Archives du mot-clé Libye

USA – Intensification des préparatifs de guerre contre la Chine


2013-01-02usa-chine-pacifique-armee2_0Pater Symonds

La visite à Beijing du ministre américain des Affaires étrangères John Kerry vendredi dernier, est la dernière étape en date du « pivot vers l’Asie » provocateur du gouvernement Obama, dont le but est de saper l’influence chinoise et de renforcer les forces militaires et les alliances américaines en préparation de la guerre. Ayant délibérément attisé de dangereux points chauds en Asie au cours des quatre dernières années, les États-Unis tentent de profiter de leur avantage, quelles qu’en soient les conséquences. Lire la suite USA – Intensification des préparatifs de guerre contre la Chine

La France en guerre ininterrompue depuis 2001


ob_c63d8f_mali-caesaFin 2001, sans l’aval du Parlement et dans le plus grand secret le « chef de guerre » Jacques Chirac téléguidé par son Etat-Major décide de faire entrer la France en guerre en Afghanistan au côté des forces atlantistes. Les forces de l’armée française interviennent dans la guerre d’Afghanistan dans deux opérations internationales distinctes : la force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF) sous commandement de l’OTAN et l’opération Enduring Freedom sous commandement américain. En 2010, elle est quatrième contributrice de la coalition. Les forces combattantes sont retirées fin 2012. Lire la suite La France en guerre ininterrompue depuis 2001

TCHAD: La France ouvre une base militaire à Zouar pour « surveiller » la Libye


(Photo: Avion RAFALE au-dessus du MALI en février 2013 / Ministère de la Défense)
(Photo: Avion RAFALE au-dessus du MALI en février 2013 / Ministère de la Défense)

Le président tchadien Idriss Deby a accepté l’extension de la base militaire française.

Le nouveau redéploiement de la présence militaire française concerne le renforcement de l’effectif au Tchad avec trois cents nouveaux soldats avec une extension au nord du pays. Lire la suite TCHAD: La France ouvre une base militaire à Zouar pour « surveiller » la Libye

L’Algérie dans le viseur des USA


photo-drapeau-algeriepar François Charles

Il y a déjà plusieurs mois que les Etats-Unis, après avoir classé l’Algérie comme « pays à risque pour la sécurité des diplomates », ont implanté des installations militaires avec contingents de marines, à la pointe sud de l’Espagne, sans cacher le moins du monde leurs intentions interventionnistes vers le nord de l’Afrique. Lire la suite L’Algérie dans le viseur des USA

La stratégie du chaos ou l’impérialisme décomplexé


titleLes guerres de l’Otan menées à l’initiative des Etats-Unis en Afghanistan et en Irak ont donné le signal du renouveau des guerres impériales au XXIe siècle.

Elles sont à l’évidence le modèle des interventions que l’armée française multiplie en Afrique depuis le bombardement de la la Côte d’Ivoire et de la Lybie en 2011, surtout par deux aspects que les unes et les autres partagent : vendues aux opinions publiques occidentales comme ayant pour objectifs la paix et la démocratie, elles aboutissent immanquablement à nourrir les dissensions civiles qu’elles étaient censées apaiser. Lire la suite La stratégie du chaos ou l’impérialisme décomplexé

Après avoir raté son coup en Algérie et en Syrie, BHL s’attaque à l’Ukraine.


Bernard-Henri Lévy in Kiev on Maïdan squareAvec des aventuriers sans foi ni loi tels que BHL, on pourrait croire que le philosophe des bobos est un opportuniste qui va là où les possibilités semblent plus ouvertes qu’ailleurs. Mais si l’on suit ce monsieur à la trace, on constate que rien n’ est dû au hasard ou à l’opportunisme. Il nous étale, sans le vouloir, tout ce qui se trouve derrière les évènements de ces dernières décennies. On peut dire que tous les coups tordus au niveau international dans lesquels sont impliqués l’Europe, Israël ou les Etats-Unis ont une constante : la présence, d’une façon ou d’une autre, de BHL. Lire la suite Après avoir raté son coup en Algérie et en Syrie, BHL s’attaque à l’Ukraine.

La France va-t-en-guerre


Tribune libre Palestine AlQuds_15

Afghanistan France HollandeJ’avoue être passablement surpris, pour ne pas dire agacé, par l’empressement de François Hollande à engager en première ligne les troupes françaises sur divers terrains d’opération. Il s’inscrit en cela dans la lignée de son prédécesseur à l’Élysée qui, en décidant en 2007 (avec une mise en œuvre effective en 2009) de réintégrer le commandement intégré de l’OTAN quitté en 1966, a donné une nouvelle orientation à la politique étrangère française. Lire la suite La France va-t-en-guerre

L’Europe, c’est la paix ?


Tribune libre Résistance

???????????????????????????????L’Europe, c’est la paix ? C’est en tout cas ce que l’on veut absolument nous faire croire. Parce qu’être contre l’Europe, c’est être pour la guerre !

Certes, depuis près de 70 ans, il n’y a pas eu d’affrontement militaire entre pays européens. Mais il y a de bonnes raisons à cela, et qui n’ont rien à voir avec un quelconque désir de paix, bien au contraire ! Car qui viendrait prétendre que nous vivons dans un monde pacifique ? Lire la suite L’Europe, c’est la paix ?

‘‘Le Figaro’’: Les USA vont utiliser une base dans le sud tunisien pour «intervenir sur le théâtre libyen»


PHO952d7b7e-8aa1-11e3-b1a3-b03fb7d95045-805x453‘‘Le Figaro’’ indique dans son édition de samedi 1er février que le Pentagone, le ministère de Défense américain, «vient de récupérer dans le sud de la Tunisie une ancienne base désaffectée», qui doit être rénovée afin d’«intervenir sur le théâtre libyen». Lire la suite ‘‘Le Figaro’’: Les USA vont utiliser une base dans le sud tunisien pour «intervenir sur le théâtre libyen»

USA – Afrique. Un autre sommet de la honte


3436998_3_6538_le-28-mars-2013-le-president-senegalais_c4e51068f15c42a0792aed7943b781daQui aurait cru ?

Barack Hussein Obama – cet homme hybride, président des Etats-Unis, dont les deux mandats resteront dans l’histoire africaine, le pire cauchemar que les Africains aient connu après le siècle de l’esclavage et la balkanisation de l’Afrique – vient de tendre la main aux chefs d’Etat africain pour un sommet qu’il compte encadrer à la Maison Blanche à l’honneur de « l’Afrique » en août 2014. Lire la suite USA – Afrique. Un autre sommet de la honte

La Libye n’était pas l’auteur de l’attentat de Lockerbie


Tribune libre Béatrice Doinette

BRITAIN_LOCKERBIE_458252aL’avantage d’invoquer le terrorisme dans un tribunal c’est qu’il n’y a pas besoin de mobiles. Le terrorisme est à la fois l’acte et le mobile. Ainsi, à la question: pourquoi la Libye a-t-elle choisi  de faire sauter un avion dans un coin perdu en Ecosse, parmi les milliers qui volaient ce jour-là dans le monde ? la seule réponse possible est : terrorisme. Les juges britanniques n’ont pas été plus loin. Il s’agit ensuite de construire une histoire adaptée dont les incohérences n’apparaîtront que beaucoup plus tard.

————

Tenu secret cinq ans durant, un rapport de la justice écossaise dévoile le rôle trouble des services anglais et américains dans l’enquête sur l’attentat de 1988, attribué à la Libye, qui avait fait 270 morts. Lire la suite La Libye n’était pas l’auteur de l’attentat de Lockerbie

Qui sont ces terroristes soutenus par la France ? La nouvelle vidéo CHOC de Topdoc.


ned-logo

Topdoc sort une nouvelle vidéo explosive ! On y apprend comment en Libye les Etats occidentaux – en particulier les Etats-Unis et la France – ont participé à l’expansion du fondamentalisme islamiste. On y découvre le rôle central joué par la NED, une organisation trouble financée par le gouvernement américain. Lire la suite Qui sont ces terroristes soutenus par la France ? La nouvelle vidéo CHOC de Topdoc.

À propos de la situation en Syrie


Tribune libre Résistance

USD-en-feuTout laisse à penser que l’agression lancée contre la Syrie par l’empire étasunien, ses vassaux français et britannique, et des pays arabes félons, va finalement échouer. C’est un fait nouveau. En effet, depuis la chute du mur de Berlin, les agressions de l’Empire avaient atteint l’essentiel de leurs objectifs : détruire l’État agressé et n’y laisser que chaos et désolation. C’est ce qui s’est passé en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak et en Libye. Lire la suite À propos de la situation en Syrie

Le trésor de Ceausescu


À la fin de 1982, la Roumanie a atteint le sommet de la dette extérieure de 11 milliards de dollars, dépendant du FMI, en accord avec le milliardaire George Soros, dont l’implication dans les événements de 1989 a été avérée par la suite, et qui avait prévu une série d’opérations spéculatives désastreuses pour la Roumanie. Lire la suite Le trésor de Ceausescu

Dieudonné avait raison ! Les dessous du témoignage historique du n°2 libyen contre Sarkozy


Kadhafi-sarkozyEn août 2011, alors que Tripoli est attaqué par les rebelles, le jeune journaliste indépendant Julien Teil se trouve au coeur des opérations, pris en tenaille dans l’hôtel Rixos. Le n°2 du régime libyen, Abdallah Senoussi, s’y rend pour y donner un témoignage unique en son genre sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007. Julien Teil filme… Les médias français n’ont pas, jusqu’à présent, exploité ces images. Julien Teil explique les dessous de cet épisode historique, qui donne raison à Dieudonné, Lire la suite Dieudonné avait raison ! Les dessous du témoignage historique du n°2 libyen contre Sarkozy

Libye : faisons le point deux ans plus tard…


Tribune libre Béatrice Doinette

Deux ans après l’attaque confuse de l’OTAN contre l’Etat libyen qui a mis un terme à la vie de milliers de personnes (pour les libérer de Kadhafi !), qui a détruit une bonne partie du pays et a mis fin à la Libye en tant qu’Etat, on découvre enfin les contre-vérités débitées par les ennemis étrangers du pays. (1) Quelles étaient les vraies raisons derrière l’assassinat de Khadafi ? Quel rôle a-t-il joué Israel ? Et enfin, qu’est-il arrivé au pétrole libyen ? Lire la suite Libye : faisons le point deux ans plus tard…

Vers une nouvelle intervention de l’OTAN en Libye ?


-image-164808-grandeScènes de guerre. Les milices islamistes rivales se battent dans le centre de Tripoli.

Hier, 50 civils ont été tués et près de 500 blessés gravement, principalement par un tir massif de mitrailleuses antiaériennes lourdes et de grenades auto-propulsées par fusée. Un crime massif de la puissante milice islamiste de Misrata, une véritable ville-État dans le non-Etat libyen. La milice de Misrata a été créée et armée en 2011 par les généraux français de l’OTAN suivant les ordres de Sarkozy et les propositions de BHL, le lobbyiste sioniste. Misrata était « l ‘exemple d’une nouvelle Libye démocratique » (sic) selon BHL en 2011. Lire la suite Vers une nouvelle intervention de l’OTAN en Libye ?

Le Moyen-Orient en voie de balkanisation


15 avril 2013 - Des insurgés irakiens ont déployé une série d’attentats à la voiture piégée en Irak, faisant au moins 55 victimes
15 avril 2013 – Des insurgés irakiens ont déployé une série d’attentats à la voiture piégée en Irak, faisant au moins 55 victimes

Les eaux chaudes du Golfe paraissent paisibles à l’endroit où je suis assis, à Doha, mais cette tranquillité ne reflète guère les conflits que cette région continue de générer. L’euphorie du soit-disant printemps arabe est révolue depuis longtemps, et ce qui subsiste est une région dans une phase transitoire pleine de risques. Personne ne peut voir ce à quoi l’avenir va ressembler, mais les éventualités sont nombreuses, et peut-être tragiques.

Au cours de mes nombreuses visites dans la région, je n’ai jamais ressenti une telle difficulté à imaginer l’avenir, alors que les lignes d’affrontements se sont affirmées comme jamais auparavant. Des gouvernements , des intellectuels, des communautés religieuses ou autres se regroupent de part et d’autres des nombreuses lignes de fracture. Cela se produit à divers degrés, dans tout le Moyen-Orient, selon le lieu du conflit.

Certains pays sont directement engloutis dans des conflits sanglants et qui vont durer – qu’il s’agisse de révolutions perdues comme en Égypte ou de soulèvements transformés en une guerre civile des plus destructrices comme en Syrie. Inversement, ceux qui sont pour l’instant épargnés par les affres de la guerre sont très impliqués dans le financement des divers protagonistes, envoyant des armes, formant des combattants et lançant des campagnes médiatiques en faveur d’un parti contre l’autre. L’objectivité des médias n’a jamais été aussi inexistante, même en termes relatifs.

Pourtant, dans certains cas , les lignes ne sont pas tracées avec beaucoup de certitude non plus. Dans les rangs de l’opposition syrienne au régime baasiste de Damas, les groupes sont trop nombreux pour être comptés et leurs propres alliances changent à une rapidité que les médias semblent peu remarquer ou sont peu soucieux de signaler. Nous parlons arbitrairement d’une « opposition » , mais en réalité il n’y a pas de programme politique ou militaire véritablement unificateur, qu’il s’agisse du Conseil militaire suprême, du Conseil national de la Syrie ou de la Coalition nationale syrienne.

Dans une carte interactive, mise en forme par Al Jazeera et qui reprend surtout ce qui semble être des conclusions un peu hâtives, le Conseil militaire « affirme qu’il commande à environ 900 groupes et à un total d’au moins 300 000 combattants ».

Il est facile de prétendre avoir un pouvoir effectif sur tous ces groupes, mais de nombreux autres fonctionnent selon leurs propres agendas, ou sont unifiés sous différentes plates-formes militaires sans aucune allégeance à une structure politique, qu’elle vienne d’Istanbul ou d’ailleurs.

Il est facile toutefois d’associer l’idée d’un conflit perpétuel avec la soi-disant violence inhérente au Moyen-Orient. Pendant près de deux décennies, nombreux sont ceux qui avaient prévenu que l’intervention militaire américaine en Irak finirait par « déstabiliser » la région tout entière. Le terme « déstabiliser » était bien sûr tout à fait à propos, et Israël a fait plus que sa part pour déstabiliser plusieurs pays, occuper les uns et détruire les autres. Mais les perspectives de déstabilisation politique étaient encore beaucoup plus inquiétantes lorsque c’est le pays le plus puissant au monde qui investit une grande partie de ses forces et ressources financières pour faire le sale boulot.

En 1990-91, puis à nouveau en 2003, et une fois de plus en 2006, l’Irak a été utilisé comme un immense champ d’expérimentation pour la guerre, pour le « state building » et la guerre civile sous patronage américain. La région n’avait jamais connu une telle division pouvant se transformer en lignes de séparation sectaire comme il est advenu par la suite. Le discours qui accompagnait la guerre américaine était sans aucun complexe totalement sectaire. Il modifia l’un des paysages politiques les plus complexes dans le monde en l’espace de quelques semaines, en se basant sur un modèle imaginé par des « experts » vivant à Washington et avec peu d’expérience de la vie réelle. Non seulement l’Irak a été mis en lambeaux, mais il a été remodelé à plusieurs reprises pour être mis en conformité avec la compréhension historique inepte qui est celle des États-Unis.

L’Irak continue de souffrir , même après que les États-Unis aient prétendument retiré leur armée. Des milliers de personnes ont péri en Irak ces derniers mois, les victimes appartenant à une communauté religieuse ou à une autre.

Mais le mal irakien est devenu une maladie régionale. Et comme les États-Unis quand ils envahirent des pays souverains et réorganisèrent les frontières politiques, des groupes comme l’État islamique d’Irak et Al -Sham (ISIS) sont actifs partout où ils trouvent matière à l’être, sans aucun respect pour les frontières géographiques.

Formée en Irak en 2006 comme une plate-forme pour les différents groupes jihadistes comme Al-Qaïda en Irak, l’ISIS a été un élément puissant de la terrible guerre qui sévit en Syrie. Le groupe semble avoir peu de problème pour circuler librement et trouver des ressources. Pire encore, dans certaines parties de la Syrie, il gère de fait une économie relativement stable qui lui donne une meilleure position que les groupes syriens locaux.

Ces groupes n’aurait jamais vu le jour en Irak et se seraient encore moins déplacés avec une telle aisance d’un pays à l’autre, s’il n’y avait pas eu l’invasion américaine. Ils fonctionnent comme des armées privées, réparties en petits groupes de combattants aguerris qui sont capables de trouver leur chemin à travers les frontières et de prendre le contrôle de communautés entières. Al-Qaïda, un groupe que l’on connaissait à peine il y a 12 ans – est devenu partie prenante de l’avenir de l’ensemble des pays du Moyen-Orient.

Quant aux pays qui ne subissent pas le type de bouleversement que connaissent la Syrie et l’Irak, ils ont toutefois compris qu’il était trop tard pour jouer le rôle du spectateur.

Il s’agit d’une guerre tous azimuts qui est en train de se déployer, et il n’est plus temps de rester au bord.

D’inquiétantes prévisions peuvent être faites sur l’évolution de toute la carte de la région, et seuls quelques pays semblent en être épargnés.

Le récent article de Robin Wright dans le New York Times, « Imaginer une nouvelle carte du Moyen-Orient », est une spéculation typique produite par les élites politiques et les médias américains sur le Moyen-Orient. Ils ont appliqué ce type de spéculation avec application avant et après l’ invasion américaine de l’Irak, où ils ont sculpté les pays arabe de façon à se conformer aux intérêts américains, divisant et ré-assemblant. Cette fois, cependant, les perspectives sont terriblement sérieuses et réelles. Tous les principaux acteurs, même s’ils dont en apparence opposés l’un à l’autre, peuvent contribuer à ces possibles redistributions. Selon Wright, il se pourrait non seulement que certains pays diminuent de taille, mais aussi que certains des territoires découpés s’assemblent avec d’autres territoires séparés de pays voisins .

Même « des cités-États – oasis de multiples identités comme Bagdad, des enclaves surarmées comme Misrata, la troisième ville de Libye, ou des zones homogènes comme Jabal Al-druze dans le sud de la Syrie – pourraient faire un retour, même si ce n’est que techniquement à l’intérieur des pays, » écrit-il. L’illustration info-graphique accompagnant l’article était intitulée : « Comment 5 pays pourrait devenir 14 ».

Quelle que soit l’évolution des évènements, la prédiction est elle-même révélatrice de la nature changeante des conflits au Moyen-Orient, où ce sont les pays entiers qui sont désormais mêlés à la guerre. Les nouvelles lignes de bataille sont aujourd’hui sectaires, portant les symptômes de la guerre civile implacable qui règne en Irak. En fait, les acteurs sont toujours plus ou moins les mêmes, sauf que le « jeu » a désormais été étendu de façon à dépasser les frontières poreuses de l’Irak et à être transposé vers des espaces beaucoup plus vastes où les militants ont la main haute.

Vues d’ici, les eaux chaudes du Golfe paraissent calmes, mais c’est un calme trompeur …

* Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Résistant en Palestine – Une histoire vraie de Gaza (version française), peut être commandé à Demi-Lune. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Fnac.com

http://www.info-palestine.eu/spip.php?article14121

Deux ans après la fin de la guerre des Etats-Unis et de l’OTAN en Libye


Digital StillCameraAujourd’hui, 31 octobre 2013, marque le deuxième anniversaire de la fin de la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN dans le but d’opérer un changement de régime en Libye. Il ne faut guère s’attendre à que ce deuxième anniversaire soit fêté en fanfare à Washington, dans les capitales d’Europe occidentale ou en Libye même.

Cette guerre qui a duré près de huit mois a atteint son objectif à savoir le renversement du régime du colonel Mouammar Kadhafi. Le meurtre de ce dernier aux mains d’une horde de « rebelles » soutenus par l’OTAN avait incité le président Barack Obama à proclamer depuis la roseraie de la Maison Blanche que ce sordide événement signalait l’avènement d’une « Libye nouvelle et démocratique. »

Deux ans plus tard, il n’y a aucune trace d’une telle Libye. Le pays, qui a été bombardé par l’armée américaine et ses alliés européens, se trouve dans un état de désintégration avancé. L’on apprenait lundi que la production pétrolière qui génère la quasi-totalité des recettes d’exportation du pays et plus de la moitié de son produit intérieur brut, avait chuté à 90.000 barils par jour, à moins d’un dixième de la capacité d’avant la guerre.

D’importantes installations ont été saisies par des milices armées. En Libye orientale, ces milices prônent la partition du pays en trois gouvernorats – Cyrénaïque, Tripolitaine et Fezzan – comme c’était le cas sous le régime colonial de l’Italie fasciste.

Selon des estimations, il existe près d’un quart de million de miliciens qui sont armés et payés par le gouvernement libyen et qui agissent en toute impunité sous la direction d’islamistes et de seigneurs de guerre régionaux. Les seigneurs de guerre constituent la principale puissance du pays.

Des affrontements entre ces milices, des attaques contre le gouvernement et l’assassinat de ses fonctionnaires sont chose courante. Au début du mois, le premier ministre libyen, Ali Zeidan a été lui-même enlevé par une milice islamiste qui avait agi en signe de protestation contre l’enlèvement le 5 octobre d’un présumé agent d’al Qaida, Abou Anas al-Liby, par des forces spéciales américaines.

Des milliers de Libyens ainsi que des travailleurs migrants d’Afrique subsaharienne sont gardés au secret dans des prisons de fortune contrôlées par les miliciens, soumis à la torture et tués.

Les conditions de vie de la population de cette nation riche en pétrole sont restées épouvantables et le taux de chômage réel est évalué à plus de 30 pour cent. Un million de personnes, dont un grand nombre sont des partisans de l’ancien régime, sont toujours déplacées à l’intérieur du pays.

La continuation de ce chaos deux ans après la fin de la guerre reflète le caractère de la guerre elle-même.

Les Etats-Unis et leurs principaux alliés de l’OTAN, la Grande-Bretagne et la France, avaient lancé la guerre sous le prétexte qu’elle était une intervention humanitaire dont l’objectif était seulement de protéger des vies innocentes. Sur la base d’affirmations infondées selon lesquelles sans une intervention immédiate un massacre imminent de la population révoltée dans la ville orientale de Benghazi par le gouvernement aurait lieu, les puissances de l’OTAN ont fait passer au Conseil de sécurité de l’ONU la résolution 1973 leur permettant d’instaurer une zone d’exclusion aérienne et de « prendre toutes les mesures nécessaires » pour protéger des civils.

Cette résolution a servi de pseudo caution à une guerre impérialiste d’agression qui a tué quelque 50.000 civils libyens et en a blessé au moins autant. Dans cette guerre, il n’était manifestement pas question de sauver des vies, il s’agissait plutôt d’une guerre de pillage néocoloniale dont le principal but était de faire chuter le régime Kadhafi pour imposer à sa place un fantoche plus complaisant.

Washington et ses alliés avaient monté cette guerre essentiellement comme une réaction stratégique aux soulèvements de masse de la classe ouvrière contre les régimes appuyés par l’occident en Tunisie, à l’ouest et en Egypte, à l’est de la Libye. Le principal objectif était d’arrêter la propagation de la révolution et de maintenir dans la région l’hégémonie des Etats-Unis et de l’Europe de l’ouest tout en y remplaçant l’influence économique et politique de la Chine et de la Russie et en contrôlant plus directement les réserves énergétiques de la Libye.

Le fait que la tentative des puissances impérialistes de camoufler le caractère néocolonial de la guerre a bénéficié de l’aide de toute une couche de forces soi-disant de gauche tant en Europe qu’aux Etats-Unis revêt une signification toute particulière.

Ces éléments, qui incluent des groupes tels que le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France, le Socialist Workers Party (SWP) en Grande-Bretagne et l’International Socialist Organization (ISO) aux Etats-Unis, présentent la guerre impérialiste contre la Lybie non pas comme une simple « intervention humanitaire » mais comme une « révolution » par les Libyens eux-mêmes.

A ce jour, ces gens se sont tus sur l’état actuel de la Libye et ce pour de bonnes raisons. La dislocation du pays en fiefs de seigneurs de guerre rivaux, la paralysie de l’économie et la pauvreté de sa population sont la preuve que ce qu’ils avaient soutenu en Libye en 2011 n’avait pas été une « révolution », mais un viol impérialiste.

Le régime qui a été porté au pouvoir ne dispose d’aucune autorité précisément parce qu’il doit son succès non pas à un soulèvement populaire révolutionnaire mais à une campagne de bombardement soutenue des Etats-Unis et de l’OTAN, complémentée par des opérations menées par des milices islamistes. Ces milices, dont un grand nombre est lié à al Qaida, avaient, sous la direction des forces spéciales américaines, britanniques, françaises et qatari, servi de troupes terrestres à l’OTAN.

Deux ans après la guerre, cette même couche de la pseudo gauche continue de promouvoir l’intervention impérialiste en vue d’un changement de régime en Syrie – en célébrant une fois de plus les manœuvres de la CIA, de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie, ainsi que les atrocités sectaires commises par les milices d’al Qaida, comme une « révolution. »

Ces groupes utilisent ces guerres pour forger des liens encore plus étroits avec leurs propres gouvernements et élites dirigeantes. Leur politique qui, pour l’essentiel, est indiscernable de celle pratiquée par la CIA et le gouvernement Obama, reflète les intérêts d’une couche privilégiée de la classe moyenne supérieure qui est devenue un nouvel appui pour l’impérialisme.

Si la guerre des Etats-Unis et de l’OTAN a réussi à évincer et à assassiner Kadhafi et a mis en ruines une grande partie de la Libye, les objectifs impérialistes visant à piller la richesse pétrolière du pays et à le transformer en une plateforme de l’hégémonie américaine dans la région sont loin d’avoir été réalisés.

Reflétant la grande préoccupation qui règne dans les cercles dirigeants américains et les agences de renseignement à Washington, l’éditorialiste auWashington Post, David Ignatius, a écrit la semaine passée que la Libye représentait « une étude de cas illustrant les raisons pour lesquelles l’influence de l’Amérique a diminué au Moyen-Orient. » Il a reproché au gouvernement Obama de n’avoir pas pris « les mesures nécessaires au cours de ces deux dernières années [qui] auraient pu freiner la chute du pays dans l’anarchie. »

Entre-temps, deux ans après le retrait des troupes américaines, l’Irak sombre dans la guerre civile, et le bilan des victimes a grimpé à des niveaux record avoisinant ceux atteints durant l’occupation américaine. En Syrie, le gouvernement Obama s’est vu contraint de renoncer au recours direct à la force militaire américaine face à une écrasante opposition populaire tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, et qui était motivée par l’énorme hostilité à l’égard des précédentes guerres menées sur la base de mensonges dans l’intérêt de l’oligarchie financière.

Bien que la crise soit venue contrecarrer le calendrier de Washington pour la guerre en Syrie, elle rend, en dernière analyse, des conflagrations encore plus catastrophiques non pas moins, mais plus vraisemblables. Cette menace doit être combattue par la construction d’un nouveau mouvement de masse anti-guerre basé sur la classe ouvrière et dirigé contre le système de profit capitaliste qui est la source de la guerre et du militarisme.

Bill Van Auken

http://www.wsws.org/fr/articles/2013/nov2013/pers-n02.shtml

Kadhafi serait vivant?!!!


1574205_3f920916-cc3d-11e0-b674-00151780182cun journaliste  indépendant libyen qui examine de près les évolutions de son pays évoque dans l’un de ses derniers articles les rumeurs qui courent ces temps ci en Libye et qui affirment que l’ex leader libyen est vivant !! l’article signé Asaad Ambiya Abou Ghayla, est repris par le journal égyptien Al Messrioun .

 » Des informations sur le sort de Kadhafi et de sa famille ont toujours des preneurs en Libye et une dernière rumeur confirme que l’ex leader libyen est bien en vie et qu’il se fait soigner dans l’un des pays africains voisin de la Libye  » !! selon le journaliste ,  » Kadhafi aurait perdu l’une de ses jambes dans le bombardement de l’Otan en 2011″ et le journaliste d’ajouter :  » la vidéo qui mettait en scène le corps lynché et ensanglanté de Kadhafi et qui a été visionnée par des millions de personnes via les réseaux sociaux est pour beaucoup de ses opposants , un coup monté par les pro Kadhafi qui voulaient refléter une image négative des ennemis de l’ex leader. Selon les revolutionnaires  » ces vidéos sont toutes fabriquées et ne sont pas fondées sur la réalité « . Aucune source officielle n’est en mesure de confirmer ces informations.

Le raid américain sur la Libye et l’imposture de la guerre contre le terrorisme


AirborneAndSpecialForcesUdayQusayRaidLe secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a proclamé dimanche que les deux opérations secrètes montées au cours du week-end par les Forces spéciales américaines en Libye et en Somalie « envoyaient un message fort au monde à savoir que les Etats-Unis ne ménageront aucun effort pour engager la responsabilité des terroristes, peu importe où ils se cachent ni depuis combien de temps ils se soustraient à la justice. »

Après un examen sérieux, loin d’être fort, le message envoyé par ces opérations est incontestablement trouble.

L’enlèvement en Libye du supposé agent d’al Qaïda, Abou Anas al-Libi, et le raid avorté mené par les Navy Seal contre un dirigeant de la milice islamiste Al Shabab en Somalie, annulé après s’être heurté à une vive résistance, sont traités par les médias américains comme une nouvelle bataille monumentale dans la guerre mondiale sans fin contre le terrorisme.

Al-Libi, qui a été inculpé par un tribunal américain pour des accusations liées à la préparation des attentats à la bombe de 1998 contre les ambassades américaines à Nairobi, au Kenya et à Dar es Salaam en Tanzanie, durant lesquels 224 personnes ont été tuées, serait détenu sur un navire américain en Méditerranée, hors de portée des tribunaux civils et des lois et soumis à des méthodes d’interrogatoire inconnues.

Des spécialistes du contre-terrorisme, d’anciens agents et membres du cabinet sont exhibés devant les caméras de télévision dans le but de racoler le public américain pour l’impliquer dans une nouvelle opération criminelle menée par Washington.

Malgré toutes les jacasseries de ces spécialistes, il y a toutefois une chose sur laquelle ils restent muets : l’extraordinaire histoire d’al-Libi, cible du raid américain. Un examen de sa carrière indique non pas une lutte implacable entre ennemis mortels mais plutôt une brouille entre partenaires intimes. Ce n’est pas une exagération que de suggérer que M. al-Libi est à tu et à toi avec certains de ceux qui ont planifié son enlèvement. Sa biographie donne un aperçu du monde bizarre et effrayant de la CIA et de ses guerres secrètes, de ses sales coups et de ses assassinats dans le monde entier.

Al-Libi avait rejoint al Qaïda dans les années 1980 alors que l’organisation combattait en Afghanistan, fournissant les fantassins requis pour une guerre secrète organisée par la CIA en vue d’un changement de régime menée contre le gouvernement de Kaboul qui était soutenu par l’Union soviétique. A l’époque, le président américain Ronald Reagan avait salué al-Libi et ses combattants islamistes de droite comme étant l’« équivalent moral de nos pères fondateurs, » tandis que le gouvernement américain octroyait quelque 10 milliards de dollars pour le financement de la guerre.

Cette relation n’était pas simplement une nouveauté de Reagan. Durant des décennies, l’impérialisme américain avait promu des organisations islamistes réactionnaires afin de poursuivre les intérêts américains et de combattre l’influence socialiste et nationaliste de gauche au Moyen-Orient et ailleurs. Ces couches fournirent les troupes de choc destinées aux coups d’Etat orchestrés par la CIA en Iran, en Indonésie et ailleurs.

Après la guerre en Afghanistan, al-Libi aurait suivi ben Laden au Soudan où il continua à bénéficier du soutien des Etats-Unis et de l’Occident. C’est durant cette période des années 1990 qu’al Qaïda achemina des combattants islamistes en Bosnie pour combattre aux côtés du régime bosniaque musulman appuyé par les Etats-Unis. En 1993, ben Laden avait reçu la nationalité bosniaque et un passeport bosniaque. Les terroristes d’al Qaïda furent aussi envoyés au Kosovo pour rejoindre le mouvement séparatiste contre la Serbie qui dès 1999 fut soutenu par une guerre aérienne totale menée par les Etats-Unis et l’OTAN.

En 1995, suite à la pression exercée par le chef d’Etat de la Libye, le colonel Mouammar Kadhafi, le Soudan obligea ben Laden à renvoyer ses partisans libyens du pays. Peu de temps après, ben Laden lui-même dut quitter le pays, alors que le Soudan subissait des pressions de la part de l’Egypte où un groupe lié à al Qaïda avait tenté d’assassiner le président Hosni Moubarak.

Alors que ben Laden rejoignait l’Afghanistan, al-Libi obtenait l’asile politique au Royaume-Uni, l’allié le plus étroit de Washington, au motif qu’il ferait l’objet de persécutions en Libye.

En 2002, l’on apprenait que six ans plus tôt al-Libi avait été une figure clé dans une cellule du Groupe libyen de combat pour l’Islam (Libyan Islamic Fighting Group) qui avait reçu de vastes sommes d’argent des services secrets britanniques, MI6, pour un complot d’assassinat raté de Kadhafi.

Al-Libi put continuer à vivre au Royaume-Uni pendant presque deux ans après les attentats à la bombe perpétrés contre l’ambassade africaine, en ne fuyant le pays qu’en mai 2000 au moment où lui et 20 autres agents d’al Qaïda étaient mis en accusation devant le tribunal fédéral de Manhattan en tant que co-accusés d’Oussama ben Laden dans le cadre des attaques terroristes en Afrique. Il fut placé sur la liste des « personnes les plus recherchées » par le FBI.

Au bout d’une décennie passée comme terroriste recherché, al-Libi retourna en Libye en 2011 et une fois de plus il fut transformé en un « combattant de la liberté » soutenu par les Etats-Unis en rejoignant l’une des brigades islamistes qui a servi de troupes intermédiaires dans la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN en faveur d’un changement de régime.

La raison pour laquelle, deux ans après l’éviction et l’assassinat de Kadhafi, al-Libi a été enlevé en pleine rue à Tripoli n’est pas claire. Sa présence là-bas était connue de Washington depuis bien avant le début de la guerre. Il s’agit cependant en partie d’un système d’alternance entre collaboration étroite et brouille entre l’appareil de renseignement américain et al Qaïda. C’est un système qui explique pour beaucoup comment les attentats terroristes du 11 septembre ont pu survenir, c’est-à-dire comment des agents d’al Qaïda connus de la CIA ont pu entrer librement aux Etats-Unis, suivre des cours de pilotage et planifier le chaos du 11 septembre 2001.

L’on a assisté à ce même phénomène lors de l’attaque d’al Qaïda du 11 septembre 2012 contre le complexe diplomatique et de la CIA dans la cité portuaire de Benghazi, à l’est de la Libye et lors de laquelle l’ambassadeur américain, Christopher Stevens, et trois autres Américains ont perdu la vie. Stevens avait joué un rôle crucial dans la coordination de l’action militaire américaine avec les opérations d’islamistes tel qu’al-Libi.

Après la guerre, la CIA a mis en place à Benghazi une importante station secrète dans le but d’acheminer des stocks d’armement à des individus similaires et qui sont employés dans la guerre en faveur d’un changement de régime en Syrie. Quelque chose à fait que la relation s’est aigrie, impliquant probablement des ressentiments au sein des milices islamistes pour n’avoir pas été correctement indemnisées par leurs patrons américains en termes d’argent et de pouvoir.

L’enlèvement d’al-Libi par les commandos de la Delta Force, apparemment sans en avoir avisé le gouvernement intérimaire pratiquement impuissant de la Libye, ne fait que souligner les véritables conséquences d’une guerre qui est promue par le gouvernement Obama comme une croisade pour les droits humains, la démocratie et la paix. Après avoir fait des milliers de morts et détruit la plupart des infrastructures du pays, la guerre a laissé la Libye dans un chaos total dominé par les milices islamistes et les petits seigneurs de guerre, et minée par les assassinats, les enlèvements et la torture, et sa production pétrolière et ses autres principales activités économiques se trouvant quasiment au point mort.

Parmi les éléments les plus effarants de cette guerre prédatrice il y a le fait que des organisations de la pseudo-gauche, à commencer par l’International Socialist Organization aux Etats-Unis jusqu’au Socialist Workers Party en Grande-Bretagne en passant par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France, l’ont saluée comme une révolution et ont agi politiquement de façon à faciliter la destruction totale et l’assujettissement de l’ancienne colonie.

Durant ces dix dernières années, Washington a justifié l’agression militaire à l’extérieur et l’application de méthodes d’Etat-policier à l’intérieur du pays au nom d’une guerre sans fin contre le terrorisme. Au cours de cette période, les principales réalisations des gouvernements Bush et Obama ont consisté à renverser deux régimes arabes laïcs, en Irak et en Libye, et à tenter de faire de même une troisième fois en Syrie. Chacune de ces interventions a dévasté les sociétés de ces pays.

Alors qu’al Qaïda n’existait dans aucun de ces trois pays avant l’intervention américaine, l’organisation prospère actuellement dans tous les trois. Des dizaines de milliers de gens de la région entière ont été attirés sous sa bannière dans une guerre sectaire soutenue par les Etats-Unis pour un changement de régime en Syrie.

C’est dans la biographie d’al-Libi qu’émerge le plus clairement le véritable caractère de la soi-disant guerre contre le terrorisme. C’est le dérivé d’une multitude de sales opérations montées par le renseignement américain qui se sert d’éléments tel al Qaïda, les trahit, puis gère les conséquences de ces trahisons sous la forme d’opérations terroristes qui servent ensuite de prétextes à des guerres à l’étranger et à la répression d’Etat à l’intérieur du pays.

Bill Van Auken

http://www.wsws.org/fr/articles/2013/oct2013/raid-o09.shtml

Vous voulez rendre service à l’Afrique ? Foutez-lui la paix !


afriqueÀ Lampedusa, les morts se comptent par dizaines. Une tragédie, évidemment. Dénoncée par le pape François ; mais que dire d’autre à sa place ? Bien commentée par notre consœur Gabrielle Cluzel, laquelle réplique que nous n’y sommes pour rien… Quand on évoque ce fameux « nous », comprendre ces hommes et femmes qui n’ont pas forcément la maîtrise — c’est le moins qu’on puisse prétendre — des leviers de pouvoir.

Puis, Nicolas Dupont-Aignan, pour ne citer que lui, qui pointe du doigt les responsabilités européennes de ce naufrage ; vocable de « naufrage » à prendre ici à tous les sens du terme. Ainsi, « nous » ne sommes pas responsables, mais « ceux » qui nous dirigent, oui, à cause, évidemment de :

• L’abolition de nos frontières, donc perméabilité de ces dernières, au nom d’une Europe ayant, justement, vocation à devenir sans frontières.

• Cette politique étrangère erratique voulant qu’à force de bombarder tous nos voisins, de la Serbie à la Libye, en attendant l’Iran et la Syrie – même si heureusement, tel que prévu sur ce site, la folie belliciste semble se calmer –, on ne fasse que nourrir le troupeau des réfugiés potentiels.

• Pis, une politique de portes et de fenêtres ouvertes à tous vents qui ne remonte pas à hier. Le capitalisme mondialisé a toujours eu besoin de nouveaux gueux, prêts à être payés des queues de cerise, ce qui permet encore et toujours de tirer à la baisse les salaires des Français allogènes. En ce sens, le « sans-papiérisme » de notre extrême gauche française n’est jamais que le cache-sexe ou l’idiot utile d’intérêts économiques les dépassant de loin. De très loin.

Si l’on veut prendre de la hauteur et du recul, il ne serait pas incongru de repenser les rapports entre notre Vieux Monde et ce tiers-monde qui n’en finit plus d’émerger. Entre dingueries républicaines à la Jules Ferry, voulant qu’il soit de l’impérieux « devoir des races supérieures d’apporter l’esprit des Lumières aux races inférieures ». Tout en soldant les comptes de ce complexe de « l’homme blanc », toujours culpabilisé parce qu’éternel colonisateur. Mais tous les peuples « forts » ont un jour colonisé leurs voisins « faibles »… Ce fut vrai pour les Arabes, les Mongols, les Espagnols, les Grecs, les Turkmènes, les Portugais, les Juifs, les Allemands et, souvent, les Anglais. Et même les Français, et encore doit-on en oublier ; mais « nous » pas plus que les autres, qu’on se le dise…

Ce complexe du dominateur vis-à-vis de l’ancien dominé produit également des effets mortifères. Étonnante mixture de complexes d’infériorité et de supériorité. De post-colonialisme humanitaire finalement plus nuisible que le colonialisme à la sauce Tintin au Congo. Comme quoi la dépendance aux Pères blancs et au catéchisme était probablement moins néfaste que celle à la dette du FMI, définie par le président sénégalais Abdoulaye Wade comme étant signée de la « marque du Diable ». La preuve en est que lorsque son homologue algérien a remboursé la sienne par anticipation, les banquiers de la haute ont fait la gueule ; parce que cela n’arrangeait sûrement pas leurs petites affaires.

En effet, on peut aussi voir les choses ainsi : vous voulez rendre service à l’Afrique, qu’elle soit maghrébine ou subsaharienne ? Foutez-lui juste la paix, arrêtez de la maintenir dans la culture de l’assistanat et peut-être nous la foutra-t-elle enfin, cette paix que tous appellent plus ou moins de leurs vœux.

Nicolas Gauthier Journaliste, écrivain.

Source : http://www.bvoltaire.fr/nicolasgauthier/voulez-rendre-service-lafrique-foutez-paix,37643

Pour compléter le texte ci-dessus,  voici une vidéo avec le témoignage d’un africain en Libye après la prestation de l’OTAN.

L’Afrique, nouveau terrain de jeu des Navy Seals


navy-sealsSamedi dernier, le 5 Octobre, deux raids sont menés simultanément par les forces spéciales américaines, l’un en Libye et l’autre  en Somalie. Celui de Libye a abouti à la capture d’un certain Abou Anas Al-Libi, 49 ans, qualifié de « figure importante d’al-Qaïda », soupçonné d’avoir été l’instigateur des attentats de Nairobi et Dar Es-Salaam en 1998. Pendant 15 ans, on nous avait vendu un autre instigateur pour ces attentats, Oussama Ben Laden lui-même. Au bout de 15 ans ils se sont rendus compte de leur erreur qu’ils viennent apparemment de réparer. Cette fois ce devrait être le bon, qui se trouve en ce moment, selon un porte-parole du Pentagone, « en lieu sûr, à l’extérieur du territoire libyen », en attendant son départ probable pour Guantanamo, à moins qu’il n’y soit déjà.  Cela voudrait-il dire qu’au Pakistan, ils ont tué un presque innocent, Oussama Ben Laden qui, du coup, n’est plus responsable d’attentats puisque, rappelons-le il n’est pas, non plus, impliqué officiellement dans les attentats du 9/11.

Le deuxième raid se passe en Somalie. On s’y attendait, bien sûr. La question était juste de savoir sous quelle forme allait se manifester l’intervention des Etats-Unis en Somalie après l’attaque du centre commercial de Westgate à Nairobi dont on pouvait se douter qu’elle n’avait pas été faite de manière gratuite. L’opération menée en Somalie, visait donc l’élimination d’un important chef des shebabs, groupe responsable de l’attaque. En fait, on ne sait pas qui est visé exactement. On parle de l’émir des Shebabs ou, vaguement, d’un de leurs chefs. Selon les déclarations des shebabs, reprises par des sites somaliens, les Navy Seals ont débarqué de deux embarcations provenant d’un bateau situé au large. Après plus d’une heure d’échange de tir, le commando, soutenu par des hélicoptères, s’est retiré précipitamment après avoir causé un mort chez les shebabs. Retrait précipité veut dire, en langage normal, fuite, débandade, échec en tout cas. Les Shebabs avaient, en effet, appelé du renfort et, à la fin des combats, ils ont exhibé beaucoup de matériel abandonné sur place par le commando.

Où sont donc passés les drones d’Obama ? Il nous avait habitué à éliminer les chefs ‘’terroristes’’ à partir du ciel. Pourquoi les Etats-Unis risquent-ils la vie ou la capture d’un de leurs hommes en envoyant un commando sur le terrain ? On se rappelle que la France avait perdu ainsi un homme lors d’une opération spéciale. Peut-être voulaient-ils montrer qu’ils feraient mieux que les français. Ou peut-être tout cela n’avait pour objectif que d’être spectaculaire, hollywoodien, de manière à masquer tous les autres déboires intérieurs et extérieurs de l’administration Obama. Les deux opérations simultanées semblent aller dans ce sens. Quelle qu’en soit la raison, il serait étonnant que les Etats-Unis en restent là. Déjà les médias sont en train de relayer et amplifier le message sur la montée du danger terroriste pour l’Afrique de l’Est et pour le monde. Avec AQMI au Sahel, Shebabs à l’est et Al-Qaïda partout, la chasse est ouverte en Afrique.  Les motifs ne manquent pas. On a vu qu’en Libye, le même jour, un commando est venu mettre la main sur un nouvel instigateur d’un attentat qui date de 15 ans. D’autres instigateurs de ces mêmes attentats attendent leur tour à des milliers de kilomètres de là et ne le savent pas.

Mais tout compte fait, on peut être reconnaissant à Obama d’avoir utilisé ses Navy Seals plutôt que ses drones. Ceux qu’on qualifie d’élite de la Marine américaine font finalement moins de dégâts, sauf peut-être dans leurs propres rangs comme à Abbottabad au Pakistan lors de la fameuse mission destinée à clore le contentieux Ben Laden. Et les survivants de ces dégâts collatéraux ne sont pas à l’abri d’accidents ultérieurs d’hélicoptère. Pour un chef terroriste tué, six Navy seals et plus disparaissent. Est-ce vraiment rentable ?

Avic

Lampedusa : la chute de Kadhafi épouvante désormais l’Europe


Tribune libre Résistance

dilemLa récente tragédie de Lampedusa a stupéfié les millions de personnes qui ont pu observer, impuissantes, les corps de ces réfugiés émerger des flots. On a pu entendre comme d’habitude les mêmes rengaines (« plus jamais ça ! »), comme si l’avenir ne nous promettait pas déjà de nouveaux drames.

Le funeste voyage de ces migrants commence dans le port libyen de Zuwarah (102 kilomètres de  la capitale Tripoli). C’est un petit port qui n’aurait aucune importance stratégique si les chalands chargés de désespérés ne partaient pas de là. Selon la protection civile italienne, pas moins de 12.000 migrants s’entassent dans des camps de rétention insalubres dans l’attente d’un avenir meilleur. Venus de Somalie, du Tchad, du Niger ou de l’Érythrée, ils ont tout perdu en fuyant les guerres, la violence et la faim.

Amnesty International affirme avoir visité sept de ces centres, et fait état pour chacun d’eux « de preuves de mauvais traitements assimilables à la torture pour certains cas ». « Plusieurs détenus, y compris des femmes, ont été frappées brutalement à l’aide de tuyaux d’eau ou de câbles électriques », ajoute l’association en affirmant avoir recueilli par ailleurs des témoignages de détenus blessés par balles lors d’émeutes. Les tortionnaires d’aujourd’hui sont les « héros » qui ont hier combattu et renversé Kadhafi avec l’aide ô combien précieuse de l’OTAN. Ces bandes de mercenaires profitent maintenant de la quasi anarchie résultant du démantèlement de l’État libyen et font leur beurre avec le trafic d’êtres humains ; un trafic très lucratif puisqu’il dégagerait un bénéfice de quatre milliards de dollars par an, soit un peu moins de 10 % de la richesse de la Libye.

En effet, il faut compter entre 1.500 et 2.000 euros pour embarquer à destination de l’Europe. Une somme astronomique quand on connaît les conditions dans lesquelles les candidats à l’émigration ont quitté leur pays. Alors, ils n’ont d’autre choix que de s’entasser dans ces camps de rétention dans l’attente de réunir les fonds nécessaires. S’il y a assez d’argent, ils pourront tenter la traversée jusqu’à Lampedusa dans un bateau de pêche mal en point. Dans le cas contraire, ils embarqueront dans des canots pneumatiques qui s’arrêteront irrémédiablement à 30 ou 40 miles des côtes italiennes ; on leur confiera un téléphone satellite en leur demandant d’appeler les autorités italiennes qui viendront les cueillir quand ils seront en panne.

La prophétie de Kadhafi avant sa chute semble se concrétiser. Les innocents payent désormais le prix de l’avidité des bandes criminelles, les mêmes qui ont été engagées par l’Occident au nom des droits de l’homme.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/

Kadhafi, la vérité d’une journaliste qui se trouvait sur place


6-raye-rouge-et-blancUn petit rappel des mensonges et manipulations des prédateurs. Même avec le temps, on est encore abasourdi par tant de machiavélisme.

Ce qui est frustrant, c’est que l’on ne voit toujours pas clairement le pourquoi de ce gâchis. On a beau invoquer les raisons financières ou économiques, aucune n’est vraiment satisfaisante. La France, par exemple, qu’a-t-elle gagné dans cette guerre, alors qu’elle a été jusqu’à racler le fond de ses entrepôts pour trouver un dernier missile à larguer sur Tripoli ? Aujourd’hui, la Libye est en ruine et ne rapporte rien à personne. Et ça n’a pas l’air de gêner les organisateur du chaos. Une opération si minutieusement préparée, ayant mobilisé tant de monde et tant d’énergie, et cela  depuis si longtemps, pour aboutir à rien ? C’est peu crédible. C’est aussi peu crédible que si on disait qu’ils avaient fait tout ça pour le fun, ou juste parce qu’ils sont très méchants. Il y a tout lieu de croire que ce qui se passe aujourd’hui était peut-être ce qu’ils cherchaient. Même si la question de départ – pourquoi – reste entière, les réponses à chercher sont alors d’une autre nature que les salmigondis habituels.

Avic

Syrie : une carte révélatrice


Cliquer sur la carte pour agrandir
Cliquer sur la carte pour agrandir

J’avais suggéré dans un article précédent que les vrais buts de guerre contre la Syrie étaient la Syrie elle-même. Tous les autres objectifs annoncés à grand renfort d’analyses pertinentes et souvent par les agresseurs eux-mêmes sont de la poudre aux yeux. Et pour cause. Aucun agresseur au monde, ni maintenant, ni au cours de l’Histoire, ne va attaquer l’ennemi en annonçant clairement pourquoi il le fait et comment il va s’y prendre. La Syrie serait-elle une exception dans l’Histoire de l’humanité ? Je ne le crois pas.

Aujourd’hui, la question syrienne est ramenée à quelque chose de fort simple : y aura-t-il une intervention extérieure et quelles en seront les conséquences. Tout le reste n’a plus cours. Adieu les considérations sur Al-Qaïda et la guerre contre le terrorisme. Exit le printemps arabe et la chute des ‘’dictateurs’’. Même l’Egypte, pourtant encore en pleine ébullition, rejoint dans l’oubli la révolte turque. En fait nous revenons au point de départ d’il y a deux ans et demi en Syrie, avec ses fondamentaux de base : On veut la Syrie et Bachar Al Assad doit céder la place de lui-même ou il en sera délogé.

Pourquoi ? Passons en revue toutes les raisons qu’on nous donne.

– L’Iran, d’abord. La guerre contre la Syrie serait pour priver l’Iran d’un allié. C’est ce qui nous est soufflé. Le premier souffleur est bien sûr Israël. C’est aussi Israël qui menace l’Iran. C’est toujours Israël qui fait capoter les négociations pour le nucléaire iranien, ce nucléaire militaire qui n’existe que dans les discours entretenus par les autorités israéliennes. Les embargos sont suggérés par Israël et ses alliés sont régulièrement poussés à en inventer d’autres. Pourquoi tout ça ? On sait qu’Israël peut envoyer quelques coucous déposer leurs œufs sur quelques cibles, mais pas d’envahir l’Iran. Il en est de même pour les Etats-Unis. Ils le savent, tout le monde le sait et même nous, nous le savons. Puisque nous le savons, pourquoi croyons-nous le contraire, à chaque fois que le sujet revient sur le tapis ? Mystère. Personne n’attaquera l’Iran. Le nucléaire iranien n’est pas un problème, pas plus que le nucléaire pakistanais (bien réel celui-là) qui est pourtant entre les mains de musulmans, dans un pays islamique qui grouille de talibans. La bombe iranienne n’est évoquée que pour justifier les embargos, d’une part et, d’autre part créer un ennemi artificiel pour détourner les regards. En outre, avec les embargos, on espère affaiblir le soutien que pourrait apporter l’Iran à celui qui est vraiment visé.

– L’énergie. La guerre contre la Syrie et, de manière générale, toutes les luttes dans cette partie du monde, seraient pour la maîtrise de l’énergie et le pillage des ressources. Il faut être frappé d’amnésie pour gober ça.  Il faudrait juste rappeler que l’occident a déjà fait ce qu’il fallait et les guerres qu’il fallait pour ça. Nul besoin d’autres guerres pour avoir ce qu’ils ont déjà. Non seulement leurs compagnies sont présentes partout et en bonne place, mais ce sont elles qui dictent les règles et les prix de ce qu’ils vendent et de ce qu’ils achètent via des entités qu’ils ont créées. Alors, guerre de pillage, en Syrie ? Piller quoi ? Les ressources énormes de la Méditerranée orientale ? Il n’y a pas que la Syrie qui est concernée par ces ressources qui, en passant, n’ont pas encore vu le jour.

– Les Gazoducs. La Syrie serait le passage obligé de tous les gazoducs venant du golfe. Il suffit de regarder une carte pour voir que ce n’est pas tout à fait vrai. En outre, on se rappelle que pour la guerre d’Afghanistan, il avait été soufflé que l’une de ses vraies causes serait une histoire de gazoducs. On a vu ce qu’il en était. Des analystes spécialisés dans ce domaine nous ont montré des tracés compliqués de gazoducs existants et potentiels pour acheminer l’énergie vers l’Europe. Il suffit de les regarder pour voir tout de suite que la Syrie n’est pas centrale, même si elle est importante.

– l’Axe de la résistance. C’est le dernier argument que l’on donne, mais vite évacué car la Syrie ne serait qu’un appoint à celui que l’on a défini comme ennemi : L’Iran et son prolongement armé, le Hezbollah. La boucle est bouclée. Circulez, il n’y a rien à voir. Les problèmes géopolitiques du Moyen-Orient et du monde arabe ne sont que cela, présentés, décortiqués, analysés et commentés dans tous les médias du monde.

Pour faire oublier l’essentiel.

Un problème vieux de plus de 60 ans dont il faudra bien sortir un jour. Le problème palestinien. La seule solution pour le régler apparait être, aux yeux de ceux qui organisent ce chaos, le remodelage, non plus du Grand Moyen-Orient, mais de la Syrie, la Jordanie, de la Palestine (dont Israël), et peut-être de l’Egypte. Remodelée, la région offrirait aux palestiniens une terre et Israël pourrait s’étendre jusqu’au Jourdain. Aux yeux d’Israël et de ceux qui sont derrière lui, cela se fera, Il n’y a aucun doute là-dessus. Ce qui explique que la colonisation ne s’est jamais arrêtée, et ne s’arrêtera pas. Pour eux c’est une expansion naturelle pour quelque chose d’inéluctable.

Dès lors beaucoup d’évènements s’expliquent, y compris certaines alliances contre nature. Et, par-dessus tout, le printemps arabe prend tout son sens.

En observant la carte ci-dessus, on constate que tous les navires de guerre occidentaux sont situés loin des côtes syriennes, se mettant hors de portée des missiles de l’armée syrienne. Pour leur sécurité, il fallait donc qu’il n’y ait aucun allié potentiel de la Syrie dans le secteur, et cet allié aurait très bien pu être Mouammar Kadhafi.  Il fallait éliminer ce risque. Avant de s’en prendre à la Libye, on fait dégager des amis, complices, par des pseudo-révoltes. En Tunisie, on oublie trop souvent, comme toujours, les snipers qui ont mis le feu aux poudres, et qui ont été exfiltrés très vite. Avec l’effervescence médiatisée des foules tunisiennes et égyptiennes, c’était tout le peuple arabe qui était censé se révolter contre des ‘’dictateurs’’ qui hier encore étaient considérés comme des amis et des modérés. Ca n’étonne personne que les islamistes qui ont pris le pouvoir en Tunisie soient financés par le Qatar, et que dans le même temps, la victime de ces qatari, Ben Ali, soit hébergé dans des palais des mille et une nuit au Qatar.

Une fois que la mayonnaise a bien pris dans les esprits, il pouvait donc sembler naturel que les libyens suivent cette tendance arabe en voulant se débarrasser, eux aussi, de ‘’leur dictateur’’.

Si cette hypothèse est exacte, tout ce cinéma a dû être planifié depuis très longtemps en vue de la guerre contre la Syrie. La guerre de Libye nous a été présentée comme une guerre de pillage des ressources du pays. On constate simplement que ce sont toujours les mêmes compagnies pétrolières qui sont sur place, qui continuent à faire exactement ce qu’elles faisaient avant la guerre. S’il y a eu quelques remaniements contractuels, l’essentiel n’a pas bougé. Avaient-ils besoin de piller ce qui leur était offert par négociations ? Tout le monde a constaté que Kadhafi était prêt à négocier sur tout avec l’occident et était prêt à tous les compromis, ce qui fit qu’il ne vit rien venir de la part de ceux qui, eux, suivaient un agenda très précis.

D’après ce que nous constatons aujourd’hui, dans une sorte de timing parfait, tous les évènements qui se sont déroulés dans le monde arabe ressemblent fort à une préparation de ce que va faire Obama, c’est-à-dire attaquer la Syrie. Ce que nous voyons dans la carte ci-dessus ne pouvait être possible que sans Kadhafi sur les flancs.

Avec cette hypothèse, on comprend aussi pourquoi la Libye était si importante pour Bernard Henri Lévy et Israël. Tripoli n’aurait été qu’une étape sur le chemin de Damas.

Avic

Communiqué du Secrétariat général du « Congrès national arabe »


Tribune libre Byblos

arab_world_todayC’est avec une extrême inquiétude que le Secrétariat général du « Congrès national arabe » suit l’escalade dangereuse dans les préparatifs visant à lancer une attaque contre la République arabe syrienne, et ceci par les mêmes forces qui ont déjà agressé la Nation depuis la signature des « Accords de Sykes-Picot » [1916] et la « Déclaration Balfour » [1917] jusqu’à ce jour.

Cette série d’agressions a concerné la plupart des pays arabes aboutissant au déni des droits des Palestiniens à la liberté, à l’indépendance et au retour vers leur terre ; à l’occupation de l’Irak avec mise en place d’un système politique reposant sur les divisions entre les différentes confessions et minorités ; à la destruction de la Libye ; à la partition du Soudan ; à des tentatives d’émiettement du Yémen ; et au soutien du terrorisme dans de nombreuses régions du monde arabe.

Dans ce contexte, le Secrétariat général du Congrès national arabe insiste sur les points suivants :

Il réaffirme s’en tenir à son projet initial appelant à un renouveau arabe dans le respect des principes de liberté, de dignité, de démocratie, et d’indépendance ; avec en premier lieu la résistance à toute ingérence étrangère sous quelque forme que ce soit, y compris les interventions militaires, par tous les moyens disponibles.

Il refuse les prétextes avancés par les États-Unis, leurs alliés, et leurs inféodés arabes, pour légitimer l’agression et la guerre contre la Syrie ; d’autant plus que ces prétextes ont d’ores et déjà été utilisés par les colonialistes occidentaux pour agresser l’Irak et finir par l’occuper en 2003. Des prétextes qui se sont révélés être des mensonges absolument sans fondement, et qu’en toute logique il serait inadmissible de laisser passer une fois de plus.

Il condamne les dernières résolutions de la Ligue des États arabes réunis en urgence pour se prononcer sur le projet d’agression de la Syrie, considérant qu’il s’agit d’une trahison ouvertement destinée à couvrir injustement cette agression, avant même que la Commission d’enquête de l’ONU n’ait terminé son travail et présenté son rapport sur les prétendues preuves accusant l’Armée nationale syrienne d’avoir utilisé l’arme chimique contre l’opposition armée. Cette prise de position officielle est dans la continuité de résolutions antérieures qui ont légitimé l’agression de l’Irak, de la Lybie, du Liban et de la Palestine. Elle vient confirmer la mainmise des réactionnaires sur les décisions de la Ligue et l’inefficacité des diverses organisations arabes pour assurer la sécurité nationale et faire face aux agressions.

Il salue le rôle des forces internationales amies opposées à cette agression. Il rend hommage aux forces populaires mobilisées pour la paix dans le monde et qui, en ces moments où nous nous trouvons à un tournant décisif de notre Histoire, appellent à refuser la logique de la guerre et le recours à la force. Il se joint au vaste mouvement de manifestations pacifiques et de pétitions de la plupart des grandes villes arabes, jusqu’au rejet total de la mise à exécution de cette injuste agression.

Vive la Syrie libre et indépendante. Vive la Palestine. Et puisse la nation arabe sortir victorieuse de cette épreuve !

Maan Bachour
Maan Bachour

Secrétariat général du Congrès national arabe
30/08/2013

 

 

 

Texte traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Source : Saout al-oumal [Irak]
http://www.sautalomal.org/index.php/2012-11-27-11-25-47/2012-05-01-06-57-45/5293-2013-08-31-07-54-30

Note :
[*]Le Congrès national arabe ou le « Congrès panarabe »
http://fr.wikipedia.org/wiki/Congr%C3%A8s_nationaliste_arabe

Ahmed Ibrahim: Le silence des agneaux


Prisonnier d’opinion Ahmed Ibrahim Secrétaire de la World Green Book Research Center et ancien Secrétaire du Comité populaire de l’éducation a été condamné à mort

thieves350Adam King

Les médias occidentaux, repris par les médias du monde entier, ont simplement et paresseusement relayé les accusations mensongères d’un tribunal bidon à Misrata, en Libye, contre le Dr Ahmed Ibrahim, une figure populaire de Syrte, ville rivale et détestée de longue date. Ils font écho aux accusations selon lesquelles Ibrahim a assassiné une famille et qu’il a incité Syrte à combattre les rebelles basés à Misrata qui luttaient contre le gouvernement libyen soutenu fermement par Syrte.

Ils n’ont même pas fait de commentaires sur son enlèvement et la torture de ces dernières années et encore aujourd’hui quand il est condamné à mort par un «tribunal» à Misrata, ils ne le mentionnent toujours pas. Pas plus que pour les milliers d’autres victimes d’abus dans les prisons. Les organisations des droits de l’Homme, dont Amnesty International, restent silencieuses. C’est l’une des raisons si Amnesty International est maintenant connue comme Amnésie internationale pour ses faux rapports sur la guerre en Libye.

Au moins Human Rights Watch a eu les couilles de sortir une enquête et de publier le fait que Mouammar Kadhafi ne se cachait pas dans un égout, et que le vieil homme qui a été capturé avec d’autres, a été brutalement assassiné par ces mêmes pourvoyeurs d’injustice qui détiennent Dr Ahmed Ibrahim, le couvrant d’humiliations (recherchez les vidéos YouTube postées fièrement par ses ravisseurs) et maintenant le condamnant à mort.

Quelles sont les véritables raisons de la condamnation à mort du Dr Ahmed Ibrahim? Les raisons sont extrêmement accablantes, non pas tant pour les Misratans et les islamistes réactionnaires libyens et leurs différentes cohortes, mais accablantes pour l’ensemble du monde universitaire en Occident, ainsi que les organisations des droits de l’homme et les médias. C’est parce qu’il est de Syrte et est un gentleman et un érudit.

Il a été directeur du Centre mondial pour les études et les recherches sur le Livre Vert et la troisième théorie universelle, basé à Tripoli, une institution académique sur un pied d’égalité avec les universités qui ont tenu des colloques dans le monde entier ainsi que des conférences universitaires et des publications sur cette idéologie démocratique .

Le Centre a été l’une des premières cibles dans le bombardement 2011 par l’OTAN, qui a détruit la moitié du centre et tué, dit-on, 8 personnes dans l’attentat. L’OTAN, pour les non-initiés, c’est l’alliance américaine de forces militaires de l’Amérique du Nord et de l’Europe occidentale, mais qui a également été rejointe par certains royaumes arabes du Golfe et d’autres régimes pro-américains inféodés, formant les forces armées du «nouvel ordre mondial» .

Pour ceux qui ne connaissent pas la Libye, il y a une vieille haine depuis des siècles des habitants de Misrata contre les habitants de Syrte. Ahmed Ibrahim a été «jugé» après avoir été retenu captif et torturé, sur de fausses accusations, et étant donné naturellement les préjugés et la haine contre tous ceux qui avaient la moindre association avec Kadhafi (il est un parent éloigné, comme le sont la plupart des gens à Syrte), il a été condamné à mort le 31 Juillet 2013, par la Cour de Misrata.

Mais il n’est pas encore mort. On ne peut guère s’attendre à ce que les médias mondiaux, qui ont fait leurs preuves de presstitués au nouvel ordre mondial des élites bancaires dirigé par les américains, pas plus que les organisations boiteuses de défense des droits de l’homme, entreprennent la moindre action. Ils sont clairement devenus des ennemis des peuples dans le monde entier et devraient être traités comme tels. Mais nous devons tenir compte des universités pour être informés et éduqués.

Dr Ahmed Ibrahim a été l’un de ces rares universitaires dans le monde qui ont courageusement épousé une théorie alternative à la démocratie directe, le socialisme naturel et la concorde nationale, résumée dans l’idéologie du Livre Vert attribué à tous ceux qui croupissent actuellement dans les prisons.

S’il vous plaît soutenez les efforts pour porter cette question devant les dirigeants des universités et les universitaires. Pour ceux qui peuvent organiser une campagne, comme l’Australien co-directeur du même centre de Livre vert, je suis toujours vivant et capable de parler devant un public sur cette question ainsi que de la situation des droits de l’homme en Libye en général.

Si Ahmed Ibrahim est mis à mort, ce ne sera pas seulement ses assassins qui seront tenus de rendre compte, mais aussi ceux qui étaient des agneaux silencieux. Les loups en vêtements de brebis, les médias occidentaux, font leur travail. Mais les universitaires et les vrais défenseurs des droits humains doivent faire le leur, sinon tous seront conduits comme des agneaux à l’abattoir, si le Nouvel Ordre Mondial  vient à vous aussi, et toutes les lois et toute logique seront suspendues.

Contact Adam King via Mathaba

Traduction : Avic

Source : http://www.mathaba.net/news/?x=633278

Appel urgent du Mouvement révolutionnaire africain au nom de M. Ahmed Ibrahim


Appel urgent

198906960Il y a deux jours, le régime mis en place par les US-OTAN en Libye a condamné à mort par peloton d’exécution  le philosophe politique et respecté universitaire Dr Ahmed Ibrahim.

Dr Ibrahim était autrefois secrétaire à l’Education, et est un fidèle de Kadhafi. Il a beaucoup écrit sur l’idéologie Jamahiriyenne ou ce qui est connu comme la troisième théorie universelle. Ahmed Ibrahim est un panafricaniste ardent et un combattant de la liberté courageux qui, plutôt que de fuir la Jamahiriya libyenne lors de l’agression brutale et barbare sur son pays, resta à son poste dans la défense héroïque de Syrte aux côtés des forces révolutionnaires et du peuple, et fut plus tard capturé par une milice liée à Al-Qaïda. Les terroristes de cette milice soutenue par l’Occident l’ont torturé et humilié alors qu’il était détenu dans une des prisons qu’ils contrôlaient, et maintenant, après un simulacre de procès, ils l’ont condamné à mort par peloton d’exécution.

Le mouvement révolutionnaire africain (ARM), une organisation afrocentriste, Pan-Africaine appelle toutes les organisations et partis de panafricanistes véritables, ainsi que les militants des droits de l’homme, à condamner ouvertement et à haute voix cette violation flagrante de la justice et de la dignité humaine et à exiger la libération immédiate de M. Ahmed Ibrahim. Aussi, nous devons exiger que l’Union africaine prenne les initiatives et les mesures nécessaires pour assurer sa libération. ARM fera ce qu’il faudra pour exposer le caractère réactionnaire et raciste de ceux qui sont liés à Al-Qaïda et à la cabale des suprématistes arabes en Libye, appuyés par les voyous Etats-Unis / OTAN.

arm-logoDans l’unité et la lutte,

Yahaya Ezemoo Ndu

yn

Traduction : Avic

source : http://libya360.wordpress.com/2013/08/02/urgent-appeal-from-the-african-revolutionary-movement-on-behalf-of-dr-ahmed-ibrahim/

Suite en Anglais et arabe

Chairman,
African Revolutionary Movement (ARM)

Gerald A. Perreira

gp
International Secretary,
African Revolutionary Movement (ARM)

ARM is an international, Pan-African revolutionary organization committed to the unification and total liberation of Africa and the scattered African nation. Our members are active throughout the African motherland and the African Diaspora. We come in the tradition of all those Africans, known and unknown, who dedicated their lives to the struggle for the redemption, upliftment and liberation of all Africans.

Our objectives are:

    • To demolish all political, legal and economic structures/systems promoting and maintaining the exploitation of Africans, including capitalism, colonialism, neo-colonialism, imperialism, neo-liberalism and Zionism.
    • To work toward ending white supremacy in all areas of human activity.
    • To promote ideologies/philosophies indigenous to Africa, emerging out of our own African historical experience and cultures.
    • To promote an Afrocentric worldview, with the implicit understanding that in order to bring about an African renaissance we must return to our source.
    • To promote Black/African Liberation Theologies, recognizing that all monotheistic religions have their origin in Africa, and to finally wipe out the reactionary theologies thrust upon our people as part of the colonial agenda in Africa and throughout the Diaspora.
    • To realize the call for reparations as a vital component of the necessary redress for centuries of genocide and exploitation of African people and the shameless plunder of African resources.
    • To build revolutionary political and economic relationships between Africans in the Diaspora and the Motherland in order to improve the material conditions of Africans everywhere.
    • To promote Black Power Economics, enhancing African people’s potential to create wealth for the advancement and dignity of our people, and in order to achieve true independence.

Related:
Dr. Ahmed Ibrahim Sentenced to Death by Misrata Court
Urgent Appeal For The Life Of Ahmed Ibrahim
Dr. Ahmed Ibrahim Confined in an Animal Pen
Urgent ! Mock Trials Have Begun In Misrata For Sheik Khalid Tantoush, Dr. Ahmed Ibrahim, General Mansour Dowe
Dr. Ahmed Ibrahim is Arrested

محكمة مليشيات مصراتة تصدر اليوم حكما بالإعدام رميا بالرصاص على المناضل أحمد إبراهيم.

احمد ابراهيم ووسام الاعدام

الحكم بالإعدام على المفكر أحمد إبراهيم ،جريمة في حق الثقافة والكلمة

اسعد محسن زهيو – المتحدث بإسم الحركة الوطنية الشعبية الليبية

المتحدث بإسم الحركة الوطنية الشعبية الليبية: “احمد ابرهيم منصور

الحركة الوطنية الشعبية الليبية: احمد ابراهيم ووسام الاعدام

تحية للمناضل الكاتب والمثقف د. أحمد إبراهيم منصور

غضب واستهجان داخل وخارج ليبيا بعد الحكم بالإعدام على المفكر أحمد ابراهيم رميا بالرصاص