Archives du mot-clé Kennedy

L’assassinat de John Kennedy vu par le Général De Gaulle


Tribune libre Byblos

FRANCE-KENNEDY-DE GAULLE-1961« Ils se sont saisis de ce communiste qui n’en était pas un, tout en l’étant. C’est un minus habens et un exalté. C’était l’homme qu’il leur fallait. Un merveilleux accusé. La fable était de faire croire que le type avait agi par amour du communisme. Lire la suite L’assassinat de John Kennedy vu par le Général De Gaulle

Pour en finir avec le mythe de Kennedy


Tribune libre Béatrice Doinette

JF KennedyLe 22 novembre prochain marquera le 50ème anniversaire de l’assassinat de J.F. Kennedy et il fait peu de doutes que nos formateurs d’opinion y trouveront l’occasion de nous rappeler tout le bien qu’il faut penser de ce « héros » de l’Occident.

Pourtant, il ne suffit pas d’avoir été assassiné (par qui ?) pour entrer dans l’Histoire par la grande porte. Ce pur produit du système élitaire américain s’est en effet distingué par des décisions qui font de sa présidence une calamité pour les peuples du monde… Lire la suite Pour en finir avec le mythe de Kennedy

Le Moyen-Orient à l’heure de la Chine?


Tribune libre Byblos

LETTRE OUVERTE PAR d’anciens hauts responsables de l’ONU

La reprise des négociations à Genève sur le programme nucléaire iranien est un moment crucial pour la paix dans le monde, soutient un groupe de sept anciens hauts fonctionnaires de l’ONU, de l’UNESCO et du BIT dans une lettre ouverte dans laquelle ils soulignent que « l’Occident doit comprendre que les pays sont habités par des personnes possédant notre humanité commune, avec le même droit de vivre. L’occident doit préférer le réalisme qui unit à l’idéologie qui divise. ».

Nixon-chez-Mao.-Le-choc-des-motsLe Moyen-Orient à l’heure de la Chine?

En Février 1972, le président Nixon a effectué une visite « surprise » en Chine , reconnaissant ainsi le régime communiste de Mao et ouvrant la porte à des relations plus ou moins pacifiques qui ont prévalu depuis entre les Etats-Unis et la Chine. Bien que Nixon eut construit sa carrière politique sur les campagnes anticommunistes qui étaient en partie une réaction à la «perte de la Chine » en 1949, il a par la suite suivi les traces du général de Gaulle, qui avait établi des relations diplomatiques avec la Chine huit ans plus tôt , en 1964, parce que , comme le disait de Gaulle , il faut «reconnaître le monde comme il est, » et  » avant d’être communiste , la Chine est la Chine  » .

Un an plus tard, Nixon et Kissinger ont signé les Accords de Paris qui ont mis fin officiellement à la guerre américaine au Vietnam. En 1963, Kennedy et Khrouchtchev ont résolu la crise des missiles de Cuba par le retrait des missiles de Cuba, du côté soviétique, et par l’engagement à ne pas attaquer Cuba, ainsi que le retrait des missiles de la Turquie, du côté américain.

Tous ces événements ont changé l’histoire du monde en le délivrant de l’affrontement sans fin et du risque d’une guerre mondiale. Il faut se rappeler que ni la Chine ni l’Union soviétique ni le Vietnam du Nord ne répondaient aux normes occidentales de la démocratie, un peu moins en fait que l’Iran d’aujourd’hui. De Gaulle, Kennedy, Nixon et Kissinger n’étaient pas des amis du communisme et, de l’autre côté, ni Khrouchtchev, ni Mao, ni les Vietnamiens n’avaient de sympathie pour le capitalisme et l’impérialisme occidental.

La paix n’est pas quelque chose à faire entre amis, mais entre adversaires. Elle est basée sur la reconnaissance de la réalité. Lorsque les pays ou les idéologies sont en conflit, il n’y a qu’une alternative : la destruction totale d’un côté, comme entre Rome et Carthage, ou la paix et les négociations. Comme le montre l’histoire, dans le cas de l’Union soviétique, la Chine et le Vietnam, la paix était une condition préalable qui a permis l’évolution interne de ces pays.

Au cours des dernières décennies, quand il s’est agi du Moyen-Orient, l’Occident a oublié la notion même de diplomatie. Il a suivi la ligne de la «destruction totale de l’ennemi  » : Saddam Hussein en Irak, Kadhafi en Libye, le régime Assad en Syrie ou la République islamique d’ Iran Cette ligne a été fondée sur une idéologie : un mélange de fondamentalisme des droits de l’homme et le soutien aveugle de la « seule démocratie de la région », Israël. Cependant, elle a conduit à un échec total : cette politique n’a apporté aucun avantage à l’Ouest et a seulement causé d’immenses souffrances aux populations qu’il prétendait aider.

Il y a des signes que la situation est en train de changer. D’abord les Britanniques, puis les Américains et leurs représentants ont rejeté une nouvelle guerre en Syrie. La Russie, les Etats-Unis et la Syrie ont conclu un accord sur les armes chimiques de la Syrie. Le président Obama fait une ouverture vers des négociations honnêtes avec l’Iran.

Toutes ces évolutions naissantes devraient être poursuivies avec la plus grande énergie. La seconde conférence de Genève sur la Syrie devra inclure toutes les parties internes et externes au conflit si elle prétend constituer une étape importante en vue de trouver une solution à la tragédie de ce pays déchiré par la guerre. Les sanctions injustes contre l’Iran, comme dans le cas précédent de l’Irak, ont sévèrement puni la population et doivent être levées dès que possible.

Le Premier ministre israélien Netanyahu et ses partisans sont farouchement opposés à ces mouvements pour la paix. Mais ils doivent se rendre compte qu’il y a des limites à notre volonté de «protéger» Israël, si ce pays ne fait aucun effort pour vivre en paix avec ses voisins. Et nous pourrions commencer à nous poser des questions sur l’identité du plus gros éléphant dans la pièce : les armes israéliennes de destruction massive. Pourquoi ce pays devrait-il, seul dans la région, posséder de telles armes? Si la sécurité est sacro-sainte, que dire de la sécurité des Palestiniens ou des Libanais ? Et pourquoi les Etats-Unis, aux prises avec une crise financière catastrophique, devraient-ils continuer à financer un pays qui ignore superbement l’ensemble de leurs demandes, telles que l’arrêt de la colonisation dans les territoires occupés ?

L’Occident doit comprendre qu’avant d’être baasiste ou islamiste ou communiste dans le passé, les pays sont habités par des personnes possédant notre humanité commune, avec le même droit de vivre, indépendamment de l’idéologie. L’Occident doit opter pour le réalisme qui unit plutôt que pour l’idéologie qui divise. C’est alors seulement que nous allons progresser vers l’atteinte de nos intérêts réels, qui supposent des relations pacifiques entre les différents systèmes sociaux et le respect mutuel de la souveraineté nationale.

En fin de compte, nos intérêts, s’ils sont bien compris, coïncident avec ceux du reste de l’humanité.

Traduction Byblos

Source : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/161013/china-moment-middle-east

Via : http://www.silviacattori.net/article4974.html

 

La Stasi à la Maison Blanche – Paul Craig Roberts


stasi_216Le 19 Juin 2013, le président américain Barack Obama, dans l’espoir de s’élever au-dessus des retombées  du scandale causé par l’espionnage de la National Security Agency (NSA , a cherché à s’associer à deux discours emblématiques réalisés à la Porte de Brandebourg à Berlin.

Il y a cinquante ans, le président John F. Kennedy s’était engagé : « Ich bin ein Berliner ». En 1987, le président Ronald Reagan avait défié: «M. Gorbatchev, abattez ce mur « .

Le discours d’Obama a été délivré à un public relativement restreint spécialement sélectionné. Malgré cela, Obama a parlé derrière une vitre pare-balles.

Le discours d’Obama restera dans l’histoire comme le plus hypocrite de tous les temps. Pas étonnant que le public n’ait été là que sur invitation. Un vrai public aurait viré Obama hors de Berlin sous les huées.

Peut-être la plus hypocrite de toutes les déclarations d’Obama a été quand il a proposé que les Etats-Unis et la Russie réduisent de 1/3 leurs armes nucléaires. Le monde entier, et certainement les Russes, voient ce qu’il y a derrière ce stratagème. Les États-Unis encerclent actuellement la Russie avec des missiles antibalistiques placés sur les frontières russes et espèrent exploiter cet avantage en discutant avec la Russie pour qu’elle réduise son armement, ce qui rend son ciblage par Washington plus aisé. La proposition d’Obama vise clairement à affaiblir la dissuasion nucléaire de la Russie et sa capacité à résister à l’hégémonie américaine.

Obama a prononcé des mots nobles de paix, tout en battant les tambours de guerre en Syrie et en Iran. En témoignent les politiques agressives d’Obama d’encerclement de la Russie par des bases de missiles et la mise en place de nouvelles bases militaires dans l’océan Pacifique avec lesquels il compte affronter la Chine.

C’est le même Obama qui a promis de fermer la prison de la torture de Guantanamo, mais ne l’a pas fait ; le même Obama qui a promis de nous dire la raison de la longue décennie de guerre de Washington en Afghanistan, mais ne l’a pas fait ; le même Obama qui a promis de mettre fin aux guerres , mais en a commencé de nouvelles; le même Obama qui a dit qu’il défendrait la Constitution américaine, mais qui l’a réduite en miettes ; le même Obama qui a refusé de tenir le régime de Bush pour responsable de ses crimes contre le droit et contre l’humanité ; le même Obama qui a déchainé des drones contre des populations civiles en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen ; le même Obama qui a réclamé et exercé le pouvoir d’assassiner des citoyens américains sans procès et qui continue la pratique inconstitutionnelle du régime de Bush de violation de l’habeas corpus et de détention indéfinie de citoyens américains ; le même Obama qui a promis la transparence, mais met en place le gouvernement le plus secret de l’histoire américaine.

Le discours d’une spectaculaire hypocrisie du tyran a suscité des applaudissements de l’auditoire invité à 36 reprises. Comme tant d’autres, les Allemands se sont montrés prêts à être utilisés à des fins de propagande de Washington.

Voilà Obama, toujours dans ses mensonges, parlant de «vérité éternelle».

Voilà Obama, qui a permis à Wall Street de voler les peuples américain et européen et qui a détruit les libertés civiles des Américains et la vie d’un grand nombre d’Irakiens, d’Afghans, de Yéménites, de Libyens, de Pakistanais, de Syriens, et d’autres encore, parlant « d’aspirations à la justice. « Obama assimile les exigences de justice au « terrorisme ».

Voilà Obama, qui a construit un réseau d’espionnage international et un état policier à l’intérieur, parlant « des aspirations à la liberté. »

Voilà Obama, président d’un pays qui a initié des guerres ou des actions militaires contre six pays depuis 2001 et a en ligne de mire trois autres pays musulmans : la Syrie, le Liban et l’Iran, et peut-être plusieurs autres en Afrique, parlant « des aspirations à la paix qui brûle dans le cœur des hommes », mais clairement pas dans le cœur de Obama.

Obama a transformé l’Amérique en un état de surveillance qui a beaucoup plus en commun avec la Stasi de l’Allemagne de l’Est qu’avec l’Amérique des époques de Kennedy et de Reagan. Étrange, n’est-ce pas, que la liberté ait été acquise en Allemagne de l’Est et perdue en Amérique.

A la Porte de Brandebourg, Obama a invoqué l’engagement des nations à « une Déclaration universelle des droits de l’homme», mais Obama continue de violer les droits de l’homme, tant dans son pays qu’à l’étranger.

Obama a poussé l’hypocrisie vers de nouveaux sommets. Il a détruit les libertés civiles américaines garanties par la Constitution. En lieu et place d’un gouvernement responsable devant la loi, il a transformé la loi en une arme entre les mains du gouvernement. Il a intimidé une presse libre et poursuit des dénonciateurs qui révèlent les crimes de son gouvernement. Il ne fait aucune objection lorsque la police américaine brutalise les citoyens qui manifestent pacifiquement. Son gouvernement intercepte et stocke dans les ordinateurs de la National Security Agency  chaque communication de chaque américain et également les communications privées des européens et des canadiens, y compris les communications des membres des gouvernements, pour mieux faire chanter ceux qui ont des secrets. Obama envoie des drones ou des assassins pour tuer des gens dans les pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont pas en guerre et les victimes, dans la plupart des cas s’avèrent être des femmes, des enfants, des agriculteurs et des personnes âgées du village. Obama a gardé Bradley Manning à l’isolement pendant près d’un an, l’agressant dans sa dignité humaine dans le but de le briser et d’obtenir de faux aveux. Au mépris de la Constitution américaine, Obama a refusé à Manning un procès pendant trois ans. Sur les instructions de M. Obama, Londres refuse à Julian Assange le libre départ vers son asile politique en Équateur. Assange est devenu un cardinal Mindszenty moderne. [Jozsef Mindszenty était le chef de l’Eglise catholique hongroise qui avait cherché refuge contre l’oppression soviétique à l’ambassade américaine à Budapest. Avec le refus de libre passage par les Soviétiques, le cardinal a vécu dans l’ambassade américaine pendant 15 ans comme un symbole de l’oppression soviétique.]

C’est  ce Obama qui a demandé au cours de l’événement orchestré à la Porte de Brandebourg: « Allons-nous vivre libres ou sous les chaînes? Sous des gouvernements qui défendent nos droits universels, ou des régimes qui les répriment? Dans des sociétés ouvertes qui respectent le caractère sacré de l’individu et notre libre arbitre, ou dans des sociétés fermées qui étouffent l’âme?  »

Lorsque le mur de Berlin est tombé, l’État espion Stasi qui étouffe l’âme a déménagé à Washington. La Stasi est bel et bien vivante dans le régime Obama.

Le discours d’Obama au Brandebourg : http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2013/06/19/remarks-president-obama-brandenburg-gate-berlin-germany

Traduction : Avic

Source :http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Les États-Unis continuent de saper la démocratie au Venezuela


par DANIEL Kovalik

NICOLAS MADURO INVESTI AU VENEZUELAJe reviens tout juste du Venezuela où j’étais l’un des 170 observateurs internationaux venant de partout dans le monde, dont l’Inde, le Guyana, le Surinam, la Colombie, la Bolivie, le Nicaragua, l’Ecosse, l’Angleterre, les Etats-Unis, le Guatemala, l’Argentine, la Corée du Sud, Sri Lanka, Ethiopie, Jamaïque, Brésil, Chili, Grèce, France, Panama et le Mexique. Lire la suite Les États-Unis continuent de saper la démocratie au Venezuela

Hugo Chavez


Par Dr. Paul Craig Roberts

Hier, le diable lui-même se tenait ici, à ce pupitre, parlant comme si le monde lui appartenait, Vous pouvez toujours sentir le soufre…
Hier, le diable en personne se tenait ici, à ce pupitre, parlant comme si le monde lui appartenait, Vous pouvez toujours sentir le soufre…

Le 5 Mars 2013, Hugo Chavez, président du Venezuela et leader mondial contre l’impérialisme, est décédé. Les impérialistes de Washington et leurs prostituées des médias et des think tanks ont exprimé un joyeux soupir de soulagement, tout comme la population américaine soumise à un lavage de cerveau permanent. “Un ennemi de l’Amérique” s’en est allé.

Chavez n’était pas un ennemi de l’Amérique. Il était un ennemi de l’hégémonie de Washington sur d’autres pays, un ennemi de l’alliance de Washington avec la clique d’une élite dirigeante qui vole les peuples, les broie et leur coupe tout moyen de subsistance. Il était un ennemi de l’injustice de Washington, de la politique étrangère de Washington basée sur des mensonges et sur l’agression militaire, les bombardements et les invasions.

Washington n’est pas l’Amérique. Washington est la demeure de Satan.

Lire la suite Hugo Chavez