Archives du mot-clé rebelles

VIDEO : Exécution de six rebelles par Al-Qaïda en Syrie


Cette vidéo absolument atroce aurait été prise le jeudi 28 novembre par des amateurs.

drapeau-al-qaïdaExécution de rebelles syriens par Al-Qaïda : la vidéo choc

L’exécution a lieu au grand public, devant une foule en transe, fusil mitrailleur au point, semblant s’extasier d’un tel déferlement de violence. Lire la suite VIDEO : Exécution de six rebelles par Al-Qaïda en Syrie

République centrafricaine. La France peut achever les travaux de pillage


Tribune libre Résistant

Crise-en-Centrafrique-quelle-reponse-militaire_article_landscape_pm_v8On risque un « génocide » en République centrafricaine. L’alarme a été donnée par la France qui, après des mois de silence, a demandé en toute hâte à l’ONU d’agir rapidement. La situation dans ce pays est dramatique. Lire la suite République centrafricaine. La France peut achever les travaux de pillage

Deux dangereux mensonges sur la Syrie


Tribune libre Palestine Alquds15

nasrallah3Par Ghaleb Kandil

Des analystes et des observateurs, mus par de bonnes intentions, tombent dans les pièges des mensonges sémiologiques véhiculés sur la Syrie. Parmi les plus dangereux mensonges, celui d’ »opposition armée » et l’ »impossibilité de la solution militaire ». Certains prennent pour prétexte ces deux postulats mensongers pour appeler au dialogue, qualifiée de seule voie pour un règlement politique. Lire la suite Deux dangereux mensonges sur la Syrie

Oups, Sorry !!! Des djihadistes s’excusent d’avoir décapité un des leurs par erreur


J’imagine aisément la scène.

– puisque je vous dis que je suis des vôtres.

– C’est ça, prends-nous en plus pour des imbéciles.

– Je vous jure que je suis, comme vous, un vrai djihadiste, venu pour combattre le tyran.

– Mais oui, mais oui.

Il a dû partir sans avoir compris ce qui lui arrivait, en repensant peut-être au jour funeste où il a quitté ses proches pour aller rejoindre d’autres joyeux compagnons pour la gloire d’Allah.

FARES_2734634bFrancetv info

Un mea culpa assez inouï. Un groupe de combattants islamistes opposés à Bachar Al-Assad, et appartenant au groupe Etat islamique en Irak et au Levant, s’est excusé, jeudi 14 novembre, d’avoir exécuté et brandi dans une vidéo la tête d’un homme qu’ils pensaient appartenir à la milice pro-Assad. Or cet homme n’était pas un opposant mais un rebelle syrien. Il appartenait au groupe islamiste Ahrar Al-Sham, « qui se bat souvent aux côtés d’Isis sans partager son idéologie inspirée d’Al-Qaïda », selon le Telegraph.

Un porte-parole du groupe jihadiste a confirmé que l’homme qui aurait été décapité par mégarde, Mohammed Fares, avait été blessé il y a quelques jours près d’Alep. Il pensait que le combattant avait été capturé par la milice pro-Assad. Selon ce porte-parole, « Mohammed Fares avait indiqué qu’Allah pardonnerait un combattant qui aurait tué un croyant par erreur ».

Une opposition à Bachar Al-Assad morcelée

« Cette erreur est révélatrice de la confusion qui règne au sein des rebelles », commente le Telegraph. « La radicalité du groupe [de l’Etat islamique en Irak et au Levant] a conduit certains rebelles, plus modérés ou laïques, à se désolidariser. Elle a également mis un terme à une trêve entre l’Armée syrienne libre et des milices kurdes. » 

Profitant de ces dissensions, les forces pro-Assad ont accentué leur pression sur Alep ces derniers jours. A tel point que les brigades islamistes engagées dans les combats, notamment Tawhid, Ahrar a Cham et le Front Al-Nosra, ont ordonné à tous leurs combattants de rejoindre le front dans les vingt-quatre heures « afin de repousser l’agresseur ». Mohammad Nour, du réseau d’opposition Sham News Network, le déplore : « Les luttes internes à l’opposition minent les défenses d’Alep. »

 

Syrie: entre Rendez-vous à OK Corall et Saint-Barthélemy, les rebelles s’entre-tuent!


01112013syrie1La guerre continue en Syrie. Entre l’armée régulière syrienne d’un côté et l’armée syrienne libre (ASL) mais aussi entre cette dernière et les extrémistes pro-Qaïda. Ces derniers sont en guerre contre le gouvernement, la rébellion, les kurdes, les irakiens et le reste du monde. Dans les zones où les rebelles et les radicaux religieux se côtoient, on est revenu à l’époque des duels publics, des ordalies et des règlements de compte. C’est ainsi que 22 rebelles de l’armée syrienne libre (ASL) et 14 combattants islamistes ont été tués hier,  01 novembre 2013,  dans une localité du Nord de la Syrie après que le chef islamiste local commandant Jabhet Ennosra, un certain Abou Omar, ait été suspecté d’avoir eu des relations intimes avec l’épouse du chef local de l’armée syrienne libre. Un duel public qui s’est transformé en bataille de rue où les deux protagonistes ont utilisé des armes lourdes…

République centrafricaine : Agonie silencieuse


République centrafricaine : Agonie silencieuse

seleka-rcaDeux cent trente mille déplacés internes, soixante-deux mille réfugiés dans les pays voisins… Depuis le coup d’Etat du 24 mars 2013, la Centrafrique, autrefois enfant chérie des présidents français, s’enfonce dans le chaos. Les exactions se multiplient à Bangui. Les cris d’alarme lancés durant l’été par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies semblent enfin tirer les chancelleries de leur torpeur.

Mi-septembre 2013, les partisans du président François Bozizé, renversé par un coup d’Etat le 24 mars, lancent une offensive militaire à Bossangoa, dans le nord-ouest de la République centrafricaine (RCA). Ils affirment vouloir reprendre le contrôle du pays, tombé aux mains de la Seleka, une coalition de mouvements rebelles venus du nord (1). Cent personnes auraient péri dans l’attaque. Depuis mars, les combats ont fait des centaines de victimes et provoqué une vaste crise humanitaire affectant plus d’un million d’habitants. Pays pauvre –cent quatre-vingtième en 2013 au classement du Programme des Nations unies pour le développement–, la RCA ne dispose pas de ressources stratégiques. Mais, désormais, c’est l’effondrement de l’Etat tout entier qui se profile, avec à la clé l’apparition d’un vaste territoire d’instabilité et de non-droit en plein cœur du continent, aux frontières de grands voisins explosifs, République démocratique du Congo (RDC), Tchad, Ouganda et Soudan, et au carrefour de l’islam et de la chrétienté.

Des membres de la Seleka
Des membres de la Seleka

Silence radio. En mars 2013, les appels à l’aide désespérés de M. Bozizé ne reçoivent, pour la première fois, aucune réponse. La Seleka, maintenue aux portes de Bangui depuis novembre 201l, vient de fondre sur la capitale. Mieux équipée, plus organisée, avec environ quatre mille combattants, sa puissance militaire est supérieure à celle des Forces armées centrafricaines (FACA) sans formation, sans moyen logistique, et même… sans armes. Sur les cinq mille soldats réguliers, trois mille seulement disposeraient d’un fusil, les autres se voyant cantonnés au rôle de sapeurs-pompiers. Seuls les huit cents hommes de la garde présidentielle semblent en mesure de s’op-poser à l’attaque rebelle. Mais ces soldats, redoutés pour avoir renversé le président Ange-Félix Patassé au profit de M. Bozizé en 2003, sont rapidement dépassés, après un court combat dans le nord de la capitale.

Le chef de l’Etat trouve à peine le temps de fuir : il franchit l’Oubangui pour se réfugier en RDC. De leur côté, les soldats africains de la Force multinationale de l’Afrique centrale (Fomac), envoyée en interposition par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac) en 2008, et les six cents Français du détachement « Boali », déployé pour protéger les ressortissants lors du coup d’Etat de 2003, restent l’arme au pied. Alors qu’en mars 2007 une opération parachutiste française, appuyée par des éléments tchadiens, avait chassé les rebelles de Birao près de la frontière soudanaise (2), cette fois Paris et N’Djamena semblent avoir abandonné leur allié.

Tombée aux mains de la Seleka, Bangui est aussitôt le théâtre de pillages et d’exactions, souvent dirigés contre tout individu suspecté d’avoir soutenu le président déchu. Les locaux de l’Organisation des Nations unies (ONU), notamment le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), sont dévalisés. Etrangement, l’ambassade de France se contente de mesures minimales pour protéger les mille deux cents expatriés, alors qu’ils sont directement menacés.

Présents depuis l’indépendance en vertu d’un accord de défense, les parachutistes et marsouins français restent cantonnés dans leur camp de Mpoko. Il est vrai que les risques d’une intervention sont très nombreux : la Seleka se révèle un patchwork de factions politiques de toutes origines. Ainsi on y repère des rebelles tchadiens du colonel Aboud Moussa Mackaye, des janjawids soudanais échappés du conflit au Darfour, des troupes venues du nord, dont le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) et l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) –une coalition créée en 2006 dans le nord du pays par des partisans de M. Patassé, des déçus de M. Bozizé et des soldats en déshérence.

M. Michel Djotodia, musulman du Nord, culturellement proche du Soudan et chef de l’UFDR, est désigné chef de l’Etat par acclamation, et placé à la tête d’un Conseil national de transition (CNT) créé ad hoc. Sans grande légitimité populaire à Bangui, la Seleka fait preuve d’ouverture en accueillant au sein du CNT des membres de l’opposition et de l’ancien gouvernement, et en maintenant M. Nicolas Tiangaye au poste de premier ministre. Ce dernier –une figure de la défense des droits de l’homme– avait été nommé à l’issue des accords de Libreville (Gabon) de janvier 2013 entre la Seleka et le gouvernement de M. Bozizé.

Pourtant, malgré ces signes apaisants, une autre réalité s’impose sur tout le territoire : les soldats de la Seleka font régner la terreur sous divers prétextes, dont le désarmement de la population. Des cas de haine religieuse sont apparus. Les ex-rebelles importent avec eux l’islam du Nord dans un Sud majoritairement catholique. En prêtant serment, le 18 août 2013, M. Djotodia est ainsi devenu le premier président musulman du pays. Mais en cette fin d’été, les incidents et meurtres se sont multipliés dans la capitale. Le 7 septembre, la conquête de Bossangoa par les partisans de M. Bozizé, qui s’en prenaient aux musulmans soutiens du pouvoir, a provoqué des batailles à répétition et une répression antichrétienne meurtrière par la Seleka.

La Centrafrique se trouve au point mort. La mécanique instable des micro-échanges vivriers qui tissent jour après jour la survie de la plupart des quatre millions cinq cent mille Centrafricains est grippée par l’insécurité. De son côté, échaudée par les événements du printemps, l’ONU n’a redéployé qu’une partie de son dispositif. Le 14 septembre, M. Djotodia annonce même la dissolution de la Seleka sans préciser qui contrôlera ses quinze mille hommes. Renforcés par l’enrôlement de toutes sortes de supplétifs armés (3), les « seigneurs de la guerre » n’ont que faire d’un fantomatique pouvoir central.

D’ailleurs à quoi bon ? En dehors de la capitale, l’Etat n’existe plus. Suivant les régions, cet effondrement ne date pas d’hier. En 2013, ce pays, plus étendu que la France, voit la majorité de son territoire dénué de toute infrastructure. A l’exception de celles qui vivent aux abords de Bangui, les populations sont livrées à elles-mêmes, y compris pour se protéger de toutes sortes de prédateurs armés, comme les coupeurs de route (zaraguinas) venus du Cameroun… Très peu d’écoles, quasiment pas de routes, des services de santé embryonnaires, pas d’énergie, des fonctionnaires souvent impayés dans un contexte de corruption généralisée.

Ainsi, à mille cinq cents kilomètres, à la frontière du Tchad et du Soudan, les habitants de Birao, isolés par l’absence de route, n’ont absolument aucun échange avec la capitale. Cette région de la Vakaga a toujours tenu lieu de base arrière des rebellions nationales. Mais le reste du territoire est à peine plus équipé, et les hordes de la Seleka trouvent là un terrain propice à leur prédation. Les Nations unies relèvent deux cent trente mille déplacés internes, soixante-deux mille réfugiés en RDC et au Cameroun, et cinq cent mille personnes en situation de détresse alimentaire. Les bailleurs de fond ne se précipitent pas : les « appels de fonds consolidés » d’OCHA ne sont financés qu’à 30 %. L’oubli du pays est manifeste, symptôme tragique de son absence d’intérêt, y compris dans le champ humanitaire. Car la Centrafrique reste un cas de « basse intensité » : pas de massacres à grande échelle, pas d’embrasement total, pas de famine généralisée. Le malheur du pays demeure à l’image de son poids économique : négligeable.

Pour la France, cette indifférence est neuve. Depuis l’époque de l’Oubangui- Chari, la discrétion du pays avait aidé à dissimuler les enjeux tricolores locaux (diplomatiques, stratégiques et industriels). Mais le gel pour deux ans de l’exploitation de la mine d’uranium de Bakouma, annoncé par Areva en novembre 2011 (4), a provisoirement libéré la France de ses intérêts immédiats sur place. Les maîtres locaux peuvent changer, ils se satisferont toujours des redevances minières le moment venu. Si les perspectives d’exploitation des forêts du Sud sont connues, l’enjeu industriel du moment est le pétrole de Gordil, à la frontière tchadienne, mais le gisement a été concédé en 2012 aux Chinois de la China National Petroleum Corporation (CNPC). Le reste des échanges économiques entre les deux pays est infime. Au moins sur un plan officiel, car la Centrafrique est le pays de tous les trafics. Sa déliquescence entretenue a favorisé l’extraction de pierres, de minerais et l’exportation d’ivoire hors de tout contrôle. Il en est de même pour les marchés du bois et de l’hévéa, concédés à des individus en mal d’aventures tropicales, généralement français, dans une logique de « comptoir ». Quant à la dimension stratégique de la RCA, les nouveaux moyens de projection et la redéfinition de la politique française de la région font désormais largement préférer le Gabon. Les deux bases historiques de Bouar et Bangui, camps de base de toutes les opérations équatoriales postindépendances (Rwanda, RDC, Tchad, Congo), ont été abandonnées en 1998.

Sur le plan diplomatique, la situation apparaît tout aussi sombre. Aucun des « amis » de M. Bozizé (France, Tchad, Afrique du Sud, Ouganda) ne lui est venu en aide, et la « communauté internationale » a brillé par son silence. Il est vrai que la France est, depuis janvier 2013, engagée sur un autre terrain africain, le Mali. Pourtant, l’armée tricolore a toujours façonné la vie politique de la Centrafrique en plaçant ses protégés, quitte parfois à les destituer par la suite. Le « lâchage » de M. Bozizé ne s’accompagne pas d’une once d’intérêt pour l’avenir du pays. Au Mali, Paris a tout fait pour donner un cadre légal à la transition, en obtenant, par le truchement de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), la nomi nation de M. Dioncounda Traoré, président par intérim, avant d’imposer les élections de juillet 2013. Rien de tout cela pour la Centrafrique, si ce n’est un blanc-seing accordé à la médiation de la Ceeac, menée par les présidents Idriss Déby (Tchad) et Denis Sassou Nguesso (République du Congo), dans le dos de l’Union africaine. A la tête de régimes autoritaires, les deux chefs d’Etat sont des alliés historiques de Paris.

Le président tchadien fut l’un des instigateurs de la prise de pouvoir de M. Bozizé en 2003 et pendant dix ans son principal soutien régional en alimentant de ses troupes les forces d’interposition locales, dont celles de la Fomac. Pourtant, la reconnaissance de la légitimité de la Seleka, alors même que des rebelles tchadiens auraient été le fer de lance de l’assaut sur Bangui, traduit la montée en puissance de M. Déby. En outre, en participant à la guerre malienne aux cotés des Français et en s’imposant comme un interlocuteur majeur en RCA, celui-ci se positionne comme le grand leader de la sous-région. Il redore ainsi son blason terni par la pluie de critiques que lui adressent les défenseurs des droits humains. Bien entendu, M. Bozizé, réfugié à Paris, a beau jeu de rappeler qu’il a été élu « démocratiquement » et qu’il reviendra au pouvoir… Mais la page semble tournée. En reconnaissant le CNT dès le mois de juin 2013, puis en dressant un calendrier de retour à la démocratie avec l’instauration d’élections dans dix-huit mois, la Ceeac entérine le coup d’Etat.

Cependant, à la mi-juillet 2013, les rapports de la mission conjointe de l’Union européenne et de l’ONU, dirigée par Mme Kristalina Georgieva, commissaire européenne à la coopération et aux affaires humanitaires, et Mme Valerie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des affaires humanitaires, ainsi que les déclarations du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, le général sénégalais Babacar Gaye, commencent à secouer les chancelleries. L’Union africaine annonce le remplacement, d’ici la fin de l’année, de la Fomac par la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca), dotée cette fois de trois mille six cents hommes (5). De son côté, Mme Fatou Bensouda, procureure de la Cour pénale internationale (CPI), fait part, le 7 août, de « sa préoccupation pour les crimes perpétrés en RCA ».

Le 23 août, alors que la tension internationale monte à propos d’une intervention militaire en Syrie, Paris semble se réveiller. Après avoir reçu les représentants d’associations mobilisées à Bangui, le président François Hollande insiste sur « la nécessité absolue de rétablir la sécurité pour l’accès de l’aide humanitaire aux populations » et annonce son intention de saisir le Conseil de sécurité fin septembre. Une prise de position face au désastre humanitaire en cours, contenant en filigrane le danger de « somalisation » du pays. La RCA est d’ores et déjà un immense territoire hors de tout contrôle. Faudra-t-il se satisfaire de voir s’installer au centre de l’Afrique un no man’s land supplémentaire, livré à toutes sortes de groupes extrémistes, religieux ou émanations de puissances étrangères, trouvant là un espace de repli ? De Boko Haram à l’Armée de résistance du Seigneur (6), sans omettre Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), les prétendants sont légion…

Vincent MUNIÉ

(1) L’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) de M. Michel Djotodia, le Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de M. Abdoulaye Miskine, la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) de M. Abdoulaye Hissène et la Convention patriotique du salut du Kodro (CPSK) de M. Mohamed Moussa Dhaffane.

(2) Lire « En Centrafrique, stratégie française et enjeux régionaux », Le Monde diplomatique, février 2008.

(3) Dont une estimation de trois mille cinq cents enfants-soldats selon l’OCHA, 6 septembre 2013.

(4) A la suite de la chute des cours consécutive à la catastrophe de Fukushima.

(5) Depuis quinze ans, la RCA connaît la présence de forces d’interposition aux acronymes labyrinthiques, d’origines multilatérales diverses, mais bien souvent inoffensives : Minurca, Fomuc, Fomac, Eufor, Micopax et Misca.

(6) Lord’s Resistance Army (LRA) de M. Joseph Kony, issue de l’Ouganda, et installée de longue date dans l’est du pays.

http://www.interet-general.info/spip.php?article18834

Syrie : Que s’est-il vraiment passé le 21 Août dans le Ghouta de Damas ?


hqdefaultPar Bouthaina Shaaban

 À propos du 21 Août, je vais vous dire ce que le peuple syrien dit : « Ils [les prétendus révolutionnaires] ont enlevé les enfants et les villageois des environs de Lattaquié, puis les ont emmenés ici [Ghouta de Damas]. Ils les ont rassemblés en un seul endroit et ont alors utilisé les armes chimiques contre eux… ». C’est en tout cas la version des villageois de la région !

Mais pourquoi ne laissez-vous pas la Commission de l’ONU poursuivre son enquête, alors que M. Sellstrom et Mme Kane ont déclaré avoir besoin de trois semaines pour déterminer si, oui ou non, des armes chimiques ont été utilisées ?

Pourtant les pays occidentaux procèdent toujours de manière très scientifique, appliquent la loi, attendent les résultats des enquêtes… Comment se fait-il que s’agissant de notre pays, ils déclarent : « Nous croyons que le gouvernement syrien a utilisé des armes chimiques » ? Pourquoi n’attendez-vous pas les résultats de l’enquête d’une commission neutre déléguée par l’ONU ? J’aimerais qu’on me réponde à cette question : «  Pourquoi n’attendent-ils pas ? ».

Ils prétendent vouloir ne cibler que « des armes », exactement comme ils ont prétendu cibler les armes de destruction massive en Irak. Où est le rapport concernant ces ADM en Irak ? Il a été mis sous scellé à l’ONU pour les 60 prochaines années et nul n’est autorisé à le consulter ! Ils font usage des mêmes mensonges, des mêmes fabrications, des mêmes allégations, dans le but de frapper notre pays… de frapper notre peuple !

L’Histoire de la Syrie remonte à 6 000 ans. Ni cette agression, ni aucune autre ne mettront fin à son Histoire. Notre peuple sera toujours là, bien vivant… Il défendra son pays… La Syrie sera ce que ce peuple arabe voudra qu’elle soit, non ce que  la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite voudraient en faire !

Est-ce cela leur marche vers la démocratie ? Est-ce que ce qu’ils font en Syrie est un moyen d’y parvenir ? C’est la question que je pose.

Il [le Président syrien] n’est pas soucieux de sa victoire personnelle. Son souci est que la Syrie sorte victorieuse, que le peuple syrien sorte victorieux, qu’il revive dans la sécurité, que cette vie soit encore meilleure qu’avant [la crise], qu’il invente la démocratie qui lui convient, qu’il adopte une Constitution équitable, qu’il mène ses élections… Et nous, nous sommes prêts à modifier de nouveau cette constitution. Nous sommes prêts pour les élections, pour le référendum… Nous sommes prêts à faire tout ce qui sert les intérêts du peuple syrien.

C’est une puissance occidentale qui mène l’agression contre nous. Elle est bien sûr aidée par la Turquie et, maintenant par l’Arabie saoudite, laquelle pratiquerait évidemment une démocratie à l’occidentale !? Ainsi que le Qatar !? Laissez-moi vous dire que vos alliés sont des pays qui n’ont même pas de Constitution…

Bouthaina Shaaban

05/09/2013

Texte transcrit et traduit par Mouna Alno-Nakhal

Source : Vidéo / Interview sur Sky News

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=E8BruPUCqG0

Madame Bouthaina Shaaban, est citoyenne syrienne et conseillère politique du Président Al-Assad.

 

Opération Tomahawk au fromage – Pepe Escobar


030323-N-6946M-001Ce spectacle assourdissant et hystérique sur la Syrie, l’Irak 2.0, ne se produit que parce qu’un président des États-Unis (POTUS) a créé un problème de  » crédibilité » lorsque, par imprudence, il a décrété ‘’ une ligne rouge’’ concernant l’utilisation d’armes chimiques en Syrie.

Aussi, le gouvernement américain a un besoin urgent de punir le transgresseur – au diable les preuves – pour maintenir sa ‘’crédibilité ». Mais cette fois, ce sera  » limité ».  » Mesuré ». Juste pour  » quelques jours ». Un  » coup de semonce » – comme l’a qualifié POTUS. Pourtant, certaines – mais pas toutes – » cibles de grande valeur », incluant des centres de commandement et de contrôle ainsi que des installations logistiques en Syrie devront accueillir un barrage de missiles de croisière Tomahawk (dont 384 sont déjà positionnés en Méditerranée orientale).

Nous savons tous comment le Pentagone aime à baptiser son assortiment de libérations humanitaires à travers le monde avec des noms comme Renard du Désert, Vautour Invincible ou quelque autre idiotie fumeuse. Donc cette fois nous allons l’appeler Opération Tomahawk au fromage.

C’est comme commander une livraison de pizza.

– Bonjour, je voudrais un Tomahawk au fromage.

– Bien sûr, elle sera prête dans 20 minutes.

– Attendez, attendez! Je dois d’abord berner l’ONU. Puis-je la prendre la semaine prochaine? Avec un supplément de fromage ?

En 1988, l’opération Renard du Désert – lancé par Bill  » Je n’ai pas eu des relations sexuelles avec cette femme » Clinton – a été conçu pour ‘’affaiblir », mais pas détruire la capacité de Saddam Hussein à fabriquer des armes inexistantes de destruction massive. Maintenant, le déploiement de ces Tomahawks profondément moraux est également conçu pour ‘’affaiblir » la capacité du gouvernement de Bachar al-Assad à lâcher les non prouvées attaques aux armes chimiques.

Pourtant, il y a toujours cet agaçant problème d’arabes perpétuellement ingrats qui, selon le New York Times, » sont émotionnellement opposés à toute action militaire occidentale dans la région, malgré l’humanité de la cause ».

La profondément humanitaire opération Tomahawk au fromage se heurte à toutes sortes de problèmes avec le calendrier. POTUS part mardi prochain en Suède – et de là il se rendra à Saint-Pétersbourg pour le sommet du Groupe des 20, le jeudi et le vendredi de la semaine prochaine. La horde proverbiale des  » fonctionnaires anonymes de la Maison Blanche » a tourné comme des centrifugeuses folles, soulignant que POTUS doit boucler Tomahawk au fromage avant de rassembler son courage pour affronter le président russe Vladimir Poutine et d’autres dirigeants des puissances émergentes.

Evaluant ses impossibilités – avec un œil sur le calendrier et un autre à la résistance pour agrandir sa mini-coalition des bonnes volontés – maintenant POTUS semble être à la recherche d’une stratégie de sortie qui serait en fait tout sauf abandonner l’opération Tomahawk au fromage.

D’autres sont beaucoup plus résolus. Un groupe prévisible de 66 anciens ‘’fonctionnaires du gouvernement » et  »d’experts en politique étrangère » – tous des siocons sous l’égide du Foreign Policy Initiative – a publié une lettre exhortant POTUS à aller bien au-delà de l’opération Tomahawk au fromage, argumentant pour une pizza n’épargnant aucun ingrédients mortels. Ce serait une véritable mission humanitaire, capable d’appuyer les  » rebelles »  syriens  » modérés » et surtout de  » dissuader l’Iran de développer des armes nucléaires ».

Un rebelle, mais pas un salaud

Voyons ce qu’un  » rebelle modéré »  syrien’ pense de tout cela. Haytahm Manna, en exil depuis 35 ans, est un membre clé de l’opposition syrienne non-armée (oui, il y en a). Mais il ne suit pas le script, il est résolument contre l’opération Tomahawk au fromage et même avec un supplément de fromage. (Voir ici ).

Pire, il démystifie les  » preuves » du gouvernement américain d’une attaque aux armes chimiques qu’il qualifie de  » propagande » et de  » guerre psychologique ». Il insiste sur le fait que les produits chimiques ont été lancés avec des  » armes artisanales »; Ce qui rejoint les conclusions des renseignements russes qui sont sûrs que le  gaz a été tiré par un missile artisanal à partir d’une base sous contrôle de l’opposition (de nombreux détails compilés ici , faites défiler jusqu’à ‘ «Qaboun rocket launches »).

Manna souligne également le fait que  » les vidéos et les photos étaient sur Internet avant les attaques », l’utilisation antérieure d’armes chimiques par al-Qaïda, et les russes qui » travaillent sérieusement pour les négociations de Genève II », contrairement aux Américains.

Oups. Ce n’est pas exactement ce que les concepteurs de l’opération Tomahawk au fromage attendaient. Si un exilé syrien tire ces conclusions, il va en être de même pour les civils  syriens qui sont sur le point d’être accueillis par les Tomahawks profondément moraux.

Le Pentagone pourrait toujours opter pour le plan B. Un seul Tomahawk coûte au moins 1,5 million de dollars. Multipliez ce chiffre par 384. Ce n’est pas un bon rapport qualité/prix – parce que même s’ils vont tous à l’humanitaire, le gouvernement Bachar al-Assad resterait toujours en place.

Alors, pourquoi ne pas larguer des cargaisons de Ferraris California sexy dessinées par Pininfarina ? Elles se vendent aux alentours de 200.000 dollars. Imaginez la frénésie parmi les forces d’élite d’Assad se battant pour saisir le Gros Lot. Le regard concupiscent de ces derniers ayant été détourné, les « rebelles » pourraient facilement se faufiler partout et prendre Damas. Et peut-être même mettre en scène la parade de victoire sur une flotte de Ferraris photogéniques. Appelons ça une amélioration par rapport à la Libye.

L’Opération Tomahawk au fromage peut encore arriver, même avec le calendrier pressant, même sans passer par l’ONU, même avec une mini-coalition de volontaires, même en se moquant totalement du droit international. La Maison Blanche a clairement fait savoir que la  » paralysie diplomatique  » ne peut pas porter atteinte à sa ‘’crédibilité ».

Quant à ce qui est en train de se passer 10 ans après l’invasion et l’occupation de l’Irak, c’est au gouvernement américain, une partie de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (Grande-Bretagne et France) et une partie du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite et les Émirats arabes unis), d’enterrer le précédent, le tant vanté  » dialogue » euro-arabe et le transformer en une sombre cabale  atlanto – islamiste s’évertuant, encore une fois, à réduire en miette une autre république arabe laïque. Du fromage qui pue.

Pepe Escobar

Traduction : Avic

http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-04-290813.html

Les soldats américains ne veulent pas vraiment attaquer l’armée syrienne


Par Valentin Vasilescu

http://edition.cnn.com/interactive/2013/08/world/syria-documents/index.html

L’élément clé du rapport est la mention sans ambiguïté que « … le régime a l’habitude de faire des mélanges d’armes chimiques, y compris le gaz sarin », c’est à dire qu’il est supposé que l’armée syrienne avait utilisé un mélange de plusieurs substances toxiques de combat, y compris le sarin. Autrement dit, dans l’obus contenant les munitions utilisées le 21 Août, il y aurait un mélange artisanal de plusieurs types de gaz toxique de combat préparé avant le lancement. Cette préparation ne pourrait avoir lieu que par des chimistes dans un laboratoire de campagne situé dans le lieu du lancement. L’utilisation de ce mélange détonant aurait produit des symptômes ou des manifestations différents du sarin, dans le cas où des gens seraient exposés à une attaque chimique. Lire la suite Les soldats américains ne veulent pas vraiment attaquer l’armée syrienne

Des rebelles syriens ont admis qu’ils étaient responsables de l’attaque chimique du 21 août


2250340L’incident du 21 août dernier où des armes chimiques ont fait entre 355 et 1300 morts dans la banlieue Est de Damas aurait été produit par des rebelles syriens selon le très crédible journaliste Dale Gavlak, correspondant au Moyen-Orient pour l’Associated Press depuis deux décennies.
 
Les puissances occidentales ont blâmé les forces de Bachar al-Assad, mais selon les témoignages recueillis par Gavlak, cette attaque serait en fait le résultat d’une mauvaise manipulation d’armes chimiques fournies par
 
l’Arabie Saoudite!
 
Selon le journaliste de l’Associated Press [probablement pour peu de temps encore], de nombreux médecins, résidents de Ghouta, des combattants rebelles et leurs familles, prétendent que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l’intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et que ce sont ces armes qui sont responsables de l’attentat chimique mortel.
 
Les rebelles ont dit à Gavlak qu’ils n’ont pas été correctement formés sur la façon de manipuler les armes chimiques, qu’ils ne savaient pas de quoi il s’agissait.  Il semble que les armes devaient initialement être données à Al Qaïda et au groupe Front al-Nosra [un groupe djihadiste de rebelles armés].
 
Un militant de l’opposition a dit au journaliste qu’ils étaient très curieux au sujet de ces armes et que malheureusement certains d’entre eux ont manipulé les armes de façon inappropriée, ce qui a déclenché les explosions.  Un autre combattant, une femme, a ajouté que le groupe de rebelles ne savaient pas de quel type d’armes il s’agissait ni comment les utiliser.
 
Abou Abdel-Moneim, le père d’un rebelle de l’opposition, a également dit à Gavlak: « Mon fils est venu me voir il y a deux semaines me demandant ce que je pensais du fait qu’on lui avait demandé de garder des armes. »  Le fils aurait décrit les armes comme une structure en forme de tube tandis que d’autres étaient comme une énorme bouteille de gaz.  Le père a nommé le militant saoudien qui aurait fourni les armes comme étant Abou Ayesha.  Selon le père, les armes ont explosé à l’intérieur d’un tunnel, tuant 12 rebelles.
 
Plus d’une douzaine de rebelles ont été interrogés et ont indiqué que leurs salaires proviennent du gouvernement saoudien, écrit Gavlak.  
 
Si cette histoire est exacte, elle pourrait rendre complètement invalide l’attaque des États-Unis sur la Syrie.
 
Le rôle présumé de l’Arabie Saoudite dans la fourniture d’armes aux rebelles n’est pas une surprise étant donné les révélations plus tôt cette semaine à l’effet que les Saoudiens ont menacé la Russie d’attaques terroristes aux Jeux olympiques d’hiver à Sotchi l’an prochain, à moins qu’ils n’abandonnent leur soutien au président syrien.
 
Le journal Telegraph a rapporté que le prince Bandar aurait dit à Vladimir Poutine que les groupes tchétchènes qui menacent la sécurité des jeux sont contrôlés par eux (Saoudiens).
 
 
Sources:
 

Guerre Hezbollah – Israël : 1 point pour Israël


6141485-ue-la-branche-armee-du-hezbollah-listee-comme-terroristeIsraël aime faire les choses en douce, agir dans l’ombre. Même quand il marque des points, il les engrange en silence pour mieux en profiter pleinement. Dans sa guerre éternelle contre le Hezbollah, il vient encore de gagner 1 point. L’Europe vient de décider d’inscrire la branche armée du Hezbollah, le premier ennemi d’Israël – en fait le seul à le contrecarrer au quotidien, dans la liste des terroristes. Cela veut dire que toutes les sanctions économiques, juridiques et financières, tous les votes dans les instances internationales seront dirigés contre le Hezbollah, la spécification ‘’branche armée’’ n’étant là que pour mettre un habit décent à la décision. Nul doute que c’est Israël qui est derrière cette décision, utilisant pour cela deux de ses proxies : d’abord les rebelles syriens pour faire la demande, ensuite l’Union Européenne pour l’accepter et l’entériner. Et le tout avec consigne aux grands médias de ne jamais mentionner le mot ‘’Israël’’.

Ils sont forts tout de même. Depuis des années, des pays autour d’Israël se défont, se remodèlent, s’agitent, avec, à chaque fois des preuves de l’implication d’Israël, mais, à aucun moment, sa responsabilité n’est engagée, toujours diluée dans celle des Etats-Unis, de l’OTAN, de l’Europe en général, bien embrumée par des motivations ethnico-religieuses qui camouflent admirablement son ombre et font oublier qu’il est le premier bénéficiaire des chaos créés. Chapeau bas. Il n’intervient qu’à des moments critiques où les proxies donnent des signes de faiblesse, mais toujours comme s’il ne s’agissait que d’incidents.

Le Hezbollah vient de perdre un point, mais le match continue. Il connait le jeu et ses règles autant que son adversaire. Attendons…

Avic

Syrie : Où en est-on à Alep ? Témoignage du Docteur Nabil Antaki


Tribune libre Byblos

Voici une lettre d’Alep du Docteur Nabil Antaki qui fut l’un des premiers à nous alerter de ce qui se passait dans son pays. Il aurait pu quitter. Il ne l’a pas fait. Il est resté. Depuis, avec le groupe des « Maristes » il s’est mis au service des plus démunis. Une fois encore, il témoigne.

Alep - mosquée des Omeyyades8_JPG
Lettre d’Alep No 12 (17 juillet 2013)

Où en est-on 2 ans et demi après le début des événements en Syrie et un an exactement après le début de la guerre à Alep ? se demandent nos amis de l’étranger.  Au niveau national, rien n’a changé,  les 2 parties continuent à s’affronter sans vainqueur ni vaincu avec comme bilan 100.000 tués, un million de réfugiés dans les pays voisins,  2-3 millions de déplacés internes,  des centaines de milliers d’émigrés,  une économie en ruine,  un confessionnalisme et un extrémisme florissants et aucune lueur d’espoir d’un règlement du conflit.

A la suite de la reprise de Qoussair (petite ville du centre de la Syrie) par l’armée syrienne et la défaite des rebelles là, les leaders du monde occidental ont déclaré que la chute de Qoussair montre que l’équilibre des forces a penché du côté gouvernemental et qu’il leur faudra armer les rebelles pour rétablir l’équilibre!!! Très beau programme : on ne cherche pas à vaincre, on ne se résigne pas à la défaite,  on veut rétablir l’équilibre pour que les deux parties continuent à se battre encore… jusqu’au dernier syrien ?

A Alep, la situation militaire est au statu quo ; la dernière bataille a eu lieu il y a 100 jours avec la prise du quartier de Cheikh Maksoud (Djabal Al Sayde) par les rebelles. Depuis, il n’y a pas de combats mais des bombardements de part et d’autre. Par contre, la situation humanitaire est catastrophique avec 2 faits importants :

1–  Le blocus d’Alep* dure depuis maintenant 15 jours ; blocus des personnes, nul ne peut sortir de la ville pour aller ailleurs, dans d’autres villes syriennes ou voyager à l’étranger. Blocus des marchandises, rien ne peut entrer à Alep. Il n’y a plus de légumes, de fruits, de lait, du fromage, de la viande, poulet ou poisson, pas d’essence, pas de fuel, pas de gaz (pour la cuisine) et très peu de pain. Il reste uniquement des denrées non périssables chez les épiciers comme le riz, le bourghol, les lentilles, les boîtes de conserves… mais à des prix astronomiques inabordables pour la majorité. Il faut dire qu’un dollar se changeait à 50 livres syriennes avant les 1 événements, à 180 L.S. il y a un mois et il est à 300 L.S. aujourd’hui. La cuisine de la société caritative Al Ihssan qui fournissait quotidiennement des repas à 35000 déplacés a fermé faute de gaz et celle de JRS, qui fournit 15000 rations quotidiennes fermera bientôt. 50000 déplacés seront privés de nourriture. Sans essence, les voitures ne roulent plus, la marche forcée est devenu le sport des Alépins; ce serait bon pour la santé si la température moyenne n’était de 40 degrés !

Les habitants ont attendu en vain les protestations de l’opinion occidentale (si prompte à protester pour le moindre délit) et les pressions de ses dirigeants (machiavéliques) sur les rebelles pour lever le blocus. Il ne s’agit plus d’un problème militaire ou politique, mais d’une cause humanitaire. Affamer une population de 2 millions de personnes équivaut logiquement à un crime contre l’humanité pour ceux qui croient à la paix et la justice. Se taire, c’est accepter la règle des politiciens occidentaux de 2 poids, 2 mesures.

2– Les tirs de mortier : Tous les jours, des obus de mortier tombent sur les quartiers habités surtout par les chrétiens. Tirés par les rebelles, de fabrication artisanale, ils font quand même quelques tués et des dizaines de blessés souvent graves. La semaine dernière, un jeune de 14 ans, scout à la troupe des Frères Maristes est mort d’un éclat d’obus dans la tête alors qu’il était chez lui, une fille de 8 ans a aussi reçu un éclat dans le cerveau, une jeune de 30 ans, coiffeuse, a eu une main arrachée et a dû être amputée, un homme de 70 ans a été blessé à la colonne vertébrale alors qu’il sortait de la messe, quelques exemples parmi tant d’autres drames. Dans ce contexte de violence, de privation, de désolation, de souffrances et de désespoir, nous continuons, nous les Maristes Bleus, à travers notre présence, notre résistance, notre accompagnement, notre aide et notre solidarité à être, pour les gens, une petite lueur d’espoir dans les ténèbres qui nous entourent. Tiens, vous êtes encore là, vous n’avez pas quitté comme les autres ? Et nous poursuivons notre action avec les déplacés, les démunis et les blessés.

Je voudrai d’abord vous présenter un projet déjà entrepris dont nous ne vous avions jamais fait part. C’est le projet «Blessés de Guerre». Il s’agit de soigner (gratuitement) les civils atteints par des blessures de guerre (balles, éclats d’obus…) et qui n’ont pas les moyens de se faire soigner dans les hôpitaux privés. Ces gens sont emmenés habituellement dans les hôpitaux publics (il n’en reste que 2, les autres ayant été détruits ou hors d’usage) qui manquent cruellement de médecins, d’infirmières et de matériel médical. Les soins y sont de qualité médiocre et la mortalité élevée.

Nous transférons ces blessés à l’hôpital Saint Louis (le meilleur d’Alep) où ils sont opérés et soignés avec les meilleures chances de survie. Les médecins et chirurgiens de l’hôpital (les plus compétents de la ville) offrent leurs services gratuitement et les Sœurs de St Joseph de l’Apparition, propriétaires de l’établissement depuis sa fondation en 1925, outre leur amour et des soins de nursing de qualité, offrent une réduction substantielle pour les frais d’hospitalisation. Les civils démunis soignés dans d’autres hôpitaux sont aussi pris en charge par le projet.

Nous avons pu ainsi sauver jusqu’à présent 18 civils blessés de guerre. Ce projet avait été initié par des Maristes Bleus il y a plusieurs mois et financé par une organisation internationale qui a décidé d’arrêter le financement il y a 2 mois. Nous, les Maristes Bleus, l’avons pris en charge entièrement avec la collaboration des médecins de l’hôpital et les Sœurs. Comme avant, les déplacés ont toujours toute leur place chez nous, les Maristes Bleus. 23 familles chrétiennes déplacées (notre capacité d’accueil maximale) de Djabal Al Sayde logent chez les Frères ; ils sont pris en charge complètement : nourriture, logement, vêtements, soins médicaux, accompagnement psychologique etc. Les autres familles du Djabal viennent souvent chez nous demander une aide, un conseil, des médicaments, des habits ou pour rendre visite.

Les familles musulmanes ex-déplacées des écoles de Cheikh Maksoud viennent tous les lundis recevoir un panier alimentaire. Nous accueillons toujours 20 jeunes filles musulmanes universitaires (auparavant, nous avions des jeunes filles venues présenter le Baccalauréat) qui habitent les zones occupées par les rebelles et qui sont en ville pour passer leurs examens. Nous poursuivons notre projet « le Panier de la Montagne » qui en est à son 12ème mois. Un panier alimentaire mensuel suffisant pour nourrir une famille pendant un mois est distribué à 300 familles parmi les plus pauvres d’Alep.

Les différents projets de notre association « l’Oreille de Dieu » continuent. 70 familles du quartier Midane que nous accompagnions bien avant les événements reçoivent toujours une aide alimentaire mensuelle et des soins médicaux gratuits. «Apprendre à grandir» pour les petits de 4 à 7 ans, avec ses 8 monitrices, continue à rendre heureux une 40aine d’enfants. « Skills School » pour les adolescents (tes) fait le bonheur de 30 garçons et filles. Et Finalement, « Tawassol » est destiné à 2 groupes de 6 adultes chacun pour leur apprendre l’informatique, une langue étrangère et la pédagogie.

Nos locaux sont pleins de vie : les déplacés qui y logent, les déplacés en visite, les demandeurs d’aide, les enfants de « apprendre à grandir », les jeunes de « Skills School », les adultes de « Tawassol », parfois les scouts de la troupe Champagnat et les malades qui viennent consulter au point médical ouvert tous les après- midi ; avec en arrière-fond le bruit du canon qui tonne et des balles qui sifflent. Sans oublier le camion-citerne qui se met au milieu de la cour pour remplir tous les jours nos réservoirs d’eau et notre camionnette qui rentre plusieurs fois par jour pleine de denrées et de marchandises (celles qu’on trouve) achetées ou reçues. Le soir, vers 21 heures, quand le calme revient, nous nous réunissons pour évaluer notre journée, prendre les décisions, répondre au courrier et partager. Et avec vous, je voudrai partager quelques beaux gestes de solidarité que nous avons vécus récemment.

  • Y.S., un jeune de 19 ans est transféré, dans un état critique, à l’hôpital St Louis, atteint par une balle qui lui a perforé le poumon, la trachée et le cou. Mis, sous ventilation assistée, aux soins intensifs, il a été opéré d’urgence par le plus grand chirurgien thoracique d’Alep (qui fait partie de l’équipe du projet « Blessés de Guerre » et qui ne touchera donc pas d’honoraires). Son état s’est amélioré mais restait critique. Ce soir-là, le chirurgien et le médecin réanimateur ont refusé de rentrer chez eux et ont passé la nuit à l’hôpital pour être présent si la situation du jeune malade se détériorait la nuit.
  • G.Z., déplacé de Djabal Al Saydé, sans travail, et qui loge avec sa famille de 5 personnes chez nous à la communauté a reçu un don de 4000 LS de son église. Cette somme est à peine suffisante pour les petites dépenses quotidiennes de la famille. Il a voulu nous en donner 1000 LS pour participer à l’achat de pain qui a atteint des prix vertigineux à cause du blocus.

Voilà où nous en sommes. Nous essayons de résister malgré tout ; Résister après exactement un an, 365 jours de guerre. Résister au pessimisme, à la fatigue, au découragement et à l’extrémisme. Comme disait notre grand Ami Jean Debruynne**, « Résister, c’est ne jamais renoncer à guetter le soleil par l’ouverture d’une bouche d’égout » ou encore « Résister, c’est être assez têtu pour voir se lever le jour derrière les barbelés ».

Nabil Antaki Pour les Maristes Bleus Alep le 17/7/2013

Notes :

* Au moment de l’envoi de cette lettre, il semble que le blocus s’est un peu allégé ou est un peu contourné

** Jean Debruynne était prêtre de la Mission de France. Poète et auteur, il avait accompagné de nombreux mouvements dont Les Scouts et Guides de France, Partage et Rencontre etc. 6

Le Hezbollah impose les lignes rouges !


Hassan-Nasrallah« Un petit exercice de calculs : additionnez le nombre de missiles Scud

à ceux Katioucha que les Hezbollah possède, puis les additionner aux missiles Chehab et Zelzal et les diviser sur les 7 millions et demi d’habitants, vous saurez combien de projectiles chaque israélien va essuyer. Quant au problème de géométrie, il consiste à dessiner trois cercles autour de Tel Aviv : le premier pour la capacité de destruction des Shehab, le second pour celle des Scud et le troisième pour celle des Katiouchas. A supposer que l’assaut contre Israël sera cordonné entre le Hezbollah, l’Iran et la Syrie, voudriez-vous recommander au Hezbollah de ne tirer que ses Scuds et d’épargner ses Katiouchas et à l’iran de n’utiliser que ses Shehabs. Évaluer vos réponses en fonction de votre lieu de résidence et de la portée du projectile »Ce passage extrait d’un article publié dans le quotidien israélien Haaretz et signé du chroniqueur Tsevi Bareil illustre bien le degré d’inquiétude chez les Israéliens, en raison de la menace existentielle qui se présente par la force de dissuasion balistique qui s’est accumulée chez la résistance libanaise, depuis la fin de juillet 2006 et jusqu’à nos jours.

Hezb_roquetteOr « l’Etat apeuré » qu’est le gouvernement israélien veut faire préparer son opinion publique et l’armée en même temps au prochain conflit avec la résistance au Liban, et « qui sera tranché en un seul mois », selon les propos du chef d’État-major israélien Benny Gantz.

Or, entre le Hezbollah et Israël se dresse un équilibre de la terreur dont l’objectif est de dissuader tout affrontement. L’ancien secrétaire d’État à la défense américaine Robert Gates l’avait abordé lorsqu’il a dit que «  le Hezbollah détient des missiles beaucoup plus que de nombreux gouvernements ».

Du coup, Israël se trouve face à deux options : soit il cohabite avec cette force et se résigne à ce statu quo, ce qui est littéralement le contraire de sa doctrine militaire basée sur l’offensive ; soit il prend le risque de rentrer dans une confrontation, dont le commandement militaire ignore l’essence et les conséquences, en dépit des assertions de Gantz.

S. Nasrallah lance les surenchères sur les missiles de la résistance

Le Hezbollah a  maîtrisé l’art de la manipulation avec Israël. Son secrétaire général Sayed Hassan Nasrallah envoie des messages cryptés que l’ennemi sait très bien lire.

En effet, Israël a bien décrypté les propos de Sayed Nasrallah. Durant ces dernières années, il a mobilisé à pleine vitesse ses appareils de renseignements pour obtenir des informations ou des données suffisantes concernant le niveau d’armement, d’entrainement et de préparation des plans pour la prochaine confrontation.

Le commandement militaire israélien a développé un tableau censé mesurer le rythme de hausse des activités d’armement du Hezbollah. Quant à ses indicateurs, ils ont été  mesurés durant deux étapes :
La première a commencé avec la fin de l’offensive de  Juillet, et s’est poursuivie jusqu’en 2010 : le Hezbollah  y a réalisé un saut qualitatif, selon l’aveu du Shin Bet ‘ israélien.
Quant à la deuxième phase, c’est la plus importante car elle est lié à la crise syrienne, et au cours de laquelle le Hezbollah a raccourci les distances de son armement en voulant s’acquérir des systèmes de défense anti aériens super sophistiqués et des missiles de type « Scud ».

La force du Hezbollah après la guerre de juillet

hezbollah_missile_2009S’agissant de la première étape,  le témoignage de l’ancien directeur du « Service de recherches» dans le Département des renseignements le brigadier général Yossi Bedetz , a mis la lumière devant la commission des Affaires étrangères et de la Sécurité à la Knesset en 2010 sur une réalité douloureuse pour le public israélien lorsqu’il a dit franchement que le Hezbollah détient un arsenal formé  de milliers de missiles balistiques de tous les types et pour toutes les distances, y compris des missiles au combustible solide plus précis et plus long, concluant que le Hezbollah  en 2010 est tout à fait différent de celui de 2006.

Les estimations israéliennes sur la quantité des missiles existants chez la résistance ont progressé comme ci-suit: de 12 mille roquettes, selon « l’étude Aviad », elles sont passées à plus de 20 mille roquettes, selon le ministre de la Défense israélien Yehuda Barak en Août 2007. Plus tard, le chiffre s’est finalement fixé, selon des sources de renseignement, sur 42 000 roquettes de types «Katioucha», «Raad», «Zelzal , «Khayber» et «Fateh 110» , d’une portée allant de 250 à 300 kilomètres et pouvant  transporter des têtes explosives.

Ce changement de taille s’est illustré en 2010, selon les milieux des services  de renseignement israéliens, par l’acquisition de missiles M-600, qui sont considérés comme plus précis que les missiles précédents et sont capables d’atteindre une portée de 250 km et de transporter une tête explosive pesant environ une demi tonne.

Sans oublier d’autres missiles Scud transférés par la Syrie, d’une portée maximale de 500 km, et équipés d’ogives pesant une demi tonne, et des missiles de type «Zelzal » de 400 km de portée, et équipés d’une tête explosive pesant environ 300 kg.

La discussion en Israël ces jours-ci ne tourne plus autour des roquettes  «Kornet» et «Metz» que le Hezbollah possédait avant la guerre, mais  autour de types plus dangereux et mortels.

antichar_KrizantemaDepuis 2008, le Hezbollah détient  entre les mains le successeur du missile Kornet, une fusée antichar russe baptisée «Krizantema», d’une portée de six kilomètres et pouvant pénétrer l’armure de tous les types de chars.

Le tournant dans l’équilibre de dissuasion à l’avantage de la résistance s’est produit avec le lancement des événements syriens. Ce que la direction israélienne redoutait le plus est devenue une réalité, depuis  qu’Israël se trouve dans l’incapacité de faire quoique ce soit pour freiner la capacité d’acquisition d’armes par le Hezbollah et qui se développe jour après jour.

La phase d’autosuffisance

Le Hezbollah a réussi à réaliser plusieurs objectifs mortels dans le champ de la dissuasion israélienne.
L’ancien président du «département du renseignement militaire» dans l’armée israélienne le général Amos Yadlin, est parvenu dans une étude préparée sur la résistance, à une conclusion choquante pour la société israélienne. Elle dit que «toutes les armes en Syrie et en Iran, qu’elle soit conventionnelles ou pas,  sont parvenues au Hezbollah».

scud dMême de son de cloche de la part de son collègue, le président de la «direction sécuritaire et politique» du ministère israélien de la Défense, Amos Gilad, qui dans un aveu qui est le premier du genre, confirme une vérité inébranlable: « le Hezbollah détient des missiles de type « Scud D » de 700 km de distance, Ils sont  capable de transporter une tête pesant 150 kg ainsi qu’une ogive biologique et chimique, et sont aussi en mesure de prendre pour cible n’importe quel endroit en Israël, à partir de n’importe où au Liban ».

Ce «concert d’horreur» s’est clôturé par l’adhésion du commentateur des questions militaires pour le site « Walla », Amir Boukhbot, qui estime que «l’acquisition par la résistance de missiles « Scud » va modifier l’équilibre stratégique au Moyen-Orient.
« Il suffit de lancer un seul projectile pour créer un effet dissuasif vigoureux », a-t-il averti.

L’ennemi venait à peine de prendre connaissance de la présence des missiles Scud entre les mains de la résistance qu’une étude réalisée par  le directeur du « Projet d’équilibre militaire en réserve au Moyen-Orient»,  Yiftah S. Shapir mettait en garde le mois de Février dernier contre «des séquelles de l’acquisition par la résistance d’armements pouvant porter atteinte à l’équilibre stratégique dans la région ».

pantsir_DCAShapir a parlé du mal absolu, celui de nouveaux systèmes qui pourraient entre transmis au Liban, et qui feraient voler le sommeil aux décideurs à Tel-Aviv, sur les niveaux de sécurité et de politique. Ces deux systèmes sont Stirlitz et Pantsir de défense aérienne.

Shapir a mis au point dans son étude un certain nombre de lignes rouges qu’Israël ne devrait pas admettre, faute de quoi l’équilibre serait perturbé à l’avantage du Hezbollah.
La première ligne consiste à empêcher l’arrivée au Liban du système de défense aérienne SA-17, qui est l’un des systèmes de lance-roquettes  antiaériens les plus sophistiqués…

SYS_bastionLa deuxième réside dans les missiles du système sol-mer « Bastion ». Le fait de les installer sur les côtes libanaises permettra de couvrir tout le littoral israélien.

De plus, le missile supersonique russe antinavire «Yakhont» rendra la tâche de la marine israélienne de l’intercepter très difficile.
Avec l’entrée en action du drone « Ayoub », lancé par le Hezbollah en Octobre dernier dans l’espace aérien de la Palestine occupé, à une profondeur de 55 kilomètres, la résistance au Liban aura instauré la première équation de dissuasion aérienne dans l’histoire du conflit avec Israël.
Ce qui lui a permis d’ébranler le système de protection de l’espace aérien israélien, désormais pénétrable, surtout que cet avion, ainsi que son cadet  « Mersad » ne sont pas les deux seuls appareils que détient le Hezbollah, selon des sources du Département du renseignement militaire.

Al Manar

Pourquoi a-t-on admis la Croatie dans l’Union européenne?


Ce n’est plus une nouveauté que les rebelles islamistes qui se battent contre l’armée nationale syrienne ont été armés et entraînés par les Etats du Golfe, la Libye et les pays occidentaux. Des journalistes ont déjà filmé durant les combats des armes modernes, telles que le fusil d’assaut américain M-16, muni de lunette, équipant  des tireurs d’élite islamistes du bataillon Hamza qui opère dans Ar Rastan (Homs). Lire la suite Pourquoi a-t-on admis la Croatie dans l’Union européenne?

Explosif ! Vont suivre des changements rapides et profonds à l’échelle planétaire (partie 1/2)


La théorie de la désinformation se réfère à toute intervention sur les éléments de base d’un processus de communication dans le but de cultiver un certain type de réactions, attitudes et actions de la part des destinataires, (génériquement appelés cibles), en vue d’un but particulier. Ces actions sont généralement créées par des organisations spécialisées, militaires ou paramilitaires. Normalement, les pays occidentaux dits démocratiques ont des institutions capables de percevoir ce type de guerre psychologique contre la population sans défense et devraient intervenir. Mais ils ne l’ont et ne le feront jamais. Lire la suite Explosif ! Vont suivre des changements rapides et profonds à l’échelle planétaire (partie 1/2)

Les troupes américaines regroupées en Jordanie après la fermeture par la Turquie des circuits de livraison d’armes US et OTAN aux rebelles syriens


Erdogan-Obama-SyrieLa décision américaine d’améliorer l’armement des rebelles syriens s’est heurtée à un revers majeur: DEBKAfile révèle que le Premier ministre turc Tayyip Erdogan a appelé le président Barack Obama à Berlin le Mercredi 19 Juin, pour lui faire part de sa soudaine décision de fermer le circuit turc du transfert des armes américaines et de l’OTAN aux rebelles syriens.

Dans ce contexte, le président américain a informé le Congrès Vendredi 21 Juin, que 700 soldats américains prêts au combat resteraient en Jordanie à la fin des exercices conjoints américano-jordaniens (NDT : Eager Lion). Parmi eux il y aurait des équipes pour deux batteries de missiles anti-aériens Patriot et pour la logistique, un personnel de commandement et de communication nécessaires pour appuyer ces unités. Les États-Unis laisseront également derrière eux, à la fin des manœuvres, un escadron de 12 à 24 avions de combat F-16 à la demande de la Jordanie. Quelque 300 soldats américains étaient déjà en Jordanie depuis l’année dernière.

La décision de M. Erdogan va laisser les rebelles syriens qui combattent dans Alep pratiquement abandonnés à leur sort. La chute de Qusayr a coupé leurs livraisons d’armes en provenance du Liban. Les livraisons à travers la Jordanie ne dépassent pas le sud de la Syrie et il leur est presque impossible de se déplacer vers le nord, où les rebelles et le Hezbollah soutenu par l’armée syrienne sont enfermés dans une bataille décisive pour Alep.

Le Premier ministre turc a dit à Obama qu’il craignait les représailles de la Russie, s’il continuait de laisser des armes américaines  et de l’OTAN parvenir aux rebelles syriens.

Depuis le Sommet du G8 en Irlande du Nord la semaine dernière, Moscou a émis des condamnations quasi quotidiennes de l’Occident pour l’armement des terroristes.

Le porte-parole rebelle à Alep a affirmé, vendredi, qu’ils avaient maintenant des armes qui, selon eux, « vont changer le cours de la bataille sur le terrain. »

Des sources militaires de DEBKAfile sont fortement sceptiques sur leur capacité – même après les nouvelles livraisons – à résister à l’assaut sur ​​leurs positions dans la ville assiégée par les forces combinées de l’armée syrienne, des troupes du Hezbollah et des chiites irakiens armés. L’évaluation des services secrets qui prévaut est qu’ils seront écrasés à Alep comme ils l’ont été à Al Qusayr.
La bataille d’Al Qusayr  a été perdue après 16 jours de combat féroce; Alep devrait tomber après 40-60 jours de carnage.

Les armes que les rebelles ont reçues des États-Unis, de l’OTAN et de sources européennes ont été achetées sur les marchés internationaux – non seulement parce qu’elles sont relativement peu chères, mais aussi parce qu’elles étaient pour la plupart de fabrication russe. Les rebelles sont ainsi équipés d’armes russes pour lutter contre les armes russes utilisées par l’armée syrienne. Cela a mis Moscou plus en colère que jamais.

Jusqu’à présent, le gouvernement Erdogan a appuyé sans réserve l’opposition syrienne, leur permettant de créer des centres de commandement vitaux et des bases arrière sur le sol turc et d’envoyer des fournitures à travers la frontière aux unités de combat. Il a tiré le tapis sous leur cause et donné à Assad un sacré coup de pouce

Cette volte-face est un tremblement de terre stratégique – et pas seulement pour ce qui concerne la guerre de Syrie, mais aussi pour les États-Unis et, avec le temps, pour Israël aussi.

Il y a dix ans, M. Erdogan a fait la même manœuvre quand il a refusé aux troupes américaines le passage par la Turquie pour l’ouverture d’un second front en Irak contre Saddam Hussein.

Le président Obama a réagi en amassant en Jordanie 700 à 1000 soldats américains équipés et prêts au combat. Les intercepteurs de missiles Patriot et les avions de chasse  F-16 resteront sur place après les manœuvres conjointes aussi longtemps que la situation sécuritaire l’exigera. Selon DEBKAfile : Les manœuvres conjointes américano-jordaniennes ont été en effet brutalement écourtées au bout de deux semaines, alors qu’elles étaient prévues pour durer deux mois jusqu’à la fin de Août.

L’élargissement des perturbations liées à la guerre en Syrie est sur le point de basculer sur la Jordanie et se rapproche plus que jamais d’Israël.

Traduction : Avic

http://www.debka.com/article/23066/US-troop-buildup-in-Jordan-after-Turkey-shuts-US-NATO-arms-corridor-to-Syrian-rebels

Énorme investissement de la Russie dans la capacité de production de missiles AA de longue portée


Un saut qualitatif réalisé par les chantiers navals russes, a permis au groupe naval russe, spécialement destiné à la Mer Noire et la Méditerranée de reprendre la suprématie en Méditerranée orientale, qui appartenait jusqu’ici à la Sixième Flotte des Etats-Unis. Il peut ainsi empêcher l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne et des frappes aériennes par des missiles de croisière lancés à partir des porte-avions, destroyers et sous-marins d’attaque américains contre l’armée nationale syrienne. Lire la suite Énorme investissement de la Russie dans la capacité de production de missiles AA de longue portée

« Eager Lion » – Opération d’extraction de mercenaires islamistes de Syrie ? partie III


Dans la partie précédente, nous avons vu comment  ces rebelles ont été sélectionnés, formés et engagés dans les  « sales » guerres des forces des opérations spéciales des États-Unis que les Américains eux-mêmes ont vécues au Vietnam, dans les pays d’Amérique centrale et en Irak. Nous allons maintenant nous étendre sur d’autres volets qui nous permettront de répondre à beaucoup des questions qui se posent. Lire la suite « Eager Lion » – Opération d’extraction de mercenaires islamistes de Syrie ? partie III

Syrie : Alep ou le « déséquilibre » fabiusien !


Francois-Hollande-et-Laurent-Fabius_pics_809Par Mouna Alno-Nakhal

Ce que vous ne comprenez pas et dont le ministre français des Affaires étrangères doit vous convaincre est que la résistance d’Alep « la Syrienne » menace l’équilibre de son monde, de sa communauté prétendument internationale, et de ses larbins endoctrinés à prix d’or pour continuer à la piller et à en massacrer les citoyens coûte que coûte [1].

Mais rassurez-vous, il ne vous en coûtera rien ! Ce ne sont pas les soldats français qui se battront sur le sol syrien pour défendre la crédibilité de la France et « rééquilibrer » la perte de son influence et de sa grandeur. Cette lourde tâche est confiée à des sous-fifres traitres ou endoctrinés qui sont, en l’occurrence, les « néo-résistants » made in France, US, et ailleurs…

Mais voilà, Monsieur Fabius est bien obligé de constater que ses « prétendus résistants » sont dans une mauvaise passe. Qu’à cela ne tienne. Contrairement aux Russes, lui et ses collègues arabes et ottomans empêcheront l’Armée de [Bachar] d’en délivrer les habitants d’Alep et, à défaut, la tenue de la « Conférence de Genève.2 » si les délégués de ces vendus, assassins et nécrophages ne peuvent y participer faute d’atouts dans leur jeu de poker menteur [2]. Et quel meilleur atout que de continuer à terroriser « Alep la somptueuse » en tentant d’empêcher ses fils, les soldats de l’Armée arabe syrienne, de remporter une deuxième victoire ? [3].

Et puisque les paroles s’en vont mais les écrits restent, ci-dessous la transcription de l’objet de ce « billet d’humeur », triste humeur autant pour la Syrie que pour la France !

Interview de Laurent Fabius sur France 2 (12.06.2013) :

[…]
Fabius : J’avais hier mon collègue David Oglü longuement au téléphone pour parler de la Syrie et puis on a parlé aussi de la Turquie. Et, il m’a expliqué quelle était sa vision de la situation [en Turquie] et je lui ai dit vraiment ce qu’était la position officielle de la France… que l’on souhaitait la retenue et l’apaisement… et la solution passe par le dialogue, là bas comme partout.

France 2 : Alors justement vous parliez de la Syrie. Les rebelles sont en train de perdre du terrain. Est-ce qu’il faut les armer ? Les Américains sont prêts à le faire.

Fabius : Il faut qu’il y ait un rééquilibrage, parce qu’au cours des derniers jours, des dernières semaines, les troupes de [Bachar] et surtout le Hezbollah et les Iraniens, avec les armes russes, ont repris un terrain considérable et il faut qu’on puisse arrêter cette progression avant Alep !

Là, c’est la prochaine cible qui est celle, à la fois, du Hezbollah et des Iraniens ! Et il faut qu’on l’arrête, parce que si on n’a pas de rééquilibrage sur le terrain il n’y aura pas de Conférence de la paix à Genève. L’opposition n’acceptera pas d’y venir ! Or, il faut qu’il y ait une solution politique. Donc, il faut qu’on puisse arrêter les troupes de [Bachar] et qu’on aille, si possible, au moment de Juillet vers une conférence politique.

C’est bien pour ça qu’on milite. Pour que « les soldats de la résistance » puissent se défendre, il faut qu’ils disposent d’armes parce que [Bachar], lui, il a des avions, plus de 500 ; il a des canons puissants ; et il a utilisé, d’une façon scandaleuse, des armes chimiques. Et donc, en face, il ne s’agit pas d’armer pour armer, mais il faut qu’il y ait un rééquilibrage !

France 2 : Alors qui va les armer ? L’Europe ? Les États-Unis ? Les pays arabes ?

Fabius : Déjà… Déjà… Il y a déjà des armes qui leur sont données par les pays arabes. Nous, vous savez qu’on respecte la réglementation européenne qui dit que c’est à partir du1er Août que des armes puissantes peuvent être données. Pour l’instant, nous n’avons pas encore décidé. Et les Américains – effectivement j’ai eu mon collègue Monsieur Kerry hier – ils sont en train d’examiner leur propre position. Je crois qu’il y a dans l’administration américaine des positions différentes. Les Américains auraient bien voulu se tenir à l’écart de tout cela, mais le conflit n’est plus local !

C’est un conflit régional et même international ! La Jordanie est touchée. La Turquie est touchée. Le Liban est touché. L’Irak est touché. En Syrie, c’est un désastre. Ça peut avoir des répercussions sur le conflit israélo-palestinien ! Donc, personne ne peut dire : moi ça ne me regarde pas !

France 2 : Est-ce qu’il faut une intervention militaire occidentale ?

Fabius : Non… personne ne demande, si vous voulez, qu’il y ait un envoi de troupes au sol en Syrie. Absolument pas. Ce serait la catastrophe ! Mais il faut que les « résistants » puissent avoir les moyens de se défendre.

J’ajoute en plus que ça devient un conflit, comme on dit en anglais [ !?], sectaire, c’est-à-dire religieux entre les chiites, les sunnites… Et c’est un imbroglio épouvantable avec des menaces, je dis bien, sur toute la région.

Et derrière l’affaire syrienne il y a évidemment la question iranienne : est-ce que l’Iran, l’an prochain, va oui ou non… pourra avoir l’arme nucléaire ? Notre position, à nous Français, c’est de dire que si on n’est pas capable d’empêcher l’Iran de prendre la main sur la Syrie, quelle crédibilité aurait-on en lui … en exigeant qu’elle n’ait pas l’arme atomique ? Donc, tout est lié.

[…]

Laurent Fabius/ France 2
12/06/2013

Source : France Diplo TV
http://www.dailymotion.com/video/x10tgsn_interview-de-laurent-fabius-sur-france-2-12-06-2013_news?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#.Ubhrob5OJ_8

Notes :

[1] Syrie : Le pilleur d’Alep !
http://www.mondialisation.ca/syrie-le-pilleur-dalep-2/5323740

[2] Syrie : Les joueurs impénitents
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29338

[3] Qousseir / Al-Qusayr Syrie, Une Victoire Stratégique Majeure
http://www.youtube.com/watch?v=DyXNF0Us7oE

 

Mouna Alno-Nakhal

Bachar Al Assad le rebelle


bachar-al-assad-Quelque part, il doit y avoir quelqu’un qui est en train de se livrer à des expériences sur les humains. Ces expériences viseraient à tester jusqu’où on peut remplacer le réel par le virtuel sans que les humains ne s’en rendent compte. Depuis quelques années on assiste à toutes les formes possibles de falsifications et de distorsion de la réalité ayant des conséquences concrètes sur notre vie quotidienne et même servant de base pour toutes nos décisions.  Si expérimentation il y avait, l’expérience serait concluante. Notre vie réelle peut bel et bien être basée sur du virtuel.

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