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USA – Afrique. Un autre sommet de la honte


3436998_3_6538_le-28-mars-2013-le-president-senegalais_c4e51068f15c42a0792aed7943b781daQui aurait cru ?

Barack Hussein Obama – cet homme hybride, président des Etats-Unis, dont les deux mandats resteront dans l’histoire africaine, le pire cauchemar que les Africains aient connu après le siècle de l’esclavage et la balkanisation de l’Afrique – vient de tendre la main aux chefs d’Etat africain pour un sommet qu’il compte encadrer à la Maison Blanche à l’honneur de « l’Afrique » en août 2014. Lire la suite USA – Afrique. Un autre sommet de la honte

La guerre secrète des Etats-Unis dans 134 pays


346157_Special_Operations_forces_La croissance des Opérations Spéciales

Nick Turse  – TomDispatch.com

Ils agissent dans la splendeur verte de la vision nocturne dans le Sud-ouest Asiatique et guettent dans les jungles d’Amérique du Sud. Arrachent[i] des hommes de leur foyer au Maghreb et tirent[ii] contre des militants fortement armés dans la Corne de l’Afrique. Ils sentent l’écume salée quand ils volent au ras des vagues dans le turquoise des Caraïbe et le bleu intense du Pacifique ; Ils mènent à bien des missions dans la chaleur étouffante des déserts du Moyen Orient et dans la Scandinavie glaciale[iii]. L’administration Obama a entrepris une guerre secrète sur toute la planète[iv] dont l’amplitude n’a jusqu’ici jamais été complétement révélée. Lire la suite La guerre secrète des Etats-Unis dans 134 pays

Les Clinton vont-ils saboter le rapprochement US/Iran ? FRANKLIN LAMB


4611720-quand-les-clinton-volent-au-secours-d-obamaIls le feront, s’ils le peuvent, et en se liguant avec le lobby sioniste américain, ils le pourraient. Ce dernier est actuellement désireux de financer et de promouvoir le nouveau projet de Clinton, selon des sources de La Nouvelle-Orléans proches du conseiller politique James Carville, un vétéran de trois campagnes présidentielles des Clinton et deux d’Obama. Carville a publiquement juré récemment, alors qu’il était de sortie pour boire un verre avec des copains dans son bar préféré dans le quartier français, qu’il en avait fini avec le « proxénétisme pour les Clinton. » Mieux, il en était venu à « vraiment admirer l’actuel président ». Lire la suite Les Clinton vont-ils saboter le rapprochement US/Iran ? FRANKLIN LAMB

EXCLUSIF. Comment Hollande avait prévu de frapper la Syrie


Les Rafale étaient prêts à décoller, les cibles choisies et les communiqués déjà rédigés. Mais au tout dernier moment, François Hollande a dû annuler l’opération..

6443454-exclusif-comment-hollande-avait-prevu-de-frapper-la-syrie« Les frappes sont pour ce soir. » Le samedi 31 août, au matin, les plus hauts responsables français, civils et militaires, sont convaincus que le président de la République va déclencher le bombardement punitif de la Syrie la nuit suivante. Plus étonnant encore : François Hollande lui-même le croit aussi. Et cette incroyable méprise va durer jusqu’à la fin de l’après-midi. Entre-temps, pendant une dizaine d’heures, la machine de l’Etat aura été mise en branle pour effectuer ces frappes franco-américaines, les « vendre » à l’opinion et en gérer les conséquences diplomatiques.

Cette folle journée débute à 3 heures du matin, ce samedi 31 août, lorsque l’officier de permanence chargé des communications du président de la République reçoit un appel de son homologue américain. Ce dernier le prévient que Barack Obama va téléphoner à François Hollande sur la ligne directe et sécurisée qui relie l’Elysée à la Maison-Blanche. Quand ? Le jour même à 18h15, heure de Paris. Le malentendu transatlantique commence – un quiproquo risible s’il ne s’agissait de guerre.

Conseil de guerre

Décalage horaire oblige, le conseiller diplomatique de François Hollande, Paul Jean-Ortiz, découvre le message de la Maison-Blanche à 8 heures, dès qu’il arrive à son bureau, rue de l’Elysée. Il prévient illico François Hollande, qui décide de convoquer un conseil restreint juste après le coup de fil de Barack Obama. Devront être présents les ministres de la Défense, de l’Intérieur et des Affaires étrangères, ainsi que les « grands subordonnés » : le chef d’état-major, les patrons de la DGSE et du Renseignement militaire… Un conseil de guerre à l’issue duquel le chef de l’Etat va donner l’ordre formel du début des frappes françaises en Syrie. C’est du moins ce que croit François Hollande et, avec lui, toutes les personnalités convoquées.

Ce 31 août au matin, l’Elysée demande donc aux militaires de se tenir prêts à exécuter cet ordre supposé imminent.

« Le plan était de bombarder pendant une nuit, en commençant vers 3 heures du matin au moment où les gens sont profondément endormis, dit un haut responsable français. Il s’agissait de détruire notamment des batteries de missiles et des centres de commandement de la quatrième armée, la chimique. »

Les frappes doivent être réalisées par plusieurs Rafale volant en Méditerranée, au-dessus des eaux internationales. « Nous ne voulions pas tirer à partir du ciel turc, raconte un autre. Nous redoutions qu’Assad n’invoque la légitime défense et ne bombarde son voisin, ce qui risquait d’impliquer l’Otan. »
Il y a un hic : les missiles de croisière Scalp prévus pour l’opération ayant une portée maximale de 250 kilomètres, les bombardements français ne pourront atteindre que des points situés dans l’ouest de la Syrie, Damas compris. Les Américains se chargeront de tout le reste. « Mais nous ne dépendions pas d’eux pour nos tirs et notre ravitaillement en vol, tient-on à préciser à la Défense. Il y a une seule chose que nous ne maîtrisions pas : le calendrier. C’est Obama qui devait donner le top départ. »

Des preuves « déclassifiées »

Pour prouver à l’opinion que François Hollande n’agit pas à la remorque des Etats-Unis, façon Tony Blair pendant la guerre en Irak, l’Elysée décide aussi, ce samedi 31 août, de « déclassifier » certaines preuves françaises de l’attaque chimique. « Nous avons appelé ce document ‘Synthèse nationale de renseignement déclassifié’ et nous avons mis un drapeau bleu, blanc, rouge sur chaque page », raconte un officiel. Et, en prévision des frappes du soir, le ministère de la Défense fait fuiter ce texte dans le « Journal du Dimanche » à paraître le lendemain.

L’ensemble du plan de communication de l’opération est établi au cours d’une réunion à 14h30 ce même samedi dans le bureau de Paul Jean-Ortiz, avec les directeurs de cabinet des principaux ministères concernés. « Nous avons discuté des images à fournir aux journaux télévisés, celles de la montée en puissance de l’opération qui étaient déjà prêtes, et celles des premières frappes que pourrions livrer très rapidement », explique un officiel. « Nous avons aussi débattu du moment où il faudrait informer certaines personnalités étrangères, raconte l’un des participants. Il a semblé évident que François Hollande préviendrait lui-même Angela Merkel, juste après le coup de fil d’Obama. »

« Le jour J était arrivé »

D’où vient cette certitude que le président américain va donner le top départ ce samedi ? « Tout nous conduisait à penser que le jour J était arrivé », dit un responsable français. Cela faisait une semaine que la perspective d’une action militaire franco-américaine contre la Syrie apparaissait inéluctable.

Tout a commencé le dimanche précédent, c’est-à-dire quatre jours après l’attaque chimique contre les populations civiles, quand Barack Obama et François Hollande ont discuté de plusieurs types de « punitions », y compris militaires. « Dès le lendemain, les états-majors des deux pays ont commencé à travailler à un plan de frappe commun », dit-on au ministère de la Défense.

Certes, les jours suivants auraient pu tout faire dérailler. Le mercredi, à Londres, la Chambre des Communes a voté contre une participation britannique à ces frappes. Et, on le sait moins, le jeudi, les Français et leurs alliés ont raté leur « blitz » diplomatique visant à conférer, si ce n’est une légalité, du moins une certaine légitimité internationale à une action militaire contre la Syrie. Ils espéraient recueillir une majorité des voix au Conseil de Sécurité, et ainsi contraindre Pékin et Moscou à opposer leur veto. Malgré les efforts de Laurent Fabius, Paris, Londres et Washington ne sont pas parvenus, selon nos informations, à rallier un nombre suffisant (six) de suffrages des pays membres non permanents du dit Conseil. Si bien que l’idée de passer par l’ONU a été abandonnée.

Pourtant, en fin de semaine, les Américains sont toujours aussi déterminés. Le jeudi, la conseillère de Barack Obama pour la sécurité, Susan Rice, fait savoir à Paul Jean-Ortiz que, malgré la défection britannique et le revers onusien, son patron est « tout près d’y aller ». Et le lendemain, le vendredi 30, plusieurs indicateurs en provenance de Washington font penser aux Français que des frappes américaines sont imminentes. « Ce jour-là, John Kerry s’est entretenu plusieurs fois avec Laurent Fabius, assure un officiel. Il lui a dit que Barack Obama lui avait demandé de ‘préparer l’opinion publique à des frappes.' » Au cours de cette même journée, dit un autre, « la Maison-Blanche a publié ses preuves sur le massacre chimique ».
Et toujours ce vendredi, François Hollande et Barack Obama ont de nouveau discuté longuement. Le président américain dit qu’il n’a pas encore pris sa décision définitive mais que celle-ci ne saurait tarder. Il ajoute que les frappes pourraient avoir lieu bientôt, « avant ou après le G20 », précise-t-il. « Rappelons-nous demain ou après-demain », conclut-il.

Le revirement d’Obama

Si bien qu’à l’annonce d’un nouveau coup de fil de la Maison-Blanche les conseillers de François Hollande sont persuadés ce samedi 31 août que le président américain a tranché dans la nuit et qu’il déclenchera l’opération le soir même ou au plus tard dans la nuit du dimanche (hypothèse peu probable puisqu’il part en Europe le lendemain). Personne à l’Elysée n’imagine qu’après avoir reçu une lettre de 186 parlementaires lui demandant de faire voter le Congrès Barack Obama a décidé in extremis de leur donner raison et encore moins que les principaux responsables de la Chambre des Représentants et du Sénat sont déjà au courant – plusieurs heures donc avant François Hollande…

« J’ai décidé d’y aller, dit le chef de la Maison-Blanche à son homologue français ce samedi à 18h15, mais je vais d’abord demander l’aval du Congrès. » François Hollande est abasourdi. Il essaie de convaincre le président américain de revenir sur sa décision – en vain. Le chef de l’Etat rejoint alors les hommes qu’il a convoqués dans le salon vert pour un conseil restreint. Il ordonne aux militaires de rappeler les Rafale et évoque les prochaines fenêtres de tirs. De l’avis général, il n’en reste plus qu’une : aux alentours du 15 septembre, entre le vote des parlementaires américains et l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies. « Après ce sera très difficile, voire impossible », convient-on. Cette ultime fenêtre sera refermée la semaine suivante par une manoeuvre diplomatique astucieuse de Vladimir Poutine.

Vincent Jauvert

Source : le Nouvel Observateur

 

Syrie : les lobbies orchestrent le jeu occidental


aipacChassés par la porte, ils reviennent toujours par la fenêtre. Les bellicistes reviennent à la charge.

On a vu comment Poutine a repêché Obama au bord de la noyade. Pas à pas, le président américain s’est vu mener en douceur et sans vagues vers une guerre qu’il a été à deux doigts de déclencher. Le sabotage poutinien semblait avoir réussi, sinon à éliminer les risques d’une 3ème Guerre Mondiale, au moins à enrayer la machine infernale. Les appels de la Maison Blanches au congrès n’auraient rien empêché à terme. Il a fallu démonter la construction guerrière basée sur l’utilisation des armes chimiques. La ‘’gaffe’’ de Kerry tombait à point nommé pour créer une situation dont il fallait tenir compte.

Après le cafouillage de Kerry où il apparaissait comme un grand nigaud qu’il n’est sûrement pas, on a assisté au déchainement de la fureur du camp des va-t’en-guerre qui tous, sans exception, n’ont qu’un dieu, Israël, et comme donneurs d’ordre, l’AIPAC. Tous leurs espoirs de guerre tombaient brutalement à l’eau, et l’on voyait mal comment ils allaient s’y prendre pour raviver la flamme guerrière. La diplomatie semblait définitivement prendre le pas sur l’option militaire.

L’illusion aura été de courte durée. La contre-attaque avait été relancée dès le début, mais personne n’y avait accordé vraiment d’importance, à cause de son origine, le couple Hollande-Fabius. En effet, pendant que les néocons américains se remettaient de leur déroute, la mission de relancer la machine avait été confiée au couple français, aidé par les britanniques. Ils ont commencé doucement d’abord, par une proposition timide d’une réunion d’urgence du Conseil de Sécurité. Puis de manière plus ferme, ils ont demandé une résolution englobant l’article VII. Et enfin, de manière plus insistante, ils ont réclamé à cors et à cris une résolution contraignante, toujours avec le fameux article VII. Cette hargne et cet entêtement n’étaient en rien destinés à faire pression sur les russes ou les chinois dont ils connaissent fort bien les positions. Elles étaient plutôt destinées à relancer le processus de guerre et à mettre la pression sur la Maison Blanche elle-même. Le camp sioniste français, malgré les tentatives de marginalisation dont il a fait l’objet par le Kremlin et la Maison Blanche, est en train de réussir son coup. L’administration américaine tend de plus en plus à épouser l’idée d’une résolution contraignante, et cela d’autant plus facilement qu’elle sait que ni Moscou, ni Pékin ne fléchiront et qu’elle ne prend donc pas de risques. La victoire française (drôle de victoire !) tendra à complexifier les discussions et éloigner les solutions. C’est exactement ce dont ont besoin les va-t’en-guerre, pour le moment, avant de reprendre l’offensive.

On a tendance à regarder les lobbies sionistes comme des entités séparées. Ils ressemblent plutôt à des corps d’armée au sein d’une même armée, se portant secours  en cas de difficultés. Même si ce sont les Etats-Unis qui donnent le la, tous les hommes de pouvoir de l’Occident sont gérés par la même armée. Non seulement ils subissent les mêmes pressions, ils exercent aussi les uns sur les autres des pressions mutuelles provenant de leurs corps d’armée respectifs.

Pour ce qui concerne la Syrie, il semble que l’on cherche, par tous les moyens, à mettre en place une autre ‘’ligne rouge’’, la première ayant avorté.  En clair, il faut trouver un autre prétexte. N’est-ce pas Bernard Kouchner qui a malencontreusement lâché le mot ? Malheureusement, pour avancer dans leurs plans, le prétexte n’a pas besoin d’être convaincant. Il leur suffit de croire qu’il l’est.

Avic

Pourquoi Obama et Kerry ont-ils un tel besoin désespéré de déclencher une nouvelle guerre? Paul Craig Roberts


Un gouvernement de zombies

obama_zombie2_1Quel est l’agenda réel?

Pourquoi le régime Obama a désespérément besoin de commettre un crime de guerre, malgré les mises en garde faites à l’idiot de la Maison Blanche il y a deux jours par les pays les plus importants du monde lors du Sommet du G20?

Quel intérêt puissant pousse l’idiot de la Maison Blanche à agir en dehors de la loi, en dehors de la volonté du peuple américain, en dehors des avertissements de la communauté internationale?

Le régime Obama a admis, comme le Premier ministre britannique, David Cameron, a dû le faire, que l’on n’a aucune preuve concluante que le gouvernement Assad en Syrie ait utilisé des armes chimiques. Malgré cela, Obama a envoyé le méprisable John Kerry pour convaincre le public et le Congrès sur la base de vidéos, qu’Assad a utilisé des armes chimiques « contre son propre peuple. »

Ce que montrent les vidéos c’est la mort et la souffrance. Les vidéos ne montrent pas qui a fait ça. La cause du régime Obama est inexistante. Elle ne repose sur rien qui indique une responsabilité. Ce ne sont que des allégations sans fondement.

Quel genre de personne dépravée plongerait le monde dans la guerre en ne se basant absolument sur rien d’autre que des allégations sans fondement?

Les deux pires menteurs du monde, Obama et Kerry, disent que c’est Assad qui l’a fait, mais ils admettent qu’ils ne peuvent pas le prouver. C’est ce qu’ils veulent croire, parce qu’ils veulent que ce soit vrai. Le mensonge sert leurs objectifs cachés.

Si Obama et Kerry disaient au public les véritables raisons pour lesquelles ils veulent attaquer la Syrie, ils seraient démis de leurs fonctions.

Le monde entier est au bord d’une guerre, dont les conséquences sont inconnues, pour la simple raison que deux personnes haut placées, dépourvues de toute intégrité, manquant d’intelligence et de compassion, sont déterminées à servir un petit groupe de fauteurs de guerre qui constituent le gouvernement fou et meurtrier d’Israël, et ses haineux agents néo-conservateurs musulmans, qui constituent une cinquième colonne à l’intérieur du régime Obama.

Le gouvernement russe a remis à l’ONU des preuves qui démontrent de façon concluante que c’est Al-Nusra, constitué d’envahisseurs affiliés à Al-Qaïda qui est responsable de l’attaque. Il y a aussi une preuve concluante que les «rebelles» ont des armes chimiques. En outre, un journaliste très apprécié a rapporté, en utilisant des citations directes et les noms des combattants d’al-Nusra, que les armes chimiques ont été données à al-Nusra par l’Arabie saoudite sans instructions d’utilisation appropriées, et qu’une explosion accidentelle est survenue avant qu’al-Nusra ne puisse utiliser les armes fournies par l’Arabie pour un coup monté contre le gouvernement Assad.

Quoi qu’il en soit, les décès ont été causés, c’est malheureux, mais il n’y en a pas plus que les décès qu’Obama a causés en Irak, en Afghanistan, en Libye, au Somalie, au Pakistan, au Yémen, en Egypte et en Syrie. Les décès prouvés dont Obama est responsable sont sans commune mesure avec les décès non prouvés que Barack Obama attribué gratuitement à Assad.

Ce qui est incontestable c’est que les décès des syriens ne se produisent que parce que Washington a lancé l’invasion de la Syrie par des forces extérieures similaires à celles que Washington a utilisées contre la Libye. Quelle que soit la manière dont ces décès surviennent, ils sont le résultat de l’action du régime criminel d’Obama. Si ce régime n’avait pas cherché à renverser le gouvernement syrien, il n’y aurait pas eu de décès par armes chimiques ou par tout autre moyen. C’est une guerre lancée par Washington, Israël, la cinquième colonne de néoconservateur d’Israël à l’intérieur de l’Amérique et de la Maison Blanche, et les médias occidentaux en captivité qui sont achetés et payés par le lobby pro-israélien.

Assad n’a pas commencé la guerre. Le gouvernement syrien a été attaqué par des forces extérieures envoyées par Washington et Israël.

Assad a bien plus de soutien public en Syrie que n’en ont Obama aux États-Unis, Cameron au Royaume-Uni, Hollande en France, Merkel en Allemagne, et Netanyahu en Israël.

L’idiot de la Maison Blanche ne cesse de répéter sa déclaration absurde, comme une poupée parlante désarticulée, que l’usage, non prouvé, par Assad « d’armes chimiques est une menace pour la sécurité mondiale. »

Cher lecteur, qui, outre l’idiot de la Maison Blanche peut être si incroyablement stupide pour croire que la Syrie est une menace pour la sécurité mondiale?

Si la Syrie est une «menace pour la sécurité mondiale », comme l’Irak était une «menace pour la sécurité du monde», comme l’Iran est accusé d’être une «menace pour la sécurité du monde », quel genre de superpuissance est l’Amérique ? Jusqu’à quel niveau doit descendre le QI, quelle déficience mentale doit frapper le public pour qu’il gobe ces allégations absurdes et hystériques ?

Retournons les déclarations de l’idiot Obama. Pourquoi la menace pour la sécurité mondiale ne serait pas l’attaque de la Syrie par Obama ? Il n’a aucune autorité pour attaquer la Syrie. C’est simplement parce qu’il le veut et juste parce qu’il a diabolisé Assad avec des mensonges sans fin, et juste parce qu’il est la marionnette totale du gouvernement fou d’Israël et de son conseiller néoconservateur à la sécurité nationale, en fait un agent israélien, et juste parce que le ministère de la Propagande, y compris le NPR, répète tous les mensonges d’Obama comme des vérités.

N’y a-t-il pas une menace pour la sécurité internationale quand une superpuissance peut, sur un coup de tête, diaboliser un leader et un pays et enclencher la destruction massive, comme les États-Unis l’ont fait sept fois au cours des douze dernières années ? Il y a des millions de victimes innocentes mais diabolisées de « l’indispensable, exceptionnel USA», la  «lumière du monde. »

Oubliez les médias américains, qui ne sont que le ministère de la propagande pour le lobby israélien. Ce que les membres du Congrès et le peuple américain doivent se poser comme question, c’est de savoir pourquoi Obama à la Maison Blanche ne représente que le lobby pro-israélien?

Personne ne soutient une attaque contre la Syrie, sauf le lobby pro-israélien.

Pourquoi Obama va ajouter encore un autre crime de guerre dans le palmarès de Washington de ces 12 dernières années ? Ce n’était pas assez d’avoir détruit les vies et les perspectives de millions de personnes en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Somalie, au Pakistan, au Yémen et en Egypte ? Pourquoi tuer et détruire les perspectives de vie d’encore plus de millions de personnes en Syrie et d’autres pays dans lesquels la guerre d’Obama pourrait se propager ?

Peut-être que la réponse est que Obama, Kerry, et le fou Netanyahou et sa cinquième colonne de néoconservateurs sont des zombies.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/09/08/the-rule-of-zombies-why-are-obama-and-kerry-so-desperate-to-start-a-new-war-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Obama a décidé que c’est plus sûr d’acheter le Congrès que de faire cavalier seul – Paul Craig Roberts


obama-congres-930_scalewidth_961Alors qu’il réclamait encore des pouvoirs dictatoriaux pour déclencher une guerre de sa propre autorité, Obama a mis son attaque unilatérale contre la Syrie en attente quand il a reçu une lettre de plus de 160 membres de la Chambre des représentants lui rappelant que mener le pays à la guerre sans l’approbation du Congrès est une faute pouvant entrainer la destitution, et quand il a vu qu’aucun des pays qui auraient pu servir de couverture pour un crime de guerre, pas même le gouvernement de la marionnette britannique et les Etats fantoches de l’OTAN, ne soutiendrait  l’agression militaire américaine annoncée contre la Syrie.

Obama s’en est tiré avec l’attaque de la Libye sans le feu du Congrès, parce qu’il a utilisé des marionnettes de l’OTAN, et non les forces militaires américaines. Ce stratagème a permis à Obama de dire  que les Etats-Unis n’étaient pas directement impliqués.

Maintenant que le manque de couverture et le défi du Congrès ont poussé l’apprenti-tyran Obama à suspendre son attaque contre la Syrie, que pouvons-nous attendre?

Si Obama était intelligent, et clairement, quelqu’un qui peut nommer Susan Rice comme son conseiller à la sécurité nationale n’est pas intelligent, il laisserait tout simplement l’attaque contre la Syrie se fondre en arrière-plan et mourir, tandis que le Congrès retournerait le 9 Septembre faire face aux problèmes insolubles du déficit budgétaire et du plafond de la dette.

Une administration compétente se rendrait compte qu’un gouvernement qui est incapable de payer ses factures sans usage intensif de la planche à billets est en bien trop grande difficulté pour se préoccuper de ce qui se passe en Syrie. Aucune administration compétente ne risquerait une frappe militaire qui pourrait entraîner un embrasement du Moyen-Orient et la hausse des prix du pétrole, aggravant ainsi la situation économique à laquelle Washington fait face.

Mais Obama et sa bande d’incompétents ont démontré qu’ils n’ont aucune compétence. Le régime est aussi corrompu, et tout l’édifice ne repose que sur des mensonges.

Maintenant que la Maison Blanche se rend compte qu’Obama ne peut pas commettre un crime de guerre, sans couverture, voici ce que nous pouvons probablement attendre. L’argumentation va se déplacer ; ce ne sera plus Assad a-t-il ou non utilisé des armes chimiques mais plutôt que le Congrès ne doit pas saper le prestige et la crédibilité américaine en ne soutenant pas le président Obama, le dernier homme de paille pour les guerres américaines d’agression.

La Maison Blanche va soudoyer, cajoler, et intimider le Congrès. L’argument du régime sera celui du prestige et de la crédibilité de l’Amérique, le Congrès doit soutenir le président. Le Président et le Secrétaire d’Etat ont fait des déclarations sans équivoque sur la culpabilité de M. Assad et leur détermination à punir Assad. Compte tenu de la folie de Washington, la façon dont il veut punir Assad, pour (prétendument) avoir tué des syriens avec des armes chimiques, c’est de tuer plus de Syriens avec des missiles de croisière.

Si cela n’a pas de sens pour vous, vous ne faites pas partie du gouvernement d’Obama ou des médias américains, et vous ne pourrez jamais être un néoconservateur.

La Maison Blanche fera valoir que Obama a cherché un compromis avec le Congrès en le laissant voter sur la décision, et que la part du Congrès du compromis est d’apporter son soutien. Rencontrons-nous à mi-chemin, dira la Maison Blanche.

Le lobby pro-israélien, Susan Rice, les néo-conservateurs et les va-t’en-guerre comme les sénateurs John McCain et Lindsey Graham diront que le manque de soutien de l’attaque d’Obama contre la Syrie nuit à la crédibilité de l’Amérique, aide les « terroristes » et « laisse l’Amérique sans défense. » C’est déjà assez, diront-ils, que Barack Obama ait montré de l’indécision en attendant l’approbation du Congrès et de l’irrésolution en substituant une frappe limitée au plan original de changement de régime.

Face aux menaces d’une coupure des dons de campagne du lobby pro-israélien et le complexe militaro-sécuritaire, la Chambre et le Sénat peuvent être poussés à « soutenir le pays», alors que celui-ci commet un autre crime de guerre. La combinaison de la corruption, l’intimidation et les appels patriotiques pour soutenir le prestige de l’Amérique peut faire basculer le Congrès. Personne ne sait vraiment si les quelques 160 membres de la Chambre sont sincères en mettant Obama en demeure, ou s’ils veulent simplement quelque chose. Peut-être veulent-ils seulement monnayer leur approbation à Obama.

Si le Congrès apporte son soutien à un autre crime de guerre américain, le Premier ministre britannique David Cameron peut revenir au Parlement et leur dire que Obama « a maintenant rallié le Congrès, offrant ainsi la couverture, et si le Parlement ne suit pas, l’argent va nous être coupé « .

Peu de politiciens britanniques, autres que George Galloway, sont à l’aise avec une coupure des fonds.

Si Cameron arrive à convaincre le Parlement, les autres pays de l’OTAN pourraient décider de s’accrocher au wagon des paiements. La règle primordiale de la civilisation occidentale, c’est que plus d’argent est mieux que pas d’argent.

Washington et ses marionnettes européennes de l’OTAN critiquent la Russie et la Chine pour l’utilisation de leur droit de veto au Conseil de sécurité pour empêcher l’ONU d’apporter la justice, la liberté et la démocratie en Syrie. Ces faux arguments seront utilisés par les médias occidentaux presstitués pour minimiser l’importance de l’opposition du Conseil de sécurité de l’ONU à l’attaque de Washington contre la Syrie. Pourquoi Washington devrait-il être dissuadé par les membres du Conseil de sécurité qui soutiennent l’utilisation d’armes chimiques par Assad ? se demandent les putes médias américains. Les prostituées qui composent les médias américains feront tout ce qu’ils pourront pour veiller à ce que Washington tue encore plus de Syriens. Tuer est la marque de fabrique de l’Amérique.

Comme l’histoire de l’humanité le prouve, les gens feront n’importe quoi pour de l’argent. Les exceptions notables sont Edward Snowden, Bradley Manning et Julian Assange. Si une seule de ces personnes avait été à Washington et avait dit : «achetez-moi », en échange de son silence Washington aurait fourni des fortunes avec lesquelles il pourrait vivre une vie de confort.

Vu comment le gouvernement américain est corrompu et comment Washington est déterminé à poursuivre son plan, les inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU sont à risque. Il est peu probable qu’ils aient un accident comme les SEAL Team Six (NDT : ceux qui sont censés avoir tué Ben Laden). Mais, à moins qu’ils ne soient  séquestrés comme un jury, ils sont des cibles pour la corruption. Si le rapport de l’ONU ne soutient pas la position de la Maison Blanche, le Secrétaire général va subir des pressions pour rendre le rapport peu concluant. Après tout, c’est Washington qui signe les chèques grâce auxquels l’ONU fonctionne.

Personne ne devrait s’attendre à ce que le Congrès américain vote sur la base de la preuve. Par ailleurs, le Congrès n’a jusqu’ici toujours pas compris que, indépendamment de savoir si Assad a utilisé des armes chimiques, c’est un crime de guerre pour les Etats-Unis de commettre une agression manifeste contre la Syrie, un pays qui n’a pas attaqué les États-Unis. Ça ne regarde en rien Washington comment le gouvernement syrien réprime l’effort des extrémistes al-Nusra pour le renverser.

L’argument d’Obama qu’il est OK pour tuer des gens avec du phosphore blanc et de l’uranium appauvri, comme font les Etats-Unis et Israël, mais pas avec du gaz sarin, n’a aucune logique. http://www.washingtonsblog.com/2013/08/the-u-s-and-israel-have-used-chemical-weapons-within-the-last-8-years.html

Washington lui-même a des plans d’urgence pour utiliser des bombes anti-bunkers nucléaires contre les installations nucléaires souterraines de l’Iran. Si Washington croit que les armes de destruction massive sont inadmissibles, pourquoi en a-t-il autant, et pourquoi des plans d’urgence pour les utiliser? Washington a-t-il des regrets d’avoir lâché deux bombes atomiques sur des villes japonaises civiles au moment même où le gouvernement japonais faisait tout ce qui était en son pouvoir pour se rendre?

Depuis la fin de la dangereuse guerre froide, la guerre chaude a été le pilier de la politique étrangère américaine. George HW Bush a attaqué l’Irak après que son ambassadeur ait donné à Saddam Hussein le feu vert pour attaquer le Koweït. Clinton a attaqué la Serbie sous de faux prétextes et sans aucune autorité constitutionnelle ou légale. George W. Bush a attaqué l’Afghanistan et l’Irak sur la base de mensonges. Obama repart à l’attaque sur l’Afghanistan et a attaqué aussi le Yémen, le Pakistan et la Somalie. Obama a envoyé ses marionnettes de l’OTAN pour attaquer la Libye, a envoyé des mercenaires en Syrie, et a maintenant l’intention d’empêcher la défaite de ses mercenaires en attaquant la Syrie.

Washington construit une chaîne de bases militaires autour de la Russie et de la Chine. Ces bases sont extrêmement provocatrices et prédisent une guerre nucléaire.

Les États-Unis, un pays avec un vaste arsenal d’armes nucléaires, dont les dirigeants politiques sont à la fois corrompus et fous, est un grand danger pour la vie sur terre. Que Washington soit le danger numéro un au monde est désormais universellement reconnu, sauf par les Américains qui portent leur patriotisme sur leur manche. Ces dupes crédules sont les catalyseurs de la disparition de l’humanité par la guerre.

Jusqu’à ce que l’économie américaine s’effondre, Washington aura toujours de l’argent imprimé, et il pourra acheter l’acquiescement pour ses crimes. Il peut compter sur le soutien des presstitués pour raconter ses mensonges comme si c’était des faits. Le monde ne sera pas sûr jusqu’à ce que le château de cartes américain s’effondre.

Ça me désole de voir tous ces Américains mal informés qui pensent qu’ils vivent dans le meilleur pays au monde. Trop peu d’Américains se soucient que leur gouvernement ait détruit d’innombrables vies de l’Amérique centrale et le Vietnam au Moyen-Orient et l’Afrique. L’armée américaine a systématiquement assassiné des civils en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, en Somalie, et est responsable de pas moins de 1.000.000 morts irakiens et 4.000.000 Irakiens déplacés. La définition américaine de «meilleur pays au monde» c’est le pays qui peut assassiner les personnes les plus innocentes, des gens qui n’ont jamais attaqué l’Amérique, des gens qui regardaient autrefois l’Amérique comme l’espoir du monde et maintenant la voient comme une menace mortelle.

Trop d’Américains n’ont aucune idée qu’un cinquième de leurs concitoyens dépendent de l’appui du gouvernement, ou s’ils le savent, ils accusent les malheureux d’être des sangsues sur la bourse des contribuables. Aux Etats-Unis, les salaires et les opportunités d’emploi sont en baisse. Il n’existe aucun obstacle au pillage des citoyens par les institutions financières. Il n’y a aucune contrainte sur l’illégalité et la brutalité de la police, et aucune limite aux mensonges qui maintiennent la population américaine piégée dans la matrice de l’ignorance de la réalité.

Essayer d’imaginer comment un tel peuple peut conserver la liberté ou retenir un gouvernement dédié à la guerre donnerait des migraines.

Ces républicains qui s’inquiètent du fardeau de la dette pour nos enfants et nos petits-enfants sont inquiets au sujet d’un avenir qui pourrait ne jamais arriver. L’hubris de Washington pousse le monde vers une guerre nucléaire.

« Le meilleur pays du monde» est la force maléfique qui détruit la vie et les perspectives des différents peuples et pourrait encore détruire toute vie sur terre.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/09/01/obama-has-decided-that-it-is-safer-to-buy-congress-than-to-go-it-alone-paul-craig-roberts/

 

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Pourquoi sommes-nous en guerre au Yémen ? Par Ron Paul


130120-yemen-dronePar Ron Paul

La plupart des Américains ignorent sans doute qu’au cours des deux dernières semaines les Etats-Unis ont lancé au moins huit attaques de drones au Yémen, où des dizaines de personnes ont été tuées C’est la plus grande escalade d’attaques américaines sur le Yémen en plus d’une décennie. Les américains affirment que tous ceux qui ont été tués étaient des «militants présumés, » mais les yéménites sont depuis longtemps choqués par le nombre de civils tués dans ces frappes. Les médias ont rapporté que de toutes les personnes tuées dans ces récentes frappes américaines, une seule était sur ​​la liste des terroristes ‘’les plus recherchés ».

Cette escalade significative des attaques américaines sur le Yémen a coïncidé avec la réunion du président yéménite Hadi avec le président Obama à Washington plus tôt ce mois-ci. Hadi a été installé au pouvoir avec l’aide du gouvernement américain après un coup d’état en 2011, contre son dirigeant de longue date, le président Saleh. Il est dans son intérêt d’avoir les États-Unis derrière lui, car sa popularité est très faible au Yémen et il fait face à la menace constante d’un autre coup d’état.

A Washington, le président Obama a salué la coopération du président Hadi dans la lutte contre Al-Qaïda dans la Péninsule Arabique basée au Yémen. C’était juste avant que l’administration américaine ait annoncé une énorme menace non spécifiée forçant la fermeture de près de deux douzaines ambassades dans la région, notamment au Yémen. Selon l’Administration, les fermetures des ambassades ont été provoquées par une conférence téléphonique interceptée par le NSA au cours de laquelle quelques 20 dirigeants d’Al-Qaïda avaient parlé d’attaquer l’Occident. Beaucoup restent sceptiques quant à cette affirmation spectaculaire, qui a été faite juste au moment où certains membres du Congrès ont exhorté à un examen plus approfondi des programmes d’espionnage intérieur du NSA.

Les États-Unis sont engagés au Yémen depuis un certain temps, et la présence américaine au Yémen est beaucoup plus grande qu’on nous le laisse croire. Comme le Wall Street Journal a rapporté la semaine dernière :

« Au cœur de la coopération américano-yéménite il y a un centre de commandement interarmées au Yémen, où des responsables des deux pays évaluent les renseignements recueillis par l’Amérique et d’autres alliés, comme l’Arabie saoudite, disent des responsables américains et yéménites. Là, disent-ils, ils décident quand et comment lancer des frappes de missiles contre de présumés agents d’Al-Qaïda de la très secrète liste approuvée par la Maison Blanche pour l’assassinat ciblé ».  

Toutefois, loin de résoudre le problème des extrémistes au Yémen, cette présence américaine dans le pays semble créer plus d’extrémisme. Selon le professeur Gregory Johnson, de l’Université de Princeton, un expert sur ​​le Yémen, les «dommages collatéraux» civils causés par les frappes de drones américains sur les membres d’Al-Qaïda attirent en fait plus de recrues d’Al-Qaïda :

« Il y a des frappes qui tuent des civils. Il y a des frappes qui tuent des femmes et des enfants. Et quand vous tuez des gens au Yémen, ce sont des gens qui ont des familles. Ils ont des clans. Et ils ont des tribus. Et ce que nous voyons, c’est que les Etats-Unis peuvent cibler un individu en particulier parce qu’ils le considèrent comme un membre d’Al-Qaïda. Mais ce qui se passe sur le terrain, c’est qu’il est défendu comme un membre de la tribu ».

Le gouvernement américain est clairement en guerre au Yémen. On prétend qu’ils combattent Al-Qaïda, mais les frappes de drones créent autant ou plus de membres d’Al-Qaïda qu’elles en éliminent. Le ressentiment accumulé par les victimes civiles prépare un dangereux retour de flamme, qui constitue pour nous une véritable menace mais qui est malheureusement largement ignorée. En outre, les États-Unis envoient des signaux contradictoires en attaquant Al-Qaïda au Yémen, tout en soutenant l’Al-Qaïda lié aux rebelles qui combattent en Syrie.

Ce cycle d’intervention produisant des problèmes qui nécessitent plus d’intervention pour les «résoudre» nous appauvrit et nous rend plus, pas moins, vulnérables. Qui peut prétendre que cette vieille approche est un succès ? A-t-elle produit un peu de stabilité dans la région? Y a-t-il eu des cas de réussite ? Il y a une alternative. Ça s’appelle non-interventionnisme. Nous devrions l’essayer. La première étape serait de se retirer du Yémen.

Ron Paul

Traduction : Avic

http://www.informationclearinghouse.info/article35820.htm

Vlad le Cogneur vs Obama la Mauviette – Par Pepe Escobar


Faites un plan ; puis faire un autre plan. Les deux ne fonctionneront pas.
Bertolt Brecht

Poutine-Obama02Cela devient ridicule. Le président des États-Unis (POTUS) a hurlé et crié parce qu’il voulait qu’on lui rende son espion (Edward Snowden). Snowden, en accord avec les lois russes, a obtenu l’asile temporaire. La Maison Blanche a été «déçue».

Donc POTUS a snobé le sommet bilatéral avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou qui coïncide avec le G20 à Saint-Pétersbourg au début de Septembre. Le Kremlin a également été «déçu».

Poutine a envoyé un télégramme à George « Dubya » Bush – lui souhaitant un prompt rétablissement de son intervention cardiaque. [1] POTUS est allé à un talk-show américain et déclaré que la Russie avait tendance à « glisser de nouveau dans la pensée de la guerre froide et une mentalité de guerre froide».

La distanciation brechtienne nous dit que le mot  « ridicule » ne commence même pas à le décrire. La mentalité de la guerre froide est effectivement imprégnée dans les gènes de Beltway (NDT : Washington) – du Capitole jusqu’au Pentagone. En ce qui concerne le POTUS, il a agi comme un dilettante diplomatique au mieux. « Yes, We Can» s’est transformé en «Yes, We Scan » et maintenant c’est « Yes, We Scorn» (Oui, Nous Méprisons). Cela peut s’appliquer aux différents caniches d’élevage européen, mais ça ne colle pas à Vlad le Cogneur.

La Maison Blanche a justifié sa décision par le « manque de progrès » sur tout, dont la défense antimissile, le contrôle des armements, le commerce et les relations commerciales, les questions de sécurité mondiale, les droits de l’homme et de la société civile. N’importe quoi ; tout cela c’était parce qu’un POTUS impuissant a été empêché de mener sa guerre contre les lanceurs d’alerte. Le conseiller des affaires étrangères de M. Poutine, Iouri Ouchakov, était plus proche de la vérité quand il a dit: «Les États-Unis ne sont pas prêts à construire des relations sur un pied d’égalité. »

Vlad le Cogneur peut sentir une mauviette de proportions Carter-esques comme un ours polaire chassant le phoque. Il a rapidement évalué la façon dont l’administration Obama a réduit en cendres sa crédibilité déjà fragile sur deux fronts en même temps ; à cause de l’ampleur du complexe orwellien / Panopticon détaillé par les fuites de Snowden, et à cause de la façon dont il a été impitoyablement pourchassé.

Ajoutant quelques clous dans le cercueil de médias mainstream, le New York Times a publié un éditorial – sans doute «suggéré» par la Maison Blanche – justifiant l’annulation du sommet, en disant: « M. Poutine est un leader répressif et arrogant qui traite son peuple avec mépris « . [2] Ouais ; et c’est Blanche-Neige qui est à la Maison Blanche.

Tous à bord du Transsibérien

La colère d’adolescent du POTUS n’a rien à voir avec la guerre froide. Pour commencer, les États-Unis et la Russie sont interdépendants sur un vaste éventail de questions. Au moins en théorie, certains adultes vont en discuter à Washington ce week-end, car le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou rencontreront le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le patron du Pentagone Chuck Hagel.

Vlad n’a qu’un mot à dire pour transformer le déjà humiliant retrait d’Afghanistan des forces  US / OTAN – qui se sont fait botter le cul par une bande de Pachtounes avec de fausses Kalachnikovs – en un désastre cataclysmique.

Vlad peut subtilement calibrer le soutien de la Russie pour Bachar al-Assad en Syrie – en particulier après que le chef des renseignements saoudien, le prince Bandar « Bush » bin Sultan lui ait rendu visite à Moscou et lui aurait offert d’acheter plein d’armes russes tant que la Russie pourra continuer. [3] Poutine n’a pas été impressionné. Pourtant, Bandar n’aurait pas fait ces propositions sans « consultation » avec ses maîtres américains.

Vlad peut offrir beaucoup de soutien extra diplomatique à la nouvelle présidence de Rouhani en Iran – y compris, surtout, de nouvelles ventes d’armes, et consolider la position de Téhéran à d’éventuelles négociations avec Washington.

Dans le Caucase, Vlad a le vent en poupe. La Géorgie montre bien moins d’antagonisme envers Moscou. Et dans Pipelineistan, la Russie a influencé la décision de l’Azerbaïdjan de privilégier le Trans-Adriatic Pipeline (TAP) sur le Nabucco Ouest perpétuellement condamné, et a immédiatement entrepris de consolider la coopération énergétique entre la société azerbaïdjanaise SOCAR et la société russe Rosneft. La Géorgie et l’Azerbaïdjan sont considérés comme de proverbiaux «loyaux» alliés américains.

En Europe, chaque pilote de bateau de croisière sur le Rhin connaît le partenariat stratégique entre la Russie et l’Allemagne. Concernant les négociations sur les transactions de gaz naturel avec l’Italie, la France ou la Pologne, par exemple, le jeu russe est d’obtenir des contrats à long terme avec beaucoup de réductions de prix et des régimes fiscaux.

En Europe centrale et orientale Vlad a aussi – quoi d’autre – le vent en poupe, avec la Russie achetant quantités d’actifs stratégiques de transport des usines, de l’industrie chimique.

Puis il y a la pièce maîtresse, cruciale, le Transsibérien. J’ai fait le Transsibérien deux fois, en hiver, au début des années 1990, puis plus tard dans le courant des années 1990, c’est un enfer de voyage. A l’époque c’était surtout des russes pauvres achetant tout ce qui bouge en Chine et le rusé chinois vendant tout ce qu’il pouvait en Russie. Aujourd’hui, il n’est question que de fret lourd. Le Transsibérien déplace pas moins de 120 millions de tonnes de fret par an ; c’est au moins 13% du trafic de conteneurs entre l’Europe et l’Asie. La Russie investit dans une extension de 17 milliards de US $ et rajoute 55 millions de tonnes supplémentaires de capacité de chargement.

Ajoutez à cela le triplement de la capacité des terminaux de la côte du Pacifique de la Russie en 2020, l’expansion du port de Saint-Pétersbourg; Siemens fournit 675 locomotives électriques de fret supplémentaire dans le cadre d’un accord de 3,2 milliards de dollars.

Le jeu russe ici est d’augmenter ses exportations de produits bruts par tous les moyens disponibles. Au moins 250.000 barils de pétrole par jour sont acheminés de la Russie vers l’Asie. La mise à niveau du Transsibérien fera des merveilles pour les échanges Europe-Asie. Via le Transsibérien, les produits asiatiques arrivent en Europe en 10 jours ; par mer, de la Corée du Sud ou du Japon jusqu’en Allemagne, c’est au moins 28 jours. Pas étonnant que le Japon et la Corée du Sud sont de grands fans du Transsibérien. Et d’un point de vue européen, rien ne vaut la voie du Transsibérien moins chère, plus rapide vers l’Asie.

Complètement paumé

Guerre froide? Cela fait partie de la nostalgie business. Avec une Europe comateuse; les multiples frictions entre l’Europe et les Etats-Unis, Pékin regardant à l’intérieur pour tenter de résoudre le casse-tête du peaufinage de son modèle de développement et une administration Obama paralysée, Moscou a identifié l’ouverture parfaite et s’est engagé sans retenue dans l’expansion commerciale stratégique.

L’ignorance de l’administration Obama – pour ne pas mentionner le Think Tankland américain  – ne peut pas être surestimée. Personne dans le Beltway ne parle de la politique russe – en dehors de diaboliser Poutine. Ce qui convient tout à fait à Vlad le Cogneur, il est occupé à construire avec soin une nouvelle réalité stratégique, non seulement dans la périphérie de l’Europe, mais au cœur aussi. La Russie est de retour – avec éclat.

Dans ce grand schéma des choses, la dérive vers un environnement post-post guerre froide, l’affaire Snowden n’est qu’une pièce du puzzle. Et c’est ici que le personnel reflète parfaitement la politique. Vlad le Cogneur sait exactement ce qu’il fait – alors que Obama la Mauviette ressemble à un cerf pris dans les phares d’une locomotive Transsibérien.

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Vlad et Momo

1. In wishing Bush well, Putin has message for Obama, Reuters, August 8, 2013.
2. What’s the Point of a Summit?, The New York Times, August 7, 2013.
3. Saudi offers Russia deal to scale back Assad support – sources, Reuters, August 7, 2013.

Pepe Escobar

Traduction : Avic

http://www.atimes.com/atimes/World/WOR-01-090813.html

L’Amérique Discréditée – Paul Craig Roberts


senat-us-intE2009-2eComme Washington perd son emprise sur le monde, défié par le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur et maintenant la Russie, le gouvernement américain a recours à des crises de colère publiques. La manifestation constante d’une attitude puérile de la part de la Maison Blanche et du Congrès embarrasse chaque Américain.

La dernière manifestation du comportement infantile de Washington a été sa réponse au Service de l’Immigration russe pour l’octroi de l’asile en Russie pour un an au lanceur d’alerte américain Edward Snowden, en attendant que sa demande d’asile permanent soit étudiée. Washington, après avoir transformé les Etats-Unis en un état de non droit, n’a plus aucune conception de ce qu’est une procédure légale. La loi, c’est tout ce qui sert Washington. Tel que Washington voit les choses, la Loi n’est rien d’autre que la volonté de Washington. Toute personne ou pays qui interfère avec la volonté de Washington se comporte illégalement.

Parce qu’Obama, comme Bush avant lui, bafoue systématiquement la législation et la Constitution américaines, la Maison Blanche pense réellement que le président russe Vladimir Poutine doit désobéir à la loi russe et internationale, révoquer la décision d’asile du Service de l’immigration de la Russie, et remettre Snowden à Washington.

Washington attendait que la Russie lui remette Snowden simplement parce qu’il l’exigeait. Comme un enfant de deux ans, Washington ne peut pas concevoir que ses demandes n’aient pas préséance sur le droit international et les procédures juridiques internes de chaque pays. Comment la Russie ose-t-elle défendre la loi contre «la nation indispensable»?

Le porte-parole de la Maison Blanche, qui est si médiocre que je n’arrive pas à me rappeler comment il / elle s’appelle, a déclaré que le crétin de la Maison Blanche pourrait punir Poutine en n’allant pas lui rendre visite à Moscou le mois prochain. Je doute que Poutine se soucie de savoir si le crétin de la MB (Maison Blanche) se montre ou pas.

La durée du mandat du crétin de la MB est proche de sa fin, mais Poutine, à moins que la CIA ne l’assassine, sera là pour une autre décennie. En outre, chaque dirigeant russe a appris que la parole d’un président américain ne signifie rien. Clinton, les deux Bush et l’actuel crétin de la MB ont violé tous les accords que Reagan a faits avec Gorbatchev. Pourquoi le président de la Russie, un pays gouverné par la loi, voudrait rencontrer un tyran?

Pour ne pas être en reste vis-à-vis de la Maison Blanche dans le comportement infantile, les membres de la Chambre et du Sénat ont ajouté chacun sa petite part à l’embarras de l’Amérique. Les abrutis du Congrès «ont réagi furieusement», selon les rapports de presse, et ont averti «des graves répercussions dans les relations américano-russes. » Ici, nous avons une autre démonstration extraordinaire de l’orgueil de Washington. Seule la Russie doit se préoccuper des répercussions dans les relations. Washington n’a pas à s’en préoccuper. Sa Majesté Impériale refusera tout simplement d’accorder audience à Poutine.

Le Congrès ne semble pas être au courant de sa schizophrénie. D’une part, le Congrès est indigné par l’espionnage illégal et inconstitutionnel de la National Stasi Agency – espionnage du Congrès surtout – et tente de couper le financement du programme de surveillance de cette même National Stasi Agency. L’amendement au projet de loi de dépenses militaires par Justin Amash, un républicain du Michigan, allait presque passer. L’amendement n’a été rejeté que par des votes achetés par l’industrie de l’espionnage.

D’autre part, malgré son indignation d’avoir été espionné, le Congrès veut le scalp du héros courageux, Edward Snowden, qui les a informés qu’ils étaient espionnés. Nous avons ici une démonstration de la stupidité historique du gouvernement qui tue le messager.

Seuls quelques fous de droite estiment que la surveillance universelle de tous les Américains est nécessaire pour la sécurité américaine. L’Agence nationale de la Stasi va batailler ferme et faire chanter tous les membres de la Chambre et du Sénat, mais le chantage lui-même finira par couper les ailes de l’Agence nationale Stasi, en tout cas on peut l’espérer. Si cela n’est pas fait rapidement, l’Agence Stasi aura le temps d’organiser un événement sous fausse bannière qui va terrifier le troupeau de moutons et mettre un terme aux tentatives de freiner l’agence voyou.

Les Etats-Unis sont au bord de l’effondrement économique. La prétendue «superpuissance», une entité en faillite, a été incapable, après 8 ans d’efforts, d’occuper l’Irak, et a dû abandonner. Après 11 ans, la «superpuissance» a été vaincue en Afghanistan par quelques milliers de talibans légèrement armés, et est maintenant en train de battre en retraite la queue entre les jambes.

Washington compense son impuissance militaire en commettant des crimes de guerre contre des civils. L’armée américaine est un grand tueur de femmes, d’enfants, d’anciens du village, et des travailleurs humanitaires. Tout ce dont est capable la «superpuissance» c’est de lancer des missiles tirés à partir de drones sans pilote sur des fermes, des huttes de boue, des écoles et des centres médicaux.

Les locataires schizophrènes de Washington ont fait des américains un peuple haï. Ceux qui ont la clairvoyance pour vouloir échapper à la tyrannie croissante savent aussi que partout où ils pourraient chercher refuge, ils seront considérés comme la vermine de la nation la plus détestée et susceptibles d’être des boucs émissaires et être pris pour des espions et des gens d’influence néfaste, et risquent d’être décimés en représailles contre la dernière atrocité de Washington.

Washington a détruit les perspectives des américains, tant dans le pays qu’à l’étranger.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/08/01/double-feature-bradley-manning-verdict-convicts-washington-and-hiding-economic-depression-with-spin-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Le loup a réussi à entrer dans la bergerie


Msc_2009-Friday,_16.00_-_19.00_Uhr-Dett_006_ElBaradeiLa première marche vers la présidence de l’Egypte vient d’être franchie. Mohamed ElBaradei, à l’affût depuis la première révolution égyptienne, vient enfin de franchir la première étape, non sans mal. Il vient d’être nommé vice-président par le nouveau président égyptien par intérim Adli Mansour.

Ce n’est certes pas le poste que briguait ElBaradei, mais c’est mieux que rien, surtout si, en plus de ce poste qui a dû être spécialement créé juste pour lui faire une petite place, il occupe aussi le poste clé de ministre des affaires étrangères. C’est énorme. Malgré les vents contraires, son équipe, grâce au puissant lobbying dont elle dispose, a fait du bon travail.

En effet, aussitôt après le coup-d’état-non-coup-d’état égyptien, tout son staff s’est mis à l’œuvre, remuant ciel et terre – en terre étrangère bien sûr, puisque tout ce qui se passera en Egypte pour les jours prochains se décidera désormais en terre étrangère – pour placer enfin leur héros, l’homme fort du Front de salut national (FSN) à la tête du pays. Mais voilà, les autres partis n’en veulent pas de ElBaradei. Ni le parti salafiste Al-Nour, ni  le Parti Liberté et Justice (PLJ) et apparemment, pas même les égyptiens ne veulent de l’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), tout prix Nobel de la Paix qu’il soit.

Mais ElBaradei est un pion essentiel dans l’échiquier pour les Etats-Unis et Israël. C’est le pion idéal. Malgré ses allégeances actuelles, il passe pour un ‘’résistant’’ qui a su, par le passé, tenir tête à l’empire. Et puis, rien de tel qu’un Prix Nobel pour tenir lieu de blanc-seing.

M. ElBaradei aurait voulu être président par intérim, tremplin idéal pour se succéder à lui-même quand des ‘’élections’’ surviendront. L’impatience, due peut-être à l’âge (car les années passent vite), le poussait à forcer le destin. Mais voilà qu’il est obligé de procéder par étape. Le fait même qu’il ait réussi cette première étape montre que la machine est en route et qu’elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin.  Il est dans la place, et pour longtemps, car les puissances sur lesquels il s’appuie sont, justement de vraies puissances, à l’intérieur-même du système.

Et c’est bien ça qui est inquiétant. Si ces puissances (Maison Blanche, AIPAC, quelques groupes du Congrès et du Sénat américain) arrivent à placer leur homme, c’est que l’Egypte n’a de ‘’pays arabe’’ que sa position géographique.  Cela voudrait dire que l’Egypte de Gamal Abdel Nasser n’est plus et qu’elle n’est plus que l’escorteur du porte-avions Israël. Les égyptiens pourront faire toutes les révolutions qu’ils voudront, ce ne seront, même si elles étaient réelles,  que des ‘’occupy’’ vite canalisées et récupérées.

Pauvre Egypte. Qu’ils soient laïcs, salafistes ou frères musulmans, ils sont tous récupérables et déjà récupérés.  Comme partout, finalement, où le monde politique n’est qu’un jeu de rôle.  A chaque changement il y a une sorte de casting où chaque candidat doit montrer ses capacités à remplir les conditions du rôle pour être éligible. Habituellement on se vent à celui qui met le meilleur prix ; ici c’est l’acheteur qui achète au plus offrant. Quand on n’a pas grand-chose à offrir, comme c’est le cas pour l’Egypte, il ne reste plus qu’à se vendre soi-même et son pays avec.

Avic

Que signifie «gentleman agreement» pour les gouvernements américain et Israélien?


En 2010, à l’invitation du président américain Barak Obama, Dimitri Medvedev, alors président de la Fédération de Russie, a effectué du 22 au 24 Juin, une visite officielle aux États-Unis, que la Maison Blanche considérait comme un point de départ pour de nouvelles relations avec la Russie. A cette occasion, M. Medvedev a visité le siège des géants Twitter,  Apple Inc et Cisco Systems, dans le complexe de Silicon Valley, près de San Jose, en Californie, leader mondial de la haute technologie. Lire la suite Que signifie «gentleman agreement» pour les gouvernements américain et Israélien?