Archives du mot-clé Netanyahu

Préparer Genève 2


UN Geneva Office and Flags 2A la conférence de Genève II, ce sera l’apothéose du cynisme de la réal-politique. Au nom de l’intérêt général, tous les protagonistes vont tenter de faire comme s’il ne s’était rien passé en Syrie. Trois ans de guerre, des dizaines de milliers de morts ? Oubliez cela. Il y a avant tout un pays à reconstruire, avec tous ses contrats juteux qui feront l’objet d’âpres combats entre les loups qui apparaîtront comme des hommes de paix dont la seule préoccupation est le bien-être des syriens. Lire la suite Préparer Genève 2

La Fin de la Palestine ? Norman Finkelstein


Norman-black-shirtLe Secrétaire d’Etat américain John Kerry était à nouveau au Moyen-Orient cette semaine, menant des entretiens intensifs avec des responsables Israéliens et Palestiniens et d’autres acteurs régionaux. Il a été largement rapporté que son objectif est de parvenir à un « accord-cadre » comme prélude à un règlement définitif du conflit israélo-palestinien. Lire la suite La Fin de la Palestine ? Norman Finkelstein

Genève 2013 — Munich 1938 : Faux parallèles et vraies falsifications de l’Histoire


Il serait bon de rappeler aux néocons que sans les accords de Munich, l’Angleterre serait peut-être allemande aujourd’hui. Chamberlain savait très bien ce qu’il faisait en signant ces accords. Lire la suite Genève 2013 — Munich 1938 : Faux parallèles et vraies falsifications de l’Histoire

Le Moyen-Orient à l’heure de la Chine?


Tribune libre Byblos

LETTRE OUVERTE PAR d’anciens hauts responsables de l’ONU

La reprise des négociations à Genève sur le programme nucléaire iranien est un moment crucial pour la paix dans le monde, soutient un groupe de sept anciens hauts fonctionnaires de l’ONU, de l’UNESCO et du BIT dans une lettre ouverte dans laquelle ils soulignent que « l’Occident doit comprendre que les pays sont habités par des personnes possédant notre humanité commune, avec le même droit de vivre. L’occident doit préférer le réalisme qui unit à l’idéologie qui divise. ».

Nixon-chez-Mao.-Le-choc-des-motsLe Moyen-Orient à l’heure de la Chine?

En Février 1972, le président Nixon a effectué une visite « surprise » en Chine , reconnaissant ainsi le régime communiste de Mao et ouvrant la porte à des relations plus ou moins pacifiques qui ont prévalu depuis entre les Etats-Unis et la Chine. Bien que Nixon eut construit sa carrière politique sur les campagnes anticommunistes qui étaient en partie une réaction à la «perte de la Chine » en 1949, il a par la suite suivi les traces du général de Gaulle, qui avait établi des relations diplomatiques avec la Chine huit ans plus tôt , en 1964, parce que , comme le disait de Gaulle , il faut «reconnaître le monde comme il est, » et  » avant d’être communiste , la Chine est la Chine  » .

Un an plus tard, Nixon et Kissinger ont signé les Accords de Paris qui ont mis fin officiellement à la guerre américaine au Vietnam. En 1963, Kennedy et Khrouchtchev ont résolu la crise des missiles de Cuba par le retrait des missiles de Cuba, du côté soviétique, et par l’engagement à ne pas attaquer Cuba, ainsi que le retrait des missiles de la Turquie, du côté américain.

Tous ces événements ont changé l’histoire du monde en le délivrant de l’affrontement sans fin et du risque d’une guerre mondiale. Il faut se rappeler que ni la Chine ni l’Union soviétique ni le Vietnam du Nord ne répondaient aux normes occidentales de la démocratie, un peu moins en fait que l’Iran d’aujourd’hui. De Gaulle, Kennedy, Nixon et Kissinger n’étaient pas des amis du communisme et, de l’autre côté, ni Khrouchtchev, ni Mao, ni les Vietnamiens n’avaient de sympathie pour le capitalisme et l’impérialisme occidental.

La paix n’est pas quelque chose à faire entre amis, mais entre adversaires. Elle est basée sur la reconnaissance de la réalité. Lorsque les pays ou les idéologies sont en conflit, il n’y a qu’une alternative : la destruction totale d’un côté, comme entre Rome et Carthage, ou la paix et les négociations. Comme le montre l’histoire, dans le cas de l’Union soviétique, la Chine et le Vietnam, la paix était une condition préalable qui a permis l’évolution interne de ces pays.

Au cours des dernières décennies, quand il s’est agi du Moyen-Orient, l’Occident a oublié la notion même de diplomatie. Il a suivi la ligne de la «destruction totale de l’ennemi  » : Saddam Hussein en Irak, Kadhafi en Libye, le régime Assad en Syrie ou la République islamique d’ Iran Cette ligne a été fondée sur une idéologie : un mélange de fondamentalisme des droits de l’homme et le soutien aveugle de la « seule démocratie de la région », Israël. Cependant, elle a conduit à un échec total : cette politique n’a apporté aucun avantage à l’Ouest et a seulement causé d’immenses souffrances aux populations qu’il prétendait aider.

Il y a des signes que la situation est en train de changer. D’abord les Britanniques, puis les Américains et leurs représentants ont rejeté une nouvelle guerre en Syrie. La Russie, les Etats-Unis et la Syrie ont conclu un accord sur les armes chimiques de la Syrie. Le président Obama fait une ouverture vers des négociations honnêtes avec l’Iran.

Toutes ces évolutions naissantes devraient être poursuivies avec la plus grande énergie. La seconde conférence de Genève sur la Syrie devra inclure toutes les parties internes et externes au conflit si elle prétend constituer une étape importante en vue de trouver une solution à la tragédie de ce pays déchiré par la guerre. Les sanctions injustes contre l’Iran, comme dans le cas précédent de l’Irak, ont sévèrement puni la population et doivent être levées dès que possible.

Le Premier ministre israélien Netanyahu et ses partisans sont farouchement opposés à ces mouvements pour la paix. Mais ils doivent se rendre compte qu’il y a des limites à notre volonté de «protéger» Israël, si ce pays ne fait aucun effort pour vivre en paix avec ses voisins. Et nous pourrions commencer à nous poser des questions sur l’identité du plus gros éléphant dans la pièce : les armes israéliennes de destruction massive. Pourquoi ce pays devrait-il, seul dans la région, posséder de telles armes? Si la sécurité est sacro-sainte, que dire de la sécurité des Palestiniens ou des Libanais ? Et pourquoi les Etats-Unis, aux prises avec une crise financière catastrophique, devraient-ils continuer à financer un pays qui ignore superbement l’ensemble de leurs demandes, telles que l’arrêt de la colonisation dans les territoires occupés ?

L’Occident doit comprendre qu’avant d’être baasiste ou islamiste ou communiste dans le passé, les pays sont habités par des personnes possédant notre humanité commune, avec le même droit de vivre, indépendamment de l’idéologie. L’Occident doit opter pour le réalisme qui unit plutôt que pour l’idéologie qui divise. C’est alors seulement que nous allons progresser vers l’atteinte de nos intérêts réels, qui supposent des relations pacifiques entre les différents systèmes sociaux et le respect mutuel de la souveraineté nationale.

En fin de compte, nos intérêts, s’ils sont bien compris, coïncident avec ceux du reste de l’humanité.

Traduction Byblos

Source : http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/161013/china-moment-middle-east

Via : http://www.silviacattori.net/article4974.html

 

Netanyahou « brandit un revolver qui, chacun le sait, est vide » – Uri Avnery


topelementBenyamin Netanyahou a suscité en moi un sentiment de pitié. De mes 10 ans de membre de la Knesset, je sais comme c’est désagréable de parler devant une salle vide.

Ses partisans purs et durs – un résidu pathétique de magnats de casino et de sionistes fêlés d’extrême-droite – se sont assis dans la galerie et une délégation israélienne pour la façade s’est assise dans la salle, mais ils ne font que souligner le vide général. Déprimant.

Quelle différence avec la réception du président Hassan Rouhani! La salle était alors bondée, le Secrétaire général et les autres dignitaires sont descendus de leurs sièges pour le féliciter à la fin, les médias internationaux n’en avaient que pour lui.

Une grande partie du malheur de Netanyahu n’était pourtant due qu’à la malchance. C’était la fin de la séance, tout le monde était impatient de rentrer chez lui ou aller faire du shopping, personne n’était d’humeur à écouter encore une autre conférence sur l’histoire juive. Trop c’est trop.

Pire encore, le discours a été totalement éclipsé par un événement qui était en train d’ébranler le monde – la paralysie de l’administration fédérale. L’effondrement du célèbre système de gouvernance américain – quelque chose comme un 9/11 administratif. C’était un spectacle fascinant. Netanyahu – Netanya qui ? ( Netanya who? )- ne pouvaient tout simplement pas rivaliser.

Il y avait peut-être aussi un petit peu de délectation dans la réaction des délégués vis-à-vis de notre premier ministre.

Dans son discours de l’Assemblée générale de l’année dernière, il avait joué le rôle d’un instituteur pour le monde, utilisant des outils scolaires primitifs sur le podium, tirant un trait à l’encre rouge sur une présentation caricaturale d’une bombe.

Pendant des semaines, la propagande israélienne disait aux dirigeants du monde qu’ils sont puérilement naïfs ou tout simplement stupides. Peut-être qu’ils n’ont pas apprécié qu’on leur dise cela. Peut-être qu’ils ont été renforcés dans leur conviction que les Israéliens (ou pire, les Juifs) sont dominateurs, condescendants et paternalistes. Peut-être que c’était juste un discours arrogant de trop.

Tout cela est très triste. Triste pour Netanyahu. Il a investi beaucoup d’efforts dans ce discours. Pour lui, un discours devant l’Assemblée générale (ou le Congrès américain) est comme une grande bataille pour un général renommé, un événement historique. Il vit d’un discours à l’autre, pesant à l’avance chaque phrase, répétant encore et encore le langage du corps, les inflexions, comme l’acteur accompli qu’il est.

Et il était là, le grand Shakespearien, déclamant «Être ou ne pas être » devant une salle vide, brusquement perturbé par les ronflements de l’unique spectateur de la deuxième rangée.

Notre ligne de propagande aurait-elle pu être moins ennuyeuse?

Bien sûr que Oui.

Avant de mettre le pied sur le sol américain, Netanyahu savait que le monde avait poussé un soupir de soulagement avec les signes de la nouvelle attitude iranienne. Même s’il était convaincu que les ayatollahs trichaient (comme il a l’habitude de dire) était-il avisé d’apparaître comme un rabat-joie en série?

Il aurait pu dire: «Nous nous félicitons du nouveau ton pris par Téhéran. Nous avons écouté avec beaucoup de sympathie le discours de M. Rouhani. Ensemble avec le monde entier, représenté par cette auguste assemblée, nous espérons que la direction iranienne est sincère, et qu’à partir de négociations sérieuses une solution juste et efficace peut être trouvée.

« Cependant, nous ne pouvons pas ignorer la possibilité que cette offensive de charme n’est qu’un écran de fumée derrière lequel les ennemis intérieurs de M. Rouhani continueront à fabriquer la bombe nucléaire, ce qui nous menace tous. Nous devons donc tous observer la plus grande prudence dans la conduite des négociations …  »

C’est le ton qui fait la musique.

Au lieu de cela, notre premier ministre a menacé à nouveau – et plus fortement que jamais – avec une attaque israélienne sur l’Iran.

Il brandit un revolver qui, chacun le sait, est vide.

Cette possibilité – comme je l’ai souligné à maintes reprises – n’a jamais vraiment existé. La géographie, les circonstances économiques et politiques mondiaux font qu’une attaque contre l’Iran est impossible.

Mais même si cela avait été vrai à un certain moment – il en est tout à fait hors de question maintenant. Le monde est contre. Le public américain est très certainement contre.

Une attaque par Israël agissant seul, face à l’opposition résolue des américains, est aussi probable qu’une colonie israélienne sur la lune. Très peu probable.

Je ne sais pas à propos de la faisabilité militaire. Est-ce faisable ? Notre armée de l’air peut-elle le faire sans l’aide et le soutien américain? Même si la réponse était positive, les circonstances politiques l’interdisent. En effet, nos chefs militaires semblent singulièrement indifférents à une telle aventure.

Le point culminant de ce discours était la grandiose déclaration de Netanyahou: «si nous devons rester seul, nous resterons seuls ! »

Qu’est-ce que ça me rappelle? À la fin de 1940, il est apparu en Palestine – et, je suppose, dans tout l’Empire britannique – une superbe affiche de propagande. La France était tombée, Hitler n’avait pas encore envahi l’Union soviétique, les Etats-Unis était encore loin d’intervenir. L’affiche montre Winston Churchill, intrépide, et un slogan: «Très bien alors, tout seul ! »

Netanyahu ne pouvait pas se rappeler de cela, même s’il semble avoir une mémoire prénatale. Je l’appelle «la maladie d’Alzheimer à l’envers» – se rappeler vivement des choses qui n’ont jamais eu lieu. (Une fois, il a raconté en détail comment il a, étant petit, eu une discussion avec un soldat britannique dans les rues de Jérusalem – alors que le dernier soldat britannique a quitté le pays plus d’un an avant sa naissance.)

L’expression que Netanyahu cherchait date de 1896 – l’année où Theodor Herzl publia son travail d’époque « L’Etat juif ». Un homme d’Etat britannique avait inventé le slogan «Le splendide isolement» pour caractériser la politique britannique du temps de Benjamin Disraeli et de son successeur.

En fait, le slogan est originaire du Canada, quand un politicien avait parlé de l’isolement de la Grande-Bretagne pendant les guerres napoléoniennes: « jamais ‘’l’Ile Empire’’ n’a semblé si magnifiquement grande – elle se tenait par elle-même, et il y avait une splendeur particulière dans la solitude de sa gloire !  »

Est-ce que Netanyahu se voit comme la réincarnation de Winston Churchill, debout fier et intrépide contre un continent englouti par les nazis?

Quelle est la place de Barack Obama dans tout ça ?

Nous la connaissons. Netanyahu et ses partisans nous le rappellent sans cesse.

Obama est le Neville Chamberlain moderne.

Chamberlain le Conciliateur. L’homme qui avait brandit un morceau de papier à l’automne 1938 et avait proclamé « Peace in Our Time ». L’homme d’Etat qui a presque provoqué la destruction de son pays.

Dans cette version de l’histoire, nous assistons maintenant à un deuxième Munich. Une répétition de l’accord infâme entre Adolf Hitler, Benito Mussolini, Edouard Daladier et Neville Chamberlain, dans lequel les Sudètes, une province appartenant à la Tchécoslovaquie mais habitée par des Allemands, avaient été remise à l’Allemagne nazie, laissant la petite démocratie de Tchécoslovaquie sans défense. Six mois plus tard, Hitler envahissait et occupait la Tchécoslovaquie. Encore quelques mois et la Seconde Guerre mondiale éclatait quand il avait marché sur la Pologne.

Les analogies historiques sont toujours dangereuses, surtout dans les mains des politiciens et commentateurs n’ayant qu’une connaissance historique superficielle.

Voyons pour Munich. Dans l’analogie, la place de Hitler est prise par Ali Khamenei, ou peut-être Hassan Rouhani. Vraiment? Ont-ils la machine militaire la plus puissante du monde, que Hitler avait déjà à cette époque?

Et Netanyahu lui-même ressemble-t-il à Eduard Benes, le président tchèque qui tremblait devant Hitler?

Et le président Obama, ressemble-t-il à Chamberlain, le leader d’une Grande-Bretagne affaiblie et pratiquement sans défense, ayant désespérément besoin de temps pour se réarmer? Obama devra-t-il se rendre à un dictateur fanatique?

Ou, est-ce l’Iran qui abandonne – ou fait semblant d’abandonner – ses ambitions nucléaires, mis à genoux par un ensemble de sévères sanctions internationales dictées par les Etats-Unis ?

(Soit dit en passant, l’analogie de Munich était encore plus louche quand elle a été récemment appliquée, en Israël, à l’accord américano-russe sur la Syrie. Là, Bachar al-Assad a assumé le rôle d’un Hitler victorieux, et Obama a été l’Anglais naïf avec le parapluie. Pourtant, c’est Assad qui a renoncé à ses précieuses armes chimiques, alors que M. Obama ne donnait rien, sauf un report de l’action militaire. Quel genre de « Munich » était-ce?)

Pour en revenir à la réalité: il n’y a rien de splendide dans l’isolement d’Israël ces jours-ci. Notre Isolement signifie faiblesse, une perte de puissance, une diminution de la sécurité. C’est le travail d’un homme d’Etat de trouver des alliés, d’établir des partenariats, de renforcer la position internationale de son pays. Netanyahu s’est pris récemment à citer nos anciens sages: «Si je ne suis pas pour moi, qui est pour moi ? » Il oublie la partie suivante de cette même phrase: «Et si je suis pour moi-même, que suis-je ? »

Uri Avnery

Traduction Avic

http://www.counterpunch.org/2013/10/04/netanyahu-at-the-un/

Discours à l’ONU de Netanyahu : Un discours de sociopathe? Pepe Escobar


p20_20131002_pic1 (2)Les missiles iraniens frapperont New York dans « trois à quatre ans ». Un Iran nucléaire, c’est comme « 50 Corées du Nord».

Ceci pourrait provenir de quelqu’un de dérangé, psychopathe dangereux, ou … du Premier ministre israélien Benjamin «Bibi» Netanyahu devant l’Assemblée générale de l’ONU.

Comparez vous-même. La semaine dernière, nous avions le président iranien Hassan Rouhani appelant le monde à surfer sur un VAGUE (WAVE : World Against Violence and Extremism ).

Cette semaine, nous avions Bibi disant que c’était un piège « cynique » et «totalement hypocrite ».

Dans le monde, selon Netanyahu, «Ahmadinejad est un loup déguisé en loup. Rouhani est un loup déguisé en agneau ».Rouhani a tenté de se présenter comme « pieux », mais il a toujours été impliqué avec « l’état terroriste d’Iran ». Il est comme « un tueur en série qui va au tribunal habillé en curé pour témoigner de sa nature d’homme ‘’ d’éthique’’ et ‘’religieux’’ ».

Les rodomontades mises à part, Bibi a changé son jeu. Maintenant, ce ne sont plus les caricatures idiotes de dessins animés et il ne mendie pas des frappes de l’Iran par les États-Unis pratiquement toutes les semaines. Cette fois c’est  » le programme nucléaire militaire  » de l’Iran qui doit être fermé – un programme, soit dit en passant, dont les innombrables  agences de renseignement américaines  disent qu’il n’existe pas.

Et ceci après que Netanyahu ait dit au président américain Barack Obama d’oublier – à jamais – la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui déterminait le retrait total d’Israël de tous les territoires occupés après la guerre de 1967.

Donc, nous allons clarifier certaines choses.

L’Etat d’Israël n’a pas de frontières internationalement reconnues, et n’a pas non plus une capitale internationalement reconnue. Il y a forcément expansion perpétuelle.

Israël n’a pas respecté pas moins de 69 résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et a été « protégé » sur pas moins de 29 autres, par la  grâce du veto des États-Unis.

Il a occupé les territoires souverains du Liban et de la Syrie, sans guère se soucier des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Israël a signé les Accords d’Oslo en promettant de cesser de construire pour de bon, de nouvelles colonies en Palestine. Au lieu de cela, il a construit plus de 270 nouvelles colonies. Cela fait partie du mouvement lent de nettoyage ethnique de la Palestine au cours des six dernières décennies.
Israël a menacé de bombarder l’Iran toutes les semaines pendant au moins trois décennies.

Israël est une puissance nucléaire non déclarée avec pas moins de 400 têtes nucléaires ; refuse de signer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) ; se dérobe aux inspections internationales ; n’a jamais ratifié le traité de Convention sur les armes chimiques ; a utilisé les armes chimiques sur Gaza, et détient un stock non déclaré d’armes chimiques plus que toute autre nation dans le Moyen-Orient.

L’Iran, pour sa part, n’a pas d’ogives nucléaires. L’Iran a signé le TNP et est inspecté à intervalles  réguliers. L’Iran n’a pas envahi un autre pays depuis au moins 250 ans. L’Irak sous Saddam Hussein a envahi l’Iran en 1980, mais l’Iran n’a pas occupé le territoire irakien.

Le lobby pro-israélien à Washington et le Congrès américain ont imposé un blocus financier sur l’Iran, ce qui, en  pratique, est une déclaration de guerre. Cela a conduit à une dépréciation massive du rial iranien – avec des conséquences dramatiques pour la vie des Iraniens ordinaires. Pourtant, lors de sa rencontre avec Obama ce lundi à Washington, M. Netanyahu a non seulement demandé des sanctions, il a dit qu’Israël  attaquera  unilatéralement l’Iran si les mots de Rouhani ne sont pas suivies par des «actions».

La véritable «communauté internationale», comme l’immense majorité des pays en développement, y compris le groupe BRICS des puissances émergentes, sait tout cela sur le bout des doigts. Ces faits permettent de voir clair dans le jeu de Bibi.

Il suffit de regarder la carte

La simple possibilité d’un dialogue américano-iranien est une réelle « menace existentielle » pour la droite israélienne. Bibi n’acceptera  pas même le droit de l’Iran à enrichir de l’uranium à des fins civiles, droit qui lui est octroyé par le TNP.

Un accord américain avec l’Iran est une proposition gagnant-gagnant pour tout le monde, pas seulement les deux principaux protagonistes, mais les énergivores européens, l’économie mondiale, les multinationales. Sauf pour Israël.

Le cauchemar de Bibi est la République islamique d’Iran, non seulement en tant qu’acteur géopolitique indépendant en Asie du Sud – ce qu’il est déjà – mais aussi comme une puissance régionale en plein essor ; de ce point de vue, l’Iran ne peut qu’aller de l’avant, compte tenu de son énorme population jeune et bien éduquée, ses ressources énergétiques énormes, son fabuleux emplacement et ses liens complexes avec l’Asie du Sud,  l’Asie centrale et l’Asie de l’Est.

Pour la droite israélienne, le statu quo est idéal. Soit nous trouvons des marionnettes américaines telles que les pétromonarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ; soit des républiques laïques arabes qui, avec des degrés divers d’implication d’Israël, ont été plongées dans une tourmente extrême, comme l’Irak et la Syrie en particulier.

Il est très facile pour Israël de manœuvrer entre ces acteurs; les Israéliens peuvent, par exemple, se réjouir avec un coup d’Etat militaire en Egypte (parce que l’armée égyptienne n’est pas une menace) tout en s’associant avec l’Arabie saoudite pour tenter de faire tomber Assad en Syrie. La  balkanisation du Moyen-Orient sur des lignes sectaires est douce comme du miel pour Israël.

Mais l’Iran comme puissance économique / politique émergente, avec des relations normalisées avec les Etats-Unis et l’Europe occidentale, c’est une question autrement plus grave, « existentiellement » menaçant la prétendue hégémonie d’Israël au Moyen-Orient, qui repose uniquement sur ​​sa force militaire (sans parler de sa capacité nucléaire cachée).

Tant pis pour l’obsession de Netanyahu de changement de régime à Téhéran,  ou la meilleure autre option qui aurait été l’isolement total de l’Iran par rapport à l’occident (car pour ce qui concerne l’Orient, l’Iran a des relations prospères avec tous les acteurs clés de l’Asie).

Le point crucial est que « la menace existentielle » de l’Iran a été extrêmement utile pour la droite israélienne comme une tactique de diversion, changeant le sujet de ce qui se passe dans la vraie vie : un état garnison nucléaire / colonisateur, étant très clairement en train de rayer une population – les Palestiniens – de la carte. En cas de doute, il suffit de regarder la carte.

Alors, voici où nous en sommes. Netanyahou est un faucon qui ne jure que par Eretz Israël – un «grand» Israël avec des frontières en constante expansion et l’hégémonie militaire / nucléaire incontestée dans le Moyen-Orient. Il a de puissants alliés ; l’extrême droite américaine et les néo-conservateurs, des républicains déments qui appuieront n’importe quoi tant que c’est contre Obama, une grande partie du Congrès américain manipulée par Israël, de larges pans des grands médias. Ils ne reculeront devant rien pour faire dérailler même l’ombre d’un accord entre Washington et Téhéran.

La tentation de la véritable « communauté internationale » serait de dire à Netanyahou de se taire – et d’aller jouer avec ses caricatures idiotes. Obama à l’ONU la semaine dernière a déclaré que ses priorités sont aujourd’hui l’Iran et de tenter de résoudre la tragédie israélo-palestinienne. Donc, la balle est vraiment dans le camp d’Obama – pas dans celui du sociopathe.

Pepe Escobar

Traduction Avic

http://rt.com/op-edge/netanyahu-un-nuclear-iran-633/

Les États-Unis cherchent, en catimini, le contact visuel avec l’Iran


ali_khamenei_AP071126158378_620x350Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a déclaré dans une remarque soigneusement formulée lundi, « Pour l’instant, le président [Barack Obama] n’a pas prévu de rencontrer son homologue iranien à l’Assemblée des Nations Unies ». Les Iraniens maintiennent également qu’il n’y a pas de « plan » pour le moment.

Mais deux déclarations faites par le guide suprême iranien Ali Khamenei, le mardi méritent une attention particulière. Khamenei s’adressait aux commandants du CGRI. Il a réitéré sa précédente affirmation que l’Iran ne poursuivra pas un programme d’armes nucléaires. Il a dit : « Nous n’acceptons pas les armes nucléaires, pas à cause des États-Unis ou d’autres pressions [] mais à cause de nos croyances, et quand nous disons que personne ne devrait avoir des armes nucléaires, ce n’est certainement pas pour nous en pourvoir ».

Khamenei leur a également signalé que la conception de la politique étrangère du président Hassan Rouhani qui met l’accent sur ​​la diplomatie jouit de son soutien. Il dit: « Je suis d’accord avec la question que j’ai appelée il y a quelques années la flexibilité héroïque, parce que cette initiative est très bonne et nécessaire à certaines occasions, mais avec un engagement à une condition principale … »

Tout observateur de longue date de l’Iran décodera ces mots obscurs dans le sens que Khamenei a manifesté son approbation à des pourparlers directs avec les Etats-Unis. Les deux déclarations complémentaires viennent tout juste une semaine avant le voyage de Rouhani à New York.

Pendant ce temps, l’Iran a reconnu que Rouhani a reçu une lettre d’Obama pour le féliciter de sa victoire électorale et y a répondu, et que la lettre a également porté sur «d’autres questions».

Spiegel a réalisé un rapport citant des sources de services de renseignement que l’Iran était prêt à démanteler l’usine controversée d’enrichissement de Fordo et à permettre aux inspecteurs internationaux de surveiller le retrait des centrifugeuses, et que Rouhani pourrait faire une annonce officielle dans son discours du 24 septembre. Les négociations AIEA-Iran sont prévues pour le 27 septembre.

Déjà, après sa rencontre avec l’ambassadeur iranien nouvellement nommé auprès de l’AIEA, Ali Akbar Salehi (ancien ministre des Affaires étrangères) à Vienne, mardi, à la veille des pourparlers officiels de la semaine prochaine, le Directeur général de l’AIEA Yukiya Amano a exprimé son optimisme de parvenir à un accord en ce qui concerne les questions en suspens sur le dossier nucléaire iranien.

Par ailleurs, Obama a prévu une réunion avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche le 30 septembre. Le trafic diplomatique sur la question nucléaire de l’Iran est de plus en plus dense.

M K Bhadrakumar

Traduction : Avic

http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2013/09/18/us-iran-on-tiptoe-seeking-eye-contact/

Israël recrute des étudiants pour les transformer en agents secrets du Net


Tribune libre MARSEILLE ALBATROS

96CEAA654EF41095914C86B7E5Dans l’infiniment grand et nébuleux de l’Internet, la galaxie n’est plus qu’un immense bourdonnement de clics, plus ou moins bien inspirés et bien intentionnés sous des pseudos invérifiables, dans laquelle l’espionnite aiguë de certains Etats peut aisément se faufiler, serpenter et agir à sa guise, ni vu ni connu, derrière les claviers.

Facebook, Twitter et Youtube n’ont plus de secret pour Israël qui a très vite compris l’intérêt d’infiltrer leur virtualité sans frontières, nuit et jour, sept jours sur sept, été comme hiver, à l’image de sa fine fleur estudiantine, triée sur le volet, qui travaille sous couverture dans des « unités secrètes » structurées de manière quasi militaire sur les campus universitaires.

Ces bons petits soldats du Premier ministre Benjamin Netanyahu sont placés sous la tutelle de son bureau qui cherche à investir la modique somme de 840 000 dollars pour recruter, organiser et financer les espions de la cybergénération, sélectionnés par centaines dans chaque université, comme l’a révélé un article paru dans Haaretz.

Parmi les sujets brûlants qui enflamment par trop la Toile au goût du gouvernement ultra-sioniste, la sécurité de l’Etat hébreu, la lutte contre son boycott et sa délégitimation, sans oublier l’antisémitisme sont traités en priorité par ces jeunes agents très spéciaux enrôlés pour répandre la propagande israélienne et embellir une réalité en vue d’entretenir le mythe de la « seule démocratie du Proche-Orient ». Que la vitrine d’Israël est belle sur le Net après que les messages publiés par ses bataillons de taupes zélées aient chanté les louanges de ses valeurs démocratiques, de sa tolérance religieuse et de son pluralisme !

Confortablement retranchés derrière leurs écrans opaques d’où ne filtre aucune identité, les étudiants israéliens passés maîtres dans l’art de la désinformation formeront bientôt une armée, si l’on en juge par l’ambition affichée par le bureau du Premier ministre qui n’a pas craint de divulguer le recrutement de 550 supers agents en herbe dans les sept complexes universitaires du pays, tous ayant une parfaite maîtrise des langues étrangères.

Les syndicats étudiants sont, quant à eux, chargés d’informer et de sensibiliser des dizaines de milliers d’étudiants à l’existence de ce grand projet national, censé renforcer une hégémonie implacable qui transgresse toutes les limites, y compris celles fixées par le droit international, mais aussi de fournir des ordinateurs et des espaces de travail ergonomiques pour infecter les échanges électroniques en toute quiétude.

« Avec les médias sociaux, vous ne pouvez pas attendre, » a déclaré un fonctionnaire sous couvert d’anonymat au Jerusalem Post, ajoutant : « Nous ne laisserons pas les histoires négatives en ligne être diffusées sans réponse, et nous répliquerons par des messages positifs. Ce que nous faisons est révolutionnaire. Nous sommes en train de mettre la diplomatie dans les mains du grand public « .

Ce regain d’espionnage sur la Toile a-t-il été exacerbé par la défaite cuisante essuyée par Israël sur un terrain où ses sombres stratèges n’imaginaient pas être vaincus : les réseaux sociaux ? En effet, en novembre dernier, lors de sa nouvelle offensive meurtrière dans la bande de Gaza, le gouvernement de Netanyahu n’a guère apprécié avoir perdu la guerre des mots ou plutôt des « hashtag ». Selon Haaretz, le hashtag du Hamas #GazaUnderAttack, fort de ses 170.000 mentions, a surclassé celui de # IsraelUnderFire d’Israël, qui n’a totalisé que 25,000 petites mentions. « La perception qui domine le discours en ligne, c’est que l’armée israélienne avait lancé une attaque injustifiée », a déclaré Tomer Simon, un chercheur israélien qui a décrypté l’activité de réseautage social pendant le conflit.

http://oumma.com/

L’agression sioniste et ses objectifs insatisfaits !


Contribution de Mouna Alno-Nakhal

agression israélienne 0904Les raids aériens meurtriers contre la Syrie n’ont donc rien à voir avec les armes chimiques. Merci Madame Carla Del Ponte et peu importe les démentis des menteurs, car comme le dit un proverbe syrien : « la ficelle du mensonge est courte ! ». [NdT].
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Traiter rationnellement de la récente agression sioniste dirigée contre plusieurs sites autour de Damas implique de s’attaquer à la racine du problème et d’en extirper les véritables motivations, faute de quoi nous risquerions de nous laisser égarer et de n’en retenir que les effets strictement négatifs, voire de les exagérer. En effet, la logique voudrait que nous ayons constaté plusieurs faits essentiels dont le plus important touche à la nature même des frappes aériennes ; frappes qui devaient déclencher des explosions aussi violentes, assourdissantes, et étincelantes que possible ; pour que leurs vacarmes et leurs feux impressionnent le plus grand nombre à des milliers de kilomètres à la ronde !

Les raisons du soin particulier apporté à cette exhibition demandent de commencer par répondre à la question : « Pourquoi cette agression ? ».

1. Le leitmotiv annonciateur de la chute imminente du Président Bachar al-Assad a été permanent depuis le début et tout au long des chapitres successifs de « la guerre contre la Syrie ». Mais cet homme qui ne s’est pas contenté de fracasser les illusions de ceux qui voulaient détruire la Syrie dans les marécages du « Printemps US-sioniste » se plait, avec ce qui pourrait ressembler à de la provocation, à apparaitre de plus en plus souvent au milieu de son peuple. Cinq apparitions en public en moins d’un mois. C’est plus que ne ferait n’importe quel dirigeant d’un État de la région, et en temps de paix de surcroit ! C’est comme s’il disait : « Si votre printemps a pour objectif ma chute, je suis toujours là entouré des miens ; et si la défaite de la Syrie a pour objectif la chute du dernier rempart devant votre printemps, la Syrie est malgré tout, toujours debout, altière, ferme, résistante ! ».

2. L’entité sioniste aimerait imposer une nouvelle équation à la Syrie, sa politique se résumant essentiellement à dire : « Nous sommes en mesure d’asséner les frappes de notre choix [missiles, raids aériens, piratages] où et quand nous le voulons ; la Syrie ne pouvant qu’encaisser, s’incliner bon gré mal gré, et s’abstenir de toute riposte ». Mais cette même entité qui pouvait encore se permettre de diriger deux ou trois frappes en territoire syrien ces derniers mois, sait bien que désormais elle ne pourrait répéter l’opération sans réponse conséquente. D’ailleurs, « ceux qui sont concernés » n’ont obtenu aucun engagement de non-réponse de la part des Syriens et ont déjà été prévenus qu’en cas de nouvelle agression la réponse fusera « directement et automatiquement » !

3. Voilà plus d’un mois que l’Armée nationale syrienne a réalisé un saut à la fois qualitatif et quantitatif, allant de victoire en victoire ; ce qui a surpris l’ami et l’ennemi ! Elle a réussi à désinfecter des dizaines de régions, de villages et de quartiers. Elle a repris le contrôle total d’axes routiers et de lieux stratégiques sur l’ensemble du territoire syrien. Elle a éliminé un nombre considérable de terroristes, d’agents et de traitres inféodés à l’étranger… Il était donc devenu nécessaire de freiner son élan et de polluer ses victoires. Il était devenu urgent de déstabiliser le peuple syrien et son armée en tentant de suggérer qu’ils étaient en situation d’impuissance devant l’ennemi. Mais les opérations d’assainissement n’ont pas cessé pour autant. Elles se sont poursuivies alors que les poussières des terres bombardées n’étaient pas encore retombées. L’Armée nationale n’a pas reculé mais a continué à avancer sans jamais perdre de vue que ceux qui la combattaient sur sa terre n’étaient issus, gérés et dirigés que par des sionistes… ténacité faisant partie de la riposte à l’agression ! Quant au peuple syrien, il est devenu encore plus conscient de « la nature de cette guerre mené contre lui », et donc encore plus attaché à sa patrie, son armée et ses dirigeants.

4. Cette agression devait délivrer un quadruple message. Le premier à la Russie avant la visite programmée de M. Kerry les 7 et 8 Mai 2013 à Moscou, pour que son contenu le précède et qu’il puisse l’exploiter dans ses dures négociations politiques avec M. Lavrov. Le deuxième à la Chine où M. Netanyahu se rend aujourd’hui [6 Mai]. La troisième à l’Iran dont le ministre des Affaires étrangères est attendu dans la capitale jordanienne ce même jour. Le quatrième à Sayyed Hassan Nasrallah suite à son discours de mise en garde il y a quelques jours…

5. Enfin, cette agression accompagnée d’attaques terroristes quasi-simultanées de plusieurs points de la capitale avait aussi pour objectif de déstabiliser les comités de défense et les forces de l’ordre chargés de la défense de Damas pour semer le chaos et la confusion. Ils ont été complètement écrasés en quelques heures !

Ce sont quelques-uns des objectifs de l’attaque sioniste contre la Syrie, objectifs insatisfaits pour la plupart de par la volonté du peuple syrien et de « son » armée.

Par conséquent, il est impératif pour tous les Syriens de garder un moral d’acier, de déclarer leur confiance sans failles en leur valeureuse armée, de la soutenir sans réserve aucune dans sa guerre contre les ennemis de l’intérieur avant ceux de l’extérieur, de se rassembler autour de « son commandant » devenu l’un des symboles de la lutte nationale partout dans le monde ! Nous avons tous entendu les prises de décision des uns et des autres, mais celles que nous n’avons pas entendues sont probablement encore plus dangereuses. Il ne s’agit pas de céder aux faits accomplis souvent engendrés par les crises. Patience, confiance et solidarité sont les titres de la prochaine étape, avec la victoire au bout du chemin !

Samir al-Fazaa

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

Article original : Sham Times
http://shamtimes.net/news_de.php?PartsID=1&NewsID=8235#.UYeYa6RvvTo.face

Les menteurs professionnels s’en prennent à Téhéran


Pepe Escobar (Asia Times)

obama-israel-400x266Oncle Marx n’avait jamais pensé à cela : l’Histoire se répète comme seconde tragédie après d’abord avoir été une farce. Examinons un cas d’espèce.

Obama et Netanyahu : criminels et menteurs…

Tout d’abord, jetez un coup d’œil rapide sur cet article du Wall Street Journal daté de septembre 2002, au moment de la course hystérique pour envahir l’Irak.

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