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Angela Merkel esquisse l’Internet européen


Angela Merkel n’a donc toujours pas digéré l’espionnage de son téléphone portable par la National Security Agency (NSA). En visite à Paris mercredi dans le cadre du 16e conseil des ministres franco-allemand, la chancelière allemande a levé un coin du voile sur ses propositions de bâtir un Internet européen. Un ouvrage qu’elle entend mener de front avec le président François Hollande. Il vise sans détour à extirper les Européens de l’hégémonie américaine sur le réseau. Du moins sur le papier. Car, en pratique, le projet semble très utopique autant sur le plan politique que sur celui des infra­structures. Lire la suite Angela Merkel esquisse l’Internet européen

USA – Intensification des préparatifs de guerre contre la Chine


2013-01-02usa-chine-pacifique-armee2_0Pater Symonds

La visite à Beijing du ministre américain des Affaires étrangères John Kerry vendredi dernier, est la dernière étape en date du « pivot vers l’Asie » provocateur du gouvernement Obama, dont le but est de saper l’influence chinoise et de renforcer les forces militaires et les alliances américaines en préparation de la guerre. Ayant délibérément attisé de dangereux points chauds en Asie au cours des quatre dernières années, les États-Unis tentent de profiter de leur avantage, quelles qu’en soient les conséquences. Lire la suite USA – Intensification des préparatifs de guerre contre la Chine

NSA collecte des données à partir de câbles sous-marins


Ce complexe de la NSA à San Antonio, Texas, situé dans une ancienne usine de puces électroniques Sony, est un des bureaux centraux des Tailored Access Operations  de l'agence de renseignements, la meilleure unité opérationnelle de la NSA. C’est quelque chose comme une escouade de plombiers qui peuvent être appelés quand l'approche normale  d’une cible est bloquée.
Ce complexe de la NSA à San Antonio, Texas, situé dans une ancienne usine de puces électroniques Sony, est un des bureaux centraux des Tailored Access Operations de l’agence de renseignements, la meilleure unité opérationnelle de la NSA. C’est quelque chose comme une escouade de plombiers qui peuvent être appelés quand l’approche normale d’une cible est bloquée.

La US National Security Agency (NSA) a recueilli des données sensibles sur les câbles sous-marins de télécommunications à fibres optiques reliant l’Europe à l’Afrique du Nord et l’Asie. Lire la suite NSA collecte des données à partir de câbles sous-marins

Etats-Unis: une chance sur 1 624 297 pour qu’un Américain soit un terroriste


american-terroristPar Mac Slavo sur Shtf Plan.com

Avec littéralement des milliards de dollars dépensés et une Constitution supplantée par des mesures législatives, comme le National Defense Authorization Act et le Patriot Act, on croirait que les Etats-Unis d’Amérique font équipe avec les terroristes.

La National Security Agency, pour sa part, se construit des centres de données massives capables non seulement d’intercepter, mais aussi d’analyser et d’archiver chaque communication numérique dans le pays sous le prétexte de garantir la sûreté et la sécurité du peuple américain.

Avec tout cet argent dépensé, toute cette surveillance, toutes les restrictions pesant sur le peuple américain, on ne peut s’empêcher de se demander: de combien de terroristes parlons-nous ici?

Selon une nouvelle analyse présentée en infographie ci-dessous, pas tant que ça.

Pour une population de 258 458 870 Américains en âge d’être un terroriste potentiel (18 ans ou plus), il y a une moyenne de 20,7 attaques terroristes en Amérique par an. Si nous supposons que chaque attaque implique 20 personnes, il y a environ 414 terroristes en Amérique pour une année donnée.

Cela signifie que le pourcentage de la population en Amérique susceptible d’être un terroristes est de  0,00016%, soit environ  un Américain  sur 1 624 297.

Nous ne suggérons pas que le terrorisme n’existe pas, mais étant donné qu’un Américain sur  1000 a fait l’objet en 2010 d’une bavure policière allant d’usage de la force excessive au meurtre en passant par l’agression sexuelle et l’arrestation arbitraire, peut-être que  le gouvernement devrait s’appliquer la surveillance à elle-même , plutôt que que sur les 99,9% d’Américains qui ne veulent rien d’autre  que d’être laissés tranquilles.

Les statistiques sont claires à cet égard: le danger représenté par  les agents du gouvernement qui terrorisent le peuple américain est beaucoup plus probable que celui d’un terroriste voyou.

Source: The Shtf Plan.com

http://www.blogapares.com/etats-unis-chance-1-624-297-quun-americain-soit-terroriste/

 

Hollande et Merkel tentent d’éteindre l’incendie du scandale NSA


7prism123a123_10François Hollande et Angela Merkel ont tenté vendredi de désamorcer la crise provoquée par les accusations d’espionnage des services américains en Europe en proposant de bâtir une nouvelle relation de confiance avec les Etats-Unis.

L’initiative franco-allemande vise à définir d’ici à la fin de l’année un code de bonne conduite et de coopération entre les services de renseignement américains et ceux des pays européens qui rejoindront cette démarche.

« Connaître le passé, fixer un cadre de relations pour l’avenir et en terminer avec les mécanismes de surveillance qui ne sont pas maîtrisés », a résumé lors d’une conférence de presse le président français.

Cette initiative intervient au moment où la multiplication des accusations visant la National Security Agency (NSA), y compris sur le téléphone portable d’Angela Merkel selon les autorités allemandes, tournent à la crise diplomatique.

Cette nouvelle ère de coopération sera mise à l’épreuve dès lundi avec la visite d’une délégation d’élus du Parlement européen à Washington pour recueillir des éclaircissements sur les allégations d’espionnage.

Les dirigeants de l’Union européenne s’étaient relayés jeudi durant la première journée du sommet pour condamner les pratiques de leur allié américain.

Ils ont voulu adopter un ton plus apaisé vendredi.

« La chose essentielle que nous avons approuvée, c’est de regarder vers l’avenir et d’essayer d’éviter ce genre de situation dans le futur », a déclaré l’actuelle présidente du Conseil des ministres, la Lituanienne Dalia Grybauskaite.

« RÉSOUDRE LES PROBLÈMES »

Si le Conseil européen n’a officiellement que « pris note » de l’initiative franco-allemande, certains dirigeants, comme le Premier ministre belge Elio Di Rupo, ont dit qu’ils participeraient au dialogue avec les Etats-Unis.

« Il ne s’agit pas de créer plus de problèmes qu’il n’en existe mais de résoudre les problèmes », a expliqué le dirigeant socialiste interrogé sur la position des défenseurs d’une ligne plus dure envers le gouvernement américain.

« Il ne s’agit pas de faire monter la pression inutilement », a-t-il déclaré face à ceux qui protestent contre la présumée timidité de l’Union européenne.

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, est quant à lui partisan d' »une pause » dans les négociations sur un accord de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis en cas d’espionnage avéré.

D’autres parlementaires européens ont jugé vendredi l’initiative franco-allemande insuffisante et pourraient faire remonter la tension à la faveur de nouvelles révélations.

François Hollande a prévenu que le filon était loin d’être épuisé au vu de la masse de documents en possession de l’ancien consultant de la NSA Edward Snowden.

La France, a-t-il dit, a ainsi « plusieurs pistes » pour les responsables de l’attaque informatique qui a visé l’Elysée en mai 2012, entre les deux tours de l’élection présidentielle.

Le Monde a publié vendredi un document émanant de la NSA qui fixe les grandes lignes de ce que l’agence devait dire aux deux hauts responsables français qui lui ont rendu visite le 12 avril dernier pour lui demander des explications.

Ce document dit que la France soupçonne la NSA d’être responsable de l’attaque, ce que l’agence réfute.

Mais les Etats-Unis ont « volontairement évité de demander » aux services israéliens s’ils étaient mêlés à cet épisode d’espionnage, poursuit le document, introduisant un doute sur l’éventuelle responsabilité d’Israël.

« Le Monde évoque à partir des documents qui sont à sa disposition plusieurs pistes », a dit vendredi François Hollande. « Nous aussi, nous avons plusieurs pistes. »

par Julien Ponthus

Avec Charlie Dunmore, édité par Yves Clarisse

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE99O06T20131025?sp=true

L’affaire Snowden vue de Chine


snowden_hong_kong_protestation-ChineBien qu’Obama ait décommandé mercredi le sommet de Moscou qu’il devait avoir avec le président russe Vladimir Poutine avant le sommet du G20, c’est un changement relativement insignifiant. Les États-Unis ont apparemment accepté le fait que la Russie ait accordé un asile d’une année à Edward Snowden, le dénonciateur de la National Security Agency.

La Russie a impressionné le monde. Celui-ci considère le Kremlin comme le « gagnant », et la Maison-Blanche, comme la « perdante ».

Ce jugement est juste. Dans l’affaire Snowden, tous les autres pays impliqués sont des gagnants, tandis que les États-Unis sont les seuls perdants. Washington a mis en scène une bravade, mais finalement, elle n’a pas réussi à faire extrader Snowden. En revanche, Moscou a présenté ses caractéristiques nationales d’esprit de décision et d’audace et a gardé Washington à distance.

Beaucoup d’internautes chinois croient que la Chine aurait dû faire de même, mais qu’elle n’a fait preuve que d’hésitation et de faiblesse.

Si la Chine avait gardé Snowden, son attitude à l’égard des relations sino-américaines aurait grandement changé, et elle aurait dû prendre des risques liés à un tel changement.

Pourtant, la Chine a apparemment choisi de ne pas s’ingérer. Maintenant, la décision semble avoir produit de meilleurs résultats. L’hypocrisie de certaines des politiques nationales des États-Unis a été exposée, et Snowden n’a pas été extradé aux États-Unis. L’opinion internationale est cinglante envers les États-Unis et les questions de sécurité de l’information. Parallèlement, les relations sino-américaines n’ont pas été grandement affectées.

Moscou a renforcé la fermeté de son attitude diplomatique envers Washington et son statut diplomatique s’est rapproché de celui de cette dernière, alors qu’un écart existe toujours pour ce qui est de la puissance réelle des deux. Moscou est disposée à prendre la direction de l’affaire Snowden et a de l’expérience à le faire. Cela s’harmonise parfaitement avec les intérêts de Beijing.

Tout le monde sait que la concurrence entre la Chine et les États-Unis est le point crucial des relations internationales au XXIe siècle. Mais la puissance de la Chine est toujours à la traîne par rapport à celle des États-Unis. En qualité de partenaire stratégique global de la Chine, la Russie a pris l’initiative dans l’affaire Snowden et s’est placée au premier plan de la rivalité avec les États-Unis, ce qui montre la flexibilité multipolaire de la géopolitique mondiale. L’action de la Russie mérite le respect de Chine.

La Chine n’est pas disposée à s’engager dans une confrontation frontale avec les États-Unis, mais elle a déjà eu la capacité de s’unir à ceux qui peuvent limiter les abus de pouvoir des États-Unis. Nous n’avons pas confronté directement les États-Unis, et cela sert les intérêts à long terme de la diplomatie chinoise.

Cette fois-ci, Washington a mordu la poussière, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’elle est vraiment intimidée par Moscou. De la même manière, Washington est peu susceptible de craindre Beijing, et Beijing n’a pas besoin de craindre Washington. Beijing devrait s’inquiéter davantage de la façon de maximiser ses intérêts dans ses relations avec Washington.

Snowden peut faire plus dans un pays comme la Russie. L’affaire qui a déshonoré les États-Unis est loin d’être terminée.

Dernière révélation d’Edouard Snowden


A 40 km au sud de Salt Lake City se trouve le Camp Williams, garnison et champ de tir de la Garde nationale de l’état de Utah. L’ancien aérodrome de la garnison ainsi que le terrain environnant (600 km2) a été repris par la NSA (National Security Agency) qui a commencé à construire le premier centre de traitement de données du projet CCNCI ( Community Comprehensive National Cybersecurity Initiative ), sur la base du décret secret NSPD- 54/HSPD-23, signé en Janvier 2008 par le président américain George W. Bush (Homeland Security Presidential Directive 23). Lire la suite Dernière révélation d’Edouard Snowden

Un nouveau départ sans le masque moralisateur de Washington – Paul Craig Roberts


NSA carte du mondeIl est difficile de comprendre tout le ramdam que Washington et ses putains médias font sur Edward Snowden. Nous savions depuis longtemps que la National Security Agency (NSA)  espionnait pendant des années, sans mandat, les communications des Américains et de personnes à travers le monde. Les photos du gigantesque immeuble de la NSA dans le Utah, construit dans le but de stocker les communications interceptées dans le monde, ont été publiées à plusieurs reprises.

Il n’est pas évident, pour une personne ordinaire, de voir que ce que Snowden a révélé,  William Binney et d’autres dénonciateurs l’ont déjà révélé. Peut-être que la différence est que Snowden a fourni des documents qui le prouvent, brisant ainsi la capacité de Washington à nier les faits avec ses mensonges habituels.

Quelle que soit la raison du baratin de Washington, cela ne fait certainement aucun bien au gouvernement américain. Beaucoup plus intéressant que les révélations de Snowden est la décision prise par les gouvernements d’autres pays pour protéger un diseur-de-vérité sur la Stasi de Washington.

Hong Kong a gardé le secret sur la localisation de Snowden de sorte qu’une opération secrète amerikaine* ou un drone n’ont pas pu être envoyés pour  l’assassiner. Hong Kong a déclaré à Washington que ses documents fournis pour l’extradition de Snowden n’étaient pas en règle et ils ont permis à Snowden de partir pour Moscou.

Le gouvernement chinois n’a pas interféré avec le départ de Snowden.

Le gouvernement russe a dit qu’il n’avait aucune objection à ce que Snowden ait un vol de correspondance à Moscou.

Le Ministre des Affaires étrangères de l’Équateur, Ricardo Patino, a répondu aux menaces de Washington avec une déclaration disant que le gouvernement équatorien mettait les droits de l’homme au-dessus des intérêts de Washington. Le Ministre des Affaires étrangères Patino a déclaré que Snowden a servi l’humanité en révélant que la Stasi de Washington violait les droits de «chaque citoyen du monde. » Snowden a simplement trahi « certaines élites qui sont au pouvoir dans un pays donné», alors que Washington a trahi le monde entier.

Avec Hong Kong, la Chine, la Russie, l’Equateur et Cuba refusant d’obéir aux ordres de la Stasi, Washington est en train de se débattre dans une duperie totale de lui-même et de ses médias prostitués.

Le Secrétaire d’Etat John Kerry a émis des mises en garde à tour de bras. Il a menacé la Russie, la Chine, l’Equateur et tous les pays qui ont facilité et encouragé la fuite de Snowden de la Stasi de Washington. Ceux qui n’obéissent pas aux ordres de Washington, a déclaré Kerry, subiront des impacts négatifs dans leur relation avec les Etats-Unis.

Quelle stupidité de la part de Kerry. Voici un gars qui était autrefois pour la paix, mais qui a été transformé par la NSA ayant espionné ses affaires personnelles en un atout pour la NSA. Essayez de réaliser l’extraordinaire arrogance et l’orgueil contenus dans la menace de Kerry contre la Chine, la Russie et d’autres pays, disant qu’ils vont souffrir de mauvaises relations avec les Etats-Unis. Kerry dit que ‘’l’Amerika’’ n’a pas à se préoccuper que «le peuple indispensable » ait de mauvaises relations avec d’autres pays, mais plutôt que c’est à ces pays de se préoccuper des mauvaises relations qu’ils auraient avec le «pays indispensable». Que d’arrogance dans cette attitude que le gouvernement des États-Unis présente au monde.

Ici nous avons un Secrétaire d’Etat américain, perdu dans l’illusion avec le reste de Washington. Un pays qui est en faillite, un pays qui a permis à ses entreprises de détruire son économie en déplaçant les meilleurs emplois à l’étranger, un pays dont l’avenir est entre les mains de la presse, un pays qui, après onze années de combat a été incapable de vaincre quelques milliers de talibans légèrement armés, menace désormais la Russie et la Chine. Dieu nous sauve des imbéciles absolus qui composent notre gouvernement.

Le monde se réjouit de l’humiliation de Washington par Hong Kong. Une simple ville-Etat a fait un doigt d’honneur à Washington. Dans sa déclaration officielle, Hong Kong détourné l’attention de Snowden pour la focaliser sur son message et a demandé au gouvernement américain de s’expliquer sur le piratage illégal des systèmes d’information de Hong Kong.

Le journal d’Etat de la Chine, le Quotidien du Peuple, a écrit: «Les États-Unis sont passés d’un modèle de droits de l’homme à celui d’un espion de la vie privée, pour devenir le manipulateur du pouvoir centralisé sur l’Internet international, et l’envahisseur fou des réseaux d’autres pays. . . Le monde se souviendra d’Edward Snowden. C’est sa témérité qui a arraché le masque moralisateur de Washington « .

Le journal chinois Global Times, une filiale du Quotidien du peuple, ont accusé Washington d’attaquer « un jeune idéaliste qui a exposé les scandales sinistres du gouvernement américain. » Au lieu de s’excuser « Washington exhibe ses muscles en essayant de contrôler toute la situation. »

L’agence officielle de presse chinoise Xinhua a indiqué que les révélations de Snowden avaient placé « Washington dans une situation vraiment délicate. Ils démontrent que les Etats-Unis, qui tente depuis longtemps de jouer les innocents en se présentant comme une victime de cyber-attaques, s’est révélé être le plus grand voyou de notre époque ».

Le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a précisé que la sympathie de la Russie est avec Snowden, pas avec l’état Stasi amerikain. Le Médiateur pour les droits de l’homme Vladimir Loukine, a déclaré qu’il n’était pas réaliste de s’attendre à ce que le gouvernement russe viole le droit pour saisir un passager en transit qui n’était pas entré en Russie et n’était pas sur le sol russe. Gayane Chichakyan de RT a indiqué que Washington est en train de faire tout son possible pour détourner l’attention de révélations de Snowden qui « montrent que les États-Unis ont menti et ont fait le même que ce qu’ils accusent la Chine de faire. »

L’Equateur dit que le traître est Washington, pas Snowden.

Les cris de cochon qu’on égorge du directeur de la NSA – « Edward Snowden a causé des dommages irréversibles aux Etats-Unis », rivalisent avec les hurlements obligeant des membres de la Chambre et du Sénat, eux-mêmes victimes de l’espionnage de la NSA, comme le fut le directeur de la CIA qui avait été forcé de démissionner pour une histoire d’amour. La NSA est en position de faire chanter tout le monde à la Chambre et au Sénat, à la Maison Blanche elle-même, dans toutes les sociétés, les universités, les médias, chaque organisation, à l’intérieur comme à l’étranger, qui a quelque chose à cacher. Vous pouvez dire qui est victime d’un chantage par l’intensité de ses hurlements, comme ceux de Dianne Feinstein (D, CA) et Mike Rogers (R, MI). Avec un peu de chance, un patriote fuitera ce que la NSA a sur Feinstein et Rogers, qui trainent probablement chacun quelques casseroles.

Le gouvernement de gangster de Washington qui a tout à cacher est maintenant entre les mains de la NSA et est aux ordres. La prétention que ‘’l’Amerika’’ est une démocratie responsable devant le peuple a volé en éclat. Les États-Unis sont gérés par et pour la NSA. Le Congrès et la Maison Blanche sont des marionnettes de la NSA.

Arrêtons d’appeler la NSA, Agence de sécurité nationale. De toute évidence, la NSA est une menace pour la sécurité de chaque personne dans le monde entier. Appelons la NSA ce qu’elle est vraiment, Agence Nationale de la Stasi, le plus grand ensemble Gestapiste  de l’histoire humaine. Vous pouvez prendre pour acquis que chaque média putain, chaque prostitué du gouvernement, tous les ignorants brandisseurs- de-drapeaux qui déclarent que Snowden est un traître, est soit un de ceux qui ont subi le lavage de cerveau, soit une victime du chantage. Ils sont les protecteurs de la tyrannie de la NSA. Ils sont nos ennemis.

Le monde est devenu de plus en plus malade de Washington, et ce pour une longue période. L’intimidation, le flot constant de mensonges, les guerres et les destructions gratuites ont détruit l’image médiatisée par Washington des Etats-Unis comme une «lumière pour le monde. » Le monde voit les États-Unis comme la peste sur le monde.

Après les révélations de Snowden, le magazine le plus important de l’Allemagne, Der Spiegel, a titré: «Le totalitarisme mou d’Obama: l’Europe doit se protéger contre l’Amérique. » La première phrase de l’article pose la question: «Barack Obama est-il un ami? Les révélations sur le vaste programme d’espionnage de son gouvernement appellent à en douter. L’Union européenne doit protéger le continent de la portée de l’Amérique toute-puissance ».

Der Spiegel poursuit: «Nous sommes surveillés. Tout le temps et partout. Et ce sont les Américains qui nous observent. Mardi, le chef du système de surveillance le plus vaste et le plus global jamais inventé vient nous rendre visite. Si Barack Obama est notre ami, alors nous n’avons pas vraiment besoin d’être terriblement inquiet au sujet de nos ennemis « .

Il y a peu de doute que le ministre de l’Intérieur allemand, Hans Peter Friedrich, ait ses secrets détenus par les espions du NSA. Friedrich s’est précipité à la défense de la NSA, déclarant: «. Ce n’est pas la façon dont on traite des amis » Comme le montre clairement Der Spiegel, le ministre ne faisait pas référence « au fait que nos amis transatlantiques nous espionnent. Il  voulait plutôt parler de la critique de cet espionnage. La réaction de Friedrich n’est paradoxale qu’en surface et peut être expliquée en regardant les réalités géopolitiques. Les États-Unis sont, pour le moment, la seule puissance mondiale et en tant que telle, ils sont le seul État véritablement souverain dans l’existence. Tous les autres sont dépendants, soit comme ennemis ou soit comme alliés. Et parce que la plupart préfèrent être des alliés, les politiciens -Allemands inclus, préfèrent sourire et supporter.  »

Il est extraordinaire que la publication la plus importante en Allemagne ait reconnu que le gouvernement allemand est une marionnette de Washington.

Der Spiegel affirme: « Les citoyens allemands devraient pouvoir s’attendre à ce que leur gouvernement les protège de l’espionnage des gouvernements étrangers. Mais le ministre allemand de l’Intérieur dit plutôt: « Nous sommes reconnaissants pour l’excellente coopération avec les services secrets américains ». Friedrich n’a même pas essayé de dissimuler son incompétence sur la question de la surveillance. «Tout ce que nous savons à ce sujet, nous l’avons appris par les médias », dit-il. Le chef de l’agence de renseignement intérieure du pays, Hans-Georg Maassen, n’était pas plus éclairé. «Je ne sais rien à ce sujet », dit-il. Et la ministre de la Justice Sabine Leutheusser-Schnarrenberger était aussi apparemment dans l’obscurité. «Ces rapports sont extrêmement troublants », dit-elle. Avec tout le respect que nous leur devons :  Ce sont ces gens qui sont censés protéger nos droits? Si ce n’était pas si effrayant, ce serait absurde.  »

Pour les crétins Amerikains qui disent: «Je ne fais rien de mal, je m’en fous s’ils espionnent, » Der Spiegal écrit qu’un « être humain surveillé n’est pas libre ». » Nous avons atteint le point où nous, « américains libres’’ avons à apprendre de nos marionnettes allemandes que nous ne sommes pas libres.

Ici, le lire par vous-même : http://www.spiegel.de/international/world/europe-must-stand-up-to-american-cyber-snooping-a-906250.html

L’Allemagne d’aujourd’hui est un nouveau pays, lavé de son passé par la guerre et la défaite. La Russie est aussi un pays nouveau qui a émergé des cendres d’une idéologie irréaliste. L’espoir réside toujours avec ces pays qui ont le plus expérimentés le mal au sein du gouvernement. Si l’Allemagne devait se débarrasser de son suzerain amerikain et sortait de l’OTAN, le pouvoir amerikain en Europe s’effondrerait. Si l’Allemagne et la Russie devaient s’unir pour la défense de la vérité et de droits de l’homme, l’Europe et le monde aurait un nouveau départ.

Un nouveau départ est désespérément nécessaire. Chris Floyd explique précisément ce qui se passe, quelque chose que vous n’entendrez jamais des médias presstitués. Lisez-le pendant qu’il est encore possible de le faire : http://www.globalresearch.ca/follow-the-money-the-secret-heart-of-the-secret-state-the-deeper-implications-of-the-snowden-revelations/5340132

Il y aurait de l’espoir si les Américains pouvaient se débarrasser de leur lavage de cerveau, suivre l’exemple de Debra Sweet et d’autres, et se lever pour Edward Snowden et contre l’Etat Stasi. http://www.opednews.com/populum/printer_friendly.php?content = a & id = 167695

Traduction : Avic

Source : http://www.paulcraigroberts.org/2013/06/25/a-new-beginning-without-washingtons-sanctimonious-mask-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

*Amérika : mot intentionnellement  utilisé par Paul Creg Roberts, au lieu de America.

La Stasi à la Maison Blanche – Paul Craig Roberts


stasi_216Le 19 Juin 2013, le président américain Barack Obama, dans l’espoir de s’élever au-dessus des retombées  du scandale causé par l’espionnage de la National Security Agency (NSA , a cherché à s’associer à deux discours emblématiques réalisés à la Porte de Brandebourg à Berlin.

Il y a cinquante ans, le président John F. Kennedy s’était engagé : « Ich bin ein Berliner ». En 1987, le président Ronald Reagan avait défié: «M. Gorbatchev, abattez ce mur « .

Le discours d’Obama a été délivré à un public relativement restreint spécialement sélectionné. Malgré cela, Obama a parlé derrière une vitre pare-balles.

Le discours d’Obama restera dans l’histoire comme le plus hypocrite de tous les temps. Pas étonnant que le public n’ait été là que sur invitation. Un vrai public aurait viré Obama hors de Berlin sous les huées.

Peut-être la plus hypocrite de toutes les déclarations d’Obama a été quand il a proposé que les Etats-Unis et la Russie réduisent de 1/3 leurs armes nucléaires. Le monde entier, et certainement les Russes, voient ce qu’il y a derrière ce stratagème. Les États-Unis encerclent actuellement la Russie avec des missiles antibalistiques placés sur les frontières russes et espèrent exploiter cet avantage en discutant avec la Russie pour qu’elle réduise son armement, ce qui rend son ciblage par Washington plus aisé. La proposition d’Obama vise clairement à affaiblir la dissuasion nucléaire de la Russie et sa capacité à résister à l’hégémonie américaine.

Obama a prononcé des mots nobles de paix, tout en battant les tambours de guerre en Syrie et en Iran. En témoignent les politiques agressives d’Obama d’encerclement de la Russie par des bases de missiles et la mise en place de nouvelles bases militaires dans l’océan Pacifique avec lesquels il compte affronter la Chine.

C’est le même Obama qui a promis de fermer la prison de la torture de Guantanamo, mais ne l’a pas fait ; le même Obama qui a promis de nous dire la raison de la longue décennie de guerre de Washington en Afghanistan, mais ne l’a pas fait ; le même Obama qui a promis de mettre fin aux guerres , mais en a commencé de nouvelles; le même Obama qui a dit qu’il défendrait la Constitution américaine, mais qui l’a réduite en miettes ; le même Obama qui a refusé de tenir le régime de Bush pour responsable de ses crimes contre le droit et contre l’humanité ; le même Obama qui a déchainé des drones contre des populations civiles en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen ; le même Obama qui a réclamé et exercé le pouvoir d’assassiner des citoyens américains sans procès et qui continue la pratique inconstitutionnelle du régime de Bush de violation de l’habeas corpus et de détention indéfinie de citoyens américains ; le même Obama qui a promis la transparence, mais met en place le gouvernement le plus secret de l’histoire américaine.

Le discours d’une spectaculaire hypocrisie du tyran a suscité des applaudissements de l’auditoire invité à 36 reprises. Comme tant d’autres, les Allemands se sont montrés prêts à être utilisés à des fins de propagande de Washington.

Voilà Obama, toujours dans ses mensonges, parlant de «vérité éternelle».

Voilà Obama, qui a permis à Wall Street de voler les peuples américain et européen et qui a détruit les libertés civiles des Américains et la vie d’un grand nombre d’Irakiens, d’Afghans, de Yéménites, de Libyens, de Pakistanais, de Syriens, et d’autres encore, parlant « d’aspirations à la justice. « Obama assimile les exigences de justice au « terrorisme ».

Voilà Obama, qui a construit un réseau d’espionnage international et un état policier à l’intérieur, parlant « des aspirations à la liberté. »

Voilà Obama, président d’un pays qui a initié des guerres ou des actions militaires contre six pays depuis 2001 et a en ligne de mire trois autres pays musulmans : la Syrie, le Liban et l’Iran, et peut-être plusieurs autres en Afrique, parlant « des aspirations à la paix qui brûle dans le cœur des hommes », mais clairement pas dans le cœur de Obama.

Obama a transformé l’Amérique en un état de surveillance qui a beaucoup plus en commun avec la Stasi de l’Allemagne de l’Est qu’avec l’Amérique des époques de Kennedy et de Reagan. Étrange, n’est-ce pas, que la liberté ait été acquise en Allemagne de l’Est et perdue en Amérique.

A la Porte de Brandebourg, Obama a invoqué l’engagement des nations à « une Déclaration universelle des droits de l’homme», mais Obama continue de violer les droits de l’homme, tant dans son pays qu’à l’étranger.

Obama a poussé l’hypocrisie vers de nouveaux sommets. Il a détruit les libertés civiles américaines garanties par la Constitution. En lieu et place d’un gouvernement responsable devant la loi, il a transformé la loi en une arme entre les mains du gouvernement. Il a intimidé une presse libre et poursuit des dénonciateurs qui révèlent les crimes de son gouvernement. Il ne fait aucune objection lorsque la police américaine brutalise les citoyens qui manifestent pacifiquement. Son gouvernement intercepte et stocke dans les ordinateurs de la National Security Agency  chaque communication de chaque américain et également les communications privées des européens et des canadiens, y compris les communications des membres des gouvernements, pour mieux faire chanter ceux qui ont des secrets. Obama envoie des drones ou des assassins pour tuer des gens dans les pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont pas en guerre et les victimes, dans la plupart des cas s’avèrent être des femmes, des enfants, des agriculteurs et des personnes âgées du village. Obama a gardé Bradley Manning à l’isolement pendant près d’un an, l’agressant dans sa dignité humaine dans le but de le briser et d’obtenir de faux aveux. Au mépris de la Constitution américaine, Obama a refusé à Manning un procès pendant trois ans. Sur les instructions de M. Obama, Londres refuse à Julian Assange le libre départ vers son asile politique en Équateur. Assange est devenu un cardinal Mindszenty moderne. [Jozsef Mindszenty était le chef de l’Eglise catholique hongroise qui avait cherché refuge contre l’oppression soviétique à l’ambassade américaine à Budapest. Avec le refus de libre passage par les Soviétiques, le cardinal a vécu dans l’ambassade américaine pendant 15 ans comme un symbole de l’oppression soviétique.]

C’est  ce Obama qui a demandé au cours de l’événement orchestré à la Porte de Brandebourg: « Allons-nous vivre libres ou sous les chaînes? Sous des gouvernements qui défendent nos droits universels, ou des régimes qui les répriment? Dans des sociétés ouvertes qui respectent le caractère sacré de l’individu et notre libre arbitre, ou dans des sociétés fermées qui étouffent l’âme?  »

Lorsque le mur de Berlin est tombé, l’État espion Stasi qui étouffe l’âme a déménagé à Washington. La Stasi est bel et bien vivante dans le régime Obama.

Le discours d’Obama au Brandebourg : http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2013/06/19/remarks-president-obama-brandenburg-gate-berlin-germany

Traduction : Avic

Source :http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Visite d’Obama à Berlin sur fond de tensions croissantes entre l’Allemagne et les Etats-Unis


Obama-and-MerkelConformément au protocole appliqué dans de telles circonstances, la première visite officielle en Allemagne du président américain Barack Obama est utilisée pour évoquer des souvenirs historiques et proclamer une amitié réciproque. Le fait qu’il y a 50 ans ce mois-ci, le président John F. Kennedy avait prononcé son célèbre discours « Ich bin ein Berliner » devant l’hôtel de ville de Schöneberg est exploité dans ce sens.

Cependant, derrière la façade soigneusement entretenue, les relations américano-allemandes sont loin d’être harmonieuses. Les tensions dans les sphères de l’économie et de la politique étrangère ont été aggravées par les récentes révélations de surveillance par l’Agence de renseignement américaine (National Security Agency, NSA).

Depuis sa dernière visite à Berlin à l’été 2008, l’image publique d’Obama a changé du tout au tout. A l’époque, 200.000 personnes s’étaient réunies au Tiergarten, le grand parc de Berlin, pour acclamer le candidat présidentiel démocrate dont ils espéraient qu’il mettrait un terme à la politique de guerre et de torture de son prédécesseur méprisé, George W. Bush.

Cette fois-ci, Obama devrait prendre la parole devant la porte de Brandebourg hermétiquement bouclée et devant un auditoire trié sur le volet d’à peine 4.000 personnes.

Après quatre ans et demi au pouvoir, de vastes couches de la population ne considèrent plus Obama comme porteur d’espoir mais plutôt comme un homme responsable d’un espionnage massif et illégal et de l’application de mesures violentes. Le fait que Guantanamo détient toujours 166 prisonniers sans inculpation ni procès tandis que des milliers de terroristes présumés et de civils innocents ont été tués par des drones américains en violation du droit international est gravé dans la conscience publique.

En conséquence, les organisateurs de la visite d’Obama traitent présentement les habitants de Berlin comme s’ils représentaient la population d’un pays hostile. La capitale allemande est en état de siège depuis que la famille du président y a débarqué mardi soir.

L’ensemble de l’espace aérien de Berlin et de l’aéroport de Tegel a été fermé durant l’approche d’Obama, au même titre que les rues empruntées par le convoi présidentiel durant sa traversée du centre-ville. Des voitures en stationnement et des bicyclettes attachées par une chaîne ont été enlevées par la police aux frais de leurs propriétaires. Vu que les heures de déplacement précises du président était gardées secrètes pour des raisons de sécurité, ces mesures ont duré des heures.

Certaines sections des médias et les milieux politiques officiels allemands traitent ouvertement la visite d’Obama avec méfiance et scepticisme bien que leurs réactions soient motivées par des considérations totalement différentes de celles motivant les gens ordinaires. Alors que la population s’indigne de l’attitude antidémocratique et illégale du gouvernement américain, l’élite dirigeante allemande considère de plus en plus fortement les Etats-Unis comme un rival économique et géopolitique.

C’est ce qui ressort très clairement de l’attitude du gouvernement allemand à l’égard du conflit en Syrie. Berlin et Washington collaborent étroitement pour le renversement du gouvernement de Bachar al-Assad et son remplacement par un régime fantoche. L’Allemagne joue un rôle clé dans l’organisation de l’opposition syrienne en exil en lui permettant de nouer des liens avec les milices armées à l’intérieur du pays.

Dans le même temps, la chancelière allemande Angela Merkel refuse d’armer l’opposition syrienne, comme le demande Obama. Elle craint que ceci ne mène à une détérioration des relations avec la Russie qui entretient d’étroites relations économiques avec l’Allemagne. Merkel craint aussi qu’un effondrement de l’Etat syrien et une intensification de la guerre civile sectaire n’aient d’importantes répercussions en Allemagne, en ne se traduise par une propagation du terrorisme et de la guerre civile à l’Europe.

Il convient de souligner que le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’un des principaux organes de la classe dirigeante allemande, a publié, à peine deux jours avant la visite d’Obama, une interview détaillée et exclusive avec Assad. Dans cet entretien, le dirigeant syrien apparaît non pas comme un tyran sanguinaire, mais plutôt comme un politicien bourgeois prudent. Il a dit clairement qu’il était disposé à coopérer avec les pouvoirs impérialistes et a fermement mis en garde contre les conséquences d’une politique qui mine les frontières existantes et arme les forces djihadistes.

« Le fait de redessiner les frontières dans cette région signifie retracer la carte, » a dit Assad. « Ceci produit un effet de domino que personne ne peut contrôler. Il est possible que l’une des grandes puissances entame ce processus, mais à un certain moment personne ne sera en mesure de l’arrêter. »

Il a aussi mis en garde contre le danger d’« exporter le terrorisme vers l’Europe » au cas où l’Europe armerait les forces terroristes en Syrie.

Le conflit concernant le système d’interception Prism de la NSA montre de façon évidente que l’Allemagne considère les Etats-Unis en premier lieu comme un adversaire économique. La chancelière Merkel a déclaré qu’elle soulèverait la question de la surveillance lors de ses discussions avec Obama mais son ministre de l’Intérieur, Hans-Peter Friedrich, a pris la défense du programme d’espionnage américain. Dans le journal Welt am Sonntag, Friedrich a confirmé que les services secrets allemands bénéficiaient de l’espionnage et recevaient régulièrement des informations des Etats-Unis. Selon le magazine Der Spiegel, le service de renseignement allemand envisage d’investir 100 millions d’euros et de recruter jusqu’à une centaine de nouveaux employés pour étendre sa propre surveillance d’internet.

Les réactions allemandes à la mise sur écoute par la NSA ont moins à voir avec les droits démocratiques et la défense du droit à la vie privée que la crainte d’un espionnage politique et économique. « Seuls les gens très naïfs croient que Prism concerne vraiment le terrorisme, » écrit le Frankfurter Allgemeine Zeitung, « compte tenu des milliards de données sélectionnées chaque mois. Le fait est qu’il n’y a pas un terroriste en puissance tapi derrière chaque arbre mais c’est une bonne excuse pour camoufler le bon vieil espionnage industriel. »

Jakob Augstein résume le sentiment anti-américain existant au sein des cercles dirigeants en écrivant dans sa chronique habituelle pour Spiegel Online : « Nous sommes contrôlés. A tout moment et partout. Et ce sont les Américains qui nous surveillent. Mardi, le dirigeant du plus grand et du plus complet système de surveillance jamais inventé par les hommes va arriver. Si Barack Obama est notre ami, alors nous n’avons vraiment rien à craindre de nos ennemis. »

Derrière les querelles concernant la Syrie et Prism, il y a des questions géostratégiques fondamentales. Depuis quelque temps, il existe entre les Etats-Unis et l’Allemagne de graves divergences au sujet de la politique financière. Washington et les banques américaines sont en train d’exercer des pressions massives sur Berlin pour que le gouvernement abandonne son engagement en faveur de l’austérité et injecte d’énormes quantités d’argent dans le système financier européen.

Simultanément, le tournant opéré par Obama vers l’Asie contrecarre directement les intérêts économiques de l’Allemagne qui est fortement tributaire du commerce avec la Chine.

Le 20ème siècle a fourni de multiples exemples sur la manière dont de telles tensions peuvent rapidement s’intensifier et mener à un conflit militaire.

Peter Schwarz

Article original, WSWS, paru le 19 juin 2013

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Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis –partie I


Le Washington Post et The Guardian ont récemment révélé l’existence de deux programmes secrets NSA. L’un pour intercepter les données et  appels téléphoniques aux Etats-Unis  dans le réseau Verizon et d’autres réseaux. L’autre programme, appelé PRISM, est destiné à intercepter les communications des internautes  à l’extérieur des États-Unis sur tous les grands réseaux sociaux, notamment Facebook. Les sociétés qui émettent les certificats de cryptage SSL sont pour la plupart américaines et britanniques, allemandes et israéliennes. Lire la suite Les conséquences de l’espionnage mondial pratiqué par les Etats-Unis –partie I