Archives du mot-clé manifestations

Le Venezuela : à Caracas comme à Kiev mais sans le Maïdan


9h_51243291Les participants aux manifestations antigouvernementales au Venezuela exigent toujours la démission du gouvernement et du président Nicolas Maduro. Lire la suite Le Venezuela : à Caracas comme à Kiev mais sans le Maïdan

« Une France en passe d’exploser » – Valeurs Actuelles


Assemblée-fumierCette fois c’est le magazine Valeurs Actuelles qui va dénicher les choses que l’on aimerait bien cacher.

Avec :

  • 75% des Français ne font plus confiance ni à l’Etat, ni à la République.
  • 88% rejettent les partis politiques.
  • 50% ne croient plus à la démocratie et souhaitent être gouvernés par « un homme fort qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections ».
  • 12% vont même jusqu’à espérer que l’armée prendra les rênes du pouvoir

 on peut effectivement se poser quelques questions sur cette république dont on nous brandit les valeurs dans lesquelles se reconnaissent de moins en moins de français.

Avic Lire la suite « Une France en passe d’exploser » – Valeurs Actuelles

Jour de Colère : les français ont manifesté dans la joie et la bonne humeur


jour-colere-2378010-jpg_2044158En Ukraine, après plusieurs semaines d’émeute, on parle de 310 arrestations depuis le début des manifestations de « l’opposition ». L’Europe se dit préoccupée et songe à mettre en place des sanctions. Les ONG, dont c’est le rôle et qui se disent garantes des libertés et de la démocratie, sont toutes sur place et manifestent leur indignation face à la férocité de la répression. Les télévisions européennes et surtout américaines sont là également, pour témoigner de la barbarie gouvernementale ukrainienne. L’opposition est encouragée par tous les moyens à reprendre le pouvoir afin que le peuple, représenté par les manifestants pacifiques, puisse enfin être entendu. Lire la suite Jour de Colère : les français ont manifesté dans la joie et la bonne humeur

Nouveau type de coup d’état étatsunien


Anti government protests in UkraineQue se passait-il quand un régime ne reflétait pas tout à fait les intérêts des Etats-Unis ? Ils organisaient une opposition  et un coup d’état militaire s’en suivait pour mettre un de leurs agents à la tête du pays. C’était propre, direct et ça avait l’avantage de présenter les chefs d’état de ces pays comme des gens qui, décidément, ne comprendront jamais rien à la démocratie et qui peuvent être déposés comme on veut, quand on veut avec bonne conscience. La France était passée maître dans l’art de ce type de coups d’état en Afrique pendant que les Etats-Unis régissaient l’Amérique Latine de la même manière. Lire la suite Nouveau type de coup d’état étatsunien

Ukraine: Moscou met en garde les USA


6de6b595ef7113f84cbfaa58f1b005b8_XLMoscou a mis en garde les Etats-Unis contre toute ingérence dans les événements en cours en Ukraine, a indiqué samedi le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, annonçant qu’il venait d’en parler avec son homologue américain John Kerry en marge de la conférence de paix sur la Syrie à  Montreux. Lire la suite Ukraine: Moscou met en garde les USA

Mobilisation France Libre


MobilisationEn voila un qui ne mâche pas ses mots et sait appeler un chat un chat. Dans une vidéo de 10mn, il dit tout, 10mn qui pourront peut-être ouvrir les yeux des aveugles, déboucher les oreilles des sourds et peut-être aussi, faire taire les petites gauloiseries quotidiennes  le temps d’une journée pour une grande cause nationale. Lire la suite Mobilisation France Libre

Bonnets rouges : l’imposture


2883128Dans le pamphlet À genoux, Bretagne ! Ou l’arnaque des Benêts Rouges, disponible en librairie depuis le 30 novembre 2013 et édité par les Éditions de la Part Commune, Youen DrougRu, qui est favorable à une autonomie de la Bretagne dans le cadre européen, dénonce, dans un travail littéraire, l’imposture des « bonnets rouges » sur le dos de l’histoire de la Bretagne, de la population bretonne, des petits paysans. La position de l’auteur représenterait l’avis de la moitié des Bretons si ce n’est plus ! Lire la suite Bonnets rouges : l’imposture

Espagne : le retour du Franquisme ?


manifestation-espagne_pics_809L’Espagne vient de créer près de 32 infractions nouvelles infractions à sa législation pénale relative à la sécurité civile, dans ce que les opposants dénoncent déjà comme une loi visant à réprimer l’opposition suscitée par la situation économique espagnole. Lire la suite Espagne : le retour du Franquisme ?

Les manifestations du 11 Novembre, vues de l’intérieur (vidéo)


2862090La démocratie française à l’œuvre. Les seuls pays où l’on voit des arrestations aussi musclées sont la Grande Bretagne et les Etats-Unis, c’est à dire les pays les plus démocratiques. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu de telles scènes dans les dictatures. Cherchez l’erreur.

Avic

Egypte: Dans l’oeil du cyclone – Andre Vltchek


Bâtiment du gouvernement incendié au Caire.
Bâtiment du gouvernement incendié au Caire.

Ils disent que des milliers de personnes sont mortes pendant et après le  coup d’Etat du 3 Juillet 2013 en Egypte. Les chiffres semi-officiels et ceux des conservateurs parlent de 1.600 victimes.

Une fois de plus les gens disparaissent, des gens meurent. Durant les manifestations, des tireurs d’élite ont été positionnés sur les toits des grands immeubles au Caire et à Alexandrie. La peur est partout.

Dans toute la région, une grande vague de répression est en cours. Les alliés des Occidentaux arrêtent et assassinent l’opposition : en Egypte, en Turquie, au  Bahreïn et en Arabie Saoudite …

Il est largement admis, au moins parmi ceux qui sont encore dans la résistance, que le président Morsi, leader des Frères musulmans, a trahi la révolution. Puis, alors que les protestations populaires secouaient le Caire, Suez, Alexandrie et d’autres parties du pays, l’armée égyptienne est ‘’intervenue’’, effectuant ce qui a été qualifié en Occident comme« coup d’Etat sans effusion de sang ».

A cette époque, certaines personnes se sont réjouies, même les plus pauvres, mais seulement pour un temps extrêmement court. Les meurtres ont commencé presque immédiatement, et les chars ont pris position dans tout le pays.

Non seulement l’armée n’avait pas l’intention de ramener la révolution sur une voie socialiste (ou au moins une certaine orientation sociale),  mais il est vite devenu évident qu’elle était en train de faire revenir le pays, essentiellement et rapidement, vers le régime de Moubarak.

Ce n’est pas très étonnant puisque l’armée égyptienne bénéficie d’un énorme soutien financier et idéologique de l’Occident, depuis des années et des décennies.

***

Cette fois, j’ai passé une semaine avec les membres de l’opposition égyptienne, principalement avec l’Organisation Socialiste Révolutionnaire. J’ai également visité certaines manifestations des Frères musulmans à Alexandrie, au cours desquelles, deux personnes ont perdu la vie.

Il s’agit clairement d’un moment inquiétant pour le pays. À peu près tout peut arriver à tout moment. Les répressions brutales des forces armées deviennent presque une routine quotidienne. Des centaines de personnes meurent chaque semaine.

Mais le peuple égyptien est fort et déterminé. Ils ne sont pas toujours idéologiquement prêts (résultat de plusieurs décennies de lavage de cerveau par le régime de Moubarak), mais au moins ils se rendent compte qu’ils sont pauvres, trompés et exploités. Beaucoup d’habitants de taudis, qui ont d’abord soutenu le coup d’Etat militaire, se retournent maintenant contre le pouvoir des forces armées. Les gens veulent, ils exigent, la justice sociale.

Dans notre récent entretien, Noam Chomsky a dit que l’Egypte et d’autres pays de la région en sont là où l’Amérique latine était il y a quelques années.

Dans le passé, l’Egypte se déplaçait sur une trajectoire patriotique et socialiste, mais les forces impérialistes étrangères l’ont déraillée.

Aujourd’hui, à nouveau, il y a une chance que le processus interrompu il y a plusieurs décennies, puisse reprendre. Mais il est clair que le régime et ses institutions ne vont pas disparaître du jour au lendemain, sans un combat brutal.

En fin de compte, la vraie révolution peut revenir, et elle peut triompher. Mais des milliers d’Egyptiens devront peut-être mourir durant le processus, en luttant pour un monde meilleur.

 

Harangue des manifestants.
Harangue des manifestants.

 

Sans-abri à la place Tahrir au Caire.
Sans-abri à la place Tahrir au Caire.

 

Les visages des Frères musulmans à Alexandrie.
Les visages des Frères musulmans à Alexandrie.

 

Une des innombrables institutions militaires.
Une des innombrables institutions militaires.

 

Mariage égyptienne pendant le soulèvement national.
Mariage égyptienne pendant le soulèvement national.

 

Bâtiment détruit à côté du mur du Caire.
Bâtiment détruit à côté du mur du Caire.

 

Scène de rue au Caire.
Scène de rue au Caire.

 

".. Et ensuite ils y vont et ils meurentr."
« .. Et ensuite ils y vont et ils meurent. »

 

Barre de fer et Frères musulmans à Alexandrie ; des durs.
Barre de fer et Frères musulmans à Alexandrie ; des durs.

 

Logements pour classes moyenne selon les normes locales.
Logements pour classes moyenne selon les normes locales.

 

Frères musulmans à Alexandrie - et ils y vont!
Frères musulmans à Alexandrie – et ils y vont!

 

Près de la place Tahrir.
Près de la place Tahrir.

 

Militaires omni-présents.
Militaires omni-présents.

 

Manger à l'extérieur.
Manger à l’extérieur.

 

Une ville en paix ?
Une ville en paix ?

 

Recrutement de nouveaux jeunes membres de l'Organisation Socialiste Révolutionnaire.
Recrutement de nouveaux jeunes membres de l’Organisation Socialiste Révolutionnaire.

 

Contrôle dans les rues au Caire ... ces jours-ci.
Contrôle dans les rues au Caire … ces jours-ci.

 

Un mur au Caire, protégeant  l'ambassade américaine.
Un mur au Caire, protégeant l’ambassade américaine.

 

Des jeunes qui protestaient contre la disparition d'un militant.
Des jeunes qui protestaient contre la disparition d’un militant.

 

De quoi ont-ils peur?
De quoi ont-ils peur?

 

Wassim Wagdy l'un des leaders de l'organisation socialiste révolutionnaire.
Wassim Wagdy l’un des leaders de l’organisation socialiste révolutionnaire.

 

Murs de protection des édifices gouvernementaux.
Murs de protection des édifices gouvernementaux.

 

Deux figures de l'opposition.
Deux figures de l’opposition.

 

Un dur à cuire de chez les Frères musulmans.
Un dur à cuire de chez les Frères musulmans.

 

C’était normalement une station de métro.
C’était normalement une station de métro.

 

Ils veulent le retour de Morsi.
Ils veulent le retour de Morsi.
L'émeute des Frères musulmans à Alexandrie.
L’émeute des Frères musulmans à Alexandrie.

 

Ce jour-là, deux personnes sont mortes ...
Ce jour-là, deux personnes sont mortes …

 

Andre Vltchek

Traduction par Avic

http://www.counterpunch.org/2013/09/17/egypt-in-the-eye-of-the-storm/

Guerre de l’information: vers la bataille des blogueurs?


1022546Récemment une nouvelle a fait du bruit dans la presse française: le Kremlin aurait décidé d’engager des blogueurs en Russie pour contrer l’opposition sur les réseaux sociaux et aussi afin de contrôler et canaliser certaines discussions sur Internet. Pour beaucoup de lecteurs une telle nouvelle devrait vraisemblablement signifier le contrôle accru du pouvoir russe sur Internet (le Runet) mais aussi une façon d’étouffer l’opposition dans le seul terrain médiatique qui lui reste: Internet.

Pourtant cette nouvelle n’en est pas vraiment une.

On sait depuis plusieurs années que les réseaux sociaux jouent un rôle essentiel dans la mobilisation mais aussi la manipulation des masses et même le déclenchement et l’exécution de révolutions pacifiques, surtout dans les pays ou la population est connectée. On a parlé de révolution Twitter en Moldavie en 2009 tant l’instantanéité des publications et des appels à manifestations étaient remarquables. Plus tard, il sera prouvé que moins d’une centaine d’activistes Twitter étaient derrière cette révolution Moldave, activistes qui se sont mystérieusement retirés de Twitter après les évènements.

Même scénario lors des révolutions dans les pays arabes (comme on peut le voir ici ou la) ou encore par exemple en Iran. Twitter et Facebook jouent le rôle de nouveaux médias dans lesquels toute information peut, si elle est correctement distribuée, créer le Buzz et faire le tour de la planète internet, même sans avoir été vérifiée. Si les réseaux sociaux sont en train de remplacer la télévision pour la communication et l’information, les bloggeurs, eux, sont devenus les présentateurs de ces nouveaux médias, remplaçant au passage les journalistes des agences de presse privées ou étatiques.

La volonté des autorités russes d’encadrer les discussions sur Internet est due au fait que la Russie a récemment fait l’expérience de ces fausses informations, informations qui ont porté atteinte à l’équilibre du pays, notamment sur des sujets sensibles en Russie comme la corruption mais aussi et surtout le nationalisme. On se souvient des faux messages mais vraies provocations qui ont abreuvé internet durant fin 2010 pour appeler à l’affrontement intercommunautaire à Moscou, ou encore plus récemment des provocations organisées toujours sur Internet visant à aggraver la perception de la situation à Pougatchev (messages faisant croire que l’armée était intervenue dans la ville) suite au meurtre d’un résident de la ville. Ces provocations ont été volontairement organisées par des activistes travaillant pour des ONGs étrangères qui ont ainsi mené en quelque sorte une cyber-guerre locale et reprises par certains blogueurs professionnels comme Alexey Navalny ou des opposants politiques comme le député Gudkov.

Fin 2008 un sommet a eu lieu à New-York, animé notamment par le très influent Jared Cohen, cadre de Google et conseiller du département d’état américain. Le sommet a donné naissance à une organisation dédiée à l’aide aux jeunes activistes d’Amérique latine, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie dans leur usage des médias sociaux. Le sommet a abouti à la création d’une plate-forme en ligne dédiée au cyber-activisme et à la cyber-dissidence. Le site comprend même en page d’accueil un tutoriel vidéo anti-censure.

Début 2010, l’Otan a réalisé un exercice de manœuvres virtuelles sous l’égide du CCDCOE, basé à Tallinn (Estonie). Cette organisation regroupe déjà l’Allemagne, l’Italie, la Slovaquie, l’Espagne, les Etats-Unis et les trois pays Baltes. La localisation de ce centre de cyber-guerres dans la capitale ou ont eu lieu les émeutes de 2009 (opposants russes contre estoniens) avait beaucoup préoccupé Moscou. On se souvient que ces incidents de 2009 en Estonie  avaient été accompagnés d’une solide guerre de l’information.

Le mois dernier, le vice ministre  russe Dimitri Rogozine a donné une conférence expliquant que les réseaux sociaux étaient devenus l’un des éléments clefs de la Cyber guerre en cours et que le département d’état américain s’en servait pour analyser les tendances et ficher les individus par leurs «Like» sur Facebook notamment mais aussi par leurs comportements sur les réseaux sociaux.

L’utilisation des blogueurs pour orienter les débats, promouvoir des idées ou diffuser de l’information n’est donc pas une technique nouvelle, C’est une technique qui est déjà utilisée par beaucoup de pays dans  la guerre de l’information au sein de ces réseaux sociaux.

En Israël par exemple, peu après la fin de l’opération Plomb durci (raids de l’armée israélienne sur Gaza en décembre 2008) l’état a créé une armada d’internautes, payés pour donner une meilleure image de leur pays et répondre sans relâche aux opinions hostiles à Israël, via des réactions et commentaires postés sur les sites internet, les forums, les blogs, et autres réseaux sociaux comme Twitter et Facebook.

L’agitation internet qui a frappé l’Arabie saoudite lors du printemps arabe a été efficacement contenue puisque le royaume a mis en place sa propre armée de blogueurs professionnels pour organiser une contre-agitation et une contre propagande massive.

Plus récemment c’est l’Union Européenne qui a créé de véritables patrouilles de blogueurs afin de traquer méthodiquement des conversations avant les élections européennes de juin 2014 et pour lutter contre l’Euroscepticisme croissant au sein des 28 états de l’Union.

Le pouvoir russe, qui vient de rendre public sa stratégie pour lutter contre la cyber-anarchie affirme lui sa volonté de lutter contre l’utilisation du web en tant qu’»arme informationnelle employée pour des raisons politico-militaires, terroristes ou criminelles» ainsi que pour des tentatives «d’ingérences dans les affaires intérieures des autres États«.

La Russie ne fait donc que rentrer dans ce processus essentiel pour mener la bataille de l’information à laquelle aujourd’hui, au cœur d’une cyber-guerre désormais globalisée, aucun pays ne peut échapper.

Alexandre Latsa

http://alexandrelatsa.ru/2013/08/guerre-de-linformation-vers-la-bataille-des-blogueurs/

Egypte : Et maintenant ? Les 3 indicateurs à suivre


Armée égyptienneLa deuxième révolution égyptienne a été beaucoup plus courte que la première. 4 jours. Il est vrai que Moubarak était beaucoup plus assis, et depuis plus longtemps. Il est vrai aussi que les égyptiens commencent à avoir un certain savoir faire.

En peu de temps donc, ils ont réussi – à ce qu’il semble, en tout cas – à virer leur président fraîchement élu. Et après ? On ne fait pas des révolutions que pour chasser ses dirigeants. C’est le meilleur moyen de s’en faire déposséder. On a vu comment les Frères Musulmans ont manœuvré pour récupérer la première révolution à leur compte. On se rappelle encore, au plus chaud des manifestations, les barbus très discrets qui disaient à qui voulait les entendre (c’est à dire au monde entier) : « nous ne voulons pas du pouvoir, nous voulons juste soutenir le mouvement ». On a vu ce que ça a donné.

Après Moubarak, tout le monde disait : Quel que soit celui qui le remplacera, ça ne pourra pas être pire. Ça a été pire. Aujourd’hui, la question se pose à nouveau pour l’après Morsi. Peut-il y avoir encore pire ? Pour ma part, j’aurai envie de poser la question différemment : où veut-on mener l’Egypte ? Et en arrière-fond, pourquoi ce coup d’état ?

Il s’agit bien d’un coup d’état militaire noyé dans un coup d’état militaro-populaire. Beaucoup d’indices tendent à montrer que le populaire n’était là que pour justifier le militaire. On se rappelle qu’après la première révolution, l’armée s’est retrouvée dépositaire du pouvoir, du jour au lendemain, comme si l’Egypte était destinée à avoir un super pouvoir militaire aux côtés d’un pouvoir civil secondaire. On a connu ça en Turquie. On se souvient aussi que Morsi, aussitôt après sa prise de fonction, avait contrecarré ce scénario par une sorte de coup de force.

Les militaires sont donc de retour en Egypte. Pour quoi faire ? Là est toute la question. Les mouvements populaires ont un double avantage : D’abord justifier tout ce qui en découlera, et, surtout, par leur ampleur et toute la charge médiatico-émotionnelle qu’ils véhiculent, masquer tous les détails d’un processus visant à un résultat que l’on ne constate que bien après. Les détails sont pourtant bien là, et bien visibles. Du jour au lendemain, une population anonyme sort spontanément dans la rue pour manifester son mécontentement. Chacun sort avec sa pancarte imprimée avec le slogan du moment, en anglais s’il vous plaît, qu’il avait du conserver dans son grenier au cas où. Pancarte accompagnée d’un drapeau américain, et parfois du pays, qui étaient rangés dans le même tiroir, toujours au cas où. Une fois dans la rue, chaque manifestant se retrouve au milieu d’autres manifestants qui, comme lui, avaient aussi prévu le coup et avaient prévu les mêmes pancartes, les mêmes drapeaux, les mêmes mots d’ordre, toujours en anglais qu’il ne pratiquent pas sauf en cas d’insurrection. Ça rappelle ces insurgés libyens que l’on voyait à la télé faisant le  »V » de la victoire, alors même qu’ils ne parlent pas un mot d’anglais, ne connaissant le mot victoire que dans leur langue, l’arabe dans lequel, que je sache,ce V n’a aucune signification.

Tout montre que ces révolutions ne sont pas destinées à l’intérieur, mais à un public extérieur, nous. Ne pas voir une solide organisation derrière ces mouvements c’est jouer l’autruche. Ne pas voir que cette organisation est orchestrée par des gens d’une culture différente de la masse qui manifeste, c’est être aveugle.

Aujourd’hui comme hier, on retrouve dans les mouvements de masse égyptiens les mêmes signes, parmi bien d’autres. Maintenant que la première étape semble réussie, quelle sera la suite ? N’étant pas dans le secret des dieux, nous ne pouvons qu’interpréter indirectement les signes. Dans le cas de l’Egypte, trois éléments fondamentaux sont à prendre en considération:les rapports avec Israël, les relations avec l’Iran et l’attitude vis à vis de la Syrie. En fonction de ces trois éléments, nous pouvons déjà avoir une certaine compréhension de cette révolution elle-même, et aussi en deviner les dessous. L’éclairage sur ces facteurs se fera assez rapidement car la situation en Syrie est telle qu’elle oblige tout le monde à abattre ses cartes et se positionner très clairement.

Surveillons-les donc.

Avic

Egypte : « la carte rouge » pour le président Morsi


DSC02246.JPG.1000x297x1Dimanche le 30 juin, c’est le premier anniversaire de l’arrivée au pouvoir en Egypte du président islamiste Mohamed Morsi.

Au lieu de la célébration, l’Egypte a présenté au protégé du mouvement Les Frères-musulmans « la carte rouge » politique. Dans les rues du Caire et des dizaines d’autres villes du pays, on voit partout des affiches avec le portrait de Morsi accompagné de mots « À bas ! ». L’opposition a proclamé le 30 juin le jour national de la protestation et a appelé tous les Egyptiens à prendre part aux manifestations.

Ce jour difficile pour Morsi a commencé à la veille, samedi. Déjà dès le soir du 29 juin, sur la place Tahrir, le QG principal de la révolution de 2011, se sont réunies quelques dizaines de milliers de personnes. En Egypte, il y a la canicule maintenant, une chaleur infernale, et le pic des manifestations antigouvernementales a lieu le soir, quand la chaleur tombe un peu. Mais à en juger par plusieurs milliers d’Egyptiens qui sortent déjà dans les rues, l’opposition réussira à réunir pour ces manifestations des millions de gens.

La raison principale du mécontentement des gens, c’est que l’Egypte ne peut toujours pas sortir de la crise économique, où le pays s’est trouvé après la révolution et à cause d’elle, dit le chef du centre de l’étude du Proche-Orient moderne à Saint-Pétersbourg Goumer Issaev. Mais le malheur de l’Egypte, c’est aussi l’absence d’un leader fort, capable d’unir le peuple.

« Je pense qu’il serait prématuré de parler d’une guerre civile. Mais la scission a lieu. L’absence de leaders évidents est le facteur central des événements actuels en Egypte. Dans la révolution égyptienne, il n’y avait pas de Khomeiny (l’ayatollah Khomeiny, le leader spirituel de la révolution iranienne de 1979). Morsi, lui, n’a pas l’étoffe de ce rôle. L’opposition n’a pas de leaders évidents non plus ».

L’armée égyptienne a fermé entièrement les frontières terrestres du pays un jour avant le 30 juin, les unités supplémentaires sont transférées sur le Sinaï, où il y a des milliers d’extrémistes armés prêts à prendre la défense du pouvoir des islamistes au premier appel. D’après les données des médias égyptiens, dans le pays se trouvent déjà jusqu’à 100 mille mouRévolution

Carton rouge

jahids. On a fermé le tunnel pour le passage des automobiles joignant le continent africain à l’Asie. En réalité, le Sinaï est entièrement coupé des territoires voisins.

Le mouvement Tamarod ( « l’Insurrection ») est l’initiateur des actions de protestation du 30 juin. Ses représentants affirment avoir déjà réuni 22 millions de signatures au soutien de la démission de Morsi.

Les tentatives du chef de l’État actuel de commencer le dialogue avec les leaders de l’opposition n’ont rien donné. Les accrochages entre les partisans et les adversaires de Morsi se prolongent toute la semaine. Samedi, 8 personnes ont péri. Des centaines de personnes sont blessées.

Les partisans du président – en Egypte, il y en a beaucoup aussi, affirment que les accusations présentées aux pouvoirs ne sont pas argumentées. Ils trouvent que l’Egypte connait en effet beaucoup de problèmes sociaux et économiques, mais ils existaient déjà sous l’ancien régime, et au cours des événements révolutionnaires, de nouveaux problèmes s’y sont ajoutés.

Le ministre de la Défense de l’Egypte Abdul Fattah Khalil al-Sisi s’est produit à la télévision et a prévenu le pays que les militaires interviendraient dans le cas où le carnage se produisait le 30 juin. L’armée, le principal arbitre politique dans le pays, a donné une semaine au gouvernement et à l’opposition pour l’acquisition du compromis sur la sortie de la crise politique intérieure. En cas de la déstabilisation ultérieure de la situation, a dit Abdul Fattah Khalil al-Sisi, « l’armée protègera l’État et le peuple égyptien ».

Andreï Fedyachine

Brésil – subversion : Quelques éléments de réflexion et d’analyse


Dilma-ROussefEtant en train de préparer un article pour un site ami , je ne ferais pas d’analyses . Le lecteur pourra éventuellement se reporter au journal Le Monde qui a fait preuve d’un peu d’honneteté intellectuelle en parlant de  » gens aisés  » [ qui défilent dans la rue ] . [ lien ]  Je présenterais juste quelques éléments de reflexion pour le public Français . Ces éléments ne constituent pas LA réalité mais certains aspects de la réalité de ce mouvement que je pense utile de mettre à la connaissance du public Français

Le jeune  » basané  » qui braille sur la photo ci-dessous à côté du jeune masqué  » contre le système  » porte un tee-shirt  Misfits  et une casquette  NY Yankees  . Le prix du tee-shirt est de R$ 35 ( 35 réaux ) [ lien ]  et le prix de la casquette est de R$ 80 [ lien ]   soit un total de R$ 115 . A São Paulo le salaire minimum est de R$ 755 [ lien ] , le tee-shirt et la casquette représentent 15% du salaire minimum soit l’équivalent en pouvoir d’achat Français de 200 Euros ! Il faut y rajouter le blouson , les pantalons et les chaussures qui doivent se trouver dans la même gamme de qualité  et on arrive facilement à 30% voir 40% du salaire minimum . A titre de comparaison , 50 voyages de bus-metro [ avec correspondances ] mensuels à R$ 3 représentent une charge de R$ 150 . Sur la deuxième photo prise à Rio , le tee-shirt vert A-FITCH peut être évalué à lui seul à R$115 .[ lien ]

Brésil-Manifs3

 

17jun2013---em-sao-paulo-manifestantes-contra-o-aumento-da-tarifa-do-transporte-coletivo-fazem-marcha-pela-rua-da-capital-1371525647596_1920x1080Contrairement à ce que laisserait croire ce reportage de la chaîne de propagande du Quai d’Orsay France 24 , [ lien ] le smartphone – outil indispensable à la mobilisation citoyenne ©™ – reste un produit reservé à des personnes disposant d’un pouvoir d’achat substantiel , même acheté avec des mensualités . Le prix d’un smartphone [ je ne parle pas des iphones qui peuvent atteindre R$ 1700 ] oscille entre R$ 590 [ 75% du salaire minimum soit 1050 Euros de pouvoir d’achat équivalent Français ] et R$ 1290 [ 170 % du salaire minimum soit 2380 Euros de pouvoir d’achat équivalent Français ] [ lien ]

Smatphones1Comme toujours les grandes causes reçoivent les soutiens des grands intellectuels ! A Moscou le  » cercle de Moscou  » par la bourgeoisie Moscovite a vu le soutien de Xénia Sobtchak . Au Brésil ce sont les vedettes des telenovelas qui défendent les opprimés descendus dans les rues Brésiliennes ! [ lien ]

Fotos TML-001Toujours un aspect qui est éludé : Le caractère racial , au delà du caractère de classe , de ces manifestations . Photos de manifestations à Salvador de Bahia , l’une des villes la plus  » noire  » du Brésil ! [ lien ]  [ lien ]

Bresil2Enfin les barbouzeries que l’on trouve dans ces événements : La police de la ville de Porto-Alegre a apréhendé un groupe anarchiste qui possédait les données de tout les organes de sécurité de la ville et le matériel pour des graffitis subversifs – pixos [ page Wikipedia ] [ page wikipedia ]  – et pour préparer des cocktails Molotov . [ lien ]

BrésilFr24L’organe de propagande du Quai d’Orsay France 24 restant silencieux sur ce point , montrant même des fleurs guerreduvietnamiennes  [ lien ] il est bon de signaler que des casseurs se sont attaqués jeudi soir au palais de l’Itamaraty , siége du MAE Brésilien . Des vitres ont été brisées et un début d’incendie a eu lieu . Le palais de l’Itamaraty , plateforme de projection de la diplomatie d’influence Brésilienne qui se décline dans l’organisation de cette Coupe des Confédérations et dans la Coupe du Monde contestées par les manifestants [ lien ] , a été sauvegardé par l’intervention de fusillers-marins . C’est une nouvelle militarisation de la sécurité des centres de pouvoir à Brasilia .[ lien ] A tire d’information , Brasilia possède les transports publics les moins chers du Brésil .[ lien ] mais c’est la ville qui a connu les manifestations les plus violentes contre les institutions fédérales[ Congrés , Itamaraty , tentative avortée contre le Planalto ]  et même la cathédrale . [ lien ]

Photo-7-Bresil-m

BresilManLa diaspora Brésilienne en Israël appelle à la démission de la Présidente Dilma Rousseff . On s’étonne de pouvoir encore s’étonner ! [ lien ] Les expatriés Brésiliens ont voté en majorité pour José Serra à Tel Aviv [ d’ou le jeu de mots sur la pancarte ]  et pour Dilma Rousseff à Ramallah .

israelprotestoguilaesp2

http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-bresil-subversion-quelques-elements-de-reflexion-et-d-analyse-pour-le-lectorat-fran-ais-118643255.html

Brésil – subversion : Un processus Orange est-il en cours au Brésil ?


Demonstrators march during one of the many protests around Brazil's major cities in BelemCa ne rate jamais. Où nous sommes incorrigiblement bêtes, ou il faudrait admettre que nos réactions face à certains évènements ne peuvent relever que du réflexe primaire. Voilà des décennies que l’on nous sert le même plat et nous n’arrivons toujours pas à le reconnaître et à l’identifier.

Combien y a-t-il eu de mouvements ‘’populaires’’ durant ces 30 dernières années ? Des tas. Combien parmi ces mouvements étaient manipulés ? Presque tous.  Ça devrait, quand même donner envie de réfléchir devant tout nouveau mouvement, non ? Au lieu de cela, tout le monde se précipite pour le soutenir, sans d’ailleurs en connaître plus que ce que disent les slogans, au nom d’idées fourre-tout  du style : le peuple est toujours opprimé, le ras- le-bol populaire devant les injustices, les 99% contre les 1%, etc. Personne ne se dit que quand le petit million de brésiliens dans la rue arrivera à faire sauter le pouvoir, ce sont les 1% de Wall Street qui vont se frotter les mains car ils vont pouvoir récupérer tout ce que les Chavez, les Lula avaient réussi à mettre à l’abri.

Voici deux textes qui présentent ce qui se passe au Brésil de manière légèrement différente de ce qu’on lit un peu partout en Occident, y compris dans les médias dits alternatifs.

Avic

Brésil – subversion : Un processus Orange est-il en cours au Brésil ?

Les événements en cours au Brésil ont tout d’un  » processus Orange « 
1- Les manifestations visent désormais un renversement du pouvoir présidentiel [ lien ] et de certains gouverneurs et d’ailleurs le slogan [ en Anglais ] [ lien ] est  » C’est pour beaucoup plus que 20 cents « 
2- Le processus est clairement factieux puisqu’il vise à la prise des centres du pouvoir , comme le Congrès,  par la force sur le modèle de l’attaque contre les parlements Géorgiens et Moldaves .
3- Il s’appuie principalement à SP , RJ , BR et BH sur une – autoproclamée –  » élite urbaine blanche  » mondialisée . Les manifestants sont pour la grande majorité des jeunes blancs diplomés , étudiants ou exerçant des professions libérales  . Beaucoup d’entre eux possédent d’ailleurs une voiture et n’utilisent pas les transports en commun , mettent leurs enfants dans des écoles privées et ont une sécurité sociale privée . Le caractère majoritairement  » blanc  » des  manifestations est assez intéressant alors que le Brésil s’est déclaré comme une nation métisse lors du dernier recensement . Par contraste , les forces de maintien de l’ordre apparaissent plus basanées et multicolores que les manifestants et appartiennent à une catégorie sociale moins privilégiée . Les soutiens de ces manifestants parmi la diaspora [ Berlin , Boston , Rome , Paris ,… ]  sont à la limite de la caricature d’une caricature : L’un des organisateurs à Rome de la mobilisation en France  est un étudiant en sciences de la communication de …..32 ans . Cette diaspora est selon les profils FB [ lien ]  que j’ai pu consulter exclusivement  » blanche  » ! Il y a donc bien un aspect racial dans cette  » révolte populaire  » qu’il ne faut pas éluder même si l’usage de ce terme est nié par par nos législateurs ! Le soutien Pavlovien , vertébro-rachidien même , d’une partie de la gauche Française à  ce type de manifestations n’en est que plus savoureux à apprécier . [ lien ]
4- Sur ce groupe principal viennent s’agglutiner les traditionnels casseurs constitués par les groupes et les partis Trotskystes comme le PSOL . Ce sont eux qui sont responsables des  » débordements  » parfaitement planifiés . Un rapport des services de renseignements – section P2 – de la Policia Militar de SP montre que des militants du PSOL ont recruté des « punks à chien  » pour s’attaquer aux commerces et incendier les véhicules . [ lien vers article ] Viennent s’y ajouter désormais des membres de groupuscules suprémacistes Blancs [ Rio hier soir ] . Une fois de plus on s’étonnera de cette coexistence pacifique entre Trotskystes et nervis suprémacistes Blancs !  Des manifestants interpellés à Brasilia ont reconnu avoir reçu  des sommes de R$ 30 à R$ 250 pour transporter des pneus destinés à être brûlés . [ lien ]   
5- Le mouvement  » populaire  » est désormais soutenu par la PIG – Partido da Imprensa Golpista – comme Veja .C’est la presse qui soutient l’alignement libéral ( en économie ) et Atlantiste ( en POLEXT ) du Brésil .Ces attaques dans la presse Brésilienne coïncident avec une vague d’articles hostiles à la politique économique du gouvernement Brésilien dans la presse Occidentale , FT – Beyhond BRICS -, The Economist et Le Monde . [ lien ]
Deux commentaires :
5- Dilma Rousseff fait preuve d’une cécité politique peu commune en désavouant son ministre des sports sur la necessité de réprimer par la force les manifestations  lorsque c’est nécessaire . [ lien ]
6- Des éléments de l’armée sont intervenus hier à Brasilia pour protéger la résidence présidentielle [Planalto ]  alors que les émeutiers investissaient le Congrès . [ lien ] C’est  assez savoureux quand on connait le passé de Dilma Rousseff et les processus en cours de  » mémouâre  » au Brésil cad de dénigrement de l’institution des forces armées à l’aune des  » événements  « des années 1964-1984 .[ lien ] Les ordres qui seront donnés par le général José Elito Carvalho Siqueira [ lien ] en cas de nouveaux troubles à Brasilia seront déterminants pour l’avenir politique du Brésil et la survie politique de Dilma Rousseff . A Belo Horizonte l’armée est descendue dans la rue pour assurer la sécurité des installations sportives et le bon déroulement de la Coupe des Confédérations . [ lien ] 

En tout état de cause , Dilma Rousseff ne doit pas regretter ses propos élogieux sur l’action des forces armées le 19 avril dernier ! [ lien ] [ lien ]

Photo : La réalité  » populaire   » de ces manifestations . Une étudiante Pauliste de race blanche de la classe moyenne supérieure .

9eiyvtj5jkmvux0veoxi1v5dd

IMAGEM_NOTICIA_5

Brésil – Subversion : Des punks recrutés par le PSOL pour les manifestations .

Les manifestations qui se déroulent actuellement au Brésil dans certaines grandes cités Brésiliennes , dont São Paulo , contre l’augmentation des tarifs des transports en commun ne seraient pas si  » spontanées  » que cela , en particulier dans les affrontement avec les forces de l’ordre , les destructions de commerces et les incendies de véhicule .

Selon un rapport des services de renseignement – P2 ou les  » Renseignements Généraux  » –  de la Policia Militar le PSOLPartido Socialismo e Liberdade , une dissidence  » front de gauche «  du PT – recruterait des  » punks à chien  » pour créer des incidents au cours des manifestations , provoquer la radicalisation des manifestants et déstabiliser le maire PT Fernando Haddad et le gouverneur PSDB Geraldo Alckmin . [ lien ]

Ces actions violentes seraient aussi destinées à entrainer les forces de sécurité urbaines Brésiliennes dans le cycle de la répression .

Des agents de la section P2 infiltrés au sein des groupuscules subversifs  indiquent que le PSOL n’agirait pas en tant que parti mais que cette subversion serait le fait de militants agissant en tant qu’électrons libres .

Le rapport parle d’actions de  » guérilla urbaine  » et lie l’action ultra-violente des punks et anarchistes Brésiliens aux stratégies des black-blocs en Europe . Le rapport de la police dissocie ces actions violentes de groupuscules extrémistes du mouvement citoyen Movimento Passe Livre qui réclame une réduction des tarifs de transport de R$ 3,20 à R$ 3,00 . Le rapport signale que les  » intentions [ du mouvement ] sont sincères  » mais comme ce mouvement refuse tout leadership il permet ce genre de dérives violentes .

Il faut ici noter que le PSOL s’est associé ces dernières années aux actions subversives contre la promulgation du Code Forestier et surtout aux actions de force contre la construction de l’usine hydroélectrique de Belo-Monte . Dans le deuxième cas , l’ ABIN –  Agência Brasileira de Inteligência – a montré la présence dans le financement des organisations qui s’opposent à la construction du barrage d’entités étrangères .[ relatório de inteligência no. 251/82260, de 9 de maio de 2011] [ lien ]  [ lien ]

Il est donc tout à fait licite de se poser dés à présent la question d’un lien éventuel entre certaines puissances occidentales et les dérives violentes constatées lors des manifestations contre l’augmentation des transports urbains au Brésil .On notera ainsi  que les manifestants , mêmes les  » pacifiques  » , montrent des slogans écrits en Anglais , c’est à dire à destination du mainstream global et non pas de la population Pauliste … * Le mouvement bénéficie ainsi d’un appui de la diaspora Brésilienne qui ne cache pas le caractère politique , même dans le cadre d’un agenda de changement de régime [ lien ] , de son appui  [ lien ] Ces violences rentreraient alors dans le cadre d’une stratégie globale de déstabilisation de la candidature de Dilma Rousseff en 2014 .

Le PSOL est aussi le principal vecteur politique de la subversion LGBT au Brésil , allant jusqu’ à réclamer la prise en charge par l’état des opérations de changement de sexe et la reconnaissance de la transexualité . [ lien ]

*Os protestos na saida dos estádios seriam ainda mais interessantes se os torcedores estrangeiros (se é que tem algum estrangeiro assistindo essa mini-copa no estádio) ou a mídia desses países recebessem panfletos na língua das seleções que acabaram de jogar, contendo explicações sobre os protestos. [ commentaire d’une activiste Parisienne ]

Psol_ziraldo

 

Brésil-Manifs3

 

Manifs-Brésil1

Manifs Brésil2

 

Source : http://zebrastationpolaire.over-blog.com/

« Eager Lion » – Opération d’extraction de mercenaires islamistes de Syrie ? partie III


Dans la partie précédente, nous avons vu comment  ces rebelles ont été sélectionnés, formés et engagés dans les  « sales » guerres des forces des opérations spéciales des États-Unis que les Américains eux-mêmes ont vécues au Vietnam, dans les pays d’Amérique centrale et en Irak. Nous allons maintenant nous étendre sur d’autres volets qui nous permettront de répondre à beaucoup des questions qui se posent. Lire la suite « Eager Lion » – Opération d’extraction de mercenaires islamistes de Syrie ? partie III

Libye : le carnage ne fait que commencer


blak-libyan-with-rats1Comme anticipé par les analystes avertis depuis le début de l’invasion en Libye, le pays va connaître un chaos à l’irakienne. Les « détériocrates » de tous bords rassuraient les nigauds qu’ils allaient leur offrir un nouvel Eldorado.

Avec la complicité des marionnettes qui, pourtant, étaient bien « nourries » sous la gouvernance de Kaddafi, les forces du mal otanesques, à leur tête un certain duo Sarko-Lévy, ont joué le jeu qui leur a été imparti, et ce, comme s’ils allaient jouir d’une nouvelle ère.

Ces affamés de pouvoir ne se sont jamais souciés de l’avenir du peuple libyen, privilégiant seulement leurs vils intérêts, quitte à jouir d’un statut vassal. Maintenant que les nuages, qui ont quelque peu semé le doute se sont dissipés, le peuple libyen se trouve confronté à une autre réalité. Celle d’une nouvelle répression menée par les terroristes de l’OTAN en guise de diversion pour laisser le champ libre aux multinationales prédatrices pour pomper le pétrole libyen en toute quiétude. Récemment, lors d’une manifestation en Cyrénaïque, les participants pacifiques, parmi lesquels des activistes pour la démocratie (la vraie, pas celle des canons de l’Otan), se sont fait tirer dessus à la grenade et à la mitrailleuse lourde par des milices armées. L’information est passée mais a subi, toutefois, un léger changement. Les médias main-stream ont parlé d’affrontements entre manifestants et ex-miliciens. Rien de plus.

Le bilan est lourd: entre 30 et 50 tués. Aucune indignation. Ni dans les colonnes de journaux, qui ont alimenté la campagne anti-Kadhafi, ni ailleurs. Les capitales occidentales et arabes, si promptes à condamner le moindre coup de matraque quand cela se passe dans un pays dirigé par un régime non-souhaité, n’ont soufflé aucun mot. Un média arabe pro-Nouvel ordre mondial est allé jusqu’à qualifier cet incident de « tentative de déstabilisation ourdie par des pro-Kadhafi ». Oubliant certainement, qu’à Benghazi, la grande ville de l’Est libyen, on n’a jamais aimé l’ex-colonel. C’est cela la Libye d’aujourd’hui, où le terme «démocratie» peut vous valoir une rafale de fusil d’assaut. C’est la Libye jetée en pâture au diktat des groupes armés et des milices. C’est la Libye voulue par Bernard Henry-Lévy et Sarkozy.

otan-mercenaires-libyeUne Libye en pleine anarchie armée, un refuge pour al-Qaïda et les groupes terroristes activant au Sahel et un confetti de villes indépendantes à côté d’un pétrole coulant à flots, surveillé par des contractors payés au prix fort par les multinationales. Dans ce contexte, rappelons également les 1 200 marines affectés de Malte à Benghazi pour soi-disant sécuriser les plateformes pétrolières et dont les médias à la botte n’ont jamais parlé. Ainsi, le carnage à l’irakienne ne fait que commencer, en attendant…un million de morts.

Par Chérif Abdedaïm

http://cherif.dailybarid.com/?p=2388

ERDOGAN demande au Président Al-Assad de l’aider à mettre fin aux MANIFESTATIONS EN ECHANGE du contrôle des frontières


51b65bc44fcc6A partir de sources SNN:

Info ou Intox ?

Un haut responsable arabe aurait délivré un message  urgent de Erdogan au président syrien Al-Assad, lui demandant d’intervenir et pour l’aider à mettre fin aux manifestations en Turquie, en échange de la promesse de fermer la frontière avec la Turquie aux combattants FSL et aux terroristes du Front Al-Nusra, de stopper la contrebande d’armes, et d’ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux gouvernements.

La réponse a été claire et explicite:

 » Nous n’intervenons pas dans les affaires intérieures d’un Etat, et ce qui se passe en Turquie est une affaire interne, et nous respectons les choix et les aspirations du peuple turc ».

Source : http://lunaticoutpost.com/Topic-Erdogan-asks-Assad-for-help-to-end-demonstrations

Le printemps turc : Erdogan, dégage ?


TURKEY-TAKSIM-CONSTRUCTION-DEMONSTRATIONLes signes d’un orage printanier s’accumulent sur la tête d’Erdoğan. Sera-t-il la première victime collatérale de la guerre en Syrie ? Car il y en aura. Trop de choses se sont passées depuis deux ans pour laisser indemne la population de la région, dans la mesure où tous les pays du Moyen-Orient ont été concernés, et leurs populations avec. Parmi tous ces pays la Turquie détient la palme  en matière d’interventions, d’imitions, de gesticulations et de vociférations. Comment peut-on croire, qu’après tout ça, la Turquie reviendrait tranquillement à la case départ, comme si rien ne s’était passé ? Les évènements qui se déroulent en ce moment à Istanbul semblent prouver que les esprits sont chauds. La répression est féroce, mais ne semble pas décourager les manifestants, qui, Samedi soir encore, affrontaient les forces de l’ordre.

Dans d’autres circonstances, on aurait dit que des manifestants pacifiques se font massacrer par les hommes de  d’Erdogan, premier Ministre turc d’un gouvernement islamiste. Ça aurait un air de déjà-vu. C’est peut-être pour cette raison que les médias nous le présentent différemment, pour ne pas nous lasser. Il reste que parmi les manifestants des slogans demandant la démission d’Erdogan fusent. A quand ‘’Erdogan dégage !’’, ou ‘’Erdogan doit partir’’ ? Attendons de voir comment il va gérer ce mouvement qui, loin de s’éteindre, semble gagner d’autres endroits du pays. Et aussi comment ses amis vont gérer leurs médias pour que ne sorte que ce qu’on ne peut empêcher de sortir.

 

Avic

The_people_of_Turkey_texte_3

The_people_of_Turkey_texte_2

The_people_of_Turkey_texte_1

Turquie émeutes1

turcque-émeutes3

turcqueémeutes2

Turquie-émeutes

Turquie-répression

An anti-government protester sits in front of rubbish set on fire by protesters as they clash with riot police in central Ankara

Le genre – nouvel ennemi du PS


Hollande-highres

Télécharger le fichier audio

Oui, chers amis, vous l’avez bien noté : selon le nouveau gouvernement, manifestement composé de fins érudits en la matière, « le genre est l’ennemi de l’égalité ». Le terme genre est à comprendre au premier degré comme la dualité innée homme-femme, dualité complémentaire et biologiquement productive. Or, notre Marianne étant le symbole de ce que j’appelle la trinité républicaine, il semblerait qu’elle doive dorénavant être perçue en androgyne ou, que sais-je, en entité hermaphrodite.

A défaut de pouvoir atténuer les souffrances causées par les soubresauts de l’euro, à défaut de pouvoir instaurer une politique migratoire raisonnable, à défaut de pouvoir régler les sempiternels problèmes des banlieues qui commencent d’ailleurs déjà à gagner les centres-villes, le PS s’évertue à combattre sa propre nation, massivement opposée au déni systématique du genre et de la sexualité traditionnelle, à la désacralisation de l’union hétérosexuelle comme telle.

La manif pour tous a définitivement dévoilé le degré de sournoiserie qui est celui de la démocratie française autoproclamée. Je dis bien autoproclamée dans son état actuel, puisqu’elle fait fi des revendications les plus élémentaires de la nation en les réprimant d’une manière particulièrement musclée. Nous avions évoqué, il y a quelques mois, l’utilisation du gaz lacrymogène dans les rues de Paris. Nous avons vu des Français engagés contre le mariage pour tous tabassés par des flics déguisés en civil, ces derniers étant passés à l’action dans la soirée, alors que la manif touchait à sa fin et que le climat était plus détendu que jamais. Les Veilleurs ont été touchés les premiers. Coups de matraques, insultes, arrestations arbitraires, tout y était. Au nom de quoi ? Les CRS, s’en prendraient-elles à des citoyens désarmés simplement sur le fait que ceux-ci dénoncent une loi, permettez-moi cet euphémisme, assez spéciale ? Manuel Valls, serait-il lui-même militant LGBT ? Qui sont les véritables patrons de ces gens dont je préférerais dire qu’ils ne sont rien d’autre que les laquais de leurs maîtres ? Qui sont-ils pour montrer en plein Paris, que ce soit aux Champs-Elysées, au Trocadéro ou dans les ruelles médiévales du Quartier Latin, que la démocratie française est un totalitarisme accompli, le miroir à peine déformant de ce qu’était le pétainisme dans sa tendance à s’immiscer dans les coins et recoins les plus sombres de la sexualité ?

Nous vivons un moment historique, un moment comparable à l’époque du procès Dreyfus lorsque la société, toute la société dans son intégralité, a été scindée par le célèbre J’accuse de Zola. Tel est le constat de l’essayiste Patrice André. Le mariage homosexuel, remarque-t-il, n’a foncièrement rien à voir avec l’homosexualité. La sexualité, quelle que soit son orientation (pédophilie et perversions graves exceptées puisqu’elles constituent un délit), ne dépasse normalement pas le domaine de l’intime. Elle est ce qu’elle est et ne devrait pas déborder sur la sphère publique. Or, non seulement elle s’impose à celle-ci, mais elle s’impose en usant de moyens extrêmement totalitaires.

La preuve : scolarisant mon enfant dans une école publique, je ne souhaite pas que des cours d’homophilie lui soient donnés. Je ne m’y oppose même pas par phobie, mais bel et bien par indifférence totale à l’égard du sujet ou parce que je considère que ces leçons sont contraires à ma vision du monde. Pourtant, faisant la découverte du nouveau manuel d’éducation civique (dois-je l’appeler ainsi ?), voici les titres que je relève d’emblée :

« [Il faut] déconstruire la complémentarité des sexes » (Réjane Sénac, chercheur au CNRS, professeur à Sciences-Po).

« Le genre, ennemi principal de l’égalité » (cette thèse semble être le fruit de la conscience collective PS).

« Papa porte une robe » (commentaire d’un lecteur posté sur facebook : « quoi, c’est encore carnaval aujourd’hui ? »)

« Rémi est amoureux d’Hubert ».

Ces titres ne sont pas extraits d’un manuel didactique de psychologie ou de sociologie. Ils font partie intégrante d’un manuel d’éducation homophile pour les GS maternelle et les classes primaires. Et maintenant, revenez un peu en arrière. Vous avez cinq ans. Vous posez-vous la question de savoir pourquoi vous êtes une fille ou un garçon ? Vous l’êtes tout court et basta. Vous avez huit ans. Papa vous dit que les robes lui vont bien et qu’il se fait un plaisir d’essayer celles de maman. Votre réaction ? Vous avez dix ans. Votre maîtresse de CM2 vous annonce que le sexe qui figure dans votre passeport n’est que la trace d’un déterminisme dépassé qu’il convient de problématiser. Elle vous demande de remplir un formulaire qui, éventuellement, permettra de révéler votre côté caché féminin ou masculin et de le développer si besoin est. Les enfants ayant naturellement le sens du genre – vous verrez très rarement un tout petit garçon jouer aux poupées si on lui propose des voitures – beaucoup d’entre eux sombreront dans l’incompréhension la plus plate. Et c’est là que les responsables de l’Education nationale invoqueront, tel un bref exorcisme, le terme « égalité ». Un deuxième terme suivra. Celui de déterminisme. Quelle horreur !

Nous en venons au hic de cette croisade soi-disant anti-déterministe. En réalité, si on lit attentivement les thèses énoncées dans le manuel en question, on s’aperçoit vite qu’amalgame est faite entre différence et inégalité. Un raisonnement juste parce que logique consisterait à dire que les hommes et les femmes sont égaux intellectuellement, affectivement etc. mais qu’ils sont différents. Un raisonnement logique consisterait à dire que la nature a déterminé la femme à enfanter parce que telle est sa capacité biologique que les hommes n’ont pas. Le raisonnement du livre dénature subtilement cette logique en affirmant que si je reconnais que les deux sexes sont différents, je reconnais par là qu’ils sont inégaux. Si j’ose avancer qu’une femme est déterminée à enfanter non pas parce que quelqu’un l’y oblige mais parce que la nature l’a crée ainsi à la différence de l’homme, j’enferme celle-ci dans un déterminisme sans issue qui serait contraire aux idéaux républicains. On a dit A. Il faut maintenant dire B. Qu’aura-t-on en définitive ?

– Une désacralisation totale de la maternité suivie d’une vision essentiellement utilitaire du ventre féminin. Le métier de mère porteuse apparaîtra au même titre qu’a failli apparaître celui d’assistante sexuelle pour les handicapés.

– Une suppression des retraites versées aux mères de familles nombreuses puisque, après tout, la maternité ne relève que d’un caprice personnel. Ou alors, il faudrait peut-être payer aux maris ou aux pères biologiques de ces enfants l’équivalent de cette retraite, comme si porter un bébé et regarder porter un bébé relevait du même processus !

– Une suppression de la filiation. Après tout, pourquoi serais-je déterminé(e) à être père ou mère si je ne veux pas le reconnaître comme étant mien ? Pourquoi ne pas reconnaître l’enfant de la voisine dont je suis amoureuse depuis voilà vingt ans ?

– Une identité sexuelle temporaire, donc relative jusqu’à dix-huit ans, âge où je pourrai définitivement confirmer ou ne pas confirmer ma virilité autant que ma féminité.

J’arrête ici mon énumération, parce qu’elle me fait sourire, parce qu’elle me ramène à une vieille chanson de Michel Sardou qui commence ainsi : « Dans un voyage en absurdie/ Que je fais lorsque je m’ennuie/ J’ai imaginé sans complexe/ Qu’un matin je changeais de sexe/ Que je vivais l’étrange drame/ D’être une femme (…).

En absurdie, c’est bien le mot. Déconstruire, châtrer, édifier un semblant de civilisation où deux et deux ne feront plus quatre, tels sont les nouveaux objectifs pédagogiques d’une Hollandie qui rime bien avec absurdie. Manuel Valls et les CRS servent donc des fous, s’imprégnant de leurs folies jusqu’à les canoniser au nom de la République.

Seulement voilà : lorsque, probablement dans quinze-vingt ans si rien ne change, la France sera soumise à la Charia, quel sera donc le sort de la loi Taubira et de ceux qui l’appliquent avec tant de persévérance ? M. Valls, ira-t-il prêcher le mariage des adolescentes en plein centre de Paris ? L’impossible n’étant pas français, je ne m’étonnerai de rien.

Il se passe quelque chose au Sahara Occidental


SahraouisQuelque chose qui gonfle doucement dans le silence habituel des médias de chez nous.

Le conseil de sécurité a refusé à la mission de l’ONU de surveiller la sécurité des Sahraouis dans leur pays occupé. La Minurso qui doit organiser le référendum au Sahara Occidental, malgré tous les appels d’ONG et même de gouvernements, ne sert donc à rien.

La démonstration est faite que le Maroc l’a phagocytée et totalement affaiblie dans la partie que le royaume occupe. Les Sahraouis semblent l’avoir compris.

Le jour suivant la décision de l’ONU, ils ont manifesté en comité de la taille habituelle – moins d’une centaine de militants – pour protester contre la décision, et le Maroc a agit avec son arrogance habituelle en cognant sur les Sahraouies et Sahraouis. Résultat une quarantaine de blessés.Le régime marocain a parié comme d’habitude sur l’efficacité de la frayeur populaire des sahraouis d’être torturés ou assassinés, crainte distillée patiemment et avec persévérance depuis l’invasion militaire du territoire en 1975 par des actes de ce niveau de barbarie sur tous, y compris femme et enfants.

Suite à cette manifestation, la presse du royaume a publié des communiqués disant que des policiers avaient été blessés, seulement des policiers. La méthode habituelle, elle aussi, de la propagande marocaine, crier qu’on est victime quand on vient de frapper. Avec quelques clés de lecture, les choses se simplifient, et jusque-là rien de nouveau.

Mais dans le désert il y a des grains de sable et parfois ils viennent gripper la machine.

Quel est le plus important des paramètres, et quels sont ceux qu’on ne sait pas encore ? Est-ce important finalement…

Les USA ont soutenu l’importance de la surveillance des droits de l’homme, et, le jeu vicieux de la France, de l’Espagne et d’autres ont empêché le passage à l’acte…

Le Maroc a cogné, et, la France a eu une petite phrase pour soutenir le droit de manifester pacifiquement.

Les Sahraouis ont manifesté, beaucoup ont été blessés, et, ils ont recommencé le lendemain plus nombreux, et le surlendemain plus encore.

A regarder les vidéos de la manifestation du 4 mai, il semble que la peur n’opère plus… parce qu’ils étaient … 100 selon la police et 10 000 selon la lune si l’on calcule comme en France ? 5000 peut être en fait.

Et pourtant les Sahraouis ont tous vu arriver la nuit comme le jour les convois de policiers marocains, avec pour chacun 15 ou 16  bus d’une vingtaine de place et 2 camions, les convois de jeep et camions militaires aussi.

Alors ? Il se passe quelque chose au Sahara Occidental occupé.

Peut-être la répression vengeresse sera-t-elle dans quelques mois sans commune perversité de la part du Maroc.

Ou peut-être que les choses sont consommées, consumées et assumées. La machine est lancée, l’autocensure n’est plus de mise chez les Sahraouis.

Le Maroc crie au loup, les méchants civils sahraouis blesseraient ses vaillants militaires et policiers chargés de défendre l’œuvre colonisatrice…

Mais ce que l’on voit sur les vidéos qui se multiplient sur internet ce sont des Sahraouis qui crient qui chantent, qui sautent et dansent, qui défilent avec les drapeaux de la république qu’ils considèrent comme la leur, et réclament leur indépendance. Ces hommes et femmes sont sur la route, sur les trottoirs et sur les places de Elaaiun et des autres villes sahraouies occupées.

Ils entravent la circulation – autorisée à 30km à l’heure pour qui n’a pas les moyens des bakchichs -, avec bien moins d’efficacité que les barrages de police qui coupent les boulevards tous les 500 mètres… C’est l’excuse qui justifient les charges de police, l‘entrave à la circulation, et le désordre public.

On voit aussi les charges des policiers marocains, et leurs replis en formation de défense derrière leurs boucliers. Il est bien possible qu’ils se demandent ce qu’ils font là ces tout jeunes marocains, quand les jeunes Sahraouis s’interposent ou forment des cordons de sécurité autour ou devant eux pour les protéger.

A y réfléchir, lorsque l’on regarde à Smara une petite unité de policiers marocains collés les uns aux autres et accrochés à leurs boucliers, comme effrayés par l’enthousiasme et la coriacité populaire sahraouie en attendant l’arrivée des renforts ;  et que l’on trouve aussi des vidéos des manifestations des jeunes marocains au Maroc les mêmes jours… peut être ces jeunes policiers et militaires devraient-ils remonter sur leurs terres s’occuper de leur révolution, et laisser aux anciens et aux gradés le soin de se débrouiller de la situation explosive qu’ils ont créée au Sahara, et pour laquelle il n’y a plus de soupape de sécurité.

Balme

Alerte ! La menace contre l’Algérie se précise


US Air Force Espagne

L’Algérie se savait menacée, convoitée. Elle a suivi de près, sans broncher (sauf quand il l’a fallu) toutes les manigances de l’adversaire. Elle a même plié et accompagné certains des plans de l’ennemi pour temporiser et se mettre en position de les déjouer. Elle a vu des bases hostiles s’installer à l’est, au sud, et à l’ouest de ses frontières, sans compter les bases diffuses à l’intérieur. Lire la suite Alerte ! La menace contre l’Algérie se précise