Archives du mot-clé nazis

En état de somnambulisme encore une fois – Paul Craig Roberts


20140224cq5dam.web.1280.1280Au 100e anniversaire de la Première Guerre Mondiale, les puissances occidentales sont de nouveau en état de somnambulisme dans un conflit destructeur. L’ambition hégémonique de Washington le pousse à s’ingérer dans les affaires intérieures de l’Ukraine, mais l’évolution semble se déplacer au-delà de sa volonté. Lire la suite En état de somnambulisme encore une fois – Paul Craig Roberts

Après la Yougoslavie, l’Ukraine ?


Le 15 décembre 2013, le sénateur John McCain —qui supervisa la « révolution orange » de 2004 et soutient le jihadisme en Syrie— s’adresse aux manifestants sur la place Maidan. On reconnaît à sa droite le leader nazi Oleh Tyahnybok.
Le 15 décembre 2013, le sénateur John McCain —qui supervisa la « révolution orange » de 2004 et soutient le jihadisme en Syrie— s’adresse aux manifestants sur la place Maidan. On reconnaît à sa droite le leader nazi Oleh Tyahnybok.

Pendant plus d’une décennie, un gros travail a été fait pour montrer que le fléau, l’ennemi de l’humanité, était le djihadisme islamique. Des bombes ont été larguées partout où les islamistes pointaient leur nez au nom de la guerre globale contre le terrorisme. Et que découvre-t-on au cours de la guerre de Syrie ? Que ces fameux djihadistes sont les alliés clandestins de ceux-là mêmes qui ont construit leur diabolisation.

En Ukraine, Nous commençons déjà à percevoir la similitude entre les mouvements nazis et les djihadistes. Va-t-on découvrir que la vraie nature du nazisme n’est peut-être pas ce que l’on croit ? Ce serait lourd de conséquences…

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Vers la mort d’Israël ? De plus en plus de colons quittent la Palestine


2145003707La durée d’Israël en Palestine est essentiellement due à l’idée qu’il était menacé de toute part et qu’il vivait dans une insécurité permanente. D’un autre côté, pour attirer les colons, l’état hébreu fait croire à tous les juifs du monde qu’ils sont partout en danger et que le seul endroit où ils soient en sécurité est la Palestine. Par manque d’informations, il était possible, il y a encore dix ans, de ne pas voir cette contradiction. Mais c’est fini tout ça. Les gens savent que quand une roquette tombe quelque part, il y a bien plus de chance que ce soit plus près de Tel Aviv que de New York, Paris ou Londres. Ils savent également que si un pays est susceptible de recevoir des ripostes  pour avoir effectué des raids contre un voisin c’est plus probablement Israël que tout autre pays dans le monde. Lire la suite Vers la mort d’Israël ? De plus en plus de colons quittent la Palestine

La quenelle de Dieudonné : sommes-nous tous des nazis ?


Quenelle traditionnelle
Quenelle traditionnelle

Dans ce cas…

Le salut scout est un salut fasciste à trois doigts

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Le célèbre « V » de Winston Churchill était un salut fasciste à deux doigts

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Le lever de doigt en classe est un salut fasciste à un doigt

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Tommie Smith a fait un salut fasciste fisté aux JO de Mexico

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Le signe de ralliement socialiste à la dernière Présidentielle était un salut fasciste doublé

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La gestuelle de la campagne d’Obama représentait un double salut fasciste crochu

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Le rituel maçonnique comprend un salut fasciste ventral

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Toi aussi, trouve des saluts fascistes amusants 
et dépêche-toi de les dénoncer à la LICRA !

Nous sommes tous des Monsieur Jourdain. Nous faisons des saluts fascistes sans le savoir.En voici quelques autres exemples…

La flèche d’Usain Bolt

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Des milliers de saluts fascistes lors d’une ola

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La libération de Mandela, signe de lutte de l’ANC

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Le général de Gaulle à Alger

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Et enfin, vrai salut nazi celui-là…

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USA : Il y a pire que les Nazis ?


Guantanamo
Guantanamo

Le statut des 166 prisonniers  de Guantanamo vient enfin d’être dévoilé par le Pentagone et tous ne sont pas logés à la même enseigne, en particulier pour 46 d’entre eux qui sont en détention illimitée sans inculpation ni procès mais considérés comme trop dangereux pour être libérés.

On comprend mieux pourquoi ces gens usent tant du mot ‘’barbarie’’. C’est parce que, pour l’avoir expérimentée, ils savent exactement ce que c’est.  Le plus candidement du monde, après avoir envoyé 46 personnes aux oubliettes des temps modernes, ils prétendent faire la leçon à l’humanité toute entière.

En outre cette décision oblige à se poser  certaines questions qui en découlent. Existe-t-il, désormais des crimes in-jugeables ? Si oui, où sont-ils codifiés ? Qui en décide et au nom de quoi et de qui ? Il apparait, également, que la dangerosité de quelqu’un peut être telle que même l’inculpation est impossible, excluant donc toute possibilité de défense. Sont-ils en train d’expérimenter, pour ne l’avoir pas connue dans leur Histoire, la justice par lettres de cachet ?

Tout ceci amène une ultime question : ces 46 oubliés dans leurs cages, sont-ils plus dangereux que les Nazis qui eux, ont pu bénéficier d’un tribunal à Nuremberg ? Il semblerait que oui, et dans ce cas, une foule d’autres questions se bousculent, mais ce serait hors sujet.

Avic

La pensée raciale avant le racisme


Tintin-au-CongoSi la pensée raciale était, comme on l’a parfois affirmé, une invention allemande, alors la « pensée allemande » (quelle qu’elle soit) avait triomphé dans de nombreuses régions du monde de l’esprit bien avant que les nazis n’aient entrepris leur désastreuse tentative de conquérir le monde lui-même. L’hitlérisme a exercé sa puissante séduction internationale et inter-européenne au cours des années 30, parce que le racisme, pourtant doctrine d’État dans la seule Allemagne, était déjà fortement implanté dans les opinions publiques. La machine de guerre de la politique nazie était depuis longtemps en marche quand, en 1939, les chars allemands commencèrent leur course destructrice, puisque – en matière de guerre politique – le racisme avait été conçu comme un allié plus puissant que n’importe quel agent stipendié ou que n’importe quelle organisation secrète de la cinquième colonne. Forts des expériences menées depuis presque deux décennies dans les diverses capitales, les nazis étaient convaincus que leur meilleure « propagande » serait précisément cette politique raciale dont, en dépit de nombreux autres compromis et de manquements à leurs promesses, ils n’avaient jamais dévié, fût-ce au nom de l’opportunisme. Le racisme n’était ni une arme nouvelle ni une arme secrète, bien que jamais auparavant il n’eût été exploité avec une aussi profonde cohérence.

La vérité historique est que la pensée raciale, dont les racines sont profondément ancrées dans le XVIIIe siècle, est apparue simultanément dans tous les pays occidentaux au cours du XIXe siècle. Le racisme a fait la force idéologique des politiques impérialistes depuis le tournant de notre siècle. Il a indéniablement absorbé et régénéré tous les vieux types d’opinions raciales qui, toutefois, n’auraient jamais été en eux-mêmes assez forts pour créer – ou plutôt pour dégénérer en – ce racisme considéré comme une Weltanschauung [une vision du monde] ou comme une idéologie. Au milieu du siècle dernier, les opinions raciales étaient encore mesurées à l’aune de la raison politique: jugeant les doctrines de Gobineau, Tocqueville écrivait à ce dernier: « Je les crois très vraisemblablement fausses et très certainement pernicieuses. » La pensée raciale dut attendre la fin du siècle pour se voir célébrée, en dignité et en importance, comme l’une des plus importantes contributions à l’esprit du monde occidental.

Jusqu’aux jours fatidiques de la « mêlée pour l’Afrique », la pensée raciale avait fait partie de cette multitude de libres opinions qui, au sein de la structure d’ensemble du libéralisme, se disputaient les faveurs de l’opinion publique. Seules quelques-unes devinrent des idéologies à part entière, c’est-à-dire des systèmes fondés sur une opinion unique se révélant assez forte pour attirer et convaincre une majorité de gens et suffisamment étendue pour les guider à travers les diverses expériences et situations d’une vie moderne moyenne. Car une idéologie diffère d’une simple opinion en ce qu’elle affirme détenir soit la clé de l’histoire, soit la solution à toutes les «énigmes de l’univers », soit encore la connaissance profonde des lois universelles cachées, censées gouverner la nature et l’homme. Peu d’idéologies ont su acquérir assez de prépondérance pour survivre à la lutte sans merci menée par la persuasion, et seules deux d’entre elles y sont effectivement parvenues en écrasant vraiment toutes les autres: l’idéologie qui interprète l’histoire comme une lutte économique entre classes et celle qui l’interprète comme une lutte naturelle entre races. Toutes deux ont exercé sur les masses une séduction assez forte pour se gagner l’appui de l’État et pour s’imposer comme doctrines nationales officielles. Mais, bien au-delà des frontières à l’intérieur desquelles la pensée raciale et la pensée de classe se sont érigées en modèles de pensée obligatoires. la libre opinion publique les a faites siennes à un point tel que non seulement les intellectuels mais aussi les masses n’accepteraient désormais plus une analyse des événements passés ou présents en désaccord avec l’une ou l’autre de ces perspectives.

L’immense pouvoir de persuasion inhérent aux idéologies maîtresses de notre temps n’est pas fortuit. persuader n’est possible qu’à condition de faire appel soit aux. expériences, soit aux désirs, autrement dit aux nécessités politiques immédiates. En l’occurrence, la vraisemblance ne provient ni de faits scientifiques, comme voudraient nous le faire croire les divers courants darwinistes, ni de lois historiques, comme le prétendent les historiens en quête de la loi selon laquelle naissent et meurent les civilisations. Les idéologies à part entière ont toutes été créées, perpétuées et perfectionnées en tant qu’arme politique et non doctrine théorique. Il est vrai qu’il est parfois arrivé – tel est le cas du racisme – qu’une idéologie modifie son sens originel, mais, sans contact immédiat avec la vie politique, aucune d’elles ne serait même imaginable. Leur aspect scientifique est secondaire ; il découle d’abord du désir d’apporter des arguments sans faille, ensuite de ce que le pouvoir de persuasion des idéologies s’est aussi emparé des scientifiques qui, cessant de s’intéresser au résultat de leurs recherches, ont quitté leurs laboratoires et se sont empressés de prêcher à la multitude leurs nouvelles interprétations de la vie et du monde. C’est à ces prédicateurs « scientifiques », bien plus qu’aux découvertes scientifiques que nous devons le fait qu’il ne soit aujourd’hui pas une science dont le système de catégories n’ait été profondément pénétré  par la pensée raciale. C’est encore une fois ce qui a conduit les historiens, dont certains ont été tentés de tenir la science pour responsable de la pensée raciale, à prendre à tort ces résultats de la recherche philologique ou biologique pour es causes de la pensée raciale, alors qu’ils en sont les conséquences. Le contraire eût été plus proche de la vérité.

De fait, il fallut plusieurs siècles (du XVII au XIXe) à la doctrine de la « force fait droit» pour conquérir la science naturelle et produire la « loi» de la survie des meilleurs. Et si, pour prendre un autre exemple, la théorie de Maistre et de Schelling, selon laquelle les tribus sauvages sont les résidus dégénérés de peuples plus anciens, avait aussi bien répondu aux procédés politiques du XIXe siècle que la théorie du progrès, il est probable que nous n’aurions guère entendu parler de « primitifs» et qu’aucun scientifique n’aurait perdu son temps à chercher le « chaînon manquant» entre le singe et l’homme. Le blâme n’en revient pas tant à la science elle-même qu’à certains scientifiques qui n’étaient pas moins hypnotisés par ces idéologies que leurs compatriotes.

Que le racisme soit la principale arme idéologique des politiques impérialistes est si évident que bon nombre des chercheurs donnent l’impression de préférer éviter les sentiers battus du truisme. En revanche, la vieille confusion entre le racisme et une sorte de nationalisme exacerbé est encore monnaie courante. Les remarquables études qui ont été faites, en France surtout, et qui ont prouvé non seulement que le racisme est un phénomène très différent, mais qu’il tend à détruire le corps politique de la nation, sont généralement passées sous silence. Face à la gigantesque compétition que se livrent la pensée raciale et la pensée de classe pour régner sur l’esprit des hommes modernes, certains ont fini par voir dans l’une l’expression des tendances nationales et dans l’autre celle des tendances internationales, par penser que l’une est la préparation mentale aux guerres nationales et l’autre l’idéologie des guerres civiles. Si l’on a pu en arriver là, c’est à cause de la Première Guerre mondiale et de son curieux mélange de vieux conflits nationaux et de conflits impérialistes nouveaux, mélange dans lequel les vieux slogans nationaux ont fait la preuve que, partout dans le monde, ils exerçaient encore sur les masses une influence bien plus grande que toutes les ambitions impérialistes. Toutefois, la dernière guerre, avec ses Quisling et ses collaborateurs omniprésents, devrait avoir prouvé que le racisme peut engendrer des luttes civiles en n’importe quel pays, et que c’est l’un des plus ingénieux stratagèmes jamais inventés pour fomenter une guerre civile.

Car la vérité est que la pensée raciale est entrée sur la scène de la politique active au moment où les populations européennes avaient préparé – et dans une certaine mesure réalisé – le nouveau corps politique de la nation. D’entrée de jeu, le racisme a délibérément coupé à travers toutes les frontières nationales, qu’elles fussent déterminées par la géographie, la langue, les traditions ou par tout autre critère, et nié toute existence politico-nationale en tant que telle. Bien plus que la pensée de classe, c’est la pensée raciale qui  n’a cessé de planer comme une ombre au-dessus du développement du concert des nations européennes, pour devenir finalement l’arme redoutable de la destruction de ces nations. Du point de vue historique, les racistes détiennent un record de patriotisme pire que les tenants de toutes les autres idéologies pris ensemble, et ils ont été les seuls à nier sans cesse le grand principe sur lequel sont bâties les organisations nationales des peuples: le principe d’égalité et de solidarité de tous les peuples, garanti par l’idée d’humanité.

[Hannah Arendt, L’Impérialisme]

Voir aussi

http://bougnoulosophe.blogspot.fr/2013/05/la-pensee-raciale-avant-le-racisme.html