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Elie Wiezel : les fabuleuses aventures d’un imposteur


Elie Wiesel NYC 3.9.07 075Cela fait très longtemps que j’avais envie d’écrire quelque chose sur Elie Wiezel qui, à lui tout seul, résume toutes les impostures que nous dénonçons ici. Mais le temps m’a toujours manqué, car le dossier de ce monsieur est tellement énorme, et lui-même représente une figure de proue dans tout le système  »hasbaresque ».

Merci donc aux Chroniques de Rorschach d’avoir fait le boulot. Lire la suite Elie Wiezel : les fabuleuses aventures d’un imposteur

Il est temps pour les journalistes de « se rendre ou se battre. »


risen.Alex-MenendezUCB-Graduate-School-of-JournalismJames Risen, le reporter du New York Times qui risque la prison pour avoir refusé de révéler ses sources, a dénoncé la violation par le gouvernement fédéral des droits de la presse dans une rare apparition publique jeudi en disant qu’il est temps pour les journalistes de «se rendre ou de combattre ». Lire la suite Il est temps pour les journalistes de « se rendre ou se battre. »

Aux Etats-Unis, les langues des grands journalistes se délient


Des journalistes des médias de masse exposent et dénoncent l’escroquerie du 11 Septembre

Seymour Hersh, le journaliste d’enquête N° 1 aux Etats-Unis
Seymour Hersh, le journaliste d’enquête N° 1 aux Etats-Unis

Plusieurs journalistes  de renom américains disent que le gouvernement américain ment au sujet des attentats du 11 Septembre 2001 et de cette soi-disant “guerre contre la terreur”. Malheureusement, les propriétaires des médias et leurs chefs de rédactions ne rapporteront ni ne diffuseront leurs trouvailles.

Récemment, Seymour Hersh, le journaliste d’enquête N° 1 aux Etats-Unis, a divulgué que l’affirmation par le gouvernement américain de l’élimination d’Oussama Ben Laden le 2 Mai 2011, est un “énorme mensonge, il n’y a pas un mot de vérité là-dedans.”

Hersh a poursuivi en attaquant son employeur de longue date, le New York Times et d’autres officines médiatiques: “Nous mentons au sujet de tout, mentir est devenu la norme”. Il a dit que tous les géants des médias aux Etats-Unis devraient être fermés pour avoir menti au peuple américain.

En relation: Seymour Hersh: Bin Laden Raid “One Big Lie”

D’autres journalistes des médias de masse sont d’accord pour dire que l’histoire du gouvernent américain sur Oussama Ben Laden et le 11 Septembre est un gigantesque mensonge. Sherwood Ross, un journaliste lauréat de nombreux prix dans la profession et qui a travaillé pour le bureau de presse de la ville de Chicago, le Chicago Daily News et pour l’agence Reuters et autres services de dépêches, m’a dit dans un récent entretien radio :

“Il est douteux que des musulmans soient derrière les attaques du 11 Septembre. Pensez-y une minute : La famille du président Bush faisait des affaires avec celle de l’homme soi-disant derrière ces attaques terroristes, Oussama Ben Laden. La famille Ben Laden était membre du comité directeur de la compagnie pétrolière de Bush. Comment est-il possible que parmi les milliards de familles qu’il y a dans le monde, la seule famille qui ait perpétré les attaques du 11 Septembre soit justement celle qui était en affaire avec le président des Etats-Unis ? Ceci ressemble plus à une faveur qu’autre chose. Je ne pense pas que le 11 Septembre ait été une conspiration arabe ou une conspiration musulmane. Je pense que c’est une conspiration américaine pour renverser le gouvernement des Etats-Unis et pour installer ce qui est en train de devenir un état policier et aussi faire avancer les ambitions impérialistes des Etats-Unis pour escroquer le Moyen-Orient de ses ressources énergétiques.”

Ross expliqua que les journalistes américains ne sont plus libres d’exposer et de dire au monde ce que sont les plus outrageants mensonges et fabrications officiels:

“Vous ne voyez aucune remise en question sérieuse faite par les médias. Je pense qu’un des indices révélant que ceci a été un coup-monté fut lorsqu’un cameraman d’une petite agence de presse de Pennsylvanie se rendît sur place où l’avion de ligne était supposé s’être écrasé le 11 septembre 2001 en rase campagne et il a dit: “Je n’y ai vu aucun avion de ligne. J’ai vu un trou dans le sol. Aucun corps, aucun bagage.” Bon, peut-être que le type a inventé cette histoire, mais je ne le pense pas. Je pense qu’il faisait juste son travail, normalement. Ensuite au Pentagone, on a dit qu’un autre avion de ligne l’avait percuté, mais là encore, aucune trace d’épave de l’avion. Les journalistes qui travaillaient dans la salle de presse du Pentagone sortirent sur la pelouse de celui-ci et ils ne purent voir aucun avion. Ainsi, encore et encore, vous avez des mensonges préfabriqués que la presse dans sa vaste majorité ne rapportent pas.”

J’ai demandé à Ross s’il est autorisé à exprimer de telles vues dans ses articles du Miami Herald, du Chicago Daily News ou sur les services de dépêches, il m’a répondu:

“Absolument pas. Lorsque j’écrivais pour Reuters, couvrant des affaires de terrain pendant dix ans, mes colonnes étaient reproduites par le New York Times, le Los Angeles Times. Mais si vous écrivez au sujet du ‘pourquoi la tour du WTC7 s’est effondrée alors qu’elle n’a été frappée par aucun avion’ personne ne va le publier. Donc maintenant mes articles sont utilisés sur internet par les blogueurs et ils sont utilisés par les services de presse moyen-orientaux. J’ai des coups de fil de Press TV (Iran) et vous pouvez lire mes interviews sur leur site internet, mais vous ne me verrez plus cité par Associated Press.”

Un autre journaliste américain connu, Paul Craig Roberts, a lui aussi été banni des médias de masse pour avoir dit la vérité au sujet du 11 Septembre. Le Dr. Roberts a travaillé comme secrétaire d’état aux finances sous Reagan, il est décoréde la légion d’honneur en France et d’autres récompenses pour ses contributions économiques et il a été un journaliste chroniqueur régulier pour le Wall Street Journal, Business Week et autres publications de masse. Depuis qu’il a parlé des démolitions contrôlées des trois tours du WTC le 11 septembre 2001, Paul Craig  Roberts a été mis sur la liste de “non-publication” des médias américains.

Dans un entretien récent sur mon émission de radio, le Dr Roberts a expliqué pourquoi les médias de masse américains, comme l’a dit Seymour Hersh, mentent sur tout:

“Une des pires choses qui se soit jamais passée aux Etats-Unis fut lorsque le président Clinton autorisa cinq entreprises à concentrer les médias américains. Ceci détruisit l’indépendance de la presse depuis que Clinton a permis cela, ce qui était entièrement contre la tradition américaine et totalement contre la loi anti-trust (anti-monopole)… Mais aux Etats-Unis, comme nous l’avons vu, la loi ne veut absolument plus rien dire. La minute où ces cinq conglomérats concentrèrent les médias, l’indépendance de ceux-ci disparut. Les médias ne sont plus gérés par des journalistes, mais par des exécutifs entrepreneuriaux de la publicité et du marketing. La valeur de ces conglomérats médiatiques réside dans leurs licences de diffusion fédérales, ainsi ils ne peuvent plus oser défier et offenser le gouvernement car leur licence pourrait ne plus être renouvelée et la valeur marchande de dizaines, centaines de milliards de dollars disparaîtrait. Ainsi les soi-disant médias de masse ne sont en fait plus un média, ils ne vous disent plus rien, ce n’est plus qu’un ministère de la propagande, Gerald Celente l’appelle à juste titre la ‘pressetituée’ “.

Au lieu d’écrire pour les médias de masse, Paul Craig Roberts expose maintenant le faux assassinat de Ben Laden et il déconstruit l’opération fausse-bannière du 11 Septembre pour une officine indépendante appelée L’Institute for Political Economy. Dans un article récent publié le jour du 12ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, le Dr Roberts a écrit ceci:

“Les néoconservateurs qui prônent l’hégémonie américaine sur le monde ont appelé pour un ‘nouveau Pearl Harbor’ qui leur permettrait de se lancer dans plus de conquêtes… Il n’y a aucune preuve existante qui soutienne l’histoire gouvernementale concernant le 11 Septembre… En ce 12ème anniversaire d’un évènement fausse-bannière, il n’est pas nécessaire pour moi de rapporter les preuves volumineuses existantes et prouvant de manière conclusive que l’histoire officielle est un mensonge. Vous pouvez lire tout cela par vous-même. On le trouve en ligne. Vous pouvez lire ce que les architectes et les ingénieurs (pour la vérité sur le 11 septembre) ont à dire. Vous pouvez lire les rapports scientifiques. Vous pouvez écouter et voir les personnels de premiers secours qui étaient dans les tours. Vous pouvez lire ce que les pilotes ont à dire sur les manœuvres aériennes associées avec l’avion de ligne qui est censé avoir percuté le Pentagone, qui sont au-delà de leurs propres techniques et le plus certainement ne furent pas, ne purent par être effectuées par des pilotes inexpérimentés. Vous pouvez lire les multiples livres de David Griffin. Vous pouvez regarder le film documentaire produit par Richard Gage d’Architects & Engineers for 9/11 Truth. Vous pouvez lire le rapport de Toronto sur l’audition international sur le 11 septembre.”

Mais ne perdez pas votre temps à lire la presse classique. Comme Seymour Hersh, Sherwood Ross, Paul Craig Roberts et un nombre rapidement grandissant de citoyens américains ordinaires commencent à comprendre, le slogan de la presse de masse est aujourd’hui: “Nous mentons sur tout. Mentir est la norme.”

Le simple fait que le gouvernement ne redemande pas une enquête approfondie sur un évènement qui est le plus grand embarras de la plus grosse “superpuissance” de l’histoire du monde est une évidence flagrante en soi que les évènements des attentats du 11 septembre 2001 sont une opération fausse-bannière.

Dr. Kevin Barrett

Source: Press TV

Traduit de l’anglais par Résistance 71

http://resistance71.wordpress.com/2013/10/21/resistance-au-mensonge-detat-des-journaliste-americains-denoncent-le-mensonge-sur-le-11-septembre/

 

Pourquoi Moscou ne peut plus perdre la bataille diplomatique


186510338L’article de Vladimir Poutine publié hier dans le New York Times….[A Plea for Caution From Russia Voir plus bas en fr]… et la réponse malveillante d’une « source de l’administration Obama » font penser à une chose qui est passée inaperçue dans le tourbillon des événements autour de la Syrie. A savoir, comment la diplomatie de Moscou concernant la Syrie a réussi à placer la Russie dans une situation forcément gagnante ?

En général tous les commentateurs pointent du doigt les erreurs commises sur un dossier – ici comment Obama s’est retrouvé dans une situation où, quoi qu’il fasse, tout ira mal.Peu d’observateurs, par contre, s’intéressent à l’analyse des succès. C’est bien dommage car cette démarche peut être très utile.

La fausse joie de la Maison blanche

L’article de Poutine déploie des idées assez habituelles pour le lecteur russe, mais qui avaient du mal à parvenir jusqu’aux Américains et même aux Européens. Aujourd’hui c’est chose faite.Et voici ce que répond une « source anonyme de la Maison blanche » à la publication du président russe : « Poutine a fait une proposition et désormais c’est sa zone de responsabilité. Il s’est totalement impliqué dans le désarmement de la Syrie et… il doit faire ce qu’il a promis ». Rappelons qu’il est question de l’initiative russe de placer sous contrôle les armes chimiques syriennes, en coopération avec les USA et avec l’accord de la Syrie.

On ne peut en fait pas se réjouir aussi sincèrement de voir Poutine se retrouver dans la même situation qu’Obama. Car cette source a tort sur toute la ligne : la position de la Russie est complètement différente. Elle est, en fait, sans précédent. Quoi que fasse la Russie sur le plan syrien ou moyen-oriental, elle ne peut plus perdre. Bien que dans certaines situations elle n’ait rien à gagner. C’est de l’art.

Supposons qu’Obama et quelques uns de ses amis refusent d’évoquer la Syrie et continuent de préparer leur attaque qui, comme ils le savent pertinemment, est inutile mais pourrait entraîner de lourdes conséquences. Dans ce cas la Russie ne perdrait rien. Et en supposant qu’elle joue « contre » les USA ou les Européens en cherchant à les affaiblir, elle serait vraiment gagnante.

Pour le contraste, voici la situation diplomatique inverse, dans laquelle il est impossible de gagner. Elle ne concerne pas Obama, qui avait promis d’attaquer la Syrie si les autorités locales utilisaient l’arme chimique, et qui aurait découvert qu’en réalité ce n’est pas du tout le gouvernement syrien qui en avait fait usage. Je fais allusion à la Russie et Edward Snowden, qui a passé plus d’un mois dans la zone de transit de Cheremetievo. Voilà une situation où il était impossible de gagner. Le remettre aux Américains ? La Russie serait devenue la risée du monde entier, sans parler du fait que cela est contraire à la législation nationale. Le laisser entrer en Russie (ce qui s’est produit) ? Moscou n’en avait pas besoin et les Américains se voyaient forcés d’aller au conflit avec le Kremlin.

Une chose est réconfortante. L’affaire Snowden s’est simplement produite. Tandis que les bases de la position gagnante russe sur la Syrie ont été posées depuis des années. Le succès vient souvent d’une politique réfléchie et pas d’actes convulsifs.

Prévoir le succès à long terme

Il est encore possible de retrouver aujourd’hui sur internet les appréciations méprisantes des « experts » russes disant que Moscou avait mal réagi au début du Printemps arabe. Ces « experts » s’indignaient : comment peut-on s’accrocher au passé, aux régimes militaires et aux dictateurs obsolètes ? Bien sûr selon eux, il fallait immédiatement se reprendre et commencer à se lier d’amitié avec les nouvelles forces vives de la région, même s’il s’agissait des Frères musulmans. On ne sait jamais, ils pourraient pardonner ! Nicolas Ier se comportait de la même manière et luttait contre toutes les révolutions en Europe : on sait comment il a fini !

Mais à l’époque de Nicolas les révolutions n’étaient pas des processus dirigés, qui plus est par les technologies actuelles, utilisées pour faire sortir dans la rue une foule qui ignore même à qui tout cela profite.

En fait, la Russie n’a pas échoué sur ce plan. En revanche la situation qui a débuté en 2010-2011 était bien sans précédent et les débats, à l’origine, visaient à comprendre pourquoi les « occidentalistes » utilisaient leurs technologies informatiques pour renverser des régimes amis. Puis on a découvert que personne n’avait le monopole de ces technologies, que les initiateurs n’étaient pas les « occidentalistes » mais les « orientalistes » qui avait senti l’affaiblissement des USA et de l’Europe.

Et au final certains pays arabes, qui veulent « remettre les choses au clair » avec les Iraniens, les Syriens et d’autres régimes indésirables comme celui de Kadhafi en Libye, utilisent l’Occident prétendu tout-puissant comme une « call girl », pour bombarder telle cible et s’en aller. Moscou ne s’est pas retrouvé dans une telle situation et ce n’est certainement pas une perte.

Il ne faut pas non plus oublier la Libye : à la veille de l’opération libyenne au printemps-été 2011 la Russie avait cédé aux arguments des USA et des ses alliés en ne bloquant pas la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce texte avait ensuite été utilisé de manière perfide pour justifier l’opération militaire de l’Otan, au grand bonheur des « reconstructeurs arabes du Moyen-Orient ». C’était une défaite pour la Russie, au moins morale. Mais elle a servi de leçon.

Voyons aujourd’hui qui la Russie a en face d’elle. Moscou ne se bat pas au Moyen-Orient contre les USA ou l’Europe – c’est désormais clair. Elle se bat pour le droit international mais aussi pour que son application corresponde à la disposition réelle des forces dans le monde. Elle n’a pas besoin d’aider Obama à s’embrouiller davantage dans sa politique au Moyen-Orient.

Imaginez que l’opération américaine commence en Syrie et qu’il devienne soudainement impossible d’ignorer que l’attaque chimique dans la banlieue de Damas du 21 août a été perpétrée par l’opposition syrienne… Moscou, avec son attitude actuelle, sauve en quelque sorte Obama d’une situation insupportable. Parce que la Russie n’a pas besoin de sa défaite. Elle le préfère sympathique et heureux.

Selon un journaliste du NYT, « Poutine a soudainement fait de l’ombre à Obama en tant que leader mondial dictant l’ordre du jour de la crise syrienne. Il a réaffirmé les intérêts de la Russie dans la région, où ils avaient été marginalisés après l’effondrement de l’URSS ».

Après tout, on ne peut pas être toujours au service des autres – il faut bien parfois s’occuper de soi-même. Mais je le répète, les racines du succès russe d’aujourd’hui ont été plantées en

2010-2011, lorsque chaque pays a décidé comment il réagirait au Printemps arabe.

Dmitri Kossyrev

http://fr.rian.ru/discussion/20130913/199293279.html

Poutine vers un rôle de leadership mondial – Paul Craig Roberts


548927-poutine2L’article de Poutine dans le New York Times du 11 Septembre a provoqué des couinements de cochons qu’on égorge. Ces cochons qu’on égorge sont exactement ce que vous imaginez, c’est-à-dire  ceux dont les ordres du jour et les profits auraient été favorisés par une attaque contre la Syrie par le régime Stasi d’Obama.

Parmi ces porcs qu’on égorge figurent les blogueurs de Human Rights Watch qui semblent être financés par la caisse noire de la CIA.

Reste-t-il encore une institution qui n’ait pas été corrompue par l’argent de Washington?

Notez que la raison pour laquelle Poutine est critiqué, c’est qu’il a bloqué le régime Obama et l’a empêché d’attaquer la Syrie et de massacrer un grand nombre de syriens au nom des droits de l’Homme. Les porcs qu’on égorge sont outrés que la guerre d’Obama ait été bloquée. Ils étaient si impatients du massacre de masse qui leur aurait permis de faire avancer leurs profits et leurs projets.

La plupart des critiques de Poutine sont trop déficients intellectuellement pour comprendre que l’article brillant et humain de Poutine a placé Poutine comme le leader du monde libre et le défenseur de la primauté du droit, et révélé Obama pour ce qu’il est, le chef d’un gouvernement voyou, sans foi ni loi, irresponsable, engagé dans les mensonges et les crimes de guerre.

Poutine, diplomatique, a été très prudent dans sa critique du discours d’Obama du 10 Septembre, dans lequel ce dernier a cherché à justifier l’illégalité de Washington par «l’exceptionnalisme américain». Obama, tentant de relever son régime criminel et le hisser vers des sommets moraux, a affirmé que la politique du gouvernement des États-Unis est « ce qui rend l’Amérique différente. C’est ce qui nous rend exceptionnels ».

Ce qu’Obama dit aux américains, c’est exactement ce que Hitler a dit aux allemands. Les Russes, après avoir supporté plus que quiconque le poids de la machine de guerre allemande, savent combien il est dangereux d’encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, non tributaires de la loi, des Conventions de Genève, du Conseil de sécurité de l’ONU, et des préoccupations humanitaires pour les autres. Poutine a rappelé à Obama que «Dieu nous a créés égaux. »

Si Poutine avait voulu faire à Obama tous les reproches que celui-ci méritait, il aurait pu dire: « Obama a raison, la politique du gouvernement américain est ce qui rend exceptionnel les États-Unis. Les États-Unis sont le seul pays au monde qui a attaqué 8 pays en 12 ans, assassinant et dépossédant des millions de musulmans sur la base de mensonges. Ce n’est pas un exceptionnalisme dont on peut être fier.  »

On ne peut évidemment pas comparer Poutine avec l’abruti, immoral et médiocre que les américains ont placé aux plus hautes fonctions. Cependant, Poutine ne devrait pas sous-estimer la fausseté de ses ennemis à Washington. Il a prévenu que les militants dont Washington est en train d’assurer l’élevage au Moyen-Orient sont un sujet de vive préoccupation. Lorsque ces militants rentreront dans leur pays, ils propageront la déstabilisation, comme lorsque des extrémistes utilisés par les États-Unis dans le renversement de la Libye sont passés au Mali.

La déstabilisation des autres pays, c’est précisément l’objectif principal des guerres de Washington au Moyen-Orient. Washington cherche la radicalisation des musulmans pour répandre les conflits dans les populations musulmanes de la Russie et de la Chine. La machine de propagande de Washington va ensuite transformer ces terroristes en ‘’combattants de la liberté contre les gouvernements oppressifs russes et chinois’’, et utiliser Human Rights Watch et d’autres organisations que Washington a pénétrées et corrompues pour dénoncer la Russie et la Chine pour avoir commis des crimes de guerre contre des combattants de la liberté. Nul doute qu’une attaque aux armes chimiques sera orchestrée, comme ce fut le cas en Syrie.

Si les Etats marionnettes américains de l’OTAN se réveillent à temps, les va-t’en guerre de Washington peuvent être isolés, et l’humanité pourraient échapper à une Troisième Guerre Mondiale.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/09/12/putin-steps-into-world-leadership-role-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Vladimir Poutine s’adresse au peuple américain


La-lecon-de-Vladimir-Poutine-aux-Americains_article_landscape_pm_v8Les récents événements concernant  la Syrie m’ont incité à parler directement au peuple américain et ses dirigeants politiques. Il est important de le faire à un moment où la communication est insuffisante entre nos sociétés.

Nos relations sont passées par différentes étapes. Nous nous sommes dressés l’un contre l’autre pendant la guerre froide. Mais nous avons aussi, une fois, été des alliés, et avons vaincu les nazis ensemble. L’organisation universelle internationale – l’Organisation des Nations Unies – a ensuite été mise en place pour empêcher qu’une telle dévastation ne se reproduise plus jamais.

Les fondateurs de l’Organisation des Nations Unies ont compris que les décisions concernant la guerre et la paix ne devraient se produire que par consensus et, avec le consentement de l’Amérique, le droit de veto par les membres permanents du Conseil de sécurité a été inscrit dans la Charte des Nations Unies. Cette profonde sagesse a maintenu la stabilité des relations internationales pendant des décennies.

Personne ne veut que l’Organisation des Nations Unies subisse le sort de la Société des Nations, qui s’est effondrée parce qu’il lui manquait un véritable levier. Ceci peut arriver si des pays influents contournent les Nations Unies et entreprennent une action militaire sans l’autorisation du Conseil de sécurité.

La frappe potentielle des États-Unis contre la Syrie, malgré la forte opposition de nombreux pays et des responsables politiques et religieux de premier plan, dont le Pape, se traduira par plus de victimes innocentes et une escalade qui peut propager le conflit au-delà des frontières de la Syrie. Une frappe augmenterait la violence et déclencherait une nouvelle vague de terrorisme. Elle pourrait saper les efforts multilatéraux visant à résoudre le problème nucléaire iranien et le conflit israélo-palestinien et ensuite déstabiliser davantage le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Elle pourrait déséquilibrer l’ensemble du système du droit et de l’ordre international.

La Syrie n’est pas en train de vivre une bataille pour la démocratie, mais un conflit armé entre le gouvernement et l’opposition dans un pays multiconfessionnel. Il y a quelques champions de la démocratie en Syrie . Mais il y a bien plus qu’il n’en faut de combattants d’Al-Qaïda et d’extrémistes de tous bords qui luttent contre le gouvernement. Le Département d’Etat des Etats-Unis a désigné le Front Al-Nusra Al et l’Etat islamique d’Irak et du Levant, combattant avec l’opposition, comme des organisations terroristes. Ce conflit interne, alimenté par les armes étrangères fournies à l’opposition, est l’un des plus sanglants du monde.

Les mercenaires venant des pays arabes luttant là-bas, et les centaines de militants en provenance des pays occidentaux et même de Russie, sont pour nous un sujet de profonde inquiétude. Ne pourraient-ils pas retourner dans nos pays avec l’expérience acquise en Syrie? Après tout, après avoir combattu en Libye, les extrémistes sont passés au Mali. Cela nous menace tous.

Depuis le début, la Russie a prôné un dialogue pacifique permettant aux Syriens d’élaborer un plan de compromis pour leur propre avenir. Nous ne protégeons pas le gouvernement syrien, mais le droit international. Nous avons besoin du Conseil de sécurité des Nations Unies et nous croyons que la préservation de la loi et de l’ordre dans le monde complexe et turbulent d’aujourd’hui est l’une des rares façons d’empêcher les relations internationales de sombrer dans le chaos. La loi reste la loi, et nous devons la suivre que nous le voulions ou non. Selon le droit international actuel, la force n’est autorisée qu’en cas de légitime défense ou par la décision du Conseil de sécurité. Tout le reste est inacceptable en vertu de la Charte des Nations Unies et constituerait un acte d’agression.

Personne ne doute que du gaz toxique a été utilisé en Syrie. Mais il y a tout lieu de croire qu’il a été utilisé non pas par l’armée syrienne, mais par les forces de l’opposition, pour provoquer l’intervention de leurs puissants protecteurs étrangers, qui seraient du côté des fondamentalistes. Les rapports que les militants préparent une nouvelle attaque – cette fois contre Israël – ne peuvent pas être ignorés.

Il est alarmant de constater que l’intervention militaire dans les conflits internes dans les pays étrangers est devenue monnaie courante pour les États-Unis. Est-ce dans l’intérêt de l’Amérique à long terme ? J’en doute. Des millions de personnes dans le monde voient de plus en plus l’Amérique non pas comme un modèle de démocratie, mais comme un pays s’appuyant uniquement sur ​​la force brute, bricolant des coalitions réunies sous le slogan «vous êtes avec nous ou contre nous».

Mais la force s’est révélée inefficace et inutile. L’Afghanistan est sous le choc, et personne ne peut dire ce qui se passera après que les forces internationales se seront retirées. La Libye est divisée en tribus et en clans. En Irak, la guerre civile se poursuit, avec des dizaines de morts chaque jour. Aux États-Unis, beaucoup de personnes établissent une analogie entre l’Irak et la Syrie, et se demandent pourquoi leur gouvernement voudrait répéter les erreurs récentes.

Peu importe comment seront ciblées les frappes ou la sophistication des armes, les victimes civiles sont inévitables, y compris les personnes âgées et les enfants, que les frappes sont censées protéger.

Le monde réagit en demandant : si vous ne pouvez pas compter sur le droit international, alors vous devez trouver d’autres façons d’assurer votre sécurité. Ainsi, un nombre croissant de pays cherchent à acquérir des armes de destruction massive. Ce qui est logique : si vous avez la bombe, personne ne va vous toucher. Nous en étions restés aux pourparlers sur la nécessité de renforcer la non-prolifération, alors qu’en réalité ils avaient été laminés.

Nous devons cesser d’utiliser le langage de la force et reprendre le chemin des règlements diplomatiques et politiques civilisés.

Une nouvelle opportunité pour éviter une action militaire a émergé ces jours-ci. Les Etats-Unis, la Russie et tous les membres de la communauté internationale doivent tirer parti de la volonté du gouvernement syrien de mettre son arsenal chimique sous contrôle international pour sa destruction ultérieure. A en juger par les déclarations du président Obama, les Etats-Unis voient cela comme une alternative à l’action militaire.

Je me réjouis de l’intérêt du président à poursuivre le dialogue avec la Russie sur la Syrie. Nous devons travailler ensemble pour maintenir cet espoir vivant, comme convenu à la réunion du G8 à Lough Erne en Irlande du Nord en Juin, et orienter le débat pour revenir aux négociations.

Si nous pouvons éviter la force contre la Syrie, cela permettra d’améliorer l’atmosphère dans les affaires internationales et renforcer la confiance mutuelle. Ce sera notre réussite commune et ouvrira la porte à la coopération sur d’autres questions cruciales.

Ma relation professionnelle et personnelle avec le président Obama est marquée par une confiance croissante. J’apprécie cela. J’ai étudié attentivement son discours à la nation mardi. Et je serais plutôt en désaccord avec sa notion de l’exceptionnalisme américain, quand il affirme que la politique des États-Unis est « ce qui rend l’Amérique différente. C’est ce qui nous rend exceptionnel ». (*) Il est extrêmement dangereux d’encourager les gens à se considérer comme exceptionnels, quelle qu’en soit la motivation. Il y a de grands pays et de petits pays, riches et pauvres, ceux qui ont une longue tradition démocratique et ceux qui cherchent encore leur voie vers la démocratie. Leurs politiques aussi sont différentes. Nous sommes tous différents, mais quand nous demandons la bénédiction du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux.

Vladimir V. Poutine président de la Russie.

Traduction : Avic

New York Times

Note :

(*) – (NDT : nouvelle notion de la Race Supérieure ?)

Vlad le Cogneur vs Obama la Mauviette – Par Pepe Escobar


Faites un plan ; puis faire un autre plan. Les deux ne fonctionneront pas.
Bertolt Brecht

Poutine-Obama02Cela devient ridicule. Le président des États-Unis (POTUS) a hurlé et crié parce qu’il voulait qu’on lui rende son espion (Edward Snowden). Snowden, en accord avec les lois russes, a obtenu l’asile temporaire. La Maison Blanche a été «déçue».

Donc POTUS a snobé le sommet bilatéral avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou qui coïncide avec le G20 à Saint-Pétersbourg au début de Septembre. Le Kremlin a également été «déçu».

Poutine a envoyé un télégramme à George « Dubya » Bush – lui souhaitant un prompt rétablissement de son intervention cardiaque. [1] POTUS est allé à un talk-show américain et déclaré que la Russie avait tendance à « glisser de nouveau dans la pensée de la guerre froide et une mentalité de guerre froide».

La distanciation brechtienne nous dit que le mot  « ridicule » ne commence même pas à le décrire. La mentalité de la guerre froide est effectivement imprégnée dans les gènes de Beltway (NDT : Washington) – du Capitole jusqu’au Pentagone. En ce qui concerne le POTUS, il a agi comme un dilettante diplomatique au mieux. « Yes, We Can» s’est transformé en «Yes, We Scan » et maintenant c’est « Yes, We Scorn» (Oui, Nous Méprisons). Cela peut s’appliquer aux différents caniches d’élevage européen, mais ça ne colle pas à Vlad le Cogneur.

La Maison Blanche a justifié sa décision par le « manque de progrès » sur tout, dont la défense antimissile, le contrôle des armements, le commerce et les relations commerciales, les questions de sécurité mondiale, les droits de l’homme et de la société civile. N’importe quoi ; tout cela c’était parce qu’un POTUS impuissant a été empêché de mener sa guerre contre les lanceurs d’alerte. Le conseiller des affaires étrangères de M. Poutine, Iouri Ouchakov, était plus proche de la vérité quand il a dit: «Les États-Unis ne sont pas prêts à construire des relations sur un pied d’égalité. »

Vlad le Cogneur peut sentir une mauviette de proportions Carter-esques comme un ours polaire chassant le phoque. Il a rapidement évalué la façon dont l’administration Obama a réduit en cendres sa crédibilité déjà fragile sur deux fronts en même temps ; à cause de l’ampleur du complexe orwellien / Panopticon détaillé par les fuites de Snowden, et à cause de la façon dont il a été impitoyablement pourchassé.

Ajoutant quelques clous dans le cercueil de médias mainstream, le New York Times a publié un éditorial – sans doute «suggéré» par la Maison Blanche – justifiant l’annulation du sommet, en disant: « M. Poutine est un leader répressif et arrogant qui traite son peuple avec mépris « . [2] Ouais ; et c’est Blanche-Neige qui est à la Maison Blanche.

Tous à bord du Transsibérien

La colère d’adolescent du POTUS n’a rien à voir avec la guerre froide. Pour commencer, les États-Unis et la Russie sont interdépendants sur un vaste éventail de questions. Au moins en théorie, certains adultes vont en discuter à Washington ce week-end, car le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et le ministre de la Défense, Sergueï Choïgou rencontreront le secrétaire d’Etat américain John Kerry et le patron du Pentagone Chuck Hagel.

Vlad n’a qu’un mot à dire pour transformer le déjà humiliant retrait d’Afghanistan des forces  US / OTAN – qui se sont fait botter le cul par une bande de Pachtounes avec de fausses Kalachnikovs – en un désastre cataclysmique.

Vlad peut subtilement calibrer le soutien de la Russie pour Bachar al-Assad en Syrie – en particulier après que le chef des renseignements saoudien, le prince Bandar « Bush » bin Sultan lui ait rendu visite à Moscou et lui aurait offert d’acheter plein d’armes russes tant que la Russie pourra continuer. [3] Poutine n’a pas été impressionné. Pourtant, Bandar n’aurait pas fait ces propositions sans « consultation » avec ses maîtres américains.

Vlad peut offrir beaucoup de soutien extra diplomatique à la nouvelle présidence de Rouhani en Iran – y compris, surtout, de nouvelles ventes d’armes, et consolider la position de Téhéran à d’éventuelles négociations avec Washington.

Dans le Caucase, Vlad a le vent en poupe. La Géorgie montre bien moins d’antagonisme envers Moscou. Et dans Pipelineistan, la Russie a influencé la décision de l’Azerbaïdjan de privilégier le Trans-Adriatic Pipeline (TAP) sur le Nabucco Ouest perpétuellement condamné, et a immédiatement entrepris de consolider la coopération énergétique entre la société azerbaïdjanaise SOCAR et la société russe Rosneft. La Géorgie et l’Azerbaïdjan sont considérés comme de proverbiaux «loyaux» alliés américains.

En Europe, chaque pilote de bateau de croisière sur le Rhin connaît le partenariat stratégique entre la Russie et l’Allemagne. Concernant les négociations sur les transactions de gaz naturel avec l’Italie, la France ou la Pologne, par exemple, le jeu russe est d’obtenir des contrats à long terme avec beaucoup de réductions de prix et des régimes fiscaux.

En Europe centrale et orientale Vlad a aussi – quoi d’autre – le vent en poupe, avec la Russie achetant quantités d’actifs stratégiques de transport des usines, de l’industrie chimique.

Puis il y a la pièce maîtresse, cruciale, le Transsibérien. J’ai fait le Transsibérien deux fois, en hiver, au début des années 1990, puis plus tard dans le courant des années 1990, c’est un enfer de voyage. A l’époque c’était surtout des russes pauvres achetant tout ce qui bouge en Chine et le rusé chinois vendant tout ce qu’il pouvait en Russie. Aujourd’hui, il n’est question que de fret lourd. Le Transsibérien déplace pas moins de 120 millions de tonnes de fret par an ; c’est au moins 13% du trafic de conteneurs entre l’Europe et l’Asie. La Russie investit dans une extension de 17 milliards de US $ et rajoute 55 millions de tonnes supplémentaires de capacité de chargement.

Ajoutez à cela le triplement de la capacité des terminaux de la côte du Pacifique de la Russie en 2020, l’expansion du port de Saint-Pétersbourg; Siemens fournit 675 locomotives électriques de fret supplémentaire dans le cadre d’un accord de 3,2 milliards de dollars.

Le jeu russe ici est d’augmenter ses exportations de produits bruts par tous les moyens disponibles. Au moins 250.000 barils de pétrole par jour sont acheminés de la Russie vers l’Asie. La mise à niveau du Transsibérien fera des merveilles pour les échanges Europe-Asie. Via le Transsibérien, les produits asiatiques arrivent en Europe en 10 jours ; par mer, de la Corée du Sud ou du Japon jusqu’en Allemagne, c’est au moins 28 jours. Pas étonnant que le Japon et la Corée du Sud sont de grands fans du Transsibérien. Et d’un point de vue européen, rien ne vaut la voie du Transsibérien moins chère, plus rapide vers l’Asie.

Complètement paumé

Guerre froide? Cela fait partie de la nostalgie business. Avec une Europe comateuse; les multiples frictions entre l’Europe et les Etats-Unis, Pékin regardant à l’intérieur pour tenter de résoudre le casse-tête du peaufinage de son modèle de développement et une administration Obama paralysée, Moscou a identifié l’ouverture parfaite et s’est engagé sans retenue dans l’expansion commerciale stratégique.

L’ignorance de l’administration Obama – pour ne pas mentionner le Think Tankland américain  – ne peut pas être surestimée. Personne dans le Beltway ne parle de la politique russe – en dehors de diaboliser Poutine. Ce qui convient tout à fait à Vlad le Cogneur, il est occupé à construire avec soin une nouvelle réalité stratégique, non seulement dans la périphérie de l’Europe, mais au cœur aussi. La Russie est de retour – avec éclat.

Dans ce grand schéma des choses, la dérive vers un environnement post-post guerre froide, l’affaire Snowden n’est qu’une pièce du puzzle. Et c’est ici que le personnel reflète parfaitement la politique. Vlad le Cogneur sait exactement ce qu’il fait – alors que Obama la Mauviette ressemble à un cerf pris dans les phares d’une locomotive Transsibérien.

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Vlad et Momo

1. In wishing Bush well, Putin has message for Obama, Reuters, August 8, 2013.
2. What’s the Point of a Summit?, The New York Times, August 7, 2013.
3. Saudi offers Russia deal to scale back Assad support – sources, Reuters, August 7, 2013.

Pepe Escobar

Traduction : Avic

http://www.atimes.com/atimes/World/WOR-01-090813.html

Humour – « Et pourtant elles tournent » : l’incroyable révélation d’un Pulitzer du New York Times


chien-ventiloLe New York Times est, comme on dit, un quotidien « influent », sinon le plus influent au niveau mondial. Tellement influent que lorsque le NYT dit « noir », des journaux provinciaux comme Le Monde s’autorisent au maximum un vague « gris sombre, peut-être ? ». Lorsque le NYT dit, tout le monde écoute. Et par « tout le monde » je veux dire tout le monde qui compte, c’est-à-dire ni vous ni moi. Exemple : lorsque le NYT affirme, « preuves à l’appui », que l’Irak possède des armes de destruction massive, qui sont les quotidiens provinciaux tels que Le Monde ou Libération pour dire autre chose que « à l’attaque !!! » ? Bref, le NYT est le faiseur d’opinion, réputé, sérieux et même – j’ose à peine l’écrire tant le terme est intimidant– un journal de référence. Oui, si le NYT était une voix, ce serait celle de Dark Vador.

C’est clair, bande de ploucs chevelus ?

Alors, lorsque le 15 juillet 2013, dans la rubrique « sciences », le NYT publie un article signé William J. Broad, vous n’avez pas intérêt à faire les marioles. W. Broad est ni plus ni moins que le lauréat de deux prix Pulitzer, d’un Emmy Award et d’un DuPont Award. Il écrit, est-il précisé sur sa fiche, sur des étoiles qui explosent (attention, c’est chaud), sur les secrets de la vie sous-marine (attention, c’est mouillé), sur la science, quoi (attention, c’est compliqué). Une grosse pointure du journalisme. Très grosse, même.

Dans son article intitulé « A Low-Tech Mosquito Deterrent » (un repoussoir de moustiques simple) W. Broad explique qu’il avait été invité à un barbecue en plein-air, dans un endroit plutôt propice à vous faire pomper le sang. Il ne parlait pas d’un atelier du textile au Bangladesh travaillant pour de grandes marques occidentales, mais d’un lieu ou une armée de moustiques libératrice n’attendrait qu’un signal pour vous transformer en une Fallujah sur pattes. Une sorte d’Irak bucolique où votre jugulaire ferait office de sous-sol à exploiter, vous voyez ?

A son incroyable étonnement, le journaliste scientifique de référence a assisté à un véritable tour de sorcellerie : pour chasser les moustiques, ses hôtes avaient installé des ventilateurs qui balayaient la table. Et W. Broad, tout en faisant le signe de la croix, exhale dans un souffle de béatitude Lourdesque : « ça marche ». Se trompant de lieu et d’époque, W. Broad aurait pu hurler, en désignant les ventilateurs d’un doigt tremblant « et pourtant, elles tournent ! ». Mais ça c’est une scène qu’on fera ajouter à la version cinématographique de cette saga.

William J. Broad

Intellectuellement foudroyé par cette démonstration d’activité paranormale, le super-journaliste de référence poursuit en racontant qu’il a écrit à l’auteur de cette machine diabolique pour lui demander des explications, à quoi l’Einstein en herbe lui a répondu : « La solution m’est venue lorsque je me suis mis à penser comme un insecte (sic) et que j’ai réalisé que je n’aimais pas voler dans un courant d’air de 30km/h ». Le génie du dimanche est donc entré en mode penser-comme-un-insecte – état proche du coma mais où le patient garde néanmoins quelques facultés essentielles, comme celle d’ouvrir une canette de bière.

C’est ainsi qu’un des faiseurs d’opinion en ce bas monde découvre ébahi le monde qu’il est censé nous expliquer. Même pas largué le pauvre type : carrément en orbite. Car que démontre, de manière anecdotique certes, un tel article ? Que l’auteur n’a jamais traversé le Rio Grande ou, s’il l’a fait, n’a jamais voyagé autrement qu’en des lieux climatisés. Qu’il n’a jamais au grand jamais soulevé son gros popotin d’un siège de taxi pour déambuler à pied parmi la plèbe des chaudes contrées. Qu’il ne s’est jamais assis, comme ça, à côté d’un inconnu pour bavarder. Qu’il n’a jamais pris un thé servi autrement qu’avec des gants blancs. Qu’il n’a pas la moindre idée de comment vivent les 99% de la population mondiale.

En vérité, chers lecteurs, je vous le dis : le jour où ce cousin d’Amérique de nos connards de HEC (ou l’équivalent) découvrira l’éventail, il nous fera sûrement une attaque. Et de quoi parlera-t-il, ce jour-là ? De « l’incroyable appareil à vent artificiel mû par de l’électricité à huile de coude » ?

Du haut de sa chaire de journalisme de référence niveau mondial, Broad fait semblant d’observer le monde à ses pieds – alors qu’en réalité il ne fait que vérifier discrètement l’état du cirage de ses pompes.

Dans un univers parallèle, fait de vrais médias avec de vrais journalistes dedans, l’article de Broad, tel quel et à la virgule près, aurait été un article éminemment ironique en réaction à je ne sais quelle bêtise du jour. Mais j’ai le regret de vous annoncer que nous ne sommes point dans cet univers-là mais bien dans celui-ci. Alors je n’ai aucune idée à quoi pourrait ressembler une information de masse et de qualité, plus ou moins objective, plus ou moins professionnelle, plus ou moins intelligente. Je n’en ai jamais connue, sinon à de très faibles doses. D’ailleurs, je pense que nous en avons tellement perdu l’habitude que nous réagirions comme un aveugle qui retrouverait soudainement la vue : notre premier réflexe serait probablement de fermer les yeux de douleur, tant cela nous paraîtrait insupportable.

Comme maintenant, quoi.

Viktor Dedaj
« la réalité a dépassé ma fiction »

Source : http://www.legrandsoir.info/et-pourtant-elles-tournent-l-incroyable-revelation-d-un-pulitzer-du-new-york-times.html

Obama s’enlise un peu plus dans le bourbier syrien


Les troupes américaines vont-elles intervenir ?

par Shamus Cooke

obama-in-iran-syria-and-north-korea-imgL’annonce récente que les Etats-Unis allaient augmenter leur aide militaire « non-létale » aux rebelles syriens ne devrait être une surprise pour personne. Certains ont supposé que Barack Obama – ayant été démenti à maintes reprises  sur son évaluation de la stabilité du gouvernement en Syrie – allait se retirer discrètement sans faire de vagues.

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