Archives du mot-clé Jordanie

Le plan US et israélien pour occuper le sud de la Syrie


349254_Syria-Aleppo-unrestUne agence indépendante de presse jordanienne a déclaré que les États-Unis et le régime israélien travaillaient sur un plan commun d’occupation du sud de la Syrie.

La JBC News a déclaré que les groupes de miliciens, qui sont considérés aux Etats-Unis comme faisant partie de l’opposition modérée, devraient aider à l’occupation de deux régions du sud de la Syrie. Lire la suite Le plan US et israélien pour occuper le sud de la Syrie

Bye bye Genève, bonjour Damas 1 !


La délégation syrienne à Montreux [Genève 2]
La délégation syrienne à Montreux [Genève 2]
Le 6 Janvier 2013, le Président Bachar al-Assad formulait sa « solution politique » et celle du gouvernement syrien [1] pour la résolution d’une « crise » dont le monde entier reconnait, aujourd’hui, les aspects mensongers ayant conduit à une terrible souffrance du peuple syrien, à des milliers de morts, à la destruction d’une grande partie du pays, dans une guerre « par procuration » qui n’a respecté ni les morts, ni les vivants. Lire la suite Bye bye Genève, bonjour Damas 1 !

Exclu-Syrie : Mise en lumière du rôle d’un centre « secret » de commandement international basé à Amman, en Jordanie


Dans un article publié hier, le quotidien émirati The National met en exergue le rôle d’un quartier général « secret » dans le soutien tactique, logistique et militaire apporté aux rebelles syriens dans le Sud de la Syrie. Ce centre de commandement serait composé d’officiers militaires arabes et occidentaux. Les entretiens menés par les journalistes permettent d’appréhender la « collaboration » internationale qui se cache derrière de nombreuses actions de l’Armée Syrienne Libre sur le front sud. Lire la suite Exclu-Syrie : Mise en lumière du rôle d’un centre « secret » de commandement international basé à Amman, en Jordanie

Abdallah de Jordanie, le facteur de l’Occident


JORDAN-POLITICS-PARLIAMENTSelon le journal libanais AsSafir, le roi Abdellah de Jordanie s’est entretenu au téléphone la semaine dernière avec le président syrien Bachar Al Assad et a tenté de le rassurer sur l’engagement d’Amman à ne pas compromettre une solution à la crise syrienne.  » La Jordanie a pris des mesures pour empêcher l’infiltration des groupes armés sur le sol syrien’’, aurait –il dit à Assad.

Cela veut dire qu’Israël a pris acte de la situation et accepte (pour le moment) la nouvelle donne.  La voix d’Abdallah est la voix d’Israël et de l’Occident. Abdallah est un roi sans royaume, une sorte d’Autorité Palestinienne bis. Pour Israël, la Jordanie ou la Cisjordanie, c’est exactement la même chose. Que ce soit du point de vue militaire, ou sécuritaire, la Jordanie est complètement dépendante d’Israël. Ses services secrets travaillent en si étroite collaboration avec le Mossad qu’il n’y a aucune ligne de démarcation.

Avec la paranoïa qu’on lui connaît, il est difficile d’imaginer un royaume autonome aux portes d’Israël sans que celui-ci ne tente de l’assujettir. C’est d’ailleurs la cause des problèmes de la Syrie et, naguère, de l’Egypte pré-Sadate. Le roi Abdallah, comme son père avant lui, n’a pas plus de poids que Mahmoud Abbas, et son trône ne repose que sur l’acceptation et la validation de règles créées bien avant lui dans les années 40 du siècle dernier. La Jordanie est née comme partenaire arabe d’Israël et le restera quoi qu’il arrive.

Israël a toujours réussi à avancer masqué derrière les grandes puissances occidentales. Avec la Syrie, il a également réussi à faire en sorte que la Jordanie reste masquée. Pendant des mois, la Jordanie a ainsi pu paraître neutre, voire amicale, alors que dans le même temps, ses forces de sécurité (le Mossad), œuvraient dans l’ombre en parfaite coordination avec les services spéciaux des autres pays. Les masques ne sont tombés que parce que la tâche s’était avérée beaucoup  plus ardue que prévue. Devant la résistance syrienne et les difficultés qui s’accumulaient, il a bien fallu se dévoiler et y aller franco.

Aujourd’hui, si  Abdallah de Jordanie prend contact avec Bachar Al Assad, c’est qu’il a des messages à délivrer, notamment au sujet des troupes de mercenaires qu’il héberge chez lui. A l’heure de la diplomatie, il redevient ambassadeur de l’occident auprès d’Assad. Que vont devenir les mercenaires ? Il y a de fortes chances que Bandar Ben Sultan sera prié de redéployer tout son monde vers le Caucase ou vers l’Ouzbékistan et le Tadjikistan, en en gardant une partie pour l’Afrique. Le retour des djihadistes européens n’aura donc pas lieu, et tout le monde le sait, malgré les cris alarmistes. Si, malgré tout, certains s’avisaient de rentrer chez eux, ils seront attendus de pied ferme par les autorités, qui les connaissent,  qui les enfermeront ou les réutiliseront.

Pour l’heure, il semble que les canaux diplomatiques entre la Syrie et l’Occident sont en train de s’ouvrir. D’autant plus que, selon AsSafir, le contact téléphonique du roi Abdellah est loin d’être le seul en provenance des pays ennemis. Arabes et occidentaux ont repris leurs contacts avec Damas par différents canaux. Même la Qatar n’est pas en reste.

Avic

Les rebelles islamistes en Syrie reçoivent-ils des armes provenant de dépôts de l’OTAN en Europe ?


«Tant la Fédération de Russie que les pays occidentaux doivent s’abstenir de fournir des armes à l’un des deux camps, parce qu’il y a une guerre civile, ce qui signifie plus de victimes et des risques spécifiques à la stabilité de la Jordanie » – a déclaré le président Traian Basescu dans une conférence de presse à Bucarest après une rencontre avec le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev, le 17 Juin 2013. Lire la suite Les rebelles islamistes en Syrie reçoivent-ils des armes provenant de dépôts de l’OTAN en Europe ?

Explosif! Vont suivre des changements rapides et profonds à l’échelle planétaire (partie 2/2)


Plan B de Poutine dans le conflit en Syrie.

L’Armée de l’air russe n’a aucune base aérienne en Syrie, ni dans les pays voisins et un déploiement, maintenant,  d’avions militaires russes sur des bases syriennes créerait un vif différend avec les Etats-Unis et ses partenaires occidentaux. En outre, le territoire syrien est petit et les avions russes disposés sur des bases aériennes syriennes seraient vulnérables aux attaques aériennes. Lire la suite Explosif! Vont suivre des changements rapides et profonds à l’échelle planétaire (partie 2/2)

Et de 4 ! Est-ce vraiment Bachar Al-Assad qui doit partir ?


QATAR-POLITICS-SUCCESSION-FILESIl y a deux ans, ils s’étaient tous donné le mot en forgeant un slogan à placer dans chaque discours, à chaque apparition publique, dans tous les contextes même les plus anachroniques : ’’Bachar Al-Assad doit partir’’. A force de le répéter, ils avaient fini par croire en la force et la magie de leur formule. Après deux ans d’acharnement et de ’’Bachar Al-Assad doit partir’’, l’Homme est toujours là, plus présent et plus solide que jamais. Je crois entendre la Voix de Robert Lamoureux disant : ‘’Et le canard était toujours vivant !’’. Tout brûle, tout se délite, tout dégringole et tout fout le camp, sauf pour Assad.

D’abord il y a eu le couple Sarko-Juppé, les créateurs de l’effet médiatique des ‘’amis de la Syrie’’. Exit Juppé. Exit Sarkozy.

Ensuite ce fut la féroce Hillary Clinton, qui espérait jouir, à nouveau, d’un autre spectacle de lynchage comme celui de Kadhafi qu’elle avait délicieusement dégusté. Out Hillary.

Et maintenant c’est le tour de Cheikh Hamad du Qatar qui vient d’abdiquer en faveur de son fils de 33 ans, Tamin. Il avait pourtant été zélé. Qu’a-t-il fait pour mériter son licenciement ? A-t-il eu la grosse tête ? Il aurait dû savoir qu’avec ces gens-là, un serviteur reste un serviteur. Un serviteur ne prend pas, on lui donne. Dommage pour lui qu’il ne connaisse pas notre blog dans lequel nous le mettions en garde, notamment dans cet article : A vendre : Très beau pays, bien situé…

Qui reste-il ? Erdogan ? Il a failli précéder Hamad. Mais, avec déjà les pieds sur les starting-blocks, le vieux renard a retourné et sa veste et son pantalon, et il ne serait pas étonnant, s’il arrive à éteindre l’incendie qui fait rage chez lui, qu’il devienne le plus grand fan de Bachar Al-Assad.

Il ne reste, finalement, que les deux indécrottables tandems, Hollande-Fabius d’un côté, Cameron-Hague de l’autre.  Mais on peut parier que, dans 5 ou 6 ans, Al-Assad sera reçu à Londres ou à Paris en visite officielle par leurs successeurs respectifs.

Et puis il y a le nouveau venu, le roi Abdallah de Jordanie. On ne peut que lui donner ce petit conseil : « ne t’en mêle pas, petit. Regarde autour de toi et tires-en les conséquences si tu ne veux pas avoir à faire tes cartons pour Londres ».

Finalement le slogan ‘’Bachar Al-Assad doit partir’’ n’est pas payant. Il est même dangereux pour ceux qui l’utilisent. D’ailleurs, ceux qui restent, bien qu’ils désirent  ardemment le départ d’Assad, n’osent plus utiliser leur formule magique. Superstition ?

Avic

Les troupes américaines regroupées en Jordanie après la fermeture par la Turquie des circuits de livraison d’armes US et OTAN aux rebelles syriens


Erdogan-Obama-SyrieLa décision américaine d’améliorer l’armement des rebelles syriens s’est heurtée à un revers majeur: DEBKAfile révèle que le Premier ministre turc Tayyip Erdogan a appelé le président Barack Obama à Berlin le Mercredi 19 Juin, pour lui faire part de sa soudaine décision de fermer le circuit turc du transfert des armes américaines et de l’OTAN aux rebelles syriens.

Dans ce contexte, le président américain a informé le Congrès Vendredi 21 Juin, que 700 soldats américains prêts au combat resteraient en Jordanie à la fin des exercices conjoints américano-jordaniens (NDT : Eager Lion). Parmi eux il y aurait des équipes pour deux batteries de missiles anti-aériens Patriot et pour la logistique, un personnel de commandement et de communication nécessaires pour appuyer ces unités. Les États-Unis laisseront également derrière eux, à la fin des manœuvres, un escadron de 12 à 24 avions de combat F-16 à la demande de la Jordanie. Quelque 300 soldats américains étaient déjà en Jordanie depuis l’année dernière.

La décision de M. Erdogan va laisser les rebelles syriens qui combattent dans Alep pratiquement abandonnés à leur sort. La chute de Qusayr a coupé leurs livraisons d’armes en provenance du Liban. Les livraisons à travers la Jordanie ne dépassent pas le sud de la Syrie et il leur est presque impossible de se déplacer vers le nord, où les rebelles et le Hezbollah soutenu par l’armée syrienne sont enfermés dans une bataille décisive pour Alep.

Le Premier ministre turc a dit à Obama qu’il craignait les représailles de la Russie, s’il continuait de laisser des armes américaines  et de l’OTAN parvenir aux rebelles syriens.

Depuis le Sommet du G8 en Irlande du Nord la semaine dernière, Moscou a émis des condamnations quasi quotidiennes de l’Occident pour l’armement des terroristes.

Le porte-parole rebelle à Alep a affirmé, vendredi, qu’ils avaient maintenant des armes qui, selon eux, « vont changer le cours de la bataille sur le terrain. »

Des sources militaires de DEBKAfile sont fortement sceptiques sur leur capacité – même après les nouvelles livraisons – à résister à l’assaut sur ​​leurs positions dans la ville assiégée par les forces combinées de l’armée syrienne, des troupes du Hezbollah et des chiites irakiens armés. L’évaluation des services secrets qui prévaut est qu’ils seront écrasés à Alep comme ils l’ont été à Al Qusayr.
La bataille d’Al Qusayr  a été perdue après 16 jours de combat féroce; Alep devrait tomber après 40-60 jours de carnage.

Les armes que les rebelles ont reçues des États-Unis, de l’OTAN et de sources européennes ont été achetées sur les marchés internationaux – non seulement parce qu’elles sont relativement peu chères, mais aussi parce qu’elles étaient pour la plupart de fabrication russe. Les rebelles sont ainsi équipés d’armes russes pour lutter contre les armes russes utilisées par l’armée syrienne. Cela a mis Moscou plus en colère que jamais.

Jusqu’à présent, le gouvernement Erdogan a appuyé sans réserve l’opposition syrienne, leur permettant de créer des centres de commandement vitaux et des bases arrière sur le sol turc et d’envoyer des fournitures à travers la frontière aux unités de combat. Il a tiré le tapis sous leur cause et donné à Assad un sacré coup de pouce

Cette volte-face est un tremblement de terre stratégique – et pas seulement pour ce qui concerne la guerre de Syrie, mais aussi pour les États-Unis et, avec le temps, pour Israël aussi.

Il y a dix ans, M. Erdogan a fait la même manœuvre quand il a refusé aux troupes américaines le passage par la Turquie pour l’ouverture d’un second front en Irak contre Saddam Hussein.

Le président Obama a réagi en amassant en Jordanie 700 à 1000 soldats américains équipés et prêts au combat. Les intercepteurs de missiles Patriot et les avions de chasse  F-16 resteront sur place après les manœuvres conjointes aussi longtemps que la situation sécuritaire l’exigera. Selon DEBKAfile : Les manœuvres conjointes américano-jordaniennes ont été en effet brutalement écourtées au bout de deux semaines, alors qu’elles étaient prévues pour durer deux mois jusqu’à la fin de Août.

L’élargissement des perturbations liées à la guerre en Syrie est sur le point de basculer sur la Jordanie et se rapproche plus que jamais d’Israël.

Traduction : Avic

http://www.debka.com/article/23066/US-troop-buildup-in-Jordan-after-Turkey-shuts-US-NATO-arms-corridor-to-Syrian-rebels

Énorme investissement de la Russie dans la capacité de production de missiles AA de longue portée


Un saut qualitatif réalisé par les chantiers navals russes, a permis au groupe naval russe, spécialement destiné à la Mer Noire et la Méditerranée de reprendre la suprématie en Méditerranée orientale, qui appartenait jusqu’ici à la Sixième Flotte des Etats-Unis. Il peut ainsi empêcher l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne et des frappes aériennes par des missiles de croisière lancés à partir des porte-avions, destroyers et sous-marins d’attaque américains contre l’armée nationale syrienne. Lire la suite Énorme investissement de la Russie dans la capacité de production de missiles AA de longue portée

L’Iran va déployer 4 000 hommes en Syrie alors que l’armée américaine devrait rester en Jordanie


Soldats de la garde révolutionnaire iranienne
Soldats de la garde révolutionnaire iranienne

L’Iran va déployer 4.000 gardiens de la révolution en Syrie pour soutenir Damas contre une insurrection dirigée principalement par des sunnites, selon les médias. Pendant ce temps, les F-16 américains et les Patriots resteront en Jordanie – pour, d’après certaines rumeurs, aider à établir une zone d’exclusion aérienne afin d’aider les rebelles syriens.

Le déploiement du premier contingent de plusieurs milliers de soldats a été rapporté par The Independent ce dimanche, qui cite des sources iraniennes liées à l’appareil de sécurité de l’Etat. Les sources ont indiqué que cet engagement est un signe de la volonté de l’Iran de renforcer considérablement ses efforts pour préserver le gouvernement du président Bachar al-Assad.

Le renforcement de l’engagement militaire de la République islamique pourrait s’étendre à l’ouverture d’un nouveau front « syrien » sur le plateau du Golan contre Israël.

Le plateau du Golan est récemment devenu une source de nouvelle instabilité croissante, avec des tirs transfrontaliers et l’Autriche retirant ses casques bleus de la zone tampon après qu’un point de contrôle soit devenu le point de litige entre les forces de Assad et celles de l’opposition.

Cela a suscité l’inquiétude aux Nations Unies avec le Secrétaire général Ban Ki-Moon mettant en garde sur la fragilité de la ‘’paix’’ israélo-syrienne.

« Les opérations militaires en cours dans la zone tampon [Golan] continuent d’avoir un potentiel d’aggravation  des tensions entre Israël et la République Arabe Syrienne et de mettre en péril le cessez-le-feu entre les deux pays », a déclaré Ban Ki-moon, dans un communiqué le 13 Juin.

Les journalistes ont souvent demandé à Assad s’il a l’intention d’ouvrir un front de résistance au Golan. La discussion de l’option a été ramenée sur la table après chaque frappe aérienne effectuée par Israël sur le territoire syrien. Tel-Aviv a toujours éludé les questions sur le sujet mais a laissé entendre qu’il ferait « tout ce qu’il faut » pour arrêter les livraisons d’armes au Hezbollah libanais, même si les convois se trouvent en Syrie.

Les raids israéliens ont fait grand bruit à travers le monde – et en Février Saeed Jalili, chef du Conseil de sécurité nationale de l’Iran, a averti qu’Israël regretterait ses actes.

syria_golan_heights… contre les troupes américaines en Jordanie ?

Les informations sur  la décision de l’Iran de s’impliquer directement dans le conflit syrien arrivent quelques jours seulement après que l’allié d’Israël, les Etats-Unis, aient choisi de revenir sur leur politique de ne pas fournir une aide létale aux combattants rebelles. L’argument que l’administration Obama a utilisé était que Damas avait franchi une ligne rouge en déployant des armes chimiques contre les forces d’opposition à quatre reprises.

Le changement de politique de Washington s’est rapidement concrétisé sur plusieurs fronts, dont certains sont également dans la presse.

Le samedi, le Pentagone a annoncé un détachement de F-16 et des systèmes de missiles antiaériens Patriot envoyés en Jordanie pour les exercices militaires conjoints  en cours, Eager Lion, et restera dans le pays une fois que les exercices d’entraînement seront terminés.

patriot-missilesLe même jour, le Washington Post a rapporté que des bases clandestines en Jordanie et en Turquie serviraient de relais pour les livraisons d’armes aux combattants rebelles.

Le soutien militaire américain était jusqu’ici limité à des armes légères et d’autres munitions, mais le changement d’attitude de Washington a potentiellement donné le feu vert à ses alliés régionaux sunnites de fournir des armes antichars et antiaériennes à l’opposition de Assad.

Juste un jour avant que le Pentagone n’annonce son intention de laisser les missiles Patriot et les F-16 en Jordanie, de hauts diplomates occidentaux en Turquie ont annoncé que Washington réfléchissait à la création d’une zone d’exclusion aérienne », peut-être près de la frontière jordanienne. »

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a averti que toute tentative d’imposer une telle zone serait clairement une violation du droit international .

Le vortex syrien : Arabie Saoudite, Al-Nusra, le Hezbollah

Les Etats-Unis, Israël et l’Iran ne sont pas les seuls acteurs à « s’activer » en ce moment.

Le dimanche, le quotidien allemand Der Spiegel, citant le service de renseignement extérieur allemand, a déclaré que l’Arabie Saoudite cherche à fournir à l’opposition syrienne des systèmes de défense antiaérienne portatifs mistral – classe MANPADS – de fabrication européenne.

Notamment, le mardi, l’Arabie saoudite a condamné le rôle de l’autre partie au conflit – le Hezbollah – annonçant que des mesures seraient prises contre ceux qui resteraient fidèles au groupe et qui vivraient dans les états du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Le Hezbollah, le groupe militant islamiste chiite basé hors du Liban, a joué un rôle essentiel dans la reconquête de la ville stratégique de Qusayr la semaine dernière. Damas a annoncé son intention d’utiliser la victoire de Qusayr comme un tremplin pour reprendre de larges pans de la ville du nord d’Alep et des provinces voisines.

Combattant du Hezbollah au Liban
Combattant du Hezbollah au Liban

Quelque 2.000 des 65.000 combattants du Hezbollah auraient opéré dans la ville depuis le début du mois de Juin. Peu de temps après que ces informations aient émergé, le New York Times a publié un article disant qu’Israël a accéléré la planification d’une campagne « shock and awe » visant à nettoyer la Syrie des  forces du Hezbollah.

Malgré la condamnation de l’Arabie saoudite d’ « Ingérence flagrante » du Hezbollah dans le conflit syrien, un rapport publié par Intelligence Online en janvier a déclaré que l’Arabie saoudite a été directement responsable de l’existence même du radical Front Al-Nusra et de sa  supériorité opérationnelle dans le pays.

« Les services de renseignements saoudiens, contrôlés par le prince Bandar bin Sultan bin Abdulaziz, ont exploité ses larges appels au mouvement Takfiri en Irak pour aider à créer le Front Al-Nusra, un mouvement Takfiri ’’light’’ », indique le rapport.

« Grâce au financement du Département des renseignements généraux saoudiens et le soutien de leur service de renseignement au Liban, al-Nusra a pu armer rapidement ses forces, et faire subir au régime syrien des coups douloureux grâce à son expertise acquise dans les attentats irakiens », a-t- il continué.

Le Front Al-Nusra, avec ses liens présumés saoudiens, est d’ailleurs la branche syrienne de l’Etat islamique d’Irak, qui vise à établir un califat dans les régions dominées par les sunnites d’Irak. Ceci apporte une forte odeur sectaire au conflit qui dure depuis deux ans et le place bien au-dessus des sentiments « anti-gouvernementaux » locaux.

L’efficacité accrue des forces pro-Assad a été accueillie avec déception par d’éminents dignitaires religieux sunnites. Le Sheikh Yusuf Qaradawi, un théologien égyptien renommé, a appelé les sunnites de la région à se joindre à la bataille contre Damas, en demandant: «Comment 100 millions de shiites [dans le monde] pourraient-ils défaire  1,7 milliard [de sunnites]? »

Avec les Etats-Unis, ses alliés sunnites dans la région et Israël, tous prêts à intensifier leur implication dans le conflit syrien, l’engagement de l’Iran à défendre le gouvernement Assad est probablement aussi motivé par l’instinct de conservation dans la solidarité chiite.

Traduction Avic

Source : RT

Syrie : Washington entre scène


WashingtonCa y est, Washington se décide. Le timing était parfait et la répartition des rôles impeccables. Ceux qui persistent à prendre les dirigeants de ce monde pour des imbéciles devraient revoir leur copie. Ceux qui doutent encore d’un plan coordonné où chacun joue sa partition déjà écrite, devraient se pencher sur ce qui se passe en ce moment dans la guerre syrienne.

Synopsis : Les mercenaires syriens, qu’on ne présente plus, se font durement malmener à Al Qusayr, au point que, si rien n’est fait, c’est la défaite totale, après deux ans d’engagement, de la toute puissante Amérique avec tous ses alliés et donc de la remise en cause de l’ordre actuel du monde. Trop facile… Il fallait être naïf pour croire que les choses allaient en rester là. Une intervention, d’une manière ou d’une autre, ne serait-ce que pour avoir des atouts de négociation, était absolument nécessaire.

Pour intervenir, il faut des prétextes et une préparation militaire. La préparation, on la connait à travers les exercices ‘’Eager Lion’’ en Jordanie. Pour les prétextes, le terrain avait été préparé depuis très longtemps à partir de rien. Souvenez-vous. La première fois, il y a quelques mois, que l’on a commencé à parler des armes chimiques de Bachar Al Assad, tout le monde s’était marré, tellement c’était farfelu et hors de propos dans le contexte d’alors. Beaucoup disaient :  « ils sont fous, ils ne savent plus quoi inventer, etc. ». Mais peu à peu, tout le monde a fini par intégrer l’équation chimique, aussi farfelue soit-elle, dans le la guerre syrienne. Nous en sommes maintenant à attendre des preuves de l’innocence de Bachar Al Assad, puisque, de toute manière, ces gaz ont bel et bien été utilisés par les rebelles, ce que tout le monde sait.  D’où l’utilité d’avoir gardé un certain flou dans la composition des rebelles. Qu’il y ait parmi eux un groupe terroriste, reconnu comme tel, permet toutes les horreurs (puisqu’ils sont déjà inscrits comme terroristes), sans jamais remettre en cause l’aide apportée contre le gouvernement syrien.

Ensuite, c’est la France et la Grande- Bretagne qui entrent dans la danse. Dans un premier temps supprimer l’embargo pour les épisodes à venir. Ensuite commencer une campagne, grâce au journal ‘’Le Monde’’, pour familiariser avec les gaz sarin. L’absurdité des arguments et des faits ne changent rien, puisque, avec le temps, seule reste la préoccupation de la recherche des preuves qui, si elles sont trouvées, confirmeront le franchissement d’une ligne rouge elle aussi mise en place bien à l’avance sans aucune raison. Mais tout ça, aujourd’hui, s’emboite et s’emboitera encore mieux quand nous en serons à compter les morts et à n’avoir comme préoccupation que de savoir qui avance et qui recule.

Bien joué l’équipe Fabius, Hague , Obama et Nétanyahou.

Avic

« Eager Lion » – Opération d’extraction de mercenaires islamistes de Syrie ? partie II


Dans la première partie sur ce sujet nous avons montré les possibilités et peut-être les desseins américains de  créer un couloir « d’extraction » de la Syrie  vers la Jordanie des divisions rebelles islamistes encerclées dans les gouvernorats d’Idlib et de Hama. Essayons de voir maintenant pourquoi ces moudjahidin sont si importants pour les Etats-Unis. Lire la suite « Eager Lion » – Opération d’extraction de mercenaires islamistes de Syrie ? partie II

« Eager Lion » – Opération d’extraction de mercenaires islamistes de Syrie ? Partie I


Dans la guerre civile syrienne, la position de la Russie a été dès le début de ne pas s’en mêler, mais plutôt de suivre attentivement la situation grâce à des milliers d’agents sur le terrain, par l’équipement ELINT à bord des navires militaires du port de Tartous, à travers les images satellite, etc. Fondamentalement, la Russie est la seule superpuissance qui sache parfaitement tout ce qui bouge en Syrie et peut réagir efficacement. La balance de la victoire a commencé à pencher du côté du président Bachar al-Assad, avec la débâcle enregistrée par la soi-disant Armée de libération dans l’opération d’encerclement et de conquête de Damas, qui s’est terminée le 5 Février 2013. Lire la suite « Eager Lion » – Opération d’extraction de mercenaires islamistes de Syrie ? Partie I

Conflit au Moyen-Orient: les Marines débarquent à Aqaba


Учение по высадке воздушного и морского десантов в ПриморьеL’armée syrienne composée majoritairement de sunnites, appuyée par le Hezbollah libanais, un mouvement chiite mais qui a tenu à n’envoyer en Syrie que ses éléments sunnites et chrétiens,  ont réussi à contrôler le site hautement stratégique d’Al-Qussayr, occupé par les rebelles durant 18 mois.

Il aura fallu un peu plus de trois semaines pour venir à bout du quartier général de la rébellion dans cette localité relevant du gouvernorat de Homs. « Celui qui contrôle Al-Qussayr contrôle la Syrie centrale ». La colline surplombant ce site, Kadesh, est connue pour avoir été l’un des premiers champs de bataille au monde, notamment la première bataille documentée de l’histoire entre les Hittites et les égyptiens du Pharaon Ramses II aux environs de 1274 avant J.C.  C’est à l’issue de cette bataille entre les deux superpuissances de l’époque que fut signé le premier Traité de paix connu.

D’après différentes sources, le Hezbollah libanais aurait perdu 90 éléments dans les combats d’Al-Qussayr. D’après des sources proches de ce mouvement, des éléments des forces spéciales israéliennes ont brièvement combattu à l’intérieur de l’enceinte de l’aérodrome de Dabaa, repris par l’armée syrienne après de très durs combats.

Les pertes rebelles s’élèveraient quant à elles à plus de 1700. Près de 5000 rebelles se sont transformés en civils en quelques heures. Plus de 800 combattants étrangers ont été capturés.

Indubitablement, la victoire de l’armée syrienne à Al-Qussayr  après trois semaines d’assaut-opération qualifiée par Moscou comme une opération anti-terroriste-conforte la position de Damas en vue d’eventuelles négociations de paix dans le cadre de la Conférence de Genève II.  Cette nouvelle donne agite la France et le Royaume-Uni, pressés par Doha et Ryad de tout faire pour déclarer un franchissement de « ligne rouge ». C’est à dire le déclenchement d’une intervention militaire internationale contre la Syrie en vue d’abattre son régime. D’où les gesticulations médiatiques et officielles sur de prétendues « preuves physiologiques » et autres « échantillons rapportés par des journalistes d’un champs de bataille situé à moins de 400 m du centre-ville de Damas »…Si le pouvoir syrien a donné son accord de principe pour participer à la Conférence, l’opposition, très divisée par le jeu d’influences étrangères, n’arrive pas à adopter une position commune sur la question.

Les Etats-Unis d’Amérique, plus lucides et plus objectifs que Paris et Londres ont une toute autre approche. Sous couvert d’un exercice militaire dénommé « Eager Lion », des éléments du 24e corps expéditionnaire des Marines ont débarqué au port jordanien d’Aqaba (extrême Sud) en provenance du port israélien d’Eilat. Les Marines ont formé une colonne blindée qui a pris la route vers le Nord de la Jordanie. En parallèle, des avions de combat F-16 et des batteries de missiles antimissile Patriot sont en train d’être déployés dans le royaume Hachémite après avoir été déployés en Turquie méridionale. Pour des raisons de politique intérieure,  Amman fait tout son possible pour passer sous silence ses préparatifs.

Un soulèvement a eu lieu dans la ville jordanienne de Maan près de la frontière avec la Syrie après l’assassinat de deux citoyens par des étrangers armés. La population s’en est pris aux rebelles syriens entraînés par les forces occidentales, mais certaines sources évoquent des mercenaires travaillant pour des sociétés privées.

Des batteries de missiles Patriot américains sont désormais déployées en Israël (où l’on fait de moins en moins confiance au très coûteux projet d’Iron Dome), en Jordanie et en Turquie. Soit au Sud-Ouest au Sud et au Nord de la Syrie.

Un navire russe spécialisé dans la lutte contre les submersibles est en route vers le littoral syrien. Des sous-marins inconnus ont été pris en chasse par la marine russe et des hélicoptères syriens à plusieurs reprises ce dernier mois. L’un de ses submersibles aurait même été touché.

Le conflit en Syrie a bel et bien débordé. En Irak, au Liban septentrional, en Turquie méridionale et en Jordanie. La problématique du Golan avec Israël inquiète au plus haut point Tel-Aviv, lequel ne cesse de mener des exercices militaires depuis des semaines. La guerre au Moyen-Orient est loin d’être terminée.

http://strategika51.wordpress.com/