Archives du mot-clé OTAN

Renaissance du fascisme en Ukraine


Dans leur tentative d’arracher l’Ukraine de la sphère d’influence de la Russie, les USA-UE-OTAN se sont alliés eux-mêmes avec des fascistes – et ce n’est pas la première fois. Evidement, pendant des dizaines d’années, des millions de personnes ont « disparues » ou été assassinées par des formes paramilitaires fascistes armées et appuyées par les Etats-Unis. Lire la suite Renaissance du fascisme en Ukraine

La France en guerre ininterrompue depuis 2001


ob_c63d8f_mali-caesaFin 2001, sans l’aval du Parlement et dans le plus grand secret le « chef de guerre » Jacques Chirac téléguidé par son Etat-Major décide de faire entrer la France en guerre en Afghanistan au côté des forces atlantistes. Les forces de l’armée française interviennent dans la guerre d’Afghanistan dans deux opérations internationales distinctes : la force internationale d’assistance et de sécurité (ISAF) sous commandement de l’OTAN et l’opération Enduring Freedom sous commandement américain. En 2010, elle est quatrième contributrice de la coalition. Les forces combattantes sont retirées fin 2012. Lire la suite La France en guerre ininterrompue depuis 2001

Général russe: La Russie en état de guerre !


Leonid-IvashovDans un entretien publié le 10 février sur km.ru, le général russe Leonid Ivashov, ancien chef du bureau des affaires étrangères du ministère russe de la Défense et actuellement président de l’Académie des études géopolitiques, lance une mise en garde claire et précise les conséquences dramatiques pouvant découler de la crise ukrainienne : Lire la suite Général russe: La Russie en état de guerre !

La stratégie du chaos ou l’impérialisme décomplexé


titleLes guerres de l’Otan menées à l’initiative des Etats-Unis en Afghanistan et en Irak ont donné le signal du renouveau des guerres impériales au XXIe siècle.

Elles sont à l’évidence le modèle des interventions que l’armée française multiplie en Afrique depuis le bombardement de la la Côte d’Ivoire et de la Lybie en 2011, surtout par deux aspects que les unes et les autres partagent : vendues aux opinions publiques occidentales comme ayant pour objectifs la paix et la démocratie, elles aboutissent immanquablement à nourrir les dissensions civiles qu’elles étaient censées apaiser. Lire la suite La stratégie du chaos ou l’impérialisme décomplexé

Après avoir raté son coup en Algérie et en Syrie, BHL s’attaque à l’Ukraine.


Bernard-Henri Lévy in Kiev on Maïdan squareAvec des aventuriers sans foi ni loi tels que BHL, on pourrait croire que le philosophe des bobos est un opportuniste qui va là où les possibilités semblent plus ouvertes qu’ailleurs. Mais si l’on suit ce monsieur à la trace, on constate que rien n’ est dû au hasard ou à l’opportunisme. Il nous étale, sans le vouloir, tout ce qui se trouve derrière les évènements de ces dernières décennies. On peut dire que tous les coups tordus au niveau international dans lesquels sont impliqués l’Europe, Israël ou les Etats-Unis ont une constante : la présence, d’une façon ou d’une autre, de BHL. Lire la suite Après avoir raté son coup en Algérie et en Syrie, BHL s’attaque à l’Ukraine.

La France va-t-en-guerre


Tribune libre Palestine AlQuds_15

Afghanistan France HollandeJ’avoue être passablement surpris, pour ne pas dire agacé, par l’empressement de François Hollande à engager en première ligne les troupes françaises sur divers terrains d’opération. Il s’inscrit en cela dans la lignée de son prédécesseur à l’Élysée qui, en décidant en 2007 (avec une mise en œuvre effective en 2009) de réintégrer le commandement intégré de l’OTAN quitté en 1966, a donné une nouvelle orientation à la politique étrangère française. Lire la suite La France va-t-en-guerre

L’Europe, c’est la paix ?


Tribune libre Résistance

???????????????????????????????L’Europe, c’est la paix ? C’est en tout cas ce que l’on veut absolument nous faire croire. Parce qu’être contre l’Europe, c’est être pour la guerre !

Certes, depuis près de 70 ans, il n’y a pas eu d’affrontement militaire entre pays européens. Mais il y a de bonnes raisons à cela, et qui n’ont rien à voir avec un quelconque désir de paix, bien au contraire ! Car qui viendrait prétendre que nous vivons dans un monde pacifique ? Lire la suite L’Europe, c’est la paix ?

Entretien avec Valentin Vasilescu, victime d’un grave déni de justice


20vasilescu_valentin_luju.roPendant la grande vague d’OTAN-isation de l’Europe de l’Est, dont la Roumanie,  il y eu toute une série de mise à l’écart de personnalités intègres par des manœuvres politico-financières allant parfois jusqu’au grand banditisme, comme ce fut le cas de l’affaire des cigarettes 2 dans laquelle les autorités roumaines avaient essayé de mouiller notre ami Valentin Vasilescu. Cette affaire de cigarettes, qui cachait en fait un trafic d’un tout autre genre et de portée internationale, a été développée ici même dans ce blog. Après plusieurs années de lutte contre l’Etat roumain, Valentin Vasilescu vient de remporter le dernier round lui assurant une victoire totale, malgré la complicité (habituelle , à quelques exceptions près), des médias roumains.

Avic Lire la suite Entretien avec Valentin Vasilescu, victime d’un grave déni de justice

Nouveau type de coup d’état étatsunien


Anti government protests in UkraineQue se passait-il quand un régime ne reflétait pas tout à fait les intérêts des Etats-Unis ? Ils organisaient une opposition  et un coup d’état militaire s’en suivait pour mettre un de leurs agents à la tête du pays. C’était propre, direct et ça avait l’avantage de présenter les chefs d’état de ces pays comme des gens qui, décidément, ne comprendront jamais rien à la démocratie et qui peuvent être déposés comme on veut, quand on veut avec bonne conscience. La France était passée maître dans l’art de ce type de coups d’état en Afrique pendant que les Etats-Unis régissaient l’Amérique Latine de la même manière. Lire la suite Nouveau type de coup d’état étatsunien

Le dessous des ONG, une vérité cachée : Amnesty International


logoRVB1i au premier abord, les ONG poursuivent des objectifs louables s’orientant vers la défense des droits de l’Homme et de la dignité humaine, de plus en plus d’éléments démontrent que pour certaines de ces organisations ce constat est à relativiser. Infiltrées par des représentants des gouvernements, prenant part à certains conflits, passant sous silence d’autres ; en filigrane se dessinent les contours d’une stratégie qui est le reflet de la politique des départements des affaires étrangères. Lire la suite Le dessous des ONG, une vérité cachée : Amnesty International

Le gouvernement allemand étend sa mission militaire en Afrique


0,,16519384_303,00Selon des articles parus dans le Süddeutsche Zeitung et Spiegel Online, Berlin veut étendre massivement la participation allemande aux opérations militaires en Afrique. Ces comptes rendus relatent que la coalition gouvernementale entre les chrétiens démocrates et les sociaux-démocrates est en train de planifier une massive extension de la mission allemande au Mali. Lire la suite Le gouvernement allemand étend sa mission militaire en Afrique

C’est bien en France que maintenant la guerre s’engage!


Tribune Djerrad Amar

Liberer2Les français ont maintenant bien pris conscience, depuis la provocation de Valls visant à censurer un spectacle de l’humoriste Dieudonné que quelque chose avait changé dans les rapports entre les tenants du pouvoir en France et un peuple devenu de plus en plus critique et frondeur. Lire la suite C’est bien en France que maintenant la guerre s’engage!

Bachar al-Assad, nouveau Che Guevara !


Che-AssadLa Russie en compagnie des Etats-Unis et l’UE est en train de mettre sur pied la Conférence de Genève 2 consacrée au problème syrien. Mais derrière le rideau des palabres diplomatiques, on sent un creux cosmique de contenu, car la soi-disant opposition syrienne non seulement se fait de moins en moins représentative, mais qui plus est, perd sur tous les fronts militaires de cette guerre subversive concoctée par les Américains selon la formule d’un Laurence d’Arabie. Essence éphémère et hautement éthérée, la résistance énigmatique au sein d’un pays solidaire avec son président, apparaît de plus en plus comme un scion occidental enté sur l’ancien olivier syrien. Cette pousse n’est qu’une vulgaire envie rejetée par le tronc et se mourant à petit feu. L’opposition a vécu et l’initiative belliqueuse des incendiaires de la planète fit long feu. Lire la suite Bachar al-Assad, nouveau Che Guevara !

Israël a peur du système russe S-350E


7zrkLe S350E Vityaz est un système mobile AA et antibalistique réduit, supérieur à celui de la marine américaine RIM-174 ERAM (SM-6) qui devrait entrer dans la dotation 2014 des États-Unis et dans quelques années dans l’armée israélienne.

Le SM-6 est l’ancien missile mer-air SM-2ER BlockIV, sur lequel était monté le système de guidage du missile air-air  AIM-120C (AMRAAM). Le 2 Septembre 2013, au plus fort des tensions internationales connexes à une possible attaque américaine sur la Syrie, l’armée israélienne avec la complicité des États-Unis a lancé un missile cible Ankor, à partir d’un avion F-15B. Lire la suite Israël a peur du système russe S-350E

Al-Qaida, éternel supplétif de l’Otan


Recep Tayyip Erdoğan et Yasin al-Qadi
Recep Tayyip Erdoğan et Yasin al-Qadi

La mise au jour des liens unissant le Premier ministre, Recep Tayyip Erdoğan, à Al-Qaida bouleverse la politique turque. Non seulement Ankara soutenait très activement le terrorisme en Syrie, mais il le faisait dans le cadre d’une stratégie de l’Otan. Pour Thierry Meyssan, l’affaire montre aussi le caractère factice des groupes armés qui luttent contre l’État et le peuple syriens. C’est la première fois depuis le 11-Septembre qu’un chef de gouvernement de l’Otan est surpris la main dans le sac, en train de travailler personnellement avec Al-Qaida. Lire la suite Al-Qaida, éternel supplétif de l’Otan

Ce qui s’est vraiment passé en Ukraine, par Israël Adam Shamir


Ukraine1Il fait un froid de canard à Kiev, la ville légendaire aux dômes dorés sur les bords du Dniepr, creuset de la civilisation de l’ancienne Russie, et charmante entre toutes les capitales de l’Europe orientale. C’est une place cossue, agréable, les petits restos sympa pullulent, les rues sont nettes, les parcs soignés, et le fleuve est magnifique. Quant aux filles, elles sont jolies, et les hommes plutôt robustes. Lire la suite Ce qui s’est vraiment passé en Ukraine, par Israël Adam Shamir

Bouclier anti-missile : le fou-rire de Vladimir Poutine


CapturePoutBouclier anti-missile : Vladimir Poutine rit à la question d’un journaliste au sujet de l’hypocrisie de l’OTAN

Ce qu’il y a d’étonnant, c’est que le journaliste ne comprend même pas les raisons du fou-rire de Poutine. Affligeant! Lire la suite Bouclier anti-missile : le fou-rire de Vladimir Poutine

Qui est l’héritier de Mandela?


Tribune libre

Mouammar Kadhafi et Nelson Mandela
Mouammar Kadhafi et Nelson Mandela

Nelson Mandela n’est plus, mais l’injustice est toujours aussi répandue. Source d’inspiration pour les gens de bonne volonté, le grand homme aura gagné une bataille importante, mais son combat est loin d’être achevé. La rapacité ronge l’humanité. Nous pouvons compter sur les valets médiatiques de l’oligarchie pour ne pas nous l’expliquer.  Lire la suite Qui est l’héritier de Mandela?

Battu par les talibans, Washington décide de se venger sur la Russie et la Chine – Paul Craig Roberts


timthumb.phpAprès plusieurs jours de manifestations organisées, il est remarquable qu’il n’y ait eu relativement aucune violence policière en Ukraine. Contrairement aux États-Unis, au Canada, à la Thaïlande, la Grèce et l’Espagne, des manifestants pacifiques n’ont pas été battus, aspergés de gaz lacrymogènes, arrosés au canon à eau et passés au Taser par la police ukrainienne. Contrairement à l’Égypte, à la Palestine et au Bahreïn, les manifestants ukrainiens ne se sont pas faits tirer dessus avec de vraies balles. La retenue de la police et du gouvernement ukrainiens face à la provocation a été remarquable. Apparemment, la police ukrainienne n’a pas été militarisée par le département étasunien de la Sécurité intérieure. Lire la suite Battu par les talibans, Washington décide de se venger sur la Russie et la Chine – Paul Craig Roberts

Les émeutes à Kiev aident les États-Unis à défendre le bouclier de Deveselu?


Sergei Smolianinov, député de Sébastopol en Ukraine, a déclaré que les services spéciaux occidentaux, par le biais des agents qu’ils ont formés et entraînés, ont entrepris une tentative de renverser le pouvoir légal. Il a demandé au président russe d’envoyer des troupes en Ukraine, pour se défendre contre l’armée américaine et les agresseurs de l’OTAN. Lire la suite Les émeutes à Kiev aident les États-Unis à défendre le bouclier de Deveselu?

Libye : faisons le point deux ans plus tard…


Tribune libre Béatrice Doinette

Deux ans après l’attaque confuse de l’OTAN contre l’Etat libyen qui a mis un terme à la vie de milliers de personnes (pour les libérer de Kadhafi !), qui a détruit une bonne partie du pays et a mis fin à la Libye en tant qu’Etat, on découvre enfin les contre-vérités débitées par les ennemis étrangers du pays. (1) Quelles étaient les vraies raisons derrière l’assassinat de Khadafi ? Quel rôle a-t-il joué Israel ? Et enfin, qu’est-il arrivé au pétrole libyen ? Lire la suite Libye : faisons le point deux ans plus tard…

Pourquoi la France aurait été choisie comme coordinatrice des opérations de l’UE contre les terroristes revenant de Syrie ?


Tribune libre Byblos

969144-1146538D’aucuns affirment que la Syrie vivrait le dernier quart d’heure d’une agression quasi-universelle, une sale guerre qui a dépassé toutes les horreurs sans jamais dire son nom. Cette agression a échoué, ce qui ne saurait être reconnu comme une victoire. Lire la suite Pourquoi la France aurait été choisie comme coordinatrice des opérations de l’UE contre les terroristes revenant de Syrie ?

Avec Poutine à la tête de la Russie, l’Europe a raison d’être mal à l’aise


199960574Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch  aurait signé un accord avec la Russie, selon des sources anonymes relayées par l’éditeur du magazine britannique The Economist Edward Lucas. Lire la suite Avec Poutine à la tête de la Russie, l’Europe a raison d’être mal à l’aise

Ukraine : et c’est reparti pour un tour !


Tribune libre Byblos

48Les événements du 11 Septembre 2001 avaient permis aux Etats-Unis d’enclencher une série d’opérations majeures destinées à leur permettre, enfin, de capitaliser sur la chute de l’URSS. L’offensive Lire la suite Ukraine : et c’est reparti pour un tour !

Vers une nouvelle intervention de l’OTAN en Libye ?


-image-164808-grandeScènes de guerre. Les milices islamistes rivales se battent dans le centre de Tripoli.

Hier, 50 civils ont été tués et près de 500 blessés gravement, principalement par un tir massif de mitrailleuses antiaériennes lourdes et de grenades auto-propulsées par fusée. Un crime massif de la puissante milice islamiste de Misrata, une véritable ville-État dans le non-Etat libyen. La milice de Misrata a été créée et armée en 2011 par les généraux français de l’OTAN suivant les ordres de Sarkozy et les propositions de BHL, le lobbyiste sioniste. Misrata était « l ‘exemple d’une nouvelle Libye démocratique » (sic) selon BHL en 2011. Lire la suite Vers une nouvelle intervention de l’OTAN en Libye ?

Une vidéo qui dérange. Torture d’un prisonnier afghan


maxresdefaultCette vidéo  qui vient d’être postée par Rolling Stone montre un prisonnier afghan solidement ficelé et plaqué au sol par de solides gaillards, et en train de de se faire tabasser sous l’œil goguenard de soldats, américains semble-t-il. Comme d’habitude, quand une vidéo de ce type commence à circuler, nous avons droit à l’habituel « une enquête est en cours » des autorités militaires de l’OTAN.

Avic

Scénario de guerre régionale: Jeux de guerre de l’OTAN des États-Unis et de la Turquie au large des côtes syriennes


Tribune libre Béatrice Doinette

20110214_110211-esbern-snare01Selon les reportages de la presse turque, le haut commandement de la Turquie sera l’hôte de l’exercice militaire Invitex de l’OTAN en Méditerranée orientale, un geste évident de provocation envers la Syrie.

L’exercice militaire Invitex-Eastern Mediterranean est prévu du 4 au 14 novembre.

Silence assourdissant : pas un seul média occidental n’a mentionné ces jeux de guerre.

Le communiqué officiel du haut commandement des Forces armées turques (TSK) suggère un scénario de jeux de guerre impliquant une guerre régionale et fondé sur l’hypothèse d’une escalade militaire dans la guerre secrète menée par les États-Unis, l’OTAN et Israël en Syrie. Les pays considérés comme une menace pour la Turquie et l’OTAN ne sont pas mentionnés.

Selon la dépêche des Forces armées turques, différents types d’opérations navales sont envisagés. Bien que le mot « guerre » ne soit pas mentionné, l’objectif déclaré consiste à « traiter une crise régionale », probablement par des moyens militaires plutôt que diplomatiques.

Frégate turque F-245 TCG Oruç Reis
Frégate turque F-245 TCG Oruç Reis

 

Le but est d’« améliorer la coopération et la formation mutuelle entre les pays participants ». À lire entre les lignes, cela suggère une meilleure coordination militaire contre des ennemis potentiels au Moyen-Orient, dont la Syrie et l’Iran.

« Selon une déclaration des Forces armées turques (TSK) du 4 novembre, les plateformes de l’OTAN, de la Marine étasunienne, des Forces navales, aériennes et de la Garde côtière turques participeront à l’exercice » (Hurriyet Daily News, Turquie)

On prévoit un important déploiement de la puissance aérienne et navale.  Selon le communiqué des TSK, les unités participantes sont :

SNMG-2 de l’OTAN (trois frégates), la marine étasunienne (une frégate), la marine turque (trois frégates, deux corvettes, quatre bateaux d’attaque rapide, trois sous-marins, deux pétroliers, deux patrouilleurs, un navire de débarquement, un remorqueur, un aéronef de patrouille maritime, cinq hélicoptères, une équipe amphibie, une équipe navale de destruction d’ADM (Multi National Maritime Security Center of Excellence), la Garde côtière turque (trois bateaux) et la Force aérienne turque. (Ibid.)

De-Zeven-Provinciën-class-frigate-300x268Les frégates sont utilisées pour les opérations amphibies et le débarquement de forces terrestres. Il est à noter que les jeux de guerre comprennent sept frégates, sans compter le navire de débarquement et une équipe amphibie.

SNMG 2 fait référence à Standing NATO Maritime Group 2, NATO standing maritime Immediate Reaction Forces (Groupe maritime permanent de l’OTAN 2, Forces maritimes permanentes de Réaction immédiate de l’OTAN). SNMG 2 est « une force maritime multinationale et intégrée, composée de navires de diverses nations alliées qui s’entraînent et opèrent ensemble comme une seule équipe ». Les États membres de l’OTAN impliqués dans les jeux de guerre n’ont pas été divulgués.

Fait important, ces jeux de guerre chevauchent des exercices militaires bilatéraux entre la Turquie et la Jordanie, dans lesquels participent les forces spéciales des deux pays.

De Zeven Provinciën, frégate de classe (Pays-Bas) (à droite)

Ces exercices bilatéraux entre la Turquie et la Jordanie n’ont pas fait l’objet d’une couverture médiatique. Ils doivent se terminer le 9 Novembre. Ces exercices consistent à renforcer la coopération militaire entre les deux pays, qui tous deux utilisent des forces spéciales dans la formation et l’hébergement de mercenaires rebelles.

L’objectif des jeux de guerre est de menacer la Syrie.

Les deux ensembles de jeux de guerre seront coordonnés. À cet égard, on semble envisager un scénario d’invasion d’un pays ennemi non nommé par des navires de guerre stationnés en Méditerranée orientale et soutenus par une puissance aérienne. Cette opération serait menée en coordination avec les États-Unis, l’OTAN et des forces spéciales alliés sur le terrain opérant à partir de la Turquie et de la Jordanie, et appuyant des forces rebelles affiliées à Al-Qaïda.

L’appui de la Turquie et de la Jordanie à l’afflux de mercenaires et de forces spéciales clandestines en Syrie, y compris d’escadrons de la mort, aux frontières nord et sud du pays, est amplement documenté.

La Russie est-elle menacée par ces jeux de guerre? La Russie est un allié de la Syrie. Elle a une base navale en Méditerranée orientale, opérant à partir du port de Tartous au sud de la Syrie.

Amère ironie du sort, l’OTAN mène des jeux de guerre à grande échelle à proximité de la frontière russe, coïncidant avec les exercices militaires Invitex. L’Ukraine, qui n’est pas membre de l’OTAN, participe à ces jeux de guerre visant la Russie.

« L’exercice militaire, appelé Steadfast Jazz , verra l’alliance occidentale mettre à l’épreuve 6000 de ses soldats, marins et aviateurs en Pologne et dans la région de la mer Baltique du 2 au 9 novembre […] »

Pendant ce temps, les États-Unis menacent la Chine dans le cadre du virage asiatique d’Obama : du 25 au 28 octobre, le Navy Carrier Strike Group Five des États-Unis (le plus grand groupe d’attaque des États-Unis), dirigé par le USS George Washington, a pris part à des exercices militaires conjoints en mer de Chine du Sud.

Texte original : Regional War Scenario. NATO-US-Turkey War Games Off the Syrian Coastline, publié le 5 novembre 2013

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

http://www.mondialisation.ca/scenario-de-guerre-regionale-jeux-de-guerre-de-lotan-des-etats-unis-et-de-la-turquie-au-large-des-cotes-syriennes/5356991

L’Ukraine enfin indépendante de la Russie?


196845320Après 22 ans d’indépendance ukrainienne tout le monde s’est habitué aux manœuvres de Kiev.

D’une part l’Ukraine mène une politique orientée sur l’européisation, qui découle de la logique même du développement de l’Europe de l’Est après l’effondrement du communisme; d’autre part, elle a toujours cherché à conserver de bonnes relations avec la Russie. Cette dualité est logique. De par son histoire et sa population hétérogène l’Ukraine ne pouvait pas fuir loin de Moscou sans se retourner, comme l’ont fait les pays baltes sans penser à l’effondrement économique qui s’ensuivrait.

Ces manœuvres étaient possibles seulement parce que la Russie le permettait, qui avait du mal à se résigner au fait que l’Ukraine devienne une « étrangère », alors qu’elle n’avait jamais été perçue comme une entité indépendante. La Russie a longtemps eu l’impression que deux peuples aussi proches ne pouvaient pas se séparer d’un coup, tout simplement.

En exagérant légèrement, le modèle des relations entre les deux pays après 1991 pourrait être résumé de la manière suivante : la Russie et l’Ukraine sont deux pays indépendants qui ne croient pas complètement à l’indépendance définitive de l’un envers l’autre. Ce doute a engendré une suspicion mutuelle accrue et la certitude que ces relations ne peuvent être que « spéciales ». Le virage serré négocié par Viktor Iouchtchenko n’a fait que confirmer le caractère nuisible de telles tentatives et a conduit au fiasco politique.

Mais il est impossible de demeurer éternellement dans un état intermédiaire. Kiev aurait volontiers gardé toutes les options ouvertes, cherchant à profiter au maximum des avantages des deux côtés. L’Ukraine est encore loin d’être une nation politique unie capable de formuler clairement ses intérêts. C’est pourquoi tout « choix irréversible », comme l’a montré l’expérience d’Iouchtchenko, risque de provoquer des bouleversements. Cependant, l’Ukraine ne peut plus rester dans l’indécision : ses partenaires extérieurs veulent qu’elle choisisse.

D’abord parce que la Russie change. Son aspiration à conserver un leadership abstrait sur le territoire de l’ex-URSS cède la place à des plans concrets. Et l’Union douanière, en dépit de tous ses défauts et lacunes, représente le premier projet d’intégration sérieux depuis la disparition de l’URSS. L’appartenance à cette union offre des avantages mais impose aussi des engagements. En d’autres termes, il est impossible de se limiter à une participation nominale avec un statut « entre deux chaises ». En même temps, bien que la Russie soit intéressée par l’adhésion de l’Ukraine, elle n’est pas prête à le faire par tous les moyens uniquement pour l’avoir dans son harnais.

D’autre part, l’UE exige également une décision de l’Ukraine. Bruxelles a été le premier à dire que Kiev devait choisir et qu’il ne pouvait pas suivre deux chemins à la fois. L’accord d’association que l’Ukraine va signer à Vilnius n’est pas une forme d’intégration et il n’est même pas question d’adhérer à l’UE à terme. Cependant, il implique l’adoption de normes et de règles qui réduisent significativement la marge de manœuvre du pays. L’Union européenne se préoccupe peu des conséquences pour l’Ukraine, même si elle risque de perdre ses principaux marchés et d’avoir des problèmes avec son fournisseur d’hydrocarbures.

On comprend l’insistance de l’UE. En pleine crise européenne et alors que l’expansion de l’UE est au point mort, il est primordial pour Bruxelles de montrer qu’il évolue et demeure le principal centre de gravité en Europe. Les accords proposés aux pays du Partenariat oriental n’engagent en rien l’Union européenne. En revanche, ils créent une accroche institutionnelle qui retient les voisins dans sa sphère d’influence – au moins jusqu’à ce que l’UE comprenne ce qu’elle veut exactement de Kiev ou de Chisinau.

En passant au niveau supérieur dans ses relations avec l’UE l’Ukraine fait tout de même un choix. Dans cette situation il ne faut pas s’attendre au maintien de la nature intermédiaire et spéciale des relations avec la Russie. Le passage à un régime commercial normal, identique au modèle qu’elle applique à tous les autres pays, serait l’acte final de reconnaissance de l’indépendance de l’Ukraine. De nouvelles formes plus favorables de relations seraient peut-être possibles à termes, mais elles devront commencer sur une page blanche.

C’est un moment douloureux, notamment pour Kiev, mais l’indépendance a un prix. Les pays baltes s’en souviennent bien avec leur épisode de « social-darwinisme » économique dans les années 1990. Il est primordial que ces décisions ne soient pas raccrochées à des slogans politiques et soient mûrement réfléchies. Mais à observer l’Ukraine et à écouter ses politiciens, on n’est pas convaincu que ce sera le cas.

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction

La Russie est-elle imprévisible? Peut-être, mais n’exagérons rien: il arrive souvent qu’un chaos apparent obéisse à une logique rigoureuse. D’ailleurs, le reste du monde est-t-il prévisible? Les deux dernières décennies ont montré qu’il n’en était rien. Elles nous ont appris à ne pas anticiper l’avenir et à être prêts à tout changement. Cette rubrique est consacrée aux défis auxquels les peuples et les Etats font face en ces temps d’incertitude mondiale.

Fedor Loukianovrédacteur en chef du magazine Russia in Global Affairs.

http://fr.ria.ru/tribune/20131101/199695913.html

Deux ans après la fin de la guerre des Etats-Unis et de l’OTAN en Libye


Digital StillCameraAujourd’hui, 31 octobre 2013, marque le deuxième anniversaire de la fin de la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN dans le but d’opérer un changement de régime en Libye. Il ne faut guère s’attendre à que ce deuxième anniversaire soit fêté en fanfare à Washington, dans les capitales d’Europe occidentale ou en Libye même.

Cette guerre qui a duré près de huit mois a atteint son objectif à savoir le renversement du régime du colonel Mouammar Kadhafi. Le meurtre de ce dernier aux mains d’une horde de « rebelles » soutenus par l’OTAN avait incité le président Barack Obama à proclamer depuis la roseraie de la Maison Blanche que ce sordide événement signalait l’avènement d’une « Libye nouvelle et démocratique. »

Deux ans plus tard, il n’y a aucune trace d’une telle Libye. Le pays, qui a été bombardé par l’armée américaine et ses alliés européens, se trouve dans un état de désintégration avancé. L’on apprenait lundi que la production pétrolière qui génère la quasi-totalité des recettes d’exportation du pays et plus de la moitié de son produit intérieur brut, avait chuté à 90.000 barils par jour, à moins d’un dixième de la capacité d’avant la guerre.

D’importantes installations ont été saisies par des milices armées. En Libye orientale, ces milices prônent la partition du pays en trois gouvernorats – Cyrénaïque, Tripolitaine et Fezzan – comme c’était le cas sous le régime colonial de l’Italie fasciste.

Selon des estimations, il existe près d’un quart de million de miliciens qui sont armés et payés par le gouvernement libyen et qui agissent en toute impunité sous la direction d’islamistes et de seigneurs de guerre régionaux. Les seigneurs de guerre constituent la principale puissance du pays.

Des affrontements entre ces milices, des attaques contre le gouvernement et l’assassinat de ses fonctionnaires sont chose courante. Au début du mois, le premier ministre libyen, Ali Zeidan a été lui-même enlevé par une milice islamiste qui avait agi en signe de protestation contre l’enlèvement le 5 octobre d’un présumé agent d’al Qaida, Abou Anas al-Liby, par des forces spéciales américaines.

Des milliers de Libyens ainsi que des travailleurs migrants d’Afrique subsaharienne sont gardés au secret dans des prisons de fortune contrôlées par les miliciens, soumis à la torture et tués.

Les conditions de vie de la population de cette nation riche en pétrole sont restées épouvantables et le taux de chômage réel est évalué à plus de 30 pour cent. Un million de personnes, dont un grand nombre sont des partisans de l’ancien régime, sont toujours déplacées à l’intérieur du pays.

La continuation de ce chaos deux ans après la fin de la guerre reflète le caractère de la guerre elle-même.

Les Etats-Unis et leurs principaux alliés de l’OTAN, la Grande-Bretagne et la France, avaient lancé la guerre sous le prétexte qu’elle était une intervention humanitaire dont l’objectif était seulement de protéger des vies innocentes. Sur la base d’affirmations infondées selon lesquelles sans une intervention immédiate un massacre imminent de la population révoltée dans la ville orientale de Benghazi par le gouvernement aurait lieu, les puissances de l’OTAN ont fait passer au Conseil de sécurité de l’ONU la résolution 1973 leur permettant d’instaurer une zone d’exclusion aérienne et de « prendre toutes les mesures nécessaires » pour protéger des civils.

Cette résolution a servi de pseudo caution à une guerre impérialiste d’agression qui a tué quelque 50.000 civils libyens et en a blessé au moins autant. Dans cette guerre, il n’était manifestement pas question de sauver des vies, il s’agissait plutôt d’une guerre de pillage néocoloniale dont le principal but était de faire chuter le régime Kadhafi pour imposer à sa place un fantoche plus complaisant.

Washington et ses alliés avaient monté cette guerre essentiellement comme une réaction stratégique aux soulèvements de masse de la classe ouvrière contre les régimes appuyés par l’occident en Tunisie, à l’ouest et en Egypte, à l’est de la Libye. Le principal objectif était d’arrêter la propagation de la révolution et de maintenir dans la région l’hégémonie des Etats-Unis et de l’Europe de l’ouest tout en y remplaçant l’influence économique et politique de la Chine et de la Russie et en contrôlant plus directement les réserves énergétiques de la Libye.

Le fait que la tentative des puissances impérialistes de camoufler le caractère néocolonial de la guerre a bénéficié de l’aide de toute une couche de forces soi-disant de gauche tant en Europe qu’aux Etats-Unis revêt une signification toute particulière.

Ces éléments, qui incluent des groupes tels que le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France, le Socialist Workers Party (SWP) en Grande-Bretagne et l’International Socialist Organization (ISO) aux Etats-Unis, présentent la guerre impérialiste contre la Lybie non pas comme une simple « intervention humanitaire » mais comme une « révolution » par les Libyens eux-mêmes.

A ce jour, ces gens se sont tus sur l’état actuel de la Libye et ce pour de bonnes raisons. La dislocation du pays en fiefs de seigneurs de guerre rivaux, la paralysie de l’économie et la pauvreté de sa population sont la preuve que ce qu’ils avaient soutenu en Libye en 2011 n’avait pas été une « révolution », mais un viol impérialiste.

Le régime qui a été porté au pouvoir ne dispose d’aucune autorité précisément parce qu’il doit son succès non pas à un soulèvement populaire révolutionnaire mais à une campagne de bombardement soutenue des Etats-Unis et de l’OTAN, complémentée par des opérations menées par des milices islamistes. Ces milices, dont un grand nombre est lié à al Qaida, avaient, sous la direction des forces spéciales américaines, britanniques, françaises et qatari, servi de troupes terrestres à l’OTAN.

Deux ans après la guerre, cette même couche de la pseudo gauche continue de promouvoir l’intervention impérialiste en vue d’un changement de régime en Syrie – en célébrant une fois de plus les manœuvres de la CIA, de l’Arabie saoudite, du Qatar et de la Turquie, ainsi que les atrocités sectaires commises par les milices d’al Qaida, comme une « révolution. »

Ces groupes utilisent ces guerres pour forger des liens encore plus étroits avec leurs propres gouvernements et élites dirigeantes. Leur politique qui, pour l’essentiel, est indiscernable de celle pratiquée par la CIA et le gouvernement Obama, reflète les intérêts d’une couche privilégiée de la classe moyenne supérieure qui est devenue un nouvel appui pour l’impérialisme.

Si la guerre des Etats-Unis et de l’OTAN a réussi à évincer et à assassiner Kadhafi et a mis en ruines une grande partie de la Libye, les objectifs impérialistes visant à piller la richesse pétrolière du pays et à le transformer en une plateforme de l’hégémonie américaine dans la région sont loin d’avoir été réalisés.

Reflétant la grande préoccupation qui règne dans les cercles dirigeants américains et les agences de renseignement à Washington, l’éditorialiste auWashington Post, David Ignatius, a écrit la semaine passée que la Libye représentait « une étude de cas illustrant les raisons pour lesquelles l’influence de l’Amérique a diminué au Moyen-Orient. » Il a reproché au gouvernement Obama de n’avoir pas pris « les mesures nécessaires au cours de ces deux dernières années [qui] auraient pu freiner la chute du pays dans l’anarchie. »

Entre-temps, deux ans après le retrait des troupes américaines, l’Irak sombre dans la guerre civile, et le bilan des victimes a grimpé à des niveaux record avoisinant ceux atteints durant l’occupation américaine. En Syrie, le gouvernement Obama s’est vu contraint de renoncer au recours direct à la force militaire américaine face à une écrasante opposition populaire tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, et qui était motivée par l’énorme hostilité à l’égard des précédentes guerres menées sur la base de mensonges dans l’intérêt de l’oligarchie financière.

Bien que la crise soit venue contrecarrer le calendrier de Washington pour la guerre en Syrie, elle rend, en dernière analyse, des conflagrations encore plus catastrophiques non pas moins, mais plus vraisemblables. Cette menace doit être combattue par la construction d’un nouveau mouvement de masse anti-guerre basé sur la classe ouvrière et dirigé contre le système de profit capitaliste qui est la source de la guerre et du militarisme.

Bill Van Auken

http://www.wsws.org/fr/articles/2013/nov2013/pers-n02.shtml