Archives du mot-clé mercenaires

La France aussi veut ses mercenaires, type Blackwater


601671-france-somalia-piracy-shipping-seychellesLa France était restée un des rares pays européens à ne pas accepter, par la loi, de sociétés de mercenaires, même si celles-ci existaient déjà sous une forme ou une autre. Sarkozy, en fin de mandat, se préparait à ouvrir la porte à de telles sociétés. Lire la suite La France aussi veut ses mercenaires, type Blackwater

La nature des djihadistes en Syrie


zelin_resizedLe comportement des djihadistes en Syrie me fait de plus en plus penser à un match de catch télévisé. Dans un combat de catch, tous les protagonistes mentent. Le commentateur, l’arbitre, les spectateurs et les catcheurs, bien sûr, tout le monde sait que c’est un jeu, mais fait semblant de croire le contraire. Tout le monde agit et réagit comme si tout était réel. Lire la suite La nature des djihadistes en Syrie

Syrie : Nouveaux slogans de paix pour mieux continuer la guerre


559988-syrian-opposition-chief-jarba-speaks-at-a-news-conference-in-londonLa rencontre de ceux qui s’appellent ‘’les amis de la Syrie’’ à Londres a débouché sur un communiqué final dont le contenu montre toutes les intentions belliqueuses de ses participants. Le groupe, formé de 11 pays, les Etats-Unis, la Turquie, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Egypte, les Emirats arabes unis, le Qatar, la Jordanie et l’Arabie saoudite, remet sur le tapis des velléités ‘’de changement de régime’’  et brandit à nouveau l’option militaire (sous-entendu : intervention étrangère). Il n’y a donc rien de changé au programme.  On remarquera au passage que le programme reste aussi le même pour l’Egypte avec ou sans Morsi.

Parallèlement, on entend des discours lénifiants de John Kerry nous assurant qu’il « n’y a pas de solutions militaires » en Syrie, en même temps que des groupes de combat dits modérés, ceux qui bénéficient officiellement de toute l’aide militaire extérieure, réclament encore plus d’armes et de soutien.

Pas de solutions militaires ? Peut-être bien que si. Ce slogan repris par les uns et les autres ne vise qu’à essayer de stopper l’action de l’Armée syrienne qui est en train de bousculer les mercenaires sur le terrain. L’armée syrienne tient la victoire au bout du fusil, mais les Etats-Unis et ses alliés se comportent comme si c’était eux qui détenaient la victoire et Bachar Al Assad le vaincu. Ils se préparent déjà à agir en vainqueurs à Genève, dictant leurs conditions, partageant le pays comme ils le souhaitent. Pour l’instant la coalition est incapable d’envisager les choses autrement, mais elle n’a aucun moyen d’inverser la situation en sa faveur. La seule solution qui lui reste est d’épuiser l’armée syrienne, pour pouvoir valider l’idée qu’il n’y a ni gagnant, ni perdant. Avec de tels objectifs la conférence de Genève 2 n’est pas pour demain.

Il ne reste à l’armée syrienne qu’à tenir bon en toute lucidité et, si possible, écraser l’ennemi. La solution serait alors militaire.

Avic

Poutine vers un rôle de leadership mondial – Paul Craig Roberts


548927-poutine2L’article de Poutine dans le New York Times du 11 Septembre a provoqué des couinements de cochons qu’on égorge. Ces cochons qu’on égorge sont exactement ce que vous imaginez, c’est-à-dire  ceux dont les ordres du jour et les profits auraient été favorisés par une attaque contre la Syrie par le régime Stasi d’Obama.

Parmi ces porcs qu’on égorge figurent les blogueurs de Human Rights Watch qui semblent être financés par la caisse noire de la CIA.

Reste-t-il encore une institution qui n’ait pas été corrompue par l’argent de Washington?

Notez que la raison pour laquelle Poutine est critiqué, c’est qu’il a bloqué le régime Obama et l’a empêché d’attaquer la Syrie et de massacrer un grand nombre de syriens au nom des droits de l’Homme. Les porcs qu’on égorge sont outrés que la guerre d’Obama ait été bloquée. Ils étaient si impatients du massacre de masse qui leur aurait permis de faire avancer leurs profits et leurs projets.

La plupart des critiques de Poutine sont trop déficients intellectuellement pour comprendre que l’article brillant et humain de Poutine a placé Poutine comme le leader du monde libre et le défenseur de la primauté du droit, et révélé Obama pour ce qu’il est, le chef d’un gouvernement voyou, sans foi ni loi, irresponsable, engagé dans les mensonges et les crimes de guerre.

Poutine, diplomatique, a été très prudent dans sa critique du discours d’Obama du 10 Septembre, dans lequel ce dernier a cherché à justifier l’illégalité de Washington par «l’exceptionnalisme américain». Obama, tentant de relever son régime criminel et le hisser vers des sommets moraux, a affirmé que la politique du gouvernement des États-Unis est « ce qui rend l’Amérique différente. C’est ce qui nous rend exceptionnels ».

Ce qu’Obama dit aux américains, c’est exactement ce que Hitler a dit aux allemands. Les Russes, après avoir supporté plus que quiconque le poids de la machine de guerre allemande, savent combien il est dangereux d’encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, non tributaires de la loi, des Conventions de Genève, du Conseil de sécurité de l’ONU, et des préoccupations humanitaires pour les autres. Poutine a rappelé à Obama que «Dieu nous a créés égaux. »

Si Poutine avait voulu faire à Obama tous les reproches que celui-ci méritait, il aurait pu dire: « Obama a raison, la politique du gouvernement américain est ce qui rend exceptionnel les États-Unis. Les États-Unis sont le seul pays au monde qui a attaqué 8 pays en 12 ans, assassinant et dépossédant des millions de musulmans sur la base de mensonges. Ce n’est pas un exceptionnalisme dont on peut être fier.  »

On ne peut évidemment pas comparer Poutine avec l’abruti, immoral et médiocre que les américains ont placé aux plus hautes fonctions. Cependant, Poutine ne devrait pas sous-estimer la fausseté de ses ennemis à Washington. Il a prévenu que les militants dont Washington est en train d’assurer l’élevage au Moyen-Orient sont un sujet de vive préoccupation. Lorsque ces militants rentreront dans leur pays, ils propageront la déstabilisation, comme lorsque des extrémistes utilisés par les États-Unis dans le renversement de la Libye sont passés au Mali.

La déstabilisation des autres pays, c’est précisément l’objectif principal des guerres de Washington au Moyen-Orient. Washington cherche la radicalisation des musulmans pour répandre les conflits dans les populations musulmanes de la Russie et de la Chine. La machine de propagande de Washington va ensuite transformer ces terroristes en ‘’combattants de la liberté contre les gouvernements oppressifs russes et chinois’’, et utiliser Human Rights Watch et d’autres organisations que Washington a pénétrées et corrompues pour dénoncer la Russie et la Chine pour avoir commis des crimes de guerre contre des combattants de la liberté. Nul doute qu’une attaque aux armes chimiques sera orchestrée, comme ce fut le cas en Syrie.

Si les Etats marionnettes américains de l’OTAN se réveillent à temps, les va-t’en guerre de Washington peuvent être isolés, et l’humanité pourraient échapper à une Troisième Guerre Mondiale.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/09/12/putin-steps-into-world-leadership-role-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Syrie : le Hezbollah a trouvé l’arme de destruction massive anti-rebelles


800px-Flickr_-_Israel_Defense_Forces_-_Russian-Made_Missile_Found_in_Hezbollah_HandsLe dicton dit : l’argent n’a pas d’odeur. Si on rajoute qu’un mercenaire n’a de fidélité que vis-à-vis de l’argent, il semble qu’il y a là de quoi sauver la Syrie.

Le Hezbollah y a pensé, et peut-être bien l’armée syrienne aussi. Selon le site syrien  Syria Truth et des sources du Hezbollah, le mouvement de Hassan Nasrallah achèterait des armes aux rebelles, et ce depuis le mois de juin. Pour l’instant, il s’agirait d’armes antichars Konkurs (AT5), et des lances roquettes RPG 29. La dernière transaction en date portait sur la modique somme de 1 million de dollars.

Il est évident que le Hezbollah n’a pas besoin de ces armes. Mais ces achats sont d’une importance capitale. Partant des principes cités au début de cet article,  toute offre d’achat verra se bousculer un troupeau de vendeurs qui verront là le moyen de réaliser ce qu’ils étaient venus faire en Syrie – faire de l’argent – sans risque d’y laisser la peau. On peut être sûr que les principaux vendeurs seront les chefs ou les hommes clé dans les réseaux d’acheminement des armes saoudiennes ou Otanesques. Le rachat des armes aura pour conséquence de ralentir l’arrivée à destination de celles-ci, de décapiter la rébellion de ses chefs qui auront déjà pris la tangente vers d’autres cieux, et de décourager les sponsors qui verront leurs efforts détournés, sans compter la zizanie qui va naître au sein des rebelles. C’est du tout bénéf, comme on dit, même si les premiers bénéficiaires restent les marchands d’armes.

L’armée syrienne et le Hezbollah pourraient même parfaire cette nouvelle méthode. Par exemple, avant chaque transaction, se munir d’un catalogue Jet Tour pour proposer des destinations de retraite où on peut couler des jours heureux, sans avoir besoin de bombes, et proposer des billets aller-simple pour ces destinations. On peut aussi assortir ces transactions de conditions exigeant que chaque chef emmène avec lui quelques camarades, histoire  de ne pas se retrouver seul dans un pays inconnu, et de pouvoir se raconter avec nostalgie les souvenirs d’un passé turbulent. En y mettant le prix, on devrait pouvoir exiler un bon nombre de fidèles à leur chef.

Plein de perspectives peuvent s’ouvrir avec ce nouvel art du combat qui n’est pas encore enseigné dans les écoles de guerre et où tout reste à créer. En tout cas une chose est sûre : si le mercenariat a été créé par l’argent, il peut être annihilé et détruit par l’argent. Si l’argent n’a pas d’odeur, bizarrement, les mercenaires sont fortement attirés par l’odeur de l’argent. Allez comprendre. C’est frustrant mais force est de constater que les anglo-saxons l’ont compris, avant tout le monde, depuis toujours, en fait.

On ne peut qu’encourager le Hezbollah dans la découverte et la mise en œuvre de cette nouvelle arme de destruction massive de la rébellion syrienne. Après tout elle coûte certainement beaucoup moins cher, économiquement et en vies humaines, que la guerre brute. Ils ont les moyens financiers pour ça, et peuvent même se faire aider par certains riches alliés.

Avic

Syrie : Bientôt la fin


Tribune libre de Djerrad Amar

armee_syrienneEn Syrie, l’un après l’autre, les «territoires» qui étaient passés sous la coupe des groupes terroristes sont libérés par l’armée régulière et repassent sous l’autorité de l’Etat. L’éradication de ces groupes est un préalable à la transition politique qui aboutirait, dans ce pays, à un transfert du pouvoir tel que voulu par le peuple syrien, c’est-à-dire à travers des élections démocratiques, et non par les armes et selon les «caprices» du Qatar et de la France. Le changement en Syrie ne peut être, en effet, que l’œuvre des Syriens et d’eux seuls, par l’introduction des réformes qu’ils jugent nécessaires dans leur système politique, et non pas selon un «agenda» extérieur décidé par des pays étrangers qui font s’entretuer les Syriens par intérêt.

La réalité sur le terrain saute aux yeux de tous maintenant : l’«opposition armée» est très largement dominée par les groupes terroristes constitués de mercenaires islamistes venus en force dans le but d’établir en Syrie un «califat». La trêve que cette «opposition» demande, sous prétexte de tenir compte du mois sacré du Ramadhan, donnera en fait un répit à ces groupes terroristes laminés et en voie d’être vaincus. Sans surprise, l’appel à la trêve est appuyé par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Le silence du gouvernement syrien à ce propos est significatif. L’an dernier, l’armée syrienne avait répondu favorablement aux nombreuses sollicitations extérieures en décidant unilatéralement d’une sorte de cessez-le-feu mais les terroristes avaient interprété ce geste comme un signe de faiblesse.

Dans le contexte actuel, plusieurs indices montrent que les données ont beaucoup évolué. Sur le terrain, c’est la population qui s’est opposée, hier, aux «rebelles», à Alep, en manifestant contre la présence des groupes terroristes qui contrôlent encore une partie de la ville. A l’extérieur, le Congrès américain vient de bloquer l’initiative d’Obama de livrer des armes à l’«opposition». Les groupes terroristes qui opèrent en Syrie ne recevront donc pas d’aide militaire américaine officielle et directe, en dehors des armes qui leur sont envoyées déjà depuis longtemps clandestinement à travers les canaux de l’Otan, de la CIA et des autres services secrets des pays occidentaux.

Idem en France, où, sur cette même question, tout le monde n’est pas d’accord avec Hollande et Fabius et pas seulement dans l’opinion publique. Le désaccord vient de la classe politique. Dans un entretien au quotidien libanais L’Orient-Le Jour, François Fillon affirme que la volonté de la France d’armer les «opposants» syriens «ne fait que prolonger la guerre». Pour l’ex-Premier ministre français, «il faut forcer tout le monde à aller aux négociations».

La victoire du peuple syrien sur ses ennemis est proche. Militairement, les groupes armés sont lâchés. Politiquement, les islamistes sont en phase d’être éjectés partout où ils ont cru avoir réussi à s’imposer par la duperie. La donne a définitivement changé. Le «printemps arabe» de Ben Hamad et Ben Jassem ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir.

Par Karim Bouali

http://www.algeriepatriotique.com/content/bientot-la-fin

Énorme investissement de la Russie dans la capacité de production de missiles AA de longue portée


Un saut qualitatif réalisé par les chantiers navals russes, a permis au groupe naval russe, spécialement destiné à la Mer Noire et la Méditerranée de reprendre la suprématie en Méditerranée orientale, qui appartenait jusqu’ici à la Sixième Flotte des Etats-Unis. Il peut ainsi empêcher l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne et des frappes aériennes par des missiles de croisière lancés à partir des porte-avions, destroyers et sous-marins d’attaque américains contre l’armée nationale syrienne. Lire la suite Énorme investissement de la Russie dans la capacité de production de missiles AA de longue portée

Washington est fou – Paul Craig Roberts


obama-tearing-constitutionAu 21e siècle la propagande vieille de deux cents ans selon laquelle les Américains contrôlent leur gouvernement a été complètement détruite. Tant l’administration Bush et les régimes d’Obama ont clairement montré que  les Américains n’ont pas la moindre influence, encore moins de contrôle, sur le gouvernement. Tant que Washington est concerné, les gens ne sont que fétus de paille.

Les sondages montrent que 65% de la population américaine s’opposent à l’intervention américaine en Syrie. Malgré cette indication claire de la volonté du peuple, le régime Obama est en train de concocter un cas de propagande pour armer encore plus les mercenaires de Washington envoyés pour renverser le gouvernement laïque syrien et pour imposer une « zone d’exclusion aérienne » sur la Syrie, qui, si l’on se réfère à la Libye,, signifie que les avions des Etats-Unis ou de l’OTAN vont attaquer l’armée syrienne au sol, servant ainsi de forces aériennes aux  mercenaires importés par Washington, pudiquement appelés «rebelles syriens. »

Washington a déclaré il y a quelque temps que la «ligne rouge» qui amènerait la Syrie sous l’attaque militaire de Washington était l’utilisation par le gouvernement Assad d’armes chimiques de destruction massive contre les mercenaires de Washington. Une fois que cette annonce a été faite, toute personne avec un cerveau savait immédiatement que Washington fabriquerait de faux renseignements certifiant que Assad avait utilisé des armes chimiques, tout comme Washington a présenté aux Nations Unies le mensonge intentionnel, par le secrétaire d’État Colin Powell que Saddam Hussein en Irak avait des armes dangereuses de destruction massive. Rappelez-vous l’image de la National Security Advisor Condi Rice de « champignon atomique sur les villes américaines? » Les mensonges propagandistes étaient les ordres du jour de Washington.

Et ils le sont toujours. Maintenant, Washington a fabriqué le faux renseignement, et le président Obama a annoncé avec un visage impassible, que Assad de Syrie a utilisé du gaz sarin à plusieurs reprises et que, entre 100 et 150 personnes « de son propre peuple », un euphémisme pour les mercenaires étrangers fournis par les Etats-Unis , ont été tués par les armes de destruction massive.

Réfléchissez à ça une minute. Aussi malheureuse que puisse être toute mort dans une guerre, peut-on appeler  100-150 décès « destruction massive » ?  Selon les estimations les plus faibles, l’invasion des mercenaires étrangers parrainés par les Etats-Unis en Syrie a coûté 93.000 vies, au regard desquelles 150 décès représentent 0,0016%. Si on arrondit vers le haut, les 150 décès de Washington reviennent à deux millièmes de un pour cent.

En d’autres termes, 99,998% des décès n’ont pas franchi la « ligne rouge ». Mais le 0.002% (arrondi) l’ont fait.

Oui, je sais. La position de Washington n’a pas de sens. Mais quand a-t-elle jamais eu un sens?

Nous allons élargir notre esprit un tout petit peu et pousser plus loin. Assad sait que Washington a fixé une « ligne rouge ». Cela a été répété maintes et maintes fois dans le but de créer dans l’esprit du public américain distrait qu’il y a un motif réel et valable pour attaquer la Syrie. Pourquoi  Assad utiliserait des armes de destruction massive interdites pour tuer une infime poignée de 100-150 mercenaires américains alors que son armée est en train de les balayer sans l’utilisation du gaz, et quand Assad sait que l’utilisation du gaz jetterait l’armée américaine contre lui ?

Comme l’a énoncé clairement le gouvernement russe, l’accusation de Washington n’est pas crédible. Aucune personne informée ne pourrait le croire. Sans doute, beaucoup d’Américains portant leur patriotisme sur leurs manches tomberont pour le dernier mensonge de Washington, mais personne d’autre dans le monde ne le fera. Même les marionnettes de l’OTAN de Washington appelant à attaquer la Syrie savent que la justification de l’attaque est un mensonge. Pour les marionnettes de l’OTAN, l’argent de Washington submerge l’intégrité, pour laquelle les récompenses sont faibles.

Les Russes le savent pertinemment que Washington ment. Le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a déclaré: «Le gouvernement [d’Assad], comme le dit ouvertement l’opposition, connaît un succès militaire sur le terrain. Le régime [d’Assad] n’est pas au pied du mur. Quel sens y a-t-il pour le régime d’utiliser des armes, surtout pour si peu « .

Lavrov est une personne relativement civilisée dans le rôle de diplomate principal de la Russie. Toutefois, d’autres responsables russes peuvent être plus rudes dans leur rejet des derniers mensonges flagrants de Washington. Yury Ouchakov, un collaborateur du président russe Vladimir Poutine a déclaré: « Les Américains ont essayé de nous présenter des informations sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime [de Assad], mais à vrai dire, nous avons pensé que ce n’était pas convaincant. Nous ne voudrions pas invoquer les références au [aux mensonges infâmes du] Secrétaire d’État Colin Powell [à l’ONU accusant l’Irak pour les  ADM], mais les faits ne semblent pas convaincants à nos yeux. « Aleksey Pushkov, le président de la commission des affaires étrangères de la Douma russe, va droit au but. «Les données sur l’utilisation par Assad d’armes chimiques sont fabriquées par le même établissement qui produisit les mensonges sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein. Obama est en train de marcher sur les pas de George W. Bush « .

Ici, en Amérique personne n’entendra jamais  parler aussi franchement de la part des médias presstitués américains.

Le double langage Orwellien est aujourd’hui la langue du gouvernement des États-Unis. Le  Secrétaire d’Etat John Kerry a accusé Assad de nuire aux «pourparlers de paix», pendant  que les Etats-Unis arment ses mercenaires syriens.

Le double langage de Washington est maintenant évident pour le monde entier. Non seulement Assad, mais aussi les Russes, les Chinois, les Iraniens, ainsi que chaque état marionnette de l’Amérique, ce qui inclut tout l’OTAN et le Japon, sont pleinement conscients que Washington est à nouveau en train de mentir comme un arracheur de dents. Les Russes, les Chinois et les Iraniens essaient d’éviter la confrontation avec Washington, car une guerre avec les armes nucléaires modernes détruirait toute vie sur la planète Terre. Ce qui est frappant, c’est que malgré 24/7 de lavage de cerveau par les presstitués, une grande majorité de la population américaine s’oppose à la guerre d’Obama contre la Syrie.

Ce sont de bonnes nouvelles. Cela signifie que plus d’Américains développent leur capacité de penser indépendamment des mensonges que Washington leur sert.

Ce que les nazis néo-conservateurs, le régime de Bush / Obama et les médias presstitués ont montré clairement, c’est  que Washington va pousser son ordre du jour de l’hégémonie du monde au point  de démarrer la Troisième Guerre mondiale, qui, bien sûr, signifie la fin de la vie sur terre.

La Russie et la Chine, l’un comme l’autre pouvant détruire les Etats-Unis, ont appris que le gouvernement américain est un menteur et qu’il n’est pas fiable. La politique « no-fly» libyenne, à laquelle la Russie et la Chine avaient souscrit s’est avérée être une attaque aérienne de l’OTAN sur l’armée libyenne de sorte que les mercenaires parrainés par la CIA puissent l’emporter.

La Russie et la Chine, ayant  appris leur leçon, protestent contre l’agression de Washington contre la Syrie que Washington prétend être une «guerre civile». Si la Syrie tombe, la Russie et la Chine savent que l’Iran est à côté.

L’Iran est le ventre de la Russie et, pour la Chine l’Iran c’est 20% de ses importations d’énergie. Les deux gouvernements russes et chinois savent que si l’Iran tombe, ils seront les suivants. Il n’y a pas d’autre explication du fait que Washington encercle la Russie avec des bases de missiles et la Chine avec des bases navales et aériennes.

La Russie et la Chine se préparent maintenant à la guerre qu’ils voient comme inévitable. La folle et démente course de Washington pour l’hégémonie mondiale mène les américains sans méfiance vers la confrontation contre deux pays possédant des bombes à hydrogène et dont la population combinée est de cinq fois la population américaine. Dans un tel conflit tout le monde meurt.

Compte tenu de la folie totale du gouvernement à Washington, si la vie humaine existe en 2020, ce sera un miracle. Toutes les inquiétudes sur l’avenir de Medicare et les déficits de la sécurité sociale n’ont pas de sens. Il n’y aura personne ici pour recueillir les bénéfices.

Addendum : Si le rapport ci-dessous à partir de RT est exact, il semble évident que les locataires ignorants et diaboliques de Washington, DC, conduisent le monde vers la troisième guerre mondiale :https://avicennesy.wordpress.com/2013/06/18/liran-va-deployer-4-000-hommes-en-syrie-alors-que-larmee-americaine-devrait-rester-en-jordanie/

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

A propos du corps des volontaires de l’Est prêts à se battre contre les mercenaires islamistes en Syrie


Le corps des volontaires en Europe de l’Est ayant attiré l’attention du monde, nous faisons un bref retour, dans la mesure où le sujet a particulièrement intéressé Moscou et ses alliés et que ce concept semble se concrétiser. Dans le même temps, l’initiative de l’ukrainien, le lieutenant-colonel Sergei Razoumovski, de créer un corps de volontaires en Europe de l’Est pour lutter contre les mercenaires islamistes en Syrie, a provoqué la panique parmi les gouvernements Est-européens mis et maintenus en place par les Etats-Unis. Lire la suite A propos du corps des volontaires de l’Est prêts à se battre contre les mercenaires islamistes en Syrie

Un véritable appel au Djihad des chrétiens orthodoxes contre les islamistes


l-armee-russe-sera-modernisee-de-fond-enC’est le monde à l’envers ! Habituellement, le Djihad est compris comme une notion purement et exclusivement musulmane.  Et, en simplifiant, il n’est même compris, dans le monde occidental, que comme une mobilisation hostile, voire guerrière, contre les impies,  les incroyants, les infidèles ( les in… quelque chose) et plus particulièrement contre les chrétiens. Les évènements syriens viennent de brouiller les cartes, sur ce point. A cause de ce qui s’y passe, cette ligne devenait de plus en plus difficile à tenir. Cela relevait d’un numéro d’équilibriste. Voilà plus de 10 ans que l’on nous parle de djihadistes, le mot étant entendu dans le sens cité ci-dessus, et il se trouve que ces djihadistes ne combattent et ne font sauter que des musulmans. On se hâte alors de préciser qu’il y a musulmans et musulmans. Ainsi donc, il peut y avoir des chiites contre des sunnites, des sunnites wahabites contres des sunnites salafistes, ceux du nord contre ceux du sud (comme au Mali), ou encore ceux d’une organisation contre ceux d’une autre organisation, comme au Nord Mali ou en Afghanistan au temps du commandant Messaoud.

Et tout ça, en voulant maintenir l’idée première, c’est-à-dire que le djihad est toujours dirigé contre les in… quelque chose et surtout contre les chrétiens, le tout ramené de manière encore plus simpliste à une agression contre l’occident.  Cap difficile à tenir à long terme. Les évènements de Syrie ont eu le mérite de dévoiler plusieurs choses, dont le fait que ces djihadistes (menant leur djihad contre l’occident) sont l’occident lui-même. Le fait qu’ils aient des noms à consonance arabe ne leurre personne, d’autant moins que bon nombre d’entre eux sont des citoyens des pays occidentaux.

Il fallait bien que quelqu’un réagisse. Nous bloggeurs,  assis derrière nos claviers, nous nous indignons, nous révoltons, dénonçons. C’est utile, certes, ça ne va pas très loin vues la force et l’organisation des médias aux mains de ces mêmes personnes qui sont responsables de ce que nous dénonçons. Mais d’autres, des hommes de terrain ceux-là, ont décidé d’agir. C’est la brigade russo-ukrainienne réunie autour du lieutenant-colonel Sergei Razoumovski, un vétéran du service du renseignement ukrainien. Déjà plusieurs volontaires des pays de l’ex-Union Soviétique ont entendu son appel. Mais il y a plus. La mobilisation ne se veut pas seulement autour de critères géopolitiques. Elle veut aussi jeter à bas la notion de djihad telle que l’on veut nous la faire accepter, et se servir de ce que tout le monde sait déjà pour mobiliser toutes les énergies musulmanes, presque dans un esprit de djihad contre les mercenaires se trouvant en Syrie, donc contre l’occident. C’est un renversement de situation avec les mêmes ingrédients. Cela veut dire en clair : ce que les occidentaux ont su faire, nous pouvons le faire, en mieux car plus organisés et au grand jour.  Dans la vidéo ci-dessous, on assiste à un vrai appel au djihad, avec le ton, les mots et l’argumentaire.  Nul doute que cet appel sera entendu, car le peuple syrien martyr est là pour démontrer, tous les jours, sa nécessité.

Si c’est le cas, on verra alors quelque chose d’inédit. Des chrétiens associés ouvertement à des musulmans dans un esprit de djihad. Dans l’Histoire, il y a déjà eu  des alliances d’états chrétiens et musulmans. Mais jamais, à ma connaissance (je ne suis pas historien), il n’y a eu de coalitions de ce type.

Le résultat, c’est que nous allons, si une solution politique n’est pas trouvée, nous retrouver en Syrie avec deux armées de djihadistes face à face. Mercenaires contre mercenaires. La guerre en Syrie aura alors un autre visage qui façonnera, de manière durable ce qui se passera dans le monde pour plusieurs années.  On peut difficilement  imaginer la formation de cette brigade sans voir la main qui se trouve derrière : la Russie. Moscou ne se fait désormais plus d’illusions sur les relations qu’elles pourraient avoir avec l’Occident. Ce sont et seront encore pour longtemps des relations sous-tendues par des combats et des luttes acharnées, des intimidations, du chantage, voire de conflits périphériques aux deux sphères. Si du point de vue militaire, la Russie a de quoi répondre à toute éventualité, elle est à la traine en matière de guerre psychologique et de subversion. La guerre menée en Afghanistan par les russes en est une belle preuve. Ils l’ont perdue contre de soi-disant talibans, mais en réalité contre les Etats-Unis qui pourtant n’avait pas un seul soldat US sur place.

Apparemment, la Russie a décidé de se doter de cette arme qui lui manquait. Elle va désormais disposer de ses propres ‘’combattants de la liberté’’. D’aucuns diront que c’est le retour de la guerre froide. Quand on parle de retour, cela suppose qu’il y avait eu départ. Or la guerre froide n’est jamais allée nulle part, elle a toujours été là. On ne construit pas un système pendant 50 ans sur des bases qui ont focalisé toutes les ressources et qui ont façonné la culture de plusieurs générations, pour voir ce système et son mode de fonctionnement disparaître du jour au lendemain. La disparition de l’URSS n’a pas entraîné la disparition de la guerre froide  comme on a essayé de nous le faire croire en dépit des faits. Pour qu’elle disparaisse, il aurait fallu la disparition de toutes les mentalités construites autour d’elle et que toute la propagande qui l’accompagnait ait été revue et corrigée, pour ne parler que de ces deux aspects. La remise en cause du fondement idéologique de l’occident durant ces 50 ans aurait, fatalement, entraîné son effondrement en même temps que celui de son ennemi. Ce qui n’a pas été le cas.

Au contraire, l’Occident est resté sur sa lancée, toujours engluée dans une philosophie de guerre froide, incapable de revoir sa copie sous peine de saper ses bases. La nouveauté, c’est que ‘’l’ennemi » », qui bat en retraite depuis une vingtaine d’année, s’est repris et fait face, prêt à se défendre. Une situation conforme à celle que l’on voyait dans les romans d’espionnage des années  60-70 et qui fait dire à certains que nous sommes revenu au temps de la guerre froide.  Pendant sa retraite, ‘’l’ennemi’’ a observé et appris. Il a aussi compris qu’une vraie guerre peut être menée tout en restant abrité derrière des  proxies, y compris des guerres mondiales comme celle de la Syrie où plusieurs nations sont engagées.

Toute arme trouve, un jour ou l’autre, sa parade. La brigade russo-ukrainienne semble être la parade contre ces hordes que l’on a appelé ‘’islamistes’’.  Lancée en fanfare comme une mise à l’eau d’un bateau, cette  brigade risque de faire parler d’elle pour longtemps.
Avic

Le sénateur McCain venu encourager ses soldats en Syrie


McCain en Turquie, peu de temps avant son entrée en Syrie
McCain en Turquie, peu de temps avant son entrée en Syrie

Tout le monde croit que McCain avait perdu les élections il y a 5 ans et que c’était Obama qui les avait gagnées. Eh bien, non. Obama n’est qu’un figurant. Avec son ‘’Yes we cain’’, les vrais maîtres sont ailleurs. Ce sont entre autres un Dick Cheney qui lui intime l’ordre de laisser tomber Guantanamo, ou un McCain qui conduit les guerres et les subversions étatsuniennes à l’extérieur.

Mc CaïnPendant que l’administration Obama cherche des solutions pour s’en sortir en Syrie, McCain a déjà sa solution. Paix ou pas, accords ou pas accords, il veut en découdre jusqu’au bout.  Son armée, il l’a déjà sur place. Malgré la raclée qu’elle subit, elle reste hautement nocive. Apparemment il n’est pas question pour son clan de déposer les armes. C’est, en tout cas, ce que semble vouloir dire sa petite visite secrète en Syrie, via la Turquie, et sa rencontre (secrète, elle aussi) avec des personnalités de l’ASL. Qu’espère-t-il ? Ses mercenaires ont déjà tout ce qu’il faut : armes, argent, logistique. Malgré cela, ils boivent la tasse. S’ils continuent, ils seront décimés jusqu’au dernier.  Mais, de cela, il s’en fout. Il ne veut peut-être même pas gagner la guerre. Il voudrait juste qu’elle soit sans fin, quitte à aller chercher des mercenaires  à l’autre bout du monde. Alors il est venu remonter le moral de ses boys barbus, comme au bon vieux temps de son Vietnam. Il est venu leur promettre plus d’armes, plus d’argent et plus de logistique, tout ce qu’ils demanderont, mais pourvu qu’ils tiennent.

Finalement, peut-être bien que le monde l’a échappé belle, il y a 5 ans, lors de l’élection d’Obama.

Avic

Le Monde : journal de référence du mensonge !


les-combattants-de-la-brigade-tahrir-al-shamLe Monde vient de nous faire une livraison (attendue, à cause de Genève 2 qui approche), nous décrivant par le menu l’utilisation par l’Armée Syrienne d’armes chimiques. Pour le phare du journalisme français, les enquêtes des instances internationales à ce sujet comptent pour du beurre. On n’a pas construit toute cette histoire d’armes chimiques pour la voir démolir par une Carla Del Ponte ou par qui que ce soit. La communauté internationale veut des preuves ? Eh bien qu’à cela ne tienne, on va leur en trouver (fabriquer). Et voilà les vaillants reporters de la maison, au mépris du danger, au milieu des mercenaires, risquant leur vie à tout moment pour confondre Bachar Al Assad.

Mais risquent-ils vraiment leur vie ? Premier constat, les armes chimiques de la Syrie ne tuent pas. C’est un scoop. Après, disent-ils, plusieurs bombardements avec ces armes, au point que les stocks d’atropine se sont épuisés, pas un seul mort. Dommage pour les preuves tant attendues. Quelles belles images ils auraient jetées à la face du monde pour étayer enfin ce que tout le monde conteste. Non seulement il n’y a pas de morts, mais ceux qui sont ‘’touchés’’  (et filmés) sont en bonne santé. Tout au plus éprouvent-ils, devant la caméra, une petite gêne respiratoire qui n’égale même pas celle d’un fumeur passif. Ce n’est pas facile de simuler l’étouffement !!!  A défaut de morts et de crises respiratoires aigües, ils auraient pu nous montrer quelques lésions cutanées ou ne serait-ce qu’une toute petite rougeur. Rien. En revanche le ‘’journaliste’’ nous récite ses notes tirées de Wikipédia décrivant toute la symptomatologie des gaz sarin et autres gaz toxiques. Cette récitation monotone rappellerait plutôt celle d’un étudiant en médecine à l’oral d’un examen de toxicologie.

Les armes chimiques de M. Assad seraient-elles donc inoffensives ? Les syriens ont dû trouver une nouvelle technologie pour des armes  qui ne laissent aucune trace, que l’on n’entend pas venir, qui n’ont ni odeur ni couleur, invisibles, qui n’existent finalement que sur le bout de papier que le courageux reporter est en train de déchiffrer. A moins que le photographe du Monde ne déclassifie les photos prises le jour où il a assisté à une attaque, comme le reportage le prétend. Il aurait même été touché, puisqu’il ‘’ souffrira, quatre jours durant, de troubles visuels et respiratoires’’. Un petit examen sanguin aurait détecté la présence de produits toxique dans son sang. La publication de ces résultats, même falsifiés, aurait été la bienvenue. Là non plus, rien de rien. Quel manque de professionnalisme, pour des journalistes d’un journal de référence !

La moindre des choses auraient été de faire apprendre leur leçon aux mercenaires. Une petite répétition n’aurait pas fait de mal. Quand on dit inodore ça fait tache quand un témoin ressort ses souvenirs olfactifs. De même quand on décrit un bruit de canette de pepsi qu’on ouvre, le djihadiste doit atténuer les bruits d’explosion qu’il a dans sa tête. Manque de professionnalisme encore, mais cette fois, dans l’art de la manipulation.

Du vent ! Que du vent dans ce reportage qui ne repose que sur le narratif. Des mots, rien que des mots.  Rien de concret. C’est ça le journalisme de référence.

Avic

La Syrie, l’Iran : postes avancés russes


9k81_s-300v_surface_to_air_missile_russia_russian_army_001D’après la presse russe, la Syrie dispose déjà des fameux S-300 qui font tant danser les stratèges occidentaux. Et c’est tout à fait logique. Dans la mesure où la Russie s’est clairement positionnée comme un allier de Damas, on ne voit vraiment pas pourquoi et au nom de quel principe elle ne lui livrerait pas un système de défense efficace, voire dissuasif ? En aidant la Syrie et l’Iran, la Russie ne fait que défendre son propre territoire. Il est donc fort à parier que Téhéran bénéficie déjà d’une aide conséquente de la part de Moscou, en matière de défense. Habitués que nous sommes à la communication sur tout, au point de connaître la couleur du maillot de bain des compagnes présidentielles en occident,  tout ce qui n’est pas déballé dans les médias n’existe pas.  Et puis, il y a toujours une petite dose de mépris, de condescendance ou de racisme, quand on évoque le sujet des armes sophistiquées. Pour tout le monde, il est tout à fait logique et naturel que la Syrie, l’Iran, le Guatemala ou le Zimbabwe ne soit pas en possession de systèmes de défense qui puissent les prémunir contre les agressions impérialistes. Il serait outrecuidant pour ces pays d’avoir les moyens de tenir tête  aux dictats de Washington ou de l’OTAN.  Cela fait deux années que les syriens reçoivent des coups sur la tête, et l’on se demande encore si elle a le droit de se défendre et si elle peut s’en donner les moyens ! On trouve tout à fait normal qu’un Netanyahou se déplace à Moscou pour dire aux Russes : « ne leur donnez pas de quoi se protéger, sinon nous ne pourrons plus leur taper dessus ». Vraie ou pas, cette explication du voyage du premier ministre israélien en Russie est celle qui est privilégiée par les « experts ».

La vérité, c’est que la situation traine en longueur en Syrie. Et il y a de bonnes raisons pour cela. Les agresseurs n’ont pas l’habitude de tergiverser quand ils peuvent foncer. L’Afghanistan, l’Irak et la Libye nous l’ont montré. Ce que nous savons aussi, c’est que, comme beaucoup de prédateurs, ils attaquent en bande et  toujours une proie faible et sans défense. S’ils n’attaquent pas c’est qu’il y a de fortes présomptions que la proie n’est pas si faible que ça.

La Syrie est un os. Un gros os sur lequel les mercenaires se sont cassé les dents, et sur lequel  l’embargo, arme de destruction massive par excellence puisqu’elle tue sans  discernement toute une population, a lamentablement échoué.  Alors à quoi riment toute cette frénésie et tous ces va-et-vient à Moscou, la nouvelle capitale du monde diplomatique ? Un François Hollande croit-il vraiment que ses petites phrases puériles puissent avoir une quelconque portée et modifier les positions de son homologue russe? Espérons qu’il n’y croit pas lui-même. Sinon, pauvre France.

En tout état de cause, l’os syrien tout comme l’os iranien, avec l’aide de Moscou, est en train d’étouffer le camp des agresseurs. Il semble qu’il soit bien calé en travers de leur  gorge et qu’il ne veuille plus en bouger.

Avic

Côte d’Ivoire : Comment la France a organisé la rébellion


Côte-dIvoire_Rébellion-FAFN_P4Le 4 février 2003, les Français réussissent à obtenir une résolution, par le biais du Conseil de sécurité des Nations-Unies, les autorisant à conduire les opérations pour le maintien de la paix en Côte d’Ivoire, aux côtés des troupes qui devaient être envoyées par la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

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