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L’Europe, c’est la paix ?


Tribune libre Résistance

???????????????????????????????L’Europe, c’est la paix ? C’est en tout cas ce que l’on veut absolument nous faire croire. Parce qu’être contre l’Europe, c’est être pour la guerre !

Certes, depuis près de 70 ans, il n’y a pas eu d’affrontement militaire entre pays européens. Mais il y a de bonnes raisons à cela, et qui n’ont rien à voir avec un quelconque désir de paix, bien au contraire ! Car qui viendrait prétendre que nous vivons dans un monde pacifique ? Lire la suite L’Europe, c’est la paix ?

L’ONU, la nouvelle Société des Nations ?


Hailé Sélassié à la Société des Nations
Hailé Sélassié à la Société des Nations

L’ONU subira-t-elle le sort de la Société Des Nations ? Avec la conférence de Genève 2 elle vient de faire un grand pas décisif dans ce sens. Mais à la différence de la SDN, l’ONU ne disparaitra pas en catimini, vite remplacée par une autre organisation ‘’internationale’’ taillée sur mesure pour une poignée de puissances hégémoniques. Ce qu’il y a de nouveau, c’est que tout le monde voit et comprend aujourd’hui ce que seuls quelques personnes comme le Général de Gaulle avaient vu et compris en leur temps. Toutes les organisations internationales, sans exception, ont révélé leur vraie nature : des outils pour l’impérialisme. Lire la suite L’ONU, la nouvelle Société des Nations ?

Poutine prépare l’Iran


epa_rouh_put.jpg.740x-x1Un peu de répit pour la Syrie. Mais ce n’est qu’un répit. Tous les protagonistes savent bien que ce n’est pas encore fini. La Russie a beau multiplier les obstacles et créer des situations qui obligent les assaillants à reformuler les raisons pour lesquelles ils ‘’sont tenus’’ d’attaquer la Syrie, la volonté de dépecer ce pays reste intacte. La seule chose qui a sauvé la Syrie jusqu’à présent, c’est que les agresseurs se sentent encore obligés d’habiller leur acte criminel de manière à ce qu’il n’apparaisse pas trop comme tel.

Les russes, les iraniens et les chinois en ont forcément conscience. S’ils pouvaient avoir quelques doutes, le souvenir des coups fourrés libyens, et surtout irakiens les ramènerait à la réalité. Notamment au sujet des inspections des armes de destruction massives de Saddam Hussein qui ne furent, en fait, qu’un des plus sûrs moyens de préparer l’invasion de l’Irak. La France a déjà été envoyée au charbon pour proposer des projets de résolution de l’ONU dont ils pourront exploiter les failles pour permettre une intervention ‘’légale’’.  Rien de nouveau. Il n’y a que Fabius pour ne pas voir que tout le monde le voit venir.

Mais en changeant les paramètres du plan des agresseurs et en les obligeant à revoir leurs calculs, la Russie gagne un temps précieux qu’elle peut mettre à profit pour, d’une part, élargir le camp des opposants à la guerre dans le monde, grâce à une prise de conscience de plus en plus étendue des inepties pro-guerre, et d’autre part, renforcer le système de dissuasion d’une attaque en équipant un peu plus la Syrie et ses alliés, l’Iran en particulier.

Pour ce deuxième volet, Poutine n’a pas perdu de temps. Il vient de décider de livrer à l’Iran les fameux systèmes de missiles S-300 dont le contrat de livraison, signé en 2007, avait été annulé par Medvedev sous la pression des Etats-Unis (et Israël). En outre, le président russe rencontrera le président iranien Hassan Rohani le 13 septembre en marge du sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghaï, à Bichkek, au Kirghizistan, pour discuter de la coopération militaire et technique entre leurs deux pays. C’est ce qu’a annoncé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Ces décisions de Vladimir Poutine, somme toute prévisibles, nous les annoncions déjà dans deux articles de Valentin Vasilescu le 18 juin et le 20 juin. Cela montre que la Paix peut aussi avoir ses stratèges et, dans ce camp, il n’y a pas que la Russie. Il y a aussi la Chine qui, bien qu’on l’entende très peu, n’en agit pas moins. Ces stratèges habiles œuvrent pour l’humanité. Les esprits chagrins diront qu’ils travaillent d’abord pour leurs intérêts. Qu’est-ce que ça change ? Le résultat pour nous est là. Il y en a même qui diront : attendez de voir ce qui vous attend demain. Entre apocalypse Now et apocalypse demain, je choisis, sans hésitation, apocalypse demain.

Quand j’ai débuté ce blog, j’avais écrit : Poutine, prix Nobel de la Paix 2013. En fait, il n’est nul besoin de ces gadgets pour savoir qui sont les véritables champions de la Paix. Ces prix aux noms ronflants serviraient plutôt à désigner les bellicistes purs et durs. Pendant que les va-t’en-guerre se congratulent et se distribuent des prix, les hommes de paix s’emploient désespérément à déjouer leurs plans machiavéliques. Quant au peuple, ce peuple tant encensé et paré de toutes les vertus, il continue de moutonner et de jouer son vrai rôle de peuple, celui de supporters et de pom-pom girls, pendant que les vrais joueurs se taclent sur le terrain. A défaut de pouvoir agir, il devrait, au moins supporter ses intérêts humains, et non ceux d’un des joueurs en particulier. Et les intérêts humains passent d ‘abord par la paix entre les humains. C’est plus sûrement Poutine et Rohani qui défendent cette paix que Netanyahou, Obama et leurs laquais. C’est une évidence qui finira bien par s’imposer à tous.

Avic

Un message de l’Union des journalistes syriens pour la paix dans le monde


Lumieres-pour-la-Paix-Sophy-Rotbard1-400x299République Arabe Syrienne, le 9 septembre 2013

Depuis environ 30 mois, la Syrie a été exposée à une attaque féroce menée par Takfiri terrorisme international et financé par les Etats régionaux et arabes, sous la supervision des grandes nations qui alimentent la crise dans le pays et déjouent les efforts politiques pour favoriser le dialogue et la construction de la démocratie . Malheureusement, ces mêmes nations soutiennent le terrorisme takfiri.

Le mercredi le 21 d’août 2013, le monde a reçu les nouvelles disant qu’une attaque chimique avait été lancée dans la campagne de Damas. Le gouvernement syrien a, à maintes reprises, appelé à une enquête internationale et scientifique soutenu par les Nations Unies des faits et les accusations à son égard.  Alors que les Etats-Unis, l’Angleterre , la France et d’autres pays ont été prompts à blâmer, sans aucune enquête ou de preuve , le gouvernement syrien de mener à bien cet avertissement d’attaque, en notant qu’une ligne rouge a été franchie et que l’action militaire était sur la table » sanctionner le gouvernement syrien, même sans mandat de l’ONU.

Ce n’est pas nouveau que la récente administration américaine est parsemée d’exemples d’opérations sous faux pavillons , carrément des mensonges et les distorsions de la réalité pour mener à bien leurs projets politiques et des aventures militaires. Le monde a été témoin de comment la récente administration américaine a menti sur les armes irakiennes de destruction massive pour cautionner l’invasion de l’Irak en 2003 et l’assassinat d’innocents qui suit et la destruction de la société. Et, plus récemment, nous pourrions encore voir comment les Etats-Unis ont trompé l’ONU lorsque le gouvernement américain a utilisé la résolution 1973 (la création de zone d’exclusion aérienne et l’utilisation de «  tous les moyens nécessaires » pour protéger les civils en Libye ) pour réaliser le changement de régime en Libye. L’usage de la force en Irak et la Libye a subi des conséquences terribles et il n’y a eu aucune sécurité, la stabilité ou à l’amélioration des conditions de vie dans la région.

Nous, les journalistes de Syrie, disons que l’agression américaine n’est qu’une violation flagrante de la légalité internationale, Charte des Nations Unies et de l’irrespect flagrant de toutes les lois et conventions internationales. Nous affirmons que la Syrie a le droit à l’auto- défense et le commandement militaire est de définir la manière de représailles sur l’agression possible. Nous avons , également , affirmé que le prétexte américain de défendre le peuple est exposé à tous, affirmant que les Etats-Unis et tous ceux qui voudraient prendre part à toute agression, ce qui entraînerait la mort de milliers d’innocents  doivent être tenus pour responsables. Nous n’appelons pas à la guerre. Nous appelons à la paix. Les enquêteurs de l’ONU doivent prendre leur temps pour parvenir à des résultats scientifiques très loin des interventions politiques.

Les journalistes sont des messagers de paix.

Nous avons besoin de votre solidarité

Pour arrêter l’attaque prévue

Pour rechercher une solution pacifique à notre crise par Genève 2 parrainée par l’ONU

Pour fournir de l’aide pour les personnes qui avaient été contraintes de quitter leurs maisons à cause de la guerre terroriste lancée sur l’état

Pour arrêter le rôle des médias destructrice dans le but d’avoir fomenté le terrorisme en Syrie et d’incitation à l’extrémisme

Oeuvrons ensemble pour la sécurité et la paix selon les règles du droit et de l’éthique . Il doit être noté que le peuple de Syrie a une grande civilisation et ils attendent avec impatience de bâtir un avenir sur les bases de la démocratie, de paix et de fraternité instigateur d’une stabilité mondiale

Chadie Nassere

Directeur de Cabinet de le president de l’UJ

E-mail: Rambookstore@hotmail.com

N’hésitez pas à me contacter

Illustration : Lumières pour la Paix

source : http://artsenik.artblog.fr/318983/Lumieres-pour-la-Paix-image-numerique-Sophy-Rotbard/

via  http://www.mondialisation.ca/un-message-de-lunion-des-journalistes-syriens-pour-la-paix-dans-le-monde/5348919

Les militaires et les citoyens français mobilisés contre la guerre en Syrie (vidéo)


militaire-contre-la-guerreIl n’y a pas que les militaires américains qui refusent de faire la guerre aux côtés d’Al-Qaïda. Ce sont maintenant les militaires français qui s’y mettent. Combien seront-ils dans quelques jours ? Nombreux, j’espère. Mais quelque soit leur nombre, par leur geste ils auront au moins tenté de sauver l’honneur de la France, bien mal en point depuis quelques temps.

Avic

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Kerry et chutzpah – Uri Avnery


kerryIsraelS’il vous arrive de tomber sur John Kerry à l’aéroport Ben Gourion, vous pouvez vous demander s’il est en train d’arriver ou de partir. Il peut bien se le demander lui-même.

Cela fait plusieurs semaines maintenant qu’il consacre la majeure partie de son précieux temps à des réunions avec Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas, en essayant d’avoir ces deux personnes ensemble.

Il y a environ une demie heure de trajet de voiture entre le bureau du Premier ministre à Jérusalem et la Mukata’ah du Président palestinien à Ramallah. Mais ils sont plus éloignés l’un de l’autre que la Terre et Mars.

Kerry a pris sur lui de les amener à se rencontrer – peut-être quelque part dans l’espace. Sur la lune, par exemple.

***

SE RENCONTRER POUR quoi faire?

Ah, c’est là le hic. L’idée semble être de se rencontrer juste parce qu’il faut se rencontrer.

Nous avons vu cette procédure pendant des années. Les présidents américains successifs ont tous entrepris de rapprocher les deux parties. Il s’agit d’une croyance américaine, enracinée dans la tradition anglo-saxonne, que si deux personnes convenables et raisonnables se réunissent pour débattre de leurs différences, tout va rentrer dans l’ordre. C’est presque automatique: rencontre – dialogue – accord.

Malheureusement, ça ne fonctionne pas vraiment de cette façon avec les conflits entre les nations, des conflits qui peuvent avoir de profondes racines historiques. Pendant les réunions entre les dirigeants de ces nations, ils ne sont là souvent que pour se lancer à la figure d’anciens accusations, dans le but de convaincre le monde que l’autre côté est complètement dépravé et méprisable.

Chaque camp, ou les deux à la fois, peut être intéressé à prolonger les réunions indéfiniment. Le monde regarde la réunion des leaders, le médiateur et les photographes travaillent dur, tout le monde parle sans cesse de paix, paix, paix.

Je me souviens d’un monsieur scandinave du nom de Gunnar Jarring. Vous vous souvenez? Non? Ne vous culpabilisez pas. Il est éminemment oubliable. Un diplomate suédois tout à fait comme il faut (et Turquologue), il a été mandaté par l’ONU au début des années 1970 pour amener les Egyptiens et Israéliens autour d’une table de négociation pour parvenir à des accords de paix entre eux.

Jarring a pris très au sérieux sa mission historique. Il a fait inlassablement la navette entre Le Caire et Jérusalem. Son nom est devenu une blague en Israël, et probablement en Egypte, aussi.

Les protagonistes d’alors étaient Anwar Sadat et Golda Meir. Comme nous l’avons révélé à l’époque, Sadate a délivré à Jarring un message capital: en échange de la restitution de l’ensemble de la péninsule du Sinaï, conquise par Israël en 1967, il était prêt à faire la paix. Golda a rejeté cette proposition d’un revers de main. Il n’y avait eu, bien sûr, aucune réunion.

(Une blague populaire circulait à l’époque ; Golda et Sadate en face l’un de l’autre à partir de rives opposées du canal de Suez; Golda a crié: « faites l’amour pas la guerre! » Sadate regarda à travers ses jumelles et répondit: «Je préfère la guerre»)

Tout le monde sait comment ce chapitre s’est terminé. Après que  Golda ait tout rejeté, Sadate a attaqué, a remporté une victoire surprise initiale, tout le monde politique a commencé à bouger, Golda a été mise à la porte, et après quatre années de Yitzhak Rabin, Menahem Begin est arrivé au pouvoir et a accepté avec Sadate la même paix qui avait été proposée avant la guerre. Les 3000 soldats israéliens et environ 10.000 Egyptiens qui sont morts dans la guerre n’auront pas vu cet accord.

Jarring, soit dit en passant, est décédé en 2002, méconnu et oublié.

***

Kerry n’est pas Jarring. Tout d’abord, parce qu’il ne représente pas une organisation internationale impuissante, mais la seule superpuissance au monde. La toute-puissance des Etats-Unis d’Amérique est à sa disposition.

Que peut-il faire ?

C’est vraiment la question la plus pertinente – en fait la seule qui soit pertinente – en ce moment.

Il aura besoin de beaucoup de choses pour réaliser son plus cher désir : la rencontre – pas seulement la rencontre, mais La Rencontre – entre Netanyahu et Abbas.

La tâche semble facile. Netanyahu déclare, avec sa sincérité habituelle, qu’il veut cette rencontre. Non, qu’il est impatient de faire cette rencontre. Avec le charme poli d’un présentateur de télévision chevronné familier avec le pouvoir des images visuelles, il a même proposé de monter une tente à mi-chemin entre Jérusalem et Ramallah (à l’infâme check point de Qalandia ?) et de s’asseoir avec Abbas et Kerry jusqu’à ce qu’un accord complet sur tous les aspects du conflit ait été atteint.

Qui pourrait résister à une telle offre généreuse? Pourquoi diable Abbas ne saute-t-il pas sur cette opportunité pour la saisir des deux mains?

Pour une raison très simple.

Le début de nouvelles négociations serait un triomphe politique pour Netanyahu. En fait, c’est tout ce qu’il veut vraiment – la cérémonie, la grandiloquence, les dirigeants se serrant la main, les sourires, les discours pleins de bonne volonté et parler de la paix.

Et après ? Après plus rien. Des négociations qui se poursuivent indéfiniment, des mois, des années, des décennies. Nous avons déjà vu tout ça auparavant. Yitzhak Shamir, un des prédécesseurs de Netanyahu, s’est rendu célèbre pour s’être vanté qu’il aurait traîné les négociations indéfiniment.

Le bénéfice pour Netanyahu serait clair et immédiat. Il serait considéré comme l’homme de la paix. Le gouvernement actuel, le plus à droite et le plus nationaliste qu’Israël ait jamais connu, serait réhabilité. Toutes les personnes à travers le monde qui prêchent un boycott d’Israël dans tous les domaines seraient humiliées et désarmées. L’inquiétude croissante à Jérusalem sur la « délégitimation » et « l’isolement » d’Israël serait apaisée.

Que gagnerait la partie palestinienne dans tout ça? Rien. Pas d’arrêt pour les colonies. Pas même la libération des anciens prisonniers qui ont été incarcérés pendant plus de 20 ans (comme ceux qui ont été libérés au Hamas en échange de Gilad Shalit). Désolé, pas de « conditions préalables »!

Abbas exige que l’objectif des négociations soit précisé à l’avance: la création de l’Etat palestinien avec des frontières « basées sur » les lignes d’avant 1967. L’omission de cette déclaration dans les accords d’Oslo de 1993 a conduit à leur évaporation. Pourquoi faire la même erreur deux fois?

En outre, Abbas veut fixer une date limite pour les négociations. Un an ou deux.

Netanyahu, bien sûr, refuse tout cela. Pour l’instant, le pauvre Kerry essaie de monter quelque chose qui puisse à la fois satisfaire le loup tout en gardant l’agneau vivant. Donner à Abbas des assurances américaines sans les assurances israéliennes, par exemple.

***

Dans toute cette chamaillerie, un fait fondamental est ignoré.

C’est encore cet éléphant. L’éléphant dans la pièce, dont Netanyahu refuse l’existence et que Kerry essaie d’ignorer.

L’occupation.

Il est généralement admis que les négociations se font entre égaux. Dans les dessins animés, Netanyahu et Abbas seraient présentés comme des personnes de taille égale. L’image américaine de deux personnes raisonnables discutant entre eux suppose deux partenaires plus ou moins égaux.

Mais ce tableau d’ensemble est fondamentalement faux. Les «négociations» proposées sont entre une force d’occupation toute-puissante et un peuple occupé presque totalement impuissant. Entre le loup et l’agneau.

(C’est la vieille blague israélienne à nouveau: Pouvez-vous garder un loup et un agneau ensemble ? Bien sûr que vous pouvez, si vous mettez une nouvel agneau chaque jour.)

L’armée israélienne opère librement dans toute la Cisjordanie, y compris à Ramallah. Si Netanyahou le décide, Abbas peut se retrouver demain matin dans une prison israélienne, en compagnie de personnes âgées que Netanyahu refuse de libérer.

Moins radicalement, le gouvernement israélien peut, à tout moment, à volonté, arrêter le transfert des sommes importantes d’argent provenant des impôts et des taxes de douanes qu’il perçoit pour le compte de l’Autorité palestinienne, comme il l’a déjà fait à plusieurs reprises. Cela mettrait immédiatement l’Autorité palestinienne au bord de la faillite.

Il y a des centaines de façons, plus raffinées les unes que les autres, pour les autorités d’occupation et l’armée d’occupation de rendre la vie insupportable aux palestiniens en tant qu’individus et à la communauté palestinienne dans son ensemble.

Que peuvent faire les Palestiniens pour mettre la pression sur le gouvernement israélien? Très peu de choses. Il y a la menace d’une troisième Intifada. Cela préoccupe l’armée, mais ne l’effraie pas. La réponse de l’armée c’est plus de répression et plus de massacres. Ou bien une autre résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies élevant la Palestine au rang de membre à part entière de l’organisation mondiale. Netanyahu serait furieux, mais le préjudice réel serait limité.

***

Toute pression visant à démarrer des négociations sérieuses qui mèneraient à un accord de paix à terme – disons en un an – doit provenir du Président des Etats-Unis d’Amérique.

C’est tellement évident qu’il n’est guère besoin de le dire.

C’est le nœud du problème.

Kerry peut apporter de l’argent, beaucoup d’argent, pour soudoyer les Palestiniens, ou leur murmurer dans l’oreille de terribles menaces pour leur faire peur et les pousser à rencontrer Netanyahu dans sa tente imaginaire – c’est-à-dire presque rien.

La seule chance de commencer de véritables négociations est pour Barack Obama de mettre tout son poids dans la balance, pour affronter le Congrès et le très puissant lobby pro-israélien et de dicter aux deux côtés le plan de paix américain. Nous savons tous à quoi cela doit ressembler – une combinaison de la ligne (Bill) Clinton et de l’initiative de paix panarabe.

Si John Kerry est incapable d’exercer cette pression, il ne devrait même pas essayer. C’est vraiment une improvisation que de venir ici pour faire bouger les choses lorsque vous n’avez aucun moyen d’imposer une solution. Quelle Impertinence.

Ou, comme on dit en hébreu, chutzpah.

Uri Avnery est un écrivain israélien et militant pour la paix avec Gush Shalom. Il est un contributeur au livre de Counterpunch The Politics of Anti-Semitism.

Traduit par Avic

Source : http://www.counterpunch.org/

Le sénateur McCain venu encourager ses soldats en Syrie


McCain en Turquie, peu de temps avant son entrée en Syrie
McCain en Turquie, peu de temps avant son entrée en Syrie

Tout le monde croit que McCain avait perdu les élections il y a 5 ans et que c’était Obama qui les avait gagnées. Eh bien, non. Obama n’est qu’un figurant. Avec son ‘’Yes we cain’’, les vrais maîtres sont ailleurs. Ce sont entre autres un Dick Cheney qui lui intime l’ordre de laisser tomber Guantanamo, ou un McCain qui conduit les guerres et les subversions étatsuniennes à l’extérieur.

Mc CaïnPendant que l’administration Obama cherche des solutions pour s’en sortir en Syrie, McCain a déjà sa solution. Paix ou pas, accords ou pas accords, il veut en découdre jusqu’au bout.  Son armée, il l’a déjà sur place. Malgré la raclée qu’elle subit, elle reste hautement nocive. Apparemment il n’est pas question pour son clan de déposer les armes. C’est, en tout cas, ce que semble vouloir dire sa petite visite secrète en Syrie, via la Turquie, et sa rencontre (secrète, elle aussi) avec des personnalités de l’ASL. Qu’espère-t-il ? Ses mercenaires ont déjà tout ce qu’il faut : armes, argent, logistique. Malgré cela, ils boivent la tasse. S’ils continuent, ils seront décimés jusqu’au dernier.  Mais, de cela, il s’en fout. Il ne veut peut-être même pas gagner la guerre. Il voudrait juste qu’elle soit sans fin, quitte à aller chercher des mercenaires  à l’autre bout du monde. Alors il est venu remonter le moral de ses boys barbus, comme au bon vieux temps de son Vietnam. Il est venu leur promettre plus d’armes, plus d’argent et plus de logistique, tout ce qu’ils demanderont, mais pourvu qu’ils tiennent.

Finalement, peut-être bien que le monde l’a échappé belle, il y a 5 ans, lors de l’élection d’Obama.

Avic

Syrie : le message US à l’Iran?


obama-ahmadinejadLes Russes ont transmis aux Iraniens le message de John Kerry…

… selon lequel Washington a décidé de changer de cap au sujet de la crise syrienne. Tandis que la Russie, l’Iran, l’Egypte et une partie de l’opposition syrienne soutiennent l’idée de l’organisation de la conférence internationale de Genève II, avec la coordination des Etats-Unis, il y a un autre groupe de pays dirigé par la Turquie, le Qatar et l’Arabie saoudite qui semble être prêt à tout faire pour entraver la tenue de cette conférence internationale sur le règlement de la crise en Syrie. Les pays européens et une partie de l’opposition syrienne préfèrent aussi que cette conférence n’ait pas lieu.

La réussite de la conférence de Genève II n’aura qu’un résultat très concret : le dialogue syro-syrien entre le gouvernement du président Bachar al-Assad et l’opposition. Entre-temps, il paraît que les dirigeants iraniens ont reçu de la Russie un message concernant la position de Washington par rapport à la crise syrienne : les Russes ont informé les Iraniens que la Maison Blanche a décidé de changer de cap par rapport à la crise en Syrie. C’est le message que le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov a reçu de la part du secrétaire d’Etat américain John Kerry, le 7 mai à Moscou. Selon des sources bien informées, Kerry aurait dit à Lavrov que les Etats-Unis ont accepté la participation de la République islamique d’Iran à la conférence internationale de Genève II sur le règlement de la crise syrienne, malgré l’opposition des pays comme l’Arabie saoudite.

Les victoires successives de l’armée syrienne dans son combat contre les terroristes pourraient avoir un effet direct sur la décision de la Maison Blanche de réviser sa position vis-à-vis de la Syrie. En outre, il y a des indices qui laissent deviner qu’une nouvelle agression militaire israélienne contre la Syrie pourrait entraîner cette fois-ci une vive réaction de Damas.

Ces évolutions ont amené le Qatar à essayer de reconstruire les ponts brisés entre Doha et Téhéran. L’Iran n’a pas encore accepté la demande de l’Emir du Qatar de visiter Téhéran, mais il paraît que l’échec du Qatar dans son jeu politique autour de la crise syrienne plaît aux dirigeants iraniens. Ces derniers s’attendent à ce que le Qatar joue un rôle régional proportionnel à son potentiel géopolitique. Une autorité qatarie qui a requis l’anonymat a déclaré qu’en réponse de sa demande de visiter Téhéran, l’Emir du Qatar a reçu un message écrit de la part des dirigeants iraniens qui a mis en garde contre toute tentative de Doha de jouer un rôle régional improportionnel à son potentiel géopolitique. Cette source indique que lorsque l’Emir du Qatar a reçu ce message, il n’a rien dit. Cependant, il paraît que les Qataris sont prêts maintenant d’écouter davantage les autres acteurs régionaux.

Quant à la Turquie, les dirigeants de ce pays ont pris une position tellement radicale contre le gouvernement du président Bachar al-Assad, qu’il est très difficile maintenant de trouver un mécanisme pour un nouveau rapprochement entre Ankara et Damas. Les hautes autorités turques ont ouvertement parlé de la nécessité du renversement du gouvernement syrien. Mais bientôt, le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu sera obligé de s’occuper de nouveau du dossier syrien, mais cette fois-ci dans le sens d’un rapprochement avec Damas. Ainsi, contrairement aux souhaits du Premier ministre Recep Tayyib Erdogan, Davutoglu sera obligé d’annoncer le changement de la position de la Turquie par rapport à la crise syrienne.

http://french.irib.ir/analyses/item/258652-syrie-le-message-des-russes-semble-rassurer-t%C3%A9h%C3%A9ran