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Alep / Syrie : La stratégie de la faim quand toutes les autres ont échoué !


Tribune libre Byblos

Alep vue de la citadelleTraduction : Un jour… on racontera qu’au XXIème siècle, en plein Ramadan béni, Alep a vécu le siège monstrueux des corrompus de la politique qui ont fait de ses habitants une légende… une légende par le jeûne… absolu, total, global, et non confessionnel.
Signé par une habitante d’Alep de patronyme arménien (volontairement supprimé), avec la mention : pour la Campagne « Aujourd’hui, je suis d’Alep », veuillez publier ce message pour lever le blocus d’Alep.

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« Il est 5 h du matin… Nous sommes le 13 juillet et j’ai réussi à lire ton message. Grâce à Dieu, jusqu’à présent nous allons misérablement bien. Le plus terrible est de se sentir oublié du monde entier, y compris de son pays… De simples entrefilets nous jettent quelques espoirs. Voilà plus d’une semaine que nous sommes astreints à un carême des plus sérieux. Fruits, légumes, viande, poulet, beurre, tout manque sauf le fromage et c’est de « la vache qui rit » ! Le peuple d’Alep est dans une souffrance extraordinaire. Ce qui ajoute à l’horreur, c’est cette « ville éteinte », mais rassure-toi, c’est faute de mazout… Nous avons toujours la prière et l’espoir de nous sortir de ce cauchemar qui semble sans fin… ». (Message d’une amie syrienne de la ville d’Alep).

Rassure-toi !? C’est plutôt les « ennemis de la Syrie » qui pourraient être rassurés. Ils ont gagné ! De leur propre aveu, il y a plus d’une semaine « les troupes de (Bachar) avaient gagné du terrain, il fallait absolument un rééquilibrage sinon ils s’arrangeraient en sous-main pour boycotter ad vitam æternam la Conférence de Genève 2, il fallait absolument arrêter leur progression avant Alep… (1) ».

Et voilà Alep assiégée, affamée, après avoir été trahie, violée, pillée, détruite (2)… Alep, si fière d’avoir mérité son titre de capitale industrielle et culturelle en plus d’avoir toujours été le grenier du pays… Alep, restée malgré tout loyale envers sa mère patrie avant toute autre considération… Alep, premier bastion de la résistance à la discorde tentée autant par les prétendus démocrates humanistes de l’étranger que par la clique d’une soi-disant opposition révolutionnaire aussi véreuse et corrompue que les premiers… Alep qui gardait confiance en attendant sa libération par l’armée de ses fils se battant sur tous les fronts ; une armée qui semble occupée ailleurs tout comme Dieu et le monde entier.

Depuis la victoire d’Al-Qusayr, ils n’ont cessé d’annoncer que la bataille d’Alep était imminente, quelque chose comme la prochaine « Tempête du Nord », comme si le haut commandement syrien avait la manie otanesque de qualifier ses opérations militaires du nom de toutes sortes d’intempéries ou d’annoncer ses décisions stratégiques ! Mais, annoncer une bataille décisive qui n’arrive pas a de quoi atteindre sérieusement ces gens d’Alep tellement récalcitrants à la haine. La guerre militaire non déclarée n’a pas tenu ses promesses. La guerre médiatique sans précédent souffre de fuites. Reste la guerre psychologique ! Celle qui fait que certains en arrivent à « se sentir oublié du monde entier, y compris de son pays… ».

Ils n’ont pas gagné leur « guerre clandestine » (3), ça non ! Ni les mensonges sur une révolution contre un soi-disant dictateur monstrueux tuant son peuple, ni le terrorisme soutenu à bout de bras et continuellement nourri par tous les damnés de la Terre, ni les engins prétendument non létaux gracieusement offerts aux lobotomisés sanguinaires par les plus nobles instances de pays civilisés vite remboursés à coup de milliards de pétrodollars, ni le temps qui passe sans apporter la délivrance, n’ont eu raison de la détermination et de l’appartenance des gens d’Alep à une Syrie restée « telle qu’elle est » malgré les hordes successives de barbares depuis la nuit des temps.

Ils ont gagné ou plutôt pensent avoir gagné parce que, la faim au ventre, le peuple d’Alep pourrait enfin céder aux néo-ottomans rendus fous par l’échec de leurs frérots musulmans en Égypte, autant que par la prise de conscience du peuple turc… Eux toujours aussi acharnés à faire de leur frontière avec la Syrie une passoire pour ceux qui croient se rendre à Jérusalem ou au paradis des houris … Eux si prompts à exécuter les ordres de l’OTAN ou à lui souffler des néo-stratégies d’empire… Eux à plat ventre devant une Europe qui les méprise tout autant que leurs alliés qataris désormais écartés au profit des Saoudiens wahhabites déterminés à rester les gardiens d’un temple vidé du message de l’Islam véritable, et à brouiller celui qui menacerait la pérennité de leur géronto-monarchie chancelante : le message syrien à la fois chrétien et musulman !

À propos des Saoudiens qui viennent de gagner la partie de bras de fer avec le Qatar selon RFI (4), une petite anecdote qui en dit long sur l’épuisement de leurs ressources en hommes de main d’origine syrienne susceptibles de sauver la fameuse Coalition Nationale Syrienne (CNS) tellement chérie par le Quai d’Orsay. Laquelle CNS, selon M. Fabius, « doit se développer, former une unité et garantir clairement le respect des droits de toutes les communautés s’il y avait un changement de régime » (3), comme s’il y avait eu des problèmes entre communautés en Syrie ! Bref… une anecdote que nous raconte M. Nasser Kandil sur la chaine libanaise OTV en mettant au défi quiconque oserait la contredire (5).

Il nous apprend que M. Ahmad Assi Jarba énième élu, grâce au bon vouloir des Saoudiens, président de la CNS et présenté comme dissident de la première heure, a en effet séjourné trois ans en prison, non pour son militantisme révolutionnaire mais pour trafic de drogues avec frères, cousins, et dealers du coin… « Et c’est en prison qu’il a rencontré des saoudiens, sous les verrous, qui lui ont confié être en relation avec feu M. Kaddhafi qui les aurait chargé d’une mission auprès de l’Arabie saoudite. Il en a profité pour faire savoir à l’Ambassade saoudienne qu’il était en mesure de leur rendre un service moyennant finance. L’Ambassadeur saoudien est intervenu auprès des autorités syriennes… Les informations se sont révélées utiles au point de l’élever au grade des « hommes du royaume » !

Des coalitions plus pourries les unes que les autres, un blocus à l’intérieur d’autres blocus, une guerre à l’intérieur d’autres guerres. Le 12 Juin, le quotidien libanais Al-Akhbar résumait la situation en ces quelques lignes : « Le blocus strangulatoire, imposé par l’opposition armée à deux millions de civils habitant Alep ouest, se poursuit. Ils sont interdits de ramener toute nourriture ou médicament vers les quartiers contrôlés par l’Armée nationale syrienne. Le New York Times voit dans ce blocus une nouvelle tactique née d’un sentiment d’épuisement des opposants, surtout depuis que leur progression sur le terrain a été stoppée » (6). Autrement dit, surtout depuis que la conscience syrienne a réveillé celle de nombreux arabes savamment dupés, surtout depuis que l’armée syrienne va de victoire en victoire contre le terrorisme bel et bien international.

Ce n’est évidemment pas la version de nos médias mainstream qui, se mélangeant les pinceaux entre rebelles et insurgés, laissent à penser que les deux millions d’habitants d’Alep ouest sont tous des opposants au régime. Ainsi, L’Express nous apprend « quelque chose d’inédit en Syrie : Des militants anti-régime ont protesté, pour la première fois, dans un quartier rebelle du centre d’Alep pour demander aux insurgés de lever leur siège, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Le blocage prive de nourriture les habitants de la zone contrôlée par l’armée syrienne… Selon le média britannique (la BBC), de nombreux résidents d’Alep sont hostiles au siège. En plus de ternir l’image des rebelles, il cause des pénuries de produits de base et fait augmenter le prix des denrées dans plusieurs quartiers de la ville » (7). Ternir l’image des rebelles… ça c’est un souci !

Mais qui se soucie de ce qui se passe à Alep ? Qui accepte de réviser la notion de « dommage collatéral » ? Que racontera la légende des gens d’Alep ? Dira-t-elle qu’en ce Ramadan 2013 « jeûne » et « carême » se sont unis en Syrie ?

Mouna Alno-Nakhal
14/07/2013

Notes :

(1) Syrie : Alep ou le « déséquilibre » fabiusien !
http://www.mondialisation.ca/syrie-alep-ou-le-desequilibre-fabiusien/5338848

(2) Alep/Syrie : Silence ! Toute vérité n’est pas bonne à dire, surtout pas les crimes du Sultan et l’intensification du terrorisme…
http://www.mondialisation.ca/alepsyrie-silence-toute-verite-nest-pas-bonne-a-dire-surtout-pas-les-crimes-du-sultan-et-lintensification-du-terrorisme/5320451

(3) Les États-Unis perdent la guerre clandestine en Syrie : Les rebelles d’Al-Nosra appuyés par les États-Unis, vaincus par les Forces armées syriennes. Par le Professeur Michel Chossudovsky.
http://www.mondialisation.ca/les-etats-unis-perdent-la-guerre-clandestine-en-syrie-les-rebelles-dal-nosra-appuyes-par-les-etats-unis-vaincus-par-les-forces-armees-syriennes/5335987

(4) Qui est Ahmad Jarba, nouveau chef de la Coalition nationale syrienne?
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20130708-ahmad-jarba-nouveau-chef-coalition-nationale-syrienne

(5) Vidéo You Tube / la chaine libanaise OTV (27ème minute) حوار اليوم – ناصر قنديل
http://www.youtube.com/watch?v=vEvpISe11mc&list=UU3Pqkvp-DA8Dw8–urOYChg
Nasser Kandil est libanais, ancien député et directeur de TopNews-nasser-kandil

(6) الحصار الغذائي: استراتيجية «الحر» في حلب
http://www.al-akhbar.com/node/186917

(7) Syrie: à Alep, un siège des rebelles affame un quartier tenu par le régime http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-orient/syrie-a-alep-un-siege-des-rebelles-affame-un-quartier-tenu-par-le-regime_1265671.html#x2xjr0j7GAySYSh5.99

Le coût économique de la religion musulmane


Tribune libre Hannibal GENSERIC

Muslim pilgrims circle the Kaaba at the Grand mosque in Mecca during the annual haj pilgrimageEn ce début du mois de ramadan 2013, il est utile de rappeler aux musulmans que la cause principale de leur sous-développement général et à tous les niveaux est du à leur religion. Démonstration.

Bourguiba, du temps de sa splendeur, avait déclaré que le retard du monde musulman était dû principalement au fait que, durant le mois de ramadan, le musulman est improductif. Donc, depuis l’apparition de l’islam il y a 14 siècles, les musulmans ont perdu 1400 mois d’inactivité, totalisant plus de 116 ans de retard sur les sociétés non musulmanes. Il était loin du compte : car il ne décomptait ni les heures de prière, ni le coût des pèlerinages à la Mecque, ni l’inactivité forcée des femmes, ni les guerres de religion entre musulmans.

Dans un article publié dans « Australian humanist », n ° 68, été 2002, John Perkins Maison, conclue : « Alors que les croyances religieuses peuvent être considérées comme invraisemblables, contrefactuelles et irrationnelles, des institutions religieuses immorales peuvent… stimuler des conflits dangereux. Cependant, ces défauts ne sont pas les plus graves conséquences des pratiques religieuses. Le principal impact négatif de la religion sur la communauté mondiale d’aujourd’hui est son coût économique énorme. On estime ce coût annuel à plus de 200 milliards de dollars US supporté par les pays pauvres, et à un coût annuel supérieur à  200 milliards de dollars US supporté par le monde industrialisé. Le coût de la religion n’est pas seulement un gaspillage éhonté du potentiel humain, mais c’est aussi un gaspillage économique aux dépens des plus démunis. Alors que ces ressources devraient être utilisées pour améliorer la condition humaine. »

 

Dans cet article, John Perkin met en évidence le fait que le coût prohibitif de la religion affecte essentiellement le monde musulman, pour trois raisons :

  1. l’interdiction faite aux femmes de participer aux activités économiques,
  2. le carcan imposé par la religion sur la conduite et le comportement des gens, ce qui inhibe toute recherche et toute innovation. L’innovation étant l’un des principaux facteurs du développement ;
  3. les pratiques religieuses qui accaparent trop d’énergie et gaspillent trop de temps, ce qui fait que la productivité en pays musulman est parmi les plus faibles du monde.

L’article ci-dessous ne quantifie  pas le coût prohibitif d’un autre facteur : les guerres de religion. En effet, les islamistes justifient leur soif du pouvoir par la nécessité d’imposer « le vrai islam » aux populations musulmanes « dévoyées » selon eux. Un exemple récent d’une telle guerre de religion est « la décennie sanglante » en Algérie, menée par le FIS contre le peuple algérien et qui a causé plus de 200.000 morts et 10.000 disparus, sans parler des viols collectifs à l’encontre des femmes algériennes. Cette guerre aurait causé 30 milliards de Dollars de dégâts, sans compter les traumatismes que les Algériens et les Algériennes vont encore traîner pendant longtemps. Il faudra attendre l’après-11 septembre 2001 pour que la voix de l’Algérie soit audible concernant le terrorisme islamiste.

D’autres exemples sont plus actuels :  la guerre de religion menée par les milices arabes sunnites, sous la houlette du Qatar et de l’Arabie, soutenus par l’Occident (pour lequel cette guerre est une « guerre humanitaire » !) contre le régime syrien accusé de chiisme (plus de 100.000 morts arabes à ce jour), et la guerre endémique en Irak entre chiites et sunnites (des dizaines ou des centaines de morts tous les mois). Naturellement, le soubassement réel de ces conflits n’a rien de religieux : ils sentent une forte odeur de pétrole et le gaz.

Dans ce qui suit, nous nous intéressons au coût de la religion musulmane dans monde arabe, dont la population est estimée à 337 millions de personnes, à plus de 90% musulmanes.

Rappelons ici que les enseignements de la théorie économique largement validés par les analyses empiriques conduisent à affirmer qu’une accélération de la productivité se traduit par une accélération de la croissance du PIB. Concrètement, si l’on passe durablement d’un rythme de productivité de 1 à 2 % par an, la croissance du PIB est supérieure d’1 point.

Temps consommé par la prière quotidienne

Un « bon musulman » fait la prière 5 fois par jour. Au moins deux de ces prières ont lieu durant les heures de travail. Il va donc prendre, disons 1heure et quart, pour effectuer ces 2 prières. Cela fait 1,25 heure de perdue sur les 8 heures de son temps de travail, soit 15,6%. On ne décompte pas les pertes dues aux interruptions du travail, qui sont une coupure brutale dans la continuité de son activité, et pour laquelle la reprise demande un certain temps de réadaptation.

Si nous décomptons aussi les perturbations causées par : (1) l’appel matinal (à l’aube) qui réveille dès 4H des gens supposés être à leur bureau à 8H et (2) les embouteillages causés par les véhicules des « prieurs » qui bouchent toute circulation aux abords des mosquées aux heures de prières, on peut facilement rajouter trois quarts d’heure au temps perdu. On a donc au total 2 heures de perdues sur 8 heures de travail potentiel, soit 25%.

En supposant que 25% des travailleurs arabo-musulmans interrompent leur travail pour aller prier, (en Arabie et chez les émirs, le taux est beaucoup plus élevé, car la prière est obligatoire), on voit que, chaque jour, la prière consomme, au minimum,  6,25% du temps de travail (25% x 25% = 6,25%).

Baisse de rentabilité durant le jeûne

Pendant le ramadan, la productivité des entreprises dans le monde arabe baisse de 78%. Quelles sont les principales raisons de cette baisse ? La diminution des heures de travail, l’absentéisme et les congés de maladie. Durant cette période, les pathologies liées au cholestérol et au diabète augmentent de 27,65% en raison de la suralimentation. Les crimes de sang sont multipliés par 1,5% et les vols par 3,5%, et des experts affirment que cette hausse est principalement attribuable à l’abstinence de cigarette. Ces résultats figurent dans un rapport de l’Institut du monde arabe des études sociales au Caire qui a été publié le 7/9/2009 par Leaders, un site internet tunisien bien connu.

En cumulant ces aspects négatifs du jeûne, on peut considérer que, globalement, le mois de Ramadan est un mois « vide » du point de vue de la rentabilité et du rendement au travail.

Durant ce mois, on perd donc un douzième du temps de travail, soit 8,33%. En supposant que 70% des musulmans font le ramadan, on aurait une perte de 70%*8,33%=5,83%.

Total du temps perdu entre la prière quotidienne et le jeûne annuel : (6,25 + 8,33) = 14,6%, soit environ 15%, l’équivalent de 261 Milliards $.

 Le pèlerinage à La Mecque

En 2012, un total de 12 millions de fidèles ont visité les lieux saints de l’Islam durant la Hadj (3 millions) célébré fin octobre, et la Omra, ou petit pèlerinage, que les musulmans peuvent effectuer tout au long de l’année, a indiqué jeudi le quotidien saoudien Al-Hayat. citant des sources du tourisme religieux. Pour se rendre à La Mecque, les pèlerins doivent passer par des agences de voyage. Ils contractent un forfait Hadj ou Omra, qui comprend le transport et l’hébergement. Cette année le forfait, à partir de la France, coûtait 5000 Euros. En prenant ce chiffre comme moyenne plausible pour l’ensemble des musulmans, qui proviennent de toutes les parties du Monde,  le coût total est donc de 60 Milliards d’Euros (12 millions x 5 milles), soit 80 milliards de Dollars. L’Arabie Saoudite en tirerait 50 milliards de Dollars de bénéfices (d’après SOS pèlerins). Le tourisme religieux constitue la deuxième source de revenus de l’Arabie Saoudite après le pétrole (81 Milliards de Dollars). Et l’avenir est plutôt encourageant puisqu’en 2050 la population musulmane mondiale passerait de 1,5 milliards à  2,5 milliards de personnes. On comprend donc pourquoi l’Arabie finance les mouvements islamistes intégristes dans tous les pays du Monde : elle en récolte une manne financière intarissable, alors que le pétrole sera tari un jour. 

La place des femmes

Selon plusieurs études, il y aurait une corrélation entre la présence des femmes dans une entreprise et la performance de celle-ci. En effet, Michel Ferrary a établi un lien étroit entre la croissance du chiffre d’affaires des entreprises et l’augmentation de la présence de femmes cadres dans celles-ci. Par les résultats de ses recherches, l’expert en vient à conclure que : « Les entreprises les plus féminisées sont plus rentables, ont une meilleure productivité et créent davantage d’emplois. »

Aucun pays arabe ne figure parmi les 100 premiers du Rapport mondial sur l’inégalité entre les sexes du Forum économique mondial, ce qui place toute la région dans son ensemble parmi les bons derniers de la planète. Pauvres ou riches, les Arabo-musulmans détestent leurs femmes. L’Arabie saoudite et le Yémen voisins, par exemple, sont peut-être à des années-lumière l’un de l’autre en termes de PIB, mais quatre places seulement les séparent dans l’indice des inégalités, avec le royaume à la 131e position et le Yémen 135e sur 135. On comprend facilement pourquoi le Yémen est le pays le plus mal noté, puisque 55% des femmes y sont illettrées, 79% ne travaillent pas et une seule femme siège au Parlement qui comprend 301 députés.

Selon des statistiques de la Banque Mondiale [ILO 2005, The World Bank 2007], la part moyenne des femmes dans la population arabe active atteint 27% entre 2000 et 2005. Malheureusement, avec la prise de pouvoir par les islamistes dans la quasi-totalité des pays arabes, il est plus que probable que le taux d’inactivité des femmes reparte à la hausse.

Globalement, on peut donc en conclure que, dans les pays arabes, 70% des femmes sont empêchées de travailler, autrement dit, 70% de la moitié de la population potentiellement active ne travaille pas, c’est-à-dire que 35% des forces productives ( 70% x 50% = 35% ) sont inemployées. On peut estimer la perte sèche à 35% du PIB/PBA, soit : 1786,5 x 35% = 625 Milliards de Dollars.

Total des pertes annuelles dues à la religion musulmane : 341 + 625 = 966 Milliards $, soit 54% du PIB/PPA total des pays arabes.

Conclusion

1- Sans tenir compte des « guerres de religion » entre musulmans, on constate que, approximativement, le monde arabe perd plus de 50% de ses capacités productives à cause d’une religion musulmane qu’on refuse d’adapter au monde moderne, alors que d’autres religions y ont été adaptées depuis des siècles. Évaluée en milliards de Dollars, cette perte annuelle équivaut à 966 Milliards de Dollars, ce qui correspond, à peu près, au total des PIB des trois plus grands pays arabes (Arabie + Égypte + Algérie).

2- Ce sont les pays les plus pauvres qui enrichissent le pays le plus riche : l’Arabie Saoudite. Le pèlerinage à la Mecque est « une poule aux œufs d’or » aux mains de potentats  corrompus, adeptes et promoteurs d’un islam sectaire et moyenâgeux, soutenu par l’Occident démocrate. Ce pèlerinage est une rente de situation qui rapporte à ces potentats 80 milliards de dollars (l’équivalent du PIB tunisien). Pire encore : ce sont les pays les plus pauvres, comme l’Égypte ou le Bengladesh qui engraissent le pays le plus riche du monde arabe. Au nom de l’islam, ce sont les  « damnés de la terre », les musulmans les plus pauvres, qui sont invités à suer sang et eau pour engraisser les plus riches.

3- Les pays musulmans les plus riches sont des rentiers du gaz et du pétrole. Ils n’ont fourni aucun effort ni inventé aucune technologie justifiant leur richesse. Ils se contentent de « faire suer le burnous » aux étrangers : indiens, pakistanais, philippins, égyptiens, soudanais, etc. Alors qu’ils offrent la part du lion à leurs maîtres anglo-saxons, ils n’offrent pratiquement aucune aide aux autres pays musulmans pauvres, à part l’aide fournie aux groupes terroristes/islamistes.

4- Le PIB/PPA de la totalité des pays arabes (1786 milliards de Dollars) est comparable à celui de la France (1744 Milliards de Dollars). Cela signifie que les 337 millions d’Arabes, malgré leur gaz et leur pétrole, ne produisent pas plus que les 60 millions de Français. Autrement dit, la productivité d’un Arabe est cinq fois inférieure à celle d’un Français.

Depuis 1400 ans, le monde musulman est privé de la moitié de ses capacités productives et innovatrices. Cumulées sur 1400 ans, ces pertes sont incommensurables.  Elles expliquent, en grande partie, la situation du monde « arabo-musulman » de nos jours : guerres endémiques, sous développement, occupations étrangères, démantèlements des pays (Soudan, Irak), soumission, vassalisation, dictatures, népotisme,  corruption, etc. Toutes ces tares se retrouvent plus particulièrement sous la gouvernance islamiste (tous les pays arabes sauf la Syrie et l’Algérie, et récemment l’Égypte). Ces islamistes imposent les règles d’un islam dévoyé, règles qui anéantissent toute possibilité d’améliorer une quelconque productivité.

Dès lors, le retard des pays musulmans sur les autres pays ne peut que s’accentuer. 

Il est tout aussi remarquable que le monde moderne n’inclut aucun pays musulman, ni, a fortiori, aucun pays arabe. Mais les islamistes nous l’affirment : ces gens-là sont destinés à brûler en enfer le jour du jugement dernier, alors que les « bons » musulmans, ceux qui acceptent de croupir dans la misère et le dénuement, iront au paradis.  Cela nous fait une belle jambe. Mais on sait bien que les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Hannibal GENSERIC, ingénieur, survivant dans le Tunistan.

http://numidia-liberum.blogspot.com/2013/01/le-cout-economique-de-la-religion.html

Syrie : Bientôt la fin


Tribune libre de Djerrad Amar

armee_syrienneEn Syrie, l’un après l’autre, les «territoires» qui étaient passés sous la coupe des groupes terroristes sont libérés par l’armée régulière et repassent sous l’autorité de l’Etat. L’éradication de ces groupes est un préalable à la transition politique qui aboutirait, dans ce pays, à un transfert du pouvoir tel que voulu par le peuple syrien, c’est-à-dire à travers des élections démocratiques, et non par les armes et selon les «caprices» du Qatar et de la France. Le changement en Syrie ne peut être, en effet, que l’œuvre des Syriens et d’eux seuls, par l’introduction des réformes qu’ils jugent nécessaires dans leur système politique, et non pas selon un «agenda» extérieur décidé par des pays étrangers qui font s’entretuer les Syriens par intérêt.

La réalité sur le terrain saute aux yeux de tous maintenant : l’«opposition armée» est très largement dominée par les groupes terroristes constitués de mercenaires islamistes venus en force dans le but d’établir en Syrie un «califat». La trêve que cette «opposition» demande, sous prétexte de tenir compte du mois sacré du Ramadhan, donnera en fait un répit à ces groupes terroristes laminés et en voie d’être vaincus. Sans surprise, l’appel à la trêve est appuyé par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. Le silence du gouvernement syrien à ce propos est significatif. L’an dernier, l’armée syrienne avait répondu favorablement aux nombreuses sollicitations extérieures en décidant unilatéralement d’une sorte de cessez-le-feu mais les terroristes avaient interprété ce geste comme un signe de faiblesse.

Dans le contexte actuel, plusieurs indices montrent que les données ont beaucoup évolué. Sur le terrain, c’est la population qui s’est opposée, hier, aux «rebelles», à Alep, en manifestant contre la présence des groupes terroristes qui contrôlent encore une partie de la ville. A l’extérieur, le Congrès américain vient de bloquer l’initiative d’Obama de livrer des armes à l’«opposition». Les groupes terroristes qui opèrent en Syrie ne recevront donc pas d’aide militaire américaine officielle et directe, en dehors des armes qui leur sont envoyées déjà depuis longtemps clandestinement à travers les canaux de l’Otan, de la CIA et des autres services secrets des pays occidentaux.

Idem en France, où, sur cette même question, tout le monde n’est pas d’accord avec Hollande et Fabius et pas seulement dans l’opinion publique. Le désaccord vient de la classe politique. Dans un entretien au quotidien libanais L’Orient-Le Jour, François Fillon affirme que la volonté de la France d’armer les «opposants» syriens «ne fait que prolonger la guerre». Pour l’ex-Premier ministre français, «il faut forcer tout le monde à aller aux négociations».

La victoire du peuple syrien sur ses ennemis est proche. Militairement, les groupes armés sont lâchés. Politiquement, les islamistes sont en phase d’être éjectés partout où ils ont cru avoir réussi à s’imposer par la duperie. La donne a définitivement changé. Le «printemps arabe» de Ben Hamad et Ben Jassem ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir.

Par Karim Bouali

http://www.algeriepatriotique.com/content/bientot-la-fin