Archives du mot-clé Nucléaire

Iran: enrichissement à 60% en cas de nouvelles sanctions


8014108c05bf42148670137f4d3d5fa4Une centaine de députés iraniens ont déposé une proposition de loi pour demander au gouvernement de faire de l’enrichissement d’uranium à 60% en cas de nouvelles sanctions décidées par les puissances occidentales, ont rapporté mercredi les médias iraniens. Lire la suite Iran: enrichissement à 60% en cas de nouvelles sanctions

Quand le racisme, la barbarie s’expriment librement.


Duncan-hunterQu’aurait on dit, si Le Pen avait dit la même chose sur Israël ?

C’est ainsi qu’un petit obscur sénateur, que personne ne connaît à travers le monde -en effet qui connaît Duncan Hunter ?- est sans doute promis à un bel avenir politique. Peut-être un jour président qui sait ? Quand on sait caresser le lobby juif US dans le bon sens du poil, il y a tout lieu de croire, qu’il peut obtenir quelque chose en retour. Lire la suite Quand le racisme, la barbarie s’expriment librement.

Scoop ! Accord historique entre l’Iran et les 5+1


nucleaire_iranien_04Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif annonce qu’un accord a été trouvé entre l’Iran et les 5+1. Après plusieurs jours d’intenses pourparlers à Genève, les négociateurs sont enfin parvenus à une entente sur le nucléaire iranien. Lire la suite Scoop ! Accord historique entre l’Iran et les 5+1

Le bluff médiatique israélien sur le nucléaire iranien


PHO5e547f9a-292a-11e3-a9a7-380e15aa9404-805x453Voici des semaines que Netanyahou se démène pour faire échouer tout accord avec l’Iran. Son argumentation, toujours la même depuis des années et reprise, non seulement par tous les média, mais aussi par les analystes géopolitiques, est essentiellement, uniquement et exclusivement la crainte de voir l’Iran se doter de l’arme nucléaire. Lire la suite Le bluff médiatique israélien sur le nucléaire iranien

L’opinion en Iran : « Fabius poursuit les objectifs de l’Arabie saoudite et d’Israël »


Tribune libre Byblos

La France et sa capitale, Paris, ont toujours été une des destinations des intellectuels iraniens et des classes urbaines moyenne et supérieure, mais après ce que certains Iraniens considèrent comme un sabotage par la France des dernières négociations sur la question du nucléaire, tenues avec les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (P5+1), un changement significatif s’est produit dans leur opinion sur les hommes politiques français. Lire la suite L’opinion en Iran : « Fabius poursuit les objectifs de l’Arabie saoudite et d’Israël »

L’AIEA est prête à clore le dossier nucleaire iranien


Iran-IAEATéhéran, l’AIEA et six intermédiares internationaux qui participent aux négociations sur le problème nucléaire iranien, sont sur le point de clore le « dossier nucléaire » iranien. Le round décisif des consultations avec les experts de l’AIEA aura lieu le 11 novembre à Téhéran mais avant cela, les 7-8 novembre à Vienne, les « six » (cinq membres permanents du CS de l’ONU et l’Allemagne) devront harmoniser avec Téhéran la nouvelle approche de la solution du problème.

Toutes les dernières propositions faites par l’Iran à l’AIEA sont strictement confidentielles. Les déclarations des officiels américains et des représentants de l’UE montrent cependant que ce processus qui semblait s’enliser commence enfin à bouger du point mort. James Carney, secrétaire de presse de la Maison Blanche, a, par exemple, déclaré que l’Iran avait fait « une nouvelle proposition sérieuse et cohérente que nous n’avons jamais vue auparavant ».

A son tour, Catherine Ashton, la coordinatrice de la politique extérieure de l’UE, a qualifié le dernier round de Vienne (30-31 octobre) des consultations avec les négociateurs iraniens de « plus productif de tous ».

A en juger par quelques informations fort incomplètes qui se sont infiltrées dans les journaux, le problème nucléaire iranien perdra son statut militaire pour devenir technologique. On apprend des sources diplomatiques à Vienne que l’Iran et l’AIEA ont décidé de renoncer à l’ancien dossier sur l’évaluation de l’éventuel volet militaire du programme nucléaire de la République Islamique. « Ce travail doit aboutir sur la normalisation des relations entre l’Iran et l’Agence et le retrait de la question iranienne de l’agenda de chacune des réunions du Conseil des gestionnaires », rapportent les journaux de Vienne en citant un diplomate qui participe aux négociations. « L’Iran doit être surveillé par l’AIEA au même titre que les autres pays dans le cadre de ses activités de contrôle ». Cela signifie en fait la clôture du « dossier nucléaire iranien ».

Il est pour le moment difficile de dire quelles concessions précisément ont été faites par l’Iran aux six intermédiaires. On peut seulement supposer qu’elles ont été de taille sinon les « six » ne feraient pas preuve d’un tel optimisme.

Les experts russes estiment que cette évolution fait suite au changement de la position de Washington. En effet, après les scandales de la surveillance globale qui ont entaché sa réputation, le président Obama a vitalement besoin d’initiatives de rupture en politique extérieure. La clôture du « dossier nucléaire » iranien et la normalisation des relations avec Téhéran lui offrent une occasion rêvée, d’autant plus que tant les démocrates que les républicains y exhortent depuis longtemps la Maison Blanche.

Tout porte à croire que le « dossier nucléaire » iranien sera réellement clos mais cela ne signifie pas que cessera le programme nucléaire iranien, a confié à La Voix de la Russiele professeur de l’Université militaire russe Oleg Koulakov. Le fait est que les États-Unis sont en train de revoir entièrement la politique qu’ils appliquaient depuis des dizaines d’année à l’égard de l’Iran, ce qui amènera forcément une restructuration des relations avec tous les pays de la région dont l’Arabie Saoudite et Israël.

Les États-Unis procéderont à une reconfiguration des relations avec tout le monde y compris avec Téhéran. Les changements qui s’opèrent actuellement dans les relations entre l’Iran, L’AIE et les États-Unis eux-mêmes, s’expliquent par le simple fait qu’il vaut mieux ne pas pas regarder le programme nucléaire iranien à la loupe. Tous comprennent que le programme nucléaire porte déjà un caractéte irréversible pour l’Iran et qu’il ne sert à rien d’en discuter parce que le pont de non-retour a été franchi.

Le « dossier nucléaire » iranien sera vraisemblablement clos. D’une part, avec l’avènement au pouvoir du président réformateur modéré Hassan Rohani, Téhéran est prêt à faire des concessions à la communauté internationale. D’autre part, même les conservateurs américains sont las des lenteurs des négociations sur le problème nucléaire, a dit à La Voix de la Russie Andreï Volodine, directeur du Centre d’études orientales de l’Académie diplomatique russe :

« Les États-Unis sont en rupture de toutes les relations avec l’Iran depuis les années 1980 du dernier siècle sans en tirer de dividendes politiques. Leurs alliés européens gémissent littéralement à cause des sanctions et de l’embargo sur le commerce avec l’Iran. A son tour, dans le tourbillon des révolutions et de « l’éveil arabe », l’Arabie Saoudite a perdu le contrôle du Proche et du Moyen-Orient et devra se soumettre forcément aux décisions que prendront les États-Unis. »

L’Iran a commencé à développer son nucléaire aussi loin que dans les années 1960 avec l’aide des États-Unis, d’Allemagne et de France. Après l’avènement au pouvoir en 1979 de l’ayattollah Khamenei, il a déclaré que le taux d’enrichissement d’uranium ne serait pas supérieur à 20%. C’est la classe des matériux fissiles pour la production d’énergie et la recherche. Pourtant, Israël estime qu’il est capable de l’enrichir à 90% sous 90 jours ce qui est en principe suffisant pour se fabriquer la bombe nucléaire. Les experts russes estiment quant à eux que cela lui prendra entre 5 et 10 ans.

On voit en fait que les ambitions nucléaires iraniennes évoluent progressivement comme au Japon. Tokyo maîtrise le cycle complet des technologies nucléaires mais se refuse à fabriquer les armes. Il n’en reste pas moins qu’il pourrait en produire en cas de besoin.

Iran : Une bombe atomique avec de l’uranium enrichi à 3,5% !!!


2006_0202_iran_nuclear_600Hossein Naghavi Hosseini, le vice-président de la Commission parlementaire pour la sécurité nationale et la politique extérieure vient de publier, dans un communiqué, que l’Iran a stoppé l’enrichissement d’uranium à 20 %. Le pays en possède en quantité suffisante pour alimenter son réacteur nucléaire expérimental de Téhéran destiné à produire des isotopes pour la médecine.

Toute la polémique sur les intentions de l’Iran de chercher à accroître ses capacités d’enrichissement en vue de se doter de l’arme nucléaire serait donc vaine ? C’est compter sans ‘’vil coyote’’ Netanyahou. On ne détruit pas comme ça des décennies de propagande.

Devançant cette annonce, le Premier ministre israélien a déjà reconstruit son discours. Lors de son voyage à Rome, il assène tranquillement que l’Iran pourrait fabriquer des bombes atomiques même avec de l’uranium faiblement enrichi à 3.5% ! «  Si l’Iran conserve ses capacités nucléaires actuelles, il ira droit vers la fabrication de la bombe atomique. Et d’ailleurs il est parfaitement possible que les Iraniens remontent le taux de leur enrichissement de 3.5% à 90% » a-t-il prétendu. Pour lui, l’Iran n’aura pas besoin de passer par la phase intermédiaire de l’enrichissement à 20% s’il veut la bombe.

Sacré Iran ! Avec un tel pays comme ennemi, il y a de quoi se faire du mauvais sang. Il n’y a pas si longtemps, l’Iran était doté d’une armée invisible capable de surgir du néant à l’autre bout du monde. Aujourd’hui, ses capacités technologiques hors du commun lui permettraient de se fabriquer des bombes atomiques directement à partir de l’uranium faiblement enrichi, qu’il ferait passer de façon magique à 90%.

Bientôt l’Iran n’aura même pas besoin d’uranium du tout. Netanyahou a décidé que la bombe iranienne c’est pour bientôt, eh bien, ce sera pour bientôt. Qu’on se le dise ! Il n’est surtout pas question de se laisser distraire par les futilités palestiniennes quand le monde est en si grand danger d’être annihilé. Rendez-vous compte ! Voilà des gens qui, un jour, pourraient transgresser leurs lois et les lois internationales, et se lancer dans la fabrication d’une bombe nucléaire et, s’ils y arrivent, seraient susceptibles d’imaginer l’utiliser pour détruire le monde. On ne peut pas laisser faire ça.

Merci Bibi de vous préoccuper de la survie de l’humanité.

Avic

L’histoire oubliée de Mordechai Vanunu, lanceur d’alerte israélien kidnappé par le Mossad


Tribune libre Almutanabi Jasmin

Vanunu A Time To Be Heard.Libéré sur parole en 2004, Mordechai Vanunu a croupi seize ans dans une cellule de confinement israélienne. En 1986, quand ce technicien nucléaire israélien révèle au monde l’existence d’un programme d’armement nucléaire tenu secret par l’Etat hébreu, le terme « lanceur d’alerte » n’existait pas.

Ses révélations fracassantes n’ont pourtant pas eu l’écho de celles d’un Edward Snowden. Un documentaire diffusé sur la radio britannique BBC World le 3 octobre nous a rappelé comment la presse indépendante et la raison d’Etat pouvaient s’entrechoquer, déjà, dans les années 80.

Vanunu l’affirme, Israël détient secrètement entre 100 et 200 armes nucléaires, ce qui en fait la sixième puissance mondiale en la matière. Des révélations publiées le 4 octobre 1986 dans le Sunday Times par le journaliste Peter Hounam.

Pas une usine textile, une centrale nucléaire

Née au Maroc de parents juifs, Vanunu émigre en Israël avec sa famille dès l’enfance. Il étudie la philosophie, sert dans l’armée et finit par travailler dans le complexe de Dimona, à 200 kilomètres au sud de Jérusalem, en plein désert. Sous couvert de fabriquer du textile, on y produit du plutonium. Dimona n’est autre qu’une centrale nucléaire qui fabrique secrètement des armes et emploie plusieurs milliers de personnes contraintes au silence.

Extrait de « Who Is Mordechai Vanunu ? » (2004)

Vanunu y travaille neuf ans comme technicien nucléaire et marque peu à peu son désaccord avec la politique du pays. Il désapprouve le traitement réservé au peuple palestinien et le secret qui entoure la centrale. Ses divergences d’opinion se font sentir, il est mis en garde puis renvoyé.

Mais Vanunu a pris les devants et a rassemblé des preuves dans l’espoir qu’une médiatisation internationale puisse imposer à Israël de démanteler son armement.

Le Sunday Times travaille plusieurs semaines

Mis sur la piste par des rumeurs, un journaliste du Sunday Times, Peter Houman, retrouve la piste de Vanunu. Il le rencontre pour la première fois en Australie, où le technicien s’est exilé et converti au christianisme. Dans le documentaire diffusé sur BBC World, il raconte :

« Quand j’ai vu Vanunu qui se tenait là, un peu dégarni, pas très confiant, habillé très simplement, il ne ressemblait certainement pas à un scientifique nucléaire. »

Les deux hommes sont méfiants, explique Peter Houman. Mais le journaliste montre patte blanche et Vanunu se livre. Houman épluche la documentation qu’il trouve en bibliothèque pour vérifier les informations fournies par son interlocuteur. Après deux ou trois jours, il en est certain : les procédés de fabrication des armes décrits par Vanunu sont plus que plausibles.

« Il m’a raconté comment il avait introduit un appareil photo à l’intérieur, puis plus tard une pellicule cachée dans sa chaussette, et avait commencé à prendre des clichés tard le soir ou tôt le matin. »

Mordechai Vanunu est inquiet mais accepte de suivre Houman en Angleterre. Il vit caché dans un hôtel de campagne pendant que le Sunday Times vérifie ses déclarations. Un travail de plusieurs semaines. Vanunu s’ennuie et la rédaction finit par l’installer dans un hôtel du centre londonien.

Dupé par une touriste américaine… du Mossad

L’histoire est sur le point d’être publiée. Caché dans le coffre d’une voiture, Vanunu est introduit dans la rédaction du Sunday Times. Il annonce alors à Peter Houman qu’il en pince pour une touriste américaine rencontrée par hasard. Le journaliste se méfie et met Vanunu en garde. Il lui propose de dîner avec eux le soir même en vue d’écarter tout soupçon. Mordechai Vanunu accepte puis, finalement, annule. Convaincu qu’il sera plus en sécurité ailleurs, il s’envole pour Rome en compagnie de l’Américaine.

Dès son arrivée, il est kidnappé, drogué et expédié vers Israël par bateau. La femme n’était autre qu’un agent du Mossad, le service de renseignement israélien.

Traître et renégat du judaïsme

Sans nouvelle de sa source, le Sunday Times publie l’article. Vanunu n’apparaîtra pas à la télévision comme prévu et les révélations n’ont pas l’impact escompté. Un mois plus tard, l’Etat hébreu admet détenir Vanunu mais nie tout enlèvement. Accusé de trahison, il doit comparaître devant la justice.

vanunu-israel-nucleaireLe jour du procès, alors qu’il est escorté en voiture vers le palais de justice, Vanunu dérobe un stylo. Dans la paume de sa main plaquée contre la vitre, il adresse un message à la presse agglutinée autour du convoi : « Détourné à Rome le 30 octobre 1986 ».

Le technicien est condamné à dix-huit ans de prison pour trahison et espionnage. Son sort n’émeut pas outre mesure une population qui condamne son rejet du judaïsme. Vanunu est déclaré mort par ses parents et tombe rapidement dans l’oubli.

A l’origine de l’enlèvement et instigateur du programme nucléaire, le premier ministre israélien Shimon Peres à réussi son coup.

Libération sous conditions

Fervents opposants au nucléaire, les Américains Nick et Mary Eoloff adoptent Mordechai Vanunu en 1997 et lui rendent visite en prison. L’année suivante, il quitte enfin la cellule d’isolement où il a été confiné depuis son incarcération. Vanunu y passera quatre mois de plus pour des infractions mineures avant d’être libéré sur parole en 2004. Le condamné promet de ne plus dire un mot à la presse et de ne pas quitter le territoire. Mais en 2010, Vanunu outrepasse ces conditions et écope à nouveau d’une peine de trois mois de prison.

Aujourd’hui libre, Mordechai Vanunu est le premier Israélien à avoir demandé à bénéficier de la nouvelle loi dite de « révocation de la citoyenneté israélienne ». Elle permet à la Cour suprême d’Israël de destituer de leur nationalité les Israéliens condamnés pour traîtrise ou espionnage. En 2012, invoquant un vice de procédure, la Cour suprême a refusé d’accéder à sa demande.

Paola Schneider

http://www.rue89.com/2013/10/06/lhistoire-oubliee-mordechai-vanunu-lanceur-dalerte-israelien-kidnappe-mossad-246318

Le moment le plus dangereux pour l’humanité depuis la crise des missiles cubains


???????????????????????????????????????Nous sommes actuellement à deux mois du moment le plus dangereux peut-être pour l’humanité depuis la crise des missiles cubains.

Il n’y a aucune excuse à ne pas agir. Toutes les ressources que notre espèce peut rassembler doivent se focaliser sur la piscine de l’unité 4 de Fukushima.

Le propriétaire de Fukushima, Tokyo Electric (Tepco), dit que d’ici 60 jours va commencer une tentative pour enlever plus de 1300 barres de combustible usagé d’une piscine en très mauvais état perchée à 30 mètres du sol. La piscine repose sur un édifice sévèrement endommagé qui penche, s’enfonce et qui pourrait facilement s’effondrer avec un autre séisme, si ce n’est pas de lui-même.

Les quelques 400 tonnes de combustible de cette piscine pourraient libérer 15.000 fois plus de radiations qu’Hiroshima.

Une chose est sûre concernant cette crise, c’est que Tepco n’a les ressources ni scientifiques, ni techniques, ni financières pour la gérer. Pas plus que le gouvernement. La situation demande un effort mondial coordonné des meilleurs scientifiques et ingénieurs que notre espèce peut rassembler.

Pourquoi est-ce aussi sérieux ?

Nous savons déjà que des milliers de tonnes d’eau largement contaminée s’écoulent sur le site de Fukushima, entraînant un brouet diabolique d’isotopes à longue vie vers le Pacifique. Des thons irradiés par des retombées imputables à Fukushima ont déjà été pêchés au large de la Californie.

Nous pouvons nous attendre à bien pire.

Tepco continue à déverser toujours plus d’eau sur un site proche de trois cœurs de réacteur en fusion qu’il doit continuer à refroidir coûte que coûte. Des panaches de vapeur indiquent qu’une fission pourrait se poursuivre quelque part en souterrain. Mais personne ne sait exactement où se trouvent exactement ces coriums.

Une grande partie de cette eau irradiée se trouve maintenant dans un millier d’immenses mais fragiles réservoirs qui ont été assemblés à-la-va-vite et éparpillés autour du site. Plusieurs fuient déjà. Ils pourraient tous être fracassés par un prochain séisme, libérant des milliers de tonnes de poisons permanents dans le Pacifique.

L’eau qui coule à travers le site déstabilise aussi les structures subsistantes de Fukushima, dont celle supportant la piscine de l’unité 4.

Plus de 6000 assemblages de combustible reposent dans la piscine commune à juste 50 mètres de l’unité 4. Certains contiennent du plutonium. La piscine ne possède aucun confinement au-dessus. Elle est vulnérable à une perte de refroidissement, à l’effondrement d’un bâtiment proche, à un autre séisme, à un autre tsunami.

Au total, plus de 11.000 assemblages de combustible sont dispersés sur le site de Fukushima. Selon Robert Alvarez, expert de longue date et ancien responsable du département de l’énergie, il y a 85 fois plus de césium léthal sur le site qu’il n’y en a eu de libéré par Tchernobyl.

On continue de trouver des « points chauds » de radioactivité un peu partout au Japon. On entend parler d’une intensification des taux de problèmes thyroïdiens parmi les enfants de la région.

Dans l’immédiat, l’essentiel est que ces barres de combustible doivent sortir de la piscine de l’unité 4 dès que possible.

Juste avant le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 qui ont détruit le site de Fukushima, le cœur de l’unité 4 avait été enlevé pour maintenance et rechargement de routine. Comme quelques deux douzaines de réacteurs aux US et d’autres biens trop nombreux dans le monde, la piscine conçue par General Electric dans laquelle repose aujourd’hui le cœur se trouve à 30 mètres en l’air.

On doit toutefois garder immergé le combustible usagé. C’est son revêtement, un alliage de zirconium, qui s’enflammerait spontanément s’il était exposé à l’air. Longtemps utilisé dans les ampoules de flash des appareils photos, le zirconium brûle avec une flamme chaude extrêmement vive.

Toute barre exposée émet suffisamment de radiations pour tuer en quelques minutes quiconque se trouve à côté. Un embrasement pourrait obliger tout le personnel à quitter le site et rendrait inopérable la machinerie électronique.

Selon Arnie Gundersen, ingénieur depuis 40 ans dans l’industrie nucléaire pour laquelle il fabriquait autrefois des barres de combustible, celles du cœur de l’unité 4 sont inclinées, endommagées et fragilisées au point de s’effriter. Les caméras ont montré d’inquiétantes quantités de débris dans la piscine, qui est elle-même endommagée. [Dans une interview, Arnie disait : « Ils ont admis que tout le bore s’était désintégré. Cela peut enclencher une réaction en chaîne nucléaire si les barres arrivent en contact les unes des autres dans la piscine. »]

Les risques techniques et scientifiques pour le vidage de la piscine de l’unité 4 sont spécifiques et redoutables, dit Gundersen. Mais ce doit être fait avec 100 % de perfection.

Que la tentative échoue, les barres pourraient se retrouver exposées à l’air et prendre feu, dégageant d’horribles quantités de radiations dans l’atmosphère. La piscine pourrait même s’écraser au sol, déversant les barres dans un tas qui pourrait entrer en fission et peut-être exploser. Le nuage radioactif qui en résulterait menacerait la santé et la sécurité de nous tous.

La première retombée de Tchernobyl en 1986 a atteint la Californie en dix jours. Fukushima en 2011 est arrivé en moins d’une semaine. Un nouvel incendie de l’unité 4 déverserait un flot continu de poisons mortels radioactifs pendant des siècles.

L’ancien ambassadeur Mitsuhei Murata dit que des rejets à grande échelle de Fukushima « détruiraient l’environnement mondial et notre civilisation. Ce n’est pas compliqué, ça dépasse tout débat sur les centrales nucléaires. C’est un problème de survie humaine. »

Ni Tokyo Electric, ni le gouvernement du Japon ne peuvent faire cela tout seuls. Il n’y a aucune excuse au déploiement concerté d’une équipe coordonnée des meilleurs scientifiques et ingénieurs de la planète.

Nous avons tout au plus deux mois pour agir.

Pour le moment, nous envoyons une pétition aux Nations-Unies et au président Obama pour mobiliser la communauté mondiale scientifique et technique afin qu’elle prenne en charge Fukushima et le travail de la mise en sécurité de ces barres de combustible.

Vous pouvez signer la pétition à : http://www.nukefree.org/crisis-fukushima-4-petition-un-us-global-response

Si vous avez une meilleure idée, donnez-y une suite s’il vous plaît. Mais faites quelque chose et faites-le maintenant.
Partagez cet article le plus largement possible et faites tourner la pétition.

L’heure tourne.

http://lesmoutonsenrages.fr/2013/08/19/le-prochain-enlevement-du-combustible-du-reacteur-4-de-fukushima/

http://www.nukefree.org/editorsblog

http://www.globalresearch.ca/humankinds-most-dangerous-moment-fukushima-fuel-pool-at-unit-4/5350779

La roadmap de tepco (http://www.tepco.co.jp/en/nu/fukushima-np/roadmap/images/t120730_03-e.pdf):

roadmap

http://egotusum.wordpress.com/

Discours à l’ONU de Netanyahu : Un discours de sociopathe? Pepe Escobar


p20_20131002_pic1 (2)Les missiles iraniens frapperont New York dans « trois à quatre ans ». Un Iran nucléaire, c’est comme « 50 Corées du Nord».

Ceci pourrait provenir de quelqu’un de dérangé, psychopathe dangereux, ou … du Premier ministre israélien Benjamin «Bibi» Netanyahu devant l’Assemblée générale de l’ONU.

Comparez vous-même. La semaine dernière, nous avions le président iranien Hassan Rouhani appelant le monde à surfer sur un VAGUE (WAVE : World Against Violence and Extremism ).

Cette semaine, nous avions Bibi disant que c’était un piège « cynique » et «totalement hypocrite ».

Dans le monde, selon Netanyahu, «Ahmadinejad est un loup déguisé en loup. Rouhani est un loup déguisé en agneau ».Rouhani a tenté de se présenter comme « pieux », mais il a toujours été impliqué avec « l’état terroriste d’Iran ». Il est comme « un tueur en série qui va au tribunal habillé en curé pour témoigner de sa nature d’homme ‘’ d’éthique’’ et ‘’religieux’’ ».

Les rodomontades mises à part, Bibi a changé son jeu. Maintenant, ce ne sont plus les caricatures idiotes de dessins animés et il ne mendie pas des frappes de l’Iran par les États-Unis pratiquement toutes les semaines. Cette fois c’est  » le programme nucléaire militaire  » de l’Iran qui doit être fermé – un programme, soit dit en passant, dont les innombrables  agences de renseignement américaines  disent qu’il n’existe pas.

Et ceci après que Netanyahu ait dit au président américain Barack Obama d’oublier – à jamais – la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui déterminait le retrait total d’Israël de tous les territoires occupés après la guerre de 1967.

Donc, nous allons clarifier certaines choses.

L’Etat d’Israël n’a pas de frontières internationalement reconnues, et n’a pas non plus une capitale internationalement reconnue. Il y a forcément expansion perpétuelle.

Israël n’a pas respecté pas moins de 69 résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et a été « protégé » sur pas moins de 29 autres, par la  grâce du veto des États-Unis.

Il a occupé les territoires souverains du Liban et de la Syrie, sans guère se soucier des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Israël a signé les Accords d’Oslo en promettant de cesser de construire pour de bon, de nouvelles colonies en Palestine. Au lieu de cela, il a construit plus de 270 nouvelles colonies. Cela fait partie du mouvement lent de nettoyage ethnique de la Palestine au cours des six dernières décennies.
Israël a menacé de bombarder l’Iran toutes les semaines pendant au moins trois décennies.

Israël est une puissance nucléaire non déclarée avec pas moins de 400 têtes nucléaires ; refuse de signer le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) ; se dérobe aux inspections internationales ; n’a jamais ratifié le traité de Convention sur les armes chimiques ; a utilisé les armes chimiques sur Gaza, et détient un stock non déclaré d’armes chimiques plus que toute autre nation dans le Moyen-Orient.

L’Iran, pour sa part, n’a pas d’ogives nucléaires. L’Iran a signé le TNP et est inspecté à intervalles  réguliers. L’Iran n’a pas envahi un autre pays depuis au moins 250 ans. L’Irak sous Saddam Hussein a envahi l’Iran en 1980, mais l’Iran n’a pas occupé le territoire irakien.

Le lobby pro-israélien à Washington et le Congrès américain ont imposé un blocus financier sur l’Iran, ce qui, en  pratique, est une déclaration de guerre. Cela a conduit à une dépréciation massive du rial iranien – avec des conséquences dramatiques pour la vie des Iraniens ordinaires. Pourtant, lors de sa rencontre avec Obama ce lundi à Washington, M. Netanyahu a non seulement demandé des sanctions, il a dit qu’Israël  attaquera  unilatéralement l’Iran si les mots de Rouhani ne sont pas suivies par des «actions».

La véritable «communauté internationale», comme l’immense majorité des pays en développement, y compris le groupe BRICS des puissances émergentes, sait tout cela sur le bout des doigts. Ces faits permettent de voir clair dans le jeu de Bibi.

Il suffit de regarder la carte

La simple possibilité d’un dialogue américano-iranien est une réelle « menace existentielle » pour la droite israélienne. Bibi n’acceptera  pas même le droit de l’Iran à enrichir de l’uranium à des fins civiles, droit qui lui est octroyé par le TNP.

Un accord américain avec l’Iran est une proposition gagnant-gagnant pour tout le monde, pas seulement les deux principaux protagonistes, mais les énergivores européens, l’économie mondiale, les multinationales. Sauf pour Israël.

Le cauchemar de Bibi est la République islamique d’Iran, non seulement en tant qu’acteur géopolitique indépendant en Asie du Sud – ce qu’il est déjà – mais aussi comme une puissance régionale en plein essor ; de ce point de vue, l’Iran ne peut qu’aller de l’avant, compte tenu de son énorme population jeune et bien éduquée, ses ressources énergétiques énormes, son fabuleux emplacement et ses liens complexes avec l’Asie du Sud,  l’Asie centrale et l’Asie de l’Est.

Pour la droite israélienne, le statu quo est idéal. Soit nous trouvons des marionnettes américaines telles que les pétromonarchies du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ; soit des républiques laïques arabes qui, avec des degrés divers d’implication d’Israël, ont été plongées dans une tourmente extrême, comme l’Irak et la Syrie en particulier.

Il est très facile pour Israël de manœuvrer entre ces acteurs; les Israéliens peuvent, par exemple, se réjouir avec un coup d’Etat militaire en Egypte (parce que l’armée égyptienne n’est pas une menace) tout en s’associant avec l’Arabie saoudite pour tenter de faire tomber Assad en Syrie. La  balkanisation du Moyen-Orient sur des lignes sectaires est douce comme du miel pour Israël.

Mais l’Iran comme puissance économique / politique émergente, avec des relations normalisées avec les Etats-Unis et l’Europe occidentale, c’est une question autrement plus grave, « existentiellement » menaçant la prétendue hégémonie d’Israël au Moyen-Orient, qui repose uniquement sur ​​sa force militaire (sans parler de sa capacité nucléaire cachée).

Tant pis pour l’obsession de Netanyahu de changement de régime à Téhéran,  ou la meilleure autre option qui aurait été l’isolement total de l’Iran par rapport à l’occident (car pour ce qui concerne l’Orient, l’Iran a des relations prospères avec tous les acteurs clés de l’Asie).

Le point crucial est que « la menace existentielle » de l’Iran a été extrêmement utile pour la droite israélienne comme une tactique de diversion, changeant le sujet de ce qui se passe dans la vraie vie : un état garnison nucléaire / colonisateur, étant très clairement en train de rayer une population – les Palestiniens – de la carte. En cas de doute, il suffit de regarder la carte.

Alors, voici où nous en sommes. Netanyahou est un faucon qui ne jure que par Eretz Israël – un «grand» Israël avec des frontières en constante expansion et l’hégémonie militaire / nucléaire incontestée dans le Moyen-Orient. Il a de puissants alliés ; l’extrême droite américaine et les néo-conservateurs, des républicains déments qui appuieront n’importe quoi tant que c’est contre Obama, une grande partie du Congrès américain manipulée par Israël, de larges pans des grands médias. Ils ne reculeront devant rien pour faire dérailler même l’ombre d’un accord entre Washington et Téhéran.

La tentation de la véritable « communauté internationale » serait de dire à Netanyahou de se taire – et d’aller jouer avec ses caricatures idiotes. Obama à l’ONU la semaine dernière a déclaré que ses priorités sont aujourd’hui l’Iran et de tenter de résoudre la tragédie israélo-palestinienne. Donc, la balle est vraiment dans le camp d’Obama – pas dans celui du sociopathe.

Pepe Escobar

Traduction Avic

http://rt.com/op-edge/netanyahu-un-nuclear-iran-633/

Syrie / ONU : Qu’est-ce qui a changé ?


2013-09-25T213132Z_1_APAE98O1NSM00_RTROPTP_3_OFRWR-ONU-SYRIE-RUSSIE-20130925Par Nasser Kandil

Cette nuit, nous avons assisté à une avancée soudaine et rapide des négociations sur le dossier nucléaire iranien doublée de la validation, par les USA, de la « version originale » du projet de résolution russe concernant les armes chimiques de la Syrie.

Alors… qu’est-ce qui a changé ?

  • Washington attendait de la Russie, de l’Iran, et de la Chine, une réponse tournant autour des facilités du retrait US d’Afghanistan. Washington a reçu une réponse positive, à condition qu’il mette fin au conflit tournant autour de la Syrie !
  • S’agissant de l’Afghanistan, Washington avait parié sur le temps ; un temps dont il ne disposait plus… Il lui restait quelques mois qu’il a mis à profit, jusqu’au dernier instant, pour obtenir le maximum possible en maintenant une ambiance d’escalade des hostilités.
  • Entretemps, les différentes formations des prétendues oppositions syriennes s’effondrent l’une après l’autre ; Al-Qaïda se maintient militairement sur le terrain ; la Coalition des prétendus révolutionnaires syriens censée servir d’atout à la Conférence de Genève II n’est travaillée que par les ambitions électorales ; l’exécution du projet de résolution russe concernant l’élimination de l’arsenal  chimique syrien demande du temps et exige le maintien des institutions militaire et sécuritaire syriennes sous la direction du Président Bachar al-Assad… Il n’est donc plus question de tergiverser et de continuer à négocier le départ du Président syrien par le dialogue ou les pressions.
  • Les pressions turques et saoudiennes et l’inutile arrogance française ne sont plus de mise, et il est indispensable de faire comprendre à Israël qu’il sera confronté aux mêmes exigences pressantes de signature des traités internationaux sur les armes chimiques et nucléaires.
  • Washington s’empresse de conclure les accords qui servent ses intérêts et laisse à chacun le soin d’extraire l’écharde plantée dans sa main !

Nasser kandil

27/09/2013

Texte traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Texte original : Top News Syria

http://www.topnews-nasserkandil.com/topnews/share.php?art_id=2216

Monsieur Nasser Kandil est libanais, ancien député et directeur de Top News-nasser-kandil

 

Comble de l’ironie !


Tribune libre Béatrice Doinette

199199985Les pays «arabes» ont osé élever leurs têtes pour oser proposer à l’Agence internationale de l’Energie atomique. Bien entendu, il ne faut pas trop rêver ; cette proposition a été rejetée par l’Agence en question.

Le texte a été rejeté par 51 votes contre, 43 pour, et 32 abstentions. Israël, considérée comme la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient, n’a jamais admis détenir l’arme atomique et n’est pas signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Le régime sioniste est «membre» de l’AIEA, mais ses installations ne sont pas soumises aux inspections de l’Agence, à l’exception d’un petit site de recherche.

La résolution discutée au cours de cette réunion annuelle de l’agence onusienne exprime «des inquiétudes concernant les capacités nucléaires israéliennes et appelle Israël à adhérer au TNP (…)».Notons bien l’euphémisme quand il s’agit d’Israël. Même les mots sont choisis pour ne pas irriter les éternelles victimes de la «shoah». Rappelons également, qu’en 2009, la même résolution avait été adoptée, puis rejetée en 2010 après d’intenses efforts diplomatiques de la part des pays occidentaux. Sympathie oblige !

Et pourtant, se basant sur de simples présomptions, ces mêmes pays occidentaux n’ont cessé de harceler l’Iran, soupçonné de vouloir développer l’arme nucléaire sous couvert de son programme civil, notamment via ses activités d’enrichissement d’uranium qui ont fortement augmenté ces dix dernières années.

Pour les pays arabes, il semble «que le seul problème devant être discuté est Israël, et non pas les grandes quantités d’armes chimiques détenues par la Syrie ou le défi que pose la volonté de l’Iran de se doter d’armes nucléaires», a déclaré Daniel Danieli, premier conseiller de l’ambassade d’Israël à Vienne. Voilà une belle diversion pour mieux noyer le poisson. Ainsi, si l’AIEA s’oppose à toute résolution visant le régime sioniste, en revanche, l’Organisation d’Interdiction d’armes chimiques (OIAC) va demander l’aide de 7 Israéliens pour les enrôler dans le cadre de l’équipe chargée de démanteler l’armement chimique syrien.

C’est le site syrien Syria Truth qui a révélé cette information, à la base d’une source proche du Secrétariat Technique de l’OIAC. «En fonction de l’accord russo-américain, lié à cette affaire, et au mode d’action de l’organisation, celle-ci peut demander l’aide d’experts israéliens, quoique Israël n’est pas membre dans l’organisation, à condition de détenir d’autres nationalités qu’il est permis d’admettre sur le sol syrien», a signalé cette source. Autrement dit, en faisant participer ces «experts» israéliens à cette mission, certains observateurs s’attendent à ce que le cours des inspections soit entaché de scandales, pire que ce qui s’était passé en Irak, où les agents des services de renseignements américains et israéliens récoltaient des informations pour le compte de leurs pays et non des Nations Unies. Comble de l’ironie !

Chérif Abdedaïm

http://cherif.dailybarid.com/?p=2592

Les Etats-Unis luttent contre l’offensive de paix de l’Iran


00-usa-iran-19-06-13Le président iranien nouvellement élu, Hassan Rouhani, n’a pas perdu de temps pour essayer de mettre fin à 34 ans de blocus politique et économique imposé à son pays par les Etats-Unis et leurs alliés.

Le président Barack Obama, juste après avoir pris un mauvais départ sur ​​la Syrie, fait maintenant face à une surprise, l’offensive diplomatique et de relations publiques iranienne à laquelle il sera difficile de résister. Le parti de la guerre de l’Amérique est furieux: ses rêves de voir la puissance des États-Unis écraser la Syrie, puis l’Iran sont compromis.

Depuis la révolution populaire qui, en 1979, a renversé le régime du Shah Pahlavi installé par les Etats-Unis, Washington a cherché à renverser la République islamique d’Iran.

L’Iran a été isolé, mis en état ​​de siège économique et diplomatique intense, est devenu la cible de la subversion et, en 1980, victime d’une invasion par l’Irak soutenue par les Etats-Unis qui a tué près de 500.000 Iraniens.

Le défi américain en Iran est toujours représenté, pour la consommation publique, comme un effort pour empêcher Téhéran de se doter d’armes nucléaires. L’Iran est régulièrement accusé de soutenir le «terrorisme» et la subversion.

En réalité, l’hostilité américaine envers l’Iran est principalement au sujet de la politique à l’ancienne des puissances. En 2003, le secrétaire d’Etat américain Colin Powell a vendu la mèche en admettant que l’acquisition de quelques armes nucléaires par l’Iran aurait «limité» la capacité des États-Unis à utiliser la force dans la région.

Le contrôle du Moyen-Orient est l’un des piliers de la puissance mondiale américaine. Les États-Unis ont dominé le Moyen-Orient depuis 1945, comme que je le détaille dans mon livre “American Raj – How America Rules the Mideast”.  L’Iran islamique a émergé après 1979 comme le défi  le plus important à la domination régionale américaine et le contrôle de son énergie.

L’Iran et l’allié américain l’Arabie Saoudite ont mené une guerre amère par procuration en Afghanistan, en Asie centrale et en Afrique de l’Est, en armant et en finançant des groupes extrémistes. La Syrie est le dernier exemple.

Washington et Israël ont utilisé la question de l’armement nucléaire afin d’isoler l’Iran et d’en faire un état ​​paria, un peu comme cela avait été fait avec Cuba au 20ème siècle.

Il est facile d’oublier que la quasi-totalité de l’industrie de l’énergie nucléaire de l’Iran est sous le contrôle très serré des Nations Unies, sans parler de la surveillance incessante par les agences de renseignement occidentales et Israël. En revanche, Israël refuse l’inspection de l’ONU et maintient un arsenal nucléaire et chimique important.

Il est également facile d’oublier que les premiers signataires du Traité de non-prolifération des armes nucléaires – les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la France (et plus tard la Chine) – ont tous violé l’engagement stipulé dans le pacte de réduire rapidement, puis d’éliminer leurs arsenaux nucléaires.

L’Iran est en train de faire un effort important pour convaincre le monde qu’il n’a aucune ambition d’armes nucléaires, à commencer par son chef spirituel, l’ayatollah Khomeiny qui a émis une fatwa condamnant toutes les armes nucléaires.

Jusqu’à présent, les Etats-Unis, sous la forte pression d’Israël, répond prudemment mais positivement.

Israël a clairement fait savoir qu’il veut que les Etats-Unis attaquent l’Iran et écrasent ses capacités militaires, nucléaires et non nucléaires. Tout aussi important, dit Israël, est la nécessité de liquider les cadres scientifiques nucléaires iraniens.

Mes sources en Irak m’ont rapporté que depuis l’invasion américaine en 2003, plus de 200 scientifiques et techniciens nucléaires irakiens ont été mystérieusement assassinés. Un certain nombre de personnels nucléaires iraniens ont également été assassinés par des bombes, largement soupçonné d’être l’œuvre du Mossad, l’agence  d’espionnage d’Israël.

Le parcours logique à suivre pour les États-Unis  est d’accueillir les ouvertures de l’Iran et de rétablir des relations normales entre les deux puissances. Un Iran aligné sur le monde extérieur est probablement moins gênant que l’Iran en colère, effrayé, assiégé d’aujourd’hui.

En outre, Washington devra, à un moment donné, accepter que l’Iran est une puissance régionale influente avec ses propres intérêts légitimes. Si l’Iran n’a vraiment pas d’ambitions d’armes nucléaires, la seule raison qui fait que Téhéran accepte de subir des sanctions punitives est l’orgueil national.L’Iran a besoin de croissance économique, pas d’orgueil.

Si Washington veut vraiment la stabilité plutôt que la soumission, alors il devrait accepter les ouvertures de l’Iran.

Quant à l’état de quasi-guerre entre l’Iran et Israël, le point crucial de cette confrontation est l’absence d’un Etat palestinien. Si jamais Israël accepte un tel état ​​viable, l’hostilité avec Téhéran sera fortement diminuée. Rappelons que parmi les menaces mutuelles dans les années 1980, Israël a tranquillement vendu à l’Iran 5 milliards de dollars d’armes américaines.

Eric S. Margolis est un primé, chroniqueur international. Ses articles ont paru dans le New York Times, l’International Herald Tribune, le Los Angeles Times, Times de Londres, le Gulf Times, le Khaleej Times, Nation – le Pakistan, Hurriyet, – Turquie, Sun Times Malaisie et d’autres sites d’information en Asie.

Traduction Avic

http://www.informationclearinghouse.info/article36305.htm

US Air Force a une fois largué une bombe à hydrogène sur la Caroline du Nord


29.siL’US Air Force a largué par inadvertance une bombe atomique sur la Caroline du Nord en 1961. Si un simple interrupteur de sécurité n’avait pas empêché l’enclenchement de la détonation, des millions de vies dans le nord-est auraient été en danger, c’est ce que révèle un nouveau document.

La révélation donne la première preuve concluante, après des décennies de spéculation, que l’armée américaine a évité de justesse une catastrophe auto-infligée. L’incident est expliqué en détail dans un document récemment déclassifié écrit par Parker F. Jones, superviseur du département de la sécurité de l’armement nucléaire au Sandia National Laboratories.

Le document – écrit en 1969 et intitulé «Comment j’ai appris à me méfier de la bombe H », parodié dans le film de Stanley Kubrick « Dr. Folamour ou: Comment j’ai appris à cesser de m’inquiéter et à aimer la bombe « – a été divulgué au Guardian par le journaliste Eric Schlosser.

Trois jours après l’investiture du président John F. Kennedy, un bombardier B-52 transportant deux bombes à hydrogène Mark 39 a quitté Goldsboro, en Caroline du Nord pour un vol de routine le long de la côte Est. L’avion s’est bientôt mis en chute libre, jetant ses bombes dans l’air à proximité de plusieurs grands centres urbains.

Chacun des explosifs portait une charge utile de 4 mégatonnes – équivalant à peu près à quatre millions de tonnes de TNT – qui aurait pu déclencher une explosion 260 fois plus puissante que la bombe atomique qui a détruit Hiroshima à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Une des bombes fonctionna de la même manière que celles qui sont tombées sur le Japon moins de 20 ans auparavant – en ouvrant son parachute et en engageant le déclenchement de ses mécanismes. La seule chose qui a empêché on ne sait combien de milliers, voire des millions d’être tués, c’était un simple interrupteur basse tension.

30Cette bombe à hydrogène, connue sous le nom MK 39 Mod 2, est tombée sur les branches des arbres à Faro, Caroline du Nord, tandis que le second explosif a atterri paisiblement près de Big Daddy’s Road à Pikeville. Jones a déterminé que trois des quatre interrupteurs destinés à empêcher la détonation involontaire sur MK 39 Mod 2 n’ont pas fonctionné correctement, et quand un signal de tir a été déclenché le quatrième interrupteur était le seul système de sûreté qui a fonctionné.

Les retombées nucléaires de la détonation aurait risqué des millions de vies à Baltimore, Washington DC, Philadelphie, New York City, et les zones environnantes.

« La bombe MK Mod 2 n’avait pas une sécurité adéquate pour le rôle d’alerte aéroportée dans le B-52 », avait écrit Jones dans son évaluation de 1969. Il avait constaté «un simple interrupteur de dynamo-technologie, basse tension s’était dressé entre les Etats-Unis et une catastrophe majeure … Il y aurait eu des mauvaises nouvelle à la pelle. »

Avant que Schlosser ne déterre le document à travers une demande d’accès à l’information (Freedom of Information Act), le gouvernement américain avait longtemps nié qu’un tel événement ait jamais eu lieu.

«Le gouvernement américain a toujours essayé de cacher les informations au peuple américain afin d’éviter des questions au sujet de notre politique d’armement nucléaire », a-t-il déclaré au Guardian. « On nous a dit qu’il n’y avait aucune possibilité pour que ces armes explosent accidentellement, pourtant en voilà une qui a failli le faire ».

Dans «Command and Control», le nouveau livre de Schlosser sur la course aux armements nucléaires entre les Etats-Unis et l’Union soviétique, le journaliste écrit qu’il a découvert un minimum de 700 accidents « significatifs » impliquant des armes nucléaires, de 1950 à 1968.

Traduction Avic

http://rt.com/usa/air-force-dropped-hydrogen-bomb-155/

Les États-Unis cherchent, en catimini, le contact visuel avec l’Iran


ali_khamenei_AP071126158378_620x350Le porte-parole de la Maison Blanche Jay Carney a déclaré dans une remarque soigneusement formulée lundi, « Pour l’instant, le président [Barack Obama] n’a pas prévu de rencontrer son homologue iranien à l’Assemblée des Nations Unies ». Les Iraniens maintiennent également qu’il n’y a pas de « plan » pour le moment.

Mais deux déclarations faites par le guide suprême iranien Ali Khamenei, le mardi méritent une attention particulière. Khamenei s’adressait aux commandants du CGRI. Il a réitéré sa précédente affirmation que l’Iran ne poursuivra pas un programme d’armes nucléaires. Il a dit : « Nous n’acceptons pas les armes nucléaires, pas à cause des États-Unis ou d’autres pressions [] mais à cause de nos croyances, et quand nous disons que personne ne devrait avoir des armes nucléaires, ce n’est certainement pas pour nous en pourvoir ».

Khamenei leur a également signalé que la conception de la politique étrangère du président Hassan Rouhani qui met l’accent sur ​​la diplomatie jouit de son soutien. Il dit: « Je suis d’accord avec la question que j’ai appelée il y a quelques années la flexibilité héroïque, parce que cette initiative est très bonne et nécessaire à certaines occasions, mais avec un engagement à une condition principale … »

Tout observateur de longue date de l’Iran décodera ces mots obscurs dans le sens que Khamenei a manifesté son approbation à des pourparlers directs avec les Etats-Unis. Les deux déclarations complémentaires viennent tout juste une semaine avant le voyage de Rouhani à New York.

Pendant ce temps, l’Iran a reconnu que Rouhani a reçu une lettre d’Obama pour le féliciter de sa victoire électorale et y a répondu, et que la lettre a également porté sur «d’autres questions».

Spiegel a réalisé un rapport citant des sources de services de renseignement que l’Iran était prêt à démanteler l’usine controversée d’enrichissement de Fordo et à permettre aux inspecteurs internationaux de surveiller le retrait des centrifugeuses, et que Rouhani pourrait faire une annonce officielle dans son discours du 24 septembre. Les négociations AIEA-Iran sont prévues pour le 27 septembre.

Déjà, après sa rencontre avec l’ambassadeur iranien nouvellement nommé auprès de l’AIEA, Ali Akbar Salehi (ancien ministre des Affaires étrangères) à Vienne, mardi, à la veille des pourparlers officiels de la semaine prochaine, le Directeur général de l’AIEA Yukiya Amano a exprimé son optimisme de parvenir à un accord en ce qui concerne les questions en suspens sur le dossier nucléaire iranien.

Par ailleurs, Obama a prévu une réunion avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche le 30 septembre. Le trafic diplomatique sur la question nucléaire de l’Iran est de plus en plus dense.

M K Bhadrakumar

Traduction : Avic

http://blogs.rediff.com/mkbhadrakumar/2013/09/18/us-iran-on-tiptoe-seeking-eye-contact/

Syrie : une carte révélatrice


Cliquer sur la carte pour agrandir
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J’avais suggéré dans un article précédent que les vrais buts de guerre contre la Syrie étaient la Syrie elle-même. Tous les autres objectifs annoncés à grand renfort d’analyses pertinentes et souvent par les agresseurs eux-mêmes sont de la poudre aux yeux. Et pour cause. Aucun agresseur au monde, ni maintenant, ni au cours de l’Histoire, ne va attaquer l’ennemi en annonçant clairement pourquoi il le fait et comment il va s’y prendre. La Syrie serait-elle une exception dans l’Histoire de l’humanité ? Je ne le crois pas.

Aujourd’hui, la question syrienne est ramenée à quelque chose de fort simple : y aura-t-il une intervention extérieure et quelles en seront les conséquences. Tout le reste n’a plus cours. Adieu les considérations sur Al-Qaïda et la guerre contre le terrorisme. Exit le printemps arabe et la chute des ‘’dictateurs’’. Même l’Egypte, pourtant encore en pleine ébullition, rejoint dans l’oubli la révolte turque. En fait nous revenons au point de départ d’il y a deux ans et demi en Syrie, avec ses fondamentaux de base : On veut la Syrie et Bachar Al Assad doit céder la place de lui-même ou il en sera délogé.

Pourquoi ? Passons en revue toutes les raisons qu’on nous donne.

– L’Iran, d’abord. La guerre contre la Syrie serait pour priver l’Iran d’un allié. C’est ce qui nous est soufflé. Le premier souffleur est bien sûr Israël. C’est aussi Israël qui menace l’Iran. C’est toujours Israël qui fait capoter les négociations pour le nucléaire iranien, ce nucléaire militaire qui n’existe que dans les discours entretenus par les autorités israéliennes. Les embargos sont suggérés par Israël et ses alliés sont régulièrement poussés à en inventer d’autres. Pourquoi tout ça ? On sait qu’Israël peut envoyer quelques coucous déposer leurs œufs sur quelques cibles, mais pas d’envahir l’Iran. Il en est de même pour les Etats-Unis. Ils le savent, tout le monde le sait et même nous, nous le savons. Puisque nous le savons, pourquoi croyons-nous le contraire, à chaque fois que le sujet revient sur le tapis ? Mystère. Personne n’attaquera l’Iran. Le nucléaire iranien n’est pas un problème, pas plus que le nucléaire pakistanais (bien réel celui-là) qui est pourtant entre les mains de musulmans, dans un pays islamique qui grouille de talibans. La bombe iranienne n’est évoquée que pour justifier les embargos, d’une part et, d’autre part créer un ennemi artificiel pour détourner les regards. En outre, avec les embargos, on espère affaiblir le soutien que pourrait apporter l’Iran à celui qui est vraiment visé.

– L’énergie. La guerre contre la Syrie et, de manière générale, toutes les luttes dans cette partie du monde, seraient pour la maîtrise de l’énergie et le pillage des ressources. Il faut être frappé d’amnésie pour gober ça.  Il faudrait juste rappeler que l’occident a déjà fait ce qu’il fallait et les guerres qu’il fallait pour ça. Nul besoin d’autres guerres pour avoir ce qu’ils ont déjà. Non seulement leurs compagnies sont présentes partout et en bonne place, mais ce sont elles qui dictent les règles et les prix de ce qu’ils vendent et de ce qu’ils achètent via des entités qu’ils ont créées. Alors, guerre de pillage, en Syrie ? Piller quoi ? Les ressources énormes de la Méditerranée orientale ? Il n’y a pas que la Syrie qui est concernée par ces ressources qui, en passant, n’ont pas encore vu le jour.

– Les Gazoducs. La Syrie serait le passage obligé de tous les gazoducs venant du golfe. Il suffit de regarder une carte pour voir que ce n’est pas tout à fait vrai. En outre, on se rappelle que pour la guerre d’Afghanistan, il avait été soufflé que l’une de ses vraies causes serait une histoire de gazoducs. On a vu ce qu’il en était. Des analystes spécialisés dans ce domaine nous ont montré des tracés compliqués de gazoducs existants et potentiels pour acheminer l’énergie vers l’Europe. Il suffit de les regarder pour voir tout de suite que la Syrie n’est pas centrale, même si elle est importante.

– l’Axe de la résistance. C’est le dernier argument que l’on donne, mais vite évacué car la Syrie ne serait qu’un appoint à celui que l’on a défini comme ennemi : L’Iran et son prolongement armé, le Hezbollah. La boucle est bouclée. Circulez, il n’y a rien à voir. Les problèmes géopolitiques du Moyen-Orient et du monde arabe ne sont que cela, présentés, décortiqués, analysés et commentés dans tous les médias du monde.

Pour faire oublier l’essentiel.

Un problème vieux de plus de 60 ans dont il faudra bien sortir un jour. Le problème palestinien. La seule solution pour le régler apparait être, aux yeux de ceux qui organisent ce chaos, le remodelage, non plus du Grand Moyen-Orient, mais de la Syrie, la Jordanie, de la Palestine (dont Israël), et peut-être de l’Egypte. Remodelée, la région offrirait aux palestiniens une terre et Israël pourrait s’étendre jusqu’au Jourdain. Aux yeux d’Israël et de ceux qui sont derrière lui, cela se fera, Il n’y a aucun doute là-dessus. Ce qui explique que la colonisation ne s’est jamais arrêtée, et ne s’arrêtera pas. Pour eux c’est une expansion naturelle pour quelque chose d’inéluctable.

Dès lors beaucoup d’évènements s’expliquent, y compris certaines alliances contre nature. Et, par-dessus tout, le printemps arabe prend tout son sens.

En observant la carte ci-dessus, on constate que tous les navires de guerre occidentaux sont situés loin des côtes syriennes, se mettant hors de portée des missiles de l’armée syrienne. Pour leur sécurité, il fallait donc qu’il n’y ait aucun allié potentiel de la Syrie dans le secteur, et cet allié aurait très bien pu être Mouammar Kadhafi.  Il fallait éliminer ce risque. Avant de s’en prendre à la Libye, on fait dégager des amis, complices, par des pseudo-révoltes. En Tunisie, on oublie trop souvent, comme toujours, les snipers qui ont mis le feu aux poudres, et qui ont été exfiltrés très vite. Avec l’effervescence médiatisée des foules tunisiennes et égyptiennes, c’était tout le peuple arabe qui était censé se révolter contre des ‘’dictateurs’’ qui hier encore étaient considérés comme des amis et des modérés. Ca n’étonne personne que les islamistes qui ont pris le pouvoir en Tunisie soient financés par le Qatar, et que dans le même temps, la victime de ces qatari, Ben Ali, soit hébergé dans des palais des mille et une nuit au Qatar.

Une fois que la mayonnaise a bien pris dans les esprits, il pouvait donc sembler naturel que les libyens suivent cette tendance arabe en voulant se débarrasser, eux aussi, de ‘’leur dictateur’’.

Si cette hypothèse est exacte, tout ce cinéma a dû être planifié depuis très longtemps en vue de la guerre contre la Syrie. La guerre de Libye nous a été présentée comme une guerre de pillage des ressources du pays. On constate simplement que ce sont toujours les mêmes compagnies pétrolières qui sont sur place, qui continuent à faire exactement ce qu’elles faisaient avant la guerre. S’il y a eu quelques remaniements contractuels, l’essentiel n’a pas bougé. Avaient-ils besoin de piller ce qui leur était offert par négociations ? Tout le monde a constaté que Kadhafi était prêt à négocier sur tout avec l’occident et était prêt à tous les compromis, ce qui fit qu’il ne vit rien venir de la part de ceux qui, eux, suivaient un agenda très précis.

D’après ce que nous constatons aujourd’hui, dans une sorte de timing parfait, tous les évènements qui se sont déroulés dans le monde arabe ressemblent fort à une préparation de ce que va faire Obama, c’est-à-dire attaquer la Syrie. Ce que nous voyons dans la carte ci-dessus ne pouvait être possible que sans Kadhafi sur les flancs.

Avec cette hypothèse, on comprend aussi pourquoi la Libye était si importante pour Bernard Henri Lévy et Israël. Tripoli n’aurait été qu’une étape sur le chemin de Damas.

Avic

L’Iran peut aider Obama à affiner son héritage


2013-06-05T114009Z_1_APAE9540WEZ00_RTROPTP_3_OFRWR-IRAN-NUCLEAIRE-RUSSIE-20130605Par MK Bhadrakumar

Le président Barack Obama crée un nouveau précédent dans l’histoire de l’Amérique comme puissance impérialiste. Il ne cherche pratiquement pas d’excuses avant d’ordonner une attaque militaire contre un pays souverain avec lequel les Etats-Unis ne sont pas en guerre et qui n’a pas nui aux intérêts vitaux de l’Amérique ou ses intérêts comme pays souverain, même indirectement.

L’administration Obama annonce publiquement à l’avance que cela va être une attaque militaire « limitée » de la Syrie par les États-Unis. Il est même prêt à donner un préavis du moment où l’attaque peut être prévue. Qui pourrait dire qu’Obama n’est pas un homme d’Etat plein d’humanité et de respect?

Par attaque «limitée», l’administration Obama indique qu’elle n’attaquera pas directement les stocks d’armes chimiques de la Syrie, mais seulement leur «logistique », ce qui signifie les forces aériennes syriennes et les unités de l’armée qui sont susceptibles d’être impliquées dans une attaque à l’arme chimique. En fait, n’importe qui se trouvant dans le commandement des forces armées du pays et, à plus forte raison ceux des centres de « commandement et de contrôle  » des forces armées syriennes, seront également ciblés.

En somme, le plan derrière l’attaque « limitée » est d’affaiblir les forces armées syriennes. L’objectif politique est clair. L’administration Obama insiste sur le fait que ce n’est pas un «changement de régime. » Ce que cela signifie c’est que les Etats-Unis et ses alliés espèrent que, sous une pression immense de mort et de destruction, les forces armées syriennes pourraient, enfin, commencer à remettre en question la qualité de la direction du président Bachar al-Assad, ce qui, à son tour, pourrait conduire à un coup d’Etat contre lui ; ce ne sera pas un «changement de régime» à proprement parler, mais un ‘’changement de régime’’ quand même.

L’expérience irakienne a enseigné aux Etats-Unis l’importance cruciale de maintenir intactes autant que possible les structures étatiques et les institutions – lire, les forces armées, l’appareil sécuritaire et la bureaucratie – dans un pays, même si son régime change de mains selon le désir américain.

Le risque est grand parce que dans cette situation, il y a, de manière implicite, à la fois les «connus connus» et les «inconnus inconnus» contre lesquels l’ancien secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld avait mis en garde. Pour citer un extrait du communiqué de presse de Rumsfeld en Février 2002 :

Il y a des connus connus, il y a des choses que nous savons que nous savons. Il y a des inconnus connus, c’est-à-dire, il y a des choses que nous savons maintenant que nous ne savons pas. Mais il y a aussi des inconnus inconnus – il y a des choses que nous ne savons pas que nous ne savons pas.

Rumsfeld s’exprimait dans le contexte de l’Irak, où son pronostic était que les principaux dangers de la confrontation étaient les «inconnus inconnus», c’est à dire les menaces de Saddam, qui était complètement imprévisibles.

Inutile de dire que pour l’administration Obama, réussir à atteindre son objectif est loin d’être évident car, en Syrie,  les «connus connus » seuls sont très importants. Mais ce qui est clair dans un sens beaucoup plus large et profond ce sont les choses suivantes :

Premièrement, cette entreprise d’attaquer la Syrie est issue d’un plan directeur dont les Etats-Unis (et l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) ont toujours prétendu qu’il n’existait pas. L’art de la dissimulation a été perfectionné au point ultime. Les États-Unis ont pris un brusque virage sur le chemin menant au sommet de Genève 2 sans se soucier le moins du monde des explications à fournir sur le pourquoi, tout en concluant unilatéralement sans aucune preuve concrète que le gouvernement syrien devrait être tenu pour responsable des dernières attaques d’armes chimiques près de Damas.

Deuxièmement, au moment décisif, les Etats-Unis rallient leurs alliés et forment une «coalition of the willing ». Les désaccords qui était supposés exister entre les Etats-Unis d’une part et ses alliés du Golfe Persique (et Israël)  d’autre part sur le changement de régime en Egypte était une petite guéguerre entre vendeurs dans un marché aux poissons, après tout. Lorsque le besoin s’en fait sentir et le moment venu, ils se déplacent immanquablement ensemble comme une meute de loups.

Troisièmement, les États-Unis interprètent unilatéralement le droit international et n’ont aucun scrupule à lancer des attaques militaires sans un mandat du Conseil de sécurité des Nations Unies. Alors qu’une démocratie véritable, devrait épouser les valeurs de la démocratie « inclusive », l’administration américaine agit sans prendre en considération l’opinion publique nationale. Selon les sondages d’opinion américains, pas même 10% du peuple américain ne veulent que leur pays s’implique en aucune manière dans la guerre civile en Syrie.

Quatrièmement, Obama a jeté de la poudre aux yeux de l’opinion mondiale en donnant l’impression qu’il n’y aura plus «d’Afghanistans» ni «d’Iraks » et qu’il est toujours sous le choc, à chaque fois qu’un sac mortuaire arrive de la guerre en Afghanistan et qu’il est appelé à signer la lettre de condoléances à la famille endeuillée. L’invasion américaine de l’Irak a entraîné la mort de centaines de milliers de civils innocents. Mais ça ne laisse aucune cicatrice sur la sensibilité d’Obama.

Toutefois, la leçon la plus profonde que l’on peut tirer de tout cela, alors que les Etats-Unis commencent le compte à rebours d’une attaque sur la Syrie, réside ailleurs: Pourquoi la Syrie, pourquoi pas la Corée du Nord?

La réponse est claire. Comme les analystes militaires de CNN peinent à l’expliquer, ce sera une opération militaire qui n’engendrera pas de risque de pertes américaines. L’attaque contre la Syrie aura lieu à partir de la mer bleue avec des missiles de croisière – pas même d’avions pilotés par les pilotes américains de peur qu’ils ne soient abattus.

Les analystes américains expliquent que les forces armées syriennes sont déjà débordées après deux années de combat contre les rebelles dans tout le pays. Ils font remarquer comment la Syrie n’a même pas pu enclencher des représailles contre les attaques aériennes israéliennes répétées – chose impensable il y a seulement quelques années.

En somme, la Syrie n’a pas de pouvoir de dissuasion. C’est là que Kim Il-sung et Kim Jong-il se sont avérés leaders visionnaires. Ils ont légué à la direction actuelle de Kim Jong-Un à Pyongyang une puissance de dissuasion qui fera que l’administration Obama pensera, pas deux fois, mais plusieurs fois avant de lancer une attaque militaire contre la Corée du Nord. C’est exactement là où le père de Bachar, Hafez al-Assad semble avoir faibli.

Maintenant, cela devient un jeu de moralité pour l’Iran. Bien sûr, le régime iranien prend très au sérieux les «fatwas» prononcées par leur chef spirituel et guide suprême de ne pas se lancer dans un programme d’armement nucléaire. Mais, est-ce la chose sage à faire ?

Après tout, nous devons être en vie avant que nous puissions penser à observer les « fatwas » – même Perses. Le fait est que l’attaque américaine imminente contre la Syrie devrait être un signal d’alarme pour le régime iranien  et l’alerter pour la lutte existentielle qui l’attend.

Comment Téhéran peut-il désormais prendre la parole d’Obama au sérieux? Seulement la semaine dernière, il est apparu selon des documents d’archives officielles américaines que le coup d’état de 1953 contre Mohamed Mossadegh était une opération de la CIA, et que les horribles attaques d’armes chimiques par les forces de Saddam Hussein ont été organisées avec les renseignements cruciaux de la CIA.

Y a-t-il quelque chose de vraiment changé sous Obama? Les dirigeants iraniens doivent réfléchir calmement et collectivement.

Quels que soient les résultats de l’attaque imminente des Etats-Unis contre la Syrie, qui aura, c’est certain, des conséquences dramatiques, Téhéran doit prendre une décision capitale pour se prémunir contre une telle agression. La seule façon d’y parvenir sera d’avoir le pouvoir de dissuasion que la Corée du Nord possède, ce qui maintient les prédateurs à distance.

L’opinion mondiale comprendra. Les humbles ont également le droit moral de se défendre – même s’ils sont loin d’hériter d’une terre que Dieu a prophétisée pour eux. Que ce soit le meilleur héritage présidentiel d’Obama – un Iran nucléaire.

Ambassadeur MK Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans, avec des postes dont celui d’ambassadeur de l’Inde en Ouzbékistan (1995-1998) et en Turquie (1998-2001).

Traduction : Avic

http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-02-290813.html

Syrie: un autre crime de guerre occidental en préparation – Paul Craig Roberts


David-Cameron-Barack-Obama-Francois-HollandeMise à jour

Les criminels de guerre de Washington et d’autres capitales occidentales sont déterminés à maintenir leur mensonge selon lequel le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. Ayant échoué dans les efforts visant à intimider les inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU en Syrie, Washington a exigé que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon retire ces inspecteurs avant qu’ils puissent évaluer la preuve et faire leur rapport. Le Secrétaire général de l’ONU s’est élevé contre les criminels de guerre de Washington et a rejeté leur demande. Cependant, comme avec l’Irak, la décision de Washington de commettre une agression contre la Syrie ne se fonde pas sur des faits. http://rt.com/op-edge/syria-un-war-investigation-006/

Les gouvernements américain et britannique n’ont révélé aucune des «preuves concluantes» qu’ils prétendent avoir démontrant que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques. En écoutant leurs voix, en observant leur langage corporel, et en les regardant dans les yeux, il est tout à fait évident que John Kerry et ses marionnettes britanniques et allemandes mentent de manière éhontée. C’est une situation bien plus honteuse que les énormes mensonges que l’ancien Secrétaire d’Etat Colin Powell a commis à l’ONU sur les armes irakiennes de destruction massive. Colin Powell affirme qu’il a été trompé par la Maison Blanche et ne savait pas qu’il mentait. Kerry et les marionnettes britanniques, françaises et allemandes savent très bien qu’ils mentent.

Le visage que l’Occident présente au monde est celui d’un menteur impudent.
Washington et ses gouvernements fantoches britanniques et français sont prêts à encore une fois révéler leur criminalité. L’image de l’Occident en tant que criminel de guerre n’est pas une image de propagande créée par les ennemis de l’Occident, mais le portrait que l’Occident a peint de lui-même.

Le journal britannique The Independant a rapporté qu’au cours du dernier week-end, Obama, Cameron et Hollande ont convenu de lancer des attaques de missiles de croisière contre le gouvernement syrien dans les deux semaines à venir, malgré l’absence de toute autorisation de l’ONU et malgré l’absence de tout élément de preuve en faveur des allégations de Washington selon lesquelles le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques contre « ses rebelles » largement soutenus par les forces extérieures américaines, cherchant à renverser le gouvernement syrien.

En effet, une des raisons de la course à la guerre est d’empêcher l’inspection de l’ONU dont Washington sait qu’elle pourrait réfuter ses allégations et éventuellement l’impliquer dans l’attaque sous faux drapeau effectuée par les «rebelles», qui ont réuni un grand nombre d’enfants dans un endroit pour y être assassinés chimiquement pour ensuite en coller la responsabilité au gouvernement syrien.

Une autre raison de la course à la guerre, c’est que Cameron, le Premier ministre britannique, veut précipiter la guerre avant que le Parlement britannique ne puisse le bloquer et l’empêcher de fournir une couverture pour les crimes de guerre d’Obama, de la même manière que Tony Blair avait assuré la couverture de George W. Bush, ce dont il a été dûment récompensé. Qu’est-ce qu’il en a à faire, Cameron, de la vie des syriens quand il peut quitter ses fonctions avec une fortune de 50 millions $ qui l’attendent à bras ouverts ?

http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/syria-un-weapons-inspectors-attacked-as-they-try-to-enter-poison-gas-attack-site-8784435.html

Le gouvernement syrien, sachant qu’il n’est pas responsable de l’incident des armes chimiques, a accepté que l’ONU envoie des inspecteurs d’armes chimiques pour déterminer la substance et le vecteur utilisés. Cependant, Washington a déclaré qu’il était «trop tard» pour les inspecteurs de l’ONU et accepte la déclaration intéressée des « rebelles » affiliés à Al-Qaïda accusant le gouvernement syrien d’avoir attaqué des civils avec des produits chimiques. http://news.antiwar.com/2013/08/25/obama-administration-accepts-rebels-account-on-syria-prepares-for-war/ . Voir aussi http://news.antiwar.com/2013/08/25/syria-accepts-un-inspectors-us-spurns-call-as-too-late/

Dans une tentative pour empêcher les inspecteurs de produits chimiques des Nations Unies qui sont arrivés sur place de faire leur travail, ces derniers ont essuyé des tirs de snipers sur le territoire détenu par les  « rebelles » et ont été forcés de quitter le site ; mais un rapport ultérieur de RT affirme qu’ils sont retournés sur le site pour effectuer leur inspection. http://rt.com/news/un-chemical-oservers-shot-000/

Le gouvernement britannique corrompu a déclaré que la Syrie peut être attaquée sans autorisation de l’ONU, tout comme la Serbie et la Libye ont été attaquées militairement sans autorisation de l’ONU. En d’autres termes, les démocraties occidentales ont déjà établi des précédents pour violer le droit international. « Le droit international? Nous n’avons pas besoin de droit international puant » L’Occident ne connaît qu’une seule règle: la Force prime le Droit. Tant que l’Occident a la Force, l’Occident a le Droit.

Dans une réponse à l’information que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France se préparent à attaquer la Syrie, le ministre russe des Affaires étrangères, M. Lavrov, a déclaré qu’une telle action unilatérale est une «violation grave du droit international», et que la violation n’était pas seulement d’ordre juridique, mais aussi une violation de l’éthique et de la morale. Lavrov a évoqué les mensonges et la tromperie utilisés par l’Occident pour justifier ses violations graves du droit international dans les attaques militaires contre la Serbie, l’Irak et la Libye et la façon dont le gouvernement américain a utilisé des actions préventives pour saper tout espoir pour un règlement pacifique en Irak, en Libye et en Syrie.

Une fois de plus, Washington a anticipé pour saper tout espoir de règlement pacifique. En annonçant la prochaine attaque, les Etats-Unis ont détruit toute incitation pour les «rebelles» à participer aux pourparlers de paix avec le gouvernement syrien. Au moment où ces pourparlers allaient avoir lieu, les «rebelles» n’ont désormais plus aucune incitation à y participer, puisque les militaires de l’Occident viennent à leur secours.

Dans sa conférence de presse, M. Lavrov a parlé de la façon dont les partis au pouvoir aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en France attisent les émotions chez les gens mal informés qui, une fois chauffés, trouveraient satisfaction dans la guerre. Ceci, bien sûr, est le moyen par lequel les Etats-Unis ont manipulé le public pour attaquer l’Afghanistan et l’Irak. Mais le public américain est fatigué de la guerre, dont le but n’est jamais établi clairement, et sa suspicion augmente de jour en jour au sujet des justifications du gouvernement pour encore plus de guerres.

Un sondage Reuters / Ipsos révèle que « les Américains s’opposent fermement à l’intervention américaine dans la guerre civile en Syrie et croient que Washington devrait rester en dehors du conflit, même si les rapports selon lesquels le gouvernement de la Syrie a utilisé des produits chimiques mortels pour attaquer les civils sont confirmés ». http://news.yahoo.com/syria-war-escalates-americans-cool-u-intervention-reuters-003146054.html Pourtant Obama se moque que seulement 9 pour cent de la population soutienne son bellicisme. Comme l’a récemment déclaré l’ancien président Jimmy Carter : « L’Amérique n’a pas de démocratie qui fonctionne ». http://rt.com/usa/carter-comment-nsa-snowden-261/ Il y a un Etat policier dans lequel le pouvoir exécutif s’est placé lui-même au-dessus de toutes les lois et au-dessus de la Constitution.

Cet état policier va maintenant commettre encore un autre crime de guerre d’agression non provoquée de style nazi. A Nuremberg, les nazis ont été condamnés à mort précisément pour les actions identiques à celles commises par Obama, Cameron et Hollande. L’Occident mise sur la force, non sur le droit, pour se garder hors du box des criminels.

Les gouvernements américain, britannique et français n’ont pas expliqué pourquoi il vaut mieux que les gens, dans les guerres initiées par l’Occident, soient tués par des explosifs en uranium appauvri plutôt qu’avec des agents chimiques ou de toute autre arme. Il était évident dès le début que Obama était en train de préparer l’attaque contre le gouvernement syrien. Obama a diabolisé les armes chimiques mais pas les « anti-bunkers » nucléaires que les Etats-Unis pourraient utiliser contre l’Iran. Ensuite, Obama a tracé une ligne rouge, en disant que l’utilisation d’armes chimiques par les Syriens était un si grand crime que l’Occident serait obligé d’attaquer la Syrie. Les marionnettes britanniques de Washington, William Hague et Cameron, ont juste répété cette affirmation absurde. http://rt.com/news/uk-response-without-un-backing-979/ La dernière étape dans la machination était d’orchestrer un incident chimique et d’en accuser le gouvernement syrien.

Quel est le véritable agenda de l’Occident? Telle est la question non posée et sans réponse. De toute évidence, les gouvernements américains, britanniques et français, qui ont affiché en permanence leur soutien à des régimes dictatoriaux qui répondent à leurs attentes, ne sont pas le moins du monde perturbés par les dictatures. Ils désignent Assad comme dictateur pour le diaboliser aux yeux des masses occidentales mal informés. Mais Washington, le Royaume-Uni, et la France soutiennent un certain nombre de régimes dictatoriaux, comme ceux de Bahreïn, de l’Arabie Saoudite, et maintenant la dictature militaire en Egypte qui tue impitoyablement des Egyptiens sans qu’aucun gouvernement occidental ne parle d’envahir l’Égypte parce qu’il «tue son propre peuple ».

Il est clair aussi, que la prochaine attaque occidentale sur la Syrie n’a rien à voir avec la volonté d’apporter «la liberté et la démocratie» en Syrie, pas plus que la liberté et la démocratie n’étaient les raisons des attaques contre l’Irak et la Libye, dont aucun n’a gagné la « liberté et la démocratie. »

L’attaque occidentale sur la Syrie n’est pas liée aux droits de l’homme, la justice ou l’une des causes ronflantes dont l’Occident couvre sa criminalité.

Les médias occidentaux, et encore moins les presstitués américains, ne demandent jamais à Obama, Cameron, ou Hollande quel est le vrai agenda. Il est difficile de croire qu’il y ait un seul journaliste qui soit suffisamment stupide ou naïf pour croire que l’agenda est d’apporter «la liberté et la démocratie » à la Syrie ou de punir Assad pour avoir utilisé des armes chimiques contre des voyous meurtriers qui tentent de renverser le gouvernement syrien.

Bien sûr, la question n’aurait pas de réponse si elle était posée. Mais le fait de poser la question contribuerait à rendre le public conscient que les choses sont tout autres. A l’origine, le prétexte de Washington pour les guerres était d’assurer la sécurité des Américains contre les terroristes. Maintenant, Washington s’efforce de livrer la Syrie à des terroristes djihadistes en les aidant à renverser le gouvernement laïc et non-terroriste d’Assad. Quel est l’agenda derrière le soutien de Washington au terrorisme?

Peut-être que le but des guerres est de radicaliser les musulmans et, ainsi, déstabiliser la Russie et même la Chine. La Russie a une importante population musulmane et est bordée par les pays musulmans. Même la Chine a une certaine population musulmane. Comme la radicalisation se propage en conflits dans les deux seuls pays capables d’être un obstacle à l’hégémonie mondiale américaine, la propagande des médias occidentaux et le grand nombre d’ONG financées par les États-Unis, se présentant comme des organisations de «droits de l’Homme», peuvent être utilisés par Washington pour diaboliser les gouvernements russe et chinois pour les mesures sévères que ceux-ci prennent contre les «rebelles».

Un autre avantage de la radicalisation des musulmans est qu’elle laisse les anciens pays musulmans dans la tourmente ou des guerres civiles pour une longue durée, comme c’est actuellement le cas en Irak et en Libye, éliminant ainsi toute capacité à faire obstruction à Israël par un état organisé.

Le Secrétaire d’Etat John Kerry est en train de travailler au  téléphone utilisant les pots de vin et les menaces pour faire accepter, sinon appuyer, le crime-de-guerre-en-préparation de Washington contre la Syrie.

Washington est en train de conduire le monde plus près que jamais de la guerre nucléaire, même plus que dans les périodes les plus dangereuses de la guerre froide. Quand Washington en terminera avec la Syrie, la prochaine cible sera l’Iran. La Russie et la Chine ne seront plus en mesure de se leurrer eux-mêmes sur l’existence  d’un quelconque système de droit international ou de contrainte qui puisse agir sur la criminalité de l’Occident. L’agression occidentale contraint déjà les deux pays à développer leurs forces nucléaires stratégiques et à circonscrire les ONG financées par l’Occident qui se présentent comme des «organisations des droits de l’homme», mais en réalité constituent une cinquième colonne que Washington peut utiliser pour détruire la légitimité de leurs gouvernements.

La Russie et la Chine ont été extrêmement imprudentes dans leurs relations avec les Etats-Unis. Essentiellement, l’opposition politique russe est financée par Washington. Même le gouvernement chinois est miné. Quand une société américaine ouvre une entreprise en Chine, il crée un conseil d’administration chinois dans lequel sont placés des proches des autorités politiques locales. Ces conseils créent un circuit pour les paiements qui influencent les décisions et la loyauté des membres du parti local et régional. Les États-Unis ont pénétré les universités chinoises et les milieux intellectuels. L’Université Rockefeller est active en Chine dans le cadre philanthropique des Rockefeller. Les voix dissidentes sont créées et sont déployées contre le gouvernement chinois. Les demandes de «libéralisation» peuvent ressusciter des différences régionales et ethniques et saper la cohésion du gouvernement national.

Quand la Russie et la Chine se rendront compte qu’ils sont la proie de cinquièmes colonnes américaines, qu’elles sont isolées diplomatiquement et militairement inférieures en armes,  les armes nucléaires deviendront le seul garant de leur souveraineté. Cela donne à penser que la guerre nucléaire est susceptible de mettre fin à l’humanité bien avant que les hommes ne succombent au réchauffement climatique ou à la hausse des dettes nationales.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Nouveau président de l’Iran – Nouvelles menaces israéliennes


netanyahou-reclame-une--ligne-rouge-claire--sur-le-nucleaire-iranien_trt-francais-4676Alarmé par les perspectives de négociations américano-iraniennes et par l’idée que la nouvelle direction islamique pourrait tracer une voie plus modérée, Israël a durci sa menace d’entreprendre une action militaire unilatérale contre le programme nucléaire iranien.

Mercredi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que l’Iran a continué de développer son programme nucléaire, même après l’élection de Hassan Rouhani , qu’il a qualifié de « loup déguisé en agneau. »

« Le président iranien essaie de présenter une nouvelle image à l’Occident, mais les progrès dans le programme nucléaire continuent », a déclaré M. Netanyahu lors d’une visite à de nouvelles bases militaires dans le désert du Néguev. « Il nous dit que les menaces ne servent à rien. Mais la vérité est que la seule chose au cours des 20 dernières années qui ait aidé à stopper le programme nucléaire de l’Iran étaient les pressions et les menaces explicites de l’action militaire ».

Mardi, Rouhani, dans sa première conférence de presse depuis son investiture dimanche, a dit que l’Iran ne répondrait pas aux menaces. Le nouveau président iranien dit que l’Iran était prêt à entamer des pourparlers sérieux sur le nucléaire avec l’Occident, notamment avec les États-Unis, mais ne répondrait pas aux tactiques de pression.

Rouhani, un ancien négociateur nucléaire en chef de Téhéran, a lancé quelques piques sur l’influence d’Israël à Washington, sans mentionner Israël en particulier.

« Malheureusement, le lobby va-t’en-guerre des États-Unis s’oppose aux [discussions] constructives et ne protège que les intérêts du régime étranger, et reçoit souvent les ordres de ce régime », a déclaré Rouhani aux journalistes à Téhéran mardi. «Les intérêts du lobby et du régime étranger ont été imposés aux législateurs américains. Nous voyons qu’ils ignorent même les intérêts américains « .

Le changement de direction de l’Iran a été une source de préoccupation majeure en Israël.

Soupçonné d’être le seul pays du Moyen-Orient à posséder l’arme nucléaire, Israël a longtemps menacé d’entreprendre une action militaire pour empêcher l’Iran d’obtenir la bombe nucléaire. Mais Netanyahu avait atténué la rhétorique au cours des six derniers mois.

Mais l’élection de Rouhani semble avoir relancé la campagne d’Israël pour attirer l’attention internationale sur l’Iran, en menaçant de prendre des mesures miliaires unilatérales.

Mardi, un haut responsable israélien anonyme a dit à Radio Israël que le gouvernement de Netanyahu perdait foi en la promesse de l’administration Obama d’empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires. Le fonctionnaire a cité l’approche prudente de l’Amérique dans le traitement de l’utilisation présumée par la Syrie d’armes chimiques et a déclaré qu’Israël ne peut pas compter sur les assurances américaines.

Le responsable a ajouté qu’Israël était encore capable de lancer une opération militaire contre l’Iran sans le soutien opérationnel des États-Unis, bien qu’il ait reconnu que ce serait moins efficace qu’une frappe américaine.

Dans le même temps, l’ancien chef du renseignement des Forces de défense israéliennes – qui s’est déjà prononcé contre une frappe israélienne unilatérale – a déclaré mercredi que la résistance américaine à une attaque israélienne pourrait être tempérée.

Amos Yadlin, directeur de l’Institut d’études de sécurité nationale, un think tank de Tel Aviv, a déclaré à la radio de l’armée mercredi qu’il a détecté une « musique différente » de Washington sur la question. Si en 2012 les États-Unis ont maintenu « la plus brillante lumière rouge » sur une frappe israélienne, maintenant elle n’a peut-être pas viré au vert, ‘’mais elle est certainement jaune. »

Les responsables américains n’ont manifesté publiquement aucun changement dans leur opposition à une attaque israélienne, dont beaucoup craignent  qu’elle pourrait entrainer une guerre régionale.

Netanyahu et d’autres ont exprimé leur inquiétude que l’image sobre de Rouhani – un contraste frappant avec le style provocateur de son prédécesseur, Mahmoud Ahmadinejad – pourrait entraîner une diminution de la pression internationale sur l’Iran.

«Au lieu des leaders faciles à haïr par tout le monde, maintenant il y a des dirigeants en costume trois-pièces et une cravate Hermès, » a déclaré l’ancien général israélien Yoav Galant à Radio Israël mardi. « Mais [ils sont] toujours extrême sous des dehors raffinés. »

L’Iran affirme que ses efforts nucléaires sont à des fins pacifiques comme la production d’énergie et le traitement des patients atteints de cancer. Les responsables américains et israéliens [affirment qu’ils] soupçonnent que l’Iran cherche à fabriquer une bombe nucléaire.

Traduction : Avic

Batsheva Sobelman

http://www.informationclearinghouse.info/

Corée du Nord : les médias occidentaux nous préparent à la guerre


Par Finian Cunningham

Corée du NordLa soi-disant couverture de l’escalade des tensions dans la péninsule coréenne par les médias occidentaux, c’est comme regarder un film qui serait un croisement entre un mauvais James Bond et un film d’horreur bon marché de zombies carnivores.

Ce serait drôle si le danger de la guerre n’était pas si grave et imminent. L’inquiétant objectif de la couverture médiatique occidentale est de préparer la Corée du Nord – un pays pauvre et ruiné – pour des attaques militaires tout azimut par la psychopathe superpuissance nucléaire mondiale – les
États-Unis.

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Négociations sur le nucléaire iranien : un simple jeu de rôles


Nucléaire iranien AlmatyUn round de plus vient de se terminer à Alma-Ata, au Kazakhstan, après 2 jours de discussion sur le Nucléaire iranien.  Comme d’habitude, ils se sont séparés tous contents, se fixant un prochain rendez-vous en Mars à Istanbul. Tous gagnants. Qui sont les protagonistes ? Les deux habituels : l’Iran d’un côté, les six (les 5+1 qu’on ne présente plus) de l’autre, et un organisateur qui, comme pour les jeux olympiques, change d’une rencontre à l’autre. Le scénario est toujours le même, avec quelques coups de théâtre usés jusqu’à la corde mais qu’il est impossible de ne pas glisser par-ci par-là parce qu’ils sont attendus par tout le monde.

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