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Afrique: Les nouveaux tirailleurs de l’Empire


Entrainement-Forces-AfriqueOn se rappelle la prise d’otage de Nairobi au Kenya par des hommes armés, soit disant appartenant au groupe Shebab. Nous y avions vu alors un prélude à des opérations américaines et israéliennes en Somalie, tant ce type d’actes terroristes est devenu pour les Etats-Unis un mode de fonctionnement incontournable avant toute guerre.

Un autre mode de fonctionnement tout aussi habituel est l’utilisation de tirailleurs locaux, fer de lance des empires coloniaux depuis plus d’un siècle en Afrique et ailleurs. J’avais écrit un article,au sujets des tirailleurs, « Mali : les tirailleurs sont de retour« , article qui m’avait valu à l’époque une volée de bois vert de la part de certains lecteurs. Et pourtant …

Avic Lire la suite Afrique: Les nouveaux tirailleurs de l’Empire

Kenya: Une chèvre assiste au procès de son violeur


article_chaTvreL’homme a été condamné à dix ans de prison…

Elle a affronté son violeur à la barre: une chèvre était présente lors du procès de l’homme s’étant livré sur elles à des pratiques zoophiles au Kenya, rapporte la chaîne KTN. Elle n’a pas témoigné mais la vue de l’animal abusé à sans doute joué dans l’aveu du suspect: Lire la suite Kenya: Une chèvre assiste au procès de son violeur

Retrait des Africains de la CPI. Le lobbying indécent de l’Occident


60 Jahre UN-MenschenrechteLes dirigeants africains étant résolus à se débarasser de ce Sanhédrin raciste que réprésente la CPI, les ennemis de l’Afrique multiplient des pressions pour tenir en échec le sommet extraodinaire de l’Union Africaine prévu ce 11 Octobre 2013.

D’entrée de jeu, deux retraités dépressifs ont d’abord été jétés dans l’arène. Tour à tour Kofi, Annan et Desmond Tutu ont, dans une propagande désespérée, essayé de distraire les africains. Le message du prélat semble avoir eu un écho favorable putôt du côté de l’occident (510.000 signatures au moment où nous écrivons cet article). Ce message a-t-il eu le même succès auprès des députés africains qui voteront demain? Rien n’est moins sûr…

Ensuite, des agitateurs politiques africains se sont mêlés. Le magistrat ivoirien Kadjo Fodjo vocifère: « Devant les horreurs orchestrés ou cautionnées par ces bourreaux, il nous est arrivé de trépigner, de vociférer et d’appeler la communauté internationale au secours. Je trouve inconséquent, ridicule et irresponsable que nous reprochions à la Cour Pénale Internationale de ne juger que des Africains pour la simple et banale raison que des Occidentaux n’ont jamais comparu devant elle (…)»

Se dessinent enfin les contours de la thèse du lobbying occidental avec la sortie hier, de Barbara Lochbihler, députée européene et présidente du Sous-comité des Droits de l’Homme de l’union Européenne. L’allemande envoie une lettre aux députés de l’union africaine, les appelant à plus de «sagesse» (Voir encadré enfin d’article). Nous publions ici l’intégralité de sa requête mais avant, ce texte du confrère Karim Mohsen du journal algérien l’Expression nous permet de mieux appréhender les coutours de cette affaire.

CPI, une Cour de justice à deux vitesses

L’Union africaine organise demain un sommet extraordinaire consacré à la Cour pénale internationale (CPI) dont l’intitulé semble désormais trompeur, puisque depuis son entrée en fonction en 2003, soit dix ans, la CPI s’est intéressée exclusivement à l’Afrique, aux Africains et singulièrement aux dirigeants africains.

La goutte qui fit déborder le vase c’est encore le procès intenté aux président et vice-président kenyans, Uhuru Kenyatta et William Ruto.

Trop, c’est trop, estime l’Union africaine qui ne comprend pas que la CPI soit devenue un tribunal spécial pour l’Afrique. Il y a à l’évidence un étrange concours de circonstances qui fait que, curieusement, seuls les Africains et, particulièrement, les dirigeants africains sont appelés à connaître de cette justice, version CPI.

Les Africains veulent bien le croire, mais le fait que la Cour pénale internationale conduise actuellement des enquêtes dans huit pays, tous africains, (Kenya, Côte d’Ivoire, Libye, Soudan, Ouganda, Centrafrique, RD du Congo et au Mali) ne laisse d’étonner, d’autant que cela représente un pays africain sur huit mis ainsi à l’index. Ce qui est énorme et inconcevable.

Certes, l’Afrique a mauvaise réputation, très mauvaise même, où l’on est assuré de rencontrer plus de dictateurs et où le droit est bafoué que de démocrates respectueux de la personne humaine. Cela est vrai et il serait vain, surtout contre-productif, que de le contester. Aussi, juger des dirigeants africains qui auraient outrepassé leurs pouvoirs et opprimé leurs peuples – c’est là aussi un fait patent qu’il serait difficile de démentir – aurait été parfaitement équitable si ce principe est étendu à tous les Etats et à tous les dirigeants de la planète.

L’Union africaine accuse ainsi la CPI de mener «une sorte de chasse d’ordre racial». Nous ne sommes pas loin de partager ce sentiment.

Les pays africains sont pauvres, ils ne disposent pas de l’arme nucléaire comme ils ne disposent pas de cette arme redoutable d’être membre permanent au Conseil de sécurité et avoir à sa disposition le «veto». Aussi, les Africains sont-ils les plus aisés à juger, à culpabiliser. Ce qui n’est pas le cas pour les nations «bien nées». Ainsi, nombreux en effet, sont les Etats et dirigeants qui vont au-delà de leurs pouvoirs et asservissent, non point leurs peuples, certes, mais d’autres pays, d’autres peuples.

Un George W. Bush – il ordonna l’invasion de l’Irak et déclencha une guerre sanglante qui occasionna la mort de plus d’un million d’Irakiens – un Tony Blair – complice de l’ex-président US et qui porte autant que lui la responsabilité de la destruction de l’Irak – sont passibles l’un et l’autre des jugements de la CPI, s’il existait véritablement une cour de justice internationale au-dessus des Etats, avec pour seuls guides le Traité de Rome et le droit international. Un Benjamin Netanyahu et plusieurs dirigeants israéliens se trouvent dans le même cas.

De fait, les Etats-Unis, qui ne sont pas signataires du Traité de la CPI, se sont arrangés pour que les ressortissants américains soient exonérés des jugements de cette Cour internationale. Dans ce contexte, ils se sont livrés à un honteux chantage auprès de pays africains, asiatiques et européens auxquels ils ont fait signer des protocoles d’accord par lesquels ces pays s’engagent à ne pas livrer des citoyens US à la CPI.

Or, ce sont ces mêmes Etats-Unis qui soutiennent le plus fermement l’action de la CPI contre les Africains. C’est le même cas pour Israël qui n’adhère pas à cette institution pénale internationale.

En 2009, l’Autorité palestinienne demanda à la CPI d’ouvrir une enquête sur les crimes de guerre commis par Israël dans la bande de Ghaza. Le procureur de l’époque, Luis Moreno-Ocampo, excipant du fait que l’Etat hébreu n’étant pas partie du Traité de Rome se déclara impuissant à toute action, se retranchant derrière le fait que l’Etat hébreu n’est pas membre de la CPI. Or, cette Cour qui ne peut juger les dirigeants d’Israël, pour les raisons évoquées ci-dessus, a bel et bien émis en 2009 un mandat contre le président soudanais, Omar El Bechir, pour crimes contre l’humanité au Darfour, alors que le Soudan, tout comme les Etats-Unis et Israël, n’est pas signataire du Traité de Rome.

Il n’est pas question de demander l’impunité pour les Africains, s’ils sont coupables ils doivent payer. Mais si justice internationale il y a, il faudrait que celle-ci s’applique de la même manière à tous, pour tous. Comment peut-on arguer d’une justice internationale quand elle fonctionne à deux vitesses jugeant l’Afrique et les Africains qui ne disposent pas de pouvoir de pression et épargnant les pays qui sont pourvus de ce pouvoir et de la puissance sous toutes ses formes. C’est cela qui est inconcevable et inacceptable.

Lettre de Barbara LOCHBIHLER (députée européenne, présidente du Sous-comité des Droits de l’Homme) aux députés africains

Monsieur les Députés,

Il ya 20 ans, le génocide rwandais était en cours de préparation intense et les appels à l’intervention des Nations Unies pour l’arrêter sont restés sans réponse de la part du Conseil de sécurité de l’ONU et de la communauté internationale dans son ensemble : A l’époque, aucune Cour pénale internationale (CPI) n’existait encore et les planificateurs du génocide, les « potentiels coupables », avaient la conviction que leur conduite inhumaine se ferait dans l’impunité absolue.
 
Depuis lors, le monde a changé et, en particulier, l’Afrique a changé.

Il y a 15 ans que la Cour pénale internationale a été créée à Rome avec la contribution fondamentale et le soutien des Etats africains et 34 pays africains forment le plus grand groupe régional de l’Assemblée des États Parties à la CPI. Aujourd’hui, aucun chef d’Etat ou de gouvernement, aucun dirigeant de milice ou de guérilla peut planifier des atrocités en toute impunité, à condition qu’il ou elle soit un ressortissant d’un État partie au Statut de Rome ou mène ses opérations dans les territoires d’un Etat partie.
 
La seule idée que les Etats africains ont inclus, à la demande du Kenya, à l’ordre du jour de se retirer du Statut de Rome au prochain Sommet de l’Union africaine qui se tiendra à Addis-Abeba les 11-12 Octobre 2013, est un sujet d’inquiétude extrême pour tous ceux qui, comme nous, se battent à travers les  institutions et personnellement contre l’impunité.
 
Alors que les conflits et les atrocités de masse des années 1990, en Afrique et en Europe, ont généré des centaines de milliers de victimes civiles (rappelez-vous l’ex-Yougoslavie , la Sierra Leone et la République démocratique du Congo ), la plupart des conflits des 10 dernières années ont généré des atrocités et provoqué des blessés civils qui peuvent être pris en compte avec les chiffres relativement faibles vis-à-vis de la décennie précédente, comme dans le cas des quelque 8000 victimes civiles de la guerre civile, ethnique/nationale, en Côte d’ Ivoire et les quelques 1100 victimes des violences postélectorales au Kenya. L’un des éléments clés qui a freiné le niveau de violence et ont alerté les « potentiels auteurs » et les auteurs actuels concernant les conséquences de leurs actes illégaux était la compétence de la CPI sur «leur» territoire.
 
Comme en témoigne une lettre envoyée par un grand nombre d’ ONG africaines à vos chefs d’État ou de gouvernement (ci-joint ) , beaucoup a été dit sur la relation entre l’Afrique et la CPI : ici, nous tenons à faire remarquer que la CPI a contribué à réduire la violence et à sauver des vies en Afrique, et nous aimerions appeler humblement à votre action de dirigeant à l’endroit de votre ministre des Affaires étrangères et du chef de l’Etat afin d’assurer que votre pays va s’opposer à toute décision anti- CPI que le prochain Sommet de l’UA pourrait envisager .
 
En tant que représentants du peuple, nous, parlementaires, devons toujours prendre partie pour les victimes. Et étant donné que la CPI est une cour permanente et que les crimes internationaux ne sont pas soumis à prescription (au Statut de Limitation), nous devons tous travailler ensemble pour s’assurer que tous les crimes les plus graves sont enquêtés et les poursuites engagées par la CPI si les États refusent ou sont incapables de mettre fin véritablement à l’impunité par leurs juridictions nationales primaires, indépendamment du fait de savoir si ces crimes sont commis à l’intérieur ou hors de l’Afrique.
 
Nous sommes convaincus que, comme la jurisprudence et la pratique de la CPI vont évoluer, il y aura des situations et des cas contre des non-Africains, à condition, bien sûr, que la Cour ait compétence sur de telles situations (ce qui n’est malheureusement pas encore le cas pour la Syrie) et que les poursuites nationales véritables contre les dirigeants rendent l’intervention de la Cour inutile.
 
Notre humble appel à vous , honorable collègues, c’est de travailler ensemble sur toute question essentielle ou perception que vous et votre pays pourriez avoir concernant la CPI en tant qu’État partie au Statut de Rome, et que nous fassions  usage des recours et procédures que le Statut de Rome offre aux États et aux individus plaignants.
 
Nous nous réjouissons d’une coopération continue et renouvelée avec vous sur cette question cruciale pour la prévention et la répression du génocide, des crimes contre l’humanité, crimes de guerre et le crime d’agression, et pour la prévention et la protection des droits de l’homme sous l’Autorité de la Loi.
 
Respectueusement vôtre,

Barbara LOCHBIHLER, MEP / Présidente du Sous-comité des Droits de l’Homme
Ana GOMES, MEP
Wolfgang KREISSL-DÖRFLER, MEP

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-12849.html

Mais pourquoi le Kenya ?


Tribune libre Résistance

note-ifri-afrique-du-sud-chine-vincent-darracqDans des circonstances mal connues, un centre commercial de Nairobi, capitale du Kenya, a été attaqué par un groupe armé, présenté comme « terroriste islamiste ». Ce qui semble établi est la mort de plusieurs dizaines de clients de ce supermarché, fréquenté par la bourgeoisie kenyane et des résidents étrangers.

Les buts de l’attaque ne sont pas clairs. Les assaillants auraient communiqué sur twitter que « Uhuru Kenyatta et son gouvernement doivent être tenus pour responsables ».

La Voix du Cameroun a publié un article de Jean-Paul Pougala, analyste politique de l’Afrique. On peut conclure de son texte que c’est l’État kenyan qui était visé, pour le punir de « regarder à l’Est ». En effet, le Kenya a établi de solides relations diplomatiques et économiques avec la Russie et la Chine. La Grande Bretagne, l’ancienne puissance coloniale, et les États-Unis trouvent ça tout à fait déplaisant ! Ils avaient déclenché des poursuites contre le Président Kenyatta pour « crimes contre l’humanité » par la CPI (Cour Pénale Internationale). Il semble que ces poursuites aient favorisé son élection, car elles étaient une preuve de l’ingérence de l’Empire !

Serge Lavrov, le ministre des Affaires Étrangère russe, a visité le Kenya en 2010. C’était la première rencontre entre ces deux pays. Il y fut question d’échanges économiques et commerciaux, et de la piraterie au large de l’Afrique de l’Est. Piraterie destinée à gêner le commerce de ces pays (dont le Kenya) vers l’océan pacifique.

Le Président Uhuru Kenyatta a été reçu en Chine au mois d’août. Peu impressionné par son inculpation par la CPI, il fut accueilli, avec les honneurs, place Tiananmen, par son homologue chinois le Président Xi Jinping. Cette façon de faire est une règle de la diplomatie chinoise : ils n’y a pas de préalables politiques pour avoir des relations diplomatiques, commerciales et économiques avec les pays étrangers. Contrairement aux pays impérialistes qui mettent, au contraire, beaucoup de conditions, de sermons, et de menaces !

La Chine va donc faire une carte des richesses minières du pays, soutenir le Kenya pour ses recherches sur la géothermie, agrandi « l’école de Pékin » à Nairobi, etc.

Ainsi, le 19 août 2013, au premier jour de son voyage à Pékin, sa première visite d’État depuis son élection en mars, le Président Kenyatta a tweeté : « L’importance de la Chine pour l’Afrique ne doit pas être sous-évaluée, (ce pays) est notre plus gros partenaire pour le développement ».

Des relations économiques bilatérales, à avantages mutuels clairement établis, sont des actes concrets qui participent à l’affaiblissement de l’impérialisme.

D.R.

http://www.resistance-politique.fr/article-mais-pourquoi-le-kenya-120340315.html

Kenya : futur point d’entrée de la Chine en Afrique pour supplanter le dollar ?


Uhuru.Kenyatta.Kenya.China.Business.Forum_405294978Simple coïncidence  ? Alors que le Kenya vient d’être le théâtre d’une attaque terroriste particulièrement meurtrière et que les dessous de l’affaire pourraient réserver quelques surprises, précisons que Nairobi est en train de remettre en cause la suprématie du dollar, en se tournant tout particulièrement vers le yuan chinois.

Le Kenya souhaiterait en effet prochainement héberger une chambre de compensation pour la devise de l’Empire du Milieu au sein de sa Banque centrale; ce qui, le cas échéant – serait une première sur le continent africain. Même si Pékin envahit pas à pas l’Afrique du Nord au sud.

Certes, un tel rapprochement ne devrait pas éclipser totalement la monnaie américaine, mais n’est pas vu d’un très bon oeil du côté de Washington, alors que même le gouvernement doit faire face une nouvelle fois à un mur budgétaire.

A l’heure actuelle, les opérations en monnaie chinoise sont peu répandues parmi les gestionnaires africains, les traders étant attachés dans tous les sens du terme à la flexibilité du billet vert.
Si les Africains peuvent d’ores et déjà obtenir des cotations de leurs devises par rapport au yuan, une chambre de compensation permettrait de mettre fin à l’obligation de règlements en dollars, réduisant parallèlement les coûts et accélérant les transactions.

Via une telle opération, le Kenya deviendrait symboliquement la passerelle entre le monde des affaires du continent africain avec la Chine, l’empereur économique de l’Asie, même si lés débuts demeurent modestes.
De tels types d’échanges seraient également les premiers réalisés en dehors du continent asiatique.

Mais la concurrence pourrait d’ores et déjà faire rage sur le continent africain, alors notamment que le Nigéria détient des réserves en yuan.

L’Afrique du Sud a par ailleurs été évoquée comme un hôte potentiel de la chambre de compensation, des officiels ayant toutefois affirmé qu’un tel plan n’était pas envisagé.

En août dernier, le ministre kenyan des Finances Henry Rotich laissait ainsi entendre que la proposition du gouvernement kenyan consistait avant tout de démontrer l’ampleur du marché financier du Kenya …. et de rendre le projet attractif … tout en favorisant la confiance des marchés et investisseurs.

Une situation désormais grandement remise en cause par l’attaque terroriste survenue il y a quelques jours à Westgate.

« Nous considérons comme très positif ce projet de chambre de compensation, et je pense qu’il est très important pour le Kenya de mettre en place un centre financier sur son territoire en vue de traiter la monnaie chinoise », indiquait quant à lui l’ambassadeur de Chine au Kenya, Liu Guangyuan, le mercredi 18 septembre à Nairobi, soit quelques heures avant l’assaut meurtrier du centre commercial.

china-kenya-guardC’est en août dernier, que la volonté de Nairobi avait été affichée au grand jour, le Président kenyan Uhuru Kenyatta ayant fait son offre au cours d’une visite à Pékin cet été.

Rappelons que la Chine s’est d’ores et déjà accordé avec le Japon en vue d’établir une convertibilité directe yen-yuan en transaction bilatérale.
Des études sont menées parallèlement au sein du groupe des BRICS en vue de revoir la suprématie du dollar et de l’euro sur le marché international.
Le Kenya pourrait devenir une des premières régions du monde à l’expérimenter. De quoi fâcher certains ….

Sources : Reuters, legriot.info

Elisabeth Studer – www.leblogfinance.com

EXCLUSIF: Une partie de l’or du Kenya stocké dans le casino jouxstant le Westgate a disparu !


N’ayant pas pu trouver d’autres sources, cette info est à prendre avec précautions.

Avic

 
Or-KenyaDe source militaire proche du président Kényan, Uhuru Kenyatta, élu ce 9 avril 2013, une partie de l’or du pays a disparu. Pour des raisons de sécurité, cet or se trouve dispersé sur plusieurs sites, dont le « Millionaire Casino » qui se situe à deux pas du centre commercial Westgate attaqué par les islamistes (occidentaux).

Etrangemement, il se trouve que c’est précisément ici qu’une partie de l’or du Kenya n’est plus, ce qui explique enfin de manière un peu plus logique l’assaut des islamistes Shebab (affilié à Al Qaida donc à la CIA) qui n’ont rien de somaliens, une attaque qui avait pour unique but de détourner l’attention ; et dans le même temps, d’en rajouter une couche sur les islamistes.

Si nous ne connaissons pas la somme exacte dérobée, il nous a été dit que celle-ci est colossale.

Le groupe Shebab (jeunes) (1), né dans le début des années 2000 a donc revendiqué la boucherie du complexe de Westgate, un massacre qui soulève quelques interrogations. La plus importante étant: Comment ont-ils pu tenir aussi longtemps ?

Attaquer le seul centre israélien du pays  et tenir 4 jours face à l’armée du Kenya et un commando de soldats israéliens semble en effet un bel exploit.

Autre réalité, si aujourd’hui les médias se posent la question de savoir comment les méchants islamistes ont pu franchir la frontière kenya-somalienne réputée « blindée », la réponse est plutôt claire, ils ne viennent pas de Somalie, mais des USA, de Grande-Bretagne, et même… de Finlande !

A part cela, il est bon de savoir que l’or Kényan (2) était à son plus haut historique en 2012. Il était vraiment temps de se l’approprier… Vous me direz, l’or grimpe avec la crise.

Pour anecdote, les Présdents Kényan et américain ont le même âge.

USA (11/09), Kenya, l’autre patrie de Barack…

Joseph Kirchner pour WikiStrike

(1) http://www.liberation.fr/monde/2013/09/23/attaque-au-kenya-qui-sont-les-shebab_934026

(2) http://www.24hgold.com/francais/interactive_chart.aspx?codecom=GOLD&chgecom=Chgecom&valecom=valecom

L’Afrique toujours plus armée


Tribune libre Résistance

Rwandan weapons burn near the Rwandan capital of Kigali April 14, 2005. Rwanda burnt a heap of guns,..Oubliés l’Amérique du sud, le Proche-Orient et l’Asie du sud-est : les sociétés d’armement s’attaquent désormais au continent africain. Les marchands de mort, toujours plus dépendants des exportations en raison des coupes claires dans les budgets de la défense des pays occidentaux, se sont créés un nouvel horizon là où les guerres sont légions… et où de nouvelles ressources sont régulièrement découvertes. Selon l’hebdomadaire Defense News, les dépenses militaires en Afrique dépasseront les vingt milliards de dollars durant la prochaine décennie.

 

Les raisons d’un tel boom sont multiples. En premier lieu, le potentiel offert par les armées du continent noir, qui représente 20 % des terres émergées. Depuis le processus de décolonisation qui a connu son point culminant dans les années soixante, l’Afrique a connu plus de rébellions, de coups d’État et de guerres civiles que n’importe quelle autre région du monde. Selon le programme de recherches étasunien Correlates of War, on y a dénombré au cours des soixante dernières années vingt-cinq conflits armés et cent-vingt-sept guerres civiles qui ont coûté la vie à quelque vingt millions d’êtres humains. Les personnes déplacées se comptent quant à elles par milliers… et les blessés par dizaines de millions. Nombre de ces conflits, appelés « guerres oubliées » car inconnues du grand public, se déroulent encore aujourd’hui en Afrique.

 

Depuis soixante ans, les ex-puissances coloniales ont aidé telle ou telle guérilla dans l’espoir bien évidemment d’un retour sur investissement. La situation semble avoir connu un tournant après le 11 Septembre : les efforts des Occidentaux se sont alors portés sur le renforcement des armées nationales africaines pour lutter contre le terrorisme international qu’ils avaient par ailleurs contribué à faire naître en Asie. Cette politique fit l’effet d’une véritable étincelle en Afrique. Mais le chaos semé sur le continent le plus riche en ressources naturelles constitua paradoxalement un terrain fertile pour leurs actions. La corne de l’Afrique et le Sahel, où s’est implanté al-Qaïda, sont les zones de prédilection des États-Unis et de l’Europe dans leur « stratégie antiterroriste ». Des études ont révélé que ce terrain sensible recélait d’importants gisements de gaz et de pétrole.

 

Les Nations africaines, explique un analyste du marché des armes cité par Defense News, disent avoir besoin de moyens modernes et d’une forte puissance de feu pour lutter contre les milices de toutes sortes qui constituent désormais un fléau de part et d’autre de l’Afrique. Dans un article de la revue Oxford Analytica, on note que les armées sub-sahariennes connaissent une période de croissance extraordinaire, malgré une propagation continue de la pauvreté dans la société civile. Selon cette même revue, la cause est à chercher dans les opérations de maintien de la paix financées par de riches donateurs étrangers : « depuis 2001, les armées africaines ont profité d’un apport extérieur à un niveau jamais vu depuis la Guerre froide ». Sont particulièrement concernés l’Éthiopie, le Kenya, l’Ouganda et le Nigéria. « Les programmes européens et étasuniens, peut-on encore lire dans la revue, ont financé plusieurs initiatives visant à stabiliser et consolider la démocratie, mais les résultats sont malheureusement très mitigés sur le terrain ».

 

Le besoin pour les pays africains d’être mieux formés et armés jusqu’aux dents est né, selon l’analyse, par « la perception des risques élevés pour la sécurité ». La raison réside principalement, on peut s’en douter, dans les ressources récemment découvertes. « La ruée vers le marché de la défense africain vient tout juste de commencer », explique le colonel Joseph Sibanda, officier en retraite de l’armée du Zimbabwe. Il estime que des pays comme le Mozambique, ancienne colonie portugaise en plein boom gazier comme la Tanzanie voisine, l’Ouganda et le Kenya, devront rediriger leurs besoins de défense vers la protection de leurs gisements de pétrole et leurs infrastructures de gaz on-shore et off-shore. « Les avions militaires, les véhicules blindés et les systèmes d’artillerie devront être modernisés afin de répondre aux nouvelles menaces qui planent sur leur sécurité », poursuit-il.

 

L’Afrique du sud, un des rares pays africains à disposer d’une industrie de défense, est aux anges. La survie du pays mais aussi sa force étaient dus à d’étroites collaborations entretenues avec l’État juif. Mais les relations entre les deux pays se sont faites plus lâches depuis la fin de la politique d’apartheid. Aujourd’hui, la plus grande économie d’Afrique pourrait bien être l’une des bénéficiaires de la mise à niveau majeure de l’équipement des forces armées du continent. Et les bénéfices tirés de ce sombre commerce se feront à l’encontre des populations civiles que les guerres décimeront, appauvriront, exileront… comme d’habitude.

Capitaine Martin

Assaut contre la CPI : phase 2


262371_vue-generale-du-sommet-de-l-union-africaine-le-29-janvier-2012-a-addis-abebaJ’avais écrit, il y a quelques jours, un article sur la possible future disparition de la CPI.  Je l’avais alors rebaptisée par dérision Cour Pénale pour les Indigènes. Si les dirigeants africains, qui en sont les principales victimes, bougonnaient en silence contre ce ‘’tribunal’’, le parlement kenyan avait débuté la fronde et pressait son gouvernement de sortir du Statut de Rome.

Il semble que la fronde s’élargit et touche même l’ensemble du continent. L’Union Africaine envisage un retrait en masse de la CPI. Rien de moins. On n’en est plus au stade de vœux pieux, puisque l’Union organise un sommet spécial en octobre pour aborder cette question. Ce sommet extraordinaire se tiendra le 13 octobre à son siège dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba.

Le motif officiel de cette décision est de protester contre les procès des dirigeants kényans actuellement en cours. Mais la démarche des dirigeants africains est motivée surtout par leur ras-le-bol de se voir emmener un à un, pieds et poings liés, dans les cachots du nord pour des raisons essentiellement géopolitiques dans lesquelles ils ne sont que des pions, alors que les vrais faiseurs restent immunisés et intouchables. On ne peut que dire : enfin !

Mais oseront-ils, individuellement, aller jusqu’au bout ? On sait à quel point la corruption et surtout la menace et la pression peuvent jouer un rôle important dans les instances africaines. On a vu comment tous les grands projets fédéralistes de Kadhafi furent sabotés au 13ème somment de l’UA à Syrte. Il est d’ailleurs à noter que la première ruade de l’Afrique contre la CPI a eu lieu lors de ce sommet où il fut voté une résolution permettant à l’UA de ne pas coopérer avec le tribunal dans l’affaire du président soudanais, Omar el-Béchir.

En tout cas, quel que soit le résultat du prochain sommet, la sacralité et la légitimité de la CPI sont bel et bien ébranlées.  Et un tribunal non légitime n’est plus qu’un moyen de rétorsion aux mains des puissants.

Avic

Attaques de Nairobi : encore un false flag ? (vidéo)


01L’attaque du supermarché de Nairobi n’était pas encore terminée que déjà des vidéos circulaient sur internet, présentant l’opération comme un false flag. Le terrorisme, vrai ou faux, a désormais du mal à passer pour tel.

Je suis tombé sur la vidéo ci-dessous que je vous soumets, mais j’avoue que je ne sais pas quoi en penser. Nous avons appris à nous méfier aussi bien des images nous présentant des actes terroristes que des images prétendant nous démonter la manipulation.

Mais dans la situation kenyane, tous les ingrédients du false flag sont présents. La vidéo ne fait que renforcer visuellement les soupçons.

Avic

Questions sur l’attaque de Nairobi


000_par7665706.siNairobi sera-t-il le point de départ d’une deuxième saga terroriste ? On se rappelle qu’en 1998, Al-Qaïda y avait acquis ses lettres de noblesse, presque son acte de naissance en tant que groupe terroriste, en attaquant l’ambassade des Etats-Unis, causant 200 morts. Personne n’aurait alors pu deviner la longue carrière de ce nouvel ennemi sorti du néant et qui allait guider, tel un éclaireur, les armées de l’empire dans ses pérégrinations à travers le monde musulman.

Serait-on en train de remettre le couvert, en 2013, au même endroit Ô combien symbolique ?

Si l’on se réfère aux médias, des djihadistes débarquent dans un supermarché dans la capitale Kényane, prennent des otages et tirent sur tout ce qui bouge, faisant un carnage.  Le bilan provisoire serait d’au moins 68 morts et ne cesse de s’alourdir. On apprend également que les assaillants appartiennent au groupe islamiste somalien Al-Shabbaab.

Quel est ce groupe Al-Shabbaab ? Fondé en 2006 à partir de l’Union des Tribunaux Islamiques, Al-Shabbaab s’était donné comme objectif de créer un état islamique en Somalie et, dès 2009, entre ouvertement en guerre contre le gouvernement. Les grands médias les présenteront comme ils présentent tous les islamistes, c’est-à-dire des gens qui n’ont d’autres objectifs dans la vie que de plaire à Dieu en décapitant, lapidant, coupant des mains ou détruisant des monuments selon des préceptes lus dans le Coran. Bien qu’il puisse y avoir du vrai dans les actes qu’on leur reproche, la réalité est tout autre. Le groupe Al-Shabbaab est d’abord un mouvement politique. Il est en outre une armée bien organisée qui se bat pied à pied contre l’armée somalienne. En 2008, ils avaient réussi à prendre tout le sud du pays qu’ils ont contrôlé jusqu’en 2012.

C’est donc ce Al-Shabbaab qui serait en train de faire du carnage dans un supermarché de Nairobi. La première question, c’est pourquoi ? Il y en a qui ont avancé l’idée de vengeance. Rappelons que ce groupe, pour conserver ses positions, avait dû se battre non seulement contre l’armée somalienne, mais aussi contre l’armée envoyée par l’Union Africaine et également contre l’armée kényane. Ils auraient brusquement décidé de s’en prendre à des innocents dans un supermarché ? Des Oradour-Sur-Glane sont toujours possibles, mais pas dans un esprit de kamikazes. Il est difficile de croire que les assaillants aient pensé une seule minute qu’ils pourraient massacrer des innocents en plein Nairobi et espérer repartir tranquillement rejoindre leur base à des centaines de kilomètres de là. Se venger et mourir. Ce serait une drôle de façon de se venger.

Nairobi
Nairobi

A moins qu’on leur colle des velléités de créer un état islamique dans le Kenya pour assouvir leur charia, ils n’ont aucun intérêt politique dans ce pays. Leurs luttes se situent au nord, en Somalie, et non au Kenya. Alors, pourquoi ?

Des éléments nouveaux sont apparus ce soir, et ce n’est certainement pas par hasard. Un commando israélien serait venu prêter main forte à l’armée kényane qui, malgré son palmarès dans ses combats acharnés contre Al-Shabbaab dans le sud de la Somalie, se retrouve tout d’un coup incapable de se débrouiller avec une poignée de ceux qu’elle affrontait victorieusement hier. Quand il y a Israël quelque part, surtout si loin de ses bases, on ne peut s’empêcher de tiquer un peu. En tout cas, avec l’arrivée du commando, on peut s’attendre à ce qu’il n’y ait aucun survivant parmi les assaillants. On peut s’attendre également à de grands projets américano-occidentaux pour aller faire des frappes ici ou là au nom de la guerre contre le terrorisme. Puisque l’ennemi est désigné et ses bases connues, la Somalie a des soucis à se faire. Les ‘’droneurs’’ d’Obama vont pouvoir travailler à plein temps.

Avic

Vers la disparition de la CPI ?


6961355401078La CPI, ou plus exactement la Cour Pénale pour les Indigènes, voit sa première défection poindre à l’horizon. Le premier pays à vouloir en sortir est le Kenya. Selon l’AFP, les députés kényans ont adopté une motion demandant au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour que le Kenya se retire de la CPI.  Deux personnalités kenyanes devaient y être jugées en septembre et novembre, pour crimes contre l’humanité, comme d’habitude.

Cette motion, si elle est validée par l’exécutif verra le Kenya se retirer du Statut de Rome, fondateur de la CPI, et devenir ainsi le premier pays à sortir de ce traité conçu spécialement pour les africains.

Ce ‘’tribunal’’, tout le monde a bien fini par le constater, avait un double rôle. D’une part il permettait de punir les africains récalcitrants tout en montrant aux autres ce qui les attendait en cas de désobéissance et, d’autre part, donner au monde l’impression qu’il y a une justice internationale protégeant les peuples. Malheureusement cette pseudo-justice internationale n’était qu’un moyen pour la mafia des puissants pour gérer l’Afrique à sa convenance.

Personne ne peut imaginer un dirigeant américain, français, britannique, allemand, espagnol ou occidental de manière générale, devant ce tribunal pour crime contre l’humanité. Et pour cause, c’est eux qui définissent quand il y a ou pas crime contre l’humanité.

Il y a de plus en plus de voix qui s’élèvent en Afrique pour dénoncer la Cour Pénale pour les Indigènes. Les africains, comme beaucoup d’autres, ont cru à la justice internationale. Ils y ont vu un moyen de se débarrasser de leurs ‘’dictateurs’’. Mais avec le temps, ils se sont aussi rendu compte que ces ‘’dictateurs’’ ont souvent été mis en place et encouragés dans leur dictature par ceux-là même qui veulent juger certains dirigeants qui eux, paradoxalement, n’ont rien de dictateurs mais ont le tort de ne pas plaire aux puissants mafieux.

Cette première kenyane sera-t-elle suivie par d’autres pays ? Même si la critique de la CPI est importante dans les discours, la pression pour y maintenir les états africains est très forte. On comprend pourquoi. Et quand on sait que les dirigeants de ces pays ne dirigent pas grand-chose, on comprend tout de suite que ce sera difficile à l’Afrique de se dépêtrer de ce nouveau piège qui lui a été tendu. Mais l’exemple du Kenya en tentera plus d’un, ne serait-ce que pour éviter d’en être un jour la victime.

Avic