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Poutine prépare l’Iran


epa_rouh_put.jpg.740x-x1Un peu de répit pour la Syrie. Mais ce n’est qu’un répit. Tous les protagonistes savent bien que ce n’est pas encore fini. La Russie a beau multiplier les obstacles et créer des situations qui obligent les assaillants à reformuler les raisons pour lesquelles ils ‘’sont tenus’’ d’attaquer la Syrie, la volonté de dépecer ce pays reste intacte. La seule chose qui a sauvé la Syrie jusqu’à présent, c’est que les agresseurs se sentent encore obligés d’habiller leur acte criminel de manière à ce qu’il n’apparaisse pas trop comme tel.

Les russes, les iraniens et les chinois en ont forcément conscience. S’ils pouvaient avoir quelques doutes, le souvenir des coups fourrés libyens, et surtout irakiens les ramènerait à la réalité. Notamment au sujet des inspections des armes de destruction massives de Saddam Hussein qui ne furent, en fait, qu’un des plus sûrs moyens de préparer l’invasion de l’Irak. La France a déjà été envoyée au charbon pour proposer des projets de résolution de l’ONU dont ils pourront exploiter les failles pour permettre une intervention ‘’légale’’.  Rien de nouveau. Il n’y a que Fabius pour ne pas voir que tout le monde le voit venir.

Mais en changeant les paramètres du plan des agresseurs et en les obligeant à revoir leurs calculs, la Russie gagne un temps précieux qu’elle peut mettre à profit pour, d’une part, élargir le camp des opposants à la guerre dans le monde, grâce à une prise de conscience de plus en plus étendue des inepties pro-guerre, et d’autre part, renforcer le système de dissuasion d’une attaque en équipant un peu plus la Syrie et ses alliés, l’Iran en particulier.

Pour ce deuxième volet, Poutine n’a pas perdu de temps. Il vient de décider de livrer à l’Iran les fameux systèmes de missiles S-300 dont le contrat de livraison, signé en 2007, avait été annulé par Medvedev sous la pression des Etats-Unis (et Israël). En outre, le président russe rencontrera le président iranien Hassan Rohani le 13 septembre en marge du sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghaï, à Bichkek, au Kirghizistan, pour discuter de la coopération militaire et technique entre leurs deux pays. C’est ce qu’a annoncé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Ces décisions de Vladimir Poutine, somme toute prévisibles, nous les annoncions déjà dans deux articles de Valentin Vasilescu le 18 juin et le 20 juin. Cela montre que la Paix peut aussi avoir ses stratèges et, dans ce camp, il n’y a pas que la Russie. Il y a aussi la Chine qui, bien qu’on l’entende très peu, n’en agit pas moins. Ces stratèges habiles œuvrent pour l’humanité. Les esprits chagrins diront qu’ils travaillent d’abord pour leurs intérêts. Qu’est-ce que ça change ? Le résultat pour nous est là. Il y en a même qui diront : attendez de voir ce qui vous attend demain. Entre apocalypse Now et apocalypse demain, je choisis, sans hésitation, apocalypse demain.

Quand j’ai débuté ce blog, j’avais écrit : Poutine, prix Nobel de la Paix 2013. En fait, il n’est nul besoin de ces gadgets pour savoir qui sont les véritables champions de la Paix. Ces prix aux noms ronflants serviraient plutôt à désigner les bellicistes purs et durs. Pendant que les va-t’en-guerre se congratulent et se distribuent des prix, les hommes de paix s’emploient désespérément à déjouer leurs plans machiavéliques. Quant au peuple, ce peuple tant encensé et paré de toutes les vertus, il continue de moutonner et de jouer son vrai rôle de peuple, celui de supporters et de pom-pom girls, pendant que les vrais joueurs se taclent sur le terrain. A défaut de pouvoir agir, il devrait, au moins supporter ses intérêts humains, et non ceux d’un des joueurs en particulier. Et les intérêts humains passent d ‘abord par la paix entre les humains. C’est plus sûrement Poutine et Rohani qui défendent cette paix que Netanyahou, Obama et leurs laquais. C’est une évidence qui finira bien par s’imposer à tous.

Avic

La Russie et l’Iran: Une danse postmoderne


pour-la-russie-une-attaque-contre-liran-serait--desastreuse-_trt-francais-4439Par MK Bhadrakumar

Si, comme prévu, le président russe Vladimir Poutine entreprend le voyage à Téhéran en Août, il sera riche en symboles – même s’il devait renoncer au projet de voyage par bateau pour traverser la mer Caspienne et atteindre la rive iranienne. La concordance des intérêts des deux puissances régionales, qui sont voisines, n’a jamais été mise en doute.

De plus, cette année est aussi, par une curieuse coïncidence, le 70e anniversaire de la Conférence de Téhéran de 1943, qui a été un événement émouvant dans les relations russo-iraniennes dans leur riche tissu historique parsemée de sang et de trahison.

L’histoire des relations russo-iraniennes est magnifique. Poutine a été le seul dirigeant russe à visiter Téhéran depuis la révolution bolchevique en 1917. Pourtant, les deux pays sont des joueurs anciens sur la scène géopolitique.

Le retour de Poutine à Téhéran près de sept ans après sa triomphale première visite en 2007 surfe sur le mode de la moralité. La politique étrangère russe a bouclé la question. Poutine espère nettoyer les écuries d’Augias, en supprimant littéralement les débris qui se sont accumulés pendant les années où il n’était pas au Kremlin.

Réussira-t-il ? Certes, Poutine est une figure charismatique pour les Iraniens. Pourtant, comment ses hôtes vont-ils évaluer les intentions de Moscou? C’est cette dernière question qui fait que la mission de Poutine est difficile – et risquée.

La pomme de discorde

La «distance» qui s’est glissée dans la relation russo-iranienne doit être considérée comme un héritage de la présidence de Dimitri Medvedev (2008-2012), une période au cours de laquelle Moscou était préoccupé à explorer le contenu du « reset » avec les Etats- Unis, que le président Barack Obama avait offert sur un plateau. Les «Occidentalistes » qui occupaient le Kremlin pendant ces années considéraient  l’Iran avec dégoût et mépris.

L’Iran a pris une banquette arrière dans les priorités russes et la compréhension stratégique que Poutine avait forgée au cours de sa visite historique a commencé à s’atrophier. La Russie a continué à traîner les pieds à la commission de la centrale nucléaire de Bushehr par respect pour la démarche américaine.

Le Kremlin n’a pas résisté lorsque les Etats-Unis ont introduit le dossier nucléaire iranien comme vecteur dans la coopération russo-américaine dans le cadre du « reset ». La coopération de la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, était vital pour l’administration Obama pour serrer encore plus la vis à l’Iran avec ce qui s’est avéré être un régime de sanctions paralysante installé pour durer, sanctions que la plupart des pays (comme l’Inde et Japon) n’ont accepté qu’à contrecœur.

Pourtant, Moscou savait depuis le début que la question nucléaire de l’Iran soulevait certaines questions fondamentales du droit international et de la Charte des Nations Unies et portaient de profondes implications pour le fonctionnement du système international.

Moscou n’était pas sans savoir, non plus, que le vrai problème de l’Occident avec l’Iran portait sur son idéologie de la justice et de la résistance et n’avait rien à voir avec un Moyen-Orient sans armes nucléaires.

La pomme de discorde fut créée par Medvedev quand  il interpréta les sanctions de l’ONU comme une obligation pour la Russie de résilier unilatéralement les accords signés en 2007 pour la fourniture des missiles S-300, sur lesquels Téhéran comptait de manière cruciale pour sa défense contre les attaques aériennes américaines et / ou israéliennes.

Medvedev a pris la « décision finale » d’abandonner l’affaire sous la pression américaine et le Kremlin passa outre la perception qui prévalait parmi les sections influentes de l’establishment de Moscou qui, eux, pensaient que la Russie pouvait encore remplir ses obligations contractuelles vis-à-vis de l’Iran.

Le chef du Comité international de la Douma, Konstantin Kosachyov a dit: «Huit articles ont été ajoutés dans la liste [des Nations Unies] de l’armement concerné par les sanctions. Cependant, il n’existe aucun système défensif, tel que les missiles S-300, sur cette liste. La résolution de [l’ONU]  n’a aucun effet direct sur la Russie « .

En regardant en arrière, le Quotidien du Peuple n’était pas loin de la vérité quand il avait noté avec ironie dans un commentaire à cette époque que « les contradictions abondent sur les intentions de Moscou envers l’Iran ». En effet, sans ce grand coup de pouce de la Russie, les Etats-Unis n’auraient jamais été en mesure de transférer le dossier iranien à l’ONU.

Saisir l’instant

Aujourd’hui, le bilan du « reset » raconte une histoire en soi. L’Organisation du Traité de Sécurité Collective reste un paria dans la guerre de l’OTAN en Afghanistan. L’indépendance du Kosovo a été célébrée.

L’OTAN a lancé son filet sur l’espace post-soviétique et continue à avancer vers les frontières de la Russie, et pourrait arriver dans le Caucase. Les États-Unis ont juré de saboter le projet de l’Union Eurasie de Moscou. Bien sûr, la Russie ne pouvait pas empêcher le «changement de régime» en Libye et ses objections contre le système de défense antimissile américain restent ignorées.

Qu’il suffise de dire qu’il y a un contexte complexe dans la dernière initiative de la Russie de se réconcilier avec l’Iran. Le badinage de la Russie avec le « reset » ont profondément blessé l’Iran à un moment où il avait besoin de toutes les amitiés sur lesquelles il pouvait compter pour conjurer la pression incessante des États-Unis. Mais malgré tout cela, l’Iran a survécu.

Une attaque militaire contre l’Iran n’est plus concevable, sauf à des coûts énormes et les risques gigantesques à l’échelle régionale et il est plus que probable que l’impasse US-Iran se dirigera vers des négociations.

Des négociations directes américano-iraniennes sont sur les cartes. Par conséquent, la Russie est en train de faire la chose qu’il fallait faire : «saisir l’instant. » Poutine sera le premier chef d’Etat en visite à la présidence Rouhani.

D’autre part, la compréhension et le soutien de la Russie pourraient contribuer à créer un espace qui permettra à l’Iran de négocier avec les États-Unis de façon plus optimale. Du point de vue iranien, la reprise de confiance récente de la Russie en tant que membre détenteur de veto du Conseil de sécurité de l’ONU est une tendance encourageante. Le ferme refus de la Russie d’approuver récemment un rapport de l’ONU critiquant des essais de missiles iraniens a pratiquement exclu toute extension du régime des sanctions.

Cependant, le retour en arrière de Russie sur l’affaire des missiles S-300 assombrit toujours le climat. L’Iran a déposé une réclamation  de 4 milliards de dollars de dommages contre la Russie devant le tribunal d’arbitrage international à Genève. La cause de l’Iran est bonne, mais la vraie issue est politique – une crise de confiance survenue dans les relations lorsque Medvedev a publié, le 22 Septembre 2010, le décret annulant unilatéralement la livraison des S-300 et une foule d’autres contrats pour la fourniture d’armes à l’Iran ainsi que l’interdiction de l’entrée et le transit via Russie pour un certain nombre de ressortissants iraniens liés au programme nucléaire du pays, et l’interdiction à des personnes physiques et morales russes de rendre des services financiers en relation avec des activités nucléaires iraniennes.

Le Ministre de la Défense iranien, le général Ahmad Vahidi, avait presque instantanément commenté le décret de Medvedev en une critique acide, en disant qu’il a montré «qu’on ne peut leur [les Russes] faire confiance, ce que nous savions déjà», et l’embargo est la preuve que la Russie « ne peut pas agir de façon indépendante, même lorsqu’il s’agit d’une question aussi simple ».

Le journal russe Kommersant a rapporté, le mercredi de cette semaine, citant des sources du ministère des Affaires étrangères à Moscou que Poutine offrirait à Téhéran un autre système de défense aérienne, Antey-2500, qui pourrait s’avérer être pour l’Iran une heureuse substitution au S-300.

L’Antey-2500 est un système d’arme redoutable, qui peut simultanément détruire jusqu’à 24 avions dans une zone de 200 kilomètres ou intercepter jusqu’à 16 missiles balistiques. On peut dire que le système est spécialement conçu pour les besoins des forces terrestres et peut répondre aux exigences de l’Iran.

Kommersant a également signalé que Poutine discutera du programme d’expansion de la centrale nucléaire de Bushehr. D’autres rapports indiquent que les physiciens nucléaires iraniens ont repris leurs études dans des institutions russes. Il y a une semaine, la Russie a tenu, cas rare, un exercice naval avec l’Iran dans la mer Caspienne.

Lors de la récente visite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Moscou dans le cadre de la réunion au sommet des pays producteurs de gaz, des discussions ont eu lieu concernant la coopération dans le domaine de l’énergie.

Un solide pragmatisme

La Russie et l’Iran sont de grands praticiens de la diplomatie, mais avec tout le pragmatisme sans faille dont ils disposent, ce n’est pas une tâche facile que Poutine a entreprise en essayant de relancer la confiance dans les relations russo-iraniennes.

En fait, le fondement d’un accord stratégique entre les deux puissances régionales pour aller de l’avant devient nécessaire. Par exemple, l’impulsion pour la politique de l’Iran en Syrie est dérivée de la politique régionale du Moyen-Orient et il est difficile de savoir si et dans quelle mesure Moscou est prêt à s’identifier à elle.

Certes, le président nouvellement élu, Hassan Rouhani, a souligné à maintes reprises que les relations de l’Iran avec les Etats régionaux seront la priorité de sa politique étrangère. Des changements majeurs sont à prévoir dans les liens de l’Iran avec les Etats du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. L’approche prudente par Téhéran à l’égard des événements en Egypte souligne la réflexion en ce sens.

De même, les lignes se déplacent dans les relations russo-américaines. En dépit de la démagogie sur le cas d’Edward Snowden, le lanceur d’alerte,  ex-sous-traitant de la CIA, Moscou a pris soin de ne pas lézarder les équations avec l’administration de Barack Obama.

La dernière chose que l’Iran voudrait est de se voir considéré comme monnaie d’échange dans la détente américano-russe. Rouhani reprend à son compte la politique du ‘’regard tourné vers l’est’’ d’’Ahmadinejad, « l’Iran a dû compter sur les politiques de pays comme la Russie, la Chine et l’Inde sur la scène internationale. » Cite le nouveau président iranien. Mais il rajoute :

« En dépit de la politique de ‘’regard tourné vers l’est’’ de l’Iran, la Russie a trouvé ses intérêts dans le renforcement de ses relations avec l’Occident. Le soutien des résolutions de sanctions contre l’Iran au Conseil de sécurité et la suspension de certains engagements militaires de la Russie ont été quelques-unes des mesures anti-iraniennes de la Russie. L’utilisation de la carte l’Iran dans son jeu avec l’Occident et en particulier avec les États-Unis a toujours été bénéfique pour la Russie ».

Cela dit, les experts russes sont réalistes concernant Rouhani et le considèrent comme un membre «modérée» de l’élite religieuse au pouvoir en Iran – « prêt à faire des compromis avec le monde et se rendre compte que s’en prendre à des moulins à vent tout le temps ne sert à rien», pour reprendre les mots de l’éminent savant Vitaly Naumkin, directeur de l’Institut d’études orientales de l’Académie des sciences de Russie.

Il y a un optimisme prudent parmi les experts de Moscou qui pensent qu’un «dégel» dans les relations entre l’Iran et l’Occident ne signifie pas nécessairement un revers pour les intérêts russes. L’estimation que tout dégel ne pourra être que limité et ne se fera que de manière progressive, puisque le « régime iranien ne pourra pas renoncer immédiatement à toutes ses valeurs fondamentales qui provoquent le mécontentement en Occident», comme l’a noté Naumkin.

Il faut dire que l’Iran n’est pas perçu à Moscou comme une source d’extrémisme religieux et la Russie ne fait face à aucune menace de l’extrémisme chiite. En principe, donc, il n’y a pas d’obstacles à la coopération russo-iranienne. Le défi réside dans la construction d’une complémentarité d’intérêts.

La classe moyenne iranienne et technocrates préfèrent la technologie occidentale – et les élites russes (à la différence des « orientalistes » soviétiques) n’ont pas de réelle passion pour l’Iran. Dans le même temps, la Chine est imbattable en tant que partenaire commercial et source d’investissement pour l’Iran.

Lorsque l’Iran s’ouvrira pour ses exportations de gaz, il pourrait même créer quelques brûlures d’estomac à Moscou dans la mesure où ces exportations pourraient atteindre un jour le marché européen et rivaliser avec les fournitures russes. L’avantage pour la Russie réside dans deux domaines principaux – la coopération militaire et nucléaire.

En même temps, la Russie diversifie également ses relations avec les pays de la région, ce qui signifie qu’un partenariat privilégié avec l’Iran ne peut pas se faire au détriment de ses liens florissants avec la Turquie ou Israël. En somme, les deux puissances régionales avancent à tâtons vers une relation post-moderne, contrairement à ce qu’ils ont connu auparavant.

Ambassadeur MK Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans, avec des postes dont celui d’ambassadeur de l’Inde en Ouzbékistan (1995-1998) et en Turquie (1998-2001).

Traduction : Avic

http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-01-260713.html

 

Poutine, prix Nobel de la Paix 2013.


Vladimir_Putin_11_March_2008-1On peut rêver. Mais ça restera un rêve. Le prochain prix Nobel a plus de chances de se retrouver  chez un certain émir du golf ou entre les mains  de certaines stripteaseuses qui adorent chanter dans les églises.  Un chien qui mordrait Poutine aurait toutes ses chances. C’est dire… Prix Nobel pour Poutine ? Même pas en rêve. Pourtant…

Pourtant, s’il est un défenseur de la paix mondiale aujourd’hui, un parmi peu, c’est bien lui. Bien obligé. Question de vie ou de mort. Non pas pour lui, mais pour la Russie. Oui, aujourd’hui la Russie est cernée de toutes parts et la meute se  rapproche. Le dispositif d’encerclement, débuté à la chute du Mur de Berlin, s’est fait de manière insidieuse, par une annexion douce et progressive des anciens états de l’Union Soviétique. Tant qu’aucune  résistance ne s’opposait à cette dynamique, l’encerclement se faisait sans coup férir, renforcé par une présence active de divers organismes à l’intérieur même de la Russie. Les choses  se déroulaient donc normalement dans l’euphorie générale du bloc atlantiste, qui n’en finissait pas de célébrer sa « victoire » contre le Communisme, oubliant, au passage, que  le pays le plus prospère au monde est un pays communiste, géré par un parti communiste.

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