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Obama a décidé que c’est plus sûr d’acheter le Congrès que de faire cavalier seul – Paul Craig Roberts


obama-congres-930_scalewidth_961Alors qu’il réclamait encore des pouvoirs dictatoriaux pour déclencher une guerre de sa propre autorité, Obama a mis son attaque unilatérale contre la Syrie en attente quand il a reçu une lettre de plus de 160 membres de la Chambre des représentants lui rappelant que mener le pays à la guerre sans l’approbation du Congrès est une faute pouvant entrainer la destitution, et quand il a vu qu’aucun des pays qui auraient pu servir de couverture pour un crime de guerre, pas même le gouvernement de la marionnette britannique et les Etats fantoches de l’OTAN, ne soutiendrait  l’agression militaire américaine annoncée contre la Syrie.

Obama s’en est tiré avec l’attaque de la Libye sans le feu du Congrès, parce qu’il a utilisé des marionnettes de l’OTAN, et non les forces militaires américaines. Ce stratagème a permis à Obama de dire  que les Etats-Unis n’étaient pas directement impliqués.

Maintenant que le manque de couverture et le défi du Congrès ont poussé l’apprenti-tyran Obama à suspendre son attaque contre la Syrie, que pouvons-nous attendre?

Si Obama était intelligent, et clairement, quelqu’un qui peut nommer Susan Rice comme son conseiller à la sécurité nationale n’est pas intelligent, il laisserait tout simplement l’attaque contre la Syrie se fondre en arrière-plan et mourir, tandis que le Congrès retournerait le 9 Septembre faire face aux problèmes insolubles du déficit budgétaire et du plafond de la dette.

Une administration compétente se rendrait compte qu’un gouvernement qui est incapable de payer ses factures sans usage intensif de la planche à billets est en bien trop grande difficulté pour se préoccuper de ce qui se passe en Syrie. Aucune administration compétente ne risquerait une frappe militaire qui pourrait entraîner un embrasement du Moyen-Orient et la hausse des prix du pétrole, aggravant ainsi la situation économique à laquelle Washington fait face.

Mais Obama et sa bande d’incompétents ont démontré qu’ils n’ont aucune compétence. Le régime est aussi corrompu, et tout l’édifice ne repose que sur des mensonges.

Maintenant que la Maison Blanche se rend compte qu’Obama ne peut pas commettre un crime de guerre, sans couverture, voici ce que nous pouvons probablement attendre. L’argumentation va se déplacer ; ce ne sera plus Assad a-t-il ou non utilisé des armes chimiques mais plutôt que le Congrès ne doit pas saper le prestige et la crédibilité américaine en ne soutenant pas le président Obama, le dernier homme de paille pour les guerres américaines d’agression.

La Maison Blanche va soudoyer, cajoler, et intimider le Congrès. L’argument du régime sera celui du prestige et de la crédibilité de l’Amérique, le Congrès doit soutenir le président. Le Président et le Secrétaire d’Etat ont fait des déclarations sans équivoque sur la culpabilité de M. Assad et leur détermination à punir Assad. Compte tenu de la folie de Washington, la façon dont il veut punir Assad, pour (prétendument) avoir tué des syriens avec des armes chimiques, c’est de tuer plus de Syriens avec des missiles de croisière.

Si cela n’a pas de sens pour vous, vous ne faites pas partie du gouvernement d’Obama ou des médias américains, et vous ne pourrez jamais être un néoconservateur.

La Maison Blanche fera valoir que Obama a cherché un compromis avec le Congrès en le laissant voter sur la décision, et que la part du Congrès du compromis est d’apporter son soutien. Rencontrons-nous à mi-chemin, dira la Maison Blanche.

Le lobby pro-israélien, Susan Rice, les néo-conservateurs et les va-t’en-guerre comme les sénateurs John McCain et Lindsey Graham diront que le manque de soutien de l’attaque d’Obama contre la Syrie nuit à la crédibilité de l’Amérique, aide les « terroristes » et « laisse l’Amérique sans défense. » C’est déjà assez, diront-ils, que Barack Obama ait montré de l’indécision en attendant l’approbation du Congrès et de l’irrésolution en substituant une frappe limitée au plan original de changement de régime.

Face aux menaces d’une coupure des dons de campagne du lobby pro-israélien et le complexe militaro-sécuritaire, la Chambre et le Sénat peuvent être poussés à « soutenir le pays», alors que celui-ci commet un autre crime de guerre. La combinaison de la corruption, l’intimidation et les appels patriotiques pour soutenir le prestige de l’Amérique peut faire basculer le Congrès. Personne ne sait vraiment si les quelques 160 membres de la Chambre sont sincères en mettant Obama en demeure, ou s’ils veulent simplement quelque chose. Peut-être veulent-ils seulement monnayer leur approbation à Obama.

Si le Congrès apporte son soutien à un autre crime de guerre américain, le Premier ministre britannique David Cameron peut revenir au Parlement et leur dire que Obama « a maintenant rallié le Congrès, offrant ainsi la couverture, et si le Parlement ne suit pas, l’argent va nous être coupé « .

Peu de politiciens britanniques, autres que George Galloway, sont à l’aise avec une coupure des fonds.

Si Cameron arrive à convaincre le Parlement, les autres pays de l’OTAN pourraient décider de s’accrocher au wagon des paiements. La règle primordiale de la civilisation occidentale, c’est que plus d’argent est mieux que pas d’argent.

Washington et ses marionnettes européennes de l’OTAN critiquent la Russie et la Chine pour l’utilisation de leur droit de veto au Conseil de sécurité pour empêcher l’ONU d’apporter la justice, la liberté et la démocratie en Syrie. Ces faux arguments seront utilisés par les médias occidentaux presstitués pour minimiser l’importance de l’opposition du Conseil de sécurité de l’ONU à l’attaque de Washington contre la Syrie. Pourquoi Washington devrait-il être dissuadé par les membres du Conseil de sécurité qui soutiennent l’utilisation d’armes chimiques par Assad ? se demandent les putes médias américains. Les prostituées qui composent les médias américains feront tout ce qu’ils pourront pour veiller à ce que Washington tue encore plus de Syriens. Tuer est la marque de fabrique de l’Amérique.

Comme l’histoire de l’humanité le prouve, les gens feront n’importe quoi pour de l’argent. Les exceptions notables sont Edward Snowden, Bradley Manning et Julian Assange. Si une seule de ces personnes avait été à Washington et avait dit : «achetez-moi », en échange de son silence Washington aurait fourni des fortunes avec lesquelles il pourrait vivre une vie de confort.

Vu comment le gouvernement américain est corrompu et comment Washington est déterminé à poursuivre son plan, les inspecteurs d’armes chimiques de l’ONU sont à risque. Il est peu probable qu’ils aient un accident comme les SEAL Team Six (NDT : ceux qui sont censés avoir tué Ben Laden). Mais, à moins qu’ils ne soient  séquestrés comme un jury, ils sont des cibles pour la corruption. Si le rapport de l’ONU ne soutient pas la position de la Maison Blanche, le Secrétaire général va subir des pressions pour rendre le rapport peu concluant. Après tout, c’est Washington qui signe les chèques grâce auxquels l’ONU fonctionne.

Personne ne devrait s’attendre à ce que le Congrès américain vote sur la base de la preuve. Par ailleurs, le Congrès n’a jusqu’ici toujours pas compris que, indépendamment de savoir si Assad a utilisé des armes chimiques, c’est un crime de guerre pour les Etats-Unis de commettre une agression manifeste contre la Syrie, un pays qui n’a pas attaqué les États-Unis. Ça ne regarde en rien Washington comment le gouvernement syrien réprime l’effort des extrémistes al-Nusra pour le renverser.

L’argument d’Obama qu’il est OK pour tuer des gens avec du phosphore blanc et de l’uranium appauvri, comme font les Etats-Unis et Israël, mais pas avec du gaz sarin, n’a aucune logique. http://www.washingtonsblog.com/2013/08/the-u-s-and-israel-have-used-chemical-weapons-within-the-last-8-years.html

Washington lui-même a des plans d’urgence pour utiliser des bombes anti-bunkers nucléaires contre les installations nucléaires souterraines de l’Iran. Si Washington croit que les armes de destruction massive sont inadmissibles, pourquoi en a-t-il autant, et pourquoi des plans d’urgence pour les utiliser? Washington a-t-il des regrets d’avoir lâché deux bombes atomiques sur des villes japonaises civiles au moment même où le gouvernement japonais faisait tout ce qui était en son pouvoir pour se rendre?

Depuis la fin de la dangereuse guerre froide, la guerre chaude a été le pilier de la politique étrangère américaine. George HW Bush a attaqué l’Irak après que son ambassadeur ait donné à Saddam Hussein le feu vert pour attaquer le Koweït. Clinton a attaqué la Serbie sous de faux prétextes et sans aucune autorité constitutionnelle ou légale. George W. Bush a attaqué l’Afghanistan et l’Irak sur la base de mensonges. Obama repart à l’attaque sur l’Afghanistan et a attaqué aussi le Yémen, le Pakistan et la Somalie. Obama a envoyé ses marionnettes de l’OTAN pour attaquer la Libye, a envoyé des mercenaires en Syrie, et a maintenant l’intention d’empêcher la défaite de ses mercenaires en attaquant la Syrie.

Washington construit une chaîne de bases militaires autour de la Russie et de la Chine. Ces bases sont extrêmement provocatrices et prédisent une guerre nucléaire.

Les États-Unis, un pays avec un vaste arsenal d’armes nucléaires, dont les dirigeants politiques sont à la fois corrompus et fous, est un grand danger pour la vie sur terre. Que Washington soit le danger numéro un au monde est désormais universellement reconnu, sauf par les Américains qui portent leur patriotisme sur leur manche. Ces dupes crédules sont les catalyseurs de la disparition de l’humanité par la guerre.

Jusqu’à ce que l’économie américaine s’effondre, Washington aura toujours de l’argent imprimé, et il pourra acheter l’acquiescement pour ses crimes. Il peut compter sur le soutien des presstitués pour raconter ses mensonges comme si c’était des faits. Le monde ne sera pas sûr jusqu’à ce que le château de cartes américain s’effondre.

Ça me désole de voir tous ces Américains mal informés qui pensent qu’ils vivent dans le meilleur pays au monde. Trop peu d’Américains se soucient que leur gouvernement ait détruit d’innombrables vies de l’Amérique centrale et le Vietnam au Moyen-Orient et l’Afrique. L’armée américaine a systématiquement assassiné des civils en Afghanistan, au Pakistan, au Yémen, en Somalie, et est responsable de pas moins de 1.000.000 morts irakiens et 4.000.000 Irakiens déplacés. La définition américaine de «meilleur pays au monde» c’est le pays qui peut assassiner les personnes les plus innocentes, des gens qui n’ont jamais attaqué l’Amérique, des gens qui regardaient autrefois l’Amérique comme l’espoir du monde et maintenant la voient comme une menace mortelle.

Trop d’Américains n’ont aucune idée qu’un cinquième de leurs concitoyens dépendent de l’appui du gouvernement, ou s’ils le savent, ils accusent les malheureux d’être des sangsues sur la bourse des contribuables. Aux Etats-Unis, les salaires et les opportunités d’emploi sont en baisse. Il n’existe aucun obstacle au pillage des citoyens par les institutions financières. Il n’y a aucune contrainte sur l’illégalité et la brutalité de la police, et aucune limite aux mensonges qui maintiennent la population américaine piégée dans la matrice de l’ignorance de la réalité.

Essayer d’imaginer comment un tel peuple peut conserver la liberté ou retenir un gouvernement dédié à la guerre donnerait des migraines.

Ces républicains qui s’inquiètent du fardeau de la dette pour nos enfants et nos petits-enfants sont inquiets au sujet d’un avenir qui pourrait ne jamais arriver. L’hubris de Washington pousse le monde vers une guerre nucléaire.

« Le meilleur pays du monde» est la force maléfique qui détruit la vie et les perspectives des différents peuples et pourrait encore détruire toute vie sur terre.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/09/01/obama-has-decided-that-it-is-safer-to-buy-congress-than-to-go-it-alone-paul-craig-roberts/

 

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Washington pense que vous êtes stupides – Paul Craig Roberts


troupeau-de-moutons-13762235Il y a un vieux dicton qui dit que si le gouvernement craint le peuple, il y a la liberté, mais si le peuple craint le gouvernement, il y a tyrannie. Les criminels à Washington, non seulement ne nous craignent pas, ils ne nous respectent pas. Washington voit les Américains comme un troupeau de moutons stupides.

Washington estime qu’il peut dire n’importe quoi à la population et les gens vont le croire. Par exemple, la ligne officielle est que la récession, qui a commencé en Décembre 2007, s’est terminée en Juin 2009. Beaucoup d’Américains le croient alors même qu’’ils n’ont pas personnellement vécu la reprise économique. En effet, ils s’enfoncent davantage dans la pauvreté et côtoient la misère.

Et n’oubliez pas ces armes de destruction massive qui n’existent pas et que Saddam Hussein a été accusé par Washington de posséder. Ou le faux événement du golfe du Tonkin lorsque Washington a affirmé que son navire avait été attaqué par le Nord-Vietnam. Oui, la liste des mensonges officiels est très longue. Toute personne qui croit tout ce que Washington dit est trop naïve pour qu’on la laisse sortir de chez elle toute seule. Mais les Américains croient aux mensonges, parce qu’ils pensent que le patriotisme l’exige.

S’appuyant sur la crédulité éprouvée de la majeure partie de la population américaine, Washington prétend avoir découvert un complot d’Al-Qaïda pour attaquer les ambassades américaines en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Pour déjouer le complot, Washington a fermé 19 ambassades pour le week-end passé et pour cette semaine aussi.

Washington n’a pas expliqué comment le fait de fermer les ambassades déjoue l’intrigue. Si Al-Qaïda veut faire sauter les ambassades, il peut les faire sauter qu’elles soient ouvertes ou fermées.

Si Al-Qaïda veut tuer le personnel de l’ambassade, ils peut les tuer chez eux ou sur le chemin du travail ou plus tard dans les ambassades lorsque l’alerte sera passée.

J’ai vérifié dans les médias presstitués afin de m’assurer que mon estimation actuelle de leur prostitution pour Washington était exacte. Peut-être aurais-je raté quelque expression de scepticisme quant à la dernière menace terroriste. Mais j’ai entendu le NPR (NDT : National Public Radio). Avant, dans les années Reagan, le NPR avait une voix indépendante. Aujourd’hui, il fait partie des médias presstitués. NPR ment pour Washington avec les meilleurs d’entre eux.

Les médias américains ont ignoré le fait évident que dès que la population américaine, le Congrès et les alliés marionnettes de Washington, comme l’Allemagne, ont posé sur la table la question de l’espionnage universel clairement anticonstitutionnel et totalement illégal de la NSA, le régime Obama a poussé le bouton de la peur et monté un nouveau complot terroriste dans le but de faire taire les critiques et de ramener le Congrès et l’Allemagne sur la ligne  droite

Washington a affirmé qu’une «menace» a été découverte qu’Al-Qaïda – une organisation qu’il utilise dans ses efforts pour renverser le gouvernement Assad en Syrie et celui dont les groupes affiliés en Afghanistan sont enrichis par des contrats militaires américains – va faire exploser des ambassades américaines au Moyen-Orient et Afrique du Nord. Washington n’a pas expliqué pourquoi al-Qaïda, récipiendaire des largesses de Washington, allait fermer le robinet de l’argent en attaquant les ambassades des États-Unis.

Je suis surpris que des bombes n’aient pas été déclenchées dans les ambassades afin de prouver la valeur de l’espionnage de l’Agence nationale Stasi, ainsi faire honte à ceux qui au Congrès et parmi les États de marionnette en Europe s’opposent à l’espionnage.

Si vous réfléchissez un instant à ses déclarations, vous constatez que Washington révèle son incapacité à bien monter un tel scénario de menaces inexistantes. Officiellement, les Etats-Unis sont en guerre contre Al-Qaïda depuis le 7 Octobre 2001. La «superpuissance» a dû faire face à quelques milliers d’hommes d’Al-Qaïda légèrement armés depuis près de 12 ans, et quel est le résultat?

Malgré ses affirmations d’avoir tué les hauts dirigeants d’Al-Qaïda, dont Oussama ben Laden lui-même, Washington a perdu la guerre. Al-Qaïda est devenu si puissant que non seulement ils combattent en Syrie contre Assad, avec l’aide des Etats-Unis, mais également ont empêché l’armée américaine d’occuper l’Afghanistan. Par ailleurs, en plus des succès militaires d’Al-Qaïda contre la «superpuissance» et le chaos qu’ils continuent à produire en Irak, Al-Qaïda est désormais si puissant qu’il peut faire fermer les ambassades américaines dans tout le Moyen-Orient et Afrique du Nord. La «menace» qui était censée renforcer la position de la NSA prouve en fait l’impuissance de Washington.

Nous ne pouvons que prier pour que bientôt Al-Qaïda ferme Washington lui-même. Imaginez le sentiment de libération américaine si Washington était simplement fermé, ou encore mieux s’il pouvait être recouvert d’une couverture magique du Pendjab et disparaître. Pour les 99 pour cent, et le reste du monde, Washington n’est rien d’autre qu’un oppresseur.

Traduction : Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/08/06/washington-thinks-you-are-stupid-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Ahmed Ibrahim: Le silence des agneaux


Prisonnier d’opinion Ahmed Ibrahim Secrétaire de la World Green Book Research Center et ancien Secrétaire du Comité populaire de l’éducation a été condamné à mort

thieves350Adam King

Les médias occidentaux, repris par les médias du monde entier, ont simplement et paresseusement relayé les accusations mensongères d’un tribunal bidon à Misrata, en Libye, contre le Dr Ahmed Ibrahim, une figure populaire de Syrte, ville rivale et détestée de longue date. Ils font écho aux accusations selon lesquelles Ibrahim a assassiné une famille et qu’il a incité Syrte à combattre les rebelles basés à Misrata qui luttaient contre le gouvernement libyen soutenu fermement par Syrte.

Ils n’ont même pas fait de commentaires sur son enlèvement et la torture de ces dernières années et encore aujourd’hui quand il est condamné à mort par un «tribunal» à Misrata, ils ne le mentionnent toujours pas. Pas plus que pour les milliers d’autres victimes d’abus dans les prisons. Les organisations des droits de l’Homme, dont Amnesty International, restent silencieuses. C’est l’une des raisons si Amnesty International est maintenant connue comme Amnésie internationale pour ses faux rapports sur la guerre en Libye.

Au moins Human Rights Watch a eu les couilles de sortir une enquête et de publier le fait que Mouammar Kadhafi ne se cachait pas dans un égout, et que le vieil homme qui a été capturé avec d’autres, a été brutalement assassiné par ces mêmes pourvoyeurs d’injustice qui détiennent Dr Ahmed Ibrahim, le couvrant d’humiliations (recherchez les vidéos YouTube postées fièrement par ses ravisseurs) et maintenant le condamnant à mort.

Quelles sont les véritables raisons de la condamnation à mort du Dr Ahmed Ibrahim? Les raisons sont extrêmement accablantes, non pas tant pour les Misratans et les islamistes réactionnaires libyens et leurs différentes cohortes, mais accablantes pour l’ensemble du monde universitaire en Occident, ainsi que les organisations des droits de l’homme et les médias. C’est parce qu’il est de Syrte et est un gentleman et un érudit.

Il a été directeur du Centre mondial pour les études et les recherches sur le Livre Vert et la troisième théorie universelle, basé à Tripoli, une institution académique sur un pied d’égalité avec les universités qui ont tenu des colloques dans le monde entier ainsi que des conférences universitaires et des publications sur cette idéologie démocratique .

Le Centre a été l’une des premières cibles dans le bombardement 2011 par l’OTAN, qui a détruit la moitié du centre et tué, dit-on, 8 personnes dans l’attentat. L’OTAN, pour les non-initiés, c’est l’alliance américaine de forces militaires de l’Amérique du Nord et de l’Europe occidentale, mais qui a également été rejointe par certains royaumes arabes du Golfe et d’autres régimes pro-américains inféodés, formant les forces armées du «nouvel ordre mondial» .

Pour ceux qui ne connaissent pas la Libye, il y a une vieille haine depuis des siècles des habitants de Misrata contre les habitants de Syrte. Ahmed Ibrahim a été «jugé» après avoir été retenu captif et torturé, sur de fausses accusations, et étant donné naturellement les préjugés et la haine contre tous ceux qui avaient la moindre association avec Kadhafi (il est un parent éloigné, comme le sont la plupart des gens à Syrte), il a été condamné à mort le 31 Juillet 2013, par la Cour de Misrata.

Mais il n’est pas encore mort. On ne peut guère s’attendre à ce que les médias mondiaux, qui ont fait leurs preuves de presstitués au nouvel ordre mondial des élites bancaires dirigé par les américains, pas plus que les organisations boiteuses de défense des droits de l’homme, entreprennent la moindre action. Ils sont clairement devenus des ennemis des peuples dans le monde entier et devraient être traités comme tels. Mais nous devons tenir compte des universités pour être informés et éduqués.

Dr Ahmed Ibrahim a été l’un de ces rares universitaires dans le monde qui ont courageusement épousé une théorie alternative à la démocratie directe, le socialisme naturel et la concorde nationale, résumée dans l’idéologie du Livre Vert attribué à tous ceux qui croupissent actuellement dans les prisons.

S’il vous plaît soutenez les efforts pour porter cette question devant les dirigeants des universités et les universitaires. Pour ceux qui peuvent organiser une campagne, comme l’Australien co-directeur du même centre de Livre vert, je suis toujours vivant et capable de parler devant un public sur cette question ainsi que de la situation des droits de l’homme en Libye en général.

Si Ahmed Ibrahim est mis à mort, ce ne sera pas seulement ses assassins qui seront tenus de rendre compte, mais aussi ceux qui étaient des agneaux silencieux. Les loups en vêtements de brebis, les médias occidentaux, font leur travail. Mais les universitaires et les vrais défenseurs des droits humains doivent faire le leur, sinon tous seront conduits comme des agneaux à l’abattoir, si le Nouvel Ordre Mondial  vient à vous aussi, et toutes les lois et toute logique seront suspendues.

Contact Adam King via Mathaba

Traduction : Avic

Source : http://www.mathaba.net/news/?x=633278

Washington conduit le monde à la guerre finale – Paul Craig Roberts


star-ocean-the-last-hope-xbox-360-208« V comme Vendetta », est un film qui dépeint le mal dans une Angleterre futuriste comme un proxy du mal qui existe aujourd’hui en Amérique, et qui finit par la défaite du mal. Mais c’est un film dans lequel le héros a des super pouvoirs. Si vous n’avez pas vu ce film, vous devriez le regarder. Il pourrait vous réveiller et vous donner du courage. Les extraits ci-dessous montrent que, au moins chez certains cinéastes, le désir de liberté existe toujours.

Que le désir de liberté existe en Amérique, ça reste encore à voir. Si les Américains peuvent surmonter leur crédulité, leur lavage de cerveau permanent, leur propension à croire tous les mensonges que «leur» gouvernement leur dit, et si les Américains peuvent s’échapper de la matrice dans laquelle ils vivent, ils peuvent rétablir la moralité, la justice, la paix, la Liberté avec un grand ‘’L’’ et leurs libertés que «leur» gouvernement leur a confisquées. Il n’est pas impossible pour les américains de garder à nouveau la tête haute. Il leur suffit juste de reconnaître que «leur» gouvernement est l’ennemi de la vérité, de la justice, des droits humains et de la vie elle-même.

De simples américains ordinaires peuvent-ils triompher du mal qu’est « leur » gouvernement sans l’aide d’un super-héros ? Si les idées sont assez fortes et si les américains peuvent les comprendre, le bien peut l’emporter sur le mal qui est concentré à Washington. Ce qui se dresse entre le peuple américain et leur compréhension du mal, c’est leur crédulité.

Si le bien échoue dans sa bataille contre le mal de Washington, notre avenir sera sous le sceau de la servitude et de l’écrasement à jamais.

http://www.youtube.com/watch?v=KKvvOFIHs4k&feature=youtu.be

http://www.youtube.com/watch?v=_-gHVGOoE48

Si vous, américains, vivant dans la superpuissante Amérique n’avez pas le courage de vous lever contre le mal qu’est «votre» gouvernement, peut-être que le courage de Edward Snowden, de Bradley Manning, de Julian Assange, et du minuscule Equateur vous donnera du cœur.

Un sénateur américain du New Jersey, Robert Menendez, président démocrate de la commission sénatoriale des relations étrangères, a dit au gouvernement équatorien qu’il allait bloquer l’importation de légumes et de fleurs de l’Equateur si l’Equateur donnait asile à Edward Snowden. Le coût pour l’Equateur serait une perte de revenus d’un milliard de dollars.

La déclaration de Menendez – «Notre gouvernement ne récompensera pas des pays pour mauvaise conduite » – est ironique. Il assimile la mauvaise conduite à la protection d’un diseur-de-vérité et la bonne conduite à la trahison de ce diseur-de-vérité. La déclaration de Menendez est également un mensonge. Le gouvernement américain ne récompense que les mauvais comportements. Le gouvernement américain récompense toujours ceux qui conspirent contre les gouvernements élus de leur propre pays, les mettant en place comme dictateurs lorsque Washington renverse les gouvernements élus.

La menace de Menendez n’a pas fonctionné, mais le sénateur a réussi à porter un nouveau coup humiliant au prestige de Washington. Le président équatorien, Rafael Correa, a coiffé Menendez au poteau en annulant le pacte commercial avec les États-Unis au motif que le pacte était une menace pour la souveraineté de l’Équateur et aux principes moraux, et qu’il était utilisé par Washington pour faire chanter l’Equateur. « L’Equateur n’accepte ni pressions ni menaces de quiconque », a ajouté le ministre de la Communication  Fernando Alvarado qui a ensuite offert à Washington une aide étrangère pour lui fournir une formation aux droits de l’homme pour lutter contre la torture, les exécutions illégales et les attaques contre la vie privée des peuples.

Washington, pris la main dans le pot de confiture  dévorant la vie privée du monde entier et empêché par son orgueil de reconnaître son comportement illégal et de présenter des excuses, a ainsi cafouillé dans l’affaire Snowden dans laquelle Washington s’est causé lui-même beaucoup plus de dégâts que les révélations de Snowden. Washington a prouvé de façon concluante qu’il n’a aucun respect pour les droits humains de qui que ce soit, qu’il n’a aucun respect pour la souveraineté de quelque pays que ce soit, qu’il n’a aucun respect pour les principes moraux, en particulier ceux dont il a plein la bouche, et sur lesquels il se base pour exercer la coercition et la violence . Le reste du monde sait désormais qui est son ennemi.

Les presstitués de Washington, en l’aidant à diaboliser Snowden, Glenn Greenwald, Manning, Assange et l’Equateur, ont montré au monde que les médias américains sont dépourvus d’intégrité et que rien de ce qu’ils rapportent ne peut être cru. La presse écrite et les médias de télévision américains constituent un ministère de la propagande pour les programmes immoraux de Washington.

Le 24 Juin, la putain favorite de l’État Stasi, le Washington Post, a dénoncé par trois fois le président démocratiquement élu Rafael Correa comme « l’autocratique leader du minuscule et pauvre Équateur’’, sans se rendre compte que la rédaction n’a pas seulement démontré l’absence totale d’éthique du Washington Post mais elle a également montré au monde que si «ce minuscule et pauvre Équateur’’ est capable de résister aux menaces de Washington, donc le reste du monde aussi le peut.

Le président Correa a répondu que le Washington Post « cherche à attirer l’attention sur Snowden et sur les ‘’vilains’’ pays qui le soutiennent, nous faisant oublier les choses terribles faites contre le peuple américain et contre le monde entier qu’il dénonce. », Correa a ajouté  « l’ordre mondial de Washington n’est pas seulement injuste, il est immoral ».

La raison pour laquelle Washington déteste Correa n’a rien à voir avec Snowden. Que l’Équateur envisage l’asile pour Snowden est juste une excuse. Correa est haï, parce que dans la deuxième année de son premier mandat, il a refusé de payer la dette extérieure de 3 milliards de dollars de dollars que les régimes antérieurs corrompus et despotiques avaient contractée avec la finance internationale. La menace de défaut de Correa a forcé les gangsters de la finance internationale à réduire la dette de 60 pour cent.

Washington déteste Correa également parce qu’il a réussi à réduire le niveau élevé de pauvreté en Equateur, renforçant ainsi le soutien du public qui le rend si difficile à renverser de l’intérieur par Washington.

Encore une autre raison de la haine de Washington pour Correa, c’est parce qu’il a pris des mesures contre l’exploitation des ressources pétrolières de l’Équateur par les compagnies pétrolières multinationales et limité le montant des dépôts offshore dans les banques du pays afin de bloquer la capacité de Washington à déstabiliser le système financier de l’Equateur.

Washington déteste aussi Correa pour avoir refusé de renouveler le bail de Washington pour la base aérienne de Manta.

Essentiellement, Correa a lutté pour reprendre le contrôle du gouvernement de l’Équateur, les médias et les ressources nationales des mains de Washington et des mains de la petite élite riche alliée de Washington. C’est l’histoire de David contre Goliath.

En d’autres termes, Correa, comme Chevez du Venezuela, est l’un des rares leaders étrangers qui représente les intérêts de son propre pays plutôt que ceux de Washington.

Washington utilise les différentes ONG corrompus et le gouvernement fantoche de Colombie comme armes contre Correa et le gouvernement équatorien. Beaucoup de gens pensent que c’est seulement une question de temps avant que Washington ne réussisse à assassiner Correa.

Les patriotes américains, qui estiment qu’ils devraient être du côté de «leur» gouvernement quels que soient les faits, feraient bien de se rappeler ce qu’est le vrai patriotisme. Pour les américains, le patriotisme a toujours signifié allégeance à la Constitution, et non au gouvernement. Le serment c’est de défendre la Constitution contre les ennemis intérieurs et extérieurs. Les régimes de Bush et Obama se sont avérés être les pires ennemis de la Constitution. Il n’est pas possible pour un vrai patriote de soutenir un gouvernement qui détruit la Constitution. Les États-Unis sont la Constitution. Notre pays n’est pas le régime Obama, le régime Bush, ou quelque autre administration. Notre pays est la Constitution. La Constitution est notre pays.

Au-delà des obligations envers son propre pays, tous les êtres humains ont la responsabilité de la vie humaine elle-même. Les états marionnettes de Washington, comme les pays de l’OTAN, le Japon et la Colombie, en fournissant une couverture et un soutien aux agressions de Washington, permettent à celui-ci de mener le monde vers une troisième guerre mondiale.

La tentation de l’argent de Washington submerge facilement les caractères faibles, comme Tony Blair et David Cameron. Les gouvernements des pays de l’OTAN et d’autres Etats accommodants ne bradent pas seulement leurs propres populations en soutenant les guerres d’agression de Washington, ils bradent humanité. L’orgueil et l’arrogance de Washington grossissent au fur et à mesure qu’il est évincé pays après pays. Tôt ou tard, la Russie et la Chine, se rendront compte qu’ils sont eux-mêmes des cibles et vont tracer des lignes plus fermes. L’arrogance empêchera Washington de reconnaître les lignes, et la guerre finale sera lancée.

L’élan hégémonique de Washington est de conduire le monde à la destruction. Les peuples du monde doivent comprendre cela et forcer leurs gouvernements à cesser de permettre l’agression de Washington.

Traduction : Avic

Source : http://www.paulcraigroberts.org/2013/06/28/washington-is-driving-the-world-to-the-final-war-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Irak : dix ans après


Tuer c’est gagner.

Par Dr. Paul Craig Roberts

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19 mars 2013. Il y a dix ans aujourd’hui, le régime Bush envahissait l’Irak. On sait maintenant  que la justification de l’invasion était un paquet de mensonges orchestrés par le régime néoconservateur de Bush dans le but de tromper l’Organisation des Nations Unies et le peuple américain.

Le secrétaire d’Etat américain de l’époque, le général Colin Powell, a exprimé ses regrets d’avoir été utilisé par le régime de Bush pour tromper l’Organisation des Nations Unies avec de faux renseignements sur ce que les régimes Bush et Blair savaient être faux. Mais les ignobles médias « presstitués » ne se sont pas excusés auprès du peuple américain d’avoir servi de ministère de la propagande et du mensonge dans le régime corrompu de Bush.

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