Archives du mot-clé Pentagone

La présence des navires iraniens dans les eaux internationales sème la confusion


navires_iraniens-HélicoptComme on pouvait s’y attendre, l’annonce de la présence de navires de la Marine iranienne dans les eaux de l’Atlantique n’a pas manqué de susciter des réactions tant des officiels israélo-américains que des médias.

C’est que l’information est d’importance et, si elle est vérifiée, aura des conséquences non négligeables dans les futurs comportements géopolitiques et peut-être même stratégiques. Lire la suite La présence des navires iraniens dans les eaux internationales sème la confusion

‘‘Le Figaro’’: Les USA vont utiliser une base dans le sud tunisien pour «intervenir sur le théâtre libyen»


PHO952d7b7e-8aa1-11e3-b1a3-b03fb7d95045-805x453‘‘Le Figaro’’ indique dans son édition de samedi 1er février que le Pentagone, le ministère de Défense américain, «vient de récupérer dans le sud de la Tunisie une ancienne base désaffectée», qui doit être rénovée afin d’«intervenir sur le théâtre libyen». Lire la suite ‘‘Le Figaro’’: Les USA vont utiliser une base dans le sud tunisien pour «intervenir sur le théâtre libyen»

Incident évité de peu entre des navires militaires chinois et américain (Pentagone)


CHINA-ADIZUn bateau de la Marine chinoise s’est dangereusement rapproché d’un navire de guerre américain la semaine dernière en mer de Chine, évitant de peu l’incident en pleines tensions entre Pékin et Washington, ont annoncé des responsables du Pentagone vendredi.

L’USS Cowpens, un croiseur lance-missiles, a été forcé de manoeuvrer pour éviter d’entrer en collision avec le navire chinois qui lui avait coupé la route avant de s’arrêter, selon des officiers de marine et des responsables de la Défense. Lire la suite Incident évité de peu entre des navires militaires chinois et américain (Pentagone)

Les drones US ne pourront plus espionner l’Iran et la Chine


arton181482-18677Les autorités chinoises ont annoncé étendre leur zone aérienne protégée, ce que conteste le Japon à propos des îles Senkaku. Elles exigent désormais que les aéronefs qui survolent son territoire s’identifient et donnent leur plan de vol à 100 miles (environ 185 km) de leurs côtes. Lire la suite Les drones US ne pourront plus espionner l’Iran et la Chine

Aux Etats-Unis, les langues des grands journalistes se délient


Des journalistes des médias de masse exposent et dénoncent l’escroquerie du 11 Septembre

Seymour Hersh, le journaliste d’enquête N° 1 aux Etats-Unis
Seymour Hersh, le journaliste d’enquête N° 1 aux Etats-Unis

Plusieurs journalistes  de renom américains disent que le gouvernement américain ment au sujet des attentats du 11 Septembre 2001 et de cette soi-disant “guerre contre la terreur”. Malheureusement, les propriétaires des médias et leurs chefs de rédactions ne rapporteront ni ne diffuseront leurs trouvailles.

Récemment, Seymour Hersh, le journaliste d’enquête N° 1 aux Etats-Unis, a divulgué que l’affirmation par le gouvernement américain de l’élimination d’Oussama Ben Laden le 2 Mai 2011, est un “énorme mensonge, il n’y a pas un mot de vérité là-dedans.”

Hersh a poursuivi en attaquant son employeur de longue date, le New York Times et d’autres officines médiatiques: “Nous mentons au sujet de tout, mentir est devenu la norme”. Il a dit que tous les géants des médias aux Etats-Unis devraient être fermés pour avoir menti au peuple américain.

En relation: Seymour Hersh: Bin Laden Raid “One Big Lie”

D’autres journalistes des médias de masse sont d’accord pour dire que l’histoire du gouvernent américain sur Oussama Ben Laden et le 11 Septembre est un gigantesque mensonge. Sherwood Ross, un journaliste lauréat de nombreux prix dans la profession et qui a travaillé pour le bureau de presse de la ville de Chicago, le Chicago Daily News et pour l’agence Reuters et autres services de dépêches, m’a dit dans un récent entretien radio :

“Il est douteux que des musulmans soient derrière les attaques du 11 Septembre. Pensez-y une minute : La famille du président Bush faisait des affaires avec celle de l’homme soi-disant derrière ces attaques terroristes, Oussama Ben Laden. La famille Ben Laden était membre du comité directeur de la compagnie pétrolière de Bush. Comment est-il possible que parmi les milliards de familles qu’il y a dans le monde, la seule famille qui ait perpétré les attaques du 11 Septembre soit justement celle qui était en affaire avec le président des Etats-Unis ? Ceci ressemble plus à une faveur qu’autre chose. Je ne pense pas que le 11 Septembre ait été une conspiration arabe ou une conspiration musulmane. Je pense que c’est une conspiration américaine pour renverser le gouvernement des Etats-Unis et pour installer ce qui est en train de devenir un état policier et aussi faire avancer les ambitions impérialistes des Etats-Unis pour escroquer le Moyen-Orient de ses ressources énergétiques.”

Ross expliqua que les journalistes américains ne sont plus libres d’exposer et de dire au monde ce que sont les plus outrageants mensonges et fabrications officiels:

“Vous ne voyez aucune remise en question sérieuse faite par les médias. Je pense qu’un des indices révélant que ceci a été un coup-monté fut lorsqu’un cameraman d’une petite agence de presse de Pennsylvanie se rendît sur place où l’avion de ligne était supposé s’être écrasé le 11 septembre 2001 en rase campagne et il a dit: “Je n’y ai vu aucun avion de ligne. J’ai vu un trou dans le sol. Aucun corps, aucun bagage.” Bon, peut-être que le type a inventé cette histoire, mais je ne le pense pas. Je pense qu’il faisait juste son travail, normalement. Ensuite au Pentagone, on a dit qu’un autre avion de ligne l’avait percuté, mais là encore, aucune trace d’épave de l’avion. Les journalistes qui travaillaient dans la salle de presse du Pentagone sortirent sur la pelouse de celui-ci et ils ne purent voir aucun avion. Ainsi, encore et encore, vous avez des mensonges préfabriqués que la presse dans sa vaste majorité ne rapportent pas.”

J’ai demandé à Ross s’il est autorisé à exprimer de telles vues dans ses articles du Miami Herald, du Chicago Daily News ou sur les services de dépêches, il m’a répondu:

“Absolument pas. Lorsque j’écrivais pour Reuters, couvrant des affaires de terrain pendant dix ans, mes colonnes étaient reproduites par le New York Times, le Los Angeles Times. Mais si vous écrivez au sujet du ‘pourquoi la tour du WTC7 s’est effondrée alors qu’elle n’a été frappée par aucun avion’ personne ne va le publier. Donc maintenant mes articles sont utilisés sur internet par les blogueurs et ils sont utilisés par les services de presse moyen-orientaux. J’ai des coups de fil de Press TV (Iran) et vous pouvez lire mes interviews sur leur site internet, mais vous ne me verrez plus cité par Associated Press.”

Un autre journaliste américain connu, Paul Craig Roberts, a lui aussi été banni des médias de masse pour avoir dit la vérité au sujet du 11 Septembre. Le Dr. Roberts a travaillé comme secrétaire d’état aux finances sous Reagan, il est décoréde la légion d’honneur en France et d’autres récompenses pour ses contributions économiques et il a été un journaliste chroniqueur régulier pour le Wall Street Journal, Business Week et autres publications de masse. Depuis qu’il a parlé des démolitions contrôlées des trois tours du WTC le 11 septembre 2001, Paul Craig  Roberts a été mis sur la liste de “non-publication” des médias américains.

Dans un entretien récent sur mon émission de radio, le Dr Roberts a expliqué pourquoi les médias de masse américains, comme l’a dit Seymour Hersh, mentent sur tout:

“Une des pires choses qui se soit jamais passée aux Etats-Unis fut lorsque le président Clinton autorisa cinq entreprises à concentrer les médias américains. Ceci détruisit l’indépendance de la presse depuis que Clinton a permis cela, ce qui était entièrement contre la tradition américaine et totalement contre la loi anti-trust (anti-monopole)… Mais aux Etats-Unis, comme nous l’avons vu, la loi ne veut absolument plus rien dire. La minute où ces cinq conglomérats concentrèrent les médias, l’indépendance de ceux-ci disparut. Les médias ne sont plus gérés par des journalistes, mais par des exécutifs entrepreneuriaux de la publicité et du marketing. La valeur de ces conglomérats médiatiques réside dans leurs licences de diffusion fédérales, ainsi ils ne peuvent plus oser défier et offenser le gouvernement car leur licence pourrait ne plus être renouvelée et la valeur marchande de dizaines, centaines de milliards de dollars disparaîtrait. Ainsi les soi-disant médias de masse ne sont en fait plus un média, ils ne vous disent plus rien, ce n’est plus qu’un ministère de la propagande, Gerald Celente l’appelle à juste titre la ‘pressetituée’ “.

Au lieu d’écrire pour les médias de masse, Paul Craig Roberts expose maintenant le faux assassinat de Ben Laden et il déconstruit l’opération fausse-bannière du 11 Septembre pour une officine indépendante appelée L’Institute for Political Economy. Dans un article récent publié le jour du 12ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, le Dr Roberts a écrit ceci:

“Les néoconservateurs qui prônent l’hégémonie américaine sur le monde ont appelé pour un ‘nouveau Pearl Harbor’ qui leur permettrait de se lancer dans plus de conquêtes… Il n’y a aucune preuve existante qui soutienne l’histoire gouvernementale concernant le 11 Septembre… En ce 12ème anniversaire d’un évènement fausse-bannière, il n’est pas nécessaire pour moi de rapporter les preuves volumineuses existantes et prouvant de manière conclusive que l’histoire officielle est un mensonge. Vous pouvez lire tout cela par vous-même. On le trouve en ligne. Vous pouvez lire ce que les architectes et les ingénieurs (pour la vérité sur le 11 septembre) ont à dire. Vous pouvez lire les rapports scientifiques. Vous pouvez écouter et voir les personnels de premiers secours qui étaient dans les tours. Vous pouvez lire ce que les pilotes ont à dire sur les manœuvres aériennes associées avec l’avion de ligne qui est censé avoir percuté le Pentagone, qui sont au-delà de leurs propres techniques et le plus certainement ne furent pas, ne purent par être effectuées par des pilotes inexpérimentés. Vous pouvez lire les multiples livres de David Griffin. Vous pouvez regarder le film documentaire produit par Richard Gage d’Architects & Engineers for 9/11 Truth. Vous pouvez lire le rapport de Toronto sur l’audition international sur le 11 septembre.”

Mais ne perdez pas votre temps à lire la presse classique. Comme Seymour Hersh, Sherwood Ross, Paul Craig Roberts et un nombre rapidement grandissant de citoyens américains ordinaires commencent à comprendre, le slogan de la presse de masse est aujourd’hui: “Nous mentons sur tout. Mentir est la norme.”

Le simple fait que le gouvernement ne redemande pas une enquête approfondie sur un évènement qui est le plus grand embarras de la plus grosse “superpuissance” de l’histoire du monde est une évidence flagrante en soi que les évènements des attentats du 11 septembre 2001 sont une opération fausse-bannière.

Dr. Kevin Barrett

Source: Press TV

Traduit de l’anglais par Résistance 71

http://resistance71.wordpress.com/2013/10/21/resistance-au-mensonge-detat-des-journaliste-americains-denoncent-le-mensonge-sur-le-11-septembre/

 

L’armée US bidonnait des cérémonies de retours de corps – Un scoop de NBC News


Scandale aux USA. A la suite d’une enquête de la chaîne NBC News, le Pentagone reconnaît avoir, pendant des années, organisé, à Hawaï, des cérémonies de faux retours de soldats américains, disparus et morts à l’étranger lors de précédents conflits, à l’insu de tous les invités et des familles présentes. The Big Lie, le gros mensonge, comme les soldats qui y participent, et connaissent la vérité, baptisent cette pratique, visait à dissimuler l’innéficacité de l’administration chargée de rapatrier les corps des soldats.

Belle cérémonie pleine d’émotion, le 10 septembre 2010 : un énorme avion cargo vient d’arriver sur la base militaire Joint Base Pearl Harbor-Hickam à Hawaï.

Les cercueils de militaires américains inconnus tués à l’étranger puis disparus lors de guerres comme celle du Vietnam, qui viennent d’être retrouvés, rentrent au pays pour être ensuite identifiés.

Malheureusement tout est bidon. Et lorsque la chaîne ABC News a commencé à enquêter sur ses cérémonies, le Pentagone a tout fait pour cacher la vérité. Quand NBC News a demandé à assister à une de ces cérémonies en juillet dernier, le Pentagone l’a aussitôt annulée.

Le 3 octobre dernier, NBC a demandé à interroger les responsables de ces cérémonies, ceux-ci n’ont pas donné suite.

Joint Base Pearl Harbor-Hickam à Hawaï. Photo Department of Defense (DOD)
Joint Base Pearl Harbor-Hickam à Hawaï. Photo Department of Defense (DOD)

Depuis septembre 2006, le ministère de la défense américain rapatrie régulièrement les corps de soldats qui ont été retrouvés à l’étranger après avoir été tués pendant la Seconde Guerre Mondiale, la guerre de Corée ou la guerre du Vietnam. Les corps retrouvés arrivent par avion sur la Joint Base Pearl Harbor-Hickam à Hawaï.

Joint Base Pearl Harbor-Hickam à Hawaï. Photo Department of Defense (DOD)
Joint Base Pearl Harbor-Hickam à Hawaï. Photo Department of Defense (DOD)

Lors de ces impressionantes « arrival ceremonies » au pied de l’avion censé arriver de l’étranger avec les cercueils des soldats, il y a une cérémonie officielle avec sonnerie aux morts, généraux et autres gradés au garde à vous. Ceci en présence d’hommes politiques, de journalistes, de familles de militaires, et d’anciens combattants qui croient assister à un vrai retour. On amène aussi des employés de la base pour qu’il y ait un public assez nombreux.

Joint Base Pearl Harbor-Hickam à Hawaï. Photo Department of Defense (DOD)
Joint Base Pearl Harbor-Hickam à Hawaï. Photo Department of Defense (DOD)

En fait, comme ABC News l’a révélé, tout est faux, et cela dure depuis 7 ans. L’avion ne vient pas de poser, généralement il n’est même pas en état de voler. Il est juste remorqué jusqu’au lieu de la cérémonie avant l’arrivée du public. On y place des boites de transfert couvertes d’un drapeau qui ressemblent ainsi à des cercueils, dans lesquels on a mis des restes humains conservés dans un laboratoire de la base où l’on tente de les identifier.

Les boites sont ensuite chargées dans un bus qui quitte les lieux pour retourner au laboratoire d’où les restes sont venus. Mais, selon NBC, il arrive que ce soit un employé qui ramène les boites en plastique contenant les restes sans aucune cérémonie, dans son véhicule personnel vers le labo.

Le Pentagone utilise photos et vidéos à chaque cérémonie, en les diffusant aux médias pour montrer que le Joint POW/MIA Accounting Command (JPAC qui a un effectif de 400 personnes militaires et civils) remplit sa mission de retrouver, de rapatrier et d’identifier les soldats américains morts à l’étranger et portés disparus.

En fait, la situation n’est pas très glorieuse comme l’explique un rapport officiel de 87 pages rédigé par le Government Accountability Office (équivalent de notre cour des comptes) daté de juillet 2013 : il y a 83 000 militaires américains portés disparus à l’étranger. Le JPAC n’arrive à en identifier que 72 en moyenne chaque année, et cela coûte environ 1 million de dollars par corps. Les restes des soldats attendent environ 11 ans dans une annexe du JPAC avant d’être identifiés. L’objectif est de 200 identifications par an, mais le JPAC est loin de l’atteindre.

Plusieurs commissions parlementaires critiquent le fonctionnement du JPAC et sa coûteuse inneficacité. On comprend donc la volonté du JPAC d’organiser des cérémonies montrant qu’il fait son travail.

Depuis la diffusion de l’enquête de NBC News, le site du JPAC a rebaptisé les « arrival ceremonies » en « honor ceremonies« .

De plus le JPAC est mis en accusation, car il refuse de faire des tests ADN sur les restes des 8 500 soldats inconnus enterrés dans les cimetières américains sous une plaque « unknown » (inconnu).

« Si j’ai vraiment été trompé, je vais devenir un citoyen très écoeuré, car je viens depuis des années » dit à ABC Jesse Baker un ancien combattant de la 2e Guerre Mondiale et de la guerre de Corée qui a assisté à plus de 50 de ces cérémonies bidonnées.

Par Gilles Klein

http://www.arretsurimages.net/articles/2013-10-12/L-armee-US-bidonnait-des-ceremonies-de-retours-de-corps-id6201

La montée irano-russo-chinoise : Est-ce vraiment une menace pour les Etats-Unis ?


carte_iran_chine_russie_01Selon Fox News qui citait le commandant en chef des forces sous-marines du Pentagone,  » les Etats-Unis réduisent de 30% leurs forces sous-marines. Nous possédons la meilleure marine du monde. Mais si nous continuons à réduire nos investissements dans ce secteur, d’ici 120 ans, les russes, les iraniens et les chinois pourront présenter une sérieuse menace maritime pour les Etats-Unis « .

Ainsi donc, toute augmentation des forces militaires dans le monde représente une menace pour les Etats-Unis. Quelqu’un pourrait-il dire à ces américains que leur pays, qui chaque jour augmente son potentiel militaire, est aussi une menace pour le reste monde ? Sont-ils trop bêtes pour comprendre cela ? Je ne crois pas. Mais il y a parmi eux et ailleurs dans le monde, des gens qui pensent que nous sommes trop bêtes pour voir que c’est l’Amérique qui est une menace pour le monde.

Il est urgent de montrer à toutes ces personnes que ce n’est pas le cas, et que ça l’est de moins en moins. A moins d’avoir des neurones atrophiés ou ‘’cloisonnés’’, un simple petit retour sur ces dernières décennies suffirait à éclairer. Si un extraterrestre débarquait aujourd’hui sur terre et qu’on lui passait le film de l’histoire des Etats-Unis, de ses massacres et génocides, il se demanderait pourquoi il y a encore des abrutis sur cette planète qui aiment ce pays et ses principes qui sont la base même de ses actes.

Quand un costaud considère qu’un gringalet, qui fait de la musculation pour pouvoir se défendre un jour, représente une menace, on a tout compris ; le costaud voudrait pouvoir continuer à cogner indéfiniment et impunément sur le gringalet. Ce n’est acceptable dans aucune espèce animale, encore moins chez les humains.

Les russes, les chinois et les iraniens s’arment. Le monde entier va finir par s’armer. En voulant se défendre contre l’Amérique, le monde est malheureusement en train d’épouser la réelle philosophie de cette Amérique rétrograde : la raison du plus armé. C’est une régression de l’Humanité. Mais y a-t-il le choix ?

Avic

Le nouvel Axe du Mal – Pepe Escobar


Dotz29.10.12-1J’ai fait valoir que ce qui vient de se passer en Egypte est un bain de sang qui n’est pas un bain de sang, mené par une junte militaire responsable d’un coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat, sous couvert d’une «guerre contre le terrorisme » en Egypte. Pourtant, ce gambit novlangue – qui pourrait facilement avoir été écrit à la Maison Blanche – n’est qu’une partie du tableau.

Au milieu d’un épais brouillard de déclarations et de programmes concurrents, un fait surprenant se démarque. Un sondage il y a seulement 10 jours par le Centre égyptien pour les études sur les médias et l’opinion publique avait déjà montré que 69% des égyptiens étaient contre le coup d’Etat militaire du 3 Juillet orchestré par le Pinochet-esque Abdel Fattah al-Sisi.

Ainsi, le bain de sang qui n’est pas un bain de sang ne peut absolument pas être considéré comme légitime – à moins d’une coterie privilégiée des Moubarakistes (la soi-disant fulool), un bouquet d’oligarques corrompus et « l’État profond» contrôlé par l’armée égyptienne.

Le gouvernement des Frères musulmans (FM) dirigé par Mohamed Morsi a peut-être été tout à fait incompétent – en essayant de réécrire la constitution égyptienne, favorisant les fondamentalistes purs et durs, et s’avilissant en courbettes devant le Fonds monétaire international. Mais il ne faut pas oublier le fait que cela a été couplé avec un sabotage permanent, tous azimuts par « l’état profond ».

Il est vrai que l’Egypte était – et reste – au bord de l’effondrement économique, le bain de sang qui n’est pas un bain de sang n’a fait que suivre le changement des signataires des chèques, le Qatar remplacé par l’Arabie Saoudite (et les Emirats arabes unis). Comme Spengler a démontré sur ce site (voir déplace de la guerre civile de l’islam en Egypte , Asia Times Online, 8 Juillet 2013), l’Egypte restera une république bananière sans les bananes et dépendante des étrangers pour tout, même pour manger. Le désastre économique ne va pas disparaître- le ressentiment cosmique des FM, non plus.

Le gagnant, en l’état, est l’axe Maison des Saoud / Israël / Pentagone. Comment ont-ils réussi ?

En cas de doute, appelez Bandar

En théorie, Washington avait gardé le contrôle  (relatif)  à la fois des FM et de l’Armée de Sisi. Ainsi, en surface c’est une situation gagnant-gagnant. Dans l’essentiel, les faucons de Washington sont pro-armée de Sisi, tandis que les «impérialistes libéraux» sont pro-FM; la couverture parfaite, parce que les FM sont islamiques, indigènes, populistes, économiquement libéraux, ils veulent travailler avec le Fonds monétaire international, et n’ont pas menacé Israël.

Les FM n’étaient pas exactement un problème, ni pour Washington ni pour Tel-Aviv, après tout alliés de l’ambitieux Qatar qui était là comme un tampon. La politique étrangère du Qatar, comme chacun sait, se résume à faire le supporter des FM partout.

Aussi Morsi a dû avoir franchi une ligne rouge assez grave. Cela pourrait avoir été son appel aux sunnites Egyptiens à se joindre au jihad contre le gouvernement Bachar al-Assad en Syrie (même si c’est officiellement en phase avec la politique de « Assad doit partir » de Barack Obama). On pourrait dire que c’est sa poussée à installer une sorte de paradis djihadiste du Sinaï jusqu’à Gaza. Le Sinaï, à toutes fins pratiques, est géré par Israël. Alors, ça pointe vers un feu vert pour le coup d’état à la fois du Pentagone et de Tel-Aviv.

Tel-Aviv est totalement à l’aise avec l’Armée de Sisi et les supporters saoudiens de la junte militaire. La seule chose qui compte pour Israël est que l’armée Sisi fera respecter les accords de Camp David. Les FM, d’un autre côté, pourraient entretenir d’autres idées dans un proche avenir.

Pour la Maison des Saoud, en revanche, cela n’a jamais été une situation gagnant-gagnant. Les FM au pouvoir en Egypte étaient un anathème. Dans ce triangle fatidique – Washington, Tel Aviv et Riyad – ce qui reste à établir c’est de savoir qui a été le plus rusé dans ce jeu de dupes.

C’est là que s’intègre l’acte de l’Incroyable Disparition du Qatar. La montée et la (soudaine) disparition du Qatar des projecteurs de la politique étrangère est strictement liée à l’absence de leadership actuel dans le cœur de ce qui s’est auto-défini comme « l’arc d’instabilité» du Pentagone. Le Qatar était, au mieux, un extra dans un blockbuster – compte tenu des dérives de yo-yo de l’administration Obama et que la Russie et la Chine ne font que jouer un jeu d’attente.

Cheikh Hamad al-Thani, l’émir qui a fini par se destituer lui-même, est clairement allé trop loin, non seulement en Syrie mais aussi en Irak ; il ne finançait pas seulement les filiales FM mais aussi les djihadistes purs et durs à travers le désert. Il n’y a pas de preuve concluante parce que personne, ni à Doha ni à Washington ne parle, mais l’émir a certainement été «invité» à se déposer lui-même. Et ce n’est pas par accident si les «rebelles» syriens ont été entièrement pris en charge par la Maison des Saoud, via Bandar Bush, alias le prince Bandar bin Sultan qui a spectaculairement refait surface.

Ainsi, les gagnants une fois de plus étaient les Saoudiens – alors que l’administration Obama calculait que les FM et la nébuleuse al-Qaïda disparaîtraient dans l’oubli en Syrie. Cela reste à voir ; il est possible que l’Egypte à partir de maintenant puisse attirer un grand nombre de djihadistes de Syrie. Encore, ils resteraient dans la région MOAN (Moyen-Orient-Afrique du Nord).

Quant à Sisi, il a été assez intelligent pour saisir le thème «terrorisme» et à titre préventif assimiler les FM avec Al-Qaeda en Egypte, ouvrant ainsi la scène pour le bain de sang qui n’est pas un bain de sang. Dans le fond on peut dire que l’administration Obama a en fait sous-traité la majeure partie de sa politique au Moyen-Orient à la Maison des Saoud.

Choisissez votre axe

Deux jours seulement avant le bain de sang qui n’est pas un bain de sang, le chef d’état-major interarmées, le général Martin Dempsey était en Israël en compagnie du général Benny Gantz, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu, discutant des proverbiales « menaces qui pourraient provenir de la région – pour le monde et pour nous – et comment nous pouvons continuer à travailler ensemble pour rendre nos deux pays plus sûrs ». Il est impensable qu’ils n’aient pas discuté de la façon dont ils bénéficieraient de bain de sang qui n’est pas un bain de sang qui se prépare.

Au même moment, le ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon annonçait pompeusement un nouvel « axe du mal », l’Iran, la Syrie et le Liban. Cela implique Téhéran, Damas et, de manière significative, Beyrouth dans son ensemble (pas seulement les chiites prédominant dans les banlieues sud). Ya’alon a explicitement dit à Dempsey : il leur est « interdit » de gagner la guerre civile en Syrie.

Considérant que la CIA elle-même a jugé que la guerre civile en Syrie était la « plus grande menace » pour la sécurité nationale américaine dans le cas où des groupes style Al-Qaïda et leurs copies prendraient le relais dans une éventuelle situation post-Assad, et qu’en même temps Washington est extrêmement réticent à arrêter « de piloter les évènement en sous-main », on peut penser qu’Israël pourrait être tenté de préparer une autre invasion du Liban. Le toujours vigilent Sheikh Nasrallah, le secrétaire général du Hezbollah, a déjà parlé de cette possibilité.

Ensuite, Dempsey est allé en Jordanie – qui abrite déjà près de 1000 soldats américains, des F-16 avec leurs équipages, et un éventail de missiles Patriot. Le discours officiel est que le Pentagone veut aider Amman avec « les techniques de contrôle des frontières », usant de ces acronymes favoris du Pentagone, ISR («intelligence, surveillance et reconnaissance»).

Ce n’est qu’un discours. Dempsey est surtout allé surveiller la progression du récent lot de missiles anti-chars, acheté par – qui d’autre – les Saoudiens et fournis par la CIA, via la Jordanie, pour (en théorie) ceux qui ont été sélectionnés comme « bons rebelles » dans le sud de la Syrie. Ces «rebelles», en passant, ont été formés par les forces spéciales américaines à l’intérieur de la Jordanie. Évidemment, Damas va préparer une Contre-attaque à cette offensive de l’axe américain / saoudien / jordanien.

Choisissez votre mal

Il ne reste pratiquement plus aucune «crédibilité américaine» au Moyen-Orient – à l’exception des entités fantoches comme la Jordanie et les élites sélectionnées dans le golfe féodal, ce royaume «démocratique» de la corruption, des mercenaires et des prolétariats importés traités comme du bétail.

Ca n’aide guère que le secrétaire d’Etat américain John Kerry ait recommandé Robert Ford, l’ancien ambassadeur américain en Syrie, comme le prochain ambassadeur américain en Egypte.

La perception est tout. Tous ceux qui ont une opinion éclairée dans le Moyen-Orient identifient immédiatement Ford comme un sinistre animateur d’escadrons de la mort. Son CV avant la Syrie – où il a légitimé les «rebelles» – est imbattable; acolyte du sinistre John Negroponte dans la promotion de l ‘«option Salvador» en Irak en 2004. « L’Option Salvador » est un code pour les escadrons de la mort parrainés par les Etats-Unis, une tactique appliquée la première fois au Salvador (par Negroponte) dans les années 1980 (provoquant au moins 75.000 morts), mais avec des origines profondes en Amérique latine à la fin des années 1960  et durant les années 1970.

Sisi va continuer à jouer son jeu en fonction de son propre plan directeur – renforcer le mythe de la narration que l’armée égyptienne défend la nation et ses institutions alors qu’elle défend ses immenses privilèges socio-économiques. Oubliez la gouvernance civile. Et oubliez toute possibilité de parti – ou mouvement – politique indépendant en Egypte.

Quant à Washington, FM ou «État profond», et même une guerre civile en Égypte – des arabes tuant des arabes, diviser pour mieux régner ad infinitum – c’est très bien, tant qu’il n’y a pas de menace pour Israël.

Avec Israël peut-être en train de ruminer une autre invasion du Liban ; le « processus de paix » de Kerry comme excuse pour plus de colonies en Palestine; Bandar Bush de retour pour pratiquer ses sombres menées ; Compromettre toute solution possible au dossier nucléaire iranien ; l’Égypte dans la guerre civile; la Syrie et l’Irak aussi en train de saigner à mort, ce qui reste est la prolifération certifiée de toutes sortes d’axes, et toutes sortes de mal.

Pepe Escobar

Traduction Avic

http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-04-160813.html

«Un bain de sang qui n’est pas un bain de sang»: Pourquoi l’Egypte est condamnée – Pepe Escobar


Des égyptiens en deuil près de corps enveloppés dans des linceuls dans une mosquée du Caire – le 15 Août 2013 (AFP Photo / Mahmoud Khaled)
Des égyptiens en deuil près de corps enveloppés dans des linceuls dans une mosquée du Caire – le 15 Août 2013 (AFP Photo / Mahmoud Khaled)

Le ‘’bain de sang qui n’est pas un bain de sang‘’ égyptien a montré que les forces de répression féroce et la corruption règnent en maître, tandis que des intérêts étrangers – la Maison des Saoud, Israël et le Pentagone – soutiennent la stratégie impitoyable de l’armée.

Stop. Regardez les photos. Regardez bien ces dizaines de corps alignés dans une morgue de fortune. Comment peut-on justifier cet effroyable bain de sang en Egypte ? Faites votre choix. Soit c’est remix égyptien de la place Tiananmen, soit c’est un bain de sang qui n’est pas un bain de sang, menée par les dirigeants du coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat, dans le but de lutter contre la «terreur».

Ce n’était certainement pas une opération de dispersion de foule – comme pour les «dispersions» de Occupy Wall Street par le New York Police Department. Comme l’a twitté un journaliste de Sky, c’était plutôt comme « un assaut militaire de grande ampleur en grande partie sur des civils non armés», en utilisant tout, des bulldozers jusqu’au gaz lacrymogène et les snipers.

Ainsi, les chiffres de tués sans discernement – avec des estimations croisées allant de quelques centaines (le «gouvernement intérimaire») à au moins 4500 (les frères musulmans), dont au moins quatre journalistes et Asmaa, âgée de 17 ans, fille d’une haute personnalité politique des Frères musulmans, Mohamed El Beltagy.

El Beltagy, juste avant d’être arrêté, a déclaré,  «Si vous ne prenez pas les rues, il [le général Abdul-Fattah al-Sisi, le leader du coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat et qui a nommé le gouvernement provisoire] fera ressembler le pays à la Syrie « .

Faux. Sisi n’est pas Bachar al-Assad. Ne vous attendez pas à des appels passionnés des occidentaux pour des «frappes ciblées» ou une zone d’exclusion aérienne au-dessus l’Egypte. Il pourrait être un dictateur militaire tuant son propre peuple. Mais il est un de « nos » salauds.

C’est ce que nous disons qui compte

Etudions les réactions. Les caniches léthargiques de l’Union Européenne ont appelé à la « retenue » et ont décrit tout cela comme « extrêmement préoccupant. » Une déclaration de la Maison Blanche a demandé au gouvernement intérimaire de « respecter les droits humains » – qu’on peut sans doute interpréter comme les droits de l’Homme appliqués à Manning / Snowden / le ‘’dronage’’ des écoles du Pakistan et du Yémen.

Cette excuse pathétique pour un diplomate, le Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen, est plutôt fade, pour le moins : «L’Égypte est un partenaire important pour l’OTAN à travers le Dialogue méditerranéen. ». Traduction : la seule chose qui nous importe vraiment, c’est que les arabes fassent ce que nous leur disons.

 

Un homme pleure penché sur un des nombreux corps allongés dans une morgue de fortune après que les forces de sécurité égyptiennes aient attaqué deux gros camps de protestation dans les places Rabaa Al-Adawiya et Al-Nahda, où les partisans du président déchu Mohamed Morsi campaient au Caire , le 14 Août, 2013 (AFP Photo / Mosaab El-Shamy)
Un homme pleure penché sur un des nombreux corps allongés dans une morgue de fortune après que les forces de sécurité égyptiennes aient attaqué deux gros camps de protestation dans les places Rabaa Al-Adawiya et Al-Nahda, où les partisans du président déchu Mohamed Morsi campaient au Caire , le 14 Août, 2013 (AFP Photo / Mosaab El-Shamy)

Dépouillé de toute rhétorique – indignée ou autre – le point clé est que Washington ne coupera pas son aide annuelle de 1,3 milliards de dollars à l’armée de Sisi, quoi qu’il arrive. Wily Sisi a déclaré une «guerre contre le terrorisme». Le Pentagone est derrière elle. Et l’administration Obama suit – bon gré mal gré.

Maintenant, voyons qui est en révolte. Comme on pouvait s’y attendre, le Qatar a condamné, après tout, le Qatar finançait la présidence Morsi. Le Front d’action islamique, la branche politique des Frères musulmans en Jordanie, a encouragé les Egyptiens à maintenir la protestation pour « déjouer le complot » de l’ancien régime – c’est- dire les Moubarakistes sans Moubarak.

La Turquie – qui soutient également les Frères musulmans – a exhorté le Conseil de sécurité des Nations unies et la Ligue arabe à agir rapidement pour empêcher un «massacre», comme si l’ONU et la Ligue arabe contrôlée par l’Arabie allaient interrompre leurs coûteux déjeuners de trois heures de long pour faire quelque chose.

L’Iran – à juste titre – a mis en garde contre le risque de guerre civile. Cela ne signifie pas que Téhéran soutient aveuglément les Frères musulmans – surtout après que Morsi ait incité les Egyptiens à se joindre au jihad contre Assad en Syrie. Ce que Téhéran a noté c’est que la guerre civile a déjà commencé.

Ecraser l’adversaire

Le jeu des accusations réciproques battait son plein. Le bain de sang qui n’est pas un bain de sang s’est produit alors que le « gouvernement » nommé par Sisi avait promis qu’il s’engagerait dans une « transition » soutenue par l’armée et politiquement ouverte à tous.

Pourtant, après six semaines de manifestations dénonçant le « coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat », le gouvernement intérimaire en a eu marre et a changé de discours et a décidé de ne faire aucun prisonnier.

Selon les meilleures analyses des médias égyptiens informés, le vice-Premier ministre Ziad Baha Eldin et le vice-président aux Affaires étrangères, Mohamed ElBaradei, ont voulu y aller doucement avec les manifestants, alors que le ministre de l’Intérieur le général Mohammad Ibrahim Mustafa et le ministre de la Défense – Sisi lui-même – ont voulu y aller à la médiévale.

La première étape a consisté à titre préventif à accuser les Frères musulmans de l’effusion de sang – tout comme les Frères musulmans avaient accusé Jemaah Islamiyah pour le déploiement de kalachnikovs et pour avoir brûlé  des églises et des commissariats de police.

Une femme égyptienne pleure sur le corps de sa fille enveloppée dans des linceuls dans une mosquée au Caire le 15 Août 2013 (AFP Photo / KHALED DESOUKI)
Une femme égyptienne pleure sur le corps de sa fille enveloppée dans des linceuls dans une mosquée au Caire le 15 Août 2013 (AFP Photo / KHALED DESOUKI)

Une des principales raisons pour lancer le «bain de sang qui n’est pas un bain de sang », ce mercredi était une tentative par les Frères musulmans de marcher sur le tant redouté ministère de l’Intérieur. L’inflexible Ibrahim Mustafa ne l’entendait pas de cette oreille.

Les larbins de Sisi avaient nommé 25 gouverneurs de province, dont 19 généraux, dans un timing parfait pour «récompenser» les militaires  du niveau supérieur et ainsi raffermir «l’État profond» égyptien, ou l’état ​​policier, en réalité. Et pour couronner le «bain de sang qui n’est pas un bain de sang », les larbins de Sisi ont décrété la loi martiale pendant un mois. Dans ces circonstances, la démission du chouchou de l’Occident ElBaradei ne fera pas perdre le sommeil à Sisi.

L’esprit original de la place Tahrir est maintenant mort et enterré, comme l’a souligné la Yéménite miraculeusement non ciblée par les drones d’Obama, la Nobel de la paix, Tawakkul Karman.

La question clé est de savoir qui bénéficie d’une Egypte hyper-polarisée, avec une guerre civile opposant des Frères musulmans fondamentalistes bien organisés à l ‘«Etat profond» contrôlé par l’armée.

Les deux options sont tout aussi répugnantes (sans parler de compétence). Pourtant, les gagnants locaux sont facilement identifiables: la contre-révolution, parmi les Moubarakistes purs et durs, un groupe d’oligarques corrompus, et la plus grande partie de l’état profond lui-même.

Situation de répressions féroces, de corruption. Et de domination étrangère (comme en Arabie Saoudite, qui paye maintenant la plupart des factures, aux côtés des Émirats arabes unis).

Au niveau international, les grands gagnants sont l’Arabie saoudite (remplaçant le Qatar), Israël (parce que l’armée égyptienne est encore plus docile que les frères musulmans), et – bien sûr – le Pentagone, le proxénète de l’armée égyptienne. Personne, nulle part dans la Voie Lactée ne peut prétendre que cet axe, Maison des Saoud / Israël / Pentagone, est «bon pour le peuple égyptien ».

Sheikh Al-Torture est notre homme

Un bref récapitulatif est nécessaire. En 2011, l’administration Obama n’a jamais dit: « Moubarak doit partir » jusqu’à la dernière minute. Hilary Clinton voulait une « transition » dirigée par l’agent de la CIA et espion en chef Omar Suleiman – largement connu à la place Tahrir sous le nom « Cheikh al-Torture ».

Une femme égyptienne pleure sur le corps de sa fille enveloppée dans des linceuls dans une mosquée au Caire le 15 Août 2013 (AFP Photo / KHALED DESOUKI)
Une femme égyptienne pleure sur le corps de sa fille enveloppée dans des linceuls dans une mosquée au Caire le 15 Août 2013 (AFP Photo / KHALED DESOUKI)

Puis une blague intérieure à Washington disait que l’administration Obama allait joyeusement devenir une pom-pom girl des Frères musulmans (alliés avec le Qatar). Maintenant, comme un yo-yo, l’administration Obama met tout son poids pour renverser le narratif, qui devient – la «loyale» armée égyptienne a courageusement éliminé les « terroristes » Frères musulmans pour «protéger la révolution».

Il n’y a jamais eu de révolution pour commencer ; la tête du serpent (Moubarak) avait disparu, mais le serpent est resté bien vivant. Maintenant, nous avons un nouveau serpent, le même que l’ancien serpent. Et en plus, il est plus facile de vendre à la galerie des  mal informés l’équation : Frères musulmans = al-Qaïda.

Le Pentagone supremo Chuck Hagel a été scotché au téléphone avec Sisi pendant que le « coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat » du 3 Juillet avait lieu. Le Pentagone voudrait nous faire croire que Sisi a promis à Hagel  qu’il pourrait prendre les choses en main en un clin d’œil. Pratiquement 100% de Washington était d’accord. D’où le mot d’ordre officiel de Washington du « coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat. » Tim Kaine de Virginie, de la Commission des relations étrangères du Sénat, a même vanté les démocraties modèles, les EAU et la Jordanie, dans leur enthousiasme pour le «coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat ».

Il est essentiel de voir quels sont les cinq pays qui ont explicitement approuvé le « coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat. » Quatre d’entre eux sont des pétromonarchies CCG (membres du Conseil de coopération du Golfe, également connu sous le nom de Club Contre-révolutionnaire du Golfe) : L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Bahreïn. Et le cinquième, c’est cette petite monarchie, la Jordanie, que le CCG veut annexer au Golfe.

Encore plus pathétique que les soi-disant libéraux égyptiens, certains gauchistes, certains nassériens et les progressistes qui vont avec, défendant la soif de sang de Sisi, a été la volte-face de Mahmoud Badr, le fondateur de Tamarrod – le mouvement qui a dirigé les manifestations massives qui ont conduit à l’éviction de Morsi. En 2012, il fustigeait l’Arabie Saoudite. Après le coup d’état, il se prosterna en leur honneur. Au moins, il sait qui paie les factures.

Et puis il y a Ahmed al-Tayeb, le grand imam d’Al-Azhar, le Vatican de l’islam sunnite. Il a dit, « Al-Azhar … ne savait rien des méthodes utilisées pour la dispersion des manifestations, sauf par la voie des médias. » N’importe quoi, il a à plusieurs reprises fait l’éloge Sisi.

Une femme égyptienne pleure sur le corps de sa fille enveloppée dans des linceuls dans une mosquée au Caire le 15 Août 2013 (AFP Photo / KHALED DESOUKI)
Une femme égyptienne pleure sur le corps de sa fille enveloppée dans des linceuls dans une mosquée au Caire le 15 Août 2013 (AFP Photo / KHALED DESOUKI)

N’hésitez pas à admirer mes cils

Il n’y a pas d’autre façon de le dire, du point de vue de Washington, les Arabes peuvent se tuer les uns les autres jusqu’au dernier, que ce soit les sunnites contre les chiites, les jihadistes contre les laïcs, les paysans contre les citadins et les Égyptiens contre les Egyptiens. La seule chose qui importe c’est les accords de Camp David, et personne n’est autorisé à contrarier Israël.

Donc, il est normal que les sbires de Sisi en bottes demandent à Israël de garder ses drones près de la frontière, car ils en ont besoin pour poursuivre leur «guerre contre le terrorisme » dans le Sinaï. À toutes fins pratiques, Israël s’exécute au Sinaï.

Mais ensuite il y a l’annulation d’une livraison de F-16 à l’armée de Sisi. Dans la vraie vie, chaque vente d’armes US dans l’ensemble du Moyen-Orient doit avoir l’«autorisation» d’Israël. Donc, il se pourrait peut-être qu’Israël – pour le moment – n’est pas tout à fait sûr de jusqu’où Sisi peut vraiment aller.

Il est très instructif de lire ce que pense Sisi de la «démocratie» – comme cela a été démontré quand il était à l’ école de guerre américaine . C’est fondamentalement un islamiste – mais surtout il aspire au pouvoir. Et les Frères musulmans se dressent sur son chemin. Donc, ils doivent être éliminés.

« La «guerre contre le terrorisme » de Sisi est sans aucun doute un succès retentissant en tant que coup médiatique pour légitimer sa course pour un mandat populaire. Il essaie de se présenter comme le nouveau Nasser. Il est Sisi le Sauveur, entouré d’un tas de groupies. Un chroniqueur a écrit dans Al-Masry Al-Youm que Sisi n’a même pas besoin d’émettre un ordre, il suffit de « juste de battre des cils ». La campagne ‘’Sisi-président’’ est déjà commencée.

Quiconque est familier avec les dictateurs d’opérette latino-américains soutenus par les États-Unis dans les années 1970 est capable d’en repérer un. Ce n’est pas le Sauveur. Ce n’est rien de plus qu’un Al-Sisi-nator – le glorieux souverain de pacotille de ce que mon collègue Spengler a carrément défini comme une république bananière sans les bananes.

Pepe Escobar

Traduction : Avic

http://rt.com/op-edge/egypt-protests-terror-muslim-brotherhood-526/

Les deux fausses démocraties menacent la vie sur Terre – Paul Craig Roberts


usa_israel_flag_large1Amitai Etzioni a soulevé une question importante: «Qui a autorisé les préparatifs de guerre contre la Chine » http://yalejournal.org/2013/06/12/who-authorized-preparations-for-war-with-china/ Etzioni dit que le plan de guerre n’est pas le genre de plan pour le ‘’cas où’’ qui pourrait être à portée de main en cas d’événement improbable. Etzioni signale également que le plan de guerre du Pentagone n’a pas été ordonné, et n’a pas été revu par les autorités civiles américaines. Nous sommes confrontés à une armée américaine ‘’néoconisée’’ et hors de contrôle mettant en danger les américains et le reste du monde.

Etzioni a raison quand il dit que cette décision prise par une armée néoconisée est capitale. La Chine est évidemment consciente que Washington se prépare à la guerre contre elle. Si le Journal Yale le sait, la Chine le sait aussi. Si le gouvernement chinois est réaliste, il est conscient que Washington envisage une attaque nucléaire préventive contre la Chine. Aucun autre type de guerre n’a de sens du point de vue de Washington. La «superpuissance» n’a jamais été en mesure d’occuper Bagdad, et après 11 ans de guerre a été vaincue en Afghanistan par quelques milliers de talibans légèrement armés. Ce serait la fin pour Washington s’il entrait dans une guerre conventionnelle contre la Chine.

Quand la Chine était un primitif pays du tiers-monde, elle a combattu l’armée américaine et l’a acculée dans une impasse en Corée. Aujourd’hui, la Chine a la deuxième plus grande économie du monde et est rapidement en train de dépasser l’économie américaine en faillite détruite par la délocalisation des emplois, la fraude des bankster et la trahison des grosses firmes et du Congrès.

Le plan de guerre du Pentagone pour la Chine est appelée « AirSea Battle ». Le plan se décrit lui-même comme «forces inter opérationnelles aériennes et navales qui peuvent exécuter en réseau et de manière intégrée des attaques en profondeur pour perturber, détruire et défaire les capacités de la stratégie d’interdiction d’accès de zone de l’ennemi.  »

Oui, ça veut dire quoi? Cela signifie des milliards de dollars de plus de profits pour le complexe militaro-sécuritaire tandis que les 99 pour cent sont écrasés et dominés. Il est également clair que ce jargon absurde ne peut vaincre une armée chinoise. Mais ce genre de rodomontades peut conduire à la guerre, et si les abrutis de Washington obtiennent leur guerre, le seul moyen que Washington a de gagner est d’utiliser  les armes nucléaires. Les radiations, bien sûr, tueront aussi les américains.

La guerre nucléaire est dans l’agenda de Washington. La montée des néocons nazis a rejeté les accords de désarmement nucléaire que Reagan et Gorbatchev avaient faits. L’extraordinaire livre particulièrement véridique sorti en 2012, The Untold History of the United States, par Oliver Stone et Peter Kuznick, décrit la rupture post-Reagan avec l’arrivée de la notion de l’attaque nucléaire préventive en tant que première option de Washington.

Pendant la guerre froide les armes nucléaires avaient un but défensif. Le but était d’empêcher une guerre nucléaire par les Etats-Unis et l’URSS chacun ayant le pouvoir de rétorsion suffisant pour assurer la «destruction mutuelle certaine». MAD, comme on l’appelait, signifiait que les armes nucléaires n’avaient aucun avantage offensif de part et d’autre.

L’effondrement de l’URSS et le fait que la Chine se concentrait sur son économie plutôt que sur son armée ont abouti à donner l’avantage à Washington en matière d’armement nucléaire qui, selon Keir Lieber et Daryl Press, deux personnages de Dr Folamour américains, donne la capacité de première frappe à Washington. Lieber et la presse écrivent que le « déclin précipité de l’arsenal de la Russie, et la lenteur de la modernisation des forces nucléaires de la Chine », ont créé une situation dans laquelle ni la Russie ni la Chine ne pourraient riposter à la première frappe de Washington.

Le  » AirSea Battle  » du Pentagone, Lieber et l’article de presse du Foreign Affairs ont informé la Chine et la Russie que Washington envisage une attaque nucléaire préventive sur les deux pays. Pour s’assurer que la Russie ne puisse pas riposter, Washington place des missiles anti-balistiques sur les frontières de la Russie, en violation de l’accord américano-URSS.

Parce que la presse américaine est un ministère de la propagande d’un gouvernement corrompu, le peuple américain est dans l’ignorance totale du fait que les néocons de Washington envisagent une guerre nucléaire. Les Américains ne sont pas plus au courant de ça qu’ils ne le sont de la récente déclaration de l’ancien président Jimmy Carter, rapportée seulement en Allemagne, selon laquelle les Etats-Unis ne sont plus une démocratie qui fonctionne.

Le déclenchement d’une guerre nucléaire par les États-Unis a été rendu possible il y a onze ans, lorsque le président George W. Bush, à la demande de Dick Cheney et des néocons qui dominaient son régime, a signé le Nuclear Posture Review 2002.

Ce document néocon, signé par le président le plus débile que les Etats-Unis aient jamais eu, a entraîné la consternation et la condamnation du reste du monde et a lancé une nouvelle course aux armements. Le président russe Vladimir Poutine a immédiatement annoncé que la Russie allait dépenser toutes les sommes nécessaires pour maintenir la capacité nucléaire de riposte de la Russie. Les Chinois ont montré leurs performances en frappant un satellite dans l’espace avec un missile. Le maire de Hiroshima, ville victime d’un énorme crime de guerre américain, a déclaré: «Le Traité de non-prolifération nucléaire, axe central de l’accord international visant à l’élimination des armes nucléaires, est sur le point de s’effondrer. La principale cause est la politique nucléaire des Etats-Unis qui, en déclarant ouvertement la possibilité d’une première frappe nucléaire préventive et en appelant à la reprise des recherches en mini-nucléaires et d’autres soi-disant ‘’armes nucléaires utilisables’’, semblent vénérer les armes nucléaires comme ils vénèrent Dieu.  »

Des sondages de partout dans le monde montrent de façon constante que Israël et les Etats-Unis sont considérés comme les deux plus grandes menaces pour la paix et la vie sur terre. Pourtant, ces deux gouvernements criminels se pavanent en prétendant être les « plus grandes démocraties du monde. » Ni l’un ni l’autre de ces deux gouvernements n’accepte d’endosser de responsabilités, quelles qu’elles soient, sur le droit international, les droits de l’homme, les Conventions de Genève, ou ses propres lois statutaires. Les États-Unis et Israël sont des gouvernements voyous, en régression à l’époque de Hitler et de Staline.

Les guerres post seconde guerre mondiale proviennent toutes de Washington et Israël. Aucun autre pays n’a des ambitions expansionnistes impériales. Le gouvernement chinois n’a pas saisi Taiwan, ce que la Chine pourrait faire si elle le voulait. Le gouvernement russe n’a pas saisi les anciennes parties constituantes de la Russie, comme la Géorgie, qui, poussée par Washington pour lancer une attaque, a été immédiatement submergée par l’armée russe. Poutine aurait pu suspendre la marionnette géorgienne de Washington et réintégrer la Géorgie dans la Russie, dont elle faisait partie depuis plusieurs siècles et à laquelle beaucoup de géorgiens pensent appartenir.

Au cours des 68 dernières années, la plupart des agressions militaires peuvent trouver comme sources les États-Unis et Israël. Pourtant, ces deux fauteurs de guerres prétendent être victimes d’agressions. C’est Israël qui possède un arsenal nucléaire qui est illégal, non reconnu, et non comptabilisé. C’est Washington qui a élaboré un plan de guerre basé sur la première frappe nucléaire. Le reste du monde a raison de voir ces deux gouvernements voyous irresponsables comme des menaces directes pour la vie sur terre.

Traduction : Avic

Source : http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Mali : la résolution de l’ONU permettra à la France d’occuper le pays


Armee-francaise-a-Tombouctou« À l’heure actuelle, les troupes africaines déployées au Mali par la CEDEAO (communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest – NDLR) constituent une force totalement incapable », a déclaré Michael Sheehan, le conseiller du secrétaire à la défense pour les opérations spéciales et les conflits de basse intensité. Ces propos ont été tenus le 9 avril devant la sous-commission du Sénat pour les forces armées.

Lire la suite Mali : la résolution de l’ONU permettra à la France d’occuper le pays

Le scénario préconçu d’Obama et la menace de guerre nucléaire en Asie


Par Peter Symonds

Corée-2-400x487Au cours du mois passé, le gouvernement Obama s’est livré à des provocations téméraires contre la Corée du Nord, envenimant les tensions en Asie du Nord-Est et accentuant les risques de guerre. Sa campagne s’est accompagnée d’une diabolisation incessante du régime nord-coréen et d’affirmations selon lesquelles le renforcement militaire américain était purement « défensif ».

Lire la suite Le scénario préconçu d’Obama et la menace de guerre nucléaire en Asie

Le Dragon chinois et l’Ours russe ont taillé les griffes de l’Aigle américain


Par Valentin Vasilescu

копияAu moment actuel les Etats-Unis ont déployé au Japon 35 000 militaires du Commandement du Pacifique (USPACOM), deux porte-avions nucléaires, cinq destroyers, quatre frégates et se sont dotés d’une base dans le port de Yokosuka. Quelque 17 000 Marines se trouvent sur l’île d’Okinawa. Quant à la flotte japonaise, elle dispose de trois porte-hélicoptères, de huit destroyers lanceurs de missiles, de vingt frégates et de seize sous-marins.

Lire la suite Le Dragon chinois et l’Ours russe ont taillé les griffes de l’Aigle américain

Les USA partent en guerre contre la Chine


USA_Chine_drapeaux

Le gouvernement Obama, travaillant main dans la main avec les médias américains, a ouvert un nouveau front dans sa campagne agressive contre la Chine. Une série d’articles, notamment dans le New York Times, est apparue au cours de la semaine passée pour soi-disant révéler l’implication de l’armée chinoise dans le piratage d’entreprises américaines et donner des indications sur la menace de guerre informatique qui existerait sur des infrastructures américaines vitales comme le réseau électrique.

Lire la suite Les USA partent en guerre contre la Chine