaire sur le modèle irakien, il a préféré saisir l’opportunité d’instrumentaliser la révolution syrienne en la militarisant dès son début pour plonger le pays dans la guerre civile. La tactique est peu coûteuse (puisqu’essentiellement financée par les monarchie du Golfe) mais lente et incertaine. Car en face, Russes et Chinois se sont alliés pour soutenir le régime en place, et préserver ainsi leurs intérêts stratégiques dans la région (accès à la Méditerranée; fermeture de la porte moyen-orientale aux atlantistes pour éviter une contagion et/ou un débordement vers les zones d’influences russes et chinoises). Et malgré les milliards de pétrodollars déversés dans cette opération de régime-change, les bouchers d’al-Nosra et affiliés commencent à perdre du terrain. D’où l’idée d’un coup de pouce atlantiste plus directe à la faveur de la vraie-fausse attaque chimique orchestrée le 21 août dernier.

http://www.entrefilets.com/poutine_sauve_la_tete_d_Obama.html#sthash.sW7wGQcs.dpuf

 

Syrie: un autre crime de guerre occidental en préparation – Paul Craig Roberts


David-Cameron-Barack-Obama-Francois-HollandeMise à jour

Les criminels de guerre de Washington et d’autres capitales occidentales sont déterminés à maintenir leur mensonge selon lequel le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. Ayant échoué dans les efforts visant à intimider les inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU en Syrie, Washington a exigé que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon retire ces inspecteurs avant qu’ils puissent évaluer la preuve et faire leur rapport. Le Secrétaire général de l’ONU s’est élevé contre les criminels de guerre de Washington et a rejeté leur demande. Cependant, comme avec l’Irak, la décision de Washington de commettre une agression contre la Syrie ne se fonde pas sur des faits. http://rt.com/op-edge/syria-un-war-investigation-006/

Les gouvernements américain et britannique n’ont révélé aucune des «preuves concluantes» qu’ils prétendent avoir démontrant que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. En écoutant leurs voix, en observant leur langage corporel, et en les regardant dans les yeux, il est tout à fait évident que John Kerry et ses marionnettes britanniques et allemandes mentent de manière éhontée. C’est une situation bien plus honteuse que les énormes mensonges que l’ancien Secrétaire d’Etat Colin Powell a commis à l’ONU sur les armes irakiennes de destruction massive. Colin Powell affirme qu’il a été trompé par la Maison Blanche et ne savait pas qu’il mentait. Kerry et les marionnettes britanniques, françaises et allemandes savent très bien qu’ils mentent.

Le visage que l’Occident présente au monde est celui d’un menteur impudent.
Washington et ses gouvernements fantoches britanniques et français sont prêts à encore une fois révéler leur criminalité. L’image de l’Occident en tant que criminel de guerre n’est pas une image de propagande créée par les ennemis de l’Occident, mais le portrait que l’Occident a peint de lui-même.

Le journal britannique The Independant a rapporté qu’au cours du dernier week-end, Obama, Cameron et Hollande ont convenu de lancer des attaques de missiles de croisière contre le gouvernement syrien dans les deux semaines à venir, malgré l’absence de toute autorisation de l’ONU et malgré l’absence de tout élément de preuve en faveur des allégations de Washington selon lesquelles le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques contre « ses rebelles » largement soutenus par les forces extérieures américaines, cherchant à renverser le gouvernement syrien.

En effet, une des raisons de la course à la guerre est d’empêcher l’inspection de l’ONU dont Washington sait qu’elle pourrait réfuter ses allégations et éventuellement l’impliquer dans l’attaque sous faux drapeau effectuée par les «rebelles», qui ont réuni un grand nombre d’enfants dans un endroit pour y être assassinés chimiquement pour ensuite en coller la responsabilité au gouvernement syrien.

Une autre raison de la course à la guerre, c’est que Cameron, le Premier ministre britannique, veut précipiter la guerre avant que le Parlement britannique ne puisse le bloquer et l’empêcher de fournir une couverture pour les crimes de guerre d’Obama, de la même manière que Tony Blair avait assuré la couverture de George W. Bush, ce dont il a été dûment récompensé. Qu’est-ce qu’il en a à faire, Cameron, de la vie des syriens quand il peut quitter ses fonctions avec une fortune de 50 millions $ qui l’attendent à bras ouverts ?

http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/syria-un-weapons-inspectors-attacked-as-they-try-to-enter-poison-gas-attack-site-8784435.html

Le gouvernement syrien, sachant qu’il n’est pas responsable de l’incident des armes chimiques, a accepté que l’ONU envoie des inspecteurs d’armes chimiques pour déterminer la substance et le vecteur utilisés. Cependant, Washington a déclaré qu’il était «trop tard» pour les inspecteurs de l’ONU et accepte la déclaration intéressée des « rebelles » affiliés à Al-Qaïda accusant le gouvernement syrien d’avoir attaqué des civils avec des produits chimiques. http://news.antiwar.com/2013/08/25/obama-administration-accepts-rebels-account-on-syria-prepares-for-war/ . Voir aussi http://news.antiwar.com/2013/08/25/syria-accepts-un-inspectors-us-spurns-call-as-too-late/

Dans une tentative pour empêcher les inspecteurs de produits chimiques des Nations Unies qui sont arrivés sur place de faire leur travail, ces derniers ont essuyé des tirs de snipers sur le territoire détenu par les  « rebelles » et ont été forcés de quitter le site ; mais un rapport ultérieur de RT affirme qu’ils sont retournés sur le site pour effectuer leur inspection. http://rt.com/news/un-chemical-oservers-shot-000/

Le gouvernement britannique corrompu a déclaré que la Syrie peut être attaquée sans autorisation de l’ONU, tout comme la Serbie et la Libye ont été attaquées militairement sans autorisation de l’ONU. En d’autres termes, les démocraties occidentales ont déjà établi des précédents pour violer le droit international. « Le droit international? Nous n’avons pas besoin de droit international puant » L’Occident ne connaît qu’une seule règle: la Force prime le Droit. Tant que l’Occident a la Force, l’Occident a le Droit.

Dans une réponse à l’information que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France se préparent à attaquer la Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a déclaré qu’une telle action unilatérale est une «violation grave du droit international», et que la violation n’était pas seulement d’ordre juridique, mais aussi une violation de l’éthique et de la morale. Lavrov a évoqué les mensonges et la tromperie utilisés par l’Occident pour justifier ses violations graves du droit international dans les attaques militaires contre la Serbie, l’Irak et la Libye et la façon dont le gouvernement américain a utilisé des actions préventives pour saper tout espoir pour un règlement pacifique en Irak, en Libye et en Syrie.

Une fois de plus, Washington a anticipé pour saper tout espoir de règlement pacifique. En annonçant la prochaine attaque, les Etats-Unis ont détruit toute incitation pour les «rebelles» à participer aux pourparlers de paix avec le gouvernement syrien. Au moment où ces pourparlers allaient avoir lieu, les «rebelles» n’ont désormais plus aucune incitation à y participer, puisque les militaires de l’Occident viennent à leur secours.

Dans sa conférence de presse, M. Lavrov a parlé de la façon dont les partis au pouvoir aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France attisent les émotions chez les gens mal informés qui, une fois chauffés, trouveraient satisfaction dans la guerre. Ceci, bien sûr, est le moyen par lequel les Etats-Unis ont manipulé le public pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak. Mais le public américain est fatigué de la guerre, dont le but n’est jamais établi clairement, et sa suspicion augmente de jour en jour au sujet des justifications du gouvernement pour encore plus de guerres.

Un sondage Reuters / Ipsos révèle que « les Américains s’opposent fermement à l’intervention américaine dans la guerre civile en Syrie et croient que Washington devrait rester en dehors du conflit, même si les rapports selon lesquels le gouvernement de la Syrie a utilisé des produits chimiques mortels pour attaquer les civils sont confirmés ». http://news.yahoo.com/syria-war-escalates-americans-cool-u-intervention-reuters-003146054.html Pourtant Obama se moque que seulement 9 pour cent de la population soutienne son bellicisme. Comme l’a récemment déclaré l’ancien président Jimmy Carter : « L’Amérique n’a pas de démocratie qui fonctionne ». http://rt.com/usa/carter-comment-nsa-snowden-261/ Il y a un Etat policier dans lequel le pouvoir exécutif s’est placé lui-même au-dessus de toutes les lois et au-dessus de la Constitution.

Cet état policier va maintenant commettre encore un autre crime de guerre d’agression non provoquée de style nazi. A Nuremberg, les nazis ont été condamnés à mort précisément pour les actions identiques à celles commises par Obama, Cameron et Hollande. L’Occident mise sur la force, non sur le droit, pour se garder hors du box des criminels.

Les gouvernements américain, britannique et français n’ont pas expliqué pourquoi il vaut mieux que les gens, dans les guerres initiées par l’Occident, soient tués par des explosifs en uranium appauvri plutôt qu’avec des agents chimiques ou de toute autre arme. Il était évident dès le début que Obama était en train de préparer l’attaque contre le gouvernement syrien. Obama a diabolisé les armes chimiques mais pas les « anti-bunkers » nucléaires que les Etats-Unis pourraient utiliser contre l’Iran. Ensuite, Obama a tracé une ligne rouge, en disant que l’utilisation d’armes chimiques par les Syriens était un si grand crime que l’Occident serait obligé d’attaquer la Syrie. Les marionnettes britanniques de Washington, William Hague et Cameron, ont juste répété cette affirmation absurde. http://rt.com/news/uk-response-without-un-backing-979/ La dernière étape dans la machination était d’orchestrer un incident chimique et d’en accuser le gouvernement syrien.

Quel est le véritable agenda de l’Occident? Telle est la question non posée et sans réponse. De toute évidence, les gouvernements américains, britanniques et français, qui ont affiché en permanence leur soutien à des régimes dictatoriaux qui répondent à leurs attentes, ne sont pas le moins du monde perturbés par les dictatures. Ils désignent Assad comme dictateur pour le diaboliser aux yeux des masses occidentales mal informés. Mais Washington, le Royaume-Uni, et la France soutiennent un certain nombre de régimes dictatoriaux, comme ceux de Bahreïn, de l’Arabie Saoudite, et maintenant la dictature militaire en Egypte qui tue impitoyablement des Egyptiens sans qu’aucun gouvernement occidental ne parle d’envahir l’Égypte parce qu’il «tue son propre peuple ».

Il est clair aussi, que la prochaine attaque occidentale sur la Syrie n’a rien à voir avec la volonté d’apporter «la liberté et la démocratie» en Syrie, pas plus que la liberté et la démocratie n’étaient les raisons des attaques contre l’Irak et la Libye, dont aucun n’a gagné la « liberté et la démocratie. »

L’attaque occidentale sur la Syrie n’est pas liée aux droits de l’homme, la justice ou l’une des causes ronflantes dont l’Occident couvre sa criminalité.

Les médias occidentaux, et encore moins les presstitués américains, ne demandent jamais à Obama, Cameron, ou Hollande quel est le vrai agenda. Il est difficile de croire qu’il y ait un seul journaliste qui soit suffisamment stupide ou naïf pour croire que l’agenda est d’apporter «la liberté et la démocratie » à la Syrie ou de punir Assad pour avoir utilisé des armes chimiques contre des voyous meurtriers qui tentent de renverser le gouvernement syrien.

Bien sûr, la question n’aurait pas de réponse si elle était posée. Mais le fait de poser la question contribuerait à rendre le public conscient que les choses sont tout autres. A l’origine, le prétexte de Washington pour les guerres était d’assurer la sécurité des Américains contre les terroristes. Maintenant, Washington s’efforce de livrer la Syrie à des terroristes djihadistes en les aidant à renverser le gouvernement laïc et non-terroriste d’Assad. Quel est l’agenda derrière le soutien de Washington au terrorisme?

Peut-être que le but des guerres est de radicaliser les musulmans et, ainsi, déstabiliser la Russie et même la Chine. La Russie a une importante population musulmane et est bordée par les pays musulmans. Même la Chine a une certaine population musulmane. Comme la radicalisation se propage en conflits dans les deux seuls pays capables d’être un obstacle à l’hégémonie mondiale américaine, la propagande des médias occidentaux et le grand nombre d’ONG financées par les États-Unis, se présentant comme des organisations de «droits de l’Homme», peuvent être utilisés par Washington pour diaboliser les gouvernements russe et chinois pour les mesures sévères que ceux-ci prennent contre les «rebelles».

Un autre avantage de la radicalisation des musulmans est qu’elle laisse les anciens pays musulmans dans la tourmente ou des guerres civiles pour une longue durée, comme c’est actuellement le cas en Irak et en Libye, éliminant ainsi toute capacité à faire obstruction à Israël par un état organisé.

Le Secrétaire d’Etat John Kerry est en train de travailler au  téléphone utilisant les pots de vin et les menaces pour faire accepter, sinon appuyer, le crime-de-guerre-en-préparation de Washington contre la Syrie.

Washington est en train de conduire le monde plus près que jamais de la guerre nucléaire, même plus que dans les périodes les plus dangereuses de la guerre froide. Quand Washington en terminera avec la Syrie, la prochaine cible sera l’Iran. La Russie et la Chine ne seront plus en mesure de se leurrer eux-mêmes sur l’existence  d’un quelconque système de droit international ou de contrainte qui puisse agir sur la criminalité de l’Occident. L’agression occidentale contraint déjà les deux pays à développer leurs forces nucléaires stratégiques et à circonscrire les ONG financées par l’Occident qui se présentent comme des «organisations des droits de l’homme», mais en réalité constituent une cinquième colonne que Washington peut utiliser pour détruire la légitimité de leurs gouvernements.

La Russie et la Chine ont été extrêmement imprudentes dans leurs relations avec les Etats-Unis. Essentiellement, l’opposition politique russe est financée par Washington. Même le gouvernement chinois est miné. Quand une société américaine ouvre une entreprise en Chine, il crée un conseil d’administration chinois dans lequel sont placés des proches des autorités politiques locales. Ces conseils créent un circuit pour les paiements qui influencent les décisions et la loyauté des membres du parti local et régional. Les États-Unis ont pénétré les universités chinoises et les milieux intellectuels. L’Université Rockefeller est active en Chine dans le cadre philanthropique des Rockefeller. Les voix dissidentes sont créées et sont déployées contre le gouvernement chinois. Les demandes de «libéralisation» peuvent ressusciter des différences régionales et ethniques et saper la cohésion du gouvernement national.

Quand la Russie et la Chine se rendront compte qu’ils sont la proie de cinquièmes colonnes américaines, qu’elles sont isolées diplomatiquement et militairement inférieures en armes,  les armes nucléaires deviendront le seul garant de leur souveraineté. Cela donne à penser que la guerre nucléaire est susceptible de mettre fin à l’humanité bien avant que les hommes ne succombent au réchauffement climatique ou à la hausse des dettes nationales.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

La reconstruction des infrastructures par l’Armée Arabe Syrienne


A woman wearing a scarf depicting the Syrian opposition flag walks in the damaged areas in Deir al-zorAVIS AUX LECTEURS : Cet article comporte la description de certaines scénes de violence d’un père sur sa fille . Il est donc reservé à un lectorat majeur .

Alors qu’un gouvernement Français de rencontre reçoit les chefs politiques et militaires des terroristes islamistes qui tuent et détruisent en Syrie [ lien ] , l’Armée Arabe Syrienne procéde à la reconstruction des infrastructures dans les zones libérées . La reconstruction des infrastructures [ ponts , bretelles de raccordement ] détruites le long des axes de communication  dans la politique de  » terre brûlée  » des islamistes va être un des principaux défis auquel devra faire face le gouvernement Syrien . Cette reconstruction permettera aussi d’accroître la mobilité de l’ AAS et de renforcer le contrôle des zones reconquises .

C’est d’abord la reconstruction des ouvrages d’art de l’autoroute Lattaquié – Alep – Idlib . Des groupes résiduels de terroristes islamistes du front Al-Nousra essayent d’empêcher les travaux de reconstruction en harcelant les chantiers et doivent être combattus .

[0’55]Les militaires Syriens ne cessent de découvrir des preuves de l’ingérence étraNgère et en particulier la collusion des terroristes islamistes avec la Turquie et la Séoudie – Suudi Arabistan – agissant de concert .

[ 1’19 ] Parmi le matériel saisi on trouve des systémes de communication analogiques HYTERA de type TC-620 ou TC-446S [ lien vers notice pdf ]  [ Lien vers notice pdf ] . HYTERA est  une société Chinoise spécialisée dans les systémes de communications pour organes de sécurité qui dispose d’une filiale Allemande et Etasunienne .Du grain à moudre pour les unités spécialisées dans la guerre électronique  [ site ]  [ lien ]

[ 1’20 ] A Homs le dernier carré des terroristes islamistes défendus ce jour dans Le Monde par Ahmed Jarba et le général Salim Idriss [ lien ] tire à l’aveugle des roquettes et des obus de mortier sur la population civile des quartiers libérés . François  » Abu  » Hollande , Laurent  » Abu  »  Fabius , Manuel Valls , Jean-Yves Le Drian et les chefs militaires  Français qui participent à l’armement et à l’appui opérationnel aux terroristes islamistes devront rendre des comptes un jour devant la justice de leur action .

[ 1’45 ] Partout ou la peste islamiste soutenue par les Socialistes Français a été éradiquée la vie reprend son cours petit à petit avec les jeux des enfants et une mère qui fait cuire ses pois chiches sur un réchaud de fortune . Les habitants ont foi dans l’avenir et entamment les travaux de reconstruction . [ 2’10 ] Sécuriser la vie quotidienne c’est assurer la liberté d’aller et de venir . La mission des sapeurs est essentielle dans le déminage des explosifs laissés de manière intentionelle par les terroristes islamistes . Des explosifs ont ainsi été laissés sur les pylônes électriques . [3’10 ]

[3’13] A  Alep le vrai visage de la barbarie islamiste que veulent nous cacher Hollande , Fabius mais aussi le Mainstream : C’est celui d’une jeune fille – Dalhia , 15 ans – dont le  » père  » géniteur à rejoint le rang des hordes barbares qui tuent et détruisent la Syrie .  Après la mort de sa mère , ce géniteur lui a fait subir les pires humiliations et sévices dont des viols et l’obligeant à se déplacer nue dans la maison . Elle a été forcé d’écouter les  » exploits  » de ce géniteur ,en particulier la manière dont il s’attaquait non seulement à des postes militaires et de police mais aussi à des civils ,  qui la battait et la forçait de plus en plus . Elle s’est finalement enfuie alors qu’il a commencé à la prostituer aux djihadistes .  Bonne nuit et faites de beaux rêves !

Une copie de cet article a été envoyé à Mme. Najat Vallaud-Belkacem  qui peut répondre par un commentaire public .

 

http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-syrie-anna-news-la-reconstruction-des-infrastructures-par-l-armee-arabe-syrienne-apres-le-passag-119247772.html

La religion islamique : un sacré business, pour les émirs et les sheikhs


Tribune libre Hannibal GENSERIC

pas de label-halal-En Marketing, la valeur d’un produit est donnée par celui qui le consomme et non par celui qui le vend. Un produit n’est « bon », que s’il est consommé et qu’il améliore votre opinion ou votre bien-être. Il en est de même pour la religion : ce n’est pas elle qui change intérieurement l’être humain, mais ce qui vient d’en haut. Si une religion n’est pas la résultante du « bon produit d’en haut », elle n’a de légitimité que pour elle-même; de fait, on la rejettera et toute la spiritualité avec.

Dans un précédent article, nous avons vu, très sommairement, le coût économique de la religion musulmane pour le monde musulman : ce coût est d’environ de 50% du PIB potentiel, c’est-à-dire que, depuis 14 siècles, les pays musulmans perdent la moitié de leur richesse à cause de l’observation des rites religieux musulmans. Tant qu’ils vivaient « sur le dos » des pays conquis, autrement dit, grâce à l’impérialisme, le monde arabo-islamique était dans la position actuelle des grands états impérialistes. Dès l’arrêt de l’expansion islamique, aux environs de l’an Mille, la décadence commença. Et, non seulement elle se prolonge de nos jours, mais elle ira en s’aggravant, pour la simple raison que la domination de l’islam politique ne peut signifier qu’une descente aux enfers. Les exemples anciens et récents sont légion.

Le pèlerinage de la Mecque, une affaire en or…

Si le pèlerinage (Hajj) est avant tout un acte spirituel, il revêt pour certains des intérêts commerciaux.

L’industrie du tourisme religieux génère chaque année 50 milliards de dollars pour l’Arabie Saoudite. Et avec l’augmentation continue du nombre de musulmans qui effectuent leur pèlerinage chaque année, ce montant devrait doubler d’ici à 2020 pour atteindre 100 milliards de dollars. Il s’agit du deuxième flux de devises pour l’Arabie Saoudite après le pétrole. Et alors que les réserves de pétrole sont limitées, le tourisme cultuel est un business éternel. En effet, le monde compte près d’un milliard et demi de musulmans. En 2050, l’islam rassemblera 2,5 milliards de fidèles. On comprend pourquoi les observateurs prédisent que, dans vingt ans, le tourisme religieux rapportera à l’Arabie saoudite davantage que l’or noir. Le pèlerinage à La Mecque fait aussi le bonheur des agences de voyages, commerçants et hôteliers saoudiens. Ces millions de musulmans, issus de 189 pays convergent, une fois par an depuis 1400 ans, vers la Mecque.

La monarchie pétrolière l’a bien compris et son économie florissante est entretenue tous les ans par les millions de dollars dépensés par les pèlerins qui se rendent à la Mecque. Les entreprises privées ne sont pas en reste non plus. Le secteur de l’immobilier s’est adapté au nombre croissant de pèlerins (Plus de 3,4 millions de croyants y participent!) et l’on ne compte plus les nouvelles constructions s’érigeant « sans frein » dans la ville sainte. Savez-vous qu’il existe un lieu dans le monde où l’on trouve des terrains à 100 000 euros le mètre carré ? Ce n’est pas sur les Champs-Élysées ni même sur Broadway mais c’est à La Mecque, et plus particulièrement dans l’enceinte autour de la Grande Mosquée que les tarifs sont si chers. Les hôtels luxueux, impayables pour la plupart des pèlerins, ont par ailleurs pris pied sur des sites de villes centenaires.

Les autorités saoudiennes détruisent les vestiges de l’Islam dans les villes saintes

De nombreux Saoudiens et militants pour la conservation du patrimoine assistent, impuissants, aux destructions de vestiges historiques de la Mecque et de Médine, pour faire place à des centres commerciaux, des hôtels et des gratte-ciels. L’Institut du Golfe, basé à Washington, estime que 95% des édifices vieux de 1000 ans dans les deux villes ont été détruits ces 20 dernières années.

A la Mecque, le complexe commercial Jabal Omar éclipse la mosquée Al-Haram, le site le plus sacré de l’Islam. Pour le construire, les autorités ont démoli la forteresse Ajyad datant de l’ère ottomane et la colline sur laquelle elle s’érigeait. Le lieu de naissance du prophète est devenu une librairie,  et la maison de sa première femme Khadija est devenu des toilettes publiques !

La police religieuse saoudienne s’efforce de décourager la population à prier ou à visiter des lieux en lien avec l’ère du Prophète et promeut la démolition des sites historiques. Les wahhabites souhaitent également laisser leur marque dans les villes saintes. C’est le même phénomène qui se déroule en Tunisie, avec l’incendie des mausolées des saints locaux, incendies effectués par des salafistes, ces fils de Ghannouchi.

Le silence des musulmans concernant la destruction de la Mecque et de Médine est à la fois désastreux et hypocrite”, déclare le docteur Irfan al-Alawi de la fondation de l’héritage islamique. “Le récent film sur le prophète Mahomet a déclenché des manifestations à travers le monde entier, pourtant la destruction du lieu de naissance du Prophète, où il est né et a fondé l’Islam, ne suscite aucune critique. ”. L’hypocrisie et la félonie des islamistes n’ont guère de limite. L’apathie et le silence des prétendus arabo-musulmans est tout aussi incroyable.

Les arnaqueurs

Dans les pays musulmans, le nombre de pèlerins est limité à 1 pour 1.000 habitants. Pour la plupart d’entre eux, une fois sur place, les conditions sont souvent sommaires. Certains dorment dehors. D’autres trouvent à louer des chambres chez l’habitant, voire des appartements délaissés par des Mecquois qui profitent de l’affluence pour louer leur bien à prix d’or. En France, ce sont des agences de voyages accréditées par les autorités saoudiennes qui organisent les pèlerinages. Pour deux à trois semaines de voyages, un musulman français débourse en moyenne 4.700 euros en 2011. Un tarif exorbitant qui a doublé en six ans. Alors entre fausses agences peu scrupuleuses, qui disparaissent la veille du voyage en ayant empoché l’argent des clients et gardé leurs passeports, et vrais tour-opérateurs qui promettent des chambres doubles et fournissent des dortoirs à partager avec des inconnus, les victimes sont légion. Sans compter que, sur les 50 milliards de dollars que représenterait cette industrie, 15 % disparaîtraient dans des réseaux parallèles.

A la Mecque et à Médine, les souvenirs se vendent à foison. Et, même si les bénéfices sont difficiles à estimer, leur vente constitue aussi une activité lucrative. Et pour cause, ces « objets bénis » y sont vendus 3 fois leur prix. Pourtant, nombre de ces souvenirs ne sont pas fabriqués dans les villes saintes, mais… en Chine.

L’arnaque de la viande halal

Comment réagiront les musulmans quand ils sauront que ce qu’ils consomment en guise de viandes dites “hallal” est une pure tromperie ? Aucun scrupule, aucune retenue, aucun respect ou considération non seulement pour le consommateur musulman mais aussi pour tous les consommateurs floués, car il faut savoir que la plupart des viandes prétendument et abusivement déclarées halal, ne le sont point. Ce n’est pas seulement le profit, le gain et l’enrichissement qui sont à la base de la démarche frauduleuse et de l’escroquerie à large échelle mais aussi la fourniture, indirectement, de l’argent sale à des officines, à des partis politiques extrémistes, qui ont besoin de fric.

D’abord des chiffres (fournis par le bureau de contrôle hollandais Hallal correct) : la consommation mondiale de viande hallal ou dite hallal dépasse les 150 milliards de dollars, celle du marché européen avoisine les 18 milliards de dollars. En France, 3 milliards d’euros de consommation pour environ 5 millions de musulmans, dont 500 mille Tunisiens. En Hollande où résident presque 1 million de musulmans, le chiffre de la consommation excède le 1,5 milliard d’euros, (la moitié comparativement à la France où résident cinq fois plus de musulmans). Il faut surtout préciser, pour bien saisir l’enjeu, qu’il s’agit surtout de viandes destinées à l’exportation tant vers la France, essentiellement, que vers les pays arabes et/ou musulmans, perméables à souhait, qui font ainsi ingurgiter à leurs populations des produits non seulement illicites mais aussi dont ne voudraient ni les chiens ni les chats. Une supercherie. Une fraude qui n’épargne ni le consommateur ni le petit boucher du quartier d’à-côté. Une super-tromperie planifiée, organisée et exécutée au nom de l’Islam.

Comment ?

L’astuce est très simple.

L’entreprise française qui produit, par exemple, des steaks hachés se fournit en matière première, c’est-à-dire en viande, auprès d’un fournisseur hollandais ou espagnol (le coût d’achat est plus bas qu’en France). Mais comment faire pour certifier au consommateur musulman d’Italie, de France, de Dubaï, de Tunisie ou d’Arabie Saoudite que cette viande est hallal (c’est-à-dire que l’animal est sacrifié par un musulman qui prononce le nom d’Allah en orientant la bête en direction de la kaâba, en utilisant un couteau nettoyé et aiguisé pour éviter la souffrance de l’animal, et en veillant aussi que cet animal soit sain, non porteur de maladies).

Comment agir pour user et abuser de la confiance du consommateur ? Très simple.

S’allier à un bureau de contrôle de viande hallal. Et le tour est joué. Une convention est établie. Ce bureau délivre une carte de sacrificateur à n’importe quel individu qui se prétend musulman, lequel est recruté par le fournisseur (donc il se soumet à ses desiderata). Ensuite, ce même bureau désigne un contrôleur qui devra se déplacer dans les abattoirs du fournisseur (mais qui le fait très rarement sinon jamais) et attribue des certificats de viande hallal absolument vierges, cachés en très grande quantité chez le fournisseur. Une fois la marchandise prête à l’exportation, le même fournisseur complète le certificat que le pseudo-sacrificateur signe et transmet à l’industriel producteur de produits élaborés qui dispose ainsi de toutes les preuves que la marchandise vendue dans les supermarchés est bel et bien hallal.

Réseau de fraudeurs, filières de la tromperie qui ne sont motivés que par le profit, pire “les produits commercialisés sont de qualité défaillante et représentent un risque potentiel pour le consommateur”.

Plutôt qu’une bête vivante soumise à l’égorgement, ce sont des bêtes abattues au pistolet pneumatique — donc des bêtes mortes — auxquelles on coupe la tête et ensuite les autres parties de la carcasse. Pratiques contraires aux préceptes de l’Islam et donc illicites. Il faut savoir qu’il ne s’agit pas dans ce genre d’“affaires” de quelques centaines d’euros mais de millions d’euros comme enjeu.

Voici un témoignage d’abattage « halal ».

L’entreprise Brada est implantée dans la ville de Damwoude, à 150 kilomètres au nord d’Amsterdam. Nous y entrons comme dans un moulin grâce à l’aide d’un compatriote qui arguait venir y effectuer des commandes. On y verra tout, sauf le lieu exact d’abattage. Caché, préservé, protégé. On se croirait dans un espace de nucléaire. Des centaines de carcasses sont alignées côte à côte. Des demi-carcasses qui permettent de constater une chair flasque qui n’invite pas à la consommation. Des quarts de carcasses qui ne cachent pas l’âge de l’animal. “1 an, 15 ans, tiens celle-là a mis bas plusieurs fois”, confie notre accompagnateur. Il n’a pas besoin de s’étaler en explications. La chaîne d’abattage en elle même est une preuve flagrante de l’escroquerie. Des animaux carrément non destinés à la consommation humaine. Que font les services vétérinaires hollandais ? “Le patron a le bras long”, confie-t-on à demi-mot. Les frigos, les rails suspendus, les tables, les bassines métalliques débordent de viande. Une puanteur suffocante. Sur environ 60 travailleurs, “pas un seul musulman”. Nous escaladons des escaliers en colimaçon. Et là, on domine la fraude, la supercherie, la tromperie dans sa grandeur, l’abus de confiance dont sont victimes des millions de musulmans. Là, tout se fait par hasard, nous assistons à l’abattage. Bastian est sous tension, il devient rouge, il veut détourner nos regards des bœufs que l’on tue. Bel et bien une tuerie. Rien d’un égorgement hallal. Il tourne et se retourne. Il étouffe de rage. On croirait même qu’il désire nous balancer à travers la rampe d’escalier afin de ne rien voir. Mais on voit tout : un bœuf est ramené de quelque part. Vite, un employé lui place un matador (c’est le nom exact du pistolet pneumatique) entre les yeux. Une détonation. L’animal s’affale. Mort. Puis accroché à des rails suspendus. Il ne bouge plus. Environ 20 mètres et on lui coupe la tête. Puis au bout de quelques instants l’animal est transformé en quartiers de chair.  Inch’Allah, viande halal.

Hannibal GENSERIC

http://numidia-liberum.blogspot.com/2013/03/la-religion-est-un-sacre-business.html

France, terre d’asile politique ou psychiatrique ?


Article-uneLa chef de file des Femen en France, Inna Shevchenko, a obtenu le statut de réfugié auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), a indiqué lundi 8 juillet cette militante ukrainienne. Pendant ce temps, le geek ennemi public n°1 Edward Snowden se voit refuser la même demande en France et dans divers pays.

Teddijo – Dessinateur satirique
Teddijo – Dessinateur satirique

D’un côté, nous avons une bande de féministes autoproclammées, manifestant à coup de seins et de décibels pour le droit des femmes, la corruption, les pâquerettes et les tourterelles. Un combat pour le droit des femmes transformé en combat contre les religions, principalement le christianisme et l’islam. Tronçonnage de croix pour protester contre l’Eglise orthodoxe (alors qu’il s’agissait d’un monument en hommage aux victimes du stalinisme), drapeau musulman brûlé pour protester contre le salafisme (alors qu’il s’agissait

d’un drapeau musulman tout ce qu’il y a de plus banal), profanation de la cathédrale de Notre Dame de Paris, etc. Une bande de féministes dont la leader, Mlle Shevchenko déclara à propos des féministes trop instruites : « Nous avons voulu montrer que les féministes ne sont pas que des vieilles femmes cachées derrière leurs bouquins ». Comme a pu le souligner le Volontaire Florian dans un précédent article :

Sympa pour les femmes telles que Virginia WoolfEmily BrontëGeorge Sand, qui à mon humble avis risquaient beaucoup plus qu’une petite activiste incapable de s’exprimer autrement que par le biais de provocations au ras des pâquerettes. Sympa aussi pour l’écrivaine turque Elif Shafak qui a risqué trois ans de prison pour « avoir insulté l’identité nationale » puisque l’un de ses livres relatait le génocide arménien. Mais bon, des femmes on ne retient que leurs formes pas ce qu’elles écrivent en pensant à voix haute.

mobile-smog-checks-big-brother-is-watching-you-300x240De l’autre côté, nous avons un informaticien made in USA, anciennement en poste à la NSA, rompu aux techniques d’écoute et de surveillance de l’Oncle Sam. Un geek ayant étalé sur la place publique un secret, de polichinelle certes, mais un secret fort embarrassant. Oui, Big Brother est bel et bien en train de « watching you ». Citoyens, Etats pas de jaloux, tout le monde y passe !

Et voila que nos deux effigies de la contestation, traquées de façon plus ou moins intense, demandent l’asile politique, en France notamment, n’étant plus en odeur de sainteté si l’on puit dire au sein de leurs mères patries. Une demande accordée pour I. Shevchenko, et refusée pour E. Snowden

Morale de l’histoire ? Il ne sert à rien de révéler à un pays qu’un autre Etat l’espionne et recueille ses informations les plus confidentielles. Bien au contraire, il est plus judicieux de l’attaquer dans ses symboles les plus historiques. Il vous dira merci ! Alors que les révélations de Snowden auraient dû provoquer un véritable cataclysme au sein de l’exécutif français, l’inverse se produit. Le grand méchant mou Hollande, tout comme l’aurait fait Sarkozy l’Américain, demande timidement des comptes aux Etats-Unis au lieu de pousser une énorme gueulante saveur camembert à Obama. Et non heureux de courber une fois de plus l’échine face au pouvoir atlantiste, voilà que l’Etat français au lieu de remercier Snowden se lance indirectement à la poursuite de celui-ci. Mardi 2 juillet, le président bolivien Evo Morales rentrait de Moscou et volait en direction de La Paz, quand son avion a été contraint de se poser à Vienne, en Autriche : le Portugal lui avait refusé une escale technique et la France le survol de son territoire. Soupçonné d’abriter Snowden à son bord,  l’avion du président Morales fut bloqué au sol pour quelques heures, un comportement aussi inique que schizophrénique, nous valant d’être la risée d’une grande partie de l’Amérique du Sud.

Le président bolivien Evo Morales embarque à bord de son avion, à l’aéroport de Vienne le 3 juillet 2013 afp.com
Le président bolivien Evo Morales embarque à bord de son avion, à l’aéroport de Vienne le 3 juillet 2013
afp.com

Au fond du trou, l’exécutif français continue de creuser !

Plus grand chose d’étonnant dans notre monde où le principal devient détail et le détail devient principal. Plus grand chose d’étonnant quand un regard curieux voit l’inversion des sens s’amplifier chaque jour davantage. Cette mise en avant des FEMEN n’est qu’un des multiples symptômes d’une maladie touchant l’ensemble des sociétés humaines.

Sans tomber dans le côté « grenouille de bénitier », la France a une longue tradition religieuse. Une tradition ayant guidé son histoire, cimenté sa base et construit l’ordre social auquel nombre de français sont attachés. Une tradition ayant au fil du temps fait une place aux autres religions, principe de laïcité oblige, pour voir l’islam devenir la deuxième religion la plus pratiquée du pays.

Mais voila, il y a laïcité et laïcité.

Il y a la laïcité bénéfique, celle prenant en compte les spécificités historiques du pays, son histoire et ses racines, et instaurant entre les religions un équilibre du culte.

Et puis il y a la laïcité façon Vincent Peillon, celle de la mise en place d’une religion universelle. Une laïcité à l’opposé, tant de l’équilibre cultuel que des caractéristiques historiques, balançant dans la négation du fait religieux. Une laïcité d’inspiration franc-maçonne prônée intérieurement par l’ensemble des élites de droite et de gauche, à charge pour ces dernières de remplir publiquement cette fonction en abattant les quelques restes de notre histoire millénaire. Dans un braquage, chacun son rôle.

Voilà pourquoi I. Shevchenko, anti-religieuse de combat comme elle a pu le déclarer lors d’une émission à la radio belge le 3 juin 2013, recueille autant les faveurs des plus hautes instances de l’Etat. Et dans ce combat contre les religions, un monothéisme semble pour l’instant épargné. Comme le souligne Jonathan Moadab dans un communiqué en réponse aux propos diffamatoires de Bernard Schlacha, contributeur du site de Bernard-Henry Lévy, La Règle du Jeu :

« Soutiendriez-vous toujours autant les Femen, si elles avaient brûlé un drapeau sioniste rue des Rosiers, comme elles ont brûlé un drapeau salafiste musulman devant la Grande Mosquée de Paris ? Aimeriez-vous les voir déambuler seins nus dans la synagogue de la Victoire en criant dans une langue étrangère « Fuck the talmud ! », comme elles ont profané Notre-Dame de Paris ? »

Dans ce monde de fous, où nous ne savons plus à quel sein se vouer, adieu Snowden et bonjour Inna.

Bienvenue en France… terre d’asile psychiatrique !

https://www.cercledesvolontaires.fr/2013/07/08/france-terre-dasile-politique-ou-psychiatrique/

En Algerie, la maladie du Président sclérose la communication defaillante


Tribune libre : Laid SERAGHNI

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Le flou qui a entouré la maladie du Président a donné libre cours à la spéculation sur une certaine lutte de succession entre les centres de décisions en Algérie.La mauvaise gestion de la question est l’image même de la gestion des affaires publiques Algèriennes.

En Algérie, la maladie du Président sclérose la communication défaillante
Abdelhamid Mehri (1) aurait prédit « Tout Président Algérien qui toucherait à la Constitution finira ses jours dans la malédiction ».

Le 8 avril 2013, le Premier ministre Abdelmalek Sellal installe la Commission des experts chargée de l’élaboration d’un avant projet de loi sur la révision de la constitution. Vingt jours après, au JT du 27 avril 2013, le cardiologue Bougherbal (2) annonce au peuple algérien l’hospitalisation du Président de la République A. Bouteflika à l’hôpital Val-de-Grâces à Paris « pour des examens complémentaires suite à son accident ischémique transitoire (A I T) » (3). Il justifie ce transfert par le « manque de compétence médicale algérienne et le manque de moyens techniques ». (4).

La déclaration de Bougherbal et le transfert de l’illustre malade à l’étranger ont soulevé une polémique entre les neurochirurgiens algériens sur l’absence ou non des moyens techniques et du savoir – faire dans ce cas précis. Pour le neurochirurgien de l’hôpital de Blida, le professeur Bouyoucef, notre pays dispose des compétences médicales et des moyens de « chercher et trouver l’étiologie de cet accident et de la traiter. Des centaines d’Algériens sont traités dans nos services pour le même motif » (5).

La question de la bonne gouvernance s’impose dans les discussions des Algériens. Ils ne peuvent concevoir qu’un pays qui dépense plus de 500 milliards de dollars en 10 ans, n’arrive pas à assurer des soins aux normes internationales. La santé publique est sinistrée.

Dés le début, le simulacre commence. Le comble du ridicule est dépassé, le cardiologue continue depuis Alger à rassurer les Algériens sur l’état de santé de leur Président en puisant à partir de Paris ses informations que lui donnait un membre de la famille du Président. Il est chargé de faire cela « car on me l’a demandé de le faire et je le fais jusqu’au moment où on me demande d’arrêter ». (4 bis).

Aucune photo, aucun communiqué officiel, aucun bilan médical mettent à nu le dysfonctionnement des institutions et la mauvaise gestion de la question qui sclérosent bien une communication défaillante. Seul le Premier ministre, tout en admettant le scepticisme des Algériens à l’égard de ses déclarations, s’ingénie tant bien que mal à donner les « bonnes nouvelles » et avance même que le président, par téléphone, suit de très prés les affaires du pays. Il est au courant de tout et décide de tout. Puisqu’il il peut parler pendant des heures, pourquoi ne consacre- t-il pas 5 minutes à son peuple pour faire taire tous ses détracteurs ?

Les jours qui passent, la photo qui tarde et l’aphasie qui est totale laissant penser que les dégâts sont importants. La rumeur, la spéculation et l’intox s’installent chez les Algériens. Les analystes voient des luttes entre la Présidence et la Défense pour la succession du président. Les internautes s’agitent, les uns fantasment les autres fabulent.

Toujours pas de photo. Les jours passent, les déclarations officielles se suivent et se ressemblent « Il va bien et se repose ». Le ministre des Affaires étrangères M. Medelci depuis Addis-Abeba, déclare « les nouvelles sont bonnes Il rentrera bientôt en Algérie » (6). Le 1er mai 2013, le chef de l’Etat, à travers une lettre lue par son conseiller, s’adresse aux travailleurs et le 4 du mois, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, il décrète le 22 octobre « journée de la presse ». Il est fait état de la promulgation de décrets présidentiels portant promotions de hauts fonctionnaires à la présidence. L’objectif est pour laisser croire au peuple que le Président suit les affaires du pays et qu’il était en mesure d’apprécier les dossiers qui lui sont présentés et de signer, le cas échéant des décrets. Il est en mesure de tenir le stylo est de signer donc il peut encore diriger le pays.

Si les décrets sont réellement signés par A. Bouteflika à Val-de-Grace ils doivent porter alors, Val-de-Grace le ….. et non Alger le……… Une grave atteinte à la souveraineté nationale. Des indiscrets parlent de paraphe du chef de l’Etat scanné.

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Les jours passent et toujours aucune photo. La rumeur enfle, la spéculation trace l’avenir du pays, l’intox se conjugue au présent. Les informations tendancieuses ou mensongères sont dans toutes les bouches. La mort du président est annoncée (8). L’opacité se confirme dans la méthode de communication du Gouvernement. Le 19 mai 2013, un quotidien algérien « Mon journal » a été interdit de parution parce qu’il affirmait que le président Algérien était revenu le 15 mai 2013 à Alger dans un état « comateux » après une « détérioration de sa santé ».

La communication officielle est déléguée au gouvernement et à la presse de l’Hexagone. Tantôt c’est Fabius tantôt c’est Hollande qui, se croyant investis du poste de porte – parole de la Présidence Algérienne nous informent sur l’état de santé de notre Président et de son lieu de séjour. Confondant l’Elysée à el Mouradia François Hollande parle du sujet qui ne regarde que les Algériens. Le président est « en convalescence dans l’établissement des Invalides où il se voit se prodiguer tous les soins nécessaires et il aura ensuite à rentrer, j’espère le plus vite, dans son pays » (10)

Un membre de ce gouvernement informe le peuple algérien du transfert du Président algérien du Val-de-Grace vers l’’Institution Nationale des invalides, établissement médical des techniques de pointe spécialisé dans la prise en charge des blessées de guerre et des grands handicaps. Invalides « pour suivre sa convalescence » (9). Des précisions sur le lieu où se repose le Chef de l’Etat Algérien sont apportées .Il est dans un appartement aux Invalides « près du tombeau de Napoléon et du musée de l’armée, au centre de Paris ».Ces précisions appellent des interrogations et je laisse le soin aux lecteurs de les poser et d’y répondre.

En Algérie ce dossier est un tabou

Devant le flou total qui entoure l’état de santé du Président de la République, un membre du Conseil constitutionnel aurait déclaré, sous l’anonymat, selon El Watan que les membres de cette institution, se sont concertés en l’absence du Président Tayeb Bélaiz pour entreprendre éventuellement la procédure légale prévue par l’article 88 la loi fondamentale du pays relative à l’état d’empêchement du Président de la république « Lorsque le Président de la république, pour cause de maladie grave ou durable, se trouve dans l’impossibilité d’exercer ses fonctions, le Conseil Constitutionnel se réunit de plein droit, et après avoir vérifié la vérité de cet empêchement approprié, par tous les moyens, propose à l’unanimité, au Parlement, de déclarer l’état d’empêchement ». Le président du Conseil, proche du cercle présidentiel, n’a pas réagi pour faire réunir les membres du Conseil en dépit des critiques de la classe politique et de la presse algérienne et de la gravité de la situation du pays.

Les Algériens se demandent à quoi servent des institutions qui ne sont pas capables d’assumer les prérogatives que leur confère la Constitution ? Ils ne comprennent pas non plus comment un homme peut – il bloquer toute une Institution ?

Cela n’est possible que dans un pays où le pouvoir est dilué entre plusieurs centres de décision qui fait que l’Algérie est dirigée par plusieurs présidents de la République mais un seul passe par des urnes que les autres prennent soin de bien les bourrer à son avantage.

Les jours passent, la rumeur enveloppe toute l’Algérie et l’intox se voit dans les marchés, les « supputateurs » préparent l’avenir du pays et les spéculateurs. Les photos du Président apparaissent au lendemain du reportage de Mardi 11 juin 2013, la chaine de télévision publique (L’ENTV) fait état « d’entretien qui a eu lieu en fin d’après – midi à Paris entre Bouteflika et deux Hauts responsables algériens ». Le lendemain les photos sont diffusées. Elles montrent un Président considérablement diminué, emmitouflé dans un peignoir noir, le visage pale et les traits tirés. Il est entre le chef d’Etat-major de l’Armée Nationale Populaire et le Premier ministre.

Un mini – conseil des ministres à Paris durant lequel Bouteflika aurait longuement écouté les exposés sur la situation sécuritaire et économique du pays avant de donner les instructions et les orientations pour la poursuite des activités du Gouvernement. Il avait donc parlé. Pourquoi pour faire taire les incrédules n’avait-il pas adressé un mot au peuple algérien ? Ces images démentent la rumeur sur sa mort mais ne mettent pas fin aux interrogations sur sa capacité à gouverner. Elles annoncent cependant que la transition à bel et bien commencé.

L’entretien a eu lieu dans une apothicairerie * de l’hôpital, aménagée en urgence et dans la précipitation le portrait du Président F. Hollande n’a pas été décroché.

L ‘Algérien peut-il relever la tète comme il lui a été ordonne un jour du siècle passé.

SERAGHNI Laid

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Références :

• Apothicairerie : Ancienne pharmacie d’avant 1777 en France que l’on trouve dans les hôpitaux anciens. Elle est généralement au rez de chassée et prés des cuisines et de la laverie.

1- Homme politique et grand militant né le 3 avril 1926 au Khroub (Constantine) mort le 30 janvier 2012 à Alger. Il est connu par le projet qui porte son nom « le projet Mehri » qui constitue une réponse au projet de Gaule.

2- Professeur en cardiologie, directeur du Centre Nationale de la Médicine des sports et ancien sénateur du tiers présidentiel et président de la commission nationale des soins à l’étranger.

3- Accident ischémique transitoire : c’est une perte de fonction cérébrale ou oculaire due à un défaut d’irrigation de ces organes, durant moins d’une heure, et disparait sans séquelle. (le figaro.fr- sante).

4 et 4 bis Le MATIN DZ du 30 avril 2013,

5 El Watan du 29 avril mai 2013,

6 L’expression du 23 mai 2013 ;

7 Le MATIN DZ du 30 avril 2013,

8 Valeurs actuelles du 10 juin 2013,

9 – Romandie du 21 mai 2013.

10 – Le monde du 21 mai 2013

11 – Liberté du 1 juin 2013.

 

Avec Hollande comme chef des armées, la France est mal barrée !


Francois New PresidentQuand le Général De Gaulle avait doté la France de l’arme nucléaire, il voulait prémunir son cher et vieux pays contre une éventuelle agression des autres pays qui disposeraient de cette arme, et placer la France en bonne place dans le concert des grands. C’était, avant tout, un moyen de dissuasion. Dissuasion veut dire que si un énergumène songeait un jour à atomiser la France, il fallait qu’il soit convaincu qu’il recevrait, en retour, sa dose de radioactivité, et qu’il vaudrait peut-être mieux renoncer à son idée. Depuis De Gaulle, nous pouvions nous enorgueillir d’être parmi les intouchables, de ce point de vue. Jusqu’à l’arrivée de Hollande. Il vient de jeter par terre toute la crédibilité de la dissuasion nucléaire française, que six présidents avant lui, avaient réussi à sauvegarder.

Le Point qui nous révèle dimanche que François Hollande, en tant que chef des armées, a directement participé, le 5 mai dernier, au tir d’un missile M51 à partir du sous-marin nucléaire Le Vigilant, et que c’est lui-même qui a appuyé sur le bouton rouge. Ce tir, qui s’est soldé par un échec, entrait dans le cadre d’un exercice simulant la situation réelle sollicitant la mise en œuvre de tout le processus avec toute la chaîne de commandement. Ce qui est inquiétant, c’est que ce tir est une grande première. En effet, d’après le Point, « jamais depuis l’entrée en service du premier SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d’engins) français Le Redoutable, en décembre 1971, un tir n’avait été préparé dans les conditions réelles d’un lancement stratégique inopiné depuis un sous-marin en patrouille opérationnelle ». Les SNLE étant la clé de voûte de la dissuasion française, je vous laisse deviner ce que les autres pays doivent penser de la force de frappe dont De Gaulle était si fier.

francois-hollande-le-blesse-a-l-issue-du-defileCe qu’on peut espérer, c’est que, sous Hollande, la France ne soit jamais confrontée à une situation dans laquelle elle est obligée de compter sur un tel Gaston Lagaffe. Il porte poisse. Dès le premier jour de sa prise de pouvoir, nous aurions dû avoir la puce à l’oreille. Les cieux déjà l’avaient repéré en lui déversant des trombes d’eau sur la tête. Ensuite, ce pauvre parachutiste expérimenté qui a eu le malheur de sauter en présence d’un porte guigne et de se retrouver à l’hôpital. Cela ne serait jamais arrivé avec les autres présidents. Si les militaires avaient ne serait-ce qu’une once d’instinct de survie, ils devraient le maintenir loin de leurs matériels. Malheureusement, M. Catastrophe est le plus belliqueux des présidents de la cinquième République. Encore plus que Sarkozy, c’est dire !

Avic

Qu’est devenue la guerre du Mali ?


BELGIUM-EU-BARROSO-TRAOREVous rappelez-vous ce qui se passait il y a un an au Mali ? Vous vous souvenez sans doute de ces hordes de terroristes armés jusqu’aux dents déferlant sur ce pauvre Mali, le coupant en deux et y instaurant la charia, pendant que l’armée malienne se tirait une balle dans le pied et s’auto-neutralisait. Vous avez encore en mémoire la sauvagerie avec laquelle les barbus s’en donnaient à cœur joie pour couper des mains, flagellaient et détruisaient des mausolées, créant ainsi une situation que la société internationale ne pouvait tolérer. Et bien sûr, la société internationale n’a pas toléré. Malgré les menaces, les dangereux djihadistes, encore plus armés jusqu’aux dents, poussent même l’outrecuidance jusqu’à foncer sur Bamako. On se rappelle que le sang de Hollande ne fit qu’un tour. Il déclencha le plan de sauvetage d’urgence par l’Opération Serval.  La « guerre du Mali » commençait.

Mais, après seulement quatre mois de « combats », on n’en entend plus parler. C’est le silence radio. Que sont devenus les barbus qui étaient si effrayants ? Sont-ils retournés en Libye, ou se sont-ils perdus dans le désert ? Ou peut-être se sont-ils dispersés dans les zones montagneuses des Adrar. En tout cas, cette terrible armée reste introuvable. Plus d’ennemis, plus de guerre. En principe. Au Mali, c’est l’inverse. Moins il y a d’ennemis, plus on renforce le dispositif. Les forces internationales se mettent en place tout doucement, pendant qu’on arme et forme l’Armée Malienne (mieux vaut tard que jamais…).

Pendant ce branle-bas de combat pour une « guerre » déjà terminée, les grandes manœuvres diplomatiques battent leur plein. Non pas pour négocier et installer la paix, comme après chaque conflit, mais pour chercher le nerf de la guerre (déjà terminée, je le rappelle). Les grands donateurs sont priés de mettre la main à la poche pour, disent-ils, la reconstruction. La reconstruction de quoi ? Les barbus avaient-ils démoli tant de mausolées que ça ?

Quoi qu’il en soit, les généreux donateurs ont  répondu présents. La BAD (Banque Africaine de Développement) s’est fendue de 240 millions d’euros pour soutenir les efforts de sortie de crise et de relance de l’économie du Mali. Dans le même temps, les pays donateurs réunis en conclave à Bruxelles ce Mercredi, se sont engagés à mobiliser 3.2 milliards Euros Dollars destinés au « programme de relance de la République du Mali ».

Plus d’une centaine de pays et d’institutions internationales ont participé à cette réunion, dont la Banque Mondiale et la Banque Islamique de Développement, qui vont participer à hauteur de 250 millions d’euros chacune, tandis que des dizaines de pays, dont les Etats-Unis, le Japon ou le Royaume-Uni, vont également accroître leur soutien, sous la forme de dons ou de prêts.

Devant tant de générosité, on pourrait dire : « tant mieux pour le Mali ». S’il y a un pays qui a un besoin urgent de fonds, c’est bien le Mali. Mais pendant que certains collectent de quoi réalimenter Gao ou Kidal en électricité, et renflouer, au passage, certains comptes, d’autres installent  durablement des bases militaires dans et autour du pays. Les terroristes pourraient revenir, n’est-ce pas ? Ils ont disparu mais ils sont toujours là, tapis quelque part, attendant leur heure.

Et puis, il y a les pays voisins… Qu’il faudra protéger malgré eux…

Avic

La Hollandie : Ce n’est pas le mariage gay qui remplira les bourses


La Normandie
La Normandie

Pourquoi donc en France le gouvernement n’a-t-il pas la cote ?

Premier élément de réponse en paraphrasant Pierre Desproges à propos de l’amour : ” Le pouvoir… il y a ceux qui en parlent et ceux qui l’exercent. ” Sans oublier bien sûr que Desproges ajoutait goguenard : “ A partir de quoi, il m’apparaît urgent de me taire. ” Peut-être le président Hollande devrait-il méditer la maxime et cesser ses bons mots.

Après tout, qu’y a-t-il de mal à prendre le pouvoir au sérieux ?

En Russie, on a moins d’humour et, du président au simple quidam, on serre les fesses. On attend la deuxième vague d’une crise mondiale dont ne sait pas si elle est financière, politique, industrielle ou sociale. De toute façon, on se dit qu’on a connu pire. Alors rien n’empêchera les Russes de célébrer la solidarité entre les travailleurs (1er mai) ou de fêter la fin de la guerre contre l’Allemagne (9 mai), fêtes qui, soit dit en passant, montrent combien l’Europe et a fortiori la France ne sont que de manière très relative au centre du monde. Mais il faut être loin de Paris pour mesurer cela.

A Paris justement, ministres et autre président d’assemblée cherchent eux-aussi la vague. Mais rien à voir avec une deuxième vague de crise. Tels des surfeurs aux beaux jours, ministres ou parlementaires bien en cour espèrent prendre la vague qui les propulsera, qui sait, dans un nouveau gouvernement qui ne saurait tarder tant on déteste l’actuel.

Mais qu’a donc fait l’actuel gouvernement pour qu’il en soit ainsi ?

Le gouvernement a promis, parlé, troufignolisé les adjectifs, plastronisé, consulté… mais n’a rien fait. Elu depuis à peine ou déjà (c’est selon) un an, le gouvernement n’a rien montré, sauf peut-être le mariage gay. Ce n’est pas vraiment cela qui remplira les bourses. Il y a un an, Hollande et les socialistes laissaient entendre qu’il n’y avait pas meilleur orchestre qu’eux-mêmes et qu’ils joueraient la partition comme personne. Un an a passé. Le chef d’orchestre mouline péniblement et, côté orchestre, ce n’est que la cacophonie.

Fêtes de mai ou pas, pas besoin de défilé. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Premier mai, fête du travail : près de 3,2 millions de chômeurs en France. Huit mai, comme s’ils jugeaient que la victoire (et la réconciliation) n’étaient pas assez festives, voilà que les socialistes veulent une confrontation avec l’Allemagne. En termes de symbole et de timing, comment faire pire ?

C’est sûr, si on ajoute au bras de fer avec l’Allemagne, les partisans de Jeanne d’Arc et autres nationalistes, les déçus du Front de gauche et les manifestants opposés au mariage pour tous, on a une France rassemblée, mais pas ailleurs que dans la rue.

Sixième République, retour à la Quatrième, nouveau mai 68 ou même retour à 1789, là n’est pas la question. Trop de paroles, de mots, de mensonges ont fait perdre toute crédibilité au gouvernement. Au point de donner un sentiment d’impuissance.

Avec Hollande, la Gaule serait-elle en panne ?

Comment peut-on penser que titiller le teuton soit la solution ? Pendant que nous y sommes, à quand les taxis parisiens au bord de la Marne ou un grand emprunt pour construire une nouvelle ligne Maginot ? Sauf que cette fois, il faudra convaincre Mouloud et Abdel de risquer leurs taxis et que ce sont encore Mohamed ou Mokhtar qui ne sont déjà pas bien riches et qui renvoient tout l’argent au pays qui devront souscrire l’emprunt.

Mais sans doute n’aurons-nous pas la guerre. Nul besoin en effet quand on voit qu’avec son “ Mur des cons ”qui n’est pas franchement pareil à une statue de sainte Thérèse à qui l’on mettrait des cierges, le Syndicat de la magistrature en est déjà à l’épuration.

Et puis il y a aussi ce que nous n’attendons pas. Avec Sarkozy, on avait eu la Défense et son fils Jean. Avec Hollande, on a la défonce et son fils Thomas.

Moi qui, je le concède, ne parviendrai jamais à dépasser le stade du ” peer “, je lis çà et là que Thomas Hollande est un geek (spécialiste pointu, think tank à l’appui appelé ” Laboratoire politique ” ou ” Think Tank Different “) du ” queer “, ce mot anglais qui qualifiait à l’origine d’ ” étrange ” les gays, transsexuels, bisexuels, fétichistes, travestis et transgenres et autres adeptes de la soumission et du sadomasochisme, et que ces derniers se sont réappropriés au point d’en faire un symbole.

Je comprends maintenant pourquoi François Hollande est si laxiste. Je comprends aussi Thomas Hollande. Fils de deux candidats à la présidence de la République, mâle et femelle, jamais mariés entre eux, il a de quoi s’interroger sur le pouvoir et se demander si la république n’est pas que le fruit de quelques sans-culottes excités ayant transgressé la bienséance de l’époque.

Et la morale de l’histoire si chère à Vincent Peillon? Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse !

Heureusement, les fêtes de mai seront pour beaucoup de Russes l’occasion de rouvrir la datcha et pour moi celle d’aller en Normandie, de voir les pommiers en fleurs, d’entendre les abeilles polliniser. Et je reverrai aussi avec plaisir ce graffiti sur l’autoroute A13 à la sortie Pont-l’Evêque : ” Pète un coup, vote Bayrou “.

Malgré son absence de rationalité et un caractère poétique très douteux, ce graffiti me rassure et me prouve, je ne saurai expliquer pourquoi, que la politique est moins une affaire de genre que d’humeur et de bon sens.

Jean-Luc PIPON

http://www.lecourrierderussie.com/2013/05/02/pete-un-coup-vote-bayrou/

Taxe sociale : Imaginer un revenu garanti pour tous


Foule-1Inventer une autre vie, d’autres rapports sociaux, peut sembler hors de propos en période de crise. L’exercice n’a pourtant jamais été aussi nécessaire. En Europe, en Amérique latine, en Asie, l’idée d’un droit au revenu inconditionnel fait son chemin.

On travaille, et, grâce à ce travail, on perçoit de l’argent. Une telle logique est si bien ancrée dans les esprits que la perspective d’instaurer un revenu inconditionnel, c’est-à-dire de verser à chacun une somme mensuelle suffisante pour lui permettre de vivre, indépendamment de son activité rémunérée, apparaît comme une aberration. Nous sommes encore persuadés de devoir arracher à une nature aride et ingrate les moyens de notre subsistance individuelle ; or la réalité est bien différente.

Bourses étudiantes, congés parentaux, pensions de retraite, allocations familiales, indemnités de chômage, régime français des intermittents du spectacle, minima sociaux : autant de prestations qui ont en commun de découpler revenu et travail. Si insuffisants, si attaqués que puissent être tous ces dispositifs, ils montrent que le revenu garanti est une utopie « déjà là ». En Allemagne, le revenu de la population ne provient directement du travail qu’à hauteur de 41 %, signalent Daniel Häni et Enno Schmidt dans leur film Le Revenu de base (2008) (1). En France, en 2005, il dépendait à 30 % de la redistribution (allocations diverses) : « Malgré tous les discours idéologiques, malgré la liquidation de l’Etat-providence, vilipendé par les néolibéraux, la part des prélèvements obligatoires est montée inexorablement sous les présidents Mitterrand, Chirac et Sarkozy (2) ». Et il ne serait pas très difficile de déplacer encore le curseur pour s’employer à ce que chacun soit à l’abri du besoin.

La première conséquence d’un revenu de base étant de faire disparaître le chômage comme problème –à la fois question de société et source d’angoisse individuelle–, on économiserait, pour commencer, les sommes engagées dans la poursuite de l’objectif officiel du plein-emploi. Plus rien ne justifierait les cadeaux faits aux entreprises pour les inciter à embaucher. Rappelons que les politiques d’exonération ou de réduction des cotisations sociales menées à cet effet sont passées de 1,9 milliard d’euros en 1992 à 30,7 milliards en 2008 (3). Ou encore qu’en 1989 le groupe sudcoréen Daewoo avait reçu 35 millions d’euros pour bâtir en Lorraine trois usines qu’il allait fermer en 2002, laissant mille personnes sur le carreau… Par ailleurs, le revenu garanti étant universel et inconditionnel –il est versé à tous, pauvres et riches, ces derniers le remboursant par l’impôt–, des économies seraient réalisées en supprimant tout le travail administratif lié à la surveillance des bénéficiaires de l’aide sociale, discutable du fait de son caractère humiliant, intrusif et moralisateur (4).

Mais précisons bien de quoi l’on parle exactement. Une mesure prônée, dans les années 1960, par des économistes aussi différents que James Tobin –également à l’origine du projet de taxation des transactions financières– et le libéral Milton Friedman a en effet de quoi inspirer la perplexité. Ce grand écart subsiste aujourd’hui : en France, le revenu garanti promu par Mme Christine Boutin (Parti chrétien-démocrate) n’est pas le même que celui défendu par M. Yves Cochet (écologiste) ou par le Mouvement Utopia, transversal aux Verts et au Parti de gauche.

D’un montant trop faible pour que l’on puisse se passer d’emploi, le revenu de base des libéraux fonctionne comme une subvention aux entreprises, et s’inscrit dans une logique de démantèlement de la protection sociale : c’est la perspective de l’impôt négatif de Friedman. Dans ses versions de gauche, au contraire, il doit être suffisant pour permettre de vivre –même si la définition de ce « suffisant » pose, on s’en doute, des questions épineuses. Et on ne le conçoit pas sans une défense conjointe des services publics et des prestations sociales (retraites, allocations-chômage ou assurance-maladie), ainsi que de certaines aides sociales. On s’entend également sur quelques autres caractéristiques : il devrait être versé mensuellement à chaque individu, de la naissance à la mort (les mineurs touchant un montant plus faible que les adultes), et non à chaque foyer ; aucune condition ni contrepartie ne serait exigée ; et il serait cumulable avec les revenus d’un travail.

Ainsi, chacun pourrait choisir ce qu’il souhaite faire de sa vie : soit continuer de travailler, soit conserver la jouissance de son temps en se contentant d’un niveau de consommation modeste, soit alterner. Les périodes hors emploi ne seraient plus suspectes, puisque le travail rémunéré cesserait d’être la seule forme reconnue d’activité. Ceux qui choisiraient de vivre du revenu garanti pourraient se consacrer pleinement à des tâches qui les passionnent et/ou qui leur semblent socialement utiles, seuls ou à plusieurs.

Car le projet mise largement sur les possibilités d’association libre qu’il ouvrirait. En 2004, deux chercheurs de l’Université catholique de Louvain ont tenté de deviner les effets produits par le revenu de base en s’intéressant aux gagnants du jeu Win For Life, équivalent belge de ce qui s’appelait en France Tac o Tac TV gagnant à vie, et qui offre un revenu mensuel. Mais l’essayiste Baptiste Mylondo relève une différence notable entre les deux situations, qui oblige à relativiser leurs conclusions : « Tandis que le bénéficiaire du revenu inconditionnel est entouré d’autres bénéficiaires, le gagnant du Loto est totalement isolé. Or la valeur du temps libre croît avec le nombre de personnes avec qui il est possible de le partager (5) ». Le revenu garanti modifierait donc considérablement à la fois le rapport au travail, le rapport au temps, le rapport à la consommation et le rapport aux autres pour un grand nombre de gens –y compris, par contagion, pour ceux qui choisiraient l’emploi salarié. Pour autant, il est certain qu’il imposerait de créer de nouveaux modes de socialisation, sans quoi il pourrait aussi favoriser un certain repli, notamment chez les femmes, qui risqueraient d’être cantonnées au foyer.

C’est aux Etats-Unis qu’est apparue, après guerre, l’idée d’un revenu de base progressiste. Initiateur en 1968, avec Paul Samuelson, John Kenneth Galbraith et mille deux cents autres économistes, d’un appel en ce sens, Tobin fait introduire son projet de demogrant dans le programme de George McGovern, dont il est le conseiller, lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 1972. Avec la lourde défaite du candidat démocrate face à Richard Nixon, le projet est enterré.

Il refait surface en Europe, d’abord dans les Pays-Bas des années 1980 (6). En Belgique, un groupe de chercheurs et de syndicalistes crée en 1984, autour de l’économiste et philosophe Philippe Van Parijs, le Collectif Charles Fourier. Un colloque organisé en 1986 à l’Université catholique de Louvain donne naissance au Réseau européen pour le revenu de base (Basic Income European Network, BIEN), qui deviendra mondial (Basic Income Earth Network) en 2004. L’un de ses fondateurs, Guy Standing, économiste à l’Organisation internationale du travail (OIT), participe à l’expérience de revenu garanti lancée en 2011 en Inde.

En Allemagne, le débat a pris une vigueur particulière ces dernières années grâce à la campagne menée par Mme Susanne Wiest. Installée dans le nord du pays après avoir vécu douze ans dans une roulotte, à la fois par désir de liberté et pour économiser un loyer, MmeWiest travaillait comme assistante maternelle et peinait à joindre les deux bouts. Une réforme fiscale intégrant ses allocations familiales à son revenu imposable achève de l’exaspérer. Sa rencontre avec Häni et Schmidt, fondateurs en Suisse alémanique du réseau Initiative Grundeinkommen (« Initiative pour le revenu de base »), la convertit à leurs vues. Elle lance une pétition publique qui connaît un vif succès et qui aboutit en 2010 à un débat au Bundestag, assurant au passage une large diffusion du film de Häni et Schmidt Le Revenu de base.

En France, la revendication d’un revenu garanti s’est cristallisée lors de la fronde étudiante contre le projet de contrat d’insertion professionnelle (CIP) du gouvernement de M. Edouard Balladur, en 1994, avec la création, à Paris, du Collectif d’agitation pour un revenu garanti optimal (Cargo), bientôt intégré à Agir ensemble contre le chômage (AC !). Elle a resurgi lors du mouvement de chômeurs de l’hiver 1997-1998. A la même époque, le philosophe écologiste André Gorz se rallie à l’idée (7), qui trouve également un écho au sein du mouvement altermondialiste en cours de constitution (8). Alain Caillé, fondateur du Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales (Mauss), en est lui aussi partisan.

Enfin, face aux attaques dont a fait l’objet à partir de 2003 leur régime d’indemnisation, certains intermittents du spectacle militent non seulement pour le maintien du dispositif, mais pour son extension à l’ensemble de la population, de façon à normaliser l’alternance de périodes chômées et de périodes travaillées. Les secondes, font-ils valoir, se nourrissent des premières et ne pourraient exister sans elles. Sa proximité avec ce combat amènera M. Christophe Girard, maire socialiste du quatrième arrondissement de Paris, à plaider à la veille du congrès de son parti, en octobre 2012, pour l’instauration progressive d’un revenu universel (9).

Auparavant, et même s’il n’en est pas resté grand-chose dans la mesure finalement votée, l’idée que la société doit à ses membres les moyens de leur subsistance avait hanté les débats parlementaires autour de la création du revenu minimum d’insertion (RMI) par le gouvernement de M. Michel Rocard, en 1988. A gauche, certains, à commencer par le rapporteur du texte, M. Jean-Michel Belorgey, contestaient le conditionnement du RMI à des « efforts d’insertion ». Et ils s’interrogeaient : peut-on parler d’un « droit » pour un revenu dont l’obtention est suspendue à un passage devant une commission, et pour lequel une contrepartie est exigée (10) ? C’est aussi le sens du slogan sans fioritures des manifestations de chômeurs, « Du fric pour vivre ! » : dans une société que ne menace aucune pénurie, chacun devrait avoir droit à une vie digne.

Au sein de la gauche radicale, le revenu garanti est cependant loin de faire l’unanimité. Avec un éventail de défenseurs aussi bigarré, il fait d’abord craindre de se retrouver en douteuse compagnie. En outre, il diffère par beaucoup d’aspects des projets habituellement portés par la gauche anticapitaliste. Compte tenu de la résistance des mentalités, l’idée aurait sans doute bien du mal à s’imposer ; mais, même si elle y parvenait, sa mise en œuvre serait loin de régler tous les problèmes. Ses promoteurs, d’ailleurs, ne le prétendent pas.

Le revenu de base vise d’abord à fournir à tous le minimum vital, que ce soit au Nord ou au Sud, où il a aussi ses partisans. On estime en général qu’il aurait pour effet de stimuler l’activité économique dans les pays en développement et de la réduire légèrement ailleurs –raison pour laquelle il intéresse les écologistes. Dans les sociétés occidentales, il offrirait la possibilité d’échapper au chômage, à la précarité, au mal-logement et à la pauvreté laborieuse, ou, pour certains salariés, à la souffrance physique et psychique subie au travail. Mais il ne mettrait pas à bas le capitalisme, et, même si certains lui associent un projet de revenu maximum (11), il ne supprimerait pas les inégalités. C’est ce que beaucoup ne manquent pas de lui reprocher. Ainsi, le communiste libertaire Claude Guillon, jugeant ce programme trop timoré, a brocardé dans un livre ce qu’il appelle le « garantisme ». Il se défend cependant de « faire du pire et de son maintien le levier de la révolte », et admet que l’on parle mieux de politique le ventre plein (12)…

Plutôt que de renverser un ordre injuste pour le remplacer par un ordre juste, le revenu de base donnerait « une impulsion culturelle », pour reprendre le sous-titre du film de Häni et Schmidt. Il apporterait à la fois une reconnaissance et un encouragement aux activités hors marché, de manière à entamer une transition dont nul ne peut prédire où elle mènerait. Et, en laissant le choix aux individus, il suppose qu’on leur fasse confiance. Certes, la gauche anticapitaliste ne partage pas la forte analyse de l’essayiste libéral Nicolas Baverez, selon laquelle, « pour les couches les plus modestes, le temps libre, c’est l’alcoolisme, le développement de la violence, la délinquance (13) ». Mais la radicalité des projets politiques qu’elle défend va souvent de pair avec une définition un peu monolithique de la « bonne vie ».

C’est précisément l’abandon de cette logique qui a séduit le militant suisse Oliver Seeger, coauteur de la version française du film Le Revenu de base. Ancien de Longo Maï, une coopérative agricole communautaire établie après 1968 dans les Alpes-de-Haute-Provence (14), il récuse, avec le recul, « ce présupposé implicite selon lequel [ses camarades et lui étaient] une avant-garde révolutionnaire, une petite élite qui se préparait pour le jour J ». Le revenu garanti, à l’inverse, permet « de laisser les gens libres, pour une fois. De ne pas penser à leur place, de ne pas leur prémâcher une idéologie qu’ils seraient condamnés à suivre ». Le changement de société serait tout sauf facile : « J’espère bien que les gens auraient mal à la tête, et au cœur, et au ventre, que tout leur métabolisme serait dérangé, s’ils devaient réfléchir à ce qu’ils ont réellement envie de faire ! Comment pourrait-il en être autrement quand, pendant des années, on est allé au turbin sans se poser de questions ? Mais j’aimerais vraiment avoir une chance de voir ce que cela pourrait donner » (15).

Une autre critique importante adressée au revenu inconditionnel concerne sa remise en question de la norme du travail. Historiquement, le mouvement ouvrier s’est organisé au sein du salariat. Il y a forgé tous ses outils de résistance à l’exploitation et y a obtenu toutes ses conquêtes, des congés payés à la protection sociale. Au point parfois d’oublier que la « disparition du salariat » figurait parmi les objectifs inscrits par la Confédération générale du travail (CGT) dans la charte d’Amiens, en 1906… En outre, pour le monde syndical et les courants politiques qui en sont proches, le travail est une source irremplaçable de dignité et de réalisation de soi. Economiste membre de l’Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (Attac), JeanMarie Harribey estime qu’il constitue, « qu’on le veuille ou non », un « vecteur essentiel d’intégration sociale », car il confère à l’individu « sa qualité d’homme entier, producteur et citoyen » (16).

Paradoxalement, c’est pourtant la défense du travail qui motive certains partisans du revenu garanti. Ils y voient le moyen d’améliorer les conditions dans lesquelles on l’exerce, et de lever une ambiguïté fondamentale. Le « droit au travail » est inscrit dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen ; mais, interrogent dans leur film Häni et Schmidt, « peut-il exister un droit à être obligé de faire quelque chose ? » Le revenu de base permettrait donc à certains salariés de ne plus l’être, et aux chômeurs qui le souhaiteraient d’occuper à nouveau un emploi. Le fait de ne pas jouer sa survie pourrait donner un plus grand pouvoir de négociation face à l’employeur, en particulier pour les tâches pénibles. Van Parijs et Yannick Vanderborght invitent également à imaginer l’atout que représenterait un revenu garanti « en cas de grève de longue durée (17) »…

Mais, par ailleurs, d’autres promoteurs de l’idée formulent bien une critique du salariat, en particulier au sein du courant décroissant (Mylondo et Utopia, notamment). La plupart des emplois, font-ils valoir, ne procurent à leurs titulaires ni l’estime de soi ni le sentiment de servir l’intérêt général, quand ils ne leur donnent pas le sentiment franchement inverse. Et, même si c’était le cas, les gains de productivité liés au progrès technique ne permettront de toute façon pas de fournir un poste à chacun. Partisan d’un salaire à vie inconditionnel financé par l’extension du système de la cotisation, Bernard Friot partage cette analyse : « Mieux vaut ne rien faire que d’être une inspectrice d’académie occupée à détricoter la fonction publique ou un ouvrier fabriquant des semences stériles pour Monsanto. » Il qualifie de « fable » le plein-emploi des « trente glorieuses », auquel il s’agirait de retourner : « N’oublions jamais que le prétendu plein-emploi des années 1960 était celui des hommes » (18).

Le courant inspiré de l’autonomie ouvrière italienne, représenté, en France, par Yann Moulier-Boutang ou par le cofondateur du Cargo Laurent Guilloteau, appuie quant à lui sa critique du salaire sur le concept de general intellect, emprunté à Karl Marx. Dans les Grundrisse, Marx prédisait qu’arriverait un moment où le savoir accumulé au fil de l’histoire par l’ensemble de la société serait le cœur de la création de valeur. Avec l’avènement de l’économie de l’immatériel, nous y sommes, affirment ses lecteurs. Et, dès lors, le capitalisme ne peut que devenir de plus en plus agressivement parasite : il ne fait plus que s’approprier des compétences développées en dehors de lui et inséparables des personnes, lesquelles, de surcroît, n’ont pas besoin de lui pour les mettre en œuvre.

L’essentiel de la production de richesses se jouerait donc en dehors de l’emploi. Entre les figures de la cigale insouciante et de la fourmi industrieuse, Moulier-Boutang en interpose une troisième, celle de l’abeille : son travail de pollinisation ne crée pas de valeur directe, mais aucune production ne pourrait exister sans lui. De même, chacun, par ses activités quotidiennes les plus anodines, participe indirectement à l’économie.

L’argument a l’avantage de renvoyer à leur inanité les représentations fantasmatiques, agitées par les démagogues, d’« assistés » inutiles et fainéants vivant du travail des autres. Mais en faire la justification du revenu garanti constitue un piège que Gorz avait bien vu : « On reste ainsi sur le plan de la valeur travail et du productivisme. » Or « le revenu d’existence n’a de sens que s’il n’exige ni ne rémunère rien » : il doit au contraire permettre la création « de richesses non monnayables » (19).

Nul besoin, de toute façon, d’en passer par le general intellect pour fonder en théorie l’instauration d’un revenu garanti. Dans La Justice agraire, en 1796, l’un des premiers promoteurs de l’idée, le révolutionnaire anglo-américain Thomas Paine, y voyait une juste indemnisation pour l’appropriation par quelques-uns de la terre, pourtant censée appartenir à tous…

Mona CHOLLET

source : http://www.interet-general.info/spip.php?article18545

(1) http://le-revenu-de-base.blogspot.fr

(2) Yann Moulier-Boutang, L’Abeille et l’Economiste,Carnets Nord, Paris, 2010.

(3) Projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2013, annexe 5.

(4) Pôle emploi continuerait sans doute à exister, puisqu’il y aurait toujours un marché du travail, mais changerait radicalement de mission.

(5) Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous. Précis d’utopie réaliste, Utopia, Paris, 2010.

(6) Cf.Yannick Vanderborght et Philippe Van Parijs, L’Allocation universelle, La Découverte, coll. « Repères », Paris, 2005.

(7) André Gorz, Misères du présent, richesse du possible, Galilée, Paris, 1997.

(8) Lire Jean-Paul Maréchal, « Revenu minimum ou “deuxième chèque” ? », et Ignacio Ramonet, « L’aurore », Le Monde diplomatique, respectivement mars 1993 et janvier 2000. Mais aussi Yoland Bresson, « Instaurer un revenu d’existence contre l’exclusion », Le Monde diplomatique,février 1994. Créateur en 1989 de l’Association pour l’instauration d’un revenu d’existence (AIRE), cofondateur du BIEN, Bresson est critiqué en raison du faible montant qu’il prône, et qui le classe parmi les promoteurs d’un revenu garanti « de droite ».

(9) Christophe Girard, « Ma contribution pour le congrès du PS, pour un revenu social garanti », 4 septembre 2012, www.huffingtonpost.fr

(10) Laurent Geffroy, Garantir le revenu. Histoire et actualité d’une utopie concrète, La Découverte – Mauss, coll. « Recherches », Paris, 2002.

(11) Lire Sam Pizzigati, « Plafonner les revenus, une idée américaine », Le Monde diplomatique, février 2012.

(12) Claude Guillon, Economie de la misère, La Digitale, Quimperlé, 1999.

(13) 20 Minutes, Paris, 7 octobre 2003.

(14) Lire Ingrid Carlander, « Les irréductibles de Longo Maï », Le Monde diplomatique, mars 1996.

(15) « Revenu garanti, “la première vision positive du XXIe siècle” », décembre 2010, www.peripheries.net

(16) Cité par Baptiste Mylondo, Un revenu pour tous, op. cit.

(17) L’Allocation universelle, op. cit.

(18) Bernard Friot, L’Enjeu du salaire,La Dispute, coll. « Travail et salariat », Paris, 2012.

(19) André Gorz, L’Immatériel, Galilée, Paris, 2003.

Les chiens de Washington aboient, la caravane syrienne passe


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La nouvelle saison de la série « Bachar Al Assad doit partir » vient de débuter aux Etats-Unis, relancée par l’épisode des armes chimiques. Nous nous y attendions depuis très longtemps, car le coup était plus que téléphoné depuis quelques mois déjà. Lire la suite Les chiens de Washington aboient, la caravane syrienne passe

Le printemps français


par Israël Adam Shamir et Maria Poumier

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Cette année, le printemps est bizarrement froid et pluvieux, après un hiver long et glacial, en France. C’est seulement dimanche dernier que le soleil est parvenu à repousser les nuages. Brusquement, la température est remontée, les arbres ont changé de couleur. Les Français se sont sentis soutenus par la nature après une longue morosité, et les voilà qui manifestent contre la politique de leur gouvernement outrageusement socialiste, style Tony Blair, bien sûr. Lire la suite Le printemps français

Mali : la résolution de l’ONU permettra à la France d’occuper le pays


Armee-francaise-a-Tombouctou« À l’heure actuelle, les troupes africaines déployées au Mali par la CEDEAO (communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest – NDLR) constituent une force totalement incapable », a déclaré Michael Sheehan, le conseiller du secrétaire à la défense pour les opérations spéciales et les conflits de basse intensité. Ces propos ont été tenus le 9 avril devant la sous-commission du Sénat pour les forces armées.

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Guerres et paix


can-stock-photo_csp3241618Il y a eu la guerre d’Afghanistan, suivie peu après par la guerre d’Irak. Il y a eu ensuite la guerre de côte d’Ivoire, puis celle de Libye. Aujourd’hui on a la guerre en Syrie et au Mali. Nous n’en sommes qu’au début du siècle, et pourtant, nous avons démoli et massacré autant, sinon plus, que pendant les 50 dernières années du siècle dernier. Et on nous dit que nous vivons dans une période de paix. Nous avons fini par nous persuader que nous sommes en paix depuis bientôt 70 ans. Je n’ose imaginer ce que ce sera le jour où nous ne serons plus en paix.

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La France surpasse les Etats-Unis


Afrique_EnlevementsSarkozy l’a voulu, Hollande l’a fait. Nous sommes enfin parvenus au sommet. Jusqu’ici, il n’y en avait que pour les Etats-Unis. On ne voyait qu’eux. On ne parlait que d’eux. C’était eux la puissance. Et nous, nous avions beau faire, nous passions inaperçus. Nos ressortissants pouvaient aller n’importe où dans le monde, on ne les voyait même pas. Cela devait cesser, et Sarkozy a fait ce qu’il fallait. Il nous a réintégrés dans le concert des grands. Bien sûr, il a fallu donner un petit coup de pouce au destin, mais quand on veut, on veut ; il faut ce qu’il faut. Mais Sarkozy est parti avant d’avoir atteint son objectif. Il est vrai qu’il partait de zéro. C’est au successeur de prendre le relais et de finir le boulot. Avec quelqu’un comme Hollande on pouvait douter de ses capacités à continuer l’entreprise. Mais, à la surprise générale, il a réussi l’exploit. Depuis le 19 février, la France est le pays occidental qui a le plus de ressortissants pris en otage dans le monde, suivi des Etats-Unis (neuf otages).

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A vendre : Très beau pays, bien situé…


l-emir-du-qatar-cheikh-hamad-ben-khalifaVue sur la Mer, Trois plages privées (la Manche, l’Atlantique, la Méditerranée). Séjour agréable, ensoleillé plusieurs mois par an, bonne isolation thermique (ni trop chaud, ni trop froid).  Cuisiniers hors pair au service d’une gastronomie classée patrimoine mondial de l’Unesco. Douceur de vivre légendaire.  Gens de maison stylés, avec une longue expérience dans le service, renouvelables tous les 5 ans.

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Le mystère Erdogan.


Erdogan-ObamaDe tous les dirigeants du monde actuel,  le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan est certainement  le plus déroutant et le plus imprévisible.

Le monde entier se souvient de sa sortie  au forum de Davos en 2009, devant  un auditoire et un Shimon Perez éberlués. Il endossait ce jour-là le costume d’un des plus grands, sinon le plus grand défenseur de la cause Palestinienne. Les relations entre la Turquie et Israël, savamment tissées au cours des années et  alors à leur apogée, se détériorèrent brutalement, et continuèrent à se dégrader au point d’en être aujourd’hui au point zéro. Du jour au lendemain, il devint le héros du monde musulman. Il fut perçu comme celui qui, peut-être, délivrera les palestiniens et brisera enfin le blocus de Gaza. Les éloges et les superlatifs n’en finissaient pas. Pour certains c’était le nouveau Nasser, pour d’autres la réincarnation de Saladin. Comme on pouvait s’y attendre, l’axe de la résistance ne fut pas en reste. Le secrétaire général du Hezbollah lui-même, Hassan Nasrallah alla jusqu’à lier les qualités morales du nouveau chevalier à son prénom, Tayyip, qui veut dire : généreux.

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Mali : un remake.


MALI-GAO-20130113Bizarre, n’est-ce pas, à quel point nos « dommages collatéraux » diffèrent de leurs « dommages collatéraux » ? Discutant hier avec un vieil ami algérien qui travaille dans l’aviation, je lui ai demandé ce qu’il pensait de l’assaut lancé par les autorités de son pays contre le site gazier d’In Amenas. « Une superbe opération, Robert », s’est-il exclamé à l’autre bout du fil. « Nous avons détruit les terroristes ! » Et les otages innocents, alors ? Ils sont morts, tout de même, ai-je fait remarquer. « Les pauvres, a-t-il concédé. Nos femmes et nos enfants sont morts par milliers pendant notre guerre [dans les années 1990], c’est une tragédie terrible – mais c’est le terrorisme que nous combattons. »

Voilà. Nos morts ne lui ont fait ni chaud ni froid. Et il n’a pas tout à fait tort au fond, n’est-ce pas ? Car si nous nous indignons aujourd’hui, ce n’est pas devant le massacre d’innocents, mais parce que les otages tués par l’armée algérienne (aux côtés de certains de leurs ravisseurs) étaient plus souvent des gars aux yeux bleus et à la peau blanche que des types au teint mat et aux yeux noirs. Si tous les otages « occidentaux » (et j’inclus les Japonais dans ce qualificatif ridiculement globalisant) avaient été sauvés et que les seuls innocents morts avaient été algériens, personne n’aurait parlé d’ »opération bâclée ».

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