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Google propose à ses employés un petit coin masturbation


Google Moscow_Reception 'S'Pour chouchouter leurs employés, des entreprises ne reculent devant rien. Entre initiatives assez classiques – crèches, espaces détente – ou plus inattendues – prendre la place de son big boss par exemple ! –, certains salariés sont vraiment bien lotis.Mais c’était sans compter sur Google qui vient de décrocher la palme de l’originalité… et du bon goût. Sa dernière innovation ? Lors de la rénovation de ses locaux situés à Dublin (Irlande), la société a eu la bonne idée de proposer à ses collaborateurs un petit coin spécialement dédié à la masturbation.

Oui oui, vous avez bien lu. Selon The Daily Mash, les salariés de Google peuvent dorénavant profiter d’un petit cabanon rempli d’ouvrages et de photos X. Voilà de quoi leur permettre de compléter leur culture porno pendant la pause déj’.Du papier toilette, en veux-tu en voilàCet endroit « contient différents objets pornographiques », s’enthousiasme Tom Logan, l’un des employés. Et de citer notamment des daguerréotypes du XIXe siècle représentant des personnes nues ou encore des godemichés reliés à des terminaux informatiques. Un détail a également son importance : le petit coin dédié à la masturbation contient un frigo rempli de smoothies.

Par ailleurs, des rouleaux de papier toilette en quantité illimitée sont mis à la disposition des employés. Classe, très très classe. »On n’a jamais rien vu de semblable ailleurs. C’est vraiment un truc haut de gamme. Mon frère bosse pour Microsoft et s’il a envie de se masturber, il doit aller dans les toilettes pour handicapés », ajoute Tom Logan qui, visiblement, n’arrive pas à s’en remettre.

Un porte-parole de Google a également livré sa petite analyse pour expliquer cette initiative : « Travailler pour Google est tellement incroyable que la plupart de nos collaborateurs sont dans un état d’excitation sexuelle permanent », a-t-il précisé au Daily Mash. Du coup, on se pose la question suivante : à quand des distributeurs de sex toys dans l’open space (…)

Grazia via http://paroledafrique.wordpress.com/

Le mariage Gates et Monsanto : attention, danger pour la planète


bill_gates_raw_milk_monsanto-9c340La puissante Fondation Bill et Melinda Gates, dédiée officiellement à des projets philanthropiques, vient d’acquérir 500 000 actions de la société Monsanto. Grâce à un large réseau de connivences, c’est l’ouverture de nouveaux marchés pour le géant des semences agricoles génétiquement modifiées, et des menaces sur la sécurité alimentaire balayées par le grand vent des profits et de la spéculation.

Enquête.

Créée en 1994 par le fondateur de Microsoft, la Fondation Bill et Melinda Gates gère un capital de 33,5 milliards de dollars pour financer ses projets “philanthropiques”. Un joli pactole investi à hauteur de 23 millions de dollars dans l’achat de 500 000 actions de Monsanto, comme le révélait la Fondation en août 2010. Acquisition aussitôt dénoncée par le mouvement international Via Campesina1. Gates-Monsanto, union entre deux monopoles des plus cyniques et agressifs : 90 % de la part de marché de l’informatique pour la premier, 90 % du marché mondial des semences transgéniques et la majorité des semences commerciales du monde pour le second. Négation même du fameux principe du capitalisme de “concurrence de marché”.

Désormais, la Fondation Bill et Melinda Gates utilise son influence sur les politiques mondiales de développement agricole, et incite paysans et agriculteurs à utiliser les semences et produits agrochimiques génétiquement modifiés de Monsanto.

Si doute il y avait, il n’est plus de mise. La Fondation Gates vient de jeter clairement le masque de la “philanthropie”.

Pour mieux conforter son emprise, la Fondation Gates a engagé en 2006 une collaboration avec la Fondation Rockfeller, “fondation caritative” privée dotée elle aussi d’un statut fiscal privilégié et fervent promoteur des OGM à destination des populations pauvres.

Ces deux grands humanistes se sont donc alliés pour mettre en oeuvre l’Alliance for a green revolution in Africa (Agra)2, “Alliance pour la révolution verte en Afrique”, qui est en train d’ouvrir le continent aux semences OGM et aux produits chimiques vendus par Monsanto, DuPont et Dygenta.

Selon La Via Campesina, environ 70 % des bénéficiaires de l’Agra au Kenya travailleraient directement avec Monsanto et près de 80 % des financements de Gates dans le pays seraient dédiés aux biotechnologies, terme délicat auréolé d’esprit scientifique pour signifier les OGM chahutés par de mauvais esprits. Sans état d’âme, Monsanto réserve une part importante de son budget au financement des procès motivés par la toxicité de ses produits.

Son fameux agent orange, faut-il le rappeler, utilisé durant la guerre du Vietnam par les armées US, continue aujourd’hui encore ses effets sur les populations. Et son herbicide, le Roundup, représente un véritable danger maintes fois démontré, pour les humains et les générations futures, les animaux domestiques, la faune et l’environnement.

La Coalition du Kenya pour la biodiversité commentait sans détour : “Agra est un poison pour nos systèmes de production et moyens de subsistance. Sous la bannière philanthropique du développement agricole, l’Agra finira par ronger le peu qui reste de l’agriculture durable en Afrique.”

En Afrique du Sud, pour citer un exemple, le maïs génétiquement modifié a produit peu ou pas de graines en 2009, et des centaines d’agriculteurs ont été touchés, jusqu’à 80 % de leurs récoltes pour certains. Et si Monsanto a compensé les agriculteurs d’une certaine importance qui avaient acheté des produits défectueux, il n’a rien donné aux plus modestes qui avaient reçu gratuitement des sachets de mauvaises graines.

Encore un bel exemple de cynisme et de mépris pour les plus faibles. En 2008, 30 % du fonds de développement agricole de la Fondation Gates a servi à la promotion et au développement des variétés de semences OGM. Ce qui donne une idée des milliards générés et de l’intérêt des nouveaux marchés.

Sous couvert de dévouement humanitaire et grâce notamment à ses liens avec la Fondation Rockfeller, la Fondation Bill et Melinda Gates ouvre donc de nouveaux marchés à Monsanto.

Et comme ce n’était pas encore assez, la Fondation Bill et Melinda Gates s’est adjoint les ministres des Finances des USA, du Canada, d’Espagne et de Corée du Sud. Cette belle brochette a promis 880 millions de dollars pour créer un programme mondial sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, Global agriculture and food security program.

Lequel “programme” serait géré par la Banque mondiale pour prendre en compte le problème de la faim et de la pauvreté dans le monde. Premier “cadeau” annoncé en juin 2010 : 35 millions de dollars à Haïti pour favoriser l’accès des petits paysans aux “intrants agricoles, à la technologie et aux chaînes de productions”.

Le mois précédent, Monsanto faisait part de son intention de donner 475 tonnes de semences à Haïti… distribuées par l’Usaid, Agence américaine pour le développement international qui a soutenu les pires dictatures (Haïti : le cadeau mortifère de la société Monsanto, Golias Hebdo n°136, juin 2010). Petit détail qui en dit long : l’administrateur d’USAID, Rajiv Shah, travaillait auparavant pour la Fondation Gates, avant d’être recruté par le gouvernement américain en 2009. Et si on ajoute que Rob Horsch, ancien vice-président de Monsanto pour le développement international, est actuellement directeur du programme de développement agricole de Gates, on aura une idée des liens qui relient tout ce petit monde.

Ce “cadeau” de Monsanto à Haïti ressemble à s’y méprendre à une action de marketing bien rodée soutenue au plus haut niveau. Généreuse en diable, la Fondation Bill et Melinda Gates octroie également des fonds à Feed the Future, gérée par le gouvernement étasunien, qui pourrait se résumer par la recherche de nouvelles ouvertures pour les entreprises US.

Et s’il était utile de préciser davantage, le vice-président de Monsanto, Gerald Steiner, devait affirmer que “Feed the Future était une entreprise très intéressante, qui tient compte des impératifs du marché dans lequel Monsanto et d’autres compagnies doivent opérer”.

Pour Haïti, déjà victime du séisme du 12 janvier 2010 (Haïti : les arrière-plans d’un séisme annoncé, Golias Hebdo n°122, mars 2010), du déferlement des mercenaires de la foi (Comment la scientologie prospère sur les ruines d’Haïti, Golias Hebdo n° 139, juillet 2010) et d’une épidémie de choléra, l’aide humanitaire a de curieux accents.

Les semences Monsanto ? Seule la première génération est fertile et il est impossible de réensemencer les champs à partir de ces graines. Pour continuer, reste à acheter régulièrement de nouvelles graines à Monsanto.

Déjà, la destruction programmée de l’agriculture et de l’élevage, en faveur des produits étasuniens, avait cumulé d’immenses bénéfices et favorisé la dépendance alimentaire de Haïti. Désormais, Gates, Monsanto et consorts achèvent le travail.

D’après l’Onu, 75 % de la diversité génétique des plantes du monde a disparu à mesure que les paysans abandonnaient leurs semences natives pour utiliser les variétés génétiquement modifiées. La Via Campesina, pour sa part, maintient que la meilleure façon d’assurer une alimentation saine, de revitaliser les économies rurales et de mettre en oeuvre des politiques de souveraineté alimentaire est l’utilisation des semences natives.

L’homogénéité génétique rend les paysans plus vulnérables aux changements climatiques brusques, au contraire des semences natives adaptées aux différents microclimats. Une prise de conscience s’affirme, ponctuée notamment par le documentaire sur les méfaits des produits Monsanto diffusé le 3 juin 2010 dans la salle paroissiale de l’église catholique de Hinche (Haïti), à l’inititative du Mouvement paysan Papaye.

Le blé, base traditionnelle de l’alimentation des deux tiers des habitants de la planète, n’est pas à l’abri. Des chercheurs britanniques viennent de publier cette année une ébauche de son génome, “étape pour améliorer la production de cette céréale clé de l’alimentaiton mondiale”. Les génomes du riz, du soja, du maïs avaient été séquencés, mais pas le blé qui éveille dès à présent de nouveaux appétits. Monsanto se frotte déjà les mains… L’idée était dans l’air, puisqu’en 2008, la Fondation Bill et Melinda Gatesavait attribué la somme de 26,8 millions de dollars à l’université de Cornell (état de New York) pour des recherches sur le blé et 1,6 million de dollars aux chercheurs de l’état de Washington pour développer des variétés de blé OGM résistant à la sécheresse.

La Fondation Rockfeller a investi pour sa part plus de 100 millions de dollars ces trente dernières années dans la recherche génétique. Et comme on n’est jamais assez prévoyant pour amasser encore plus, Monsanto, les fondations Gates, Rockfeller et Syngenta (multinationale basée en Suisse, spécialisée dans les OGM et les semences agroindustrielles) participent à coups de millions de dollars dans la construction d’une banque des semences, dans l’archipel norvégien de Svalbard.

Il est prévu d’y stocker jusqu’à trois millions de variétés de semences provenant du monde entier afin de “garantir la préservation de la diversité des produits agricoles pour le futur”. Ces semences sont pourtant déjà protégées, en plusieurs exemplaires, dans différentes banques de semences qui existent dans le monde. Mais en cas de catastrophe climatique, il suffira de les vendre très cher aux agriculteurs. “Nous voulons faire le bien dans le monde, mais nous voulons aussi satisfaire nos actionnaires”, déclarait dernièrement Gerard Steiner, de Monsanto. On le croit volontiers dans sa volonté de satisfaire les actionnaires. Quoi qu’il en coûte à l’équilibre de la planète et peut-être à sa survie.

Eva Lacoste

1. Via Campesina : 150 organisations, 70 pays, cinq continents. Mouvement international, il représente les paysans, les travailleurs agricoles sans terre, les pêcheurs, les paysannes, les jeunes et les peuples autochtones. 2. Le conseil de l’Agra est présidé par Kofi A. Annan, ancien secrétaire général des Nations-Unies. Le président est le A. Namanga Ngongi, ancien directeur génénral adjoint du Programme mondial pour l’alimentation des Nations-Unies. L’Agra travaille notamment avec le soutien de la Fondation Rockfeller et de la Fondation Bill et Melinda Gates, du Département pour le Développement International du Royaume-Uni. Se reporter au site www. agra-alliance.org ou tout ce qui n’est pas dit explicitement sur les nouvelles voies pour améliorer les cultures africaines.

PRISM – Comment passer entre les mailles de la surveillance d’Internet ?


Le moteur de recherche DuckDuckGo est le seul à proposer des requêtes anonymes.
Le moteur de recherche DuckDuckGo est le seul à proposer des requêtes anonymes.

En réaction aux révélations sur le programme Prism, qui permet au gouvernement américain d’espionner les données personnelles des internautes grâce à la coopération de neuf géants du Web – Microsoft, Yahoo!, Google, Facebook, PalTalk, AOL, Skype, YouTube et Apple – un article de France TV Info explique point par point « comment sortir (presque) entièrement du prisme, quitte à sacrifier votre confort et vos habitudes ».

>> Voir l’infographie : « Comprendre le programme ‘Prism' »

Téléphone mobile : mieux vaut éviter les smartphones, dont le système d’exploitation est presque toujours fourni par Google (Android), Apple (iPhone) et Microsoft (Windows Phone).

Mails : préférer à Gmail, Hotmail (Outlook), Yahoo! Mail, AOL et les services de messagerie d’Apple d’autres messageries comme Voila.fr (France Télécom), La Poste.net, Zoho Mail, ou encore le logiciel de messagerie open source Thunderbird. En payant, il est aussi possible de configurer une adresse mail sur son propre site Internet (il suffit d’acheter un nom de domaine et un hébergement).

Navigateurs Internet : plutôt que Chrome (Google), Internet Explorer (Microsoft) et Safari (Apple), qui représentent tout de même 80 % du marché, opter pour Opera ou Firefox. Ou, mieux, utiliser un serveur proxy pour masquer son adresse IP, comme le réseau Tor (voir les explications dans l’article de FTVI). Ou, encore mieux, un réseau privé virtuel (VPN), qui permet de se connecter anonymement à Internet.

Recherches en ligne : là encore, fuir la domination de Google Search, Yahoo! et Bing (Microsoft) – 98 % du marché à eux trois – pour le Français Le Moteur, le dernier-né Qwant, le scientifique Wolfram Alpha, l’antique Alta Vista, ou encore le rigoureux DuckDuckGo, seul à proposer des requêtes anonymes.

Réseaux sociaux : si Facebook et Google+ se sont ouverts à la NSA, Twitter échappe quant à lui à la surveillance de l’agence américaine, même si les tweets, publics, sont « soigneusement archivés depuis 2010 à la bibliothèque du Congrès américain », rappelle FTVI. L’austère Reddit est aussi une solution sans risque.

Autres : sont aussi concernés par la potentielle surveillance de la NSA des services qui se sont imposés dans notre vie quotidienne, comme Google Maps, Skype ou YouTube (préférer Dailymotion et Vimeo).

Pour plus d’exhaustivité, le site Prism-Break recense lui aussi les navigateurs, messageries et autres services qui permettent d’échapper aux géants du Web inclus dans le programme Prism.

http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/