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Quand le racisme, la barbarie s’expriment librement.


Duncan-hunterQu’aurait on dit, si Le Pen avait dit la même chose sur Israël ?

C’est ainsi qu’un petit obscur sénateur, que personne ne connaît à travers le monde -en effet qui connaît Duncan Hunter ?- est sans doute promis à un bel avenir politique. Peut-être un jour président qui sait ? Quand on sait caresser le lobby juif US dans le bon sens du poil, il y a tout lieu de croire, qu’il peut obtenir quelque chose en retour. Lire la suite Quand le racisme, la barbarie s’expriment librement.

Les États-Unis et le Japon partenaires dans la falsification de l’histoire


Tribune libre Résistant

h29_19773763Qui ne connaît pas Oliver Stone ? Douze fois nominé aux Academy awards, ce célèbre producteur, volontaire durant la guerre du Vietnam avant de se lancer dans le cinéma, a notamment remporté l’Oscar du meilleur scénario adapté (Midnight Express), les Oscars du meilleur film et celui du meilleur réalisateur (Platoon) et l’Oscar du meilleur réalisateur (Né un 4 juillet). Il s’est aussi engagé depuis 2008 avec l’historien Peter J. Kuznick  dans la réalisation de « the Untold History of the Unites States » (l’histoire cachée des États-Unis), une série documentaire pour la télévision en dix épisodes sur les événements de l’histoire américaine au XXème siècle, qui raconte la seconde guerre mondiale, les bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki, la guerre froide, la guerre du Vietnam et la lutte contre le terrorisme. Tout comme la série, le livre éponyme de 750 pages est disponible dans le commerce depuis peu. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les deux hommes, qui ont signé, au retour d’une conférence de douze jours au Japon, un long article intitulé « The U.S. and Japan: Partners in Historical Falsification », n’en ont pas fini avec les sujets qui dérangent.
« Être à Hiroshima et à Nagasaki le jour anniversaire du lancement de la bombe atomique a été une expérience intense pour nous et aussi un rappel particulièrement fort car mystifier le passé est fondamental pour perpétuer l’Empire. C’est un projet auquel collaborent les États-Unis et le Japon depuis soixante-huit ans ». Comme l’écrivent les auteurs, les élites des deux pays ont sans doute bénéficié de cette relation symbiotique. Jusqu’à ce que le Japon soit récemment dépassé par la Chine, les États-Unis et le Japon ont été les deux économies dominantes. Ces deux pays font partie des cinq pays ayant les dépenses de défense les plus élevées au monde. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le Japon a été au cœur de la politique en Asie et le moins qu’on puisse dire, c’est le pays du soleil levant le lui rend bien. En plaçant les bombardements atomiques d’août 1945 au centre de leurs analyses des empires américain et japonais post conflit, les auteurs affirment que presque tout ce que les jeunes Étasuniens et Japonais apprennent sur la guerre est exactement le contraire de ce qui s’est passé.

Les auteurs nous racontent à vrai dire l’histoire des États-Unis d’une façon très différente de celles auxquelles nous avons été habitués. Trois mythes sont pour eux à la base d’une manipulation sans précédent :

  • la bonne guerre menée par des États-Unis se sacrifiant pour les autres pays,
  • l’Amérique au cœur vaillant allant délivrer l’Europe,
  • la guerre froide est la conséquence de l’expansion territoriale soviétique et de l’hostilité envers l’Occident capitaliste.

En ce qui concerne le premier mythe, les auteurs expliquent comment le monopole atomique a pu faire naître aux États-Unis ce sentiment de supériorité qui les pousse à vouloir imposer leur volonté au monde. Suite aux deux bombardements mortifères, des responsables américains ont rapidement apporté une version des faits qui justifiait ces actes barbares. Il a ainsi été expliqué au monde médusé par ce crime à grande échelle que les bombes avaient été larguées avec une certaine forme de clémence dans le but de finir la guerre au plus vite, en évitant une invasion qui aurait coûté selon Truman un demi-million de vies humaines… Les États-Unis n’auraient finalement pas eu pas d’autres choix. C’était pour les vainqueurs un acte juste, presque humanitaire si l’on peut dire… Il suffit d’imaginer tous ces Japonais qui auraient été tués dans une invasion des troupes étasuniennes.

En réalité, le Japon était déjà à quatre pattes et à la recherche d’une reddition acceptable depuis le mois de mai 1945. Les bombardements atomiques n’étaient ni plus ni moins qu’une tentative étasunienne pour hâter la fin du Japon avant que les Soviétiques ne reçoivent les restes du pays vaincu, et ce en violation des accords de Yalta. Bien plus grave de conséquences pour l’histoire de l’humanité, il fallait montrer aux Soviétiques que les États-Unis pouvaient être dépourvus de tout scrupule lorsque la défense de leurs intérêts était en jeu. Il a fallu une dextérité extraordinaire pour que les média et les institutions éducatives n’opposent aucune contradiction à la version officielle.

Le second mythe touche à la Seconde guerre mondiale. Les États-Unis ont bravement gagné la guerre alors que, comme le rappelait Churchill, les Soviétiques ont fait face durant quasiment toute la durée de la guerre à la machine de guerre allemande. Les soldats de Staline ont dû affronter plus de deux cents divisions quand les Américains et les Britanniques n’en affrontaient qu’à peine une petite dizaine… Les généraux Eisenhower et Marshall étaient en réalité furieux de voir l’Oncle Sam jouer à la marge, de devoir défendre les intérêts britanniques en Afrique du Nord, en Méditerranée et en Birmanie plutôt que de devoir se battre frontalement avec les Allemands. Au moment du débarquement de Normandie, qui est concomitant de la naissance du fameux mythe, les Soviétiques ont depuis longtemps déjà inversé le cours de la guerre.

Enfin, le troisième mythe consiste à faire croire que la guerre froide était le fruit de l’expansion territoriale soviétique et de l’hostilité envers l’Occident capitaliste. En fait, Truman a mis moins de deux semaines pour détruire la vision qu’avait Roosevelt d’un monde multipolaire basé sur la collaboration entre les États-Unis et l’URSS. Commença alors, inévitablement, une longue période de méfiance et d’hostilité réciproque.

Étonnamment, la façon dont la Seconde guerre mondiale est enseignée aux étudiants japonais est trompeuse et malhonnête. Au Japon aujourd’hui, on commence à aborder les questions du massacre de Nankin et de l’esclavage sexuel des femmes coréennes, mais il y a une totale absence de débat sur la brutalité et les assassinats aléatoires imputables à l’agression japonaise impériale en Asie durant cette période. Peu de gens savent que plus d’un million de Vietnamiens ont péri au cours de la brève occupation japonaise. Tout aussi peu de gens connaissent les atrocités commises par l’Empire du Soleil levant en Indonésie, en Malaisie, aux Philippines, à Taiwan ou en Birmanie, frappant indistinctement hommes, femmes ou enfants.

Le subterfuge continua après la guerre. Lors des procès de Tokyo, on ne retint pas les accusations contre les dirigeants japonais pour le massacre aérien de Chinois et de civils d’autres nationalités, de façon à ce qu’on ne puisse faire aucun parallèle avec les bombardements incendiaires américains contre les Japonais ou avec des crimes de guerre encore plus graves que constituent les bombardements atomiques. Les États-Unis ont effectivement amnistié ou simplement libéré des dizaines de criminels de guerre de première catégorie, dont bon nombre ont continué  à exécuter les ordres de l’Amérique après la guerre, comme Matsutarō Shōriki, le fondateur du Nippon TV et Président du Yomiuri Shimbun, un journal de tendance conservatrice vendu quotidiennement à plus de dix millions d’exemplaires. Il a étroitement collaboré avec la CIA et l’USIA. Citons également Nobusuke Kishi, qui est allé jusqu’à devenir premier ministre du Japon en 1957. Il a notamment contribué au maintien des bases américaines au Japon. Le cas d’Eisaku Satō est édifiant à plus d’un titre. Prix Nobel de la paix en 1974 pour avoir officiellement mené une politique pacifiste opposée à la prolifération nucléaire, la déclassification de documents confidentiels montre en 2008 que Satō avait demandé aux États-Unis de se préparer à mener une attaque nucléaire contre la Chine en cas de conflit avec le Japon. On apprit aussi en 2010 qu’il avait signé plusieurs accords secrets avec Washington, l’un permettant aux navires américains de faire escale au Japon, et l’autre aux États-Unis de stocker des armes nucléaires à Okinawa Hontō… ce que contredisaient les principes antinucléaires forgés par l’intéressé lui-même.

L’État que Martin Luther King décrivait comme « le plus grand avocat de la violence dans le monde » continue de remplacer la diplomatie par la force en s’accrochant à la conviction que la puissance produit le droit. Les bombardements atomiques de 1945 ont paradoxalement évité aux États-Unis une condamnation universelle. Comme le déclare non sans arrogance l’ancienne secrétaire d’État Madeleine Albright : « Si nous devons utiliser la force, c’est parce que nous sommes l’Amérique ; nous sommes la nation indispensable. Nous nous tenons droits et nous voyons plus loin dans l’avenir que les autres pays, et nous voyons les dangers qui nous menacent tous. Je sais que les soldats américains sont prêts au sacrifice pour défendre la liberté, la démocratie et le mode de vie américain ».

L’histoire est écrite par les vainqueurs, c’est un fait. Les États-Unis en ont jusque-là joué et abusé, allant jusqu’à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Il est intéressant de constater que la version officielle qu’ils nous ont jusqu’ici imposée est de plus en plus battue en brèche. L’histoire continue sa marche mais le modèle étasunien est singulièrement ébranlé. Perdant toute crédibilité, les États-Unis semblent être bel et bien rentrés dans la phase crépusculaire de leur Empire.

Capitaine Martin

http://www.resistance-politique.fr/article-les-etats-unis-et-le-japon-partenaires-dans-la-falsification-de-l-histoire-120715376.html

l’Hubris occidentale n’a pas de limite


Photo0037_La_Bombe_Atomique_HiroshimaDans l’hystérie collective du « printemps arabe », allumé par le peuple le plus « éduqué », le plus « intelligent » et le plus « politisé » de la planète, les architectes de ce plan de démolition programmatique des Etats-Nations ont essayé d’entraîner les Syriens dans l’autodestruction de leur pays sous la revendication fallacieuse de la démocratie. N’ayant pas eu le bon général « loyal » pour dire Non à Assad, comme ce fut le cas en Tunisie et en Egypte, les démocraties occidentales ont armé et embrigadé tout ce que le monde musulman compte de criminels, de dégénérés et de fanatiques pour mener le Djihad au nom d’Allah et des droits de l’homme, deux « valeurs » qui s’accordent à merveille, comme chacun sait !

Mais le peuple syrien a résisté. Soutenu par les bédouins du Qatar,les esclavagistes d’Arabie Saoudite, les Frères musulmans de Turquie et les islamo-atlantistes de Libye et de Tunisie, ces hordes fanatisées ont commis les pires crimes en Syrie. Mais les dignes héritiers des Omeyyades n’ont pas été vaincus. Ils ont alors trouvé l’argutie mobilisatrice, comme au bon vieux temps de la croisade contre l’Irak : l’utilisation d’armes de destruction massive. Ces gladiateurs de la liberté savent pourtant que les criminels qui ont utilisé des armes chimiques sont leurs propres mercenaires islamistes et terroristes ; et c’est la raison pour laquelle ils ne veulent pas attendre les conclusions de la commission d’enquête onusienne. Ils ont décidé de frapper la Syrie pour « punir »le régime, selon l’expression du porte-parole de la Maison Noire.

Le Tunisien, l’Arabe et le musulman que je suis veux alors rappeler aux dépositaires de la conscience universelle que les pires crimes contre l’Humanité commis ces deux derniers siècles sont de leurs faits et méfaits. Que l’éradication des Indiens d’Amérique, c’est eux.Que l’esclavage, c’est eux. Que le colonialisme, c’est eux. Que la première et seconde guerre mondiale, c’est eux. Que le génocide du peuple Juif, c’est eux.Que l’arme de destruction massive par excellence, la bombe atomique lâchée sur les Japonais, c’est eux. Que le Vietnam, c’est eux. Que l’invention des armes chimiques, c’est eux. Que la première utilisation de ces armes chimiques en 1915, c’est leurs alliés Turcs contre les Arméniens (1 million 300 000 morts).Que la seconde utilisation de ces armes chimiques, c’est eux et entre eux en 1914-1918. Que la troisième utilisation de ces armes chimiques, c’est eux et entre eux en 1939-1945.

L’action militaire que les dépositaires de la conscience universelle s’apprêtent à mener contre la Syrie est du même type, de la même « morale » et de la même psychologie impérialiste et raciste que l’agression tripartite (France,Grande Bretagne, Israël) contre l’Egypte, en octobre 1956. Parce que Nasser a décidé de nationaliser la Compagnie du Canal de Suez, il a été traité « d’Hitler »et « d’apprenti-dictateur », par la même presse pharisienne qui mène contre la Syrie une campagne de désinformation digne de Goebbels, comme celle qui a été menée contre l’Irak de Saddam Hussein et qui a ramené ce grand pays « à l’âge de pierre », comme l’avait promis James Baker à mon ami Tarek Aziz. L’anglais Antony Eden, premier ministre, et le socialiste français Guy Mollet, président du Conseil, disaient que « la seule réponse à la mégalomanie de ce nouvel Hitler qui veut constituer un empire panarabe, c’est la force. Il faut renverser Nasser ». Comme les Américains ont renversé le premier ministre iranien Mossadegh en 1953 et le président du Guatemala Jacobo Arbenz une année après. Là aussi, c’était une occasion pour la France « socialiste »de punir Nasser pour son soutien à la résistance algérienne, comme, depuis deux ans, la « punition » de Bachar pour son soutien à la résistance libanaise et palestinienne.

La guerre froide a commencé il y a quelques mois et elle peut vite tourner à la guerre « chaude », ce qui serait une bouffée d’oxygène pour l’économie capitaliste et mondialiste moribonde, plus particulièrement pour l’économie virtuelle américaine. Ce qui se joue actuellement et dans les prochaines heures en Syrie, ce n’est pas l’avenir de ce peuple qui résiste de façon héroïque à l’invasion islamo-atlantiste, mais celui de l’Humanité. C’est maintenant que la Russie, la Chine et l’Inde doivent mettre fin à l’hégémonisme américaine. Le Nouvel ordre mondial né de l’implosion de l’URSS et de la chute du mur de Berlin doit disparaître au profit de la paix mondiale dans la Souveraineté des Nations. S’ils laissent faire la destruction du monde arabe par ce que la propagande occidentale appelle le « printemps arabe », il y aura par la suite un « printemps africain », ensuite un « printemps asiatique », puis un « printemps latino-américain »… Depuis Rome et depuis la Grèce antique, l’Hubris occidentale n’a pas de limite.

Mezri Haddad, philosophe et ancien Ambassadeur.

http://www.tunisie-secret.com/La-Syrie-et-l-Hubris-occidentale_a578.html

«Goulag électronique globalisé» ? Yes we must !


aptopix-nsa-phone-records-big-data-photo-gallery.jpeg-1280x960Il y a comme cela des moments où le religieux ose renouer avec son essence révolutionnaire en éclairant le débat séculier avec toute la clairvoyance d’une inspiration venue «d’en-haut». L’archiprêtre de l’Eglise orthodoxe russe, Vsevolod Chaplin, s’est ainsi félicité de l’asile politique accordé par Moscou à l’ex-agent de la CIA Edward Snowden, soulignant que ses révélations sur le fameux programme de surveillance de la NSA, allait «aider à empêcher la mise en place d’un goulag électronique globalisé» («help prevent the establishment of a global electronic prison camp»). Mais le Système n’a pas dit son dernier mot et, alors qu’Obama met son veto aux auditions anti-NSA, tout notre petit monde-libre s’est mis au garde-à-vous ordonné par Washington pour une énième alerte terroriste globale à grand spectacle. The show must go on, et le «goulag électronique globalisé» aussi.

Décryptage d’en-haut
Dans notre fameux monde-libre, on peut désormais mesurer l’importance d’une information au black-out dont elle fait l’objet par les rampants de la presse-Système. Et à cet égard, la prise de position de l’Eglise orthodoxe russe doit donc absolument retenir toute notre attention puisqu’elle n’a été reprise par aucun «grand» média du Bloc atlantiste.
Que nous dit Vsevolod Chaplin ?
Tout d’abord, il salue à raison «l’indépendance» dont a fait preuve la Russie en offrant l’asile politique à Edward Snowden sans céder aux menaces de Washington. Indépendance à laquelle ont par ailleurs renoncé les caniches européens comme nous le savons.
L’ecclésiastique russe relève ensuite que les révélations de Snowden confirment l’existence d’un problème pernicieux discuté par les chrétiens orthodoxes «depuis de nombreuses années» : à savoir l’émergence d’une nouvelle forme de totalitarisme à travers la mise en place «d’un camp de prisonniers électronique mondial».
Et Vsevolod Chaplin de décrire ensuite le processus avec une grande lucidité: «D’abord, ils rendent les personnes dépendantes de moyens de communication très pratiques. (…) Les propriétaires économiques et politiques de ces services en retirent alors un énorme et terrifiant pouvoir dont ils ne résistent pas à faire usage pour contrôler les individus. (…) Un tel contrôle s’avérera finalement beaucoup plus strict que celui de tous les systèmes totalitaires connus du XXe siècle.»

Pavlov au Vatican
La déclaration de l’archiprêtre est intéressante à plus d’un titre.
L’Eglise orthodoxe est en effet une institution qui peut se prévaloir d’un poids considérable en Russie, et sa prise de position renforce donc la position de Poutine au point qu’elle limite d’autant sa marge de manœuvre en lui interdisant tout retour en arrière.
On peut en déduire au premier chef que dans l’affaire Snowden, la crise entre Moscou et Washington ira à son terme.
Accessoirement, cette prise de position de l’Eglise orthodoxe questionne inévitablement la position du Vatican dont le silence est assourdissant sur un dossier qui engage pourtant le devenir de la société humaine.
L’Eglise de Rome n’a en effet pas soufflé mot sur le risque de dérive totalitaire du Système que le scandale PRISM a mis en lumière.
Les réflexes pavloviens semblent donc avoir la vie dure au Vatican, décidément trop habitué à faire profil bas devant les puissants.
Dieu reconnaîtra les siens.

The Show must go on
Et pendant ce temps-là, juché sur son risible prix Nobel de la Paix, Barak Obama défend quant à lui bec et ongles l’établissement du «goulag électronique globalisé».
Fin juillet, il a été jusqu’à mettre son veto à des auditions anti-NSA devant la Chambre des représentants. Bref, le bonhomme tente de verrouiller le débat quelques jours seulement après qu’une loi anti-NSA ait été rejetée de justesse au Congrès.
Mais le boulet n’est pas passé loin.
Et pour mieux enfoncer le clou, quoi de mieux qu’une bonne vieille alerte terroriste globale. Du gros et du lourd on vous le dit, avec fermetures de consulats et d’ambassades sur tous les points chauds de la planète of course. D’ailleurs, on a même la transcription de l’email intercepté par la NSA et qui a mis le feu aux poudres… Du lourd on vous dit. De quoi convaincre certainement tous les récalcitrants que, bien sûr, le «goulag électronique globalisé» est plus que jamais nécessaire et vertueux pour sauver notre indépassable way of life.
Le truc est tellement énorme qu’on en rirait presque, si l’on n’avait pas à craindre une éventuelle opération sous false-flag, avec hélas de vrais morts à la clé, pour crédibiliser la farce.

Post scriptum I, Hiroshima for ever
Hors la farce justement, le 6 août marque un terrible anniversaire. Il y a 68 ans jour pour jour, alors que le Japon était à genoux, les Etats-Unis ont ordonné sans justifications militaires le largage d’une bombe atomique sur la ville d’Hiroshima.
L’explosion est programmée à 600 mètres du sol pour produire le maximum de destruction possible. La  bombe explose à la verticale d’un hôpital.
75 000 civils, femmes et enfants compris, sont instantanément carbonisés. Dans les semaines qui suivent, plus de 50 000 personnes trouvent la mort. Le nombre total de victimes s‘élèvent finalement à environ 250 000.
Trois jours après Hiroshima, c’est au tour de Nagasaki d’être sauvagement martyrisée par le feu nucléaire étasunien avec 40 000 morts supplémentaires à la clé.
Victoire.
A l’heure de notre alerte terroriste globale à grand spectacle, nos pensées vont donc aux victimes civiles et non-combattantes des deux pires attaques terroristes jamais survenues dans l’Histoire.

Post scriptum II, espoir pour la Syrie ?
Durant deux ans, le Bloc atlantiste a mandaté le Qatar pour gérer la logistique et le financement de la guerre menée contre le régime de Damas. Mais devant l’incapacité de Doha à faire chuter Bachar el-Assad ou même à marquer des points décisifs malgré les dizaines de milliers de morts, les Américains ont viré l’émirat du dossier pour refiler la patate chaude à Riyad.
Résultat, l’homme des américains dans le Royaume saoudien, Bandar ben Sultan himself, est désormais en charge du dossier. Or ce dernier vient de rendre une visite assez inattendue à Vladimir Poutine.
De là à imaginer qu’une deal entre Washington et Moscou est à l’étude sur le dossier syrien, il n’y a qu’un pas.
Et devinez qui se retrouverait alors couillon ?
Un indice : ça commence par U et ça finit par E..

Source : http://www.entrefilets.com/goulag%20electronique%20global.html#sthash.XDluqh5b.dpuf