Archives du mot-clé Mali

La France en guerre ininterrompue depuis 2001


ob_c63d8f_mali-caesaFin 2001, sans l’aval du Parlement et dans le plus grand secret le « chef de guerre » Jacques Chirac téléguidé par son Etat-Major décide de faire entrer la France en guerre en Afghanistan au côté des forces atlantistes. Les forces de l’armée française interviennent dans la guerre d’Afghanistan dans deux opérations internationales distinctes : la force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF) sous commandement de l’OTAN et l’opération Enduring Freedom sous commandement américain. En 2010, elle est quatrième contributrice de la coalition. Les forces combattantes sont retirées fin 2012. Lire la suite La France en guerre ininterrompue depuis 2001

TCHAD: La France ouvre une base militaire à Zouar pour « surveiller » la Libye


(Photo: Avion RAFALE au-dessus du MALI en février 2013 / Ministère de la Défense)
(Photo: Avion RAFALE au-dessus du MALI en février 2013 / Ministère de la Défense)

Le président tchadien Idriss Deby a accepté l’extension de la base militaire française.

Le nouveau redéploiement de la présence militaire française concerne le renforcement de l’effectif au Tchad avec trois cents nouveaux soldats avec une extension au nord du pays. Lire la suite TCHAD: La France ouvre une base militaire à Zouar pour « surveiller » la Libye

L’Algérie dans le viseur des USA


photo-drapeau-algeriepar François Charles

Il y a déjà plusieurs mois que les Etats-Unis, après avoir classé l’Algérie comme « pays à risque pour la sécurité des diplomates », ont implanté des installations militaires avec contingents de marines, à la pointe sud de l’Espagne, sans cacher le moins du monde leurs intentions interventionnistes vers le nord de l’Afrique. Lire la suite L’Algérie dans le viseur des USA

La France va-t-en-guerre


Tribune libre Palestine AlQuds_15

Afghanistan France HollandeJ’avoue être passablement surpris, pour ne pas dire agacé, par l’empressement de François Hollande à engager en première ligne les troupes françaises sur divers terrains d’opération. Il s’inscrit en cela dans la lignée de son prédécesseur à l’Élysée qui, en décidant en 2007 (avec une mise en œuvre effective en 2009) de réintégrer le commandement intégré de l’OTAN quitté en 1966, a donné une nouvelle orientation à la politique étrangère française. Lire la suite La France va-t-en-guerre

L’effroyable imposture impériale en Afrique


Francois-Hollande-est-au-Mali« Les jihadistes n’auraient pas fait régner la terreur dans le nord du Mali si Nicolas Sarkozy et un certain Bernard-Henri Lévy n’avaient mis la Libye à feu et à sang, en faisant fi des tragiques conséquences ». C’est l’intellectuelle malienne Aminata Traoré, également ancienne ministre de la Culture et du Tourisme du Mali, qui s’exprime ainsi, dans un livre qu’elle cosigne avec  l’écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop, très judicieusement intitulé « La gloire des imposteurs » (éditions Philippe Rey). Lire la suite L’effroyable imposture impériale en Afrique

Le gouvernement allemand étend sa mission militaire en Afrique


0,,16519384_303,00Selon des articles parus dans le Süddeutsche Zeitung et Spiegel Online, Berlin veut étendre massivement la participation allemande aux opérations militaires en Afrique. Ces comptes rendus relatent que la coalition gouvernementale entre les chrétiens démocrates et les sociaux-démocrates est en train de planifier une massive extension de la mission allemande au Mali. Lire la suite Le gouvernement allemand étend sa mission militaire en Afrique

Règlement de comptes au Mali : le général Sanogo arrêté et écroué


1451383_476802699099867_1786393074_n_1_426453600Après tout hold-up réussi, deux choses s’imposent : faire le partage des fruits du larcin, et  procéder au nettoyage de manière à ne pas être pris.

Le hold-up malien n’échappe pas à la règle. On se rappelle que Sanogo, alors capitaine, avait organisé en mars 2012 un coup d’état pour destituer Amadou Toumani Touré. Lire la suite Règlement de comptes au Mali : le général Sanogo arrêté et écroué

Mali : Un tireur sauvé du lynchage par sa victime française


fusil-de-chasse-darne-r17-occasionLe capitaine Bernard Gravois, instructeur français à l’école de la gendarmerie malienne à Faladiè, près de Bamako a été victime ce vendredi d’une agression avec un fusil de chasse. Selon Xinhua, l’officier français sortait au Lire la suite Mali : Un tireur sauvé du lynchage par sa victime française

Assassinat des deux journalistes français : Fabius ne dit pas la vérité


Deux-journalistes-francais-enleves-et-tues_article_landscape_pm_v8Que s’est-il passé à Kidal, au Mali ? Chaque jour une nouvelle version  vient nous raconter comment les deux journalistes de RFI ont été assassinés.  Tués par balles ? Egorgés ? Par qui ?

La version officielle soutient qu’ils ont été tués par balles par des terroristes. En annonçant cette version, Laurent Fabius se croit obligé de donner des détails. Il aurait mieux fait de s’en tenir à un discours laconique, car ses explications ne tiennent pas la route. Revoyons les différents points de ce drame.

D’après Laurent Fabius, « Ils ont été tués par balles par les groupes terroristes que nous combattons ». Il fait ainsi taire les rumeurs selon lesquels les deux journalistes ont été égorgés. Il rajoute « Les assassins, ce sont ceux que nous combattons, c’est-à-dire les groupes terroristes qui refusent la démocratie et qui refusent les élections (…) Ghislaine Dupont et Claude Verlon ont été kidnappés par un petit commando et emmenés hors de Kidal. Leurs corps ont été retrouvés à 12 km (…) à quelques mètres de la voiture fermée à clé, il n’y avait aucun impact de balle sur la voiture. ».

Ceci nécessite plusieurs commentaires. Il parle d’un groupe terroriste. Quel groupe terroriste ? A moins de croire que les terroristes sont des gens qui, chaque matin en se levant, cherchent quelle action ils pourraient bien faire pour enquiquiner le monde, on peut supposer qu’ils sont animés par quelque motif pour kidnapper deux journalistes  français. Les otages auraient pu servir de monnaie d’échange soit en argent sonnant et trébuchant, soit de moyen de pression sur Paris. Mais nos terroristes, au lieu de préserver leur trésor, préfèrent le détruire en exécutant leurs otages. Où est la logique ? A moins que le but initial ne fût juste le plaisir d’exécuter des français. Là non plus, ça ne tient pas, car des français au Mali, il y en a des tas, et ils n’ont pas tous des gardes du corps.

Laurent Fabius parle encore de « terroristes qui refusent la démocratie et les élections ». Quelles élections ? Elles ont déjà eu lieu et, personne, au Mali, ne songe un seul instant à les remettre en cause car tout le monde sait que ce n’est là qu’une pure formalité afin de désigner et mettre en place une administration pour gérer le pays selon une certaine norme. Mais cette sortie de Fabius est sensée nous montrer la monstruosité des acteurs du drame.

Fabius va encore plus loin dans son scénario. Il dit que « Leurs corps ont été retrouvés à 12 km (…) à quelques mètres de la voiture fermée à clé, il n’y avait aucun impact de balle sur la voiture. ». On se croirait en plein film hollywoodien, où des malfaiteurs changent de voiture pour égarer les poursuivants.  Voilà des ravisseurs qui demandent délicatement à leurs futures victimes de descendre de voiture (sans doute pour ne pas abimer les sièges), puis, tranquillement, les abattent de deux balles pour l’un et trois balles pour l’autre, ensuite referment la voiture à clé (il faut croire que le désert est infesté de voleurs de voitures), et ensuite partent  aussitôt dans une autre voiture en laissant la première sur place. M. Fabius ne sait manifestement pas ce que vaut une voiture, une 4X4 de surcroit, en Afrique, où les R5, R12 ou R21 font encore fureur.

Tout est faux dans les explications de Fabius. Dans ces cas-là, que fait-on ? On essaie de chercher ses réponses soi-même, avec le risque de tomber sur toutes les rumeurs qui circulent ici et là sur Internet et de se raccrocher à la plus plausible.

La dernière en date parle même de bavure de l’armée française, selon le journal algérien El Watan qui rapporte des récits de témoins oculaires de l’évènement. Selon ces témoins, les deux journalistes auraient été enlevés à la sortie de leur rendez-vous avec un des notables du MNLA de Kidal. A 27 km de la ville, le véhicule s’est arrêté et tous ses occupants en sont sortis. C’est alors qu’un hélicoptère a surgi pour arroser tout le monde, tuant aussi bien les terroristes que  les journalistes. Cette version, si elle était vraie, se rapprocherait de celle de Fabius. Mais un problème se pose. Il est difficile d’imaginer un hélicoptère de l’armée française tirer dans le tas, sachant que des otages pourraient être tués. On a beau faire partie de l’OTAN, l’armée française n’est pas l’armée des Etats-Unis, qui est capable de tout détruire en espérant que sa cible se trouvera parmi les victimes. Pour avoir tiré dans le tas, il faut que l’équipage de l’hélicoptère en ait reçu l’ordre.

Nous aurons certainement d’autres révélations dans les jours à venir, mais quelles qu’elles soient, nous sommes au moins sûr d’une chose : cela ne s’est  pas passé comme le dit M. Fabius. Et s’il ment, c’est qu’il ne veut pas que la vérité se sache.  Avant que cette affaire ne soit enterrée et oubliée, les terroristes du Sahel finiront bien par se réveiller et envoyer une revendication en bonne et due forme à un journal local pour rassurer tout le monde ?

Avic

Hollande au Mali : mission accomplie ?


-C’était pourtant une grande victoire. On revoit encore François Hollande entrant en vainqueur à Bamako, avec presque remise des clés de la ville si cela avait été possible. On n’a jamais vu autant de drapeaux français que ce jour-là. Hollande, comme Georges W. Bush a décrété que la guerre était finie et qu’il l’avait gagnée.

Apparemment ‘’l’ennemi’’ n’a pas été mis au courant. Il continue à faire exactement ce qu’il faisait avant, et on ne sait toujours pas pour quelle raison d’ailleurs. Les attentats continuent, mais meurtriers cette fois, ce qui n’existait pas avant. Le Mali est toujours virtuellement divisé, et des zones entières sont toujours hors de contrôle du pouvoir central. Mais, on nous dira, il y a quand même eu des élections. Il y aurait eu, de toute façon, des élections et un autre que l’ancien président aurait été élu, puisqu’ATT n’avait pas l’intention de se représenter.

Aujourd’hui, l’Armée Française est sur place et n’a pas l’intention d’en bouger. Les forces de l’ONU, la Minusma sont également déployées au Mali, avec pour mission de chercher à ramener la stabilité dans le pays, ce qui est loin d’être gagné. Car, au Nord, la guerre continue. Les coups de mains, les attentats, les harcèlements, tous les ingrédients d’une guérilla, vont bon train

Ce qui oblige les forces françaises, aux côtés des forces armées maliennes et la Minusma à intervenir. En ce moment une opération de grande envergure est en cours, selon le porte-parole de l’état-major des armées françaises, le colonel Gilles Jaron. Cette opération, baptisée «Hydre», engage un millier de soldats dont un bataillon de militaires français et un bataillon malien, comptant plus de 500 soldats chacun. Avec la Minusma en plus, ça fait beaucoup.

Alors M. Hollande, la guerre est finie ?

Avic

Sous le règne de Flamby


hollande-Moi-président« Moi Président de la République… « 

Personne n’a oublié cette tirade grandguignolesque où Flamby jouait les parangons de vertu face à un Sarko pâlichon. Tirade qui annonçait le retour théâtral d’une gauche moralisatrice plus mielleuse que jamais. Mais de mensonges en reniements, sur le plan moral, les français ont été servis. Citons : le passage aux aveux du « Chevalier blanc » Cahuzac – un fraudeur hors pair qui devait incarner le contribuable exemplaire ; des promesses de lutte contre la barbarie financière enterrées ; des ennemis caressés dans le sens du poil comme les milliardaires du CAC 40 ; des réformettes poltronnes et injustes comme celle des retraites ou celles reconduisant les privilèges des cumulards du parlement et des heureux employés d’Edf ; une guéguerre néocolonialiste au Mali ; un alignement servile sur la politique étrangère américaine qui aurait pu déclencher l’explosion du Moyen Orient ; une loi scélérate sur les plans sociaux pondue pendant la trêve estivale (loi du 1/07/2013). Bref une gauche rapace sur le plan fiscal, juste bonne à faire casquer les forces vives de la nation, ceux qui pourraient relancer l’économie par la consommation ou l’investissement. Une gauche de droite, couarde et clientéliste dont il ne restera que le mariage pour tous

Paradoxalement, le mollasson de l’Elysée s’est révélé d’une dureté fiscale de fer envers la classe moyenne. Armé d’une massue herculéenne, Flamby a matraqué l’éternelle vache à lait. Comme ce gouvernement fantoche est incapable de s’attaquer aux paradis fiscaux où les milliards sont planqués, ce sont, comme toujours, les ouvriers, employés, cadres, commerçants, et professions libérales qui crachent au bassinet. Une classe moyenne qui n’a pas le droit aux « Assises de la fiscalité » comme les membres du MEDEF ou de la CGPME. Une classe prise en étau, rackettée par l’oligarchie bancaire. Car n’oublions pas que les intérêts de la dette représentent 49 milliards € par an soit 5 fois le budget de l’emploi, n’oublions pas que cet endettement a été, en partie, organisé par l’ancien Directeur général de la banque Rothschild, Monsieur Georges Pompidou.
Mais celui qui n’avait qu’ « un seul ennemi : la finance » continue de faire prospérer ce système pour le plus grand profit des banquiers.

Après réception de mon avis d’imposition, comme l’immense majorité des français, j’ai mis deux jours à reprendre mon souffle. La consternation ayant précédé l’indignation et la colère…

En théorie, la gauche est censée garantir une juste répartition des richesses. Elle est supposée favoriser l’ascenseur social, lutter contre les privilèges et la financiarisation de l’économie. Or cette gauche cautionne un système qui flatte les ploutocrates, les exploiteurs, les banquiers et les rois du bling bling. Car pour échapper au matraquage, ceux qui ont les poches pleines organisent leur évasion fiscale, un privilège exorbitant dont sont exempts les contribuables moyens.

À cause de cette terrible injustice, l’économie est à l’arrêt, et la France s’enlise un peu plus chaque jour. Afin de satisfaire le Trésor public, le contribuable lambda ne peut ni investir, ni consommer utile, ni économiser pour payer les études de ses enfants. Alors que les 50 plus grandes entreprises européennes (Peugeot, Total, Hsbc, Bnp…) comptent 4858 filiales dans des paradis fiscaux, le contribuable moyen, employé, cadre ou commerçant se serre la ceinture pour faire vivre sa famille. Telle est l’arnaque de cette gauche clownesque qui fait hurler Jaurès dans sa tombe !

http://diktacratie.com/sous-le-regne-de-flamby/

Le Mali à l’heure du butin….


francois-hollande-ibrahim-boubacar-keita-ibk-jean-yves-le-drian-yamina-benguiguiNous avons gagné cette guerre » a dit le président français, François Hollande, lors de l’investiture du nouveau président malien, Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). A sa décharge, on peut dire qu’on gagne les guerres qu’on peut et, quand on y arrive, on peut se permettre de le dire haut et fort, tant cela réconforte un ego particulièrement éprouvé, après avoir été cavalièrement éconduit malgré ses assiduités par le président des Etats-Unis, à propos de la Syrie.

De plus, là, il est le seul des dirigeants atlantistes à parader. Pourquoi n’en aurait-il pas profité. Surtout quand ce gain a une signification beaucoup plus large que la débandade de quelques bandes de desperados. Car désormais, il est le maître des lieux et ne s’empêche pas de le dire. « Nous conserverons ici les effectifs nécessaires, mais surtout autour du Mali, pour aider les forces africaines à juguler toute menace ». Que pouvait-il espérer de plus que cette perspective d’un possible retour triomphal, sous sa houlette, de la Françafrique sur des terres qui lui sont disputées et qui semblent devoir lui revenir.

Désormais, c’est sous légalité internationale et satisfecit des autorités maliennes que les troupes françaises sont à demeure, pour garantir que rien ne se fera qui soit contraire aux intérêts bien compris de la puissance tutélaire par la grâce d’une « libération » du Mali du « péril terroriste ». Derrière, il y a une « aide » économique qui va suivre et marquer les « bonnes intentions » exprimées avant, pendant et après l’intervention militaire.

Jusqu’ici, même le peuple malien a l’air de manifester de la reconnaissance. Tout va donc pour le mieux. Jusqu’à quand, nul ne sait pour la durée. Mais il est certain que tôt ou tard, il faudra que les choses soient remises à plat. Après que, encore fois, il soit goûté aux bienfaits de ce type de mansuétude qui fera tout pour qu’en matière de développement il sera uniquement question de celui des multinationales, qui sont d’ores et déjà prêtes à pomper les richesses qui s’offrent à elles.

Sur un autre plan, toujours en termes de retour du Mali dans le giron de la France, c’est la présence très remarquée et très significative de Mohamed VI, venu dans les bagages du président français lui aussi fêter la « victoire ». Cela ne pouvait pas ne pas se produire. Le Makhzen est un incontournable symbole de l’influence hexagonale, dans la région, et un modèle d’allégeance sans borne au fait colonial. Pour la galerie, il serait venu apporter son assistance au gouvernement malien. Et il l’a apportée. Enfin, celle qu’il a pu, sachant le sort économique et social qui est réservé aux populations marocaine et sahraouie. Le royaume va former 500 imams maliens et installer un « hôpital temporaire de campagne », à Bamako, où des médecins marocains vont soigner gratuitement « tous ceux qui le souhaiteront ». La satisfaction du roi a été d’avoir été gratifiée de la non-invitation du président du Front Polisario, premier pas supposé vers le retrait de la reconnaissance malienne de la république sahraouie, sous les prescriptions évidentes de François Hollande. En attendant d’autres modifications dans la gestion des positions maliennes.

Par Ahmed Halfaoui

http://french.irib.ir/info/afrique2/item/276884-le-mali-%C3%A0-l-heure-du-butin

Cirque Malien. Les africains ont-ils un problème avec la liberté?


jpeg_thumbnail_source-1379597943Lorsque hier 19/09/2013, j’ai vu à la télévision la cérémonie de la prestation de serment du nouveau président malien (IBK) à Bamako, j’ai eu un pincement au cœur.

Nous avons tous vu le président français menacer la Syrie dans son discours de Bamako. Et lorsqu’en plus la chaine de télévision française TF1 titre son journal télévisé avec ces quelques mots : « Mali : sept mois après, Hollande de retour pour « investir » le nouveau président ». Elle confirme de fait que Monsieur Keita n’est qu’un SOUS-PREFET.

Et je me suis posé certaines questions : A quoi cela sert-il au peuple français un tel cirque ? Pour convaincre qui  sur cette planète ? Combien d’emplois seront créés en France à partir des millions d’Euros que ce pays a dépensés pour inviter  le monde entier à applaudir au cirque malien de ce 19/9/2013 ?

Après 21 ans de la démocratie, le Mali nous prouve qu’en Afrique, ce n’est point la démocratie qui va précéder l’économie, bien peut-être l’inverse. Le cirque malien est la preuve qu’aucun pays au monde n’a jamais résolu ses problèmes grâce à la prétendue « démocratie » et d’alternance politique au pouvoir. Si 20 ans de démocratie malienne finit à la mise sous-tutelle du pays par un chef d’Etat français en mal de popularité dans son pays, c’est que nous avons vraiment touché le fond. Alors qu’est ce qui ne va  pas ? Est-ce qu’on verrait le même président français dans les anciennes colonies françaises d’Asie pavoiser de la même manière ?

Pour une fois, plutôt que de voir tous les problèmes dans la méchante France, je m’interroge sérieusement si les Africains n’ont pas un problème avec la liberté. Est-ce que 500 ans d’humiliation et de soumission n’ont pas transformé l’Africain en un animal en cage ? en un animal que même laissé libre de s’échapper, refuse obstinément de partir, de s’envoler à la découverte de la splendeur du ciel bleu ?

Pour le comprendre, je vous invite à analyser le comportement d’autres peuples hors d’Afrique, colonisés par la même France, pour voir si ces pays ont le même comportement que les pays africains. Nous allons choisir deux secteurs dans notre analyse : la Langue et la Monnaie.

1- Le Cambodge

Le Cambodge est une colonie française depuis 1863, jusqu’à la proclamation de son indépendance le 9 novembre  1953, c’est-à-dire après 90 ans d’occupation coloniale française. Indépendance suivie d’une longue guerre civile. Mais peut-on imaginer les dirigeants cambodgiens se comporter avec la même soumission et allégeance vis-à-vis de la France ?

a) La langue : A l’indépendance, les intellectuels sont unanimes sur une chose : Si le français reste la langue officielle du pays, l’indépendance à peine obtenue ne sera jamais effective. Voilà pourquoi le Khmer devient l’unique langue officielle avec son système d’écriture alpha-syllabique de 33 consonnes et 24 voyelles. La langue française comme l’anglais, le chinois ou le russe est relayé au rang de langues étrangères.

b) La monnaie: Leur BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale) et leur BECEAO (Banque des Etats de l’Afrique de l’Ouest) locale s’appelait : La Banque de l’Indochine créée à Paris le  21 janvier 1875 par deux banques françaises, le CEP (Comptoir d’escompte de Paris) et le CIC (Crédit industriel et commercial) pour servir localement de banque d’émission des colonies d’Asie. Leur « Franc CFA » local émis par cette banque portait deux noms en fonction des pays : Le Franc Pacifique et la Piastre.  Par exemple, elle ouvre ses portes aussi dans les comptoirs français de Chine dès 1889, et c’est Mao qui va mettre fin à cette occupation coloniale avec sa monnaie dès 1955. Au Cambodge, à l’indépendance du pays en 1953, la monnaie coloniale française, la PIASTRE sera remplacée par le RIEL qui a pour code international : KHR;

2- La Syrie

Comparez-vous même 2 pays ex-colonies françaises : Le Mali et la Syrie et répondez à vous même si les dirigeants africains et le peuple africain n’ont pas un sérieux problème d’assumer  et de vivre en liberté.

La Syrie et le Liban (en 1920), de même que le Cameroun et le Togo, ont été donnés par la Société des Nations en administration à la France. Alors que dès 1944, la Syrie arrache sa liberté en proclamant de façon unilatérale son indépendance de la France, qui mettra 2 ans pour l’accepter, les autres pays africains vont attendre les années 60 pour recevoir en cadeau l’indépendance de la généreuse et magnanime France.

Après la création de Israël en 1948, les politiciens palestiniens commettent l’erreur stratégique de faire partir une bonne partie de la population. Les Etats-Unis et la France tentent alors de convaincre les dirigeants syriens d’offrir à 500.000 réfugiés palestiniens présents en Syrie, la nationalité syrienne. La somme de 400 millions de dollars est offerte aux dirigeants syriens pour cette opération et ce sont tous les partis politiques qui sont choqués par cette proposition qui signifie tout simplement qu’il n’y aura plus jamais un Etat Palestinien, dès lors que ses citoyens auront été convertis à d’autres nationalités. La tête de file de la protestation, c’est le parti Baas, c’est-à-dire celui dirigé en 2013, par un certain Assad.

Combien de dirigeants africains auraient refusé une telle somme ? 400 millions de dollars sont environ 263 milliards de Francs CFA. Mais lorsqu’on regarde de plus près, on trouve d’autres petits détails qui démontrent du vrai patriotisme des dirigeants syriens, lorsqu’en Afrique c’est plutôt l’opposé :

a) La monnaie : à l’indépendance, la monnaie coloniale française est remplacée dès 1946 par la Livre Syrienne.

b) La langue : Tout est fait pour marginaliser le français afin de créer une véritable rupture de colonialisme mental et culturel. Ainsi, aujourd’hui en 2013, la langue officielle est l’Arabe. Après c’est l’Anglais qui est la langue étrangère la plus parlée. Mais le plus surprenant c’est le Russe et le Chinois qui arrivent immédiatement après, surtout parce que ces 2 langues sont enseignées dans les Universités syriennes. Le français n’est parlé que par environ 4.000 personnes sur les 22 millions d’habitants, surtout certaines minorités chrétiennes, au moment où en Afrique ce sont les intellectuels qui écrivent des livres que personne ne peut lire tellement c’est compliqué, puisque les auteurs africains pour la plupart veulent démontrer aux français combien ils sont civilisés. Et mêmes les chefs d’Etat s’y mettent en faisant passer la présidence de la Francophonie, même plus importante que celle d’une République Africaine.

3- Le Laos

Le Laos subit une agression française avec le blocus de ses côtes dès 1893, pour la contraindre à accepter l’occupation coloniale française et intégrée à l’Indochine française en 1899.  Elle proclamera son indépendance le 19 juillet 1949.

a) La langue : Les dirigeants politiques vont alors, vite changer la langue nationale coloniale du Français au Lao.  Aujourd’hui en 2013, sur 6,5 millions d’habitants, seuls 3.000 étudiants et quelques fonctionnaires à la retraite parlent encore le français. Et même si ce pays fait partie de l’organisation de la Francophonie, c’est le chinois qui est la deuxième langue, derrière le Lao. Le français est une simple langue vivante 2, comme l’Allemand (parlé par plus de 3.400 personnes) et le Russe.

b) La monnaie: la monnaie coloniale, la Piastre est remplacée par le KIP (LAK) à peine 5 ans après l’indépendance, en 1954, et rendue immédiatement inconvertible.

4- Le Vietnam

Lorsqu’au milieu du 19ème siècle, le Vietnam refuse toute influence occidentale, en interdisant par exemple, le christianisme, la France lui livre la guerre qui va finir en 1858 par l’annexion d’une partie du pays, officialisant de fait le début de l’occupation coloniale française du pays dans ce que cette dernière va appeler la « colonie de Cochinchine ». Le 2 septembre 1945 les nationalistes proclament l’indépendance du pays. La France ne l’entend pas de cette oreille et va déclencher dès 1946, la célèbre guerre dite d’Indochine, combattue surtout avec la chair à canon, appelée TIRAILLEURS SENEGALAIS.

Mais grâce au soutien militaire de la Chine de Mao, la France connait une défaite cuisante dans la célèbre  bataille de Diên Biên Phu. Elle est alors contrainte de reconnaitre l’indépendance du Vietnam en 1954 (traité de Genève). 10 ans plus tard, les américains chercheront à venger la honte de la défaite française à travers ce qu’on a appelé la « guerre du Vietnam », là aussi avec la défaite qu’on connait et qui continue de traumatiser encore aujourd’hui, les vétérans américains de cette guerre, avec des fusillades dans tous les USA.

a) La monnaie : A l’indépendance, contrairement aux pays africains, la monnaie coloniale française le Piastre est remplacée par le DONG (VND) rendue immédiatement inconvertible.

b) La langue : La langue française est immédiatement remplacée par le Vietnamien. Aujourd’hui en 2013, sur les presque 90 millions de Vietnamiens, seuls 1% d’entre eux, c’est-à-dire 90.000 personnes parlent français, notamment les personnes âgées, surtout les anciens fonctionnaires à la retraite.

5- CONCLUSION

Je ne peux pas conclure ce texte sans revenir au Mali.

Le 8 juin 1992  Alpha Oumar Konaré est élu  président de la République du Mali. Il sera réélu en 1997 dès le premier tour avec plus de 95% de voix. Lorsqu’il atteint ses limites de 2 mandats maximum en 2002, dès l’année suivante, il est élu lors du Sommet de Maputo, comme le Président de la Commission Africaine. Durant son mandat à ce poste il a beaucoup œuvré pour l’application de la langue commune africaine, le Swahili, que je préfère appeler : l’AFRICAIN.

Une fois fini son mandat à l’Union Africaine, le grand Alpha Oumar Konaré est aujourd’hui membre du Haut Conseil de la Francophonie. Il rejoint à cet organisme 2 autres ex-présidents africains, notamment, Monsieur Cassam Uteem, ancien président de la République de l’Ile Maurice, Abdou Diouf, ex président de la République du Sénégal et actuel secrétaire général de l’Organisation de la francophonie et président de ce Haut Conseil de la Francophonie. Et de nombreux ex-ministres africains, notamment :  Jean-Baptiste Tati Loutard, ancien ministre de la Culture du Congo-Brazzaville, Adama Samassékou, ancien ministre de l’Éducation Nationale du Mali, Paulin Hountondji, ancien ministre de la Culture du Benin, Bernard Dadié, ancien ministre de la Culture de Côte d’Ivoire. Mais c’est quoi le Haut Conseil de la Francophonie ?

Le Haut Conseil de la Francophonie a été créé en 1984, comme un organisme au service du Président de la République française pour le conseiller dans 3 axes différents liés à la langue française. Mais ce qui nous intéresse, c’est le tout premier cité dans la charte : « Un rôle d’observation des évolutions linguistiques au sein des États, des gouvernements et des organisations internationales ».

En d’autres termes, les anciens présidents de la République en Afrique, lorsqu’ils ont fini d’être présidents, sont au service du président de la République française. Les Ministres de même.

Alors où est le patriotisme du pays qu’ils ont servi ? Où est la dignité personnelle de ces intellectuels ?  Les Africains ont-ils un problème avec la liberté ? Sont-ils juste le fruit de l’infantilisation du continent qui dure depuis trop de temps ? Ou bien ont-ils été Présidents de la République, Ministres, juste comme une des deux choses que le penseur Allemand Günter Anders indique comme le piège idéal pour adoucir et acheter l’intellectuel subversif : l’argent et le pouvoir ? La présence de Hollande à Bamako hier 19/09/2013 répond-elle  cette logique ?

C’est autant de questions auxquelles je ne trouve pas de réponse et je laisse à chacun de vous le soin d’y réponse selon votre propre perception des faits et évènements, au regard de l’attitude asiatique. C’est bien de citer souvent les asiatiques en exemple de la croissance économique et industrielle. Mais on parle peu de leur niveau culturel, de leur degré d’autonomie mentale et surtout de leurs capacités à inventer un modèle propre à eux et qui les rend fiers d’eux-mêmes. Le Laos est-il plus riche que la République Démocratique du Congo ou que la Côte d’Ivoire ? Mais elle a une richesse que ces 2 pays n’ont pas : la liberté. Les dirigeants ont compris que cette liberté se construit à la sueur du travail et de l’engagement. Pour faire vivre, une langue, une écriture il faut un très grand sérieux et une rectitude intellectuelle très forte.

La Syrie, ex-colonie française vient d’infliger une humiliation cuisante à la France en obtenant son exclusion des accords du 14 septembre 2013 à Genève sur son armement chimique, entre la Russie et les Etats-Unis d’Amérique. Tous les généraux de l’armée syrienne, formées en France ont déserté à la première heure du conflit. Mais contrairement à l’Afrique où tout se construit uniquement autour de la France, la Syrie avait cherché sa vraie alliance stratégique ailleurs, en Russie. Le plus ahurissant de tout ça a été de constater les prises de position de certains ministres africains s’alliant systématiquement derrière l’isolement français que même François Fillon est allé critiquer à Moscou toujours hier.

L’ex-Premier ministre le même jour, jeudi 19/09/2013 dans un discours à Moscou au « club Valdai », en compagnie de Vladimir Poutine a fustigé l’amateurisme de François Hollande dans la crise syrienne avant de conclure :

« Nous avons, vous et nous, Russes et Européens, une influence déterminante sur les deux camps qui s’opposent en Syrie. Je souhaite à cet égard que la France retrouve cette indépendance et cette liberté de jugement et d’action qui, seules, lui confèrent une autorité dans cette crise ».

En d’autres termes, et dits plus prosaïquement, « Hollande est le caniche de Obama et ne pige rien dans cette crise ». Et voilà qu’il utilise une tribune au Mali pour lancer des menaces inutiles contre un pays qui a su arracher son indépendance, la Syrie. Et avoir changé l’Ambassadeur Syrien à Paris par quelqu’un choisi par Paris est un boumerang que le président français est en train de recevoir à la figure, parce qu’il s’est trompé de pays et de continent. Ce qui avait marché pour la Côte d’Ivoire ne marche pas forcément pour des peuples plus conscients et plus intelligents. Oui, j’ai bien dit, plus intelligents. L’épilogue de la crise ivoirienne et libyenne, comparée à celle syrienne me font douter même de l’intelligence des africains, ou tout au moins de ceux qui les dirigent.

Au moment où on affronte la crise syrienne avec des informations contradictoires d’un côté et de l’autre, avec la manipulation de l’information pour des intérêts qui nous échappent et en plein milieu du cirque malien, il me plait de conclure ce texte avec un penseur allemand. On peut être d’accord avec lui ou détester ses pensées, mais il a le mérite de la franchise avec des mots volontairement crus qui nous incitent à une profonde réflexion.  Il s’appelle Günter Anders (Voir encadré ci dessous).

__________

Note: Je n’ai pas parlé de la religion, mais comment compléter une comparaison entre l’allégeance des dirigeants africains au système et la fierté identitaire des dirigeants asiatiques sans parler de la spiritualité ? Lorsque dans les années 90, on a vu déferler sur l’Afrique et l’Asie une vague des sectes chrétiennes venues tout droit des USA, alors qu’en Afrique les dirigeants politiques sont tombés dans le piège de la propagande  dénommée la « liberté religieuse » et abandonné leur propres populations les plus fragiles psychologiquement entre les mains des escrocs d’un nouveau genre, au Cambodge par exemple, c’est l’inverse qui s’est produit : en 1989, afin de garantir la spécificité de la culture cambodgienne et lutter contre l’invasion de ces sectes chrétiennes et musulmanes, il a été décidé d’instaurer une religion d’Etat, le « bouddhisme theravāda », pratiqué aujourd’hui par 95% de la population.

Au même moment en Afrique, c’est la course à la Conférence islamique. On a vu des présidents de la République changer de prénom pour passer par exemple au Gabon de Albert Bongo à Omar Bongo dans l’espoir d’avoir un peu de miettes des monarchies pétrolières et musulmanes du golfe arabo-persique. Comme le ridicule de l’aliénation ne tue jamais, on a aussi vu en Afrique des politiciens, que dis-je ? Des Ministres et des présidents de la République qui sont Pasteurs chrétiens, comme l’ancien président de la République Centrafricaine Bozize.

Les africains ont-ils un problème avec la liberté ? Pourquoi ce qui semble évident pour un dirigeant Laotien, un  cambodgien pour protéger les intérêts de son pays doit encore faire l’objet de débat pour un ministre africain ?

Nous avons  vu la liste des ex-ministres et ex-présidents africains membres du Haut Conseil de la Francophonie. Ce que je n’ai pas dit est que cette liste est limitée par la France. Combien de ministres et de présidents de la république sont-ils en attente en Afrique d’être béni par la providence afin que le président français les copte à ces postes ? Avec les africains nés durant la période d’occupation coloniale, le chemin vers la liberté est sans doute très long. Ils ont refusé la liberté qu’ils avaient à portée de main.

Est-ce que la jeunesse africaine qui s’apprête à arriver au pouvoir dans les prochains 10-20 ans aura le même problème de la phobie de la liberté ?

Douala, le 20 Septembre 2013

 

Jean-Paul Pougala
Jean-Paul Pougala

Jean-Paul Pougala

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-12591.html

Günther Anders dans son livre : « Die Antiquiertheit des Menschen » (L’obsolescence de l’homme) qu’il publie en 1956 , écrit à la page 122 ceci :

« Pour étouffer par avance toute révolte, il ne faut pas s’y prendre de manière violente. Les méthodes du genre de celles d’Hitler sont dépassées. Il suffit de créer un conditionnement collectif si puissant que l’idée même de révolte ne viendra même plus à l’esprit des hommes. L’idéal serait de formater les individus dès la naissance en limitant leurs aptitudes biologiques innées.

Ensuite, on poursuivrait le conditionnement en réduisant de manière drastique l’éducation, pour la ramener à une forme d’insertion professionnelle. Un individu inculte n’a qu’un horizon de pensée limité et plus sa pensée est bornée à des préoccupations médiocres, moins il peut se révolter. Il faut faire en sorte que l’accès au savoir devienne de plus en plus difficile et élitiste. Que le fossé se creuse entre le peuple et la science, que l’information destinée au grand public soit anesthésiée de tout contenu à caractère subversif. Surtout pas de philosophie. Là encore, il faut user de persuasion et non de violence directe : on diffusera massivement, via la télévision, des divertissements flattant toujours l’émotionnel ou l’instinctif. On occupera les esprits avec ce qui est futile et ludique. Il est bon, dans un bavardage et une musique incessante, d’empêcher l’esprit de penser.

On mettra la sexualité au premier rang des intérêts humains. Comme tranquillisant social, il n’y a rien de mieux. En général, on fera en sorte de bannir le sérieux de l’existence, de tourner en dérision tout ce qui a une valeur élevée, d’entretenir une constante apologie de la légèreté ; de sorte que l’euphorie de la publicité devienne le standard du bonheur humain et le modèle de la liberté.

Le conditionnement produira ainsi de lui-même une telle intégration, que la seule peur (qu’il faudra entretenir) sera celle d’être exclus du système et donc de ne plus pouvoir accéder aux conditions nécessaires au bonheur. L’homme de masse, ainsi produit, doit être traité comme ce qu’il est : un veau, et il doit être surveillé comme doit l’être un troupeau. Tout ce qui permet d’endormir sa lucidité est bon socialement, ce qui menacerait de l’éveiller doit être ridiculisé, étouffé, combattu.

Toute doctrine mettant en cause le système doit d’abord être désignée comme subversive et terroriste et ceux qui la soutienne devront ensuite être traités comme tels. On observe cependant, qu’il est très facile de corrompre un individu subversif : il suffit de lui proposer de l’argent et du pouvoir. »

Günther Anders, « Die Antiquiertheit des Menschen »  1956 –  P.122

Laurent Louis appelle au soutien pour continuer ses actions dissidentes !


kamerleden-willen-laurent-louis-niet-horen-id2829434-1000x800-nLaurent Louis appel au soutien pour continuer ses actions dissidentes ! @Laurent_louis

Laurent Louis compte sur le soutien des internautes pour maintenir la voix des sans voix, au parlement
 
Il est actuellement le seul député en  Europe  à défendre avec courage, les convictions et l’intérêt du peuple Belge mais au delà, des peuples en Europe.

Il a en particulier défendu des positions honorables avec vigueur et détermination, en prenant la parole :

  • Contre la pédophilie d’élite
  • Contre l’ingérence au Mali,
  • Pour soutenir la dissidence française
  • Contre la guerre en Syrie,

laurent_louis_un_belge_qui_redore_les_couleurs_de_la_belgique

Laurent_louis_appel_au_soutien

http://bestofactus.blogspot.fr/2013/09/laurent-louis-appel-au-soutien-pour.html

Passation de pouvoir au Sahel


etats-fragiles-sahel-L-0rLJSLPendant qu’au Mali M. Dioncounda Traoré va passer la main au nouveau président élu Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), en attendant tranquillement son futur poste dans l’un des organismes des instances internationales (en récompense de ses bons et loyaux services), une autre passation de pouvoir se passe en ce moment, mais cette fois à l’échelle de la région. En effet, il a été décidé de regrouper les deux grandes entités, formées elles-mêmes de plusieurs groupes disparates éparpillés dans tout le Sahel, de la Mauritanie au Tchad, affublées de différents noms sous forme d’initiales, et qui n’avaient qu’une seule raison d’être : terroriser. Terroriser qui ? Ce n’était pas très clair. Tantôt c’était les touristes amoureux du désert, avec quelques enlèvements lucratifs. D’autres fois c’était les intérêts de la France qui étaient visés. Dans quelques autres cas c’était les gouvernements locaux (et leurs armées) qui étaient leurs cibles. Parfois certains d’entre eux cherchaient à se créer des fiefs-émirats où ils pourraient donner libre cours à leur passion pour la charia. Mais ils avaient tous un point commun qui était la base de tous leurs actes : la haine de l’Occident. Les rapts de promeneurs solitaires, les raids contre les armées locales, les explosions de bombes artisanales dans les marchés des capitales régionales, les profanations de mausolées, bref, toutes les actions du parfait terroriste digne de cette appellation, c’était pour embêter l’Occident.

Ils viennent enfin de comprendre qu’ils menaient une lutte commune. Il se trouve que, d’une part leur terrain de jeu favori, le Mali vient de terminer sa pacification par une élection en bonne et due forme (sans aucune contestation du perdant, c’est dire !) et, d’autre part, le grand chef des « Moulethemounes », Mokhtar Bel Mokhtar, dit Bellawar (Le Borgne), veut prendre sa retraite.

Qui est Mokhtar Bel Mokhtar ? La prise d’otage d’In Amenas, en Algérie, c’est lui. Après ce triste exploit où 42 otages furent tués, il gagne son titre du terroriste le plus recherché dans le Sahel. La tête de notre ex-« mister Marlboro » (pour ses trafics de cigarettes dans le Sahara)  est mise à prix. Les Etats-Unis (qui d’autre ?) en fixent le prix : 5 millions de dollars. Après avoir été tué par l’armée Tchadienne, pour ressusciter presque aussitôt, on lui attribue l’attaque d’AREVA au Tchad ainsi qu’un raid contre l’armée tchadienne en Mai dernier, avec une vingtaine de morts à la clé côté tchadien. Comme pour Ben Laden, personne ne l’a vu depuis avant sa première mort, mais son implication dans les attentats fait l’unanimité dans les … médias s’appuyant sur des revendications sur cassettes.

C’est donc le groupe de ce Mokhtar Bel Mokhtar qui va fusionner avec le MUJAO (Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest). Dans un communiqué, diffusé par l’Agence mauritanienne Nouakchott information (ANI), et signé par Mokhtar Bel Mokhtar et le Touareg Ahmed Ould Amer, connu sous son nom de guerre « Ahmed Telmissi », qui dirige le Mujao, les deux chefs indiquent avoir décidé de céder la direction du nouveau mouvement à une « autre personnalité ». La nouvelle fusion, qui porte désormais le nom de Al Mourabitoune, ou Almoravides, aurait été confiée à un vétéran d’Afghanistan qui a combattu au Nord du Mali, dont l’identité n’est pas encore connue.

Suivent ensuite, dans le communiqué, les menaces habituelles surtout vis-à-vis de la France, avec la promesse de défaire son armée, etc… Ce qui obligera l’Armée Française à rester sur place pour protéger la civilisation contre ces barbares, et à renforcer la vigilance dans les gares, les aéroports et les lieux publics, dans sa lutte sans merci contre le terrorisme. De leur côté, les américains ne pourront faire autrement que renforcer, eux aussi, leurs bases locales et donner plus de moyen à Africom au nom du ‘’war on terror’’.

Avic

Il y a eu des élections au Mali… et même un second tour


Commentaire de Bernard Cuny

Ibrahim-Boubacar-Keita-mali« Grand succès de la démocratie malienne » claironnent nos perruches et perroquets médiatiques assistés de leurs « spécialistes » en plateau, arguant du « fort taux de participation » « au premier tour » de…Moins de 50 % !… Et mettant sur le compte du désintérêt des « électeurs », le vainqueur étant assuré, et du « mauvais temps », un taux de participation encore inférieur « au second tour »…

Certes, la présence d’ « observateurs » de l’ « UE » et de l’armée française « garantit la validité des résultats »…Mais, à ma connaissance, nous n’avons pas droit à de tels « observateurs » lors de nos votations, en « France »…Le candidat ou l’électeur malien serait-il à ce point méprisable et suspect de fraude ?…

Notons enfin qu’il faut un certain courage aux maliens abstentionnistes pour s’abstenir de voter, alors que les listes électorales sont sans aucun doute à la disposition de l’armée d’occupation…Mais il vrai que c’est la présence d’une « Qaïda » multiformes, pratiquement dans tous les pays des anciennes AOF et AEF, qui « justifie » la présence des troupes françaises…N’est-ce pas ?..

De l’illusion d’une libération par serval…


mali-Soldats-francais-GaoDe l’illusion d’une libération par serval a l’aboutissement d’un service pour le chaos total. Chronique d’une élection pipée

A Bamako courent de folles rumeurs sur les millions de cartes de vote éditées en surplus (?!!!), dans la plus grande opacité, par le pouvoir intérimaire, au moment où des électeurs potentiels du même nombre sont privés de leurs droits constitutionnels par défaut de Nina (la carte d’électeur).

Pis, à seulement 4 jours du 1er tour de l’élection présidentielle, des militaires aux ordres du capitaine Sanogo auraient pillé des stocks de cartes de vote aux fins d’utilisation frauduleuse en faveur du « candidat des militaires ».

Les jeux semblent faits !

Les élus sont connus d’avance et les élections présidentielles du Mali du 28 juillet 2013, censées restaurer l’ordre républicain et constitutionnel, passeront dans les annales comme la plus grande mascarade de l’histoire politique de la France-Afrique, pourtant riche en événements de ce genre.

Que le peuple du Mali se le tienne pour dit : Serval lui sera fatal !

Que le peuple français le sache : l’opération menée à grands frais au Mali, en son nom et pour son idéal, n’est décidément qu’un énorme leurre qui finira par modifier durablement les sentiments et attitudes des Maliens à l’endroit de la France et des Français !

A. Le tiercé gagnant

Sauf rebondissement, le tiercé gagnant dans l’ordre est le suivant : Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), président, Soumeylou Boubèye Maïga, Premier ministre, et le capitaine Amadou Haya Sanogo, chef d’état-major occulte de l’armée en dépit de son grade de capitaine.

Le choix peut surprendre mais répond à une logique de prédation :

– IBK n’est pas JFK. Vieux cacique de la vie politique malienne, Ibrahim Boubacar Kéita a été pendant 6 ans Premier ministre du président Alpha Omar Konaré, puis président, pendant 5 ans, de l’Assemblée nationale sous le dernier président Amadou Toumani Touré (ATT). Autant le dire tout de suite, ce n’est pas un perdreau de l’année. Plus que tout, toutefois, au-delà de son expérience et sa capacité manœuvrière de survie dans le marigot, sa qualité transcendantale qui s’impose à tous et l’impose d’emblée comme le meilleur futur président, sa martingale en somme, est son statut de vice-président de l’Internationale socialiste, le parti de François Hollande, le vainqueur de la bataille du Mali.

– Soumeylou Maïga, ancien ministre des Affaires étrangères du planqué de Dakar et ancien directeur général des services secrets du Mali, lui, sera Premier ministre, en raison de sa sensibilité pro-algérienne. Un retour d’ascenseur en somme pour un pays qui a autorisé le survol de son territoire par l’aviation française durant l’opération Serval (janvier 2013), aidé les services français à localiser la sépulture de l’otage français Philippe Verdon tué par ses ravisseurs dans le désert, enfin, dernier et non le moindre des éléments, garant, à la demande du MNLA, des futurs accords entre le gouvernement malien et ses contestataires.

– Amadou Aya Sanogo : le responsable majeur de ce désastre national, sera maintenu à son poste, moyennant une vague repentance balbutiée hâtivement à ses compatriotes au début de la campagne électorale, tel un rescapé de la mort. Maintenu à son poste au même grade de capitaine, investi néanmoins de la fonction de chef d’état-major occulte de l’armée malienne en reconstruction.

B. IBK versus Soumaïla Cissé, un remake des compétitions électorales françaises

Le scénario prévoit même un 2e tour électoral mettant en compétition IBK et Soumaïla Cissé, en un remake des compétitions électorales françaises en ce qu’il opposera IBK, le poulain socialiste, à un ancien cadre supérieur des entreprises françaises, notamment Air Liquide et Pechiney, Soumaïla Cissé, qui passe pour bénéficier des sympathies de la droite française.

Un arrangement scellant la réconciliation entre les anciens frères ennemis de l’Adéma (Alliance pour la démocratie au Mali), l’ossature politique des deux précédents mandats présidentielles (Alpha Oumar Konaré et ATT), aurait été conclu sous l’égide du président intérimaire Dioncounda Traoré.

Il prévoirait d’exclure de la phase finale du processus électoral, Modibo Sidibé, le dernier Premier ministre d’ATT, ainsi que Cheik Modibo Diarra, le spécialiste malien de la Nasa, dont le retour aux affaires signerait la mort politique du putschiste Sanogo. Modibo Sidibé a, en effet, été interpellé à deux reprises par la junte militaire et le scientifique, beau fils de l’ancien dictateur Moussa Traoré, a été évincé sans ménagement de ses fonctions de premier ministre durant la phase intérimaire.

C. 27 candidats dont une femme, Mme Haïdara dite Chato, au titre de la parité

Cisse-ChatoVingt-sept candidats postulent à la magistrature suprême malienne, dont une femme, diversité oblige, non pas Aminata Dramane Traoré, l’ancienne ministre de la Culture du Mali, interdite de séjour en France pour cause d’hostilité à Serval, mais une candidate inattendue, Mme Haïdara née Cissé Aïchata dite Chato, députée de Bourem originaire du Nord du Mali, ancienne camarade de travail au sein de la compagnie Air Afrique d’Edith Bongo, fille de Sassou Nguessou et épouse de l’ancien président gabonais Omar Bongo, mais surtout ancienne confidente de deux présidents africains, ATT du Mali et Sassou Nguessou du Congo Brazza, qui disposerait d’une force de dissuasion par les secrets d’alcôve qu’elle détiendrait.

Autre curiosité de la campagne, Oumar Mariko, candidat communiste, seul candidat à jouir d’une audience certaine dans le Nord du Mali, a été interdit de faire campagne dans cette zone sous contrôle militaire français, de crainte que ses harangues ne mettent en route un mouvement de protestation contre la présence militaire française au Mali.

Sous cape, il se murmure que la chancellerie française à Bamako s’active pour dissuader les opposants de contester les résultats de ce simulacre électoral, contre arguments sonnants et trébuchants : le remboursement des frais électoraux, particulièrement la caution de dix millions de F CFA bonifiés d’une prime au silence.

Au Parti socialiste, les divergences sur la question malienne sont tues. Le secteur international du PS est entravé, notamment sur les questions africaines, au bénéfice du cabinet de Harlem Désir qui semble avoir confié cette tâche de façon officieuse à Corinne Bord, laquelle travaille en étroite collaboration avec Thomas Melonio.

Cette situation est loin de faire l’unanimité au sein du parti où l’on pointe les conséquences de ces élections bâclées sous la pression de la communauté internationale avec ces possibles conséquences sur le Niger, la réhabilitation d’Idriss Deby que Serval a provoqué, de même résultant du rôle ambigüe du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, ainsi que la gestion du contentieux de Kidal et du MNLA, qui a demandé à l’Algérie de garantir les futurs accords conclus avec le pouvoir central à Bamako. Autant de signes qui marquent le retour en grâce de la Francafrique et la non prise en compte de l’avis de la diaspora sur les questions politiques.

D. Le Ravec et les failles du système électoral

La prochaine élection présidentielle malienne ignorera des millions de Maliennes et Maliens pourtant désireux d’y prendre part à travers leur vote.

La totalité des habitants de plus de 400 localités où il n’y a pas eu de Ravec (Recensement administratif à vocation d’état-civil) constitue le premier lot de ces millions de laissés-pour-compte. Ne voteront pas également les centaines de milliers de jeunes majeurs (18 et 19 ans) non-inscrits pour manque de leurs données biométriques, les réfugiés dans les camps et exilés, et aussi les centaines de milliers de personnes recensées, mais omises sur la liste des électeurs pour des raisons encore inconnues et inexpliquées.

Cependant, à Bamako courent de folles rumeurs sur les millions de cartes de vote éditées en surplus (?!!!), dans la plus grande opacité, par le pouvoir intérimaire, au moment où des électeurs potentiels du même nombre sont privées de leurs droits constitutionnels par défaut de Nina (la carte d’électeur)

Pis, à seulement 7 jours du 1er tour de l’élection présidentielle, des militaires aux ordres du capitaine Sanogo auraient pillé des stocks de cartes de vote aux fins d’utilisation frauduleuse en faveur du « candidat des militaires ».

Le mécontentement populaire est réel et justifié en ce que les luttes pour les droits et les libertés en Afrique sont indissociables des combats pour la paix et la justice dans le monde, contre le racisme et toutes formes de discriminations. Elles sont parties intégrantes des grands mouvements universels d’émancipation et d’égalité des peuples. La justice, la paix et la liberté devront, sans condition, s’installer en Afrique et s’y pérenniser. Il y va de la crédibilité des institutions internationales.

Don de l’Union européenne au Mali, à hauteur de 48 milliards de F CFA à sa réalisation, le Ravec devrait permettre de fiabiliser l’état-civil au Mali. Mais sa mise en œuvre (la prise des empreintes digitales des dix doigts de la main notamment), a suscité des interrogations quant à sa finalité, notamment sur le fait s’il ne s’agissait pas d’une opération détournée de contrôle de l’émigration clandestine à destination de l’Europe.

E. Cheikh Chérif Haïdara, le Nasrallah du Mali

Au-delà des suspicions, sur fond de compétition électorale, est engagée une sourde lutte d’influence entre les deux grandes branches de l’islam – conséquence de la talibanisation du Sahel.

– L’imam Mahmoud Dicko, président du Haut conseil islamique du Mali, une organisation sunnite chargée de la gestion des imams, qui passe pour bénéficier du soutien financier des pétromonarchies du Golfe, prônerait le vote utile en faveur d’IBK, le candidat de la France, par solidarité sectaire d’abord, au nom de la stabilité du pays ensuite. Son mot d’ordre est relayé à travers l’association Sabati-2012 (Sabati signifie stabilité).

– Cheikh Chérif Haïdara, le contrepoint chiite de l’imam Dicko, prône la stricte séparation de la religion de l’Etat. L’imam chiite préside la formation « Ançar Eddine » (les partisans de la religion), une association existant au Mali depuis un quart de siècle, mais dont le nom a été usurpé par les djihadistes pro-Qatar, lors de leur intrusion armée dans le septentrion malien.

Le chiisme est ultra minoritaire au Mali, mais son chef spirituel souvent désigné comme le « Hassan Nasrallah du Mali », par allusion au chef du Hezbollah, jouit d’un prestige certain en ce qu’il est la seule personnalité malienne capable de remplir un stade de 25 000 places.

F. Le Malien responsable au premier chef de ses maux

La fin du Mali, en tant qu’Etat moderne né en 1960, est intervenue en janvier 2013, 53 ans après l’indépendance formelle, lors de la défaite de Konna face aux jihadistes, donnant un formidable prétexte à la France de revenir en sauveur par la grande porte pour faire du Mali, la plus grande plateforme opérationnelle militaire de l’Afrique occidentale.

Les maux du Mali sont à rechercher dans le Mali lui-même.

« La force du Mali résidait dans sa capacité à transiger. Jusqu’à la caricature. Pouvoir s’asseoir et parler. A chercher à partager, même quand il n’y a rien à partager. Même quand il n’y a plus rien à partager.… Peuple de légende mais aussi de trahison, pratiquant l’esclavage, le Mandingue a ouvert la voie de la colonisation à l’homme blanc, en trahissant Samory Touré, l’adversaire pendant 17 ans des Français… Le Mandingue a été construit par la guerre, et c’est la guerre qui le détruira », ainsi parle Youssouf Tata Cissé, l’universitaire octogénaire malien, auteur d’une œuvre en 16 tomes « Les Grands gestes du Mali » (éditions Karthala).

C’est dire combien l’entente et la cordialité sont vitales pour le Mali et indispensables pour son unité nationale !

La jeunesse malienne, en connaissance de cause, s’impliquera ou pas, mais le FNC aura prévenu et depuis fort longtemps !

Aujourd’hui, seul un électorat conscient et authentiquement patriotique pourra déjouer les plans diaboliques ourdis à l’encontre du peuple malien. Mais de cela, l’histoire nous édifiera !

Pour la coordination FNC

L’indicateur du renouveau

http://www.cameroonvoice.com/news/news.rcv?id=11808

Des « troupes de combat » chinoises en Afrique


chinaun_1Pour la deuxième fois en un peu plus d’un an, la Chine a une infanterie sur le terrain en Afrique, ce qui reflète la présence de plus en plus globale de l’armée chinoise.

395 soldats de l’Armée populaire de libération viennent d’arriver dans le pays sahélien du Mali dans le cadre de la mission de l’ONU pour aider à rétablir l’ordre. Plus précisément, Pékin a envoyé des ingénieurs, des équipes médicales et des équipes de sécurité dans la capitale malienne, Bamako, selon le ministère chinois de la Défense. Ces troupes appartiendraient à la 16ème Armée de l’APL , une formation composée de divisions d’infanterie, de blindés et d’artillerie.

La Chine envoie traditionnellement, chaque année, des milliers de personnes du génie, du corps médical et autres troupes de soutien dans les missions des Nations Unies. Sur les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, la Chine est le plus grand contributeur en effectifs pour les missions de maintien de la paix de l’ONU.

Cependant, jusqu’à très récemment, la Chine n’a pas envoyé d’infanterie sur les missions de l’ONU. En fait, Beijing a officiellement insisté sur le fait que les soldats au Mali ne sont pas des troupes de combat, peut-être afin de maintenir l’idée que la Chine n’envoie pas de troupes officielles de combat sur ​​les missions de maintien de la paix.

Comme l’a souligné un porte-parole du ministère chinois de la Défense, cité par l’agence de Presse chinoise Xinhua ,  « La force de sécurité chinoise est en fait une équipe de garde qui sera principalement responsable de la sécurité des postes de commandement [de la mission de l’ONU] et les zones de vie des soldats de la paix ».

Pourtant, ce dernier déploiement marque le deuxième envoi par la Chine, au cours des deux dernières années, de soldats d’infanterie en Afrique dans le but de garder les missions de paix. En 2011, Pékin a envoyé des fantassins pour garder les ingénieurs de l’APL qui participaient à une mission de l’ONU au Sud-Soudan. Malgré les affirmations de Pékin que ces troupes étaient là uniquement dans le but de garder les ingénieurs, le U.S. China Economic and Security Review  souligne que ces gardes appartenaient à une unité de combat « d’élite ».

La mission de protéger les ingénieurs et les médecins de l’APL n’est pas sans mérite, la semaine dernière, sept employés de l’ONU ont été tués lorsque leur convoi a été attaqué au Soudan. Et l’opération reflète l’intérêt croissant de la Chine pour l’Afrique. Les chefs d’entreprises chinois ont été partout dans le continent au cours de la dernière décennie, dépensant des milliards de dollars sur des projets et poussant certains à craindre que Pékin ne batte les Etats-Unis dans le jeu d’influence en Afrique (une affirmation que le président américain Barack Obama rejette ). Tout cela a incité les déploiements militaires chinois visant à protéger les travailleurs chinois à l’étranger.

La marine chinoise mène des opérations anti-piraterie dans la mer d’Arabie depuis des années. Et au début de 2011, la Chine a envoyé des avions de transport militaires et même un destroyer de missiles guidés en Libye pour aider à évacuer une partie des dizaines de milliers de citoyens chinois au plus chaud des événements libyens.

Ces derniers déploiements d’infanterie chinoise sont simplement le reflet du rôle grandissant de la Chine dans le monde, motivée par la nécessité de protéger les investissements chinois et d’être vu comme un acteur plus responsable dans les affaires de la sécurité mondiale, disent plusieurs experts.

« Ce rôle ne se limite pas à l’Afrique, et donc je ne vois pas ce changement en cours en tant que politique d’une » Afrique « , mais plutôt l’évolution de leur rôle au sein de l’ONU couplé, peut-être, avec une relation privilégiée de longue date avec le Mali », dit le professeur Deborah Brautigam du John Hopkins University’s School of Advanced International Studies. « S’ils veulent jouer un rôle de premier plan à l’ONU, ils ont besoin d’intensifier et d’élargir leur contribution à l’ensemble des composantes de l’Organisation. »

Pour l’instant, cela signifie l’envoi d’un nombre relativement limité de troupes. À l’avenir, les chiffres peuvent ne pas être aussi faibles.

« La Chine est, lentement, en train de préparer un éventuel envoi d’une unité combattante pour quelque future opération de maintien de la paix des Nations Unies», a déclaré David Chinn, ancien ambassadeur américain en Ethiopie et au Burkina Faso, qui enseigne maintenant à l’Université George Washington. « En ce sens, il s’agit d’un développement important et s’inscrit dans la politique chinoise de lente expansion de la taille et de la fonction de son soutien au maintien de la paix. »

par John Reed

Traduction : Avic

Source : http://killerapps.foreignpolicy.com/posts/2013/07/15/chinas_combat_troops_in_africa

Sahel: l’armée algérienne abat un drone au Nord-Mali


Soldats de l’armée algérienne. Depuis quelques temps, l’armée algérienne a dépêché d’importants renforts militaires aux frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie pour parer à toute infiltration terroriste transnationale. Cette armée étudie minutieusement depuis 2003 les réactions des armées serbe, irakienne, libyenne et syrienne au cours des conflits ayant affecté les Balkans, le Caucase et la région du Proche-Orient pour en tirer "des leçons"…
Soldats de l’armée algérienne. Depuis quelques temps, l’armée algérienne a dépêché d’importants renforts militaires aux frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie pour parer à toute infiltration terroriste transnationale. Cette armée étudie minutieusement depuis 2003 les réactions des armées serbe, irakienne, libyenne et syrienne au cours des conflits ayant affecté les Balkans, le Caucase et la région du Proche-Orient pour en tirer « des leçons »…

Selon des indications recueillies et des informations rapportées par le quotidien arabophone algérien Ennahar,  une unité de l’armée algérienne stationnée dans l’extrême Sud de l’Algérie a abattu dans la nuit du vendredi 28 juin 2013 un drone non identifié au dessus du territoire malien.

D’après les mêmes sources, le drone abattu par la DCA algérienne se serait trop rapproché des frontières algériennes en « émettant des signaux électromagnétiques qualifiées d’hostiles, visant selon toute vraisemblance à sonder le dispositif de guerre électronique de l’armée algérienne » à la frontière avec le Mali.

Le drone a été détecté par des moyens électroniques, très probablement avec l’aide d’un avion spécialisé dans la guerre électronique  et son approche offensive a déterminé sa destruction par l’armée algérienne.

Le drone dont on prend bien soin de ne pas préciser la nationalité, a été neutralisé au-dessus du territoire malien à 130 kilomètres de la localité algérienne de Timiaouine, située sur la bande frontalière entre les deux pays.

Aussitôt le drone abattu (aucune précision sur le type d’arme utilisée mais nos sources écartent l’usage d’un système Pantsir-1 et ont encore été moins loquaces sur le type du drone ciblé), des commandos spécialisés dans la lutte anti-terroriste ont rapidement pénétré en territoire malien et sécurisé le site du crash de l’appareil  sur un périmètre de 15 kilomètres. L’épave et les débris du drone abattu ont été récupérés par une unité spéciale et ramenés en Algérie où un avion de transport militaire les attendait pour une direction inconnue.

Depuis quelques années, l’armée algérienne, rendue de plus en plus nerveuse par un encerclement stratégique du pays coïncidant avec une période politique sensible,  focalise ses efforts dans la guerre électronique et les techniques de contre-mesures électromagnétiques et ce, après avoir étudié de près les causes de la faillite de certaines armées de la région dans des conflits récents.

Peu avant l’intervention de la France au Mali, de grandes pressions internationales ont été exercés sur Alger pour qu’il envoie son armée chez son voisin du Sud pourchasser les groupes terroristes. Mais les Algériens ont refusé toute intervention de leur armée en dehors de leurs frontières.

Il y a quelques mois, l’armée algérienne a fait savoir au précédant  ministre tunisien de l’intérieur Ali Laarayedh via un interlocuteur civil que si la Tunisie ne passait pas à l’action contre les maquis islamistes implantés à Djebel Chaambi dans la localité de Kasserine, il n’était pas du tout exclu que l’armée algérienne intervienne en profondeur sur le sol tunisien.  Le ministre Algérien chargé de transmettre ce message a souligné qu’en général l’Algérie est un pays pacifique mais qu’en cas de montée en puissance des menaces terroristes, un recours à des moyens peu orthodoxes est toujours possible.

Enfin, une grande partie du haut commandement de l’armée algérienne regrette aujourd’hui le fait de ne pas avoir intervenu en Libye et prendre Tripoli au cours de la guerre civile ayant secoué ce pays en 2011.  Cela aurait pu empêcher la création dans le Sud libyen autour de la passe du Salvador d’un Etat de facto  dirigé aujourd’hui par le chef de guerre Algérien Mokhtar Belmokhtar!

http://strategika51.wordpress.com/2013/07/01/sahel-larmee-algerienne-abat-un-drone-au-nord-mali/

Hollande couronné à l’Unesco : la Françafrique célèbre la paix en répandant la guerre


prix_houphouet_boigny_hollande_274801403François Hollande recevra mercredi le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix. A travers ce prix de l’UNESCO, c’est un triple hommage qui est rendu par la Françafrique à son parrain feu- le président kleptocrate ivoirien, à la guerre comme résolution des conflits, et aux dictateurs « [amis de la France » qui entoureront le Président français.

Pour l’association Survie, la remise de ce prix au Président français est révoltante à plusieurs titres.

En premier lieu, l’intitulé de ce prix, décerné chaque année par l’UNESCO, et l’hommage ainsi rendu à Houphouët-Boigny apparaissent tout à fait scandaleux si l’on se réfère au rôle joué par cet ancien président ivoirien dans le sabotage des projets indépendantistes et souverainistes en Afrique, la multiplication des conflits, la longévité des dictatures et dans le pillage des ressources de son propre pays, dirigé d’une main de fer pendant 30 ans.

En second lieu, la remise de ce prix au Président français, dans le contexte que connaissent le Mali et le Sahel sonne comme un étrange hommage à la guerre. Le Président français est en effet le chef militaire d’une opération massive, mobilisant un véritable arsenal offensif, lancée sans véritable mandat international, au bilan humain (victimes, prisonniers) à ce jour inconnu et dont les répercussions dans la sous-région (Niger, Algérie) et au-delà (Cameroun, Nigeria, Libye, Tchad) s’avèrent fort préoccupantes. Est-il possible à ce stade d’imaginer que cette guerre au Mali, instrumentalisée en « guerre contre le terrorisme » pour dissimuler des ambitions de puissance de la France en Afrique soit porteuse de valeurs de paix et de stabilité susceptibles d’être célébrées à l’UNESCO ?

Enfin, au moment de recevoir ce prix, François Hollande sera entouré de nombreuses personnalités africaines contestables, parmi lesquelles l’ancien président ivoirien Konan Bédié, chantre de l’ivoirité et le sénégalais Abdou Diouf, ex-garant de l’influence française au Sénégal et désormais dans tout l’espace francophone. Il sera surtout entouré par plusieurs chefs d’Etat en exercice dont la politique est marquée par la violence : Blaise Compaoré, dictateur du Burkina Faso, indirectement impliqué dans les conflits les plus sanglants d’Afrique de l’Ouest ; Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, imposé par les armes françaises ; Mohamed Ould Abdel Aziz, président putschiste de la Mauritanie ; Idriss Déby Itno, dictateur du Tchad, qui voit là une nouvelle marque de reconnaissance suite à son intervention au Mali aux côtés des forces françaises, malgré la nature de plus en plus répressive de son régime .

Devant ces chefs d’Etat « amis », François Hollande doit prononcer un discours annoncé comme « important » qui s’apparentera à un tour de chauffe, en prévision du Sommet sur la sécurité qui se tiendra à Paris en décembre. Le premier sommet « France-Afrique » d’un Président français qui a pris ses aises dans le décorum de la Françafrique.

Survie demande à l’UNESCO, de supprimer le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, dont l’appellation est une insulte aux démocrates et pacifistes africains, et à François Hollande, peu digne de recevoir une décoration vu son passif en matière de politique africaine depuis son élection, de décliner ce prix.

 http://survie.org/

Une Europe en guerre contre un ennemi qu’elle s’invente


JRSEurosurletter090712Frontex, mot valise européen à consonance française pour rendre hommage, dit-on, à la belle attitude de notre pays dans la guerre aux migrants extra-européens, c’est une machine de guerre contre « l’invasion » de la plantureuse Europe par de prétendues hordes de mendiants.

Un budget en croissance très rapide en période d’économies, pour une externalisation qui consiste pour les Etats européens, selon Claire Rodier, « à sous-traiter la gestion de l’immigration irrégulière aux pays limitrophes (Maghreb, Europe de l’Est) [ce qui] a plusieurs avantages: d’une part, elle opère un transfert du «sale boulot» (déportations de masse, détentions arbitraires, tortures) dans des pays dont les standards sont moins élevés qu’en Europe, en permettant de s’affranchir des obligations que les lois européennes imposent en matière «de respect des droits de l’homme»; d’autre part, elle participe du rapport de dépendance que l’Union Européenne entretient avec son voisinage proche. Car, aux pays concernés, on promet, en échange de leur collaboration, le financement d’actions de coopération ou des contreparties de nature politique ou diplomatique. Mais ils n’ont en général ni la capacité matérielle, ni le cadre juridique, ni la volonté politique d’assumer le rôle de «cordon sanitaire» de l’Europe qu’on leur assigne. »

Un marché lucratif pour les entreprises de sécurité, « [qui] déploie[nt] des forces humaines (des policiers “nationaux”) et techniques (des hélicoptères, des avions, des navires, des radars, des caméras thermiques, des sondes mesurant le taux de gaz carbonique émis, des détecteurs de battements de cœur et bientôt… des drones) en Méditerranée et à l’est de l’Europe« .

Ces dispositifs de blocage obligent les candidats à la migration vers l’Europe à emprunter des routes nouvelles, plus longues et plus dangereuses. De ce fait, on estime à plusieurs millers par an le nombre de morts.

Frontex participe à la recherche internationale dans son domaine. En témoigne l’organisation d’un Workshop on innovation in border control en août 2013 à Uppsala. Au programme:

  • Détection, identification et authentication des étrangers « à risque »
  • Communication entre les équipes opérationnelles et les autorités locales de contrôle des frontières
  • Partage de l’information concernant la sécurité des frontières, interopérabilité
  • Acquisition, fusion et utilisation des données relatives à la sécurité des frontières
  • Evolutions technologiques, acceptabilité et intégration. En Newspeak dans le texte: « CHALLENGE: Various new technologies with border control application potential are emerging, however, their integration into the border control processing chain poses administrative, technical, societal, privacy and human-machine optimisation issues« . La prise en compte des transgressions de toutes natures attendues des évolutions engagées fait partie intégrante de la réflexion qui le programme!

Le développement galopant de cette armada (6 millions d’euros en 2005, 86 millions en 2011) s’accompagne inévitablement d’un questionnement sur la nature de ses interventions. Un consortium d’une quinzaine d’associations de sept pays (Belgique, Cameroun, France, Italie, Mali, Maroc, Mauritanie) et deux réseaux euro-africains ne se font pas d’illusions. « Symbole de la politique sécuritaire en matière migratoire et bras armé des États membres de l’UE, Frontex pose question notamment concernant la violation des droits lors de l’interception et du renvoi forcé des migrant.e.s. : Que se passe-t-il véritablement aux frontières ? Et qui est responsable de ce qui s’y passe ?

Lors de ces opérations, le respect des droits humains est mis en danger, particulièrement le droit d’asile, le droit à un traitement digne et au respect de l’intégrité physique. L’opacité des opérations – maritimes, aériennes et terrestres – conduites par FRONTEX et la dilution des responsabilités qui les caractérise portent atteinte aux principes fondamentaux reconnus par l’UE, ses États membres et les États tiers partenaires de l’agence« .

A l’initiative de Migreurop, les opposants à cette entreprise étrange ont lancé une campagne d’information et de protestation, Frontexit. « L’objectif de Frontexit est double : informer un large public sur les dérives auxquelles donnent lieu les opérations de Frontex en termes de droits humains, et dénoncer ces dérives auprès des représentants politiques directement impliqués.

Plus concrètement, à travers nos actions d’investigation, de contentieux, de sensibilisation et d’interpellation politique, nous demandons :

• la transparence sur les mandats, les responsabilités et les actions de Frontex ;

• la suspension des activités de l’agence identifiées comme contraires aux droits humains ;

• l’annulation du règlement créant l’agence Frontex, s’il est démontré que le mandat de l’agence est incompatible avec le respect des droits fondamentaux. »

Cependant, une étude publiée en février 2013, Immigration et croissance économique en France entre 1994 et 20081 semble indiquer que lorsque le produit intérieur brut par habitant décroît, l’immigration diminue, et quand le chômage augmente, l’immigration professionnelle diminue. Tiens!… Les migrants feraient-ils preuve de jugement dans le choix du pays qu’ils rejoignent? La récession et le chômage qui sont le lot actuel de la France seraient-ils finalement plus convaincants que le dispositif de guerre déployé par l’UE?

Martine et Jean-Claude Vernier

http://blogs.mediapart.fr/blog/fini-de-rire/100513/une-europe-en-guerre-contre-un-ennemi-qu-elle-s-invente

Qu’est devenue la guerre du Mali ?


BELGIUM-EU-BARROSO-TRAOREVous rappelez-vous ce qui se passait il y a un an au Mali ? Vous vous souvenez sans doute de ces hordes de terroristes armés jusqu’aux dents déferlant sur ce pauvre Mali, le coupant en deux et y instaurant la charia, pendant que l’armée malienne se tirait une balle dans le pied et s’auto-neutralisait. Vous avez encore en mémoire la sauvagerie avec laquelle les barbus s’en donnaient à cœur joie pour couper des mains, flagellaient et détruisaient des mausolées, créant ainsi une situation que la société internationale ne pouvait tolérer. Et bien sûr, la société internationale n’a pas toléré. Malgré les menaces, les dangereux djihadistes, encore plus armés jusqu’aux dents, poussent même l’outrecuidance jusqu’à foncer sur Bamako. On se rappelle que le sang de Hollande ne fit qu’un tour. Il déclencha le plan de sauvetage d’urgence par l’Opération Serval.  La « guerre du Mali » commençait.

Mais, après seulement quatre mois de « combats », on n’en entend plus parler. C’est le silence radio. Que sont devenus les barbus qui étaient si effrayants ? Sont-ils retournés en Libye, ou se sont-ils perdus dans le désert ? Ou peut-être se sont-ils dispersés dans les zones montagneuses des Adrar. En tout cas, cette terrible armée reste introuvable. Plus d’ennemis, plus de guerre. En principe. Au Mali, c’est l’inverse. Moins il y a d’ennemis, plus on renforce le dispositif. Les forces internationales se mettent en place tout doucement, pendant qu’on arme et forme l’Armée Malienne (mieux vaut tard que jamais…).

Pendant ce branle-bas de combat pour une « guerre » déjà terminée, les grandes manœuvres diplomatiques battent leur plein. Non pas pour négocier et installer la paix, comme après chaque conflit, mais pour chercher le nerf de la guerre (déjà terminée, je le rappelle). Les grands donateurs sont priés de mettre la main à la poche pour, disent-ils, la reconstruction. La reconstruction de quoi ? Les barbus avaient-ils démoli tant de mausolées que ça ?

Quoi qu’il en soit, les généreux donateurs ont  répondu présents. La BAD (Banque Africaine de Développement) s’est fendue de 240 millions d’euros pour soutenir les efforts de sortie de crise et de relance de l’économie du Mali. Dans le même temps, les pays donateurs réunis en conclave à Bruxelles ce Mercredi, se sont engagés à mobiliser 3.2 milliards Euros Dollars destinés au « programme de relance de la République du Mali ».

Plus d’une centaine de pays et d’institutions internationales ont participé à cette réunion, dont la Banque Mondiale et la Banque Islamique de Développement, qui vont participer à hauteur de 250 millions d’euros chacune, tandis que des dizaines de pays, dont les Etats-Unis, le Japon ou le Royaume-Uni, vont également accroître leur soutien, sous la forme de dons ou de prêts.

Devant tant de générosité, on pourrait dire : « tant mieux pour le Mali ». S’il y a un pays qui a un besoin urgent de fonds, c’est bien le Mali. Mais pendant que certains collectent de quoi réalimenter Gao ou Kidal en électricité, et renflouer, au passage, certains comptes, d’autres installent  durablement des bases militaires dans et autour du pays. Les terroristes pourraient revenir, n’est-ce pas ? Ils ont disparu mais ils sont toujours là, tapis quelque part, attendant leur heure.

Et puis, il y a les pays voisins… Qu’il faudra protéger malgré eux…

Avic

L’affaire Aminata Traoré : une honte pour la France !


aminata_traoreLa France aurait interdit l’entrée sur son territoire à Madame Aminata Dramane Traoré du Mali ! Le prétexte en serait sa critique de l’intervention française dans la crise que vit son pays depuis plus d’un an. Mais une analyse des causes profondes de cette crise permettra de comprendre le bien-fondé des positions de Madame Aminata Traoré.

Les origines de la crise malienne

En effet, la France et les pays occidentaux portent une lourde part de responsabilité dans la crise que vit le Mali. Ses causes immédiates sont l’agression impérialiste de l’OTAN, sous la houlette de la France, des Etats-Unis et de la Grande Bretagne, contre la Libye qui a abouti à l’assassinat du Président Kadhafi. Car les hordes du Mouvement de « Libération de l’Azawad » (MNLA) sont venues de Libye avec leurs armes lourdes et des équipements sophistiqués, avec la complicité et l’appui des puissances occidentales. Et ce sont ces forces qui ont déclenché les hostilités contre l’Armée malienne pour assurer « l’indépendance » d’une partie du Nord du Mali. Le MNLA, qui avait le plein soutien de la France de Sarkozy, continue d’en bénéficier sous Hollande, comme le montre la collaboration entre les éléments de ce mouvement avec les militaires français sur le terrain. En effet, le MNLA interdit l’entrée de Kidal à l’Armée malienne et refuse de désarmer. Les déclarations très vagues des ministres français des Affaires étrangères et de la Défense visent à conforter le MNLA dans son attitude de refus. Et certains de ses dirigeants étaient logés –peut-être le sont-ils encore ?- à Ouagadougou sous la protection de Blaise Compaoré, devenu une des pièces maîtresses des basses œuvres de la France en Afrique de l’Ouest, comme on l’a vu dans les crises ivoirienne et guinéenne.

C’est le MNLA qui a ouvert la voie aux autres groupes, comme Ansar Dine et le MUJAO. La facilité avec laquelle les hordes du MNLA et ces groupes ont pu venir à bout de l’Armée malienne s’explique par la déliquescence de l’Etat malien, malmené et détruit comme la plupart des Etats de la sous-région par les cures d’austérité imposées par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre des plans d’ajustement structurel de triste mémoire. Soumaïla Cissé, ancien ministre des Finances du Mali sous la présidence de Alpha Oumar Konaré, disait dans une interview à un quotidien sénégalais que pendant des années le budget consacré aux domaines de souveraineté – Forces Armées, Affaires étrangères et Justice- ne dépassait guère 3% du budget national ! Dans ces conditions, on comprend pourquoi l’Armée malienne –tout comme celles des autres pays de la sous-région – est dans un état de dénuement, voire de délabrement, total.

Cet état de délabrement de l’Armée malienne est le reflet de l’état de décomposition avancée de l’Etat malien lui-même quand on sait que l’Armée est une des composantes essentielles de l’Etat. Et cette déliquescence de l’Etat malien est l’une des illustrations éclatantes de la faillite du modèle néocolonial et du paradigme néolibéral inauguré par les politiques désastreuses imposées par la Banque mondiale et le FMI il y a de cela plus de trois décennies.

Intervention contre le « terrorisme » ou la tentation de la recolonisation ?

Comme on le voit donc, la responsabilité de la France et des pays occidentaux est entière dans ce qui arrive au Mali. Tout comme celle de qu’on appelle « la classe politique » malienne dont la plupart ont épousé les thèses néolibérales et se sont interdit de réfléchir par eux-mêmes sur le devenir de leur pays. Par ailleurs, la complicité de la France avec le MNLA ne peut que conforter les soupçons les critiques de celles et de ceux qui pensent que les vraies raisons de son intervention n’ont rien à voir avec la présentation qu’en fait la propagande officielle, à savoir une action visant à « sauver le Mali » des groupes « terroristes » M. Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, aurait même dit que « sans l’intervention de la France, il n’y aurait plus de Mali ». Une affirmation grotesque et mensongère qui en dit long sur l’attitude de la France à l’égard de ses anciennes « colonies ». En réalité, la propagande officielle sur cette intervention, qui aurait été faite à la « demande des autorités maliennes », a été mise à mal par l’hebdomadaire français, « Le Nouvel Observateur  » en date du 7 février 2013. Selon cet hebdomadaire, cette intervention était programmée pratiquement dès l’installation de François Hollande à l’Elysée en mai 2012. L’avenir des intérêts français au Mali et dans la sous-région, avec notamment l’uranium du Niger exploité par AREVA, est l‘aiguillon principal de cette intervention. Donc, celle-ci est essentiellement motivée par la nécessité de protéger les intérêts stratégiques et économiques de la France !

D’ailleurs, l’intervention est en train de prendre l’allure d’une véritable entreprise de recolonisation du Mali. En effet, François Hollande a dit qu’il serait « intraitable » avec les « autorités » maliennes pour l’organisation d’élections –une farce grotesque dans les conditions actuelles- début juillet pour doter le Mali d’institutions « légitimes » ! Mais « légitimes » aux yeux de qui : de la France ou du peuple malien ? Ce risque de recolonisation est renforcé par l’annonce de l’ouverture d’une « base militaire permanente » au Mali au nom de la « lutte contre le terrorisme » ! Ce que le Président Modibo Keïta avait refusé à de Gaulle Hollande va l’obtenir les « autorités » maliennes !

La France s’est déshonorée

Les révélations du « Nouvel Observateur », la complicité des militaires français avec le MNLA et les déclarations de François Hollande et de ses principaux ministres ne font que confirmer les analyses de Madame Aminata Traoré et des autres patriotes maliens qui n’ont pas succombé à la propagande officielle française relayée par certains médias africains et les « dirigeants » de la CEDEAO. La « faute » de Madame Aminata Traoré est d’avoir exposé les véritables raisons de l’intervention française et les risques de recolonisation de son pays. Sans doute, beaucoup de gens ne manqueront pas de se demander ce que la France espère gagner en prenant une décision aussi stupide contre Madame Aminata Traoré. La France ne peut que ternir davantage son image auprès des intellectuels et citoyens africains. N’est-ce pas François Hollande qui voulait « corriger » le désastreux « discours de Dakar » de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy, qui avait soulevé l’indignation générale en Afrique ? Avec cette décision honteuse et insensée de barrer l’entrée sur son territoire à Madame Aminata Traoré c’est raté. Car Aminata Traoré est une des figures de proue de l’intelligentsia africaine engagée et un des symboles puissants d’une Afrique debout, fière et digne.

Avec cette décision, la France s’est déshonorée, en interdisant son territoire à une intellectuelle de cette envergure. La patrie de Jean-Paul Sartre, le philosophe qui a dominé son siècle et a été de tous les combats pour l’émancipation des peuples opprimés, a définitivement perdu son lustre et son rayonnement intellectuel. Oui, la France est vraiment tombée très bas, avec la montée inexorable de la xénophobie et du racisme. Une France où l’on ose célébrer « les bienfaits de la colonisation » ! Aimé Césaire, ils n’ont manifestement pas lu ton magistral et mémorable « Discours sur le Colonialisme  » !

La réalité est que la France, empêtrée dans des problèmes économiques et sociaux insolubles, est tentée par le démon de la recolonisation. C’est pourquoi elle redoute la critique, l’opposition, en particulier de la part d’intellectuels africains, surtout quand son entreprise de recolonisation se présente sous le manteau de la « lutte contre le terrorisme » ! Le « tort » d’Aminata Traoré et de ceux qui partagent ses analyses, c’est d’avoir déconstruit ce discours « anti-terroriste » en dénonçant l’intervention française – et celles des autres pays occidentaux- au Mali et ailleurs en Afrique, comme faisant partie d’une stratégie globale visant à contrôler les ressources des pays africains pour tenter de sortir de la crise du capitalisme que d’aucuns assimilent à une « crise de civilisation ».

Mais Hollande, Fabius, Valls et les autres doivent savoir qu’il y a des milliers d’Aminata Traoré en Afrique et dans la Diaspora. Des Africaines et Africains qui ont pu s’arracher à l’idéologie néocoloniale et qui se battent pour construire une « Afrique libre et digne », comme l’appelait de ses vœux Thomas Sankara !

Demba Moussa Dembélé

Vice-président du Réseau international Frantz Fanon

Ligue internationale de la lutte des peuples

Dakar, Sénégal

Le Livre blanc de la défense français planifie une escalade des guerres et des conflits entre les grandes puissances


les-navires-de-l-operation-myrrhe-source-fdcolberLe gouvernement français du Parti socialiste (PS) a publié le 29 avril son Livre blanc sur la stratégie militaire. Après son élection, il y a un an, le président François Hollande avait mis en place une commission pour l’élaboration d’un nouveau Livre blanc tenant compte des changements intervenus dans la situation mondiale depuis la publication en 2008 du précédent Livre blanc sur la défense français.

En examinant le Livre blanc de 2008 (Voir : « Livre blanc sur la Défense : La bourgeoisie française se prépare à la guerre »), le WSWS avait noté que la classe dirigeante française était en train de préparer un tournant vers la guerre afin de résoudre les contradictions qui accablent l’impérialisme mondial. Cette analyse a été confirmée dans les cinq années qui ont suivi et qui ont connu une explosion de l’agression impérialiste française après le déclenchement de la crise économique de 2008 et les luttes de classe révolutionnaires de la classe ouvrière en Egypte en 2011. En l’espace de deux ans, la France a mené des guerres en Libye, en Côte d’Ivoire et actuellement au Mali et en Syrie.

L’actuel Livre blanc présente des projets non seulement pour continuer mais pour intensifier massivement l’agression de l’armée française outre-mer. Il précise : « L’évolution du contexte stratégique pourrait amener notre pays à devoir prendre l’initiative d’opérations, ou à assumer, plus souvent que par le passé, une part substantielle des responsabilité impliquées par la conduite de l’action militaire. »

Le Livre blanc contient une liste incroyablement longue de cibles ou de cibles potentielles pour une agression militaire française. Il traite de la possibilité de nouvelles guerres en Afrique, de déploiements au Moyen-Orient et en Asie en vue de possibles conflits avec l’Iran et la Chine et de déploiements plus vastes des forces nucléaires françaises.

L’adoption du Livre blanc par le gouvernement PS et la réaction suscitée dans les médias sont les symptômes d’une classe dirigeante qui a totalement perdu la tête. Des articles parus dans les médias français ont critiqué le Livre blanc non pas parce qu’il présente un programme militariste mégalomane mais parce qu’il n’arme pas suffisamment la France pour une poursuite efficace de ces conflits.

Le Livre blanc planifie un gel des dépenses militaires à 31,4 milliards d’euros par an. Ceci entraînerait la suppression de 24.000 emplois dans l’armée entre 2014 et 2019 et une réduction du nombre de soldats pouvant être déployés outre-mer, des 30.000 actuels à 15.000.

Mais plusieurs analystes militaires ont minimisé les réductions proposées, en insistant pour dire qu’elles seraient invalidées et que d’autres réductions des dépenses seraient nécessaires pour payer la guerre. Jean-Dominique Merchet, a dit, « tous les fondamentaux seront maintenus… Il ne faut pas oublier que si le contexte géopolitique change radicalement au cours des trois ou quatre prochaines années, on ferait autrement. On sacrifierait autre chose pour avoir la capacité d’intervenir plus massivement. »

En fait, les conflits envisagés dans le Livre blanc ne pourraient être financés que par des attaques dévastatrices contre le niveau de vie de la classe ouvrière, dans une situation où l’économie européenne est déjà en train de se désagréger sous l’impact de mesures d’austérité brutales. On est en train de créer les conditions d’une opposition profonde et politiquement explosive, au sein de la classe ouvrière, contre la politique belliqueuse et d’austérité unanimement soutenue par l’establishment politique.

Le Livre blanc énumère la Méditerranée, l’Afrique du Nord, le Sahel, le Golfe persique et l’Océan indien comme les arènes d’une intervention française. La France projette de maintenir quatre bases en Afrique. Le Livre blanc souligne aussi le caractère crucial de la Mer de Chine du Sud, où les Etats-Unis ont attisé des confrontations entre la Chine et d’autres pays de la région, et des intérêts français plus larges en Asie de l’Est.

Christophe Guilloteau, député conservateur qui a contribué à la rédaction du Livre blanc a dit que la guerre de la France au Mali garantissait que l’Afrique resterait une priorité en matière de défense pour la France. Au micro de Radio-France International, il a dit que depuis la guerre au Mali « certains qui considéraient qu’on devait désengager encore plus au-delà l’Afrique, se sont aperçus que ce n’était pas une bonne idée. Si nous n’avions pas eu des forces pré-positionnées et au Tchad, et surtout en Côte d’Ivoire avec l’opération Licorne, on n’aurait pas pu répondre à l’appel des Maliens avec autant de rapidité. »

Paul Melly, membre associé du programme Afrique du groupe de pression Chatham House a expliqué : « Si ce modèle [d’une intervention au Mali] marche, c’est un modèle qui pourrait être étendu plus largement. Et donc le Mali est en quelque sorte un banc d’essai. »

Le Livre blanc confirme l’alignement de la France sur Washington conformément au prédécesseur conservateur de Hollande, Nicolas Sarkozy. Sous Sarkozy, la France avait réintégré en 2009 les structures militaires de l’OTAN avant de discuter en 2010 d’une éventuelle alliance militaire avec la Grande-Bretagne, proche allié des Etats-Unis, et de mener à partir de 2011 une série de guerres menées par les Etats-Unis.

Le Livre blanc soutient la poussée de la guerre contre l’Iran, en accusant sans preuve l’Iran de développer des armes nucléaires : « le Golfe Arabo-Persique revêt une importance stratégique particulière. Cette zone, où la course de l’Iran à des capacités nucléaires militaires engendre un risque de prolifération. »

Le Livre blanc plaide pour que la France augmente son influence dans la région en travaillant étroitement avec les Etats-Unis et leurs intermédiaires dans la région. Il fait remarquer que « la France y a renforcé sa présence et sa coopération de défense » avec les Emirats arabes unis (EAU), le Koweït et le Qatar, dont la construction d’une base militaire à Abou Dhabi, capitale des EAU.

En Asie, le Livre blanc fait l’éloge du « pivot vers l’Asie » des Etats-Unis qui vise à contenir la Chine et qui a accru les tensions entre Washington et Beijing. Tout comme Washington, Paris considère l’influence grandissante de la Chine comme une menace à ses intérêts géostratégiques, notamment en Afrique.

Il dit que « l’équilibre de l’Asie orientale a été modifié en profondeur par la montée en puissance de la Chine… Le renforcement de la présence militaire américaine dans la région peut contribuer à la maîtrise des tensions en Asie. »

En fait, le « pivot vers l’Asie » a énormément accru les tensions en Asie, faisant planer le mois dernier une importante menace de guerre sur la Corée du Nord. Le Livre blanc montre clairement que la France chercherait à se joindre à un conflit régional majeur en promettant que la France « en cas de crise ouverte, apporterait, aux côtés de ses alliés, une contribution politique et militaire. »

Le document recommande de maintenir l’armement nucléaire français, tel les programmes SN3G de sous-marin et de missile M51 qui coûtent près de 3,5 milliards d’euros (4,6 milliards de dollars) par an. Alors que le Livre blanc affirme que le programme d’armement nucléaire de la France est « strictement défensif, » il ajoute, « Certains des moyens des forces nucléaires peuvent être utilisés pour les opérations conventionnelles sur décision du Président de la République. »

L’élimination des barrières entre forces nucléaires et forces conventionnelles est une nouvelle étape vers l’utilisation de l’arme nucléaire, une menace qui a déjà été soulevée par des responsables français. En 2006, le président de l’époque Jacques Chirac avait annoncé que la France pourrait lancer des frappes nucléaires contre des terroristes, en cas de menaces à l’égard de « nos approvisionnements stratégiques et la défense de pays alliés. » (Voir : « France: Le président Chirac brandit la menace de représailles nucléaires en cas d’attaques terroristes »)

Jean-Luc Mélenchon, dirigeant du Front de Gauche petit-bourgeois a dénoncé les coupes dans les dépenses de la défense énoncées dans le Livre blanc. Il a dénoncé l’« austérité » et l’alliance américaine (l’atlantisme) comme étant « deux dangers mortels pour la souveraineté et l’indépendance de la France » – en lançant un appel réactionnaire et anti-américain, alors même qu’il a soutenu avec enthousiasme toutes les guerres menées par Paris en collaboration avec Washington, que ce soit la guerre de la Libye ou les guerres actuelles au Mali et en Syrie.

Les commentaires pro-guerre de Mélenchon reflètent le gouffre qui sépare la bourgeoisie et les couches aisées de pseudo-gauche représentées par le Front de Gauche, de la classe ouvrière. Terrifiées par les luttes qui couvent entre la classe ouvrière et le programme social et militaire réactionnaire de Hollande, elles exigent que de plus en plus de ressources soient injectées dans la machine de guerre.

Kumaran Ira et Alex Lantier

https://www.wsws.org/fr/articles/2013/mai2013/fran-m06.shtml

Le franchissement du Rubicon sur l’Ifriqiya


4ème et dernier volet de cette suite Chine-Afrique de René Naba

chine-afrique-04Chine-Afrique 4/4
La Chine et le Maghreb central
  • L’Algérie, le navire amiral e la flotte chinoise dans la zone sahélo saharienne

Des trois pays du Maghreb central (Algérie, Maroc, Tunisie), l’Algérie occupe et de loin la position de partenaire privilégié de la Chine, tant pour des raisons historiques que pour des affinités politiques. Un partenariat scellé du temps des guerres de libération post coloniales, quand la Chine s’appliquait à briser le blocus occidental dont elle était l’objet et l’Algérie menait sa guerre d’indépendance contre le pouvoir colonial français. Lire la suite Le franchissement du Rubicon sur l’Ifriqiya

Le jeu de la France: Défense du pré-carré en tandem avec Israël?


René Naba présente ici le troisième volet de la série Chine/Afrique.

chine-afrique-03Chine-Afrique : 3/4

Paris- L’intervention de la France au Mali, en janvier 2013, relève d’une stratégie de défense du pré carré africain, face à la politique de grignotage menée tant par la Chine que par le wahhabisme via les finances islamiques (Qatar et Arabie Saoudite).

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Endiguement euro américain de la Chine en Afrique et guerre psychologique


Par René Naba

Après le premier des 4 volets « Chine-Afrique » René Naba nous présente ici la 2ème partie.

chine-afrique-02

Chine-Afrique : 2/4

L’endiguement

Paris – Grand vainqueur de la Guerre froide, le lièvre américain va alors bénéficier d’un état de grâce exceptionnel dans l’histoire des relations internationales contemporaines, à la faveur de l’implosion du bloc soviétique, une décennie prodigieuse d’unilatéralisme à l’effet d’accélérer sa mainmise sur les zones rétives à son Hégémon, au point que des laudateurs intéressés en viendront à voir dans le XXI me siècle «Le siècle américain» pour célébrer «Le destin manifeste» des Etats Unis.

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L’Étrange cas du djihadiste blanc de Tombouctou


Par Harald Doornbos, Jenan MOUSSA

Abdul JalilGilles Le Guen semblait être le pire cauchemar de la France. Il était un français blanc qui pouvait se déplacer à sa guise dans tout le pays et avait engagé sa fidélité à la branche d’Al-Qaïda en Afrique du Nord. Il avait même combattu aux côtés des djihadistes pendant leur occupation du nord du Mali. Mais l’histoire ne pouvait pas être si simple: les membres d’Al-Qaïda ont commencé à soupçonner qu’il était, en fait, un espion envoyé par la France pour infiltrer leurs rangs, et ils ont lancé une enquête pour déterminer ses vraies loyautés.

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Mali : la résolution de l’ONU permettra à la France d’occuper le pays


Armee-francaise-a-Tombouctou« À l’heure actuelle, les troupes africaines déployées au Mali par la CEDEAO (communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest – NDLR) constituent une force totalement incapable », a déclaré Michael Sheehan, le conseiller du secrétaire à la défense pour les opérations spéciales et les conflits de basse intensité. Ces propos ont été tenus le 9 avril devant la sous-commission du Sénat pour les forces armées.

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« La nouvelle ruée vers l’Afrique bat son plein »


Interview de Raf Custers

Mineurs AfriqueDepuis l’époque coloniale, ceux qui cherchent des matières premières peuvent faire ce qu’ils veulent en Afrique, pratiquement sans entrave. Après la décolonisation, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont affaibli bon nombre d’États en leur imposant des réformes structurelles. Aujourd’hui, toutefois, certains gouvernements africains tentent de résister.

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