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Le Venezuela : à Caracas comme à Kiev mais sans le Maïdan


9h_51243291Les participants aux manifestations antigouvernementales au Venezuela exigent toujours la démission du gouvernement et du président Nicolas Maduro. Lire la suite Le Venezuela : à Caracas comme à Kiev mais sans le Maïdan

L’influence américaine en Amérique latine en chute libre


Le Président bolivien Evo Morales et son homologue brésilien Dilma Rousseff (Reuters / Jose Gomez)
Le Président bolivien Evo Morales et son homologue brésilien Dilma Rousseff (Reuters / Jose Gomez)

Les dirigeants démocrates, du Mexique à l’Argentine, sont tellement irrités de l’influence américaine qu’ils sont maintenant prêts à prendre des mesures. C’est l’espionnage qui a déclenché ce phénomène.

L’Amérique aux Américains – c’est la pierre angulaire de la politique étrangère des États-Unis. Cette doctrine, introduite il y a 190 ans par le président James Monroe, signifie ceci : les étrangers restent en dehors  de l’arrière-cour des États-Unis. Pendant des décennies, elle [la politique étrangère américaine] a également eu de bons rapports avec les élites de l’Amérique latine. Ils ont même promu dictateurs des généraux qui aiment suffisamment Washington. Eh bien, ces jours sont désormais révolus.

Contrairement aux Européens, qui ne sont que clins d’œil et sourires complices pour les États-Unis dans le scandale de surveillance de masse, l’Amérique latine est en colère. Dans un mouvement radical, la présidente brésilienne Dilma Rousseff, une modérée, a décidé d’annuler une visite d’Etat à Washington. Les gens de gauche de la région sont maintenant plus agressifs et ceux de droite ont été contraints de prendre la parole. Des experts américains peuvent insister sur le fait que l’attention est focalisée sur la Syrie, mais la révolte est en train de monter dans l’arrière-cour. Les scandales de la National Security Agency (NSA) ont fait qu’il n’était plus possible pour les dirigeants de la région de garder le silence sans passer pour des faibles.

Le camouflet du Brésil a les plus grandes implications. La décision a été prise après que Mme Rousseff ait découvert que ses communications personnelles avaient été espionnées. Chaque dirigeant sud-américain a appelé à la soutenir, y compris Juan Manuel Santos en Colombie, le seul proche allié de Barack Obama qui reste dans la région. Elle a promis d’attaquer la surveillance de masse aux Nations Unies. Boeing est désormais susceptible de perdre un contrat de 4 milliards de dollars sur des avions de chasse.

Sans le Brésil qui servait de tampon, la gauche latino-américaine s’est enhardie. Evo Morales de la Bolivie a dit qu’il allait poursuivre Obama devant les tribunaux internationaux pour violation des droits de l’homme après que Nicolas Maduro du Venezuela ait été empêché pendant quelques heures de survoler Puerto Rico. Ces deux et Rafael Correa de l’Équateur vont probablement pousser d’avantage pour faire venir Edward Snowden en Amérique du Sud. Après le décès de Hugo Chavez ils avaient besoin d’un agenda commun pour améliorer leur tactique.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro (AFP Photo / Leo Ramirez)
Le président vénézuélien Nicolas Maduro (AFP Photo / Leo Ramirez)

Les révélations sur la NSA ont également eu pour effet que Cristina Kirchner de l’Argentine tende la main au Brésil pour améliorer sa défense cybernétique. Les pays de la région sont désormais attentifs à ce projet afin de développer leurs propres systèmes de messagerie : spécialement conçu pour ceux qui ne veulent pas de comptes Google et Yahoo qui permettent l’espionnage par les services de renseignement américains. Ce sont des représailles ouvertes, mais beaucoup plus de choses pourraient arriver derrière les portes closes. La présence américaine est toujours importante, mais maintenant que l’étoile de la Chine monte rapidement en tant que partenaire commercial de l’Amérique latine, la pression est sur les Etats-Unis.

L’influence américaine est si faible à l’heure actuelle que même le président conservateur Enrique Peña Nieto du Mexique a été contraint de s’exprimer et d’exiger une enquête. La pression politique ne lui donne pas d’autre alternative que de condamner la NSA pour avoir volé des données sur ses choix ministériels. Sebastián Piñera du Chili a également dû entrer dans la bataille. Ces dirigeants ne sont pas surpris par la surveillance elle-même, mais la portée de celle-ci était tout simplement trop grosse.

Les temps sont irrémédiablement en train de changer. L’Amérique pourrait être en voie d’appartenir à tous les Américains, et cela inclut aussi les Latino-Américains.

Mauricio Savarese est journaliste depuis 2003. Blogueur sur les affaires brésiliennes, il contribue à RT en anglais et en espagnol. Il a été reporter à l’agence Reuters, UOL et Yahoo.

Traduction : Avic

http://rt.com/op-edge/spy-scandals-us-latin-america-176/

Il se passe quelque chose au Sahara Occidental


SahraouisQuelque chose qui gonfle doucement dans le silence habituel des médias de chez nous.

Le conseil de sécurité a refusé à la mission de l’ONU de surveiller la sécurité des Sahraouis dans leur pays occupé. La Minurso qui doit organiser le référendum au Sahara Occidental, malgré tous les appels d’ONG et même de gouvernements, ne sert donc à rien.

La démonstration est faite que le Maroc l’a phagocytée et totalement affaiblie dans la partie que le royaume occupe. Les Sahraouis semblent l’avoir compris.

Le jour suivant la décision de l’ONU, ils ont manifesté en comité de la taille habituelle – moins d’une centaine de militants – pour protester contre la décision, et le Maroc a agit avec son arrogance habituelle en cognant sur les Sahraouies et Sahraouis. Résultat une quarantaine de blessés.Le régime marocain a parié comme d’habitude sur l’efficacité de la frayeur populaire des sahraouis d’être torturés ou assassinés, crainte distillée patiemment et avec persévérance depuis l’invasion militaire du territoire en 1975 par des actes de ce niveau de barbarie sur tous, y compris femme et enfants.

Suite à cette manifestation, la presse du royaume a publié des communiqués disant que des policiers avaient été blessés, seulement des policiers. La méthode habituelle, elle aussi, de la propagande marocaine, crier qu’on est victime quand on vient de frapper. Avec quelques clés de lecture, les choses se simplifient, et jusque-là rien de nouveau.

Mais dans le désert il y a des grains de sable et parfois ils viennent gripper la machine.

Quel est le plus important des paramètres, et quels sont ceux qu’on ne sait pas encore ? Est-ce important finalement…

Les USA ont soutenu l’importance de la surveillance des droits de l’homme, et, le jeu vicieux de la France, de l’Espagne et d’autres ont empêché le passage à l’acte…

Le Maroc a cogné, et, la France a eu une petite phrase pour soutenir le droit de manifester pacifiquement.

Les Sahraouis ont manifesté, beaucoup ont été blessés, et, ils ont recommencé le lendemain plus nombreux, et le surlendemain plus encore.

A regarder les vidéos de la manifestation du 4 mai, il semble que la peur n’opère plus… parce qu’ils étaient … 100 selon la police et 10 000 selon la lune si l’on calcule comme en France ? 5000 peut être en fait.

Et pourtant les Sahraouis ont tous vu arriver la nuit comme le jour les convois de policiers marocains, avec pour chacun 15 ou 16  bus d’une vingtaine de place et 2 camions, les convois de jeep et camions militaires aussi.

Alors ? Il se passe quelque chose au Sahara Occidental occupé.

Peut-être la répression vengeresse sera-t-elle dans quelques mois sans commune perversité de la part du Maroc.

Ou peut-être que les choses sont consommées, consumées et assumées. La machine est lancée, l’autocensure n’est plus de mise chez les Sahraouis.

Le Maroc crie au loup, les méchants civils sahraouis blesseraient ses vaillants militaires et policiers chargés de défendre l’œuvre colonisatrice…

Mais ce que l’on voit sur les vidéos qui se multiplient sur internet ce sont des Sahraouis qui crient qui chantent, qui sautent et dansent, qui défilent avec les drapeaux de la république qu’ils considèrent comme la leur, et réclament leur indépendance. Ces hommes et femmes sont sur la route, sur les trottoirs et sur les places de Elaaiun et des autres villes sahraouies occupées.

Ils entravent la circulation – autorisée à 30km à l’heure pour qui n’a pas les moyens des bakchichs -, avec bien moins d’efficacité que les barrages de police qui coupent les boulevards tous les 500 mètres… C’est l’excuse qui justifient les charges de police, l‘entrave à la circulation, et le désordre public.

On voit aussi les charges des policiers marocains, et leurs replis en formation de défense derrière leurs boucliers. Il est bien possible qu’ils se demandent ce qu’ils font là ces tout jeunes marocains, quand les jeunes Sahraouis s’interposent ou forment des cordons de sécurité autour ou devant eux pour les protéger.

A y réfléchir, lorsque l’on regarde à Smara une petite unité de policiers marocains collés les uns aux autres et accrochés à leurs boucliers, comme effrayés par l’enthousiasme et la coriacité populaire sahraouie en attendant l’arrivée des renforts ;  et que l’on trouve aussi des vidéos des manifestations des jeunes marocains au Maroc les mêmes jours… peut être ces jeunes policiers et militaires devraient-ils remonter sur leurs terres s’occuper de leur révolution, et laisser aux anciens et aux gradés le soin de se débrouiller de la situation explosive qu’ils ont créée au Sahara, et pour laquelle il n’y a plus de soupape de sécurité.

Balme

Il faut rendre à Rothschild ce qui appartient à Rothschild : la dette… Et aux français : leur or !


la-crise-de-l-escroqueriePosons-nous les questions qui fâchent…

Quelle part de la dette incombe
aux usuriers ? Et qui contrôle notre or ?

Rassurez-moi : ce ne sont pas les mêmes ?!

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