Archives du mot-clé opposition

Les Syriens sont en colère et n’attendent plus grand-chose de Genève 2 !


NB-9102-635230765562134591Par Fayçal al-Mikdad

La deuxième session de Genève 2 a débuté par un énième massacre qui a emporté 42 citoyens syriens à « Maan », petit village dans la banlieue Nord Est de Hama [1]. Des femmes, des personnes âgées et des enfants immolés et passés au fil de l’épée wahhabite, pour que les négociations du lendemain soient perturbées par la propagande mensongère qui tue tout espoir de paix. Lire la suite Les Syriens sont en colère et n’attendent plus grand-chose de Genève 2 !

Ce n’est pas en France que l’on verrait ça : 200.000 Danois signent une pétition contre Goldman Sachs


helle_thorning-schmidt_world_economic_forumLe gouvernement danois est sur le point de s’effondrer après que plus de 200.000 des cinq millions de Danois ont signé une pétition en ligne pour protester contre la prise de participation dans la société Dong Energy, une société de services publics du secteur de l’énergie, par la banque d’investissement américaine Goldman Sachs. Il d’agit de la plus grande expression de mécontentement de la population au cours des dernières années pour le gouvernement de coalition sociale-démocrate mené par le Premier ministre Helle Thorning-Schmidt, qui recueillait déjà de mauvais résultats dans les sondages avant que cette affaire n’éclate. Lire la suite Ce n’est pas en France que l’on verrait ça : 200.000 Danois signent une pétition contre Goldman Sachs

Toute honte bue, Robert Ford s’adresse aux Syriens ! Par Bouthaina Shaaban


Tribune de Byblos

Switzerland_Syria_P_817563aAprès John Kerry qui se pose en défenseur des « minorités » en Syrie et alors qu’en plein Genève 2, le Congrès des États-Unis vote secrètement le financement d’une aide militaire aux dits « rebelles » syriens, notoirement logés sous l’enseigne du terrorisme international ; voilà que Robert Ford, l’ex-ambassadeur des États-Unis en Syrie, s’adresse directement aux Syriens. Son hypocrite performance en langue arabe est telle… qu’elle aussi, mérite traduction ! [NdT]. Lire la suite Toute honte bue, Robert Ford s’adresse aux Syriens ! Par Bouthaina Shaaban

Syrie : Bientôt la fin


Tribune libre de Djerrad Amar

armee_syrienneEn Syrie, l’un après l’autre, les «territoires» qui étaient passés sous la coupe des groupes terroristes sont libérés par l’armée régulière et repassent sous l’autorité de l’Etat. L’éradication de ces groupes est un préalable à la transition politique qui aboutirait, dans ce pays, à un transfert du pouvoir tel que voulu par le peuple syrien, c’est-à-dire à travers des élections démocratiques, et non par les armes et selon les «caprices» du Qatar et de la France. Le changement en Syrie ne peut être, en effet, que l’œuvre des Syriens et d’eux seuls, par l’introduction des réformes qu’ils jugent nécessaires dans leur système politique, et non pas selon un «agenda» extérieur décidé par des pays étrangers qui font s’entretuer les Syriens par intérêt.

La réalité sur le terrain saute aux yeux de tous maintenant : l’«opposition armée» est très largement dominée par les groupes terroristes constitués de mercenaires islamistes venus en force dans le but d’établir en Syrie un «califat». La trêve que cette «opposition» demande, sous prétexte de tenir compte du mois sacré du Ramadhan, donnera en fait un répit à ces groupes terroristes laminés et en voie d’être vaincus. Sans surprise, l’appel à la trêve est appuyé par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Le silence du gouvernement syrien à ce propos est significatif. L’an dernier, l’armée syrienne avait répondu favorablement aux nombreuses sollicitations extérieures en décidant unilatéralement d’une sorte de cessez-le-feu mais les terroristes avaient interprété ce geste comme un signe de faiblesse.

Dans le contexte actuel, plusieurs indices montrent que les données ont beaucoup évolué. Sur le terrain, c’est la population qui s’est opposée, hier, aux «rebelles», à Alep, en manifestant contre la présence des groupes terroristes qui contrôlent encore une partie de la ville. A l’extérieur, le Congrès américain vient de bloquer l’initiative d’Obama de livrer des armes à l’«opposition». Les groupes terroristes qui opèrent en Syrie ne recevront donc pas d’aide militaire américaine officielle et directe, en dehors des armes qui leur sont envoyées déjà depuis longtemps clandestinement à travers les canaux de l’Otan, de la CIA et des autres services secrets des pays occidentaux.

Idem en France, où, sur cette même question, tout le monde n’est pas d’accord avec Hollande et Fabius et pas seulement dans l’opinion publique. Le désaccord vient de la classe politique. Dans un entretien au quotidien libanais L’Orient-Le Jour, François Fillon affirme que la volonté de la France d’armer les «opposants» syriens «ne fait que prolonger la guerre». Pour l’ex-Premier ministre français, «il faut forcer tout le monde à aller aux négociations».

La victoire du peuple syrien sur ses ennemis est proche. Militairement, les groupes armés sont lâchés. Politiquement, les islamistes sont en phase d’être éjectés partout où ils ont cru avoir réussi à s’imposer par la duperie. La donne a définitivement changé. Le «printemps arabe» de Ben Hamad et Ben Jassem ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir.

Par Karim Bouali

http://www.algeriepatriotique.com/content/bientot-la-fin

Egypte : « la carte rouge » pour le président Morsi


DSC02246.JPG.1000x297x1Dimanche le 30 juin, c’est le premier anniversaire de l’arrivée au pouvoir en Egypte du président islamiste Mohamed Morsi.

Au lieu de la célébration, l’Egypte a présenté au protégé du mouvement Les Frères-musulmans « la carte rouge » politique. Dans les rues du Caire et des dizaines d’autres villes du pays, on voit partout des affiches avec le portrait de Morsi accompagné de mots « À bas ! ». L’opposition a proclamé le 30 juin le jour national de la protestation et a appelé tous les Egyptiens à prendre part aux manifestations.

Ce jour difficile pour Morsi a commencé à la veille, samedi. Déjà dès le soir du 29 juin, sur la place Tahrir, le QG principal de la révolution de 2011, se sont réunies quelques dizaines de milliers de personnes. En Egypte, il y a la canicule maintenant, une chaleur infernale, et le pic des manifestations antigouvernementales a lieu le soir, quand la chaleur tombe un peu. Mais à en juger par plusieurs milliers d’Egyptiens qui sortent déjà dans les rues, l’opposition réussira à réunir pour ces manifestations des millions de gens.

La raison principale du mécontentement des gens, c’est que l’Egypte ne peut toujours pas sortir de la crise économique, où le pays s’est trouvé après la révolution et à cause d’elle, dit le chef du centre de l’étude du Proche-Orient moderne à Saint-Pétersbourg Goumer Issaev. Mais le malheur de l’Egypte, c’est aussi l’absence d’un leader fort, capable d’unir le peuple.

« Je pense qu’il serait prématuré de parler d’une guerre civile. Mais la scission a lieu. L’absence de leaders évidents est le facteur central des événements actuels en Egypte. Dans la révolution égyptienne, il n’y avait pas de Khomeiny (l’ayatollah Khomeiny, le leader spirituel de la révolution iranienne de 1979). Morsi, lui, n’a pas l’étoffe de ce rôle. L’opposition n’a pas de leaders évidents non plus ».

L’armée égyptienne a fermé entièrement les frontières terrestres du pays un jour avant le 30 juin, les unités supplémentaires sont transférées sur le Sinaï, où il y a des milliers d’extrémistes armés prêts à prendre la défense du pouvoir des islamistes au premier appel. D’après les données des médias égyptiens, dans le pays se trouvent déjà jusqu’à 100 mille mouRévolution

Carton rouge

jahids. On a fermé le tunnel pour le passage des automobiles joignant le continent africain à l’Asie. En réalité, le Sinaï est entièrement coupé des territoires voisins.

Le mouvement Tamarod ( « l’Insurrection ») est l’initiateur des actions de protestation du 30 juin. Ses représentants affirment avoir déjà réuni 22 millions de signatures au soutien de la démission de Morsi.

Les tentatives du chef de l’État actuel de commencer le dialogue avec les leaders de l’opposition n’ont rien donné. Les accrochages entre les partisans et les adversaires de Morsi se prolongent toute la semaine. Samedi, 8 personnes ont péri. Des centaines de personnes sont blessées.

Les partisans du président – en Egypte, il y en a beaucoup aussi, affirment que les accusations présentées aux pouvoirs ne sont pas argumentées. Ils trouvent que l’Egypte connait en effet beaucoup de problèmes sociaux et économiques, mais ils existaient déjà sous l’ancien régime, et au cours des événements révolutionnaires, de nouveaux problèmes s’y sont ajoutés.

Le ministre de la Défense de l’Egypte Abdul Fattah Khalil al-Sisi s’est produit à la télévision et a prévenu le pays que les militaires interviendraient dans le cas où le carnage se produisait le 30 juin. L’armée, le principal arbitre politique dans le pays, a donné une semaine au gouvernement et à l’opposition pour l’acquisition du compromis sur la sortie de la crise politique intérieure. En cas de la déstabilisation ultérieure de la situation, a dit Abdul Fattah Khalil al-Sisi, « l’armée protègera l’État et le peuple égyptien ».

Andreï Fedyachine

Syrie : le message US à l’Iran?


obama-ahmadinejadLes Russes ont transmis aux Iraniens le message de John Kerry…

… selon lequel Washington a décidé de changer de cap au sujet de la crise syrienne. Tandis que la Russie, l’Iran, l’Egypte et une partie de l’opposition syrienne soutiennent l’idée de l’organisation de la conférence internationale de Genève II, avec la coordination des Etats-Unis, il y a un autre groupe de pays dirigé par la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite qui semble être prêt à tout faire pour entraver la tenue de cette conférence internationale sur le règlement de la crise en Syrie. Les pays européens et une partie de l’opposition syrienne préfèrent aussi que cette conférence n’ait pas lieu.

La réussite de la conférence de Genève II n’aura qu’un résultat très concret : le dialogue syro-syrien entre le gouvernement du président Bachar al-Assad et l’opposition. Entre-temps, il paraît que les dirigeants iraniens ont reçu de la Russie un message concernant la position de Washington par rapport à la crise syrienne : les Russes ont informé les Iraniens que la Maison Blanche a décidé de changer de cap par rapport à la crise en Syrie. C’est le message que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a reçu de la part du secrétaire d’Etat américain John Kerry, le 7 mai à Moscou. Selon des sources bien informées, Kerry aurait dit à Lavrov que les Etats-Unis ont accepté la participation de la République islamique d’Iran à la conférence internationale de Genève II sur le règlement de la crise syrienne, malgré l’opposition des pays comme l’Arabie saoudite.

Les victoires successives de l’armée syrienne dans son combat contre les terroristes pourraient avoir un effet direct sur la décision de la Maison Blanche de réviser sa position vis-à-vis de la Syrie. En outre, il y a des indices qui laissent deviner qu’une nouvelle agression militaire israélienne contre la Syrie pourrait entraîner cette fois-ci une vive réaction de Damas.

Ces évolutions ont amené le Qatar à essayer de reconstruire les ponts brisés entre Doha et Téhéran. L’Iran n’a pas encore accepté la demande de l’Emir du Qatar de visiter Téhéran, mais il paraît que l’échec du Qatar dans son jeu politique autour de la crise syrienne plaît aux dirigeants iraniens. Ces derniers s’attendent à ce que le Qatar joue un rôle régional proportionnel à son potentiel géopolitique. Une autorité qatarie qui a requis l’anonymat a déclaré qu’en réponse de sa demande de visiter Téhéran, l’Emir du Qatar a reçu un message écrit de la part des dirigeants iraniens qui a mis en garde contre toute tentative de Doha de jouer un rôle régional improportionnel à son potentiel géopolitique. Cette source indique que lorsque l’Emir du Qatar a reçu ce message, il n’a rien dit. Cependant, il paraît que les Qataris sont prêts maintenant d’écouter davantage les autres acteurs régionaux.

Quant à la Turquie, les dirigeants de ce pays ont pris une position tellement radicale contre le gouvernement du président Bachar al-Assad, qu’il est très difficile maintenant de trouver un mécanisme pour un nouveau rapprochement entre Ankara et Damas. Les hautes autorités turques ont ouvertement parlé de la nécessité du renversement du gouvernement syrien. Mais bientôt, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu sera obligé de s’occuper de nouveau du dossier syrien, mais cette fois-ci dans le sens d’un rapprochement avec Damas. Ainsi, contrairement aux souhaits du Premier ministre Recep Tayyib Erdogan, Davutoglu sera obligé d’annoncer le changement de la position de la Turquie par rapport à la crise syrienne.

http://french.irib.ir/analyses/item/258652-syrie-le-message-des-russes-semble-rassurer-t%C3%A9h%C3%A9ran