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Prise de pouvoir en Ukraine : agents étrangers et manifestants payés


Un agent de l’international police agency arrêté en Ukraine parmi les manifestants – (des manifestants payés par l’UE)

agent IPA ukraineVoilà un événement de plus qui en dit long sur ce qui se passe à Kiev. La police ukrainienne a arrêté un agent de l’IPA (international police agency) dans les rangs des manifestants. Or il est plutôt curieux de retrouver un agent de police (affilié à une organisation internationale) luttant contre le gouvernement. La police n’est-t-elle pas censée réprimée les manifestations et non les provoquer? Mais il y a plus troublant… Lire la suite Prise de pouvoir en Ukraine : agents étrangers et manifestants payés

Les USA veulent la guerre


libertadIls la veulent pour stopper leur décadence et leur perte de pouvoir, pour sauver le dollar, monnaie étalon planétaire qui participe à leur hégémonie pour sauver leurs financiers (actionnaires de la FED) qui sont les vrais dirigeants américains, qu’importe le parti élu qui conservera la main mise sur les ressources énergétiques du bassin Méditerranéen, surtout  depuis les récentes découvertes de l’été 2013 sur les richesses des gisements Tamar et Leviathan. Ils veulent affaiblir la Russie dont l’influence monte de plus en plus et établir un mur entre l’Europe et la Russie de manière à conserver leur pouvoir sur l’Europe sans que la Russie ne puisse contrer ces influences.  Lire la suite Les USA veulent la guerre

Aux Etats-Unis, les langues des grands journalistes se délient


Des journalistes des médias de masse exposent et dénoncent l’escroquerie du 11 Septembre

Seymour Hersh, le journaliste d’enquête N° 1 aux Etats-Unis
Seymour Hersh, le journaliste d’enquête N° 1 aux Etats-Unis

Plusieurs journalistes  de renom américains disent que le gouvernement américain ment au sujet des attentats du 11 Septembre 2001 et de cette soi-disant “guerre contre la terreur”. Malheureusement, les propriétaires des médias et leurs chefs de rédactions ne rapporteront ni ne diffuseront leurs trouvailles.

Récemment, Seymour Hersh, le journaliste d’enquête N° 1 aux Etats-Unis, a divulgué que l’affirmation par le gouvernement américain de l’élimination d’Oussama Ben Laden le 2 Mai 2011, est un “énorme mensonge, il n’y a pas un mot de vérité là-dedans.”

Hersh a poursuivi en attaquant son employeur de longue date, le New York Times et d’autres officines médiatiques: “Nous mentons au sujet de tout, mentir est devenu la norme”. Il a dit que tous les géants des médias aux Etats-Unis devraient être fermés pour avoir menti au peuple américain.

En relation: Seymour Hersh: Bin Laden Raid “One Big Lie”

D’autres journalistes des médias de masse sont d’accord pour dire que l’histoire du gouvernent américain sur Oussama Ben Laden et le 11 Septembre est un gigantesque mensonge. Sherwood Ross, un journaliste lauréat de nombreux prix dans la profession et qui a travaillé pour le bureau de presse de la ville de Chicago, le Chicago Daily News et pour l’agence Reuters et autres services de dépêches, m’a dit dans un récent entretien radio :

“Il est douteux que des musulmans soient derrière les attaques du 11 Septembre. Pensez-y une minute : La famille du président Bush faisait des affaires avec celle de l’homme soi-disant derrière ces attaques terroristes, Oussama Ben Laden. La famille Ben Laden était membre du comité directeur de la compagnie pétrolière de Bush. Comment est-il possible que parmi les milliards de familles qu’il y a dans le monde, la seule famille qui ait perpétré les attaques du 11 Septembre soit justement celle qui était en affaire avec le président des Etats-Unis ? Ceci ressemble plus à une faveur qu’autre chose. Je ne pense pas que le 11 Septembre ait été une conspiration arabe ou une conspiration musulmane. Je pense que c’est une conspiration américaine pour renverser le gouvernement des Etats-Unis et pour installer ce qui est en train de devenir un état policier et aussi faire avancer les ambitions impérialistes des Etats-Unis pour escroquer le Moyen-Orient de ses ressources énergétiques.”

Ross expliqua que les journalistes américains ne sont plus libres d’exposer et de dire au monde ce que sont les plus outrageants mensonges et fabrications officiels:

“Vous ne voyez aucune remise en question sérieuse faite par les médias. Je pense qu’un des indices révélant que ceci a été un coup-monté fut lorsqu’un cameraman d’une petite agence de presse de Pennsylvanie se rendît sur place où l’avion de ligne était supposé s’être écrasé le 11 septembre 2001 en rase campagne et il a dit: “Je n’y ai vu aucun avion de ligne. J’ai vu un trou dans le sol. Aucun corps, aucun bagage.” Bon, peut-être que le type a inventé cette histoire, mais je ne le pense pas. Je pense qu’il faisait juste son travail, normalement. Ensuite au Pentagone, on a dit qu’un autre avion de ligne l’avait percuté, mais là encore, aucune trace d’épave de l’avion. Les journalistes qui travaillaient dans la salle de presse du Pentagone sortirent sur la pelouse de celui-ci et ils ne purent voir aucun avion. Ainsi, encore et encore, vous avez des mensonges préfabriqués que la presse dans sa vaste majorité ne rapportent pas.”

J’ai demandé à Ross s’il est autorisé à exprimer de telles vues dans ses articles du Miami Herald, du Chicago Daily News ou sur les services de dépêches, il m’a répondu:

“Absolument pas. Lorsque j’écrivais pour Reuters, couvrant des affaires de terrain pendant dix ans, mes colonnes étaient reproduites par le New York Times, le Los Angeles Times. Mais si vous écrivez au sujet du ‘pourquoi la tour du WTC7 s’est effondrée alors qu’elle n’a été frappée par aucun avion’ personne ne va le publier. Donc maintenant mes articles sont utilisés sur internet par les blogueurs et ils sont utilisés par les services de presse moyen-orientaux. J’ai des coups de fil de Press TV (Iran) et vous pouvez lire mes interviews sur leur site internet, mais vous ne me verrez plus cité par Associated Press.”

Un autre journaliste américain connu, Paul Craig Roberts, a lui aussi été banni des médias de masse pour avoir dit la vérité au sujet du 11 Septembre. Le Dr. Roberts a travaillé comme secrétaire d’état aux finances sous Reagan, il est décoréde la légion d’honneur en France et d’autres récompenses pour ses contributions économiques et il a été un journaliste chroniqueur régulier pour le Wall Street Journal, Business Week et autres publications de masse. Depuis qu’il a parlé des démolitions contrôlées des trois tours du WTC le 11 septembre 2001, Paul Craig  Roberts a été mis sur la liste de “non-publication” des médias américains.

Dans un entretien récent sur mon émission de radio, le Dr Roberts a expliqué pourquoi les médias de masse américains, comme l’a dit Seymour Hersh, mentent sur tout:

“Une des pires choses qui se soit jamais passée aux Etats-Unis fut lorsque le président Clinton autorisa cinq entreprises à concentrer les médias américains. Ceci détruisit l’indépendance de la presse depuis que Clinton a permis cela, ce qui était entièrement contre la tradition américaine et totalement contre la loi anti-trust (anti-monopole)… Mais aux Etats-Unis, comme nous l’avons vu, la loi ne veut absolument plus rien dire. La minute où ces cinq conglomérats concentrèrent les médias, l’indépendance de ceux-ci disparut. Les médias ne sont plus gérés par des journalistes, mais par des exécutifs entrepreneuriaux de la publicité et du marketing. La valeur de ces conglomérats médiatiques réside dans leurs licences de diffusion fédérales, ainsi ils ne peuvent plus oser défier et offenser le gouvernement car leur licence pourrait ne plus être renouvelée et la valeur marchande de dizaines, centaines de milliards de dollars disparaîtrait. Ainsi les soi-disant médias de masse ne sont en fait plus un média, ils ne vous disent plus rien, ce n’est plus qu’un ministère de la propagande, Gerald Celente l’appelle à juste titre la ‘pressetituée’ “.

Au lieu d’écrire pour les médias de masse, Paul Craig Roberts expose maintenant le faux assassinat de Ben Laden et il déconstruit l’opération fausse-bannière du 11 Septembre pour une officine indépendante appelée L’Institute for Political Economy. Dans un article récent publié le jour du 12ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, le Dr Roberts a écrit ceci:

“Les néoconservateurs qui prônent l’hégémonie américaine sur le monde ont appelé pour un ‘nouveau Pearl Harbor’ qui leur permettrait de se lancer dans plus de conquêtes… Il n’y a aucune preuve existante qui soutienne l’histoire gouvernementale concernant le 11 Septembre… En ce 12ème anniversaire d’un évènement fausse-bannière, il n’est pas nécessaire pour moi de rapporter les preuves volumineuses existantes et prouvant de manière conclusive que l’histoire officielle est un mensonge. Vous pouvez lire tout cela par vous-même. On le trouve en ligne. Vous pouvez lire ce que les architectes et les ingénieurs (pour la vérité sur le 11 septembre) ont à dire. Vous pouvez lire les rapports scientifiques. Vous pouvez écouter et voir les personnels de premiers secours qui étaient dans les tours. Vous pouvez lire ce que les pilotes ont à dire sur les manœuvres aériennes associées avec l’avion de ligne qui est censé avoir percuté le Pentagone, qui sont au-delà de leurs propres techniques et le plus certainement ne furent pas, ne purent par être effectuées par des pilotes inexpérimentés. Vous pouvez lire les multiples livres de David Griffin. Vous pouvez regarder le film documentaire produit par Richard Gage d’Architects & Engineers for 9/11 Truth. Vous pouvez lire le rapport de Toronto sur l’audition international sur le 11 septembre.”

Mais ne perdez pas votre temps à lire la presse classique. Comme Seymour Hersh, Sherwood Ross, Paul Craig Roberts et un nombre rapidement grandissant de citoyens américains ordinaires commencent à comprendre, le slogan de la presse de masse est aujourd’hui: “Nous mentons sur tout. Mentir est la norme.”

Le simple fait que le gouvernement ne redemande pas une enquête approfondie sur un évènement qui est le plus grand embarras de la plus grosse “superpuissance” de l’histoire du monde est une évidence flagrante en soi que les évènements des attentats du 11 septembre 2001 sont une opération fausse-bannière.

Dr. Kevin Barrett

Source: Press TV

Traduit de l’anglais par Résistance 71

http://resistance71.wordpress.com/2013/10/21/resistance-au-mensonge-detat-des-journaliste-americains-denoncent-le-mensonge-sur-le-11-septembre/

 

Paul Craig Roberts : «Obama utilise les mêmes procédés que Bush».


Tribune libre Béatrice Doinette

P.Craig RobertsL’ancien conseiller de Reagan, Paul Craig Roberts, à Algeriepatriotique : «Barack Obama n’est pas crédible»

Notre correspondant à Bruxelles a pu entrer en contact avec l’éminent économiste politique et ancien conseiller du président Ronald Reagan pour connaître sa position sur la guerre imminente que s’apprête à livrer l’establishment américain et son allié français contre la Syrie. Bien qu’ayant été au cœur du système capitaliste dont il est l’un des théoriciens aux Etats-Unis, sa vision du monde a totalement changé face aux périls que traverse notre planète. Cet ancien secrétaire adjoint au Trésor sous Reagan a opéré une rupture totale avec l’idéologie hégémoniste des Etats-Unis. Ce changement de la part d’un homme qui a reçu de nombreux prix économiques et décorations prouve à quel point la réflexion peut amener un individu aussi important et autant honoré soit-il à se transcender en défendant le bien de l’humanité dans sa diversité et non une caste privilégiée ou un pays dominant, fût-il le sien. Le docteur Roberts est un homme très écouté dont les opinions font référence dans les think tanks et les centres de recherche mondiaux.

Interrogé par Algeriepatriotique sur l’attaque qui se prépare contre la Syrie, Paul Craig Roberts estime que «le régime de Barack Obama et Israël ont encore fabriqué de fausses preuves pour justifier une attaque contre un autre pays, exactement comme les preuves que le régime Bush avait utilisées pour attaquer l’Irak et qui étaient totalement fausses». Selon lui, Barack Obama «utilise le même procédé pour attaquer la Syrie à son tour». M. Roberts explique que «cette offensive contre la Syrie est motivée par la dangereuse idéologie néoconservatrice qui proclame le droit de l’Amérique à assurer son hégémonie sur le monde». «Cette idéologie, poursuit-il, sert aussi les intérêts de l’industrie américaine de l’armement et du pétrole, ainsi que les intérêts d’Israël au Moyen-Orient».

Pour cette éminente personnalité, «chaque fois que les Etats-Unis attaquent un autre pays sur base de mensonges, ils détruisent leur crédibilité dans le reste du monde». «La Russie et la Chine ont maintenant compris qu’ils ne peuvent pas leur faire confiance et que Washington a l’intention d’étendre son emprise sur le monde entier», ajoute-t-il, soulignant que «Moscou et Pékin ont compris que Washington était en train de les entraîner dans la guerre». Ce farouche opposant à la guerre en Irak qui a appelé les élus du Congrès à voter la mise en accusation de George W. Bush est convaincu que la Syrie n’est que la première étape : «Après, ce sera le tour de l’Iran, le talon d’Achille de la Russie et qui fournit 20% du pétrole à la Chine», prévient-il.

Mohsen Abdelmoumen

http://algeriepatriotique.com

Les choses vont de mal en pis – Paul Craig Roberts


naufrage_titanicDes choses terribles se passent en ce moment, tellement rapidement que nous n’arrivons pas à suivre. Monsanto, largement considéré comme une entreprise criminelle, étend son monopole sur les semences et la production alimentaire au Chili et en Amérique latine. http://rt.com/news/chile-protest-monsanto-law-634/ Monsanto a renoncé pour l’instant à monopoliser l’agriculture européenne, mais a fait en sorte que l’UE lui permettre de commercialiser des produits alimentaires génétiquement modifiés. L’argent parle, ce qui est peut-être la raison pour laquelle l’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, a présenté le projet de loi pro-Monsanto que l’une des chambres législatives a voté. Il y a des manifestations de masse au Chili contre le projet de loi qui détruit la souveraineté du Chili sur sa production alimentaire, mais, de la même manière que Monsanto peut acheter le gouvernement américain, il peut aussi acheter le gouvernement chilien. De nos jours, les gouvernements sont simplement une autre marchandise pouvant être achetée et vendue par de puissantes corporations.

Et puis il y a Fukushima. Les médias nous ont conduit à penser que cette crise nucléaire était terminée, mais il semble que cela ne fait que commencer. Le risque d’une apocalypse est élevé. Vous pouvez lire ici  http://rt.com/news/fukushima-apocalypse-fuel-removal-598/ une évaluation des risques pour nous tous. Voici un autre lien http://www.counterpunch.org/2013/08/13/the-fukushima-nightmare-gets-worse/print Et encore un autre http://www.lewrockwell.com/2013/08/russia-today/ réaction en chaîne-à-fukushima / Et un autre http://www.commondreams.org/headline/2013/08/10-0 et ici : http://www.globalresearch.ca/fukushima-japanese-government-big-business-and-corporate-media-tried-to-hide-a-grave-threat/5346197

Aussitôt que l’Egypte est devenue une démocratie avec un président élu, Washington a poussé l’armée, qui dépend de lui tant financièrement que pour son équipement, à renverser la démocratie, tout comme il l’avait fait au Honduras et ailleurs. Le gouvernement que la démocratie a produit en Egypte était islamiste. Les Frères musulmans sont modérés, pas radicaux ; mais les islamistes modérés ont montré peu d’enthousiasme à soutenir la politique israélo-Washington de génocide en Palestine. Washington considère «la liberté et la démocratie » inacceptables quand elles ne soutiennent pas sa politique étrangère.

Cet automne le Congrès sera de nouveau confronté à la limite du plafond de la dette. Pour garder ce spectre à distance, le Trésor américain a employé des moyens douteux. La crise que l’on a laissée couver depuis trop longtemps est susceptible de s’aggraver, parce que l’économie pourrait reprendre sa chute d’une manière qui ne pourra pas être masquée par des statistiques manipulées. Tôt ou tard, le monde se rendra compte que l’Amérique ne peut pas payer ses factures et que la monnaie de réserve mondiale est imprimée en continu afin de soutenir les banques en faillite et le Trésor américain. Le château de cartes que la politique économique américaine a construit au 21e siècle peut s’effondrer à tout moment.

Traduction Avic

Lire la suite : http://www.paulcraigroberts.org/2013/08/19/growing-up-in-america-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Washington pense que vous êtes stupides – Paul Craig Roberts


troupeau-de-moutons-13762235Il y a un vieux dicton qui dit que si le gouvernement craint le peuple, il y a la liberté, mais si le peuple craint le gouvernement, il y a tyrannie. Les criminels à Washington, non seulement ne nous craignent pas, ils ne nous respectent pas. Washington voit les Américains comme un troupeau de moutons stupides.

Washington estime qu’il peut dire n’importe quoi à la population et les gens vont le croire. Par exemple, la ligne officielle est que la récession, qui a commencé en Décembre 2007, s’est terminée en Juin 2009. Beaucoup d’Américains le croient alors même qu’’ils n’ont pas personnellement vécu la reprise économique. En effet, ils s’enfoncent davantage dans la pauvreté et côtoient la misère.

Et n’oubliez pas ces armes de destruction massive qui n’existent pas et que Saddam Hussein a été accusé par Washington de posséder. Ou le faux événement du golfe du Tonkin lorsque Washington a affirmé que son navire avait été attaqué par le Nord-Vietnam. Oui, la liste des mensonges officiels est très longue. Toute personne qui croit tout ce que Washington dit est trop naïve pour qu’on la laisse sortir de chez elle toute seule. Mais les Américains croient aux mensonges, parce qu’ils pensent que le patriotisme l’exige.

S’appuyant sur la crédulité éprouvée de la majeure partie de la population américaine, Washington prétend avoir découvert un complot d’Al-Qaïda pour attaquer les ambassades américaines en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Pour déjouer le complot, Washington a fermé 19 ambassades pour le week-end passé et pour cette semaine aussi.

Washington n’a pas expliqué comment le fait de fermer les ambassades déjoue l’intrigue. Si Al-Qaïda veut faire sauter les ambassades, il peut les faire sauter qu’elles soient ouvertes ou fermées.

Si Al-Qaïda veut tuer le personnel de l’ambassade, ils peut les tuer chez eux ou sur le chemin du travail ou plus tard dans les ambassades lorsque l’alerte sera passée.

J’ai vérifié dans les médias presstitués afin de m’assurer que mon estimation actuelle de leur prostitution pour Washington était exacte. Peut-être aurais-je raté quelque expression de scepticisme quant à la dernière menace terroriste. Mais j’ai entendu le NPR (NDT : National Public Radio). Avant, dans les années Reagan, le NPR avait une voix indépendante. Aujourd’hui, il fait partie des médias presstitués. NPR ment pour Washington avec les meilleurs d’entre eux.

Les médias américains ont ignoré le fait évident que dès que la population américaine, le Congrès et les alliés marionnettes de Washington, comme l’Allemagne, ont posé sur la table la question de l’espionnage universel clairement anticonstitutionnel et totalement illégal de la NSA, le régime Obama a poussé le bouton de la peur et monté un nouveau complot terroriste dans le but de faire taire les critiques et de ramener le Congrès et l’Allemagne sur la ligne  droite

Washington a affirmé qu’une «menace» a été découverte qu’Al-Qaïda – une organisation qu’il utilise dans ses efforts pour renverser le gouvernement Assad en Syrie et celui dont les groupes affiliés en Afghanistan sont enrichis par des contrats militaires américains – va faire exploser des ambassades américaines au Moyen-Orient et Afrique du Nord. Washington n’a pas expliqué pourquoi al-Qaïda, récipiendaire des largesses de Washington, allait fermer le robinet de l’argent en attaquant les ambassades des États-Unis.

Je suis surpris que des bombes n’aient pas été déclenchées dans les ambassades afin de prouver la valeur de l’espionnage de l’Agence nationale Stasi, ainsi faire honte à ceux qui au Congrès et parmi les États de marionnette en Europe s’opposent à l’espionnage.

Si vous réfléchissez un instant à ses déclarations, vous constatez que Washington révèle son incapacité à bien monter un tel scénario de menaces inexistantes. Officiellement, les Etats-Unis sont en guerre contre Al-Qaïda depuis le 7 Octobre 2001. La «superpuissance» a dû faire face à quelques milliers d’hommes d’Al-Qaïda légèrement armés depuis près de 12 ans, et quel est le résultat?

Malgré ses affirmations d’avoir tué les hauts dirigeants d’Al-Qaïda, dont Oussama ben Laden lui-même, Washington a perdu la guerre. Al-Qaïda est devenu si puissant que non seulement ils combattent en Syrie contre Assad, avec l’aide des Etats-Unis, mais également ont empêché l’armée américaine d’occuper l’Afghanistan. Par ailleurs, en plus des succès militaires d’Al-Qaïda contre la «superpuissance» et le chaos qu’ils continuent à produire en Irak, Al-Qaïda est désormais si puissant qu’il peut faire fermer les ambassades américaines dans tout le Moyen-Orient et Afrique du Nord. La «menace» qui était censée renforcer la position de la NSA prouve en fait l’impuissance de Washington.

Nous ne pouvons que prier pour que bientôt Al-Qaïda ferme Washington lui-même. Imaginez le sentiment de libération américaine si Washington était simplement fermé, ou encore mieux s’il pouvait être recouvert d’une couverture magique du Pendjab et disparaître. Pour les 99 pour cent, et le reste du monde, Washington n’est rien d’autre qu’un oppresseur.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/08/06/washington-thinks-you-are-stupid-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

L’Amérique Discréditée – Paul Craig Roberts


senat-us-intE2009-2eComme Washington perd son emprise sur le monde, défié par le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur et maintenant la Russie, le gouvernement américain a recours à des crises de colère publiques. La manifestation constante d’une attitude puérile de la part de la Maison Blanche et du Congrès embarrasse chaque Américain.

La dernière manifestation du comportement infantile de Washington a été sa réponse au Service de l’Immigration russe pour l’octroi de l’asile en Russie pour un an au lanceur d’alerte américain Edward Snowden, en attendant que sa demande d’asile permanent soit étudiée. Washington, après avoir transformé les Etats-Unis en un état de non droit, n’a plus aucune conception de ce qu’est une procédure légale. La loi, c’est tout ce qui sert Washington. Tel que Washington voit les choses, la Loi n’est rien d’autre que la volonté de Washington. Toute personne ou pays qui interfère avec la volonté de Washington se comporte illégalement.

Parce qu’Obama, comme Bush avant lui, bafoue systématiquement la législation et la Constitution américaines, la Maison Blanche pense réellement que le président russe Vladimir Poutine doit désobéir à la loi russe et internationale, révoquer la décision d’asile du Service de l’immigration de la Russie, et remettre Snowden à Washington.

Washington attendait que la Russie lui remette Snowden simplement parce qu’il l’exigeait. Comme un enfant de deux ans, Washington ne peut pas concevoir que ses demandes n’aient pas préséance sur le droit international et les procédures juridiques internes de chaque pays. Comment la Russie ose-t-elle défendre la loi contre «la nation indispensable»?

Le porte-parole de la Maison Blanche, qui est si médiocre que je n’arrive pas à me rappeler comment il / elle s’appelle, a déclaré que le crétin de la Maison Blanche pourrait punir Poutine en n’allant pas lui rendre visite à Moscou le mois prochain. Je doute que Poutine se soucie de savoir si le crétin de la MB (Maison Blanche) se montre ou pas.

La durée du mandat du crétin de la MB est proche de sa fin, mais Poutine, à moins que la CIA ne l’assassine, sera là pour une autre décennie. En outre, chaque dirigeant russe a appris que la parole d’un président américain ne signifie rien. Clinton, les deux Bush et l’actuel crétin de la MB ont violé tous les accords que Reagan a faits avec Gorbatchev. Pourquoi le président de la Russie, un pays gouverné par la loi, voudrait rencontrer un tyran?

Pour ne pas être en reste vis-à-vis de la Maison Blanche dans le comportement infantile, les membres de la Chambre et du Sénat ont ajouté chacun sa petite part à l’embarras de l’Amérique. Les abrutis du Congrès «ont réagi furieusement», selon les rapports de presse, et ont averti «des graves répercussions dans les relations américano-russes. » Ici, nous avons une autre démonstration extraordinaire de l’orgueil de Washington. Seule la Russie doit se préoccuper des répercussions dans les relations. Washington n’a pas à s’en préoccuper. Sa Majesté Impériale refusera tout simplement d’accorder audience à Poutine.

Le Congrès ne semble pas être au courant de sa schizophrénie. D’une part, le Congrès est indigné par l’espionnage illégal et inconstitutionnel de la National Stasi Agency – espionnage du Congrès surtout – et tente de couper le financement du programme de surveillance de cette même National Stasi Agency. L’amendement au projet de loi de dépenses militaires par Justin Amash, un républicain du Michigan, allait presque passer. L’amendement n’a été rejeté que par des votes achetés par l’industrie de l’espionnage.

D’autre part, malgré son indignation d’avoir été espionné, le Congrès veut le scalp du héros courageux, Edward Snowden, qui les a informés qu’ils étaient espionnés. Nous avons ici une démonstration de la stupidité historique du gouvernement qui tue le messager.

Seuls quelques fous de droite estiment que la surveillance universelle de tous les Américains est nécessaire pour la sécurité américaine. L’Agence nationale de la Stasi va batailler ferme et faire chanter tous les membres de la Chambre et du Sénat, mais le chantage lui-même finira par couper les ailes de l’Agence nationale Stasi, en tout cas on peut l’espérer. Si cela n’est pas fait rapidement, l’Agence Stasi aura le temps d’organiser un événement sous fausse bannière qui va terrifier le troupeau de moutons et mettre un terme aux tentatives de freiner l’agence voyou.

Les Etats-Unis sont au bord de l’effondrement économique. La prétendue «superpuissance», une entité en faillite, a été incapable, après 8 ans d’efforts, d’occuper l’Irak, et a dû abandonner. Après 11 ans, la «superpuissance» a été vaincue en Afghanistan par quelques milliers de talibans légèrement armés, et est maintenant en train de battre en retraite la queue entre les jambes.

Washington compense son impuissance militaire en commettant des crimes de guerre contre des civils. L’armée américaine est un grand tueur de femmes, d’enfants, d’anciens du village, et des travailleurs humanitaires. Tout ce dont est capable la «superpuissance» c’est de lancer des missiles tirés à partir de drones sans pilote sur des fermes, des huttes de boue, des écoles et des centres médicaux.

Les locataires schizophrènes de Washington ont fait des américains un peuple haï. Ceux qui ont la clairvoyance pour vouloir échapper à la tyrannie croissante savent aussi que partout où ils pourraient chercher refuge, ils seront considérés comme la vermine de la nation la plus détestée et susceptibles d’être des boucs émissaires et être pris pour des espions et des gens d’influence néfaste, et risquent d’être décimés en représailles contre la dernière atrocité de Washington.

Washington a détruit les perspectives des américains, tant dans le pays qu’à l’étranger.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/08/01/double-feature-bradley-manning-verdict-convicts-washington-and-hiding-economic-depression-with-spin-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Les deux fausses démocraties menacent la vie sur Terre – Paul Craig Roberts


usa_israel_flag_large1Amitai Etzioni a soulevé une question importante: «Qui a autorisé les préparatifs de guerre contre la Chine » http://yalejournal.org/2013/06/12/who-authorized-preparations-for-war-with-china/ Etzioni dit que le plan de guerre n’est pas le genre de plan pour le ‘’cas où’’ qui pourrait être à portée de main en cas d’événement improbable. Etzioni signale également que le plan de guerre du Pentagone n’a pas été ordonné, et n’a pas été revu par les autorités civiles américaines. Nous sommes confrontés à une armée américaine ‘’néoconisée’’ et hors de contrôle mettant en danger les américains et le reste du monde.

Etzioni a raison quand il dit que cette décision prise par une armée néoconisée est capitale. La Chine est évidemment consciente que Washington se prépare à la guerre contre elle. Si le Journal Yale le sait, la Chine le sait aussi. Si le gouvernement chinois est réaliste, il est conscient que Washington envisage une attaque nucléaire préventive contre la Chine. Aucun autre type de guerre n’a de sens du point de vue de Washington. La «superpuissance» n’a jamais été en mesure d’occuper Bagdad, et après 11 ans de guerre a été vaincue en Afghanistan par quelques milliers de talibans légèrement armés. Ce serait la fin pour Washington s’il entrait dans une guerre conventionnelle contre la Chine.

Quand la Chine était un primitif pays du tiers-monde, elle a combattu l’armée américaine et l’a acculée dans une impasse en Corée. Aujourd’hui, la Chine a la deuxième plus grande économie du monde et est rapidement en train de dépasser l’économie américaine en faillite détruite par la délocalisation des emplois, la fraude des bankster et la trahison des grosses firmes et du Congrès.

Le plan de guerre du Pentagone pour la Chine est appelée « AirSea Battle ». Le plan se décrit lui-même comme «forces inter opérationnelles aériennes et navales qui peuvent exécuter en réseau et de manière intégrée des attaques en profondeur pour perturber, détruire et défaire les capacités de la stratégie d’interdiction d’accès de zone de l’ennemi.  »

Oui, ça veut dire quoi? Cela signifie des milliards de dollars de plus de profits pour le complexe militaro-sécuritaire tandis que les 99 pour cent sont écrasés et dominés. Il est également clair que ce jargon absurde ne peut vaincre une armée chinoise. Mais ce genre de rodomontades peut conduire à la guerre, et si les abrutis de Washington obtiennent leur guerre, le seul moyen que Washington a de gagner est d’utiliser  les armes nucléaires. Les radiations, bien sûr, tueront aussi les américains.

La guerre nucléaire est dans l’agenda de Washington. La montée des néocons nazis a rejeté les accords de désarmement nucléaire que Reagan et Gorbatchev avaient faits. L’extraordinaire livre particulièrement véridique sorti en 2012, The Untold History of the United States, par Oliver Stone et Peter Kuznick, décrit la rupture post-Reagan avec l’arrivée de la notion de l’attaque nucléaire préventive en tant que première option de Washington.

Pendant la guerre froide les armes nucléaires avaient un but défensif. Le but était d’empêcher une guerre nucléaire par les Etats-Unis et l’URSS chacun ayant le pouvoir de rétorsion suffisant pour assurer la «destruction mutuelle certaine». MAD, comme on l’appelait, signifiait que les armes nucléaires n’avaient aucun avantage offensif de part et d’autre.

L’effondrement de l’URSS et le fait que la Chine se concentrait sur son économie plutôt que sur son armée ont abouti à donner l’avantage à Washington en matière d’armement nucléaire qui, selon Keir Lieber et Daryl Press, deux personnages de Dr Folamour américains, donne la capacité de première frappe à Washington. Lieber et la presse écrivent que le « déclin précipité de l’arsenal de la Russie, et la lenteur de la modernisation des forces nucléaires de la Chine », ont créé une situation dans laquelle ni la Russie ni la Chine ne pourraient riposter à la première frappe de Washington.

Le  » AirSea Battle  » du Pentagone, Lieber et l’article de presse du Foreign Affairs ont informé la Chine et la Russie que Washington envisage une attaque nucléaire préventive sur les deux pays. Pour s’assurer que la Russie ne puisse pas riposter, Washington place des missiles anti-balistiques sur les frontières de la Russie, en violation de l’accord américano-URSS.

Parce que la presse américaine est un ministère de la propagande d’un gouvernement corrompu, le peuple américain est dans l’ignorance totale du fait que les néocons de Washington envisagent une guerre nucléaire. Les Américains ne sont pas plus au courant de ça qu’ils ne le sont de la récente déclaration de l’ancien président Jimmy Carter, rapportée seulement en Allemagne, selon laquelle les Etats-Unis ne sont plus une démocratie qui fonctionne.

Le déclenchement d’une guerre nucléaire par les États-Unis a été rendu possible il y a onze ans, lorsque le président George W. Bush, à la demande de Dick Cheney et des néocons qui dominaient son régime, a signé le Nuclear Posture Review 2002.

Ce document néocon, signé par le président le plus débile que les Etats-Unis aient jamais eu, a entraîné la consternation et la condamnation du reste du monde et a lancé une nouvelle course aux armements. Le président russe Vladimir Poutine a immédiatement annoncé que la Russie allait dépenser toutes les sommes nécessaires pour maintenir la capacité nucléaire de riposte de la Russie. Les Chinois ont montré leurs performances en frappant un satellite dans l’espace avec un missile. Le maire de Hiroshima, ville victime d’un énorme crime de guerre américain, a déclaré: «Le Traité de non-prolifération nucléaire, axe central de l’accord international visant à l’élimination des armes nucléaires, est sur le point de s’effondrer. La principale cause est la politique nucléaire des Etats-Unis qui, en déclarant ouvertement la possibilité d’une première frappe nucléaire préventive et en appelant à la reprise des recherches en mini-nucléaires et d’autres soi-disant ‘’armes nucléaires utilisables’’, semblent vénérer les armes nucléaires comme ils vénèrent Dieu.  »

Des sondages de partout dans le monde montrent de façon constante que Israël et les Etats-Unis sont considérés comme les deux plus grandes menaces pour la paix et la vie sur terre. Pourtant, ces deux gouvernements criminels se pavanent en prétendant être les « plus grandes démocraties du monde. » Ni l’un ni l’autre de ces deux gouvernements n’accepte d’endosser de responsabilités, quelles qu’elles soient, sur le droit international, les droits de l’homme, les Conventions de Genève, ou ses propres lois statutaires. Les États-Unis et Israël sont des gouvernements voyous, en régression à l’époque de Hitler et de Staline.

Les guerres post seconde guerre mondiale proviennent toutes de Washington et Israël. Aucun autre pays n’a des ambitions expansionnistes impériales. Le gouvernement chinois n’a pas saisi Taiwan, ce que la Chine pourrait faire si elle le voulait. Le gouvernement russe n’a pas saisi les anciennes parties constituantes de la Russie, comme la Géorgie, qui, poussée par Washington pour lancer une attaque, a été immédiatement submergée par l’armée russe. Poutine aurait pu suspendre la marionnette géorgienne de Washington et réintégrer la Géorgie dans la Russie, dont elle faisait partie depuis plusieurs siècles et à laquelle beaucoup de géorgiens pensent appartenir.

Au cours des 68 dernières années, la plupart des agressions militaires peuvent trouver comme sources les États-Unis et Israël. Pourtant, ces deux fauteurs de guerres prétendent être victimes d’agressions. C’est Israël qui possède un arsenal nucléaire qui est illégal, non reconnu, et non comptabilisé. C’est Washington qui a élaboré un plan de guerre basé sur la première frappe nucléaire. Le reste du monde a raison de voir ces deux gouvernements voyous irresponsables comme des menaces directes pour la vie sur terre.

Traduction : Avic

Source : http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

L’illégalité est la nouvelle norme – Paul Craig Roberts


Big brother-ObamaDans de nombreux d’articles et dans mon dernier livre “The Failure of Laissez Faire Capitalism and the Economic Dissolution of the West”, j’ai montré que la crise de la dette souveraine européenne est en train d’être utilisée pour mettre fin à la souveraineté des pays qui sont membres de l’UE. Il n’y a aucun doute que cela soit vrai, mais la souveraineté des états membres de l’UE n’est que nominale. Bien que les nations individuelles gardent toujours une certaine “souveraineté” vis à vis du gouvernement de l’UE, elles sont néanmoins toutes sous la coupe de Washington, comme vient une fois de plus le démontrer la récente action illégale et hostile prise par la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal et l’Autriche par ordre de Washington, à l’encontre de l’avion transportant le président bolivien Evo Morales.

Revenant de Moscou pour renter en Bolivie, l’avion de Morales s’est vu refuser le survol de leur territoire et l’autorisation de refaire le plein de carburant par les marionnettes de Washington que sont la France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal et a dû atterrir en Autriche, où l’avion présidentiel fut soumis à une fouille de recherche d’Edward Snowden. Ceci est une démonstration de force de Washington pour kidnapper Snowden de l’avion présidentiel bolivien, en total défi de la loi internationale afin aussi pour apprendre à tous ces petits tels que Morales que l’indépendance vis à vis des ordres de Washington n’est pas permise.

Les états marionnettes européens se sont pliés à cette extraordinaires violation de la loi diplomatique et internationale, en dépit du fait que chacun de ces pays soit irrité que Washington espionne en toute impunité leurs gouvernements, leurs diplomates et leurs citoyens. Leur façon de remercier Snowden dont les révélations leur ont permis de savoir que Washington enregistrait  chacune de leur communication, fut d’aider Washington à capturer Snowden.

Ceci nous montre ce qu’il reste encore de moralité, d’honneur et d’intégrité dans la civilisation occidentale: Zéro

Snowden a informé les pays du monde que leurs communications n’ont plus aucune indépendance ni de caractère privée pour les yeux et les oreilles de Washington. L’orgueil et l’arrogance de Washington sont choquants. Aucun pays ne s’est encore levé contre Washington pour offrir l’asile politique à Snowden (NDT : le texte a été écrit avant les annonces du Venezuela et du Nicaragua). Le président équatorien Correa a été intimidé et Washington lui a tapé sur les doigts pour que Correa retire sa proposition d’asile à Snowden. Pour la Chine et la Russie, les cibles favorites de Washington concernant la diabolisation pour les droits de l’Homme, donner l’asile à Snowden aurait été un triomphe propagandiste, mais aucun de ces deux pays n’a voulu faire face aux inévitables confrontations que les représailles de Washington auraient causées.

Bref, les gouvernements des pays du monde veulent bien plus l’argent de Washington et ses bonne grâces que la vérité, l’intégrité ou même leur indépendance.

Les interventions sordides de Washington contre Snowden et Morales donnent au monde une autre chance de demander des comptes à Washington avant que sa suffisance et son arrogance ne forcent le monde à choisir entre accepter l’hégémonie américaine ou la 3ème guerre mondiale. Les pays, divisés entre eux et s’agrippant au fric et aux faveurs ne font en fait que permettre à Washington d’établir que quoi qu’il fasse est légitime . L’illégalité de Washington est en train de s’installer comme étant la nouvelle norme.

Il est peu probable que les gouvernements sud-américains se lèvent ensemble contre l’affront de Washington(NDT : écrit avant la réunion de l’UNASUR). Quelques uns de ces pays sont dirigés par des réformateurs qui représentent le peuple au lieu des élites riches alliées de Washington, mais la plupart d’entre eux préfèrent des relations calmes avec Washington et les élites locales. Les Sud-Américains pensent que Washington réussira à renverser les réformateurs comme cela a été fait dans le passé.

En Europe les manchettes de presse sont du style: “La surveillance de la NSA menace les accords de libre échange de l’Union Européenne” et “Merkel demande des explications”. Les protestations sont une gesticulation nécessaire pour le public de la part des marionnettes et seront comprises comme telles par Washington. Le gouvernement français dit que les pourparlers sur le commerce devraient être temporairement suspendus “pour quelques semaines afin d’éviter toute controverse”. D’un autre côté, le gouvernement allemand dit: “Nous voulons ces accords de libre-échange et nous voulons négocier maintenant”. En d’autres termes, ce que Merkel décrit comme “une attitude de guerre froide inacceptable” est acceptable tant que l’Allemagne a ses accords de libre-échange.

La convoitise de l’argent de Washington aveugle l’Europe sur les véritables conséquences de ces accords de libre-échange. Ce que ces accords feront ce sera de faire tomber les économie européennes sous l’hégémonie de l’économie de Washington. L’accord est fait pour éloigner l’Europe de tout commerce avec la Russie, tout comme le traité de partenariat trans-pacifique est conçu pour éloigner les pays asiatiques de la Chine et les plier à des relations structurées étatsuniennes. Ces accords ont très peu à voir avec le libre-échange et tout à voir avec l’hégémonie américaine.

Ces accords de “libre-échange” obligeront les “partenaires” européens et asiatiques à soutenir le dollar. En effet, il est possible que le dollar supplante l’Euro et les monnaies asiatiques et deviennent l’unité monétaire des “partenaires”. De cette façon, Washington peut institutionnaliser le dollar et le protéger contre les conséquences néfastes de la planche à billets qui est utilisée pour renforcer la solvabilité des banques “too big to fail ” et pour financer les déficits sans fin du budget fédéral.
Traduction : Avic

source : http://www.paulcraigroberts.org/2013/07/05/lawlessness-is-the-new-normal-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

L’arrogance de Washington a-t-elle défait son empire? – Paul Craig Roberts


obceasarPersonne n’aime un tyran, et les marionnettes de l’OTAN de Washington ont été victimes d’intimidation depuis six décennies. Les Premiers ministres britanniques, les chanceliers allemands et les présidents français doivent se mettre au garde-à-vous et dire « à vos ordres chef ».

Ils le détestent tous, mais ils aiment l’argent de Washington; ils se prostituent et prostituent leur pays pour l’argent de Washington. Même une personne de la stature de Winston Churchill devait être bien vu par Washington afin de faire payer ses factures et les factures de son pays.

Mais ce que les dirigeants européens vendus sont en trains de constater c’est que Washington ne paie pas assez pour la prostitution qu’elle réclame. Un an hors de son bureau Tony Blair valait 35 millions de dollars. Mais ce n’est pas suffisant pour avoir Blair sur la liste d’attente pour les yachts de 200 pieds de 50 millions de dollars, d’avoir un chalet à Gstaad, un appartement de luxe de 50 millions de dollars à Paris et à New York, et un avion privé pour faire la navette entre les deux, ou porter au poignet une montre Franck Muller de 736,000 $, signer son nom avec un stylo Mont Blanc à 700,000 $ incrusté de pierres précieuses, et boire 10.000 $ de « martinis on the rock » (gin ou vodka versé sur un diamant) à l’Hôtel Algonquin de New York.

Dans un monde dans lequel chaque membre du Forbes Four Hundred est un milliardaire ou multi-milliardaire, 35.000.000 $ c’est tout simplement insignifiant. En 2006, le gestionnaire d’un hedge fund a été payé 1,7 milliards de dollars pour une année de vol. 25 autres ont été payés 575 000 000 $ pour leurs compétences dans le front-running trade (NDT : négoce de titres avant que la caisse de pension ne négocie elle-même ces titres). 35 millions de dollars est sans doute le budget annuel pour leurs employés de maison.

Les Britanniques semblent se contenter de leur rôle en tant que laquais favori de Washington, mais la France et l’Allemagne n’ont pas apprécié ce rôle. Le dernier vrai chef de la France, le général de Gaulle, n’aurait rien à faire avec Washington et avait refusé d’adhérer à l’OTAN. L’Allemagne, démembrée avec l’Allemagne de l’Est occupée par les Soviétiques, n’avait pas le choix. La gratitude des Allemands au président Reagan pour leur unification a entraîné l’Allemagne réunifiée à tomber sous l’hégémonie de Washington.

Toutefois, si les nouvelles provenant de Berlin sont exactes, l’Allemagne en a assez. Le catalyseur a été les révélations de Edward Snowden selon lesquelles Washington espionne tout le monde, y compris ses alliés, l’Allemagne et l’UE en particulier. En outre, Washington utilise la Grande-Bretagne comme cheval de Troie au sein de l’UE comme un espion de secours au cas où le NSA manquerait quelque chose.

Selon les rapports de presse, les gouvernements allemand, français et de l’UE sont bouleversés d’apprendre que leur extrême soumission à Washington ne les a pas protégés, eux et leurs citoyens, contre l’espionnage. Les voilà se battant dans les guerres de Washington dans le lointain Afghanistan, dont le sort ne les concerne en aucune manière, et tout ce que Washington trouve à faire, c’est de les embarrasser en espionnant la vie privée de leurs citoyens.

Qui le gouvernement Merkel représente-t-il, se demandent les Allemands, les Allemands ou la NSA? Pourquoi le gouvernement Merkel fait-il des courbettes à Washington? La prochaine question sera: «qu’est-ce que les espions de Washington ont sur Merkel? »

Avec le gouvernement allemand mis sur la sellette par la trahison de Washington, les manchettes sont: «L’Allemagne est prête à demander des comptes aux services de renseignement du Royaume-Uni et des Etats-Unis sur les opérations d’écoute. »

Rien d’étonnant à ce que Washington et ses putains médias détestent Edward Snowden. « Un porte-parole du Procureur fédéral [allemand] a déclaré que le bureau se préparait à porter des accusations contre« les services de renseignement britanniques et américains. À la lumière de l’affaire Snowden, ce serait merveilleux si l’Allemagne émettait des mandats d’arrêt et que Washington et Londres refusent d’extrader leurs NSA et agents d’espionnage britanniques qui ont violé toutes les lois et toutes les confiances.

Le ministre de la Justice allemande, Sabine Leutheusser-Schnarrenburger, a exigé une « explication immédiate » pour savoir pourquoi Washington appliquait à l’Allemagne des politiques « qui rappellent les actions contre les ennemis pendant la guerre froide. »

Le président français a déclaré que la France ne coopérera plus avec Washington sur quelque question que ce soit tant que la France n’a pas reçu des «assurances complètes» que Washington cessera de l’espionner.

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, et le commissaire européen à la Justice, Viviane Reding, ont demandé à Washington de répondre aux révélations de Snowden l’accusant d’avoir trahi ses propres alliés.

La question qu’il faut se poser est: toutes ces protestations de la part des hommes politiques qui sont, de manière presque certaine, à la solde de Washington, sont-elles sincères, ou sont-elles juste des protestations pour la galerie pour calmer les populations nationales européennes qui ont été trahies par leurs élus? Pourquoi le président français et le ministre de la Justice allemand pensent-ils que les assurances de Washington signifient quelque chose? Quand, de mémoire d’homme, Washington a-t-il dit la vérité sur quoi que ce soit? Quand l’assurance de Washington a-t-elle signifié quelque chose?

Le golfe du Tonkin? Les armes irakiennes de destruction massive? Les armes nucléaires iraniennes? L’attaque au gaz sarin d’Assad? Les  »attentats terroristes » orchestrés par le FBI? Il est un fait avéré que le gouvernement américain ment à chaque fois qu’il ouvre la bouche. Comparé à Washington, Staline, Hitler, Tojo, Mao, Castro, Chavez et Pol Pot étaient véridiques.

La réponse de Washington aux demandes d’explication de l’Europe est : «Nous allons discuter de ces questions de manière bilatérale avec les États membres de l’UE », mais « nous n’allons pas commenter publiquement les présumées activités de renseignement spécifiques. »

Vous savez ce que cela signifie. Bilatérale signifie que Washington va parler avec chaque pays de l’UE séparément, en utilisant les informations que la NSA a obtenues pour faire chanter chaque plaignant dans le silence. Alors que l’Union européenne pourrait ainsi tenir tête à Washington, séparément les pays peuvent être intimidés et se voir offrir plus d’argent ou des menaces, les amours illicites seront révélés pour les faire taire. Washington parie sur son pouvoir d’intimider les différents pays par la menace d’isolement et d’être ainsi coupé des sources de l’argent. Si les pays de l’UE acceptent les explications bilatéralles secrètes de la part de Washington, l’affaire se termine et l’espionnage sur l’Europe continuera pendant que Washington et les politiciens européens nieront que l’espionnage continue.

A présent, le monde entier doit savoir que Washington n’est pas seulement sans foi ni loi, mais aussi totalement hors de contrôle, se complaisant dans l’arrogance et l’orgueil, entraîné par des désirs d’hégémonie sur le monde entier. Washington est tellement paranoïaque et méfiant qu’il ne fait même pas confiance à ses propres citoyens ou aux gouvernements de marionnettes européens qu’il a achetés et payés.

Washington est le seul gouvernement qui ait jamais utilisé des armes nucléaires, et il s’en est servi contre un gouvernement défait qui tentait de se rendre. Aujourd’hui la folie à Washington est bien pire. Les Conseils de prise de décision sont pleins de néoconservateurs fous va-t-en guerre, comme la conseillère pour la sécurité nationale, Susan Rice, une menace pour l’humanité.Les think tanks de Washington et les médias sont surreprésentés par les néoconservateurs comme William Kristol qui veut savoir « A quoi bon les armes nucléaires si vous ne pouvez pas les utiliser? »

Les politiciens européens louches et les médias qui ont pris l’argent de Washington prévu pour leur propre sécurité économique, ont trahi la sécurité du monde entier. En permettant l’hégémonie de Washington, ils ont déchaîné son arrogance. Cette arrogance menace désormais non seulement l’indépendance de tous les pays, mais la vie sur terre.

Au lieu de rencontrer Washington seul unilatéralement, les pays européens devraient se serrer les coudes. Après tout, il est supposé y avoir une UE. S’il y a une UE, Washington devrait répondre à l’UE, pas à ses parties constituantes individuellement, dont aucune ne peut résister à l’intimidation et la corruption de Washington.

Si la guerre thermonucléaire doit être évitée et la vie continuer sur la terre, l’Europe doit dissoudre l’OTAN. L’OTAN a été créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Son but était d’empêcher la puissante Armée rouge, qui a battu l’Allemagne nazie, d’envahir toute l’Europe occidentale.

L’Union soviétique s’est effondrée en 1991, il y a 22 ans. Pourtant, l’OTAN existe toujours. En outre, à l’encontre des intentions du président Reagan, l’OTAN s’est élargi. L’OTAN inclut désormais les anciens éléments constitutifs de l’Empire soviétique, comme l’Europe de l’Est et d’anciens éléments constitutifs de l’Union soviétique elle-même, comme la Géorgie, le gouvernement qui a été acheté et payé par Washington. Les ONG financées par Washington pourraient même faire tomber l’Ukraine dans son giron.

Poussée par Washington, la Géorgie a lancé une guerre contre la Russie d’aujourd’hui, dont les forces supérieures en ont terminé rapidement. De l’avis de beaucoup, le gouvernement russe a montré beaucoup trop de tolérance à son ennemi vaincu, qui est en train d’être réarmé par Washington et encouragé vers de nouvelles aventures militaires. Washington travaille à faire de la Géorgie, située en Asie entre les mers Noire et Caspienne, un membre de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. L’adhésion à l’OTAN ferait de la Géorgie un protectorat de Washington et de ses marionnettes de l’OTAN. Washington estime qu’avec cette élévation de la Géorgie, la Russie acceptera les agressions géorgiennes afin d’éviter la guerre avec les Etats-Unis et l’OTAN.

La Chine, également, a été étonnamment trompée par Washington, et au lieu de rendre la pareille, elle l’a pris en douceur. Cette magnanimité de la part de la Chine a été mal interprétée par Washington et a été prise pour de la peur. La peur que Washington imagine inspirer à la Chine au point de la faire trembler dans ses bottes a encouragé Washington à encercler la Chine avec de nouvelles bases navales, aériennes et terrestres. Le fait que nombreuses sont les bases de Washington dans le Pacifique et la mer de Chine du Sud, Washington lui-même est un ICBM non enregistré par la racaille ignorante qui gère l’Amerika. Submergé par son orgueil, Washington menace toute vie sur terre.

Traduction : Avic

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Source : http://www.paulcraigroberts.org/2013/07/01/has-washingtons-arrogance-undone-its-empire-paul-craig-roberts/

La Stasi à la Maison Blanche – Paul Craig Roberts


stasi_216Le 19 Juin 2013, le président américain Barack Obama, dans l’espoir de s’élever au-dessus des retombées  du scandale causé par l’espionnage de la National Security Agency (NSA , a cherché à s’associer à deux discours emblématiques réalisés à la Porte de Brandebourg à Berlin.

Il y a cinquante ans, le président John F. Kennedy s’était engagé : « Ich bin ein Berliner ». En 1987, le président Ronald Reagan avait défié: «M. Gorbatchev, abattez ce mur « .

Le discours d’Obama a été délivré à un public relativement restreint spécialement sélectionné. Malgré cela, Obama a parlé derrière une vitre pare-balles.

Le discours d’Obama restera dans l’histoire comme le plus hypocrite de tous les temps. Pas étonnant que le public n’ait été là que sur invitation. Un vrai public aurait viré Obama hors de Berlin sous les huées.

Peut-être la plus hypocrite de toutes les déclarations d’Obama a été quand il a proposé que les Etats-Unis et la Russie réduisent de 1/3 leurs armes nucléaires. Le monde entier, et certainement les Russes, voient ce qu’il y a derrière ce stratagème. Les États-Unis encerclent actuellement la Russie avec des missiles antibalistiques placés sur les frontières russes et espèrent exploiter cet avantage en discutant avec la Russie pour qu’elle réduise son armement, ce qui rend son ciblage par Washington plus aisé. La proposition d’Obama vise clairement à affaiblir la dissuasion nucléaire de la Russie et sa capacité à résister à l’hégémonie américaine.

Obama a prononcé des mots nobles de paix, tout en battant les tambours de guerre en Syrie et en Iran. En témoignent les politiques agressives d’Obama d’encerclement de la Russie par des bases de missiles et la mise en place de nouvelles bases militaires dans l’océan Pacifique avec lesquels il compte affronter la Chine.

C’est le même Obama qui a promis de fermer la prison de la torture de Guantanamo, mais ne l’a pas fait ; le même Obama qui a promis de nous dire la raison de la longue décennie de guerre de Washington en Afghanistan, mais ne l’a pas fait ; le même Obama qui a promis de mettre fin aux guerres , mais en a commencé de nouvelles; le même Obama qui a dit qu’il défendrait la Constitution américaine, mais qui l’a réduite en miettes ; le même Obama qui a refusé de tenir le régime de Bush pour responsable de ses crimes contre le droit et contre l’humanité ; le même Obama qui a déchainé des drones contre des populations civiles en Afghanistan, au Pakistan et au Yémen ; le même Obama qui a réclamé et exercé le pouvoir d’assassiner des citoyens américains sans procès et qui continue la pratique inconstitutionnelle du régime de Bush de violation de l’habeas corpus et de détention indéfinie de citoyens américains ; le même Obama qui a promis la transparence, mais met en place le gouvernement le plus secret de l’histoire américaine.

Le discours d’une spectaculaire hypocrisie du tyran a suscité des applaudissements de l’auditoire invité à 36 reprises. Comme tant d’autres, les Allemands se sont montrés prêts à être utilisés à des fins de propagande de Washington.

Voilà Obama, toujours dans ses mensonges, parlant de «vérité éternelle».

Voilà Obama, qui a permis à Wall Street de voler les peuples américain et européen et qui a détruit les libertés civiles des Américains et la vie d’un grand nombre d’Irakiens, d’Afghans, de Yéménites, de Libyens, de Pakistanais, de Syriens, et d’autres encore, parlant « d’aspirations à la justice. « Obama assimile les exigences de justice au « terrorisme ».

Voilà Obama, qui a construit un réseau d’espionnage international et un état policier à l’intérieur, parlant « des aspirations à la liberté. »

Voilà Obama, président d’un pays qui a initié des guerres ou des actions militaires contre six pays depuis 2001 et a en ligne de mire trois autres pays musulmans : la Syrie, le Liban et l’Iran, et peut-être plusieurs autres en Afrique, parlant « des aspirations à la paix qui brûle dans le cœur des hommes », mais clairement pas dans le cœur de Obama.

Obama a transformé l’Amérique en un état de surveillance qui a beaucoup plus en commun avec la Stasi de l’Allemagne de l’Est qu’avec l’Amérique des époques de Kennedy et de Reagan. Étrange, n’est-ce pas, que la liberté ait été acquise en Allemagne de l’Est et perdue en Amérique.

A la Porte de Brandebourg, Obama a invoqué l’engagement des nations à « une Déclaration universelle des droits de l’homme», mais Obama continue de violer les droits de l’homme, tant dans son pays qu’à l’étranger.

Obama a poussé l’hypocrisie vers de nouveaux sommets. Il a détruit les libertés civiles américaines garanties par la Constitution. En lieu et place d’un gouvernement responsable devant la loi, il a transformé la loi en une arme entre les mains du gouvernement. Il a intimidé une presse libre et poursuit des dénonciateurs qui révèlent les crimes de son gouvernement. Il ne fait aucune objection lorsque la police américaine brutalise les citoyens qui manifestent pacifiquement. Son gouvernement intercepte et stocke dans les ordinateurs de la National Security Agency  chaque communication de chaque américain et également les communications privées des européens et des canadiens, y compris les communications des membres des gouvernements, pour mieux faire chanter ceux qui ont des secrets. Obama envoie des drones ou des assassins pour tuer des gens dans les pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont pas en guerre et les victimes, dans la plupart des cas s’avèrent être des femmes, des enfants, des agriculteurs et des personnes âgées du village. Obama a gardé Bradley Manning à l’isolement pendant près d’un an, l’agressant dans sa dignité humaine dans le but de le briser et d’obtenir de faux aveux. Au mépris de la Constitution américaine, Obama a refusé à Manning un procès pendant trois ans. Sur les instructions de M. Obama, Londres refuse à Julian Assange le libre départ vers son asile politique en Équateur. Assange est devenu un cardinal Mindszenty moderne. [Jozsef Mindszenty était le chef de l’Eglise catholique hongroise qui avait cherché refuge contre l’oppression soviétique à l’ambassade américaine à Budapest. Avec le refus de libre passage par les Soviétiques, le cardinal a vécu dans l’ambassade américaine pendant 15 ans comme un symbole de l’oppression soviétique.]

C’est  ce Obama qui a demandé au cours de l’événement orchestré à la Porte de Brandebourg: « Allons-nous vivre libres ou sous les chaînes? Sous des gouvernements qui défendent nos droits universels, ou des régimes qui les répriment? Dans des sociétés ouvertes qui respectent le caractère sacré de l’individu et notre libre arbitre, ou dans des sociétés fermées qui étouffent l’âme?  »

Lorsque le mur de Berlin est tombé, l’État espion Stasi qui étouffe l’âme a déménagé à Washington. La Stasi est bel et bien vivante dans le régime Obama.

Le discours d’Obama au Brandebourg : http://www.whitehouse.gov/the-press-office/2013/06/19/remarks-president-obama-brandenburg-gate-berlin-germany

Traduction : Avic

Source :http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Washington est fou – Paul Craig Roberts


obama-tearing-constitutionAu 21e siècle la propagande vieille de deux cents ans selon laquelle les Américains contrôlent leur gouvernement a été complètement détruite. Tant l’administration Bush et les régimes d’Obama ont clairement montré que  les Américains n’ont pas la moindre influence, encore moins de contrôle, sur le gouvernement. Tant que Washington est concerné, les gens ne sont que fétus de paille.

Les sondages montrent que 65% de la population américaine s’opposent à l’intervention américaine en Syrie. Malgré cette indication claire de la volonté du peuple, le régime Obama est en train de concocter un cas de propagande pour armer encore plus les mercenaires de Washington envoyés pour renverser le gouvernement laïque syrien et pour imposer une « zone d’exclusion aérienne » sur la Syrie, qui, si l’on se réfère à la Libye,, signifie que les avions des Etats-Unis ou de l’OTAN vont attaquer l’armée syrienne au sol, servant ainsi de forces aériennes aux  mercenaires importés par Washington, pudiquement appelés «rebelles syriens. »

Washington a déclaré il y a quelque temps que la «ligne rouge» qui amènerait la Syrie sous l’attaque militaire de Washington était l’utilisation par le gouvernement Assad d’armes chimiques de destruction massive contre les mercenaires de Washington. Une fois que cette annonce a été faite, toute personne avec un cerveau savait immédiatement que Washington fabriquerait de faux renseignements certifiant que Assad avait utilisé des armes chimiques, tout comme Washington a présenté aux Nations Unies le mensonge intentionnel, par le secrétaire d’État Colin Powell que Saddam Hussein en Irak avait des armes dangereuses de destruction massive. Rappelez-vous l’image de la National Security Advisor Condi Rice de « champignon atomique sur les villes américaines? » Les mensonges propagandistes étaient les ordres du jour de Washington.

Et ils le sont toujours. Maintenant, Washington a fabriqué le faux renseignement, et le président Obama a annoncé avec un visage impassible, que Assad de Syrie a utilisé du gaz sarin à plusieurs reprises et que, entre 100 et 150 personnes « de son propre peuple », un euphémisme pour les mercenaires étrangers fournis par les Etats-Unis , ont été tués par les armes de destruction massive.

Réfléchissez à ça une minute. Aussi malheureuse que puisse être toute mort dans une guerre, peut-on appeler  100-150 décès « destruction massive » ?  Selon les estimations les plus faibles, l’invasion des mercenaires étrangers parrainés par les Etats-Unis en Syrie a coûté 93.000 vies, au regard desquelles 150 décès représentent 0,0016%. Si on arrondit vers le haut, les 150 décès de Washington reviennent à deux millièmes de un pour cent.

En d’autres termes, 99,998% des décès n’ont pas franchi la « ligne rouge ». Mais le 0.002% (arrondi) l’ont fait.

Oui, je sais. La position de Washington n’a pas de sens. Mais quand a-t-elle jamais eu un sens?

Nous allons élargir notre esprit un tout petit peu et pousser plus loin. Assad sait que Washington a fixé une « ligne rouge ». Cela a été répété maintes et maintes fois dans le but de créer dans l’esprit du public américain distrait qu’il y a un motif réel et valable pour attaquer la Syrie. Pourquoi  Assad utiliserait des armes de destruction massive interdites pour tuer une infime poignée de 100-150 mercenaires américains alors que son armée est en train de les balayer sans l’utilisation du gaz, et quand Assad sait que l’utilisation du gaz jetterait l’armée américaine contre lui ?

Comme l’a énoncé clairement le gouvernement russe, l’accusation de Washington n’est pas crédible. Aucune personne informée ne pourrait le croire. Sans doute, beaucoup d’Américains portant leur patriotisme sur leurs manches tomberont pour le dernier mensonge de Washington, mais personne d’autre dans le monde ne le fera. Même les marionnettes de l’OTAN de Washington appelant à attaquer la Syrie savent que la justification de l’attaque est un mensonge. Pour les marionnettes de l’OTAN, l’argent de Washington submerge l’intégrité, pour laquelle les récompenses sont faibles.

Les Russes le savent pertinemment que Washington ment. Le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov a déclaré: «Le gouvernement [d’Assad], comme le dit ouvertement l’opposition, connaît un succès militaire sur le terrain. Le régime [d’Assad] n’est pas au pied du mur. Quel sens y a-t-il pour le régime d’utiliser des armes, surtout pour si peu « .

Lavrov est une personne relativement civilisée dans le rôle de diplomate principal de la Russie. Toutefois, d’autres responsables russes peuvent être plus rudes dans leur rejet des derniers mensonges flagrants de Washington. Yury Ouchakov, un collaborateur du président russe Vladimir Poutine a déclaré: « Les Américains ont essayé de nous présenter des informations sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime [de Assad], mais à vrai dire, nous avons pensé que ce n’était pas convaincant. Nous ne voudrions pas invoquer les références au [aux mensonges infâmes du] Secrétaire d’État Colin Powell [à l’ONU accusant l’Irak pour les  ADM], mais les faits ne semblent pas convaincants à nos yeux. « Aleksey Pushkov, le président de la commission des affaires étrangères de la Douma russe, va droit au but. «Les données sur l’utilisation par Assad d’armes chimiques sont fabriquées par le même établissement qui produisit les mensonges sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein. Obama est en train de marcher sur les pas de George W. Bush « .

Ici, en Amérique personne n’entendra jamais  parler aussi franchement de la part des médias presstitués américains.

Le double langage Orwellien est aujourd’hui la langue du gouvernement des États-Unis. Le  Secrétaire d’Etat John Kerry a accusé Assad de nuire aux «pourparlers de paix», pendant  que les Etats-Unis arment ses mercenaires syriens.

Le double langage de Washington est maintenant évident pour le monde entier. Non seulement Assad, mais aussi les Russes, les Chinois, les Iraniens, ainsi que chaque état marionnette de l’Amérique, ce qui inclut tout l’OTAN et le Japon, sont pleinement conscients que Washington est à nouveau en train de mentir comme un arracheur de dents. Les Russes, les Chinois et les Iraniens essaient d’éviter la confrontation avec Washington, car une guerre avec les armes nucléaires modernes détruirait toute vie sur la planète Terre. Ce qui est frappant, c’est que malgré 24/7 de lavage de cerveau par les presstitués, une grande majorité de la population américaine s’oppose à la guerre d’Obama contre la Syrie.

Ce sont de bonnes nouvelles. Cela signifie que plus d’Américains développent leur capacité de penser indépendamment des mensonges que Washington leur sert.

Ce que les nazis néo-conservateurs, le régime de Bush / Obama et les médias presstitués ont montré clairement, c’est  que Washington va pousser son ordre du jour de l’hégémonie du monde au point  de démarrer la Troisième Guerre mondiale, qui, bien sûr, signifie la fin de la vie sur terre.

La Russie et la Chine, l’un comme l’autre pouvant détruire les Etats-Unis, ont appris que le gouvernement américain est un menteur et qu’il n’est pas fiable. La politique « no-fly» libyenne, à laquelle la Russie et la Chine avaient souscrit s’est avérée être une attaque aérienne de l’OTAN sur l’armée libyenne de sorte que les mercenaires parrainés par la CIA puissent l’emporter.

La Russie et la Chine, ayant  appris leur leçon, protestent contre l’agression de Washington contre la Syrie que Washington prétend être une «guerre civile». Si la Syrie tombe, la Russie et la Chine savent que l’Iran est à côté.

L’Iran est le ventre de la Russie et, pour la Chine l’Iran c’est 20% de ses importations d’énergie. Les deux gouvernements russes et chinois savent que si l’Iran tombe, ils seront les suivants. Il n’y a pas d’autre explication du fait que Washington encercle la Russie avec des bases de missiles et la Chine avec des bases navales et aériennes.

La Russie et la Chine se préparent maintenant à la guerre qu’ils voient comme inévitable. La folle et démente course de Washington pour l’hégémonie mondiale mène les américains sans méfiance vers la confrontation contre deux pays possédant des bombes à hydrogène et dont la population combinée est de cinq fois la population américaine. Dans un tel conflit tout le monde meurt.

Compte tenu de la folie totale du gouvernement à Washington, si la vie humaine existe en 2020, ce sera un miracle. Toutes les inquiétudes sur l’avenir de Medicare et les déficits de la sécurité sociale n’ont pas de sens. Il n’y aura personne ici pour recueillir les bénéfices.

Addendum : Si le rapport ci-dessous à partir de RT est exact, il semble évident que les locataires ignorants et diaboliques de Washington, DC, conduisent le monde vers la troisième guerre mondiale :https://avicennesy.wordpress.com/2013/06/18/liran-va-deployer-4-000-hommes-en-syrie-alors-que-larmee-americaine-devrait-rester-en-jordanie/

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

La plus grande maladie de l’Amérique: Ses médias pressetitués


presseQuand Gerald Celente a estampillé les médias américains comme la “pressetituée”, il a fait mouche et avait parfaitement raison. La presse écrite et les médias audio-visuels sont les prostitués de Washington et du cartel des corporations. Rendre compte des véritables informations est le dernier de leurs soucis. La pressetituée est un ministère de la propagande et de la couverture des turpitudes. Ceci est vrai pour l’ensemble des médias occidentaux qui ne sont qu’un ramassis de putes achetées et dûment payées.

Il semble que chaque jour qui passe me rend témoin d’une douzaine d’autres exemples. Prenez le 31 Mai par exemple. La pressitituée rapporte que le ministre des affaires étrangères John Kerry et sa contre-partie allemande travaillent ensemble pour convaincre la Russie d’être un “parti de la paix” en Syrie en ne fournissant pas le gouvernement syrien, dont le pays a été envahi par les armes. Kerry et spécifiquement les Israéliens, ne veulent pas que la Russie délivre ses systèmes sophistiqués de défense anti-aérienne S300 à la Syrie.

Ceci fut le compte-rendu de la pressetituée concernant cette affaire. Mais la pressetituée ne fait aucune allusion au fait que cette invasion de la Syrie par des musulmans radicaux affilés à Al Qaïda a été organisée et équipée par Washington au travers de ses proxies de la région à savoir l’Arabie Saoudite et les émirats du pétrole. Les Américains suffisamment stupides pour croire ce que leur raconte leur pressetituée ne savent pas que ce ne sont pas les Syriens qui veulent renverser leur gouvernement, mais Washington, Israël et des islamistes radicaux qui objectent au gouvernement séculier non-confrontationnel syrien.

On pourrait penser que les médias américains se poseraient la question de savoir pourquoi Washington préfère t’il avoir Al Qaïda pour gouverner la Syrie plutôt qu’un gouvernement séculier non-confrontationnel. Mais ce type de question passe bien au dessus des têtes des médias américains imbéciles, ramassis de putes trop content d’engranger le fric qui leur arrive tout cuit pour les mensonges qu’ils sont requis de colporter.

Israël, à l’encontre d’un Washington qui jusqu’ici s’est caché derrière ses intermédiaires, a ouvertement commis des crimes de guerre comme définis par les procès des nazis de Nüremberg, en initiant une agression non provoqués contre la Syrie, en attaquant militairement le pays.

En rapportant la pression mise par Kerry sur Poutine, la presstituée n’a fait aucune mention du fait que la tentative soutenue par Washington de renversement du gouvernement syrien a rencontré des difficultés, ceci occasionnant une demande du président Obama au Pentagone de sortit un plan d’exclusion aérienne sur la Syrie, ce qui veut dire en accord avec le précédent libyen et les attaques américaines et de l’OTAN sur ce pays, un bis-repetita sur les forces du gouvernement syrien. Comme le système S300 est un système de défense, le plan d’Obama d’envoyer les armées de l’air occidentales ou israéliennes pour attaquer l’armée syrienne est le pourquoi Kerry met la pression sur la Russie afin que celle-ci n’honore pas son contrat de livraison des S300 à la Syrie ; système qui descendra les avions américains, israéliens et de l’OTAN s’ils passent à l’attaque.

Ceux qui pensaient que Kerry aurait pu faire une différence comme président doivent être bien désillusionnés de voir à quel point il est aussi une de ces putes va t’en guerre. En Amérique, le marketing est tout, la vérité n’est rien.

La véritable nouvelle à diffuser est que Washington essaie de convaincre Poutine d’acquiescer à ce que Washington renverse le gouvernement syrien de façon à ce que la Russie puisse être virée de sa seule base navale sur la mer Méditerrannée, rendant cette mer celle de Washington: Washington mare nostrum. La pressetituée américaine diabolise le gouvernement russe pour ne pas aider Washington à renverser le gouvernement syrien afin que Washington puisse avoir une autre victoire sur la Russie et puisse s’attaquer ensuite à l’Iran.

William Hague, la petite marionnette punk qui sert, avec l’accord de Washington, de ministre des affaires étrangères britannique et ce à la grande honte de ce que fut cette fière nation, a clarifié tout ceci lorsqu’il déclara: “Nous voulons une solution sans Assad. Nous n’acceptons pas la présence d’Assad.” Ceci est d’une incroyable hypocrisie, parce que le gouvernement syrien est bien plus respecteux des droits de l’Homme que Washington ou Londres.

Tandis que Kerry essayait de duper Poutine, le porte-parole de la Maison blanche Josh earnest a dit que la priorité immédiate du gouvernement Obama était de retirer Assad du pouvoir.

http://thehill.com/blogs/global-affairs/middle-east-north-africa/302773-white-house-no-role-for-assad-in-transitional-government  Donc pour les USA et la GB, “la paix” veut dire renverser le gouvernement syrien par la force

Pourquoi l’ONU ne proteste t’elle pas ? La réponse est que les nations et leurs représentants à l’ONU ont été achetés par Washington. Le fric parle, pas l’intégrité et la justice. L’intégrité et la justice sont affligées par la pauvreté. L’ONU appartient à l’empire du mal (NdT: Le QG de l’ONU à New York est construit sur un terrain donné par la famille Rockefeller… Rien n’est jamais “donné”.. rien n’est jamais perdu pour tout le monde…). Elle appartient à Washington (NdT: et Washington appartient aux banquiers…). L’empire américain a l’argent. Il paie pour les manchettes de journaux et pour le budget qui autorise les délégués de l’ONU à se prélasser à New York City.

Dans le monde d’aujourd’hui, l’intégrité n’a aucune valeur, mais l’argent en a une et Washington a l’argent car comme le dollar US est la monnaie de réserve mondiale, elle peut être créée en quantité suffisante pour acheter tous les gouvernements de tous les pays, incluant le notre. Après une année hors de sa fonction de premier ministre britannique, Tony Blair valait 35 millions de dollars. Regardez les richesses incroyables des Clinton. D’après des rapports de presse, le mariage de Chelsea Clinton a coûté 3,2 millions de dollars.

http://www.goingwedding.com/news_detail.asp?newsid=67

Hague a dit que la GB et la France recherchent conjointement “la levée sur l’interdiction de vendre des armes aux rebelles syriens”. Hague n’a pas expliqué comment la force d’invasion fut armée, s’il y avait une interdiction de l’armer. Mais l’imbécile heureux britannique nous a dit qui était la force d’invasion de la Syrie: “La coalition nationale syrienne”, qui consiste en l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Qatar, l’Egypte qui est toujours une marionnette des Etats-Unis, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Turquie, l’Allemagne et l’Italie. De manière évidente, l’histoire à propos de la “rebellion syrienne” est pure invention. La Syrie est confrontée avecv une tentative de renversement de son gouvernement par les Etats-Unis et ses états marionnettes. Kerry essaie de convaincre Poutine de laisser l’Amérique renverser la Syrie.

Comme si cela n’était pas encore suffisant, toujours le 31 Mai, j’ai écouté E.J Dionne et David Brooks sur la radio publique nationale (NPR) discuter de l’état de la présidence d’Obama. Tous deux étaient très protecteurs de “notre président”. Aucun des deux ne voulaient dire les mots de “président du complexe militaro-industriel”, de “président de Wall Street”, de “président du lobby israélien”, de “président Monsanto”, de “président de l’extraction minière et de la fracture hydraulique”, non, Obama “notre président”.

Brooks et Dionne sont tombés d’accord pour dire que les médias se sont débarassés du problème de l’affaire de Benghazi et que la persécution par le fisc de membres du mouvement Tea party était sous contrôle des médias et n’était pas une menace pour Obama et sa présidence. Brooks a reconnu qu’il y avait des problèmes économiques ignorés et une pénurie de nouvelles idées. Quoi qu’il en soit, le fait évident est que sous Obama les Etats-Unis sont dans une crise constitutionnelle, très bien décrite par le Dr. Francis Boyle, professeur de droit international à l’université de l’Illinois,

http://www.informationclearinghouse.info/article35134.htm ceci ne fut pas mentionné par ces experts de la radio nationale, qui définissent eux-mêmes la pensée correcte pour leur audience nationale et les gens sont trop occupés pour y prêter une quelconque attention.

En Amérique aujourd’hui, la branche exécutive du gouvernement est en violation explicite de la constitution des Etats-Unis en faisant détenir indéfiniment ou en faisant assassiner des citoyens américains soupçonnés sans preuves par un membre qu’on ne peut plus tenir pour responsable de la branche exécutive, d’être dans une certaine mesure associés avec le terme générique mais non défini de “terrorisme”, même en tant que donnateur innocent de la cause des enfants palestiniens qui ont faim. La branche exécutive viole clairement la constitution des Etats-Unis et les lois statutaires des Etats-Unis d’Amérique contre la torture et l’espionage de ses citoyens sans mandats de justice. Le congrès ne va pas destituer le président pour ses crimes évidents et le système de justice fédéral  permet ces actes.

Le président Nixon a été chassé de ses fonctions parce qu’il avait menti au sujet de quand il eut connaissance d’un cambriolage pour lequel il n’était pas responsable. Président Clinton a été révoqué par le parlement pour avoir menti au sujet d’une affaire sexuelle qu’il avait eut avec une interne de la Maison blanche, Monica Levinski.

Le président george w. bush a emmené l’Amerique sur le sentier de la guerre avec des mensonges éhontés, tout comme le fit le président obama. Ces deux administrations sont coupables de crimes de guerre et de presque toutes les infractions possibles aux droits constitutionnel et international. Pourtant, aucun membre de la pressetituée ne voudrait mentionner le mot de révocation et le parlement ne les mettra jamais en accusation.

Il ne fait absolument aucun doute que les présidents du XXIème siècle, leurs avocats, les officiels du ministère de la justice (sic), de la CIA et de ses agents de l’ombre, ont violé loi après loi et que personne n’est sensé être responsable de ces actes. Pour la pressetituée, ceci n’est pas une affaire du tout. “La loi, la constitution ? Nous n’avons pas besoin de ces conneries de loi ou de constitution.”
Pour les pressetitués, la plus vile forme de vie sur cette planète, les putes achetées et consommées du mal, les véritables problèmes sont les chiffres des sondages, les adolescentes arrêtées pour s’être battues dans une cérémonie de fin d’école maternelle, bill Gates de Microsoft qui étend son avance d’homme le plus riche du monde de 14 millions de dollars sur le Mexicain Carlos Slim, “la gonzesse qui vaut 14 millions de dollars: Beyonce engrange.”

Crise constitutionnelle ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Je veux dire, vraiment, regardez les jambes de Beyonce. Avez-vous entendu, le dollar a augmenté aujourd’hui ?

La pressetituée n’a fait aucune enquête sur les choses importantes. Pas sur le 11 Septembre, pas sur l’accumulation du pouvoir de la branche exécutive qu’on ne peut plus contrioler, pas sur l’enterrement des droits civils, pas sur les attentats du marathon de Boston, pas sur ces guerres inexpliqueees et sans fin contre les musulmans qui n’ont pas attaqués les Etats-Unis.

La saga du marathon de Boston a atteint de nouveaux niveaux d’absurdité avec le meurtre par le FBI d’Ibrahim Todashev, qui était cuisiné pour admettre qu’il avait participé à des crimes variés. C’était un révolver, puis un couteau, puis après que la pressetituée ait dûment rapporté la fausse information qu’on lui avait balancée, ce qui pour l’insouciance du public américain était suffisante pour expliquer le meurtre de Todashev, le FBI admît finalement que la victime n’était pas armée.

Quoi qu’il en soit, il fut abattu de sept balles, dont une derrière la tête. Son père veut savoir pourquoi le FBI a assassiné son fils, mais la pressetituée elle s’en fout royalement. N’attendez aucune réponse de la part de la presse américaine et de la télévision ou de la radio nationale, une organisation qui prétend être une “radio à l’écoute” mais qui est financée par des contributions de cartels

Alors le meurtre de Todashev en guise de justice à la gestapo, pas mal non ? Où est la différence ? Une balle derrière la tête et l’Amérique est la lumière qui brille au sommet de la colline, la vitrine de la liberté et de la démocratie amenées au monde par la grâce du complexe militaro-industriel et de la sécurité au bout du canon d’un fusil ou d’un missile hellfire tiré par un de ses drones. Nous sommes gratifiés de cette propagande sans fin et insistante dans les écoles, les universités et les médias, que Washington a certainement appris de Mao et de Pol Pot. Vous les massacrez jusqu’à la soumission.

Mais çà, vous ne l’entendrez jamais venant de la pressetituée, la fange de la terre.

 

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

 

url de l’article original : http://www.paulcraigroberts.org/2013/06/02/americas-greatest-affliction-the-presstitute-media-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

Pourquoi la désinformation fonctionne


Dr. Paul Craig Roberts

Illustration: Truth and LieVous êtes-vous jamais demandé comment la désinformation gouvernementale gagne du terrain ?

Ce que j’ai remarqué, c’est que chaque fois qu’un évènement extraordinaire se produit, tel que le 11/9 ou les attentats  de Boston, presque tout le monde, qu’il soit de droite ou de gauche, adopte l’explication du gouvernement, car ils peuvent accrocher leur ordre du jour à celui du gouvernement.

La Gauche aime les histoires officielles de musulmans créant le chaos terroriste en Amérique, car elles prouvent leur théorie du retour du bâton et les confortent dans l’idée que  les déshérités et les opprimés peuvent se battre contre l’impérialisme.

La droite patriotique aime la version officielle, car cela prouve que l’Amérique est attaquée à cause de sa bonté ou parce que les terroristes sont entrés dans le pays à cause des autorités d’immigration et nourris par le système social, ou parce que le gouvernement, qui ne peut jamais rien faire de bien, a ignoré un certain nombre d’alertes.

Quoi que le gouvernement dise, quel que soit le problème, la version officielle trouvera sa compatibilité avec des prédispositions existantes et les différents agendas politiques.

Dans un tel pays, la vérité n’a aucune importance. Seuls les agendas ont une importance.

On peut le voir partout. Je pourrai écrire des volumes illustrant comment des écrivains motivés par un agenda spécifique à travers le paysage politique, soutiendront des histoires improbables racontées par le gouvernement et ce malgré l’absence de toute preuve, simplement parce que la ligne du gouvernement peut être exploitée pour soutenir leurs programmes.

Par exemple, un écrivain conservateur dans le numéro de Juin de Chronicles, utilise la théorie du gouvernement au sujet des soi-disant terroristes des attentats de Boston, les frères Tsarnaev, pour argumenter contre l’immigration, l’amnistie contre les clandestins et l’asile politique pour les musulmans. Il écrit: “Même le système de sécurité le plus incroyablement sophistiqué échouera inévitablement parce qu’il sera submergé par un flot d’immigrants hostiles et dangereux.”

L’auteur accepte toutes les déclarations improbables du gouvernement comme preuve de la culpabilité des frères Tsarnaïev. Le frère blessé qui a été incapable de répondre à la propriétaire du bateau qui l’a découvert et a dû être mis sous assistance respiratoire a réussi à écrire une confession à l’intérieur du bateau.

Dès que les autorités ont eu le frère blessé bouclé dans un hôpital en soins intensifs, des “officiels anonymes” plantèrent un narratif dans les médias pour dire que le suspect était en train de signer des confessions écrites de sa culpabilité tout en étant placé en réanimation ; mais nous savons que ces confessions existent puisque le gouvernement et les médias nous le disent.

L’auteur conservateur sait que Djokhar est coupable parce qu’il est musulman et tchétchène. Ainsi, il n’apparaît aucunement à l’auteur de se demander quel pourrait bien être l’agenda des sources anonymes qui sont si occupées à créer la culpabilité des frères. Ceci assure qu’aucun juré n’osera voter un acquittement et devra expliquer son acte à sa famille et ses amis. Le concept d’innocent jusqu’à preuve du contraire dans une cour de justice, a été jeté par la fenêtre. Ceci devrait inquiéter cet auteur conservateur, mais ce n’est pas le cas.

Cet auteur voit le fait d’être tchétchène comme une indication de culpabilité alors même que les deux frères ont grandi aux Etats-Unis comme des Américains normaux, parce que les Tchétchènes sont “engagés dans un djihad anti-russe”. Mais les Tchétchènes n’ont aucune raison d’être hostiles envers les USA. Comme preuves, Washington soutient les Tchétchènes dans leur conflit contre la Russie. En soutenant le terrorisme tchétchène, Washington viole toutes les lois qu’il applique impitoyablement à des citoyens américains compatissant qui donnent aux œuvres caritatives palestiniennes que Washington affirme être gérées par le Hamas, déclaré organisation terroriste par ce même Washington.

Il n’apparaît pas à cet auteur conservateur qu’il y a quelque chose qui ne va pas lorsque la loi martiale est appliquée sur une des principales villes américaine et sa zone métropolitaine, que plus de 10 000 soldats lourdement armés sont mis dans les rues avec des véhicules blindés et les citoyens sont sommés de sortir de chez eux avec leurs mains sur la tête, tout cela pour rechercher un seul suspect de 19 ans, blessé. Au lieu de cela, l’auteur accuse “l’état de surveillance” pour “les conséquences inévitables du libéralisme suicidaire”, qui a adopté “le plus vieux pêché du monde: la rébellion contre l’autorité.” L’auteur se délecte tellement de pouvoir utiliser la ligne directrice du gouvernement comme moyen de se livrer à la romance conservatrice avec l’autorité et de porter des coups au libéralisme, qu’il ne voit pas qu’il s’est mis sur une ligne opposée de celle des pères fondateurs qui ont signés la Déclaration d’Indépendance et se sont rebellés contre l’autorité.

J’aurai tout aussi bien pu utiliser un écrivain de gauche pour montrer que des explications improbables sont acceptables si elles sont en accord avec des prédispositions et peuvent être employées pour satisfaire un agenda particulier.

Qu’on y pense. N’est-il pas extraordinaire que les seules enquêtes réelles qui ont été faites sur des évènements comme le 11 Septembre ou le marathon de Boston, sont des enquêtes privées, comme cette enquête sur les sacs à dos:

http://whowhatwhy.com/2013/05/20/official-story-has-odd-wrinkles-a-pack-of-questions-about-the-boston-bombing-backpacks/

Il n’y a pas eu d’enquête sur le 11 Septembre. En fait, la Maison Blanche a résisté à toute demande d’enquête pendant un an et ce malgré les demandes insistantes faites par les familles des victimes. Le NIST n’a fait aucune enquête. Le NIST a juste construit un modèle informatique compatible avec la théorie du gouvernement. La commission sur le 11 Septembre s’est juste réunie pour écouter l’explication gouvernementale et la transcrire sur papier. Ceci ne constitue en rien des enquêtes.

Les seules recherches et enquêtes proviennent d’un physicien qui a prouvé que la tour 7 du WTC s’est effondrée à la vitesse de la chute libre et que c’était le résultat d’une démolition contrôlée; et par une équipe de scientifiques qui ont examinés la poussière des tours du WTC et y ont trouvé de la nano-thermite, par une équipe d’architectes et d’ingénieurs du génie civil ayant des décennies d’expérience sur le terrain, et par les équipes de premiers secours et les pompiers qui étaient sur place, dans les tours pour certains et qui ont vus et entendus des explosions partout dans les tours, y compris dans les sous-sols.

Nous avons atteint un point où la preuve n’est plus nécessaire. Les déclarations du gouvernement suffisent. Seuls des complotistes excentriques produisent de vraies preuves.

En Amérique, les déclarations du gouvernement ont une autorité unique. Cette autorité provient du chapeau blanc que portaient les Etats-Unis depuis la seconde guerre mondiale et la guerre froide qui s’en est suivie. Il était très facile de diaboliser l’Allemagne nazie, le communisme soviétique et le maoïsme chinois. Même aujourd’hui, lorsque des organes de presse russes me questionnent sur l’état périlleux des libertés civiles aux Etats-Unis et les attaques militaires incessantes de Washington dans des pays étrangers, je reçois parfois des messages de quelques Russes qui croient qu’un imposteur a été interrogé par leurs médias et non pas le véritable Paul Craig Roberts. Il y a des Russes qui croient que c’est le président Reagan qui a amené la liberté en Russie et comme j’ai servi dans le gouvernement Reagan, ces citoyens russes m’associent avec leur vision de l’Amérique comme étant une lumière pour le monde. Certains citoyens russes pensent vraiment que les guerres de Washington sont vraiment des guerres de libération.

Les mêmes illusions règnent parmi les dissidents chinois. Chen Guangchen est le dissident chinois qui chercha refuge dans l’ambassade des Etats-Unis en Chine. Il a été interviewé récemment par le BBC World Service. Il croit sincèrement que les Etats-Unis protègent les droits de l’Homme tandis que la Chine les supprime. Il s’est plaint à la BBC qu’en Chine la police arrête des citoyens et les maintient en détention pendant six mois sans le dire à personne. Il pense que les Etats-Unis et le Royaume-Uni devraient publiquement protester contre cette violation des droits individuels, des droits de l’Homme. Apparemment Chen Guangchen n’est pas au courant que les citoyens des Etats-Unis sont soumis à des mesures de détention indéfinie sans recours légal, sans avocat et même sujet à des assassinats extra-judiciaires.

Le gouvernement chinois a permis à Chen Guangchen de quitter la Chine sans encombre et de vivre aux Etats-Unis. Chen Guangchen est tellement imbu de ses illusions sur l’Amérique comme le phare des droits de l’Homme dans le monde qu’il ne lui est jamais apparu que le gouvernement chinois si oppresseur et violeur des droits de l’Homme lui a donné un passage libre vers l’extérieur, mais que quelqu’un comme Julian Assange, auquel l’asile politique a été accordé par l’Équateur, est toujours confiné dans l’ambassade de ce pays à Londres, parce que Washington ne permet pas à son état marionnette de Grande-Bretagne de lui donner sauf-conduit vers l’Équateur.

Peut-être que Chen Guangchen et les dissidents russes et chinois qui sont si épris des Etats-Unis, pourraient gagner un peu de hauteur de vue s’ils lisaient le livre du soldat Terry Holdbrooks au sujet du traitement donné aux prisonniers de Guantanamo Bay. Holdbrooks était là-bas, il fit partie du système de détention et voici ce qu’il a dit à la chaîne de télévision russe anglophone Russia Today (RT): “La torture et les méthodes d’extraction d’information que nous avons utilisées ont certainement créé beaucoup de doute et de questions dans mon esprit quant à savoir si cela était compatible avec mon Amérique. Mais j’ai bien réfléchi à ce que nous faisions là-bas et de la façon dont nous le faisions, cela ne ressemblait pas du tout à l’Amérique que je m’étais engagé de défendre. Cela ne ressemblait pas du tout à l’Amérique dans laquelle j’avais grandi et cela en soi, fut une énorme expérience de désillusion.”

http://rt.com/news/guantanamo-guard-islam-torture-608/

Dans un article du Wall Street Journal du 17 Mai, Peggy Noonan écrivit que la grandeur d’âme du président Obama en avait pris un coup. Qu’avait donc bien pu faire Obama pour l’amener à cette perte de lui-même ? Est-ce parce qu’il s’assoit dans le bureau ovale pour approuver la liste de citoyens américains qui doivent être assassinés de façon extra-judiciaire ? Est-ce parce qu’il fait détenir des citoyens américains indéfiniment sans recours judiciaire en violation du Habeas Corpus ? Est-ce parce qu’il maintient ouverte la prison de torture de Guantanamo ? Est-ce parce qu’il continue les guerres que les néo-conservateurs ont commencées, malgré ses promesses de les terminer et d’en avoir commencé de nouvelles ?

Est-ce parce qu’il fait attaquer des gens dans leur maison avec ses drones, ainsi que des centres médicaux et des endroits de la vie de tous les jours dans des pays avec lesquels les Etats-Unis ne sont pas en guerre ? Est-ce parce que son gouvernement corrompu espionne les citoyens américains sans mandats et sans cause ?

Non. C’est pour aucune de ces raisons. D’après Noonan, ceci ne constitue pas le pourquoi les présidents, même démocrates, perdent de leur âmes. On ne peut plus avoir confiance en Obama, par que le fisc a harcelé quelques activistes politiques conservateurs.

Noonan est républicaine et ce qu’Obama a fait de mal a été d’utiliser l’IRS (le fisc) contre quelques républicains. Apparemment, il ne vient pas à l’esprit de Noonan que si Obama, ou quelque président que ce soit, peut utiliser l’IRS contre ses adversaires politiques, il peut utiliser le Département de la Sécurité Intérieure et la police contre eux. Il peut utiliser la détention indéfinie contre eux. Il peut utiliser des drones contre eux.

Tous ces éléments sont des mesures bien plus graves. Pourquoi Peggy Noonan ne se sent-elle pas concernée ? Parce qu’elle pense que ces mesures ne seront utilisées que contre des terroristes, juste comme le fisc est supposé n’être utilisé que contre les fraudeurs.

Quand une population et les commentateurs qui sont supposés l’informer acceptent l’effondrement de l’autorité constitutionnelle et la mise au placard de leurs libertés civiles et fondamentales, se plaindre du fisc n’a aucun sens.

http://www.paulcraigroberts.org/2013/05/23/why-disinformation-works-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120 Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Traduction Avic

Irak : dix ans après


Tuer c’est gagner.

Par Dr. Paul Craig Roberts

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19 mars 2013. Il y a dix ans aujourd’hui, le régime Bush envahissait l’Irak. On sait maintenant  que la justification de l’invasion était un paquet de mensonges orchestrés par le régime néoconservateur de Bush dans le but de tromper l’Organisation des Nations Unies et le peuple américain.

Le secrétaire d’Etat américain de l’époque, le général Colin Powell, a exprimé ses regrets d’avoir été utilisé par le régime de Bush pour tromper l’Organisation des Nations Unies avec de faux renseignements sur ce que les régimes Bush et Blair savaient être faux. Mais les ignobles médias « presstitués » ne se sont pas excusés auprès du peuple américain d’avoir servi de ministère de la propagande et du mensonge dans le régime corrompu de Bush.

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Où est passée la reprise ?


Paul Craig Roberts

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Officiellement, depuis Juin 2009, l’économie américaine est en pleine relance économique dans la récession qui a débuté en Décembre 2007. Mais où est cette reprise? J’ai beau chercher, je ne la  vois nulle part, pas plus que les millions de chômeurs américains.

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L’Amérique en crise : L’institutionnalisation de la tyrannie


L'Amérique en crise

Les républicains et les conservateurs étasuniens sont toujours en train de combattre l’État tout-puissant (Big Government) sous sa forme d’État-providence. Ils n’ont apparemment jamais entendu parler de sa forme d’État policier militarisé et, s’ils en ont entendu parler, ils n’y voient aucun inconvénient et s’en accommodent très bien.

Les républicains, aussi bien ceux de la Chambre des représentants que ceux du Sénat, sont satisfaits du gouvernement qui initie des guerres sans les déclarer, ou sans même l’accord du Congrès, et qui assassine avec des drones des citoyens de pays avec lesquels Washington n’est pas en guerre. Que les agences de “sécurité” fédérales espionnent les citoyens américains sans mandat et enregistrent chaque courrier électronique, sites internet visités, écrits sur Facebook, appels de téléphone mobile et chaque achat par carte de crédit leur importe peu. Les républicains du Congrès étasunien ont même voté pour le financement de cette gigantesque structure dans l’Utah où les informations sont emmagasinées.

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