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Le bluff médiatique israélien sur le nucléaire iranien


PHO5e547f9a-292a-11e3-a9a7-380e15aa9404-805x453Voici des semaines que Netanyahou se démène pour faire échouer tout accord avec l’Iran. Son argumentation, toujours la même depuis des années et reprise, non seulement par tous les média, mais aussi par les analystes géopolitiques, est essentiellement, uniquement et exclusivement la crainte de voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire. Lire la suite Le bluff médiatique israélien sur le nucléaire iranien

Corée du Nord et Iran: Une alliance spirituelle


sddefaultPar Issa Ardakani

Il y a quelques mois, au cours de la parade à Pyongyang marquant le 60ème anniversaire de l’accord d’armistice qui a mis fin aux hostilités armées dans la guerre civile coréenne, nous avons eu un aperçu significatif des Lire la suite Corée du Nord et Iran: Une alliance spirituelle

Ahmadinejad :le sionisme n’a rien à voir avec le judaïsme


ahmadinejad_rencontre_delegation_juiveIronie de l’histoire, le dernier discours que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad aura prononcé, avant laisser la place à son successeur cheikh hassan Rouhani a été consacré à Israël. Un thème favori durant ses deux mandats, à l’insu des foudres qu’il a dû subir, venus aussi bien de l’entité sioniste que des puissances occidentales.

« Israël sera déraciné…il n’a pas de place dans la région… une tempête dévastatrice déracinera la base du sionisme, a-t-il lancé entre autre devant la foule, comprenant entre autre d’importants dirigeants de la classe politique iranienne, rassemblée à l’université de Téhéran à l’occasion de la commémoration de la journée mondiale d’AlQuds Jérusalem.

Selon lui, le sionisme est le une émanation du capitalisme occidental et n’a rien à voir ni avec le judaïsme ni toute autre religion.

Ahmadinejad a également mis en garde contre les velléités de l’entité sioniste de contrôler le monde islamique, assurant qu’elle s’ingère dans ses affaires à travers plusieurs moyens dans le but d’y semer les scissions.
«  La question n’est pas celle d’une surface de terre, mais celle de spolier les ressources et les richesses du monde islamique et de les contrôler », a-t-il averti.
«  J’espère que l’humanité entière connaitra les crimes de l’entité sioniste… le lobby sioniste gère toutes les richesses du monde alors qu’il ne dépasse pas les 60 milles éléments… l’entité sioniste est l’incarnation de la pensée matérialiste colonisatrice », a-t-il ajouté. Signalant que la majeure partie des politiciens capitalistes sont des sionistes, qui possèdent les plus importants intérêts et les plus grandes sociétés économiques dans le monde, ainsi que les plus grandes banques et les medias .

Le président iranien a également indiqué que ceux qui prônent la liberté d’expression et de pensée interdisent toute allusion à la réalité de l’existence de l’entité sioniste et de l’holocauste, estimant que dans les réponses à cette dernière résident la vérité sur la création de l’entité sioniste et ceux qui sont derrière. «  Sont induits dans l’erreur ceux qui pensent que ce qui se passe en Palestine occupée est un conflit entre les Palestiniens et les Sionistes », a-t-il observé.

S’agissant du thème de l’holocauste qu’il a souvent soulevé durant ses deux mandats présidentiels, aux grands dams des Occidentaux et de l’entité sioniste, Ahmadinejad s’est réjoui qu’il ait suscité les sensibilités des politiciens occidentaux, et porté atteinte à la colonne vertébrale des sionistes et du système colonisateur. «  Pourquoi faudrait-il que les palestiniens et les peuples de la région paient le prix des conséquences de la seconde guerre mondiale, et de ce que les Européens ont commis », s’est-il à nouveau interrogé.

S’agissant des négociations qui ont lieu entre Palestiniens et Israéliens, il a prédit qu’elles ne mèneront nulle part. «  Nous ne sommes pas des partisans de guerres. Mais nous ne soutenons les pourparlers politiques qu’à condition qu’ils soient justes », a-t-il poursuivi.
Selon lui, les occidentaux ont consacré toutes leurs capacités et pouvoirs pour défendre Israël, allant même jusqu’à sacrifier leurs principes sur les droits de l’Homme, et les intérêts de leurs peuples.

Assurant toutefois que l’Imam Khomeiny a dissipé tous leurs complots et a ramené la cause palestinienne dans le giron de la nation islamique et de conclure : «  la journée mondiale d’AlQuds n’est pas exclusivement l’affaire d’un Etat ou d’une nation. C’est l’affaire de l’humanité entière… c’est la cause principale au niveau mondial ».

Ahmadinejad a également évoqué les évènements qui ont lieu en Syrie, en Libye, en Égypte et en Tunisie, et qui d’après lui ne font que réjouir l’entité sioniste et les puissances de l’Arrogance mondiale.
«  Toute le monde devraient être prudents en ces moments alors que ceux qui incitent à la guerre et aux combats fratricides sont dans l’apparence des musulmans, alors qu’en réalité, au fond d’eux-mêmes ce sont des sionistes ».

Selon lui, la Turquie, la Jordanie, l’Irak, la Syrie, l’Afrique du nord et l’Arabie saoudite sont en danger et seront victimes de complots ourdis par les puissances arrogantes qui d’après lui ne sont pas dignes de confiance. «  Par la grâce de Dieu, tous les peuples dévoileront les plans des Arrogants qui n’auront plus aucune place dans la région. Les États-Unis et leur vassaux devraient savoir que celui qui cultive le vent finira par récolter la tempête ».

Avant  de conclure, sur un retour sur Israël : «  Un ouragan destructeur viendra arracher l’entité sioniste de ses racines ».

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=123715&cid=86&fromval=1&frid=86&seccatid=28&s1=1

Egypte : « la carte rouge » pour le président Morsi


DSC02246.JPG.1000x297x1Dimanche le 30 juin, c’est le premier anniversaire de l’arrivée au pouvoir en Egypte du président islamiste Mohamed Morsi.

Au lieu de la célébration, l’Egypte a présenté au protégé du mouvement Les Frères-musulmans « la carte rouge » politique. Dans les rues du Caire et des dizaines d’autres villes du pays, on voit partout des affiches avec le portrait de Morsi accompagné de mots « À bas ! ». L’opposition a proclamé le 30 juin le jour national de la protestation et a appelé tous les Egyptiens à prendre part aux manifestations.

Ce jour difficile pour Morsi a commencé à la veille, samedi. Déjà dès le soir du 29 juin, sur la place Tahrir, le QG principal de la révolution de 2011, se sont réunies quelques dizaines de milliers de personnes. En Egypte, il y a la canicule maintenant, une chaleur infernale, et le pic des manifestations antigouvernementales a lieu le soir, quand la chaleur tombe un peu. Mais à en juger par plusieurs milliers d’Egyptiens qui sortent déjà dans les rues, l’opposition réussira à réunir pour ces manifestations des millions de gens.

La raison principale du mécontentement des gens, c’est que l’Egypte ne peut toujours pas sortir de la crise économique, où le pays s’est trouvé après la révolution et à cause d’elle, dit le chef du centre de l’étude du Proche-Orient moderne à Saint-Pétersbourg Goumer Issaev. Mais le malheur de l’Egypte, c’est aussi l’absence d’un leader fort, capable d’unir le peuple.

« Je pense qu’il serait prématuré de parler d’une guerre civile. Mais la scission a lieu. L’absence de leaders évidents est le facteur central des événements actuels en Egypte. Dans la révolution égyptienne, il n’y avait pas de Khomeiny (l’ayatollah Khomeiny, le leader spirituel de la révolution iranienne de 1979). Morsi, lui, n’a pas l’étoffe de ce rôle. L’opposition n’a pas de leaders évidents non plus ».

L’armée égyptienne a fermé entièrement les frontières terrestres du pays un jour avant le 30 juin, les unités supplémentaires sont transférées sur le Sinaï, où il y a des milliers d’extrémistes armés prêts à prendre la défense du pouvoir des islamistes au premier appel. D’après les données des médias égyptiens, dans le pays se trouvent déjà jusqu’à 100 mille mouRévolution

Carton rouge

jahids. On a fermé le tunnel pour le passage des automobiles joignant le continent africain à l’Asie. En réalité, le Sinaï est entièrement coupé des territoires voisins.

Le mouvement Tamarod ( « l’Insurrection ») est l’initiateur des actions de protestation du 30 juin. Ses représentants affirment avoir déjà réuni 22 millions de signatures au soutien de la démission de Morsi.

Les tentatives du chef de l’État actuel de commencer le dialogue avec les leaders de l’opposition n’ont rien donné. Les accrochages entre les partisans et les adversaires de Morsi se prolongent toute la semaine. Samedi, 8 personnes ont péri. Des centaines de personnes sont blessées.

Les partisans du président – en Egypte, il y en a beaucoup aussi, affirment que les accusations présentées aux pouvoirs ne sont pas argumentées. Ils trouvent que l’Egypte connait en effet beaucoup de problèmes sociaux et économiques, mais ils existaient déjà sous l’ancien régime, et au cours des événements révolutionnaires, de nouveaux problèmes s’y sont ajoutés.

Le ministre de la Défense de l’Egypte Abdul Fattah Khalil al-Sisi s’est produit à la télévision et a prévenu le pays que les militaires interviendraient dans le cas où le carnage se produisait le 30 juin. L’armée, le principal arbitre politique dans le pays, a donné une semaine au gouvernement et à l’opposition pour l’acquisition du compromis sur la sortie de la crise politique intérieure. En cas de la déstabilisation ultérieure de la situation, a dit Abdul Fattah Khalil al-Sisi, « l’armée protègera l’État et le peuple égyptien ».

Andreï Fedyachine