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Un missile de croisière irano-russe contre les sanctions US


21525579_BG1C’est de plus en plus  angoissant! Le méga deal pétrolier que l’Iran et la Russie s’apprête à conclure ne concernerait pas seulement  des échanges pétroliers mais il couvre d’autres dimensions jusqu’ici inattendues!

En principe, il s’agirait de 500000 barils de pétrole que l’Iran livrerait à la Russie en échange des produits et des marchandises dont il a besoin. Mais quelle est la nature de ces marchandises? Lire la suite Un missile de croisière irano-russe contre les sanctions US

Le bluff médiatique israélien sur le nucléaire iranien


PHO5e547f9a-292a-11e3-a9a7-380e15aa9404-805x453Voici des semaines que Netanyahou se démène pour faire échouer tout accord avec l’Iran. Son argumentation, toujours la même depuis des années et reprise, non seulement par tous les média, mais aussi par les analystes géopolitiques, est essentiellement, uniquement et exclusivement la crainte de voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire. Lire la suite Le bluff médiatique israélien sur le nucléaire iranien

L’Iran devient prévisible sous Rouhani


8014108c05bf42148670137f4d3d5fa4Le Majlis iranien (parlement) a commencé aujourd’hui (12 Août) les auditions de confirmation du gouvernement du président Hassan Rohani. Les audiences sont réparties sur plusieurs jours. C’est une période intéressante pour sonder les courants politiques dans le système politique très factions de l’Iran. Inutile de dire que la confirmation n’est pas nécessairement assurée, puisque les commissions du Majlis supervisant le fonctionnement des différents ministères prennent leur travail très au sérieux, étant donné l’unicité de l’exécutif iranien à qui il manque une bureaucratie forte en tant que telle.

Rouhani a touché la corde sensible dans son discours au Majlis plus tôt dans la journée, en insistant sur ​​son souci d’avoir une bonne relation de travail avec le Majlis. La présidence et le Majlis étaient à couteaux tirés pendant la majeure partie du second mandat de l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad. Mais Rouhani est lui-même un parlementaire aguerri et a été vice-président du Majlis.

Les rapports indiquent qu’il a fait ses nominations pour le gouvernement avec la bénédiction du guide suprême Ali Khamenei. De toute évidence, la plupart d’entre eux sont des visages familiers qui ont servi sous l’ancien président Hachemi Rafsandjani (1989-1997).

La principale caractéristique de la présidence de Rafsandjani était «pragmatisme» et libéralisme économique. En effet, le «bazar» revient avec des idées de revanche. Rouhani a choisi comme chef de son staff Mohammad Nahavandian, qui était à la tête de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Iran et est connu pour être très proche de Rafsandjani.

Rouhani a fait des choix avisés aussi. Mohamed Jawad Zarif ministre des Affaires étrangères  en est un. Les Iraniens l’appellent le «New Yorkais», signifiant son attitude positive sur les négociations avec l’Occident. Même Dennis Ross, ancien envoyé spécial américain au Moyen-Orient et un fervent partisan d’Israël, admet que le choix de Zarif est un «signe que Rouhani a l’intention d’interagir avec l’Occident. »

James Dobbins, représentant spécial américain pour l’Afghanistan et le Pakistan, a une fois enregistré dans un témoignage au Congrès américain que sans le grand coup de main donné par Zarif à la Conférence de Bonn (décembre 2001), les États-Unis n’auraient pas pu réussir la transition politique à Kaboul sous Hamid Karzai après le renversement du régime des talibans. Dobbins a rendu un vibrant hommage à Zarif en tant que diplomate habile qui a travaillé en étroite collaboration avec lui, tout en soulignant la transparence de la coopération américano-iranienne pour stabiliser l’Afghanistan.

De même, Rouhani a fait un choix intéressant pour le poste de ministre de la Culture et de l’Orientation islamique – Ali Jannati. Le nom peut faire soulever les sourcils parce que, oui, il est en effet le fils du célèbre et intransigeant ayatollah Ahmed Jannati, qui dirige le Conseil des gardiens (organe qui disqualifie les candidats aux élections).

Cependant, comme Ali Jannati, ancien ambassadeur au Koweït, l’a si joliment dit une fois, les questions de croyance ne sont pas génétiques. «Ce n’est pas comme si j’avais hérité dans mes croyances et mes attitudes de l’ADN de mon père. » Il est proche de Rafsandjani (que le Conseil des gardiens a « disqualifié » à la dernière élection présidentielle) et sa nomination prévoit un «dégel» ou une «glasnost» iranien.

Encore un autre choix intéressant est celui du général Hossein Dehghan comme ministre de la Défense. Fidèle à la tradition, Rouhani a bien choisi un commandant du CGRI [Corps des Gardiens de la Révolution Iranienne], mais il y a deux aspects dans cette histoire : a) de toute évidence, c’est un homme très expérimenté aux plus hauts échelons du ministère de la Défense depuis plus d’un décennie depuis 1997 et arrive à un moment crucial où l’Iran fait face à des menaces militaires, et b) son expertise professionnelle est le Proche-Orient (c’est à dire le Hezbollah et la Syrie) et il a commandé les forces du CGR au Liban dans les années de formation du Hezbollah au début des années 1980.

Cela dit, Dehghan est une figure de l’establishment par excellence et il est probable qu’il ait été choisi par Khamenei, mais ensuite, il se trouve être également un membre du parti Développement et Modération de Rouhani.

En somme, comme le blogueur CNN Ali Reza Eshraghi l’a écrit, ici , le message qui sort des choix de Rouhani pour les postes ministériels est que, après les montagnes russes de la présidence Ahmadinejad, « les choses vont revenir à la normale. Cela pourrait également signifier que la vieille garde est de retour … la liste des ministres proposés peut finalement prédire l’avenir de l’Iran « .

Par MK Bhadrakumar

Traduction : Avic

http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2013/08/12/iran-becomes-predictable-under-rouhani/

Nouveau président de l’Iran – Nouvelles menaces israéliennes


netanyahou-reclame-une--ligne-rouge-claire--sur-le-nucleaire-iranien_trt-francais-4676Alarmé par les perspectives de négociations américano-iraniennes et par l’idée que la nouvelle direction islamique pourrait tracer une voie plus modérée, Israël a durci sa menace d’entreprendre une action militaire unilatérale contre le programme nucléaire iranien.

Mercredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que l’Iran a continué de développer son programme nucléaire, même après l’élection de Hassan Rouhani , qu’il a qualifié de « loup déguisé en agneau. »

« Le président iranien essaie de présenter une nouvelle image à l’Occident, mais les progrès dans le programme nucléaire continuent », a déclaré M. Netanyahu lors d’une visite à de nouvelles bases militaires dans le désert du Néguev. « Il nous dit que les menaces ne servent à rien. Mais la vérité est que la seule chose au cours des 20 dernières années qui ait aidé à stopper le programme nucléaire de l’Iran étaient les pressions et les menaces explicites de l’action militaire ».

Mardi, Rouhani, dans sa première conférence de presse depuis son investiture dimanche, a dit que l’Iran ne répondrait pas aux menaces. Le nouveau président iranien dit que l’Iran était prêt à entamer des pourparlers sérieux sur le nucléaire avec l’Occident, notamment avec les États-Unis, mais ne répondrait pas aux tactiques de pression.

Rouhani, un ancien négociateur nucléaire en chef de Téhéran, a lancé quelques piques sur l’influence d’Israël à Washington, sans mentionner Israël en particulier.

« Malheureusement, le lobby va-t’en-guerre des États-Unis s’oppose aux [discussions] constructives et ne protège que les intérêts du régime étranger, et reçoit souvent les ordres de ce régime », a déclaré Rouhani aux journalistes à Téhéran mardi. «Les intérêts du lobby et du régime étranger ont été imposés aux législateurs américains. Nous voyons qu’ils ignorent même les intérêts américains « .

Le changement de direction de l’Iran a été une source de préoccupation majeure en Israël.

Soupçonné d’être le seul pays du Moyen-Orient à posséder l’arme nucléaire, Israël a longtemps menacé d’entreprendre une action militaire pour empêcher l’Iran d’obtenir la bombe nucléaire. Mais Netanyahu avait atténué la rhétorique au cours des six derniers mois.

Mais l’élection de Rouhani semble avoir relancé la campagne d’Israël pour attirer l’attention internationale sur l’Iran, en menaçant de prendre des mesures miliaires unilatérales.

Mardi, un haut responsable israélien anonyme a dit à Radio Israël que le gouvernement de Netanyahu perdait foi en la promesse de l’administration Obama d’empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires. Le fonctionnaire a cité l’approche prudente de l’Amérique dans le traitement de l’utilisation présumée par la Syrie d’armes chimiques et a déclaré qu’Israël ne peut pas compter sur les assurances américaines.

Le responsable a ajouté qu’Israël était encore capable de lancer une opération militaire contre l’Iran sans le soutien opérationnel des États-Unis, bien qu’il ait reconnu que ce serait moins efficace qu’une frappe américaine.

Dans le même temps, l’ancien chef du renseignement des Forces de défense israéliennes – qui s’est déjà prononcé contre une frappe israélienne unilatérale – a déclaré mercredi que la résistance américaine à une attaque israélienne pourrait être tempérée.

Amos Yadlin, directeur de l’Institut d’études de sécurité nationale, un think tank de Tel Aviv, a déclaré à la radio de l’armée mercredi qu’il a détecté une « musique différente » de Washington sur la question. Si en 2012 les États-Unis ont maintenu « la plus brillante lumière rouge » sur une frappe israélienne, maintenant elle n’a peut-être pas viré au vert, ‘’mais elle est certainement jaune. »

Les responsables américains n’ont manifesté publiquement aucun changement dans leur opposition à une attaque israélienne, dont beaucoup craignent  qu’elle pourrait entrainer une guerre régionale.

Netanyahu et d’autres ont exprimé leur inquiétude que l’image sobre de Rouhani – un contraste frappant avec le style provocateur de son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad – pourrait entraîner une diminution de la pression internationale sur l’Iran.

«Au lieu des leaders faciles à haïr par tout le monde, maintenant il y a des dirigeants en costume trois-pièces et une cravate Hermès, » a déclaré l’ancien général israélien Yoav Galant à Radio Israël mardi. « Mais [ils sont] toujours extrême sous des dehors raffinés. »

L’Iran affirme que ses efforts nucléaires sont à des fins pacifiques comme la production d’énergie et le traitement des patients atteints de cancer. Les responsables américains et israéliens [affirment qu’ils] soupçonnent que l’Iran cherche à fabriquer une bombe nucléaire.

Traduction : Avic

Batsheva Sobelman

http://www.informationclearinghouse.info/

Ahmadinejad :le sionisme n’a rien à voir avec le judaïsme


ahmadinejad_rencontre_delegation_juiveIronie de l’histoire, le dernier discours que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad aura prononcé, avant laisser la place à son successeur cheikh hassan Rouhani a été consacré à Israël. Un thème favori durant ses deux mandats, à l’insu des foudres qu’il a dû subir, venus aussi bien de l’entité sioniste que des puissances occidentales.

« Israël sera déraciné…il n’a pas de place dans la région… une tempête dévastatrice déracinera la base du sionisme, a-t-il lancé entre autre devant la foule, comprenant entre autre d’importants dirigeants de la classe politique iranienne, rassemblée à l’université de Téhéran à l’occasion de la commémoration de la journée mondiale d’AlQuds Jérusalem.

Selon lui, le sionisme est le une émanation du capitalisme occidental et n’a rien à voir ni avec le judaïsme ni toute autre religion.

Ahmadinejad a également mis en garde contre les velléités de l’entité sioniste de contrôler le monde islamique, assurant qu’elle s’ingère dans ses affaires à travers plusieurs moyens dans le but d’y semer les scissions.
«  La question n’est pas celle d’une surface de terre, mais celle de spolier les ressources et les richesses du monde islamique et de les contrôler », a-t-il averti.
«  J’espère que l’humanité entière connaitra les crimes de l’entité sioniste… le lobby sioniste gère toutes les richesses du monde alors qu’il ne dépasse pas les 60 milles éléments… l’entité sioniste est l’incarnation de la pensée matérialiste colonisatrice », a-t-il ajouté. Signalant que la majeure partie des politiciens capitalistes sont des sionistes, qui possèdent les plus importants intérêts et les plus grandes sociétés économiques dans le monde, ainsi que les plus grandes banques et les medias .

Le président iranien a également indiqué que ceux qui prônent la liberté d’expression et de pensée interdisent toute allusion à la réalité de l’existence de l’entité sioniste et de l’holocauste, estimant que dans les réponses à cette dernière résident la vérité sur la création de l’entité sioniste et ceux qui sont derrière. «  Sont induits dans l’erreur ceux qui pensent que ce qui se passe en Palestine occupée est un conflit entre les Palestiniens et les Sionistes », a-t-il observé.

S’agissant du thème de l’holocauste qu’il a souvent soulevé durant ses deux mandats présidentiels, aux grands dams des Occidentaux et de l’entité sioniste, Ahmadinejad s’est réjoui qu’il ait suscité les sensibilités des politiciens occidentaux, et porté atteinte à la colonne vertébrale des sionistes et du système colonisateur. «  Pourquoi faudrait-il que les palestiniens et les peuples de la région paient le prix des conséquences de la seconde guerre mondiale, et de ce que les Européens ont commis », s’est-il à nouveau interrogé.

S’agissant des négociations qui ont lieu entre Palestiniens et Israéliens, il a prédit qu’elles ne mèneront nulle part. «  Nous ne sommes pas des partisans de guerres. Mais nous ne soutenons les pourparlers politiques qu’à condition qu’ils soient justes », a-t-il poursuivi.
Selon lui, les occidentaux ont consacré toutes leurs capacités et pouvoirs pour défendre Israël, allant même jusqu’à sacrifier leurs principes sur les droits de l’Homme, et les intérêts de leurs peuples.

Assurant toutefois que l’Imam Khomeiny a dissipé tous leurs complots et a ramené la cause palestinienne dans le giron de la nation islamique et de conclure : «  la journée mondiale d’AlQuds n’est pas exclusivement l’affaire d’un Etat ou d’une nation. C’est l’affaire de l’humanité entière… c’est la cause principale au niveau mondial ».

Ahmadinejad a également évoqué les évènements qui ont lieu en Syrie, en Libye, en Égypte et en Tunisie, et qui d’après lui ne font que réjouir l’entité sioniste et les puissances de l’Arrogance mondiale.
«  Toute le monde devraient être prudents en ces moments alors que ceux qui incitent à la guerre et aux combats fratricides sont dans l’apparence des musulmans, alors qu’en réalité, au fond d’eux-mêmes ce sont des sionistes ».

Selon lui, la Turquie, la Jordanie, l’Irak, la Syrie, l’Afrique du nord et l’Arabie saoudite sont en danger et seront victimes de complots ourdis par les puissances arrogantes qui d’après lui ne sont pas dignes de confiance. «  Par la grâce de Dieu, tous les peuples dévoileront les plans des Arrogants qui n’auront plus aucune place dans la région. Les États-Unis et leur vassaux devraient savoir que celui qui cultive le vent finira par récolter la tempête ».

Avant  de conclure, sur un retour sur Israël : «  Un ouragan destructeur viendra arracher l’entité sioniste de ses racines ».

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=123715&cid=86&fromval=1&frid=86&seccatid=28&s1=1