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Elie Wiezel : les fabuleuses aventures d’un imposteur


Elie Wiesel NYC 3.9.07 075Cela fait très longtemps que j’avais envie d’écrire quelque chose sur Elie Wiezel qui, à lui tout seul, résume toutes les impostures que nous dénonçons ici. Mais le temps m’a toujours manqué, car le dossier de ce monsieur est tellement énorme, et lui-même représente une figure de proue dans tout le système  »hasbaresque ».

Merci donc aux Chroniques de Rorschach d’avoir fait le boulot. Lire la suite Elie Wiezel : les fabuleuses aventures d’un imposteur

Malala, l’autre fille cachée de la C.I.A ?


Malala-Yousafzai-03Elle était pressentie pour figurer le prix nobel de la paix 2013… mais l’instit illuminati (sous contrôle de la CIA) installé en Norvège lui a préféré l’OIAC, l’obscur institut en charge de la destruction des armes chimiques, histoire de sauver la face d’un précédent nobélisé, Barack Obama, qui avait subitement et spectaculairement retourné sa veste dans la crise syrienne, provoquant l’incompréhension dans son pays et un rire gêné dans le reste du monde.

Il faut dire aussi que la très médiatique Malala Yousafzaï, qui vient de recevoir le Prix Sakharov (du nom de l’ancien dissident soviétique, un comble !), qui est l’icône des Illuminatillons islamophobes et autres adeptes du Choc des civilisations, n’est pas prophète en son pays, le Pakistan :

Pire, Malala est fortement soupçonnée d’être une marionnette de la CIA, si ce n’est sa créature, et beaucoup d’observateurs indépendants au Pakistan doutent de la gravité et des auteurs de ses blessures, officiellement imposées par des talibans pakistanais.

C’est que les Pakistanais sont échaudés par la fantasque liquidation de la marionnette fantôme Ben Laden, opérée par Obama au Pakistan , et peu de citoyens pakistanais croient à la véracité de cette fable post-11 septembre sortie tout droit des cabinets de communication du Pentagone…

malala-heroine-ou-imposture-des-illuminatisBeaucoup de dirigeants pakistanais s’étonnent également que la jeune Malala ne se soit jamais indignée publiquement des frappes militaires des drones étasuniens au Pakistan qui déchiquettent régulièrement de nombreux enfants innocents : pour une personne présentée publiquement comme la défenseur des femmes et des jeunes hommes, voilà en effet un silence assourdissant et lourd de sens, qui fait tâche dans le tableau idyllique soigneusement dessiné par la presse aux ordres.

Un précédent en Irak ?

D’autres enfin se rappellent l’affaire de la jeune pleureuse devant le Congrès US dans l’affaire des couveuses et des bébés kowétiens soit-disant tués par l’armée de Saddam Hussein, à l’origine de la première guerre du Golfe, et qui fut prouvée comme une terrible machination de la CIA.

La désignation de Malala par le Comité Nobel de la Paix lui aurait donné une aura encore plus importante que celle déjà tressée par les médias alignés, mais son histoire officielle apparaissait décidément trop fragile et risquait de précipiter davantage encore l’opinion publique pakistanaise (et au-delà d’une part croissante de l’opinion publique mondiale) dans un anti-américanisme sans retour.

Il apparaissait alors plus sage de « lâcher cette affaire » mal ficelée pour se rabattre sur le nébuleux institut en charge de la destruction des  armes chimiques, du moins de certaines d’entre elles, puisque l’institut en question se garde bien de détruire les stocks de certains pays dont la simple évocation vaut accusation automatique d’antisémitisme…

Là encore les observateurs indépendants ne manqueront pas d’établir un parallèle avec la guerre impérialiste de W. Bush contre l’Irak de 2003 cette fois, qui avait entraîné 2 ans plus tard le couronnement par le Comité Nobel d’une autre agence obscure et à double standard, l’AIEA, qui s’occupe visiblement de certains pays beaucoup plus que d’autres, ce n’est pas Mordechai Vanunu qui les contredira…

Alors, Malala, héorïne « dissidente » d’un Islam hors d’âge ou imposture sous contrôle des Illuminatis ?

Malala…. lala… lalalalalala…  lala…  lalalalalala…  lala…  lalalalalala la… la… eh eh !

 http://mouvida.com/malala-lautre-fille-cachee-de-la-c-i-a/

« Dissidents »


original_Dissident_48d36ff5971bdLiu Xiaobo est chinois. Il a publié des ouvrages et donné des interviews dans lesquels il affirme que la colonisation occidentale a fait beaucoup de bien à la Chine, qu’il faudrait maintenant trois cents ans de colonisation occidentale en Chine pour rattraper Hong-Kong, et que l’intervention militaire en Irak a été une excellente chose car elle a rétabli la démocratie dans ce pays – ce qui lui a logiquement valu le prix Nobel de la paix en 2010. Il est actuellement emprisonné pour subversion. C’est un dissident. C’est un héros. Nos grands médias et nos hérauts des Droits de l’Homme, comme BHL ou Glucksmann, ont protesté à de nombreuses reprises contre son incarcération.

Gilberto Martinez est cubain. En 2003, avec soixante-quatorze autres compatriotes, il a été jugé, condamné et emprisonné pour avoir rencontré à plusieurs reprises James Cason, chargé d’affaires étasunien à La Havane, et discuté avec lui du renversement du pouvoir en place à Cuba, pour en établir un autre, qui conviendrait mieux à Georges Bush. C’est un dissident. C’est un héros. Nos grands médias et nos hérauts des Droits de l’Homme, comme Robert Ménard, ex-président de Reporters Sans Frontières, ont protesté vigoureusement contre son incarcération, comme contre celle des soixante-quatorze autres Cubains.

De même, tous ceux qui, pendant la guerre froide, fuyaient les pays socialistes – par exemple en se réfugiant dans des ambassades occidentales – étaient des dissidents, donc des héros, loués par nos grands médias et intellectuels amis des Droits de l’Homme.

Edward Snowden est étasunien. Il a transmis à la presse des preuves que la National Security Agency espionnait les messageries électroniques du monde entier sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Poursuivi par les autorités de son pays pour trahison, il s’est réfugié fin juin à l’aéroport de Moscou, où il a demandé l’asile politique à l’Équateur, pays ami de Cuba. Ce n’est pas un dissident. C’est un « lanceur d’alerte ». Nos médias l’aiment bien, mais ils ne protestent pas franchement contre ce qui lui arrive. BHL, Glucksmann et Ménard n’ont rien à dire sur lui.

Bradley Manning est étasunien aussi. C’est un soldat. Il a transmis à Wikileaks des informations sur les exactions de l’armée étasunienne en Irak et en Afghanistan. Il risque 136 ans de prison. Ce n’est pas un dissident. Mais alors, qu’est-ce ? Le Monde.fr interroge ses lecteurs : « Bradley Manning : traître ou héros ? » BHL, Glucksmann et Ménard semblent ignorer son existence.

À la lumière de ces quatre exemples simples, on peut construire la vraie définition du mot « dissident ». La définition actuellement donnée par les dictionnaires est en gros : « qui se sépare à cause d’une opposition au système politique en place », et l’emploi du mot par les intellectuels et médias défenseurs des Droits de l’Homme sous-entend clairement que ledit système politique est « totalitaire ». Aujourd’hui, il devient clair qu’un dissident, c’est quelqu’un qui s’oppose au système politique de son pays pour soutenir celui des États-Unis. En revanche, quelqu’un qui s’oppose au système politique des États-Unis ne peut pas être un dissident.

Mais, me direz-vous, quid de Gilberto Martinez et des autres dissidents Cubains libérés en  2011, partis vivre en Espagne, et qui cherchent maintenant à retourner à Cuba tellement la vie en Espagne est insupportable ? Pour eux il faudrait inventer un nouveau mot. Re-sident ? Ac-sident ? Désoc-sident ? J’ai demandé à BHL et Glucksmann ce qu’ils en pensent, mais ils n’ont pas l’air au courant…

Didas Kalos

http://www.resistance-politique.fr/

Le loup a réussi à entrer dans la bergerie


Msc_2009-Friday,_16.00_-_19.00_Uhr-Dett_006_ElBaradeiLa première marche vers la présidence de l’Egypte vient d’être franchie. Mohamed ElBaradei, à l’affût depuis la première révolution égyptienne, vient enfin de franchir la première étape, non sans mal. Il vient d’être nommé vice-président par le nouveau président égyptien par intérim Adli Mansour.

Ce n’est certes pas le poste que briguait ElBaradei, mais c’est mieux que rien, surtout si, en plus de ce poste qui a dû être spécialement créé juste pour lui faire une petite place, il occupe aussi le poste clé de ministre des affaires étrangères. C’est énorme. Malgré les vents contraires, son équipe, grâce au puissant lobbying dont elle dispose, a fait du bon travail.

En effet, aussitôt après le coup-d’état-non-coup-d’état égyptien, tout son staff s’est mis à l’œuvre, remuant ciel et terre – en terre étrangère bien sûr, puisque tout ce qui se passera en Egypte pour les jours prochains se décidera désormais en terre étrangère – pour placer enfin leur héros, l’homme fort du Front de salut national (FSN) à la tête du pays. Mais voilà, les autres partis n’en veulent pas de ElBaradei. Ni le parti salafiste Al-Nour, ni  le Parti Liberté et Justice (PLJ) et apparemment, pas même les égyptiens ne veulent de l’ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), tout prix Nobel de la Paix qu’il soit.

Mais ElBaradei est un pion essentiel dans l’échiquier pour les Etats-Unis et Israël. C’est le pion idéal. Malgré ses allégeances actuelles, il passe pour un ‘’résistant’’ qui a su, par le passé, tenir tête à l’empire. Et puis, rien de tel qu’un Prix Nobel pour tenir lieu de blanc-seing.

M. ElBaradei aurait voulu être président par intérim, tremplin idéal pour se succéder à lui-même quand des ‘’élections’’ surviendront. L’impatience, due peut-être à l’âge (car les années passent vite), le poussait à forcer le destin. Mais voilà qu’il est obligé de procéder par étape. Le fait même qu’il ait réussi cette première étape montre que la machine est en route et qu’elle ne s’arrêtera pas en si bon chemin.  Il est dans la place, et pour longtemps, car les puissances sur lesquels il s’appuie sont, justement de vraies puissances, à l’intérieur-même du système.

Et c’est bien ça qui est inquiétant. Si ces puissances (Maison Blanche, AIPAC, quelques groupes du Congrès et du Sénat américain) arrivent à placer leur homme, c’est que l’Egypte n’a de ‘’pays arabe’’ que sa position géographique.  Cela voudrait dire que l’Egypte de Gamal Abdel Nasser n’est plus et qu’elle n’est plus que l’escorteur du porte-avions Israël. Les égyptiens pourront faire toutes les révolutions qu’ils voudront, ce ne seront, même si elles étaient réelles,  que des ‘’occupy’’ vite canalisées et récupérées.

Pauvre Egypte. Qu’ils soient laïcs, salafistes ou frères musulmans, ils sont tous récupérables et déjà récupérés.  Comme partout, finalement, où le monde politique n’est qu’un jeu de rôle.  A chaque changement il y a une sorte de casting où chaque candidat doit montrer ses capacités à remplir les conditions du rôle pour être éligible. Habituellement on se vent à celui qui met le meilleur prix ; ici c’est l’acheteur qui achète au plus offrant. Quand on n’a pas grand-chose à offrir, comme c’est le cas pour l’Egypte, il ne reste plus qu’à se vendre soi-même et son pays avec.

Avic