Archives du mot-clé Laurent Fabius

Le prix des Chrétiens d’Orient


Mgr Al-Yazigi«Les chrétiens d’Orient, partout d’ailleurs, non seulement sont menacés mais sont pourchassés, liquidés. Cela ne peut pas être accepté ni par la France compte tenu de sa tradition ni par la conscience universelle». C’est ce qu’avait affirmé Laurent Fabius devant le parlement en octobre dernier. Il avait alors posé la défense des minorités religieuses comme «un principe sur lequel la France ne saurait en aucun cas transiger». «Chaque fois qu’une exaction sera commise, il faut que nous fassions entendre notre voix». Cette voix on l’a attendue, en vain. Elle ne s’est élevée à aucun moment, ni pendant la mise à sac de Ma’aloula, ni pendant les massacres, ni pour les enlèvements. Lire la suite Le prix des Chrétiens d’Orient

Un courageux journaliste pose à Laurent Fabius « la question qui tue » !


Laurent Fabius ESSEC5Non seulement Laurent Fabius persiste dans son mensonge au sujet des gaz chimiques, mais il en rajoute. Il affirme que l’ONU avait dit que le massacre pouvait être attribué aux responsables syriens. Ce qui est complètement faux, pour la bonne et simple raison que la mission de l’ONU n’était pas de chercher des coupables mais d’établir la réalité de l’utilisation des armes chimiques.

Il affirme également que Bachar Al Assad avait nié posséder des armes chimiques deux jours avant (et il insiste : deux jours avant !). Comment peut-il alors expliquer tout le cinéma qu’ils avaient fait, lui et ses copains, après la déclaration du gouvernement syrien quelques mois plus tôt, selon laquelle la Syrie n’utiliserait ses armes chimiques que contre une agression extérieure ? Lire la suite Un courageux journaliste pose à Laurent Fabius « la question qui tue » !

Algérie: une petite blague de François Hollande aux lourdes conséquences


Francois-Hollande-et-Martine-Aubry_scalewidth_630La blague lancée sur le retour « sain et sauf » de Manuel Valls d’une mission en Algérie par le Président français François Hollande devant le conseil représentatif des institutions juives de France a non seulement eu un très mauvais écho en Algérie mais risque fort de changer tout un pan de la carte géostratégique au Sud de la Méditerranée Occidentale. Lire la suite Algérie: une petite blague de François Hollande aux lourdes conséquences

Vidéo exclusive. Une télévision russe démonte l’opération française en Centrafrique


c891c293ceaee19b59df5d6b08f13902La chaîne de télévision Russe, proRussia TV nous apporte un éclairage alternatif sur l’intervention française en Centrafrique. L’intégralité de leur analyse:

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Le trouble jeu de la France en Centre-Afrique : n’est-elle plus qu’une simple compagnie de CRS de l’Oncle Sam ? Lire la suite Vidéo exclusive. Une télévision russe démonte l’opération française en Centrafrique

Le socialisme français sous la lumière crue de l’apartheid et du sionisme


Tribune libre Almutanabi Jasmin

bhl_fabius_kouchner_01Les évolutions politiques en cours depuis la chute du mur de Berlin devraient nous inciter à réfléchir sur ce que nous appelons gauche, droite, fascisme, antifascisme, laïcité etc.

Parce qu’on tend à employer ces mots comme des totems, sans jamais s’interroger sur ce qu’ils recouvrent vraiment. Lire la suite Le socialisme français sous la lumière crue de l’apartheid et du sionisme

L’opinion en Iran : « Fabius poursuit les objectifs de l’Arabie saoudite et d’Israël »


Tribune libre Byblos

La France et sa capitale, Paris, ont toujours été une des destinations des intellectuels iraniens et des classes urbaines moyenne et supérieure, mais après ce que certains Iraniens considèrent comme un sabotage par la France des dernières négociations sur la question du nucléaire, tenues avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (P5+1), un changement significatif s’est produit dans leur opinion sur les hommes politiques français. Lire la suite L’opinion en Iran : « Fabius poursuit les objectifs de l’Arabie saoudite et d’Israël »

Laurent Fabius : nouveau Ministre des Affaires Etrangères d’Israël ?


f130825ffmis06Les négociations de Genève sur le nucléaire iranien se sont terminées sans qu’aucun accord n’ait été trouvé. A qui la faute ? Laurent Fabius.

Quel est l’intérêt de la France dans cette affaire ? Elle a tout à gagner dans la normalisation des relations avec l’Iran. Même si elle a déjà beaucoup perdu à cause de son hostilité difficilement justifiable vis-à-vis de l’Iran, le statu quo ne peut qu’aggraver ses pertes. Alors, qu’est-ce qui anime  Laurent Fabius ?

Depuis quelques semaines, Benyamin Netanyahou se démène comme un beau diable pour donner ses directives à ses négociateurs, c’est-à-dire les Etats-Unis, la Grande Bretagne, l’Allemagne et la France, menaçant, amadouant, usant même peut-être du chantage, pour faire capoter les pourparlers. Il l’a dit lui-même ouvertement, qu’Israël ferait tout pour convaincre les grandes puissances de ne pas conclure un accord avec Téhéran et qu’il ne reconnaîtrait aucun accord. La seule décision acceptable pour lui, concernant Téhéran, est un renforcement des sanctions.

Selon Maariv, « Israël est furieux contre l’administration américaine en raison de son interaction avec le gouvernement iranien, si bien que les messages rassurants de Barack Obama destinés à Benyamin Netanyahou ne sont même pas arrivés à le soulager ». Comme un gamin capricieux, Netanyahou serait donc  en train de faire un caca nerveux qui ne pourra se calmer qu’avec au moins une petite sanction supplémentaire contre l’Iran. La chaîne dix de la télévision israélienne insiste :  « Le régime sioniste est en colère vis-à-vis de Barack Obama car celui-ci fait pression sur les membres du groupe 5+1 pour qu’ils parviennent à un accord avec Téhéran, décrit comme un mauvais accord  par le quotidien  Israël Al-Youm ». Tenons-nous-le pour dit. Netanyahou n’est pas content.

Malgré l’échec des négociations, sa fureur reste intacte. Selon les médias israéliens, l’équipe de Netanyahou reste sur le qui-vive et reste vigilante contre les ‘’manœuvres’’ de Barack Obama, en gardant sous contrôle la France et l’Allemagne.

Sachant tout cela, on pourrait logiquement penser que l’échec de Genève  est le résultat des manœuvres israéliennes et que les manœuvres Fabiusiennes rencontrent point par point les vœux de Netanyahou.

Eh bien non. La chaîne de télévision Al-Mayadine révèle que les tergiversations de la France dans le processus des discussions de Genève sont faites sous la pression de l’Arabie saoudite. La chaîne dix de la télévision israélienne précise « C’est l’Arabie saoudite qui a contraint la France à empêcher l’obtention d’un accord pendant les négociations de Genève car la France entretient de vastes relations commerciales avec l’Arabie saoudite ».

Si je comprends bien, c’est Netanyahou qui jure ses grands dieux que, lui vivant, aucun accord ne se fera, qui menace de tout casser, et c’est le roi Abdallah d’Arabie qui, ému par le gros chagrin de Bibi, convoque Laurent Fabius au nom de ses bonnes relations commerciales avec la France, pour lui intimer l’ordre de consoler le petit désespéré en lui redonnant son jouet.  Mais dites-moi, quelle est la capitale d’Israël ? Tel-Aviv, Jérusalem ou Ryad ? Pourquoi, dès qu’il s’agit d’Israël, tout le monde est atteint de strabisme ? Il est la cause de tout ce qui se passe dans la région, et pourtant tout le monde regarde à côté, avec des discours savants et des analyses aussi sophistiquées qu’alembiquées, incluant jusqu’au prix du pétrole, rendant ce petit état invisible comme par magie. Israël passe son temps à se plaindre, à dénoncer, à tempêter et à menacer. Mais dès que ses menaces sont mises à exécution, c’est quelqu’un d’autre qui en est l’auteur, jamais Israël lui-même, à croire que chacun s’empresse d’offrir ses services  pour éviter au peuple élu d’avoir à se salir les mains.

Ainsi, Netanyahou  remue ciel et terre pour saboter les négociations avec l’Iran, l’annonce à grands cris, mais en cas de succès on louche chez les voisins pour chercher le responsable du sabotage. Et bien sûr, on trouve toujours. Pourtant, le seul fait que Fabius soit impliqué dans l’échec des pourparlers devrait être une indication. Les boucs émissaires habituels, le Qatar naguère et l’Arabie Saoudite aujourd’hui, ont bon dos.  Laurent Fabius, pour lequel les intérêts d’Israël  priment sur tout, a fait exactement ce qu’aurait fait Netanyahou s’il avait été lui-même à Genève. Il a taclé ses alliés, ignoré les intérêts de la France, et cela juste parce que Benjamin Netanyahou ne veut pas entendre parler d’une solution de paix. Le pire dans tout ça, c’est que Laurent Fabius se comporte comme le vrai président, François Hollande n’étant qu’un suiveur obéissant qui n’aurait été mis à la tête de la France que pour lui servir de caution, puisque les français ne l’auraient jamais porté au sommet à cause de son passé au sujet du sang contaminé.

Ancien premier ministre, véritable président, ministre des affaires étrangères en France et en Israël, ne pourrait-il pas, de temps en temps, travailler pour les intérêts français, ou au moins faire semblant ? Trop d’arrogance peut coûter cher.

Avic

Un gouvernement français au service de l’étranger ?


1105677Les crises ont ceci de positif, c’est qu’elles clarifient beaucoup de situations et dessinent un peu mieux les lignes de fracture en faisant tomber les masques. La crise syrienne n’a pas échappé à la règle. Outre la vraie nature du terrorisme international, elle nous a révélé une Europe-colonie et surtout, en ce qui nous concerne, une France moribonde à cent lieues de ce qu’elle croit encore être ou de ce que des millions de gens dans le monde pensaient qu’elle était.

Au temps de Sarkozy, avec Bernard Kouchner comme ministre des affaires étrangères le flou était encore possible. Aujourd’hui, avec François Hollande, flanqué d’un Manuel Valls et d’un Laurent Fabius tout devient clair. La politique, en France, ne se résume plus qu’à des manœuvres électorales. Pour les médias comme pour le citoyen préprogrammé, parler de politique c’est discuter sur le rapport de force entre les hommes et les groupes politiques, chercher à savoir qui sera élu ou qui sera battu, polémiquer sur des déclarations dont on a déjà mesuré le vide mais dont on ne peut s’empêcher de parler et, toujours, tout ramener à l’éternel et stérile combat Gauche-Droite rehaussé d’une touche d’extrêmes, des deux côtés pour faire bonne mesure.

Mais la vraie politique, celle qui détermine l’avenir des français et de la France, se joue ailleurs. Et celle-là est déterminée à l’étranger. Le gouvernement est complètement gangréné par des agents qui, soit par leurs actes, soit en le proclamant ouvertement, sont plus au service de l’étranger qu’au service de ceux qui les ont élus. En assumant leur double emploi, ces agents semblent apparemment mieux payés par leurs employeurs étrangers que par le peuple français. Mais le résultat est là, les citoyens ne comptent pas.

Avec la crise syrienne, les exigences et les pressions extérieures sont devenues telles que beaucoup de masques sont tombés. Tous ces agents ne servent pas qu’à gérer les affaires de la France à partir de l’extérieur. Ils servent également à apporter, dans un contexte international, le poids de la France qui, malgré tout, a encore de beaux restes à dilapider.

Du ministère de l’intérieur au ministère des affaires étrangères, en passant par le ministère de la défense, on ne sait plus qui travaille pour qui. Voir à ce sujet cet article de La Plume à Gratter. Au Quai d’Orsay, les choses semblent encore plus graves. Les derniers restes d’une diplomatie, qui fut jadis célèbre dans le monde, sont en train de se faire définitivement annihiler. Les diplomates arabisants, connaissant tous les problèmes des pays arabes de manière fine et qui ont fait leur preuves au moment où la France avait besoin de défendre ses propres intérêts, sont en train de se faire dispatcher un peu partout dans le monde, qui en Amérique du Sud, qui en Europe du Nord, remplacés par d’autres diplomates plus à même de défendre les intérêts étrangers. Un article de Georges Malbrunot nous détaille quelques-unes de ces mutations. Cela veut dire que même les ambassadeurs, représentant la France et les français, sont nommés de l’extérieur.

Vu de l’extérieur, les observateurs doivent s’amuser en se demandant jusqu’à quel point ce peuple, fier de sa révolution, de sa puissance et de son histoire, va accepter d’être avili. Jusqu’à quand acceptera-t-il qu’on lui crache ouvertement à la figure sans réagir et oser encore manifester quelque fierté ?

Avic

Jusqu’au bout de l’impudeur !


 laurent-fabius-le-11-septembre-2013-a-l-assemblee-nationale-_1267943« Les chrétiens d’Orient, partout d’ailleurs, non seulement sont menacés mais sont pourchassés, liquidés. Cela ne peut pas être accepté ni par la France compte tenu de sa tradition ni par la conscience universelle ».

Qui est l’auteur de cette déclaration prononcée devant les députés à l’assemblée nationale ce mardi ?

Un petit indice pour vous aider ; C’est un ministre qui a du sang contaminé sur les mains. Il a rajouté :

« La France défend partout la liberté de culte, la liberté de religion, elle défend partout les minorités ». Il affirme ensuite  que le respect des minorités religieuses est « un principe sur lequel la France ne saurait en aucun cas transiger ».

Toujours pas ? Encore une dernière phrase tirée de sa prestation :

 « Chaque fois qu’une exaction sera commise, il faut que nous fassions entendre notre voix ».

Et si je vous disais que cette voix se fait déjà entendre aux sons des « Allah Akbar » scandés à chaque tête coupée, chaque innocent sommairement exécuté, par des fanatiques sponsorisés par cette personne qui prétend vouloir défendre les minorités que l’on massacre. Vous l’avez deviné, il s’agit de Laurent Fabius, bien sûr.

Qu’il soit tordu, menteur, machiavélique, passe encore. Tous les hommes politiques le sont à des degrés divers.  Mais tant de cynisme dépasse l’entendement. De tous les personnages impliqués dans l’affaire syrienne, Laurent Fabius est le seul,, à ce jour, qui ait clamé ouvertement que ces massacreurs ne sont après tout que des combattants, en affirmant notamment que « sur le terrain, ils [Al Nosra] font du bon boulot »(*). Même Bandar Ben Sultan est plus discret sur ce sujet.

Le plus navrant dans cette histoire, c’est qu’aucun député n’a questionné le ministre des Affaires Etrangères sur son charabia. Les Français ont-ils encore des représentants ? Ou le système est-il à ce point corrompu qu’il n’y a rien à faire ?

Avic

(*) – Le Monde, 13/12/12

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Décryptage de la propagande occidentale depuis Damas par Ayssar Midani


maxresdefaultDepuis les attaques à l’arme chimique du 21 août dernier dans la banlieue Est de Damas et qui a fait entre 355 et 1300 morts, les gouvernements et appareils médiatiques des pays occidentaux pointent tous du doigt le régime syrien.

Si le Président français François Hollande pense que « tout conduit » [1] à croire que Bachar est le responsable, son ministre des affaires étrangères Laurent Fabius n’émet aucun doute quant à l’implication du régime syrien. L’administration Obama a quant à elle déjà déployé en mer Méditerranée ses navires de guerre, armés de missiles « Tomahawk » [2].

Devant toute cette agitation anti-Bachar, nous avons assisté coup-sur-coup à la découverte par l’armée syrienne de tunnels appartenant aux rebelles, possédant des matières premières pour la fabrication de bombes chimiques, des masques à gaz et des antidotes. La Russie, quant à elle, a délivré au Conseil de Sécurité de l’ONU des images satellitaires montrant que les deux missiles avaient été tirés à partir de zones sous contrôle des rebelles [3].

Mais qu’importe ! Laurent Fabius et Bernard-Henry Levy [4] continuent d’affirmer que c’est le régime syrien qui en est le responsable, et qu’il est temps de recourir à la force, sans prendre en compte le véto – presque probable – des russes et des chinois.

Pour plus de détails, le Cercle des Volontaires s’est entretenu avec Ayssar Midani, membre et fondatrice du Comité de Coordination pour la Défense de la Syrie, et qui se trouve actuellement à Damas.

Voici l’entretien réalisé hier, samedi 24 août :

 

E.I.Anass et Jonathan Moadab, pour le Cercle des Volontaires

Sources :

[1]http://www.lalibre.be/actu/international/hollande-tout-conduit-a-penser-que-damas-est-responsable-de-l-attaque-chimique-5218dbbf35707ef67ad96301
[2]http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/08/24/la-marine-americaine-renforce-sa-presence-en-mediterranee_3465825_3222.html
[3]http://www.politique-actu.com/osons/syrie-massacre-chimique-ghouta-russie-fournit-preuves-satelittes-nations-unies-auteurs-massacre/830549/
[4] http://www.youtube.com/watch?v=cQgt2KagyPU

 

Source : https://www.cercledesvolontaires.fr/2013/08/25/attaque-a-larme-chimique-en-syrie-ayssar-midani-decrypte-la-propagande-occidentale-depuis-damas/

Que risquent les deux journalistes d’Europe 1 disparus en Syrie ?


PHO98ef3178-cf92-11e2-9da0-78744fbfc724-805x453Des enlèvements dans un pays en guerre, ça arrive. Il ne peut y avoir de coupables que parmi les belligérants. Les deux journalistes français disparus en Syrie seraient donc, soit entre les mains de l’Armée Syrienne, soit kidnappés par les mercenaires. On voit mal comment les autorités syriennes se seraient brusquement transformées en preneurs d’otage. Mais même dans ce cas-là, on parlerait plutôt de prisonniers de guerre ou, à la rigueur, de capture d’espions. Dans ce genre de situations, les chancelleries concernées sont au courant et les tractations se font en coulisse. Cela peut prendre du temps, mais il n’y a pas de quoi paniquer, ils ne risquent pas grand-chose.  L’autre cas de figure serait que les deux reporters sont entre les mains des mercenaires. Et là, rien ne va plus. Ce serait comme si l’armée malienne enlevait des soldats français. Ou comme si les résistants français de 1944 enlevaient des journalistes ou des soldats américains. Quels buts poursuit-on quand on enlève un allié ? Et la France est plus qu’un allié. Elle fait partie de ce groupe de pays sans lesquels les kidnappeurs n’existeraient pas. Tout chez les mercenaires est géré par la France et ses amis :le financement, les armes, la logistique, et même la raison de leur combat et de leur  présence en Syrie. Alors pourquoi ?

En raison de toute la fumée, de plus en plus difficile à entretenir, qui entoure la guerre syrienne, on veut encore nous rejouer les scénarios d’enlèvements de ‘’journalistes’’. Si ce sont vraiment des journalistes, et non des agents, alors il se peut qu’ils risquent vraiment quelque chose, car on a déjà vu sacrifier bien des innocents pour crédibiliser une histoire tissée en vue de la poursuite d’un agenda. Mais il reste de fortes chances, vue la situation actuelle et les gesticulations désespérées de Paris, que ce soit un montage, car il n’y a aucune, absolument aucune raison pour que ces mercenaires kidnappent des ressortissants  du pays le plus engagé à leur côté.

Certains iront dire que c’est peut-être le Qatar qui… Foutaises. Enfumage, une fois de plus. Le Qatar est le bouc émissaire parfait chaque fois que ça coince. En réalité, il n’est que le pourvoyeur de fonds pour financer  les projets occidentaux, fonds soutirés d’ailleurs par une forme de racket du style : si tu veux la paix chez toi et notre protection, tu payes. Ayant beaucoup d’argent, il paye et croit pouvoir se positionner au niveau de ses maîtres qui lui font croire qu’il est un partenaire.

Mais la réalité est ailleurs. Cette prise d’otage survient au moment où il se passe des luttes internes au sein du bloc atlantiste. Des forces extérieures obligent les membres du bloc à prendre leurs marques pour protéger leurs intérêts propres. Ces intérêts n’étant pas à 100% identiques, les fissures apparaissent. La France a toujours été au centre de ces fissures. Quels que soient les larbins que vous mettrez à la tête du pays, la France n’aura jamais les caractéristiques d’un pays anglo-saxon. Leurs intérêts  peuvent converger, et même se confondre, mais jamais de manière durable.

On assiste, apparemment à l’une de ces fissures. La France, essaie de se rebiffer et veut rappeler aux grands, allié ou non, qu’il n’est pas question qu’elle se laisse mettre sur la touche. Alors, elle essaie, maladroitement d’utiliser l’opinion des masses en créant des situations qui sont censées mobiliser l’indignation. D’où les gaz sarin. D’où les enlèvements de journalistes. En somme, des évènements  dont les médias sont obligés de parler, même s’ils ne sont pas à 100% crédibles. Le but ? Par exemple obliger Obama, par la pression de son opinion publique à tenir compte de la voix de la France.

Bizarrement, ces mensonges éhontés, au service d’une position jusqu’au-boutiste, n’ont peut-être comme objectif que d’agir sur ‘’l’ami’’ et ‘’protecteur’’ étatsunien pour préserver le peu qui reste encore à une France qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. On a déjà vu Israël user et abuser de ce jeu pour faire pression sur ses partenaires européens et américains. Mais ce jeu pervers risque de devenir, à la longue, contreproductif. Trop de mensonges lassent. Trop de manipulation agace.

Quant aux ‘’otages’’, les autorités françaises feraient bien de faire en sorte qu’il ne leur arrive rien. Car tôt ou tard, la vérité surgira. Laurent Fabius est bien placé pour savoir que les années n’enterreront rien. Si la CPI de La Haye n’est pas faite pour eux, d’autres tribunaux seront là pour recevoir les plaintes.

Avic

Le forcing de Fabius pour une intervention militaire en Syrie


laurent-fabiusAprès la publication par Le Monde d’un « reportage » censé apporter la « quasi preuve » que Bachar el-Assad utilise des armes chimiques, et dont tout indique qu’il a été « monté » en collusion avec le gouvernement français (*) l’offensive diplomatique de ce dernier, pour tenter à toute force d’obtenir une intervention militaire en Syrie, vient de franchir un nouveau pas.

« La France a désormais la certitude que le gaz sarin a été utilisé en Syrie à plusieurs reprises et de façon localisée » a déclaré le 4 juin le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius dans un communiqué, en précisant par la suite sur France 2 qu’il ne faisait « aucun doute » que ce gaz avait été utilisé par « le régime et ses complices ». La stratégie du mensonge qui a déjà permis aux puissances de l’OTAN de bombarder la Serbie, l’Afghanistan, l’Irak, la Libye, va-t-elle cette fois encore permettre de frapper la Syrie ?

Après avoir qualifié les mercenaires qui depuis deux ans terrorisent et martyrisent le peuple syrien de « résistants, révolutionnaires », après avoir répété « Bachar doit partir », au mépris de la volonté de son peuple qui soutient à 70% son gouvernement,  après avoir appelé l’Union européenne à armer ces mercenaires, Laurent Fabius prétend maintenant détenir des analyses de laboratoire « prouvant l’usage de gaz sarin » par l’armée regulière syrienne.

Quelle crédibilité peut-on accorder aux « preuves » que Laurent Fabius tient de deux journalistes revenus de Syrie avec des échantillons dont la « provenance » n’a pas pu être établie et dont les analyses ont été confiées au « centre de recherche du Bouchet, qui dépend de la Délégation générale de l’armement (DGA) » ?

L’ « enquête » réalisée en Syrie par Le Monde, cela saute aux yeux, est un coup monté de toute pièce. Un coup qui a impliqué des agents secrets français. Les fameuses fioles remises par la France à l’ONU constituent un enjeu capital pour la France dont la lamentable diplomatie a reçu gifle après gifle. N’importe quel État ou groupe peut en fabriquer, comme cela s’est déjà vu avec l’Irak quand Powell a brandi une fiole à l’ONU en 2003 pour justifier la guerre qui devait renverser Saddam Hussein, présenté lui aussi sous les traits du Grand Satan.

Pourquoi M. Fabius et les journalistes du Monde n’ont-ils fait aucun tapage médiatique quand, le 29 mai, la police turque avait découvert quatre kilos de gaz sarin à Adana, en Turquie, en possession de membres du front Al Nosra qui auraient avoué vouloir acheminer ce gaz sarin vers les zones de combat en Syrie ?

Pourquoi quand le 2 mai l’armée régulière syrienne a saisi deux kilo de gaz sarin dans la ville de Hama, lors d’une opération contre les « combattants armés », cela n’a-t-il pas non plus été rapporté par Le Monde ?

Les États-Unis ont réagi avec une grande prudence aux « révélations » de M. Fabius : « Nous devons augmenter le faisceau des preuves en notre possession (…) avant de prendre une décision (…) Il nous faut enquêter davantage », a déclaré le porte-parole de Barack Obama.

Même prudence du côté de l’ONU qui par le passé avait couvert les mensonges et les abus des puissances qui ont conduit l’Irak et la Libye à leur perte : « Il n’est pas sûr que ces renseignements soient valides, en l’absence d’indications suffisantes sur la traçabilité des données recueillies » a prévenu Ake Sellström, chef de la mission d’enquête chargée par Ban Ki-Moon de vérifier les accusations d’emploi d’armes chimiques en Syrie.

Combien de temps M. Fabius va-t-il encore pouvoir répéter sa certitude que Bachar el-Assad « a utilisé du gaz sarin » ? Combien de temps les médias français comme Le Monde et Libération vont-ils pouvoir continuer de mentir avec lui ?

Combien de temps faudra-t-il à l’opinion publique pour comprendre que les objectifs de leur gouvernement – la France et la Grande Bretagne en tête – sont criminels et que les reporters de guerre, envoyés spéciaux, correspondants – de France télévision, Radio France, Arte, France 25 notamment – qui couvrent leur crimes sont généralement liés aux renseignements militaire et font partie d’un tout, de la machine de guerre ?

Silvia Cattori

Syrie : Qu’en est-il de l’équation syrienne maintenant que ses ennemis ont recours aux armes chimiques pour punir ses citoyens ?


Par Amin Hoteit

gaz_sarin_syrieDans sa dernière entrevue avec le Sunday Time [1], publiée le 3 Mars 2013, le Président syrien Bachar al-Assad avait précisé : « Tout ce qui a été mentionné dans les médias ou par les déclarations rhéthoriciennes de responsables politiques, sur les armes chimiques syriennes, relève de la spéculation. Nous n’avons jamais discuté, et nous ne discuterons jamais de nos armements avec qui que ce soit. Ce dont le monde devrait se soucier c’est des matières chimiques arrivées entre les mains des terroristes. Des séquences vidéos ont déjà été diffusées les montrant en train de tester des matières toxiques sur des animaux, et aussi en train de menacer le peuple syrien de mourir de cette façon ! Nous avons partagé ce matériel vidéo avec d’autres pays. C’est là-dessus que le monde devrait se concentrer au lieu de gaspiller ses efforts à créer des titres insaisissables sur les armes chimiques syriennes pour justifier n’importe quelle intervention en Syrie ».

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La France, toujours aussi aventureuse


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Que cherche la France ? Quels buts poursuit-elle dans tous ses engagements à travers le monde ? Elle est partout, et en première ligne. Elle est la première à surenchérir dès qu’il s’agit de menacer un pays, de le mettre sous embargo, ou d’y envoyer un contingent. Elle ne se contente pas seulement d’être solidaire de ses partenaires ou d’appliquer des décisions prises en commun avec eux ou à l’échelle internationale. Mais, elle se croit toujours obligée de s’approprier la cause en cours comme si elle était la première concernée. Tous les problèmes du monde deviennent les siens. Tous les litiges internationaux passent par elle. Chez les humains, un tel comportement serait considéré comme un cas psychiatrique.

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La guerre : d’abord une guerre contre le peuple.


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Depuis le début de la guerre au Mali, Monsieur Laurent Fabius s’est efforcé de présenter l’intervention française et les frappes aériennes, destinées, dit-on, à bloquer les « terroristes » maliens, comme un succès. Et de rajouter que l’engagement militaire français était une « question de semaines ».

Pourquoi les dirigeants se sentent-ils toujours obligés de minimiser la durée estimée d’un conflit ? On se souvient des poilus qui, en Août 1914, partaient la fleur au fusil, persuadés de rentrer à la maison pour les fêtes de fin d’année.  Avant chaque conflit, le même discours se répète. Vœux pieux ? Naïveté ? Mensonges délibérés ?

Mensonges, évidemment. Si l’on se réfère aux guerres modernes (disons depuis 1 siècle), on constate qu’elles se déroulent toujours en deux phases. Il faut d’abord faire accepter la guerre à son opinion, et, ensuite seulement mettre à exécution la partie militaire.

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