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De BHL à Charlie Hebdo : la propagande néoconservatrice déguisée en gauche progressiste


Tribune libre Beyrouth1986 Olive

antineocons0Ils vous feront détester l’Islam et aimer la guerre

Machine de propagande capable d’infiltrer des médias historiquement ancrés à gauche, les néoconservateurs déguisés en progressistes obtiennent votre consentement aux guerres contemporaines, ou tout au moins, l’assurance de votre laisser-faire. Lire la suite De BHL à Charlie Hebdo : la propagande néoconservatrice déguisée en gauche progressiste

Comment manipuler l’opinion en démocratie – [Vidéo + Pdf]


1235924_512312005521987_1874396863_n-copieEdward Bernays: le père de la propagande et de la manipulation de masse

edward-bernaysEdward Bernays était le neveu de Sigmund Freud et il a su exploiter les avancées apportées par son oncle dans le domaine de la psychologie, de la connaissance de l’irrationalité, à des fins économiques idéologiques et politiques. C’est le précurseur de la propagande et de la manipulation de masse. Un personnage d’une importance considérable donc et pourtant très peu connu.

Il était un fervent partisan d’une « gouvernance de l’ombre » et ses écrits ne tarissent pas sur ce sujet. « créer du besoin, du désir et créer du dégoût pour tout ce qui est vieux et démodé » fut un de ses leitmotiv. « Fabriquer du consentement », « cristalliser les opinions publiques » furent les titres de 2 de ses oeuvres écrites. « Dompter cette grande bête hagarde qui s’appelle le peuple ; qui ne veut ni ne peut se mêler des affaires publiques et à laquelle il faut fournir une illusion » en furent d’autres. [Cliquez sur l’image ci-dessous]

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Edward Bernays – Propaganda –
Comment manipuler l’opinion en démocratie
Traduit de l’anglais (États-Unis) par Oristelle BonisPréface de Normand BaillargeonOuvrage initialement paru sous le titre Propaganda aux éditions H. Liveright, New York, en 1928 et réédité chez Ig publishing en 2004. © Edward Bernays, 1928. © Pour la traduction française, Zones / Éditions La Découverte, Paris, 2007.

Pour accéder au livre en ligne au format Pdf  : [Lien]

Vidéo :
1/2 Propaganda – Manipulation des masses (Edward Bernays)

 

2/2 Propaganda – Manipulation des masses (Edward Bernays)

 

http://hoszhana.wordpress.com/2013/10/09/propaganda-comment-manipuler-lopinion-en-democratie-edward-bernays-video-pdf/

Espion iranien, encore un faux d’Israël ? Une photo qui parle !!!


L’espion Belge et la controverse des deux soleils de Sion

1140346671Un espion Iranien détenteur d’un passeport belge aurait été arrêté par les autorités sionistes. Si l’arrestation est intervenue le 11 septembre, elle n’a été rendue publique que dimanche dernier, de sorte à bien sûr précéder de peu le passage de Benjamin Netanyahou à la tribune de l’ONU et sa rencontre subséquente avec le président des Etats Unis.

Histoire de mette la pression sur un chef de l’Etat américain qui a eu le front de passer un coup de téléphone à son homologue Iranien Hassan Roahani qui venait d’être la vedette de ce show politique qu’est l’Assemblée Générale des nations Unies.

On peut lire dans la presse belge  les éléments fournis par les services secrets sionistes sur ce supposé espion qui s’intéressait particulièrement à l’ambassade des Etats Unis à Tel Aviv.

Faut vraiment être belge (au sens de Coluche) pour faire le déplacement dans l’entité sioniste pour fureter autour d’une ambassade américaine alors qu’on est d’origine iranienne et qu’il existe des ambassades et consulats des Etats Unis à peu près partout.

L’article du journal belge Le Soir comme celui du torchon sioniste Aliya Express sont illustrés de la photo ci-dessous dans laquelle Alex Manes (Manes est un nom assez typiquement juif)  alias Ali Mansouri pose sous la lumière du soleil de Palestine.

Alex Manes alias Ali Mansouri
Alex Manes alias Ali Mansouri

Alex (Ali) avait alors l’air très confiant dans son short belge iranien. Au fait qui a pris la photo? Un complice ou simplement quelqu’un qui passait par là?

Pourtant cette photo pose problème et la nature de ce problème n’a pas échappé au blogueur Imgur qu publie un billet joliment intitulé:

Jésus en Judée!

En effet Imgur observe que si on en croit cette photo, il y a deux soleils dans le ciel de la Palestine occupée.

Regardez: la direction de l’ombre des jambes du prétendu espion, face à lui, à comparer avec la direction de l’ombre du poteau sur la gauche de l’image.

Si vous ne voyez pas ce que je veux dire, Imgur guide notre regard:

Ombre N°1 (poteau) et ombre N°2 (jambes). Info dernière: la Palestine occupée à deux soleils dans son ciel
Ombre N°1 (poteau) et ombre N°2 (jambes). Info dernière: la Palestine occupée à deux soleils dans son ciel

Syrie : repli stratégique ou débandade ?


AA-9fd0d-4f403Ce mardi 17 septembre 2013, ni la Syrie ni la guerre punitive ne font plus recette. Même le rapport tant attendu des experts des Nations Unies relatif à l’utilisation d’armes chimiques le 21 août dernier dans la Ghouta de Damas, est passé à l’as 1. Il faut dire que ses conclusions étaient connues d’avance et, sauf à se prétendre ministre des Affaires étrangères comme M. Fabius, nul n’attendait de ce document la moindre révélation. Surtout pas quant à l’origine des tirs – s’ils ont jamais eu lieu – qui décimèrent des malheureux étrangement homogène quant à leur âge et à leur sexe (il suffit de se reporter aux vidéos disponibles sur la Toile pour constater cette déconcertante anomalie – voir également Rivarol n°3107). Un fait divers, les tueurs fous de Washington – sortis des rangs de la Marine ! – font aujourd’hui la Une de l’information. Un fait divers, ou un clou, chasse l’autre.

Une diversion utile voire nécessaire pour faire oublier le dégonflage d’une guerre voulue mais impossible à conduire dans les circonstances présentes… ce qui ne signifie pas que le parti des éradicateurs ait définitivement renoncé. Non point ! Les « agendas » sont là – et parlons plus volontiers à propos de l’Exécutif américain de “cahier des charges » – or tôt ou tard, d’une façon ou d’une autre, ils devront être suivis et remplis. Répétons-le, nous reculons pour mieux sauter. Le Proche-Orient est un baril de poudre et d’aucuns s’emploient assidûment à battre le briquet pour en allumer la mèche. Ce n’est au demeurant, pas d’une mais d’une douzaine d’attaques à l’arme chimique – sans parler les multiples tueries ayant fait l’objet de tentatives d’instrumentation à des fins d’embrasement général – dont il été jusqu’ici question sur le théâtre des opérations syrien de l’actuelle et tacite guerre mondiale. Mais, las, la mayonnaise n’étant pas parvenue à prendre, il faudra recommencer… « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage, polissez-le sans cesse et le repolissez ;
ajoutez quelquefois, et souvent effacez » [Nicolas Boileau 1636/1711].

Gageons que pour faire monter les enchères, le prochain acte de terrorisme chimique pourrait avoir lieu en Israël. Il ne s’agit pas tout à fait d’une hypothèse gratuite, mais d’un scénario sérieusement évoqué par quelques experts ès coups tordus 2. De toute façon le feu couve, les djihadistes d’al-Nosra (entendez les mercenaires recrutés et payés par notre allié saoudien), tout comme « l’opposition démocratique » (celle des Frères musulmans syriens), refusent et dénoncent les accords Kerry/Lavrov. Dans le même temps les Turcs [AFP16sept13] abattent un hélicoptère syrien qui aurait « violé leur espace aérien » (! ?)… tandis que M. Fabius veut pour sa part réinterpréter les termes de l’accord russo-américain en exigeant des « frappes automatiques » en cas de non respects des clauses contraignantes relative au calendrier de désarmement chimique de la Syrie.

Sur ce point le sieur Ban Ki-moon déjà cité, fait presque de la surenchère – sans toute fois parler précisément des frappes – en demandant « instamment au Conseil de Sécurité une Résolution claire… placée sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies ». Lequel chapitre prévoit effectivement des sanctions pouvant aller jusqu’à l’usage de la force dans le cas où un pays ne respecterait pas une décision du dit Conseil. De là à pressentir que le processus diplomatique – qui a suscité tant d’espoirs et fait pousser un ouf de soulagement à la planète toute entière – s’achemine à grande vitesse vers le fond de l’impasse, le pas est tôt franchi. Car enfin pour négocier, il faut deux choses indispensables : de la bonne foi et de la bonne volonté. Resterait d’ailleurs à savoir si la guerre de Syrie aurait jamais eu lieu et se serait aussi longtemps prolongée si ces deux traits de caractère avaient prédominé dans la classe des petits maîtres de la politique occidentale ? Chacun apportera à la question la réponse de son choix, au reste la clef du problème est là, et bien là.

Ce pourquoi in fine nous devons nous garder de pavoiser à l’instar de ceux qui vont trop vite en besogne et affichent une fâcheuse tendance à prendre leurs désirs pour des réalités. Nous pensons à tous ceux qui voient dans la reculade de Washington – et accessoirement dans le largage du pitre élyséen – l’occasion de se réjouir bruyamment : « les russes expulsent de facto les américains de leur plus forte zone d’influence sans avoir tiré un seul coup de feu, qui plus est en les humiliant de façon historique et en les transformant en parias diplomatiques » ! N’est-ce pas cependant quelque peu excessif au regard du fil réel des événements ?

Ne conclurons pas pour autant en misant à fonds perdus sur les tocards qui nous gouvernent – sachant que le pouvoir véritable se trouve derrière le rideau – et particulièrement sur celui qui fait « la guerre sans l’aimer »… le premier président oscarisé « Noble de la Paix » avant même d’être entré en fonctions. N’est-ce pas merveilleux ? Finalement nous devrions pouvoir dormir sur nos deux oreilles puis que dans le Meilleur des Mondes orwellien possible «  la Paix c’est la guerre  » et vice vers. Ah les beaux jours à venir !

Léon Camus

Syrie… La guerre en perspectives

Le spectre des frappes américaines – la France comptant pour du beurre – en Syrie semble temporairement s’éloigner mais la menace existe toujours, et immanquablement ce cauchemar reviendra hanter nos mauvais rêves éveillés. Le parti de la guerre, dont on constate chaque jours à quel point qu’il détient le monopole quasi absolu de la presse occidentale, reste encore trop puissant pour renoncer maintenant… même si son emprise sur les représentations nationales – élus et classes dirigeantes – semblent s’amoindrir notamment sous l’effet d’une réprobation voire d’une hostilité de l’opinion qui s’affirment de plus en plus à travers les « réseaux sociaux », la presse samizdat et la contre-culture de la Toile.

Il n’existe à ce jour aucune preuve tangible de la responsabilité du pouvoir syrien dans l’attaque chimique du 21 août à la Ghouta, culpabilité qui était censée légitimer des frappes coalisées contre Damas. S’il en existait, elles seraient déjà sur la table et le fameux « rapport » de l’Onu – désespérément muet sur cette question cruciale – n’aurait pas manqué de les mettre en avant. À défaut de preuve, les meutes médiatiques ont donc donné de la voix. Et les folliculaires sont montés en première ligne sur le front de la « guerre morale », succédané de la guerre juste des années 2000. Croisade qui a pris son plein essor avec les Printemps arabes et le recours systématique depuis 2003, dans les guerres d’agression, du « droit d’ingérence humanitaire ».

Une notion ancienne née de la guerre du Biafra – 1967/1970 – mais reprise à la fin des années quatre-vingt-dix par le bon Dr Kouchner et Rony Brauman, fondateurs de l’Ong Médecins sans frontières, tout deux chauds partisans de l’intervention armée contre la Syrie loyaliste. Les mêmes puritains du démocratisme qui dénonçaient il y a peu en Égypte la déposition du Frère Morsi par l’armé comme une illégalité majeure. Bref les contradictions n’ont jamais gêné les idéologues ni les médiacrates grâce auxquels nous venons d’assister à une formidable séquence d’acrobaties manipulatoires… de celles qui enchantent les spectateurs lucides que nous nous efforçons d’être. C’est en effet une ahurissante opération d’enfumage que nous venons de vivre ces derniers jours et en direct sous la forme d’une tentative caractérisée de « viol des foules par la propagande », selon la formule sans équivoque du franco-soviétique Serge Tchakotine [1883/1973]. Viol presque accompli, à quelques heures près, mais aussitôt suivi d’une débandade générale à laquelle M. Hollande n’a toujours manifestement rien compris

« Tu mens comme à la radio »… adage populaire soviétique

La propagande consiste – rappelons-le – à tétaniser toute pensée individuelle par un pression psychologique intense exercée sur l’opinion. La répétition inlassable du même message formant le principe de base de tout conditionnement mental. Pratiquée aujourd’hui avec une capacité de nuisance surmultipliée par les nouveaux médias audiovisuels et télématiques, sa puissance perverse n’est évidemment plus à démontrer… d’autant que le terme même de « propagande » a disparu du vocabulaire [principe de la novlangue, faire disparaître les mots pour effacer la réalité]. Il n’est donc pas inutile d’en rappeler les trois premiers principes : premièrement « plus c’est gros, mieux ça marche ». Le coup de l’attaque chimique sans preuve aucune en est ici une illustration exemplaire. Ensuite – deuxième principe – il s’agit de marteler ad nauseam deux ou trois slogans mécaniques suscitant une réaction émotionnelle jusqu’à ce que le « dernier des arriérés mentaux l’ait parfaitement assimilé ». Procédure utilisée avec l’instrumentation du faux massacre de Timisoara en Roumanie, de Račak au Kossovo et bien d’autres, telles les couveuses du Koweït, ceci afin porter en conclusion des accusations à vocation létales 3.

Troisième principe, le plus pernicieux, finalisant les deux premiers : ceux-ci fabriquent des hordes d’idiots utiles, des désinformés qui deviennent à leur tour des désinformateurs tout en créant un phénomène d’unanimisme – ou de conformisme – qui entraîne l’ensemble de l’opinion, ou en tout cas la sidère ! À ce stade, impossible d’aller contre une opinion commune universellement partagée. Ainsi se crée des polices de l’esprit auto engendrées et auto-entretenues. Prière de ne pas aller alors à contre sens de l’opinion dominante sauf à se faire écharper ou, à tout le moins, à s’exposer à de sévères déboires. Ainsi en France, quelques rares politiques s’étant risqués à marquer leur opposition aux frappes, et à ce titre jugés trop tièdes par la police de la pensée, de la promotion de la vertu et de la proscription du vice, se sont vus traiter de « munichois », un comble ! Rien, nous le voyons, n’arrête la propagande de guerre ses excès les plus vils, surtout lorsqu’elle ne dit pas son nom. Reste que l’information circule, volens nolens, à flots continus sur la Toile et que les mensonges perdent tendanciellement du terrain.

Pourquoi l’Amérique dite démocratique voulait-elle foudroyer la Syrie ?

Les médias non seulement mentent ouvertement mais pire, ils ne disent pas tout, ils mentent en fait par omission ce qui représentent en gros 70% de leur activité. Or, à l’évidence Washington éprouve l’amère sentiment de la défaite. En un mot, les dirigeants américains sont bien forcé de constater que l’influence que l’Amérique exerçait en Orient, s’essouffle dangereusement, qu’elle perd du terrain en Syrie dans une interminable guerre multi fronts. Guerre où les États-Unis sont indirectement engagés depuis 2011 derrière l’écran de la sous-traitance locale et régionale : schématiquement, les Frères musulmans en Égypte, en Tunisie et au Maroc, Otan en Libye, Français au Mali, Wahhabites qataris et séoudiens associés aux “musulmans modérés” du Turc Erdogan en Syrie, tous dûment pilotés et armés par le Pentagone associé au Département d’État. Ne parle-t-on pas de « diplomatie armée » à propos du Département d’État ?

Certes l’Amérique d’Obama et de Wall Street ne veut ni ne peut perdre la face. Car cet avant-goût de défaite stratégique en Syrie acquiert subrepticement, dans la conjoncture actuelle, une dimension mondiale. Mise en perspective sur deux décennies, le manque-à-gagner syrien prend un singulier relief. Car il vient conclure une longue série de revers et de déboires : en Libye (symbolisé en septembre 2012 par l’assassinat de l’ambassadeur Christopher Stevens dans un bâtiment consulaire théoriquement ultra protégé), ou bien en Égypte avec l’élimination brutale (de ses alliés) les Frères musulmans, en Turquie où l’instabilité du pouvoir apparaît en plein lumière. En fin de mécomptes, la guerre en Syrie qui pourrait devenir – selon toute vraisemblance – le point de bascule fatal. Soit le « point culminant », au sens de Clausewitz, à partir duquel les courbes et tendances commencent à s’inverser. Dit Autrement, tous les efforts que les É-U y déploient actuellement semblent désormais ne plus devoir produire que des effets de plus en plus inverses aux buts recherchés.

La guerre en Syrie revêt donc actuellement le visage d’une première « bataille d’arrêt » d’envergure dans la vaste trajectoire conflictuelle qui se dessine depuis la fin de l’Union soviétique en 1991 entre la Fédération de Russie et les Administrations américaines successives. Confrontation froide qui se solde – en lieu et place des régimes attendus de la Terre promise démocratique – d’une installation pérenne du chaos en Afghanistan, au Waziristân (Zones tribales du Pakistan), en Irak, en Libye, au Yémen, en Somalie, au Sud Soudan, et cætera.

Rapportée à la Région du Proche Orient, la perspective insupportable d’une défaite géopolitique pour Washington s’inscrit de surcroît dans une relative absence d’intérêts vitaux à défendre… notons à ce sujet que l’exploitation des gisements de schistes bitumineux sur le territoire américain devraient en principe réduire la dépendance des É-U aux hydrocarbures du Golfe. Hormis, les intérêts – déclarés sécuritaires – des très encombrants et turbulents alliés locaux – Israël pour ne pas le nommer ou l’Arabie wahhabite – dont il faut bien admettre que l’insignifiance géopolitique apparente domine ou surplombe encore et toujours les décisions de la Maison Blanche ainsi que les réflexions des thinks tanks washingtoniens. Il est par conséquent totalement exclu d’imaginer la fin de cette trajectoire conflictuelle quelle que soit l’issue de la guerre de Syrie. Et parmi les issues possible, il en est une que nous ne pouvons ne pas retenir : celle justement du retour en force d’une menace de frappes balistiques.

De quelles frappes anti régime était-il question ?

Le terme de « frappes », dont abuse le réductionnisme politique et propagandiste, laisse supposer qu’il suffit de presser sur un bouton pour régler l’affaire. Rien de plus dangereusement erroné. On notera qu’a priori, sur un plan strictement militaire, l’annonce très à l’avance de tirs de missiles de croisière et des bombardements ciblés – et les retarder de jour en jour – constitue une véritable hérésie parce que cela en amoindrit largement la portée et en affaiblit l’efficacité, surtout si l’on entend pratiquer la « frappe de décapitation  » 4. Ne serait-ce qu’en donnant aux futurs bombardés toute latitude pour prendre les contre-mesures adaptées. En outre ajouter des délais aux délais instille – dans les états-majors et l’opinion – un doute déplorable quant à la volonté réelle d’agir. C’est bien ce qui s’est passé récemment en dépit de la logorrhée des gens de presse qui s’égosillent à crier victoire là où la reculade est patente.

Toujours concernant les « frappes », le mot joue psychologiquement sur la perception d’une surpuissance militaire telle qu’elle interdirait automatiquement toute forme de réaction. Rien de plus faux également. La toute puissance de la machine militaire américaine n’a nullement empêché une débâcle finale, et littéralement une fuite au petit matin blême, quand les dernières troupes exfiltrées d’Irak ont franchi la frontière koweïtienne… Fuite désastreuse d’Irak et débâcle en Afghanistan, pas de quoi pavoiser. Dans les deux cas la toute puissante Amérique [Mighty America] s’est trouvée « disqualifiée » dans des conflits asymétriques qu’elle s’est montrée piteusement incapable de gérer. Souvenons nous de Scott Ritter ex agent de la CIA et du Mossad, ancien membre de l’équipe d’enquête des Nation Unies [UNSCOM], qui avait pronostiqué dès 2003 que les Américains quitteraient la Mésopotamie « la queue entre les jambes ». c’est chose faite. Une prédiction au demeurant inscrite dans le code génétique et le mode opératoire imprégnés d’hybris [démesure] des idéologues de Washington et de l’Establishment néoconservateur.

À l’heure actuelle, en ce qui concerne l’auteur des frappes annoncées – mais non encore consommées – la situation se présente sous un jour nouveau… beaucoup plus redoutable que dans les guerres précédentes car il se trouve face à une armée syrienne qui résiste ! De l’inédit, car contre toute attente et depuis plus de deux ans et demi, l’armée de conscription d’El-Assad tient bon et supporte tous les assauts lancés contre elle. Après deux ans et demi de combat la rébellion n’occupe pas plus de 40% du territoire malgré les milliards investis par les monarchies wahhabites et les dizaines de milliers de combattants djihadistes qui convergent de tous les horizons du Dar al-Islam. Cette résistance représente pour les États-Unis une véritable première dans l’histoire récente. Ceux-ci n’ont en effet jamais rencontré depuis le Vietnam [1954/1975] de véritables adversaires… pas plus Milosevic que Saddam, pas plus le régime de Mollah Omar que le Chamelier fou. La constante stratégique veut en effet que la guerre au XXe siècle finissant et XXIe commençant, se soit toujours faite du fort au faible. Et quand le faible à l’outrecuidance de résister et de rendre les coups, il est derechef qualifié de « terroriste » et, horresco referens, de « déloyal » !

En ce qui concerne la Syrie, l’armée yankee est pour l’heure en situation d’aveuglement face à un adversaire parfaitement aguerri par deux cruelles années de combats incessants. Aveugle singulièrement en ce qui regarde les intentions exacte des forces syriennes et de leur commandement politique : faire le gros dos ou réagir violemment et dans quelles proportions. Une cécité plus grande encore pour ce qui de leurs capacités réelles de défense et de rétorsion. Le président Bachar a ainsi prévenus que les acteurs d’un conflit élargi sont potentiellement multiples et qu’ils comprennent d’incontrôlables organisations non gouvernementales pouvant s’attaquer de leur seule initiative aux intérêts américains et occidentaux, et fort loin du théâtre officiel des opérations. Propos repris par Sergei Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, qui de son côté, en cas de frappes sur la Syrie, a prédit une « explosion de terrorisme dans la région ». Déclaration à prendre au sérieux quand on voit l’intensification de la guerre inter-communautaire en Irak où les morts se comptent par centaines chaque semaine.

La guerre en proie au principe quantique d’incertitude

Mais qui veut frapper doit s’attendre – quand même – à une contre-frappe, étant entendu la réponse ne se situe pas forcément sur le même plan, et peut le cas échéant consister en des actions plus inattendues, touchant n’importe quel point de vulnérabilité de l’attaquant… et celui-ci d’évidence n’en manque pas !

In fine, la supériorité technique des États-Unis est aussi un des aspects les plus tenaces de son mythe, parce qu’elle n’a de réalité vrai que dans la mesure où l’adversaire n’est pas à sa hauteur ou de sa force… toujours et uniquement dans le cas normal d’un conflit « asymétrique » ! Précisément dans le cas syrien, la suprématie air/mer/espace/cyberzone des forces américaines apparaît hélas comme triplement menacée. Elle l’est d’abord par l’indéniable compétence de l’armée syrienne loyaliste tenant avec brio face aux actions combinées particulièrement vicieuses des services spéciaux occidentaux [israélo-anglo-américains, turcs, français et séoudiens] en appui logistique et à l’encadrement – jusque sur le terrain – des rebelles et des mercenaires recrutés dans toutes les banlieues du quart-monde.

Supériorité également remis en cause par la jeu de la Russie qui fait, peu ou prou, directement ou indirectement, partager à la Syrie de ses propres avancées en matière d’armement… même si a contrario, pour créer un climat favorable à une désescalade, Moscou a annoncé la suspension de ses livraisons à Damas de systèmes de défense anti-aérienne hypersoniques S300. Des engins auxquels les forces américaines ne se sont jamais trouvées confrontées… pas plus qu’aux redoutables missiles antinavires Yakhont de dernière génération. Un degré d’incertitude jamais atteint qui a indéniablement freiné les ardeurs d’un Pentagone déjà peu chaud à l’idée de s’engager dans une confrontation – même très limitée dans le temps – pouvant déboucher sur un détestable inconnu, tel une nouvelle guerre régionale à nouveau ingérable.

Imaginons un instant les conséquences géopolitiques que pourraient, ou auraient pu entraîner des frappes – aussi « contrôlées » aient-elles été – compte tenu du fait que le régime syrien bénéficie de soutiens internationaux ouvertement déclarés… et accessoirement d’autres plus ou moins implicites. La Chine et l’Inde font peut parler d’elles, elles n’en sont pas moins présentes et actives sous la surface des apparences. Ce soutien – implicite – englobe d’ailleurs une grande partie des pays émergeants, c’est ce qu’a dévoilé le G20 au cours duquel une nette ligne de démarcation s’est dessinée entre un bloc occidentaliste sur la défensive – pour ne pas parler de désarroi – face à quatre milliards d’hommes qui commencent à contester un ordre mondial à présent dépassé. Un monde unipolaire obsolète que la suprématie du dieu dollar et des armes américaines leur imposaient jusqu’alors. Or qui ne voit que ces deux dimensions de la puissance tutélaire sont à présent plus que battues en brèche ? Lâchés par leurs opinions de plus en plus réticentes à gober les mégas mensonges de l’armée supplétive des médiacrates – qui n’osent même plus invoquer la « Communauté internationale » en renfort de leurs bobards – le camp oligarchique des tenants de la guerre se retrouve peu à peu très isolé. À tel point que M. Hollande – et son personnel de maison – se découvre seul et à poil hors de la tranchée. Et ce n’est pas le pitoyable exercice télévisuel du dimanche 15 septembre qui démentira ce triste constat !

Défis insurmontables auxquels les stratèges américains doivent faire face

En résumé, ceux qui ont en charge la mise en œuvre de frappes éventuelles –c’est-à-dire qui portent aussi la responsabilité de leurs conséquences – se trouvent en situation de devoir « gérer » contradictoirement plusieurs contraintes : primo l’incertitude stratégique qui vient d’être évoquée ; deusio, convaincre le politique qu’aucun résultat militaire ou politique n’est acquis à l’avance. Bref que tout opération de « punition » est profondément est intrinsèquement aléatoire…même en termes de communication. Qu’il s’agisse de décapiter l’état syrien (honni), de soulager la pression pesant sur ses alliés combattants soit les bandes rebelles dites “libres”, ou encore de mettre à terre les infrastructures vitales au régime. Pour mémoire en Yougoslavie ce sont les centrales électriques civiles qui furent traitées à la bombe au graphite, ce qui constituait un authentique crime de guerre dont les Nations Unies ne se sont pas émues pour autant ni le moins du monde. Équivalent des tirs d’artillerie destinés à préparer (naguère) le terrain, ces frappes auraient été – ou seront – comme toute frappe massive faiblement discriminée ; en un mot, en infiniment moins précises que ne l’affirme les dépliants commerciaux des marchands d’armes. Elles devraient ou pourraient occasionner un grand de victimes que la morale occidentale s’empressera de passer par pertes et profits à l’instar des centaines de milliers de victimes irakiennes des nobles guerres à « zéro mort » (chez l’agresseur) de 1991 et 2033 et de leurs terribles séquelles humaines.

Bref, les tirs de missiles devraient être évidemment coordonnés avec une contre-offensive généralisée des rebelles, ceux-là mêmes qui n’admettent par principe aucune forme de négociations, pas plus que le dernier compromis de Genève Lavrov/Kerry relatif au désarmement chimique de la Syrie. La guerre si elle a lieu, maintenant ou plus tard, promet par conséquent d’être missilière d’abord, et immanquablement néolithique ensuite. Ce qu’elle est déjà avec ses massacres à l’arme blanche, des fanatiques qui dévorent les viscères des ennemis tombés, les viols systématiques de chrétiennes ou leur mariage forcé… Grand avantage, cette guerre doperait l’industrie de l’armement et de la recherche par le renouvellement des réserves et l’adaptation aux ripostes d’en face !

En attendant la suite…

Quel que soit le niveau de succès apparent des frappes à venir – si elles surviennent quelque jour – et dans le cas où le dirigeant visé était effectivement éliminé, leur effet majeur se mesurera d’abord au plan international par une profonde vague de haine anti-américaine et anti-occidentale. Prévaudra également le sentiment qu’il n’existe plus aucune barrière pour contenir l’iniquité des puissances de l’Ouest, et surtout pas celle de la légalité internationale, pour être protégé d’un éventuel « renvoi à l’âge de pierre » (Cf. le plan Morgenthau, Secrétaire au Trésor de Roosevelt, qui en 1944, entendait appliquer cette doctrine humaniste à l’Allemagne vaincue et accessoirement à la France reconfigurée dans sa version mérovingienne), comme ce fut très explicitement prévu et exécuté pour l’Irak, tout comme de facto pour la Libye, l’Afghanistan… Ce contexte d’anarchie internationale suscitera des choix et positions antagonistes de la part des peuples du Proche orient qui d’une façon ou d’une autre nous en ferons payer le prix. Souvenons-nous du rude « choc pétrolier » de 1973, suite et conséquence immédiate de la Guerre d’Octobre, dite Guerre de Kippour.

Au niveau des politiques, cette perception sera encore plus forte dans la mesure où la chute éventuelle du régime syrien sera interprétée comme préfigurant celle d’autres régimes… accessoirement algérien et plus sûrement iranien. Puis la mise en ébullition du Caucase et de l’Asie centrale en usant de l’arme islamiste – tchétchène certes, mais pas seulement – en vue d’atteindre au cœur, un jour proche ou lointain, le régime russe… lequel énerve tout particulièrement, et depuis des lustres, les anciens refuznik soviétiques reconvertis dans les Fonds spéculatifs [hedge funds] grâce auxquels ils se sont taillés de bonnes places au soleil dans les cimaises de l’élite américaine. Il s’agira aussi d’atteindre le régime chinois, tant qu’à faire, qui est déjà officiellement, et depuis longtemps, inscrit au rang d’ennemi principal.

Par voie de conséquence rien n’empêchera plus une coagulation accélérée d’alliances destinée à neutraliser une menace atlantiste devenue permanente et ne laissant aucune autre alternative. Par trois fois au XX° siècle l’Europe et le monde ont connu des phénomènes comparables – fruits pourris de l’inconséquence des gouvernements de l’époque – qui poussèrent les Nations occidentales à s’entre-tuer allègrement. L’effet géopolitique de frappes contre la Syrie précipitera immanquablement la constitution de cette bipolarité évoquée plus haut, dans le contexte d’une mutation globale qui opposera le monde dominant d’hier à celui émergeant de demain. Rien de ceci ne relève d’une hypothétique prévision. Il s’agit du scénario le plus probable, ni plus, ni moins. Bien sûr, la guerre universelle ne sera pas nécessairement au rendez-vous, les moyens et les voies non militaires de “containment“ [encerclement, endiguement] seront en premier lieu privilégiés. Parce que la rationalité n’est pas tout à fait absente du calcul politique – au grand dam il est vrai des idéologues – nul n’ignore que les conflits armés ouverts ne sont plus aujourd’hui contrôlables au-delà d’une certaine intensité ou d’une certaine ampleur géographique. À éviter donc autant que faire se peut, et c’est là le cas de figure auquel nous venons d’assister : le schéma des « frappes » comportaient trop d’incertitudes et les Russes se sont montrés trop présents à proximité de l’éventuel champ de bataille, le Pentagone l’a donc emporté – pour le moment – sur le Département d’État, relais des groupes de pression et des oligarchies activistes.

Quand la main gauche veut ignorer ce que fricote la main droite

Finalement n’oublions pas que les États-Unis sont encore une grande Nation. Il existe assurément en son sein nombre d’esprits lucides, conscients des implications et des conséquences d’engagements armés sans nécessité ni fondements réels. Ce n’est pas El-Assad l’agresseur, n’est-ce pas ? De profondes dissensions se sont faites jour à l’occasion de cette veillée d’armes planétaires au sein de la classe politique américaine, Démocrates et Républicains confondus, à telle enseigne que si le Congrès était actuellement consulté, il s’opposerait certainement à toute intervention contre Damas. Sinon pourquoi en avoir repoussé le vote ? Un vote par ailleurs non nécessaire mais qu’Obama, peu sûr de ses arrières, tenait à engranger pour justifier son futur Prix « Nobel de la Guerre » !

Par bien des aspects, l’actuelle crise syrienne rappelle celle des missiles de Cuba au cours de laquelle le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev, par une savante manœuvre sur fond d’une effrayante montée aux extrêmes – la confrontation nucléaire finale fut quelques heures durant à l’ordre du jour – finit par concéder au président Kennedy une apparente victoire morale et politique. Alors que les Soviétiques semblait céder en retirant sans barguigne leurs missiles nucléaires de Cuba, sans bruit les États-Unis retirait de leur côté leurs missiles pointés sur l’URSS depuis la frontière nord de la Turquie. Jamais pourtant les médias de l’époque n’évoquèrent cet aspect – aussi déterminant que capital – du dénouement de la crise. À ce stade on pourrait même aller jusqu’à imaginer que les missiles soviétiques ne furent déployés à Cuba que pour permettre et d’aboutir à ce résultat, c’est-à-dire au retrait des vecteurs américains à moyenne portée… Maintenant, seule l’histoire diplomatique nous dira – peut-être et beaucoup plus tard – ce que recouvre aujourd’hui la volte face de l’Amérique dans le dossier faisandé des armes chimiques de Damas. Dans le domaine des relations internationales, seuls les rapports de puissance et la subtilité des joueurs déterminent la configuration des champs de force… C’est finalement ce qui ne s’aperçoit pas, ce dont nul ne parle qui se révèle surdéterminant, véritablement décisif dans la répartition des rôle et le travail souterrain des tensions architectoniques à l’œuvre dans la décomposition et la reconfiguration des blocs et ensembles géopolitiques.

L. Trusk & L. Camus

Notes

(1) Le fil des événements. Menaces de frappes imminentes, à la suite du massacre de la Ghouta, lequel a été attribué sans discussion possible par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France au gouvernement syrien, tandis qu’a contrario la Russie et l’Iran l’attribuait à l’opposition armée. « Crime de guerre » – selon le terme employé par le Secrétaire général de Nations Unies, Ban Ki-moon – les armes chimiques existent très vraisemblablement encore dans les arsenaux des États-Unis, de la Russie et d’Israël malgré l’engagement pris à les avoir détruites à l’échéance de 2007. En 1997 la Convention internationale sur les armes chimiques en prohibait de façon définitive l’usage de ce type d’arme (voir le Protocole d’interdiction de 1925), ce qui eut dû impliquer, normalement, la destruction des réserves existantes. Subsisteraient aujourd’hui quelque 5 500 tonnes d’armes chimiques aux É-U (soit six fois les quantités estimées en Syrie) et 21 500 en Russie. Idem pour Israël où règne l’opacité la plus totale, l’État hébreu ayant signé mais non ratifié la Convention internationale. Ceci expliquant cela, l’Égypte n’a pas non plus signé la dite Convention. La crise se désamorce brutalement avec le volte-face spectaculaire du président Obama le samedi 7 septembre alors que la France a – selon toute vraisemblance – déjà transmis à ses forces des ordres de frappes.

(2) Israël sonne le tocsin et distribue à ses populations des masque à gaz. l’information et met un peu plus d’huile sur le feu en diffusant l’information suivant laquelle Damas selon «  a] [il n’est pas écrit aurait] fourni une tonne de gaz [innervant] VX au Hezbollah, le groupe terroriste chi’ite libanais  ». Transfert qui aurait eu lieu «  en plein milieu des pourparlers, censés imposer le placement des ADM syriennes sous contrôle international en vue de leur hypothétique destruction  ». Ajoutons qu’aux dires de l’un des chefs de l’Armée syrienne libre « les armes chimiques sont en train d’être réparties entre l’Irak et le Liban »[timesofisrael.com13spt13].

(3) Le grand théoricien du conditionnement « publicitaire » des foules aura été Gustave Le Bon [1831/1931], physicien (l’un des découvreurs de la conversion énergie/matière cf. « L’évolution de la matière » 1905) et génial psychosociologue (« Psychologie des foules » 1895 et « Psychologie du socialisme » 1898), repris et pillé par le neveu de Freud, Edward Bernays » [1891/1995], notamment in « Propaganda » 1928, et ultimement par Serge Moscovici in « L’Âge des foules : un traité historique de psychologie des masses » 1981.

(4) Des tentatives de frappes de décapitation furent couronnées de peu de succès : ainsi en 2003 l’offensive contre l’Irak débutait par l’opération « Décapitation » visant le Raïs Saddam Hussein. Un avion furtif F-114 larguait le 20 avril à l’aube quatre bombes EGBU-27 d’une tonne chacune, guidées par GPS sur le palais présidentiel à Bagdad. Quelques jours auparavant, le 9 avril, Saddam Hussein devant commémorer la naissance du parti Baas dans le quartier Al Mansour, l’information transmise à Tel-Aviv, 45 minutes après Pentagone dépêchait sur place un bombardier B1 protégé par des F16 à 15 heure, heure locale, l’appareil largua 4 bombes JDAM guidées par satellite de 906 Kg chacune. Sans résultat.

http://www.geopolintel.fr/article729.html

Pour Libération l’Union Soviétique existe toujours en septembre 2013


Безымянный1

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On est souvent tenté de croire que les journalistes, quand ils désinforment, le font sciemment. En fait non. Ils sont, pour certains d’entre eux, tout à fait de bonne foi. Ils sont juste handicapés., victimes irrécupérables de propagandes plus anciennes Ils sont tellement bourrés de clichés que toute leur vision reste figée sur la base de ces clichés. C’est triste.

Propagande noire, propagande blanche, propagande grise


lavage_cerveauIl existe trois types de propagande: blanche, noire et grise avec chacune sa spécificité.

La propagande complète la censure, à la différence que la première manipule l’information et la seconde la supprime. Basée sur une même stratégie de domination, cette manipulation créée une dépendance entre la censure et la propagande. De ce fait, la censure met en place un système répressif devant être accompagnée par la propagande, qui comblera le vide laissé, en y instaurant un aspect idéologique.

– La « propagande blanche » provient d’une source ouvertement identifiée. Principalement usée par les gouvernements, elle sert surtout à renforcer un sentiment déjà acquis par la population. Elle sert aussi à faire passer une idée unique en excluant toute les autres, par la censure par exemple. Des pays comme la Chine ou la Russie utilisent ce type de propagande. Leur politique est claire, à tel point qu’ils ont au sein de leur gouvernement des bureaux ou départements destinés à valoriser le pays. En Chine, le Département de la propagande édicte les règles du parti aux médias, ses ministres ou le président lui même n’hésitent pas chaque année à recentrer les médias en accordant une interview sur les bienfaits de la propagande.

– La « propagande noire » provient d’une source qui s’en cache, prétendant appartenir à un côté du conflit alors qu’en réalité elle appartient à l’autre. Il vise à déstabiliser et discrediter l’opposition. Par exemple, entre 1941 et 1945, les soldats allemands pouvaient écouter de la musique et des informations de deux stations de radio diffusant en allemand, Radio-Atlantik et Soldatensender Calais. Elles diffusaient aussi des renseignements sur les rues des villes allemandes bombardées et beaucoup de renseignements pratiques pour les soldats. En réalité, ces stations émettaient depuis la banlieue de Londres et glissaient, de temps à autre, une information fausse au milieu des vraies informations souvent diffusées, elles, avant la radio officielle allemande, notamment lors du débarquement  le 6 juin 1944 où elle a fait croire à l’armée Allemande que l’aire de débarquement était plus vaste qu’en réalité. De la sorte, la source noire assure sa crédibilité car l’auditeur peut recouper la majeure partie des informations reçues et donc être enclin à accepter aussi l’information « noire ».

– La « propagande grise » n’a pas de source identifiable. Elle provient d’une source soi-disant neutre, mais en réalité hostile. Cette technique a été utilisé par les Américains lors de la Guerre Froide. C’est une technique qui semble provenir d’une source amie lors d’une situation conflictuelle, qui parfois est mise en place par la source ennemie elle-même… Les techniques particulièrement employées sont la diffamation, la rumeur et le dénigrement.

Les deux derniers types de propagandes sont les plus dures à reconnaitre et à localiser.

Voir également : Quelques techniques courantes de propagande

L’intelligence économique distingue l’information dites «  ouverte  » comme une information mise dans le domaine public par son détenteur et l’information «  fermée  » dont l’accès est interdit à des tiers. Dans des domaines comme la Défense, l’information fermée est classifiée en niveaux de confidentialité. Ainsi, comme le dit Laurent Hermel une même information va être «  totalement inaccessible à certains acteurs et totalement ouverte pour d’autres  ».

Cette première distinction en entraîne une deuxième. Selon que l’information est délivrée plus ou moins volontairement par la source, elle sera «  blanche, grise ou noire  ». Le blanc correspond à «  une information aisément et licitement accessible  »  et/ou accessible par les moteurs de recherche classiques. L’information grise est «  une information licitement accessible, mais caractérisée par des difficultés de connaissance de son existence ou de son accès  », elle nécessite des techniques plus avancées. Il faudra donc faire un effort pour y accéder (se rendre sur un salon, activer un réseau…). Quant au «  noir  », il s’incarne dans une information «  à diffusion restreinte et dont l’accès ou l’usage est explicitement protégé  ». Or, l’acquisition illicite d’informations protégées s’appelle justement de l’espionnage (industriel).

Information blanche

  • Facilement accessible par tous
  • Peu de valeur
  • Nécessite tri et traitement important
  • Veille, bibliométrie, data-mining
Information grise
  • Information difficilement accessible
  • A forte valeur
  • Souvent informelle
  • Indiscrétions, salons, …
  • Intelligence économique
Information noire
  • Information ne pouvant être acquise que de façon illégale
  • Information décisive pour l’entreprise
  • Relève de l’espionnage industriel

Cette distinction largement admise entre «  blanc, gris, noir  » délimite les frontières entre ce qui est autorisé et ce qui est interdit, ce qui est légitime et ce qui est illégitime. Elle invite clairement le chef d’entreprise à intégrer des règles de déontologie dans la façon dont il collecte, traite et diffuse l’information économique.

On considère souvent que l’information grise est de meilleure qualité que l’information blanche et possède une plus haute valeur stratégique.

Pourtant, il ne faut pas croire que l’information blanche ne soit pas stratégique, car un ensemble organisé de concurrents (pôles de compétence, clusters) qui dispose d’une grille d’analyse de données structurée et puissante, telle qu’un registre de métadonnées, est en mesure de capter et de structurer, sur le long terme, le capital immatériel d’un ensemble d’organisations travaillant sur le même marché.

Aujourd’hui, la propagande n’égale pas celle des années 1920-1930, elle est gérée par « l’agenda des médias ». Maxwell McCombs et Donald Shaw mettent cette théorie en évidence dans les années 1970. L’idée est que « Les médias ne disent pas aux gens ce qu’ils doivent penser, mais à quoi ils doivent penser ». Les gens sont donc orientés et peuvent se permettre de ne pas penser. La propagande est mise de côté pour privilégier une guerre de l’information.

Remarque

Un événement est un fait qui retient l’attention des médias et du public. La fonction agenda est dans ce sens un ensemble hiérarchisé. Les évènements n’ont pas toujours la même valeur pour les médias, ils seront donc classifiés, par ordre d’importance, le rédacteur en chef effectue alors un choix, un jugement de valeur pour savoir si un événement est digne d’attention. Il est important de noter que ce jugement de valeur est tout à fait subjectif et dépend du rédacteur. Les faits devraient être choisis en fonction de l’intérêt que peut porter le public sur ce fait.

L’agenda des médias est limité, car le traitement des évènements dépend de certains critères: économique, politique, ressource humaine. Il est aussi limité dans le temps et le traitement qu’il est possible d’en faire. Dans un reportage d’investigation, un sujet peut être traiter en 45 minutes environ, le temps est large mais limité en nombre d’évènements, alors que dans un journal télévisé, le sujet est traité dans un temps plus court, mais le nombre de sujet est dense : entre 7 et 8 évènements.

http://tellthepeople.net/2012/11/05/propagande-noire-propagande-blanche-propagande-grise/

Michel Collon répond à RT au sujet des armes chimiques en Syrie (vidéo)


Michel Collon-RT

Interviewé par la chaîne Russia Today sur l’utilisation des armes chimiques en Syrie (et par qui ?), Michel Collon expose brièvement les 5 principes de la propagande de guerre, qui permettent à chacun de repérer la désinformation, les intérêts cachés, la diabolisation de l’adversaire et le refus du débat public. Pourquoi, informés par les satellites russes qui montreraient que ce sont les rebelles qui ont employé ces armes, les Etats-Unis, la France et leurs alliés tirent leurs conclusions avant même toute enquête…

 

Michel Collon

http://www.michelcollon.info/Propagande-de-guerre-pour.html

Syrie : L’honneur perdue du Figaro!!, par Luc Michel


Capture-d’écran-2013-01-28-à-09.04.05Après la campagne de propagande des rebelles sur la soi-disant…. utilisation par l’Armée arabe syrienne (armée gouvernementale) d’armes chimiques dans la région de Damas et la reprise sans même l’emploi du conditionnel par les médias des pays de l’OTAN de ces affirmations sans preuves aucunes (des allégations, surtout venant du camps opposé, ne sont aucunement une preuve), nous avons eu le droit à la 2eme étape de ce mensonge répété à la manière de Goeblels : « Plus le mensonge est gros, plus il passe. Plus souvent il est répété, plus le peuple le croit »

Des vidéos invérifiables et des « échantillons » prélevés par les rebelles eux-mêmes, concernant les « preuves » de l’utilisation d’armes chimiques dans la région de Damas, ont été « révélés » et diffusés sans recherches, sans recoupements, sans donner la parole à l’autre camps, qui ne peut avoir son mot à dire car diabolisé, exclu et criminalisé.

L’engagement partisan des journalistes occidentaux les éloigne tout autant de l’éthique journalistique censée les guider dans leur travail mais les rapprochent du Tribunal pour complicité ou à tout du moins soutien au terrorisme.

Les « journalistes » des pays de l’OTAN n’ont donc même plus besoin d’être « embeded » pour suivre les recommandations de l’OTAN, ils le font d’eux-mêmes pour la plupart ou sous commande pour certains.

En effet, pour éviter que l’on ne se pose trop de questions concernant cette « information » sur l’utilisation d’armes chimiques (1), voici une nouvelle étape de cette campagne de propagande. On « lâche » une nouvelle « information ».

Le coup d’envoi a été lancé par Le Figaro dans un article (2) du 22 août dernier qui affirme que des groupes de rebelles formés en Jordanie par des forces américaines et israéliennes seraient entrés en Syrie il y a quelques jours et avanceraient vers Damas : « A la faveur de l’été, leurs protégés auraient commencé à bousculer des bataillons syriens dans le sud du pays, en approchant de la capitale. «Leur poussée se ferait désormais sentir jusque dans la Ghouta, où les formations de l’ASL étaient déjà à l’œuvre, mais sans réellement pouvoir faire la différence aux abords de la forteresse damascène», explique David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique (Ifas). »

 « Cette poussée pourrait, selon Le Figaro, expliquer que le régime syrien ait eu recours à des armes chimiques dans la banlieue de la capitale syrienne », précise France24, la chaîne néo-conservatrice du Quai d’Orsay.

 Nous y voilà ! Un nouvel article pour expliquer que cette histoire semble bien plus compliquée et qu’il faut regarder avec une distance plus intelligente ce dossier et non partir au quart de tour comme Fabius, ministre français des affaires étrangères, qui émet des déclarations guerrières et propose de violer le droit international pour faire plaisir à ses amis néo-conservateurs US, israéliens et saoudiens ?

Non ! Un article pour répéter plus encore le mensonge et rendre ainsi légitime l’intervention militaire tant souhaitée par tous ces docteurs Folamour qui n’ayant point été rassasiés par les massacres qu’ils ont commis ou approuvés en Libye, veulent leur ration syrienne.

On pourrait me répliquer que cela est mon avis et que celui du journaliste du Figaro en est un autre et que cela se vaut. Oui sauf que … Sauf que les faits relatés par Isabelle Lasserre, auteur de cet article, sont faux ! Elle affirme que ce serait ces groupes de mercenaires entraînés depuis des mois en Jordanie par Israël, les forces US et de l’OTAN qui « auraient commencé à bousculer des bataillons syriens dans le sud du pays, en approchant de la capitale ».

Alors au delà du fait qu’elle confirme le soutien militaire de plusieurs états contre un autre état sans déclaration de guerre, ce qui relève du Tribunal Pénal International, si promptement mis en avant contre les pays africains et maintenant les pays arabes mais sans jamais se pencher sur les agissements du principal pilier des interventions guerrières de part le monde de ces 20 dernières années, nous avons ici le cœur du mensonge.

Car pour que son article commandé colle avec la réalité, elle déforme les faits à sa convenance. Elle ne parle NI du fait que cette « attaque chimique » soit survenue le premier jour de la Mission d’enquête de l’ONU à Damas, NI de la campagne militaire de l’Armée arabe syrienne engagée depuis plusieurs jours précisément dans cette partie du Rif de Damas par plus de 30.000 hommes (3) afin de la nettoyer intégralement des groupes islamo-terroristes qui y pillent, tuent, violent et y sèment la terreur avec la bénédiction des media qui n’en parlant pas s’en font les complices.

Par exemple, ils parlent des enlèvements seulement quand des journalistes en sont victimes. Mais sans préciser que ce sont les groupes islamo-terroristes qui en sont les coupables (4). Ils taisent même les témoignages de leurs confrères quand ceux-ci arrivent à échapper à leurs tortionnaires. Aparté terminé !

Dans les guerres sales de l’OTAN, tout est possible. Les bombardements font toujours des morts (5). Mais cette campagne sent le montage et la manipulation à plein nez. Les media occidentaux qui après la première guerre d’Irak avaient, pour certains, commencé à faire leur examen de conscience, après la 2eme guerre d’Irak, après la Libye et maintenant avec la Syrie achèvent de sombrer dans le discrédit auprès des gens raisonnés et informés.

Bien sûr, ils continuent leur job de désinformation ; la puissance des TV est encore effective sur les masses. Mais à l’heure d’Internet la vérité n’attend plus des années pour refaire surface. C’est immédiat.

Je rappellerai donc une fois encore qu’à la Libération en 1944-45 en France, il y eu aussi des journalistes jugés et exécutés pour collaboration. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ? Le futur nous le dira. A bon entendeurs !

FB

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(1) Car si cela est avéré, la vraie question serait alors « qui » a fait cela ?

Lire : http://www.syria-committees.org/syria-committees-armes-chimiques-en-syrie-une-provocation-anti-assad-de-lasl-made-in-nato/

(2) Article du Figaro du 22.08.2013 : http://www.lefigaro.fr/international/2013/08/22/01003-20130822ARTFIG00438-syrie-l-operation-anti-assad-a-commence.php

(3) L’ARMEE SYRIENNE NETTOYE LE RIF DE DAMAS DES TERRORISTES DE L’ASL par PCN-TV : http://www.syria-committees.org/pcn-tv-larmee-syrienne-nettoye-le-rif-de-damas-des-terroristes-de-lasl/

(4) http://www.syria-committees.org/syria-committees-larroseur-arose-un-journaliste-temoigne-de-lenfer-djihadiste-en-syrie/

(5) Mais pour les médias de l’OTAN, seules les guerres occidentales sont des « guerres propres ».

 

Source : http://french.irib.ir/analyses/item/271752-syrie-l-honneur-perdue-du-figaro-,-par-luc-michel

La plus grande maladie de l’Amérique: Ses médias pressetitués


presseQuand Gerald Celente a estampillé les médias américains comme la “pressetituée”, il a fait mouche et avait parfaitement raison. La presse écrite et les médias audio-visuels sont les prostitués de Washington et du cartel des corporations. Rendre compte des véritables informations est le dernier de leurs soucis. La pressetituée est un ministère de la propagande et de la couverture des turpitudes. Ceci est vrai pour l’ensemble des médias occidentaux qui ne sont qu’un ramassis de putes achetées et dûment payées.

Il semble que chaque jour qui passe me rend témoin d’une douzaine d’autres exemples. Prenez le 31 Mai par exemple. La pressitituée rapporte que le ministre des affaires étrangères John Kerry et sa contre-partie allemande travaillent ensemble pour convaincre la Russie d’être un “parti de la paix” en Syrie en ne fournissant pas le gouvernement syrien, dont le pays a été envahi par les armes. Kerry et spécifiquement les Israéliens, ne veulent pas que la Russie délivre ses systèmes sophistiqués de défense anti-aérienne S300 à la Syrie.

Ceci fut le compte-rendu de la pressetituée concernant cette affaire. Mais la pressetituée ne fait aucune allusion au fait que cette invasion de la Syrie par des musulmans radicaux affilés à Al Qaïda a été organisée et équipée par Washington au travers de ses proxies de la région à savoir l’Arabie Saoudite et les émirats du pétrole. Les Américains suffisamment stupides pour croire ce que leur raconte leur pressetituée ne savent pas que ce ne sont pas les Syriens qui veulent renverser leur gouvernement, mais Washington, Israël et des islamistes radicaux qui objectent au gouvernement séculier non-confrontationnel syrien.

On pourrait penser que les médias américains se poseraient la question de savoir pourquoi Washington préfère t’il avoir Al Qaïda pour gouverner la Syrie plutôt qu’un gouvernement séculier non-confrontationnel. Mais ce type de question passe bien au dessus des têtes des médias américains imbéciles, ramassis de putes trop content d’engranger le fric qui leur arrive tout cuit pour les mensonges qu’ils sont requis de colporter.

Israël, à l’encontre d’un Washington qui jusqu’ici s’est caché derrière ses intermédiaires, a ouvertement commis des crimes de guerre comme définis par les procès des nazis de Nüremberg, en initiant une agression non provoqués contre la Syrie, en attaquant militairement le pays.

En rapportant la pression mise par Kerry sur Poutine, la presstituée n’a fait aucune mention du fait que la tentative soutenue par Washington de renversement du gouvernement syrien a rencontré des difficultés, ceci occasionnant une demande du président Obama au Pentagone de sortit un plan d’exclusion aérienne sur la Syrie, ce qui veut dire en accord avec le précédent libyen et les attaques américaines et de l’OTAN sur ce pays, un bis-repetita sur les forces du gouvernement syrien. Comme le système S300 est un système de défense, le plan d’Obama d’envoyer les armées de l’air occidentales ou israéliennes pour attaquer l’armée syrienne est le pourquoi Kerry met la pression sur la Russie afin que celle-ci n’honore pas son contrat de livraison des S300 à la Syrie ; système qui descendra les avions américains, israéliens et de l’OTAN s’ils passent à l’attaque.

Ceux qui pensaient que Kerry aurait pu faire une différence comme président doivent être bien désillusionnés de voir à quel point il est aussi une de ces putes va t’en guerre. En Amérique, le marketing est tout, la vérité n’est rien.

La véritable nouvelle à diffuser est que Washington essaie de convaincre Poutine d’acquiescer à ce que Washington renverse le gouvernement syrien de façon à ce que la Russie puisse être virée de sa seule base navale sur la mer Méditerrannée, rendant cette mer celle de Washington: Washington mare nostrum. La pressetituée américaine diabolise le gouvernement russe pour ne pas aider Washington à renverser le gouvernement syrien afin que Washington puisse avoir une autre victoire sur la Russie et puisse s’attaquer ensuite à l’Iran.

William Hague, la petite marionnette punk qui sert, avec l’accord de Washington, de ministre des affaires étrangères britannique et ce à la grande honte de ce que fut cette fière nation, a clarifié tout ceci lorsqu’il déclara: “Nous voulons une solution sans Assad. Nous n’acceptons pas la présence d’Assad.” Ceci est d’une incroyable hypocrisie, parce que le gouvernement syrien est bien plus respecteux des droits de l’Homme que Washington ou Londres.

Tandis que Kerry essayait de duper Poutine, le porte-parole de la Maison blanche Josh earnest a dit que la priorité immédiate du gouvernement Obama était de retirer Assad du pouvoir.

http://thehill.com/blogs/global-affairs/middle-east-north-africa/302773-white-house-no-role-for-assad-in-transitional-government  Donc pour les USA et la GB, “la paix” veut dire renverser le gouvernement syrien par la force

Pourquoi l’ONU ne proteste t’elle pas ? La réponse est que les nations et leurs représentants à l’ONU ont été achetés par Washington. Le fric parle, pas l’intégrité et la justice. L’intégrité et la justice sont affligées par la pauvreté. L’ONU appartient à l’empire du mal (NdT: Le QG de l’ONU à New York est construit sur un terrain donné par la famille Rockefeller… Rien n’est jamais “donné”.. rien n’est jamais perdu pour tout le monde…). Elle appartient à Washington (NdT: et Washington appartient aux banquiers…). L’empire américain a l’argent. Il paie pour les manchettes de journaux et pour le budget qui autorise les délégués de l’ONU à se prélasser à New York City.

Dans le monde d’aujourd’hui, l’intégrité n’a aucune valeur, mais l’argent en a une et Washington a l’argent car comme le dollar US est la monnaie de réserve mondiale, elle peut être créée en quantité suffisante pour acheter tous les gouvernements de tous les pays, incluant le notre. Après une année hors de sa fonction de premier ministre britannique, Tony Blair valait 35 millions de dollars. Regardez les richesses incroyables des Clinton. D’après des rapports de presse, le mariage de Chelsea Clinton a coûté 3,2 millions de dollars.

http://www.goingwedding.com/news_detail.asp?newsid=67

Hague a dit que la GB et la France recherchent conjointement “la levée sur l’interdiction de vendre des armes aux rebelles syriens”. Hague n’a pas expliqué comment la force d’invasion fut armée, s’il y avait une interdiction de l’armer. Mais l’imbécile heureux britannique nous a dit qui était la force d’invasion de la Syrie: “La coalition nationale syrienne”, qui consiste en l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Qatar, l’Egypte qui est toujours une marionnette des Etats-Unis, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Turquie, l’Allemagne et l’Italie. De manière évidente, l’histoire à propos de la “rebellion syrienne” est pure invention. La Syrie est confrontée avecv une tentative de renversement de son gouvernement par les Etats-Unis et ses états marionnettes. Kerry essaie de convaincre Poutine de laisser l’Amérique renverser la Syrie.

Comme si cela n’était pas encore suffisant, toujours le 31 Mai, j’ai écouté E.J Dionne et David Brooks sur la radio publique nationale (NPR) discuter de l’état de la présidence d’Obama. Tous deux étaient très protecteurs de “notre président”. Aucun des deux ne voulaient dire les mots de “président du complexe militaro-industriel”, de “président de Wall Street”, de “président du lobby israélien”, de “président Monsanto”, de “président de l’extraction minière et de la fracture hydraulique”, non, Obama “notre président”.

Brooks et Dionne sont tombés d’accord pour dire que les médias se sont débarassés du problème de l’affaire de Benghazi et que la persécution par le fisc de membres du mouvement Tea party était sous contrôle des médias et n’était pas une menace pour Obama et sa présidence. Brooks a reconnu qu’il y avait des problèmes économiques ignorés et une pénurie de nouvelles idées. Quoi qu’il en soit, le fait évident est que sous Obama les Etats-Unis sont dans une crise constitutionnelle, très bien décrite par le Dr. Francis Boyle, professeur de droit international à l’université de l’Illinois,

http://www.informationclearinghouse.info/article35134.htm ceci ne fut pas mentionné par ces experts de la radio nationale, qui définissent eux-mêmes la pensée correcte pour leur audience nationale et les gens sont trop occupés pour y prêter une quelconque attention.

En Amérique aujourd’hui, la branche exécutive du gouvernement est en violation explicite de la constitution des Etats-Unis en faisant détenir indéfiniment ou en faisant assassiner des citoyens américains soupçonnés sans preuves par un membre qu’on ne peut plus tenir pour responsable de la branche exécutive, d’être dans une certaine mesure associés avec le terme générique mais non défini de “terrorisme”, même en tant que donnateur innocent de la cause des enfants palestiniens qui ont faim. La branche exécutive viole clairement la constitution des Etats-Unis et les lois statutaires des Etats-Unis d’Amérique contre la torture et l’espionage de ses citoyens sans mandats de justice. Le congrès ne va pas destituer le président pour ses crimes évidents et le système de justice fédéral  permet ces actes.

Le président Nixon a été chassé de ses fonctions parce qu’il avait menti au sujet de quand il eut connaissance d’un cambriolage pour lequel il n’était pas responsable. Président Clinton a été révoqué par le parlement pour avoir menti au sujet d’une affaire sexuelle qu’il avait eut avec une interne de la Maison blanche, Monica Levinski.

Le président george w. bush a emmené l’Amerique sur le sentier de la guerre avec des mensonges éhontés, tout comme le fit le président obama. Ces deux administrations sont coupables de crimes de guerre et de presque toutes les infractions possibles aux droits constitutionnel et international. Pourtant, aucun membre de la pressetituée ne voudrait mentionner le mot de révocation et le parlement ne les mettra jamais en accusation.

Il ne fait absolument aucun doute que les présidents du XXIème siècle, leurs avocats, les officiels du ministère de la justice (sic), de la CIA et de ses agents de l’ombre, ont violé loi après loi et que personne n’est sensé être responsable de ces actes. Pour la pressetituée, ceci n’est pas une affaire du tout. “La loi, la constitution ? Nous n’avons pas besoin de ces conneries de loi ou de constitution.”
Pour les pressetitués, la plus vile forme de vie sur cette planète, les putes achetées et consommées du mal, les véritables problèmes sont les chiffres des sondages, les adolescentes arrêtées pour s’être battues dans une cérémonie de fin d’école maternelle, bill Gates de Microsoft qui étend son avance d’homme le plus riche du monde de 14 millions de dollars sur le Mexicain Carlos Slim, “la gonzesse qui vaut 14 millions de dollars: Beyonce engrange.”

Crise constitutionnelle ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Je veux dire, vraiment, regardez les jambes de Beyonce. Avez-vous entendu, le dollar a augmenté aujourd’hui ?

La pressetituée n’a fait aucune enquête sur les choses importantes. Pas sur le 11 Septembre, pas sur l’accumulation du pouvoir de la branche exécutive qu’on ne peut plus contrioler, pas sur l’enterrement des droits civils, pas sur les attentats du marathon de Boston, pas sur ces guerres inexpliqueees et sans fin contre les musulmans qui n’ont pas attaqués les Etats-Unis.

La saga du marathon de Boston a atteint de nouveaux niveaux d’absurdité avec le meurtre par le FBI d’Ibrahim Todashev, qui était cuisiné pour admettre qu’il avait participé à des crimes variés. C’était un révolver, puis un couteau, puis après que la pressetituée ait dûment rapporté la fausse information qu’on lui avait balancée, ce qui pour l’insouciance du public américain était suffisante pour expliquer le meurtre de Todashev, le FBI admît finalement que la victime n’était pas armée.

Quoi qu’il en soit, il fut abattu de sept balles, dont une derrière la tête. Son père veut savoir pourquoi le FBI a assassiné son fils, mais la pressetituée elle s’en fout royalement. N’attendez aucune réponse de la part de la presse américaine et de la télévision ou de la radio nationale, une organisation qui prétend être une “radio à l’écoute” mais qui est financée par des contributions de cartels

Alors le meurtre de Todashev en guise de justice à la gestapo, pas mal non ? Où est la différence ? Une balle derrière la tête et l’Amérique est la lumière qui brille au sommet de la colline, la vitrine de la liberté et de la démocratie amenées au monde par la grâce du complexe militaro-industriel et de la sécurité au bout du canon d’un fusil ou d’un missile hellfire tiré par un de ses drones. Nous sommes gratifiés de cette propagande sans fin et insistante dans les écoles, les universités et les médias, que Washington a certainement appris de Mao et de Pol Pot. Vous les massacrez jusqu’à la soumission.

Mais çà, vous ne l’entendrez jamais venant de la pressetituée, la fange de la terre.

 

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

 

url de l’article original : http://www.paulcraigroberts.org/2013/06/02/americas-greatest-affliction-the-presstitute-media-paul-craig-roberts/

 

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

 

La revanche de l’ours: La Russie contre-attaque en Syrie


les-chars-sur-la-place-rouge-photo-afpLe président Vladimir Poutine de la Fédération de Russie a tracé une ligne dans le sable à propos de la Syrie, dont il est déterminé à protéger le gouvernement d’un renversement possible. L’ours russe ne s’est pas imposé de la sorte hors de ses frontières depuis la fin de la guerre froide en 1991 et réaffirmé son statut de grande puissance. Essentiellement, la Russie essaie de jouer le rôle pour la Syrie que la France a tenu avec l’Algérie dans les années 1990, en soutenant son gouvernement militaire contre des rebelles, dont la plupart sont affiliés à l’islamisme politique. La France et ses alliés ont prévalu, ce qui a coûté environ 150 000 morts. Poutine et Al-Assad peuvent-ils obtenir ce genre de victoire ?

Alors que Damas réplique aux rebelles militairement, Poutine s’est mis en action sur les scènes internationale et régionale. Le gouvernement russe a persuadé le ministre des affaires étrangères américain John Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie visant à une issue négociée. Poutine a sermoné le premier ministre israélien Netanyahou sur les attaques aériennes de son pays sur Damas, ainsi Moscou envoie des battereies anti-aériennes très sophistiquées à Damas ainsi que des missiles anti-sous-marins et d’autres types de munitions à un Assad incrédule et vient juste d’annoncer que 12 navires de guerre russes vont patrouiller la Méditerranée. Les actions russes ont sonné l’alarme à Tel Aviv et Washington et ont été louées à Damas et Téhéran.

Le régime syrien a bien roulé militairement ces dernières semaines. Il a réussi une percée sanglante dans les territoires adjacents de Damas, renforçant la capitale. Avec le soutien du Hezbollah, il a pris d’assaut la région d’AlQuseir tenue par les rebelles, près du Liban nord et une route de contrebande importante pour les rebelles et la clef de la ville centrale de Homs. Le gouvernement baathiste a besoin de conserver Homs afin que la Russie puisse continuer de renflouer la capitale par le port syrien de Latakia sur la Méditerranée. Les victoires du gouvernement syrien n’auraient pas pu être possible sans l’aide de la Russie et de l’Iran.

Régionalement, un axe Moscou-Téhéran s’est formé autour de la Syrie, qui résiste au soutien saoudien et qatari pour les rebelles. L’augmentation de la domination des forces combattantes rebelles dans le Nord par des groupes radicaux comme le front Al-Nosra, qui est ouvertement affilié à Al Qaïda, a eu pour conséquence directe une mise au ban du soutien pour la “révolution” et ce même en Arabie Saoudite. La vaste majorité des Syriens qui s’opposent au gouvernement ne sont pas des radicaux ni des fondamentalistes religieux, mais ces derniers ont le plus de victoires militaires. La caractérisation russe des rebelles comme terroristes radicaux est une forme de propagande de guerre, néanmoins elle a été effective. Les Saoudiens et les Jordaniens avaient prévu de créer un front d’opposition sud moins radicalisé vers la ville de Deraa, cette option a essuyé un sérieux revers depuis que le régime a repris la ville la semaine passée. Doha et Ryadh fulminent de la contre-offensive soutenue par les Russes.

Dans le même temps, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a réussi un coup il y a deux semaines en persuadant Kerry de soutenir une conférence internationale sur la Syrie, à laquelle à la fois le parti Baath et son gouvernement et les rebelles seraient invités, ce en vue d’un règlement négocié du conflit (Le Saint Graal de la Russie…). Cet accord a représenté une marche arrière de la part du gouvernement Obama, qui avait précisé auparavant que le départ d’Al-Assad était une condition sine qua non pour envisager une résolution, langage qui fut scrupuleusement évité par la déclaration commune Lavrov-Kerry à l’issue de leur entretien. Lavrov, un expert de l’Asie du sud et un poète joueur de guitare, parle comme si ce qui est arrivé au Yémen: une solution négocié et un gouvernement d’union nationale, serait un scenario plausible pour la Syrie. Pourtant, tant de sang ayant été versé dans ce pays, qu’une victoire militaire de l’un ou l’autre camp, semble maintenant plus réaliste.

Quand des sources du Pentagone ont fuité l’information que des explosions entendues à Damas le 5 Mai étaient en fait le résultat de raids aériens israéliens, Poutine est apparu livide. Il traça Netanyahou en visite alors à Shangaï et le villipenda au téléphone. Les deux hommes se sont rencontrés la semaine dernière à Moscou, où Poutine est supposé lui avoir lu la loi sur les émeutes. Peu de temps après, le gouvernement du Likoud a fuité au New York Times que le but avéré des raids aériens n’avaient été que d’empêcher le transfert de munitions syriennes au Hezbollah au Liban et non pas à aider le renversement du gouvernement syrien. Les Israéliens tentaient clairement de s’éviter les foudres de Moscou et voulurent envoyer un message à Damas qu’ils resteraient neutres sur l’affaire syrienne mais pas sur l’armement plus avant du Hezbollah.

Poutine, visiblement pas du tout impressionné par la clarification de Netanyahou, répondit en annonçant avec force qu’il avait envoyé à la Syrie des missiles de croisière sol-mer Yakhont et qu’il planifiait de déployer des batteries anti-aériennes sophistiquées S-300 sur le sol syrien. Le chef d’état-major américain le Général Martin Dempsey et des analystes militaires israéliens protestèrent contre ces envois russes. Bien que Netanyahou continua à dire qu’Israël continuerait à bombarder la Syrie à volonté lorsqu’il suspectera que des munitions sont envoyées au Hezbollah, Poutine a juste maintenant augmenté le risque d’une telle intervention.

Les motifs de la russie ont souvent été interprètés par les profits qu’elle réalise en vendant des armes à la Syrie, ceci remontant à l’ère de l’URSS, mais ce business est en fait assez petit. D’autres ont suggéré que le fait que la Syrie loue à la Russie le port de Tartous, seul port méditerranéen des Russes, pèse lourd dans les décisions de Moscou. En fait, le soutien de la Russie à Al-Assad fait plus partie de la réaffirmation du retour de la Russie comme grande puissance sur la scène mondiale, ayant elle aussi un pouvoir de contrôle. Poutine veut élever la Russie de la 9ème à la 5ème puissance capitaliste mondiale. Analysant l’expansion agressive américaine de l’OTAN dans les pays de l’Europe de l’Est et l’implantation de bases militaires américaines en Asie centrale, Moscou est déterminée à recouvrer son ancienne sphère d’influence. De plus, bon nombre d’analystes militaires russes voient les “révolutions colorées” comme un complot de la CIA pour renverser des gouvernements devenus moins favorables afin de piller les ressources de ces états affaiblis, une tactique qu’ils pensent menacer directement la Russie. Tracer la ligne à ne pas dépasser avec la Syrie est, à cet égard, un moyen de souligner que le régime néo-autoritaire de Poutine continuera tranquillement.

La Russie n’est qu’à 24 heures de route d’Alep, la ville la plus au nord de la Syrie. Ayant écrasé une révolte islamiste fondamentaliste à la fin du siècle dernier au Dagestan et en Tchétchénie, tout en ayant mis en place un gouvernement tchétchène amical à l’issue, Moscou est parfaitement au courant des dangers de la dissémination des mouvements radicaux musulmans dans le proche Levant. De plus, environ 14% de la population syrienne est chrétienne, beaucoup d’entre eux appartenant au culte de l’église orthodoxe qui prédomine en Russie. L’église orthodoxe est une clef constituante électorale de Poutine, s’est opposée au renversement du gouvernement baathiste syrien, vu comme un protecteur de ses coreligionnaires.

La pensée du ministère russe des affaires étrangères a été clarifiée avec son communiqué de samedi sur le ravivement de l’insurrection radicale sunnite en Irak ces dernières semaines. Se plaignant de ce qu’il appelle des attaques terroristes à Mossoul et à Bagdhad, le site internet du ministère a dit, d’après une traduction de l’Open Source Center du gouvernement américian, que “Nous sommes particulièrement concernés par la recrudescence des tensions sectaires en Irak, qui sont en train de tourner en une confrontation armée directe entre des éléments radicaux chi’ites et sunnites. Ceci est largement dû à la situation dans la pays voisin de Syrie et la dissémination des activités terroristes des militants opérants sur le sol syrien.” En d’autres termes, la Russie voit la révolution syrienne dominée par des groupes liés à Al Qaïda, comme le front Al-Nosra. Moscou voit ces évènements comme des déstabilisateurs qui ont un potentiel de radicalisation du Moyen-Orient, vu comme vulnérable aux attaques.

Le momentum des rebelles s’est considérablement amoindri ce dernier mois, alors que la riposte de Poutine a raidi et renforcé la motivation de Damas et a donné à ses forces armées le petit plus nécessaire pour regagner les territoires. Le président russe est en train de tisser une toile protectrice autour de son client, tout en mettant en échec les vents islamistes fondamentalistes wahabbites soufflant depuis la péninsule arabique. Il a aussi repoussé l’intervention opportuniste d’Israël, se préoccupant que cela pourrait déstabiliser encore plus Damas.. Dans le même temps, il a imprimé sur Washington le besoin d’une résolution négociée au conflit, une idée que le président Obama, trainant les pieds depuis longtemps à l’idée de renvoyer des troupes dans un nouveau bourbier moyen-oriental, a commencé à tolérer. L’envoi par Poutine de systèmes d’armement très puissants à l’armée syrienne, et son envoi d’une flotte russe en méditerranée par le détroit de Gibraltar, a rendu évident à tous que la grosse puissance militaire russe, sera, le cas échéant, à la disposition du régime baathiste d’Al-Assad. Le pari de Poutine sera ou ne sera pas couronné de succès, mais cela montre d’une manière indiscutable que l’ère d’une seule super-puissance et de l’unilatéralisme américain est révolue et ce en faveur d’un monde bel et bien multipolaire.

Juan Cole

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Attentat de Boston: Les photos que le FBI a décidé que personne ne devait analyser…


par Mike Adams

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Une photo détaillée haute résolution de plus d’agents de l’équipe “Craft” et de ce qui paraît être leur véhicule de communication mobile vient juste de faire surface. Craft est un groupe de contractants militaires privés (NdT: mercenaires pour parler clairement…) dont la présence a été révélée très rapidement par la diffusion d’un nombre croissant de photos sur Natural News et InfoWars.

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Principes élémentaires de propagande de guerre ou Les dix commandements sans lesquels nos guerres sembleraient injustes


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Les dix « commandements » sont avant tout une grille d’analyse qui se veut pédagogique et critique. Elle n’a pas pour but de prendre parti, ou de prendre la défense des « dictateurs », mais de constater la régularité de ces principes dans le champ médiatique et social. Au ban des accusés, on retrouve tant les vaincus que les vainqueurs.

Principes élémentaires de propagande de guerre, (utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède…) est un livre de Anne Morelli paru en 2001, réédité en 2010 pour compléter la première édition avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan, ainsi qu’une analyse du discours d’Obama « Prix Nobel de la paix ».

« Je ne tenterais pas de sonder la pureté des intentions des uns ou des autres. Je ne cherche pas ici à savoir qui ment et qui dit la vérité, qui est de bonne foi et qui ne l’est pas. Mon seul propos est d’illustrer les principes de propagande, unanimement utilisés, et d’en décrire les mécanismes. » [1] Il est néanmoins indéniable que depuis les dernières guerres qui ont marqué notre époque (Kosovo, guerre du Golfe, Afghanistan, Irak) ce sont nos démocraties occidentales et le champ médiatique qui leur correspond qui sont mis en question.

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