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Un navire fantôme plein de rats cannibales fonce vers le Royaume-Uni


6876761-un-navire-fantome-plein-de-rats-cannibales-fonce-vers-le-royaume-uni-635x314Le paquebot abandonné Luybov Orlova a été repéré au large du Royaume-Uni et pourrait s’échouer près des côtes. A bord ? Des centaines de rats affamés.

C’est un navire fantôme. Un paquebot abandonné et perdu en mer. Personne ne tient la barre. Mais, à son bord, sûrement des « centaines » de rats devenus « cannibales« . Personne ne sait où il est. Il pourrait bien faire route vers les côtes du Royaume-Uni, prêt à s’écraser et à répandre ses passagers affamés. Lire la suite Un navire fantôme plein de rats cannibales fonce vers le Royaume-Uni

Hollande sommé de rendre des comptes par Netanyahu


hollande-netanyahouChaque jour nous amène des preuves nouvelles de la servitude des dirigeants français.  Une nouvelle fois, François Hollande a du rassurer ce vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur sa position vis à vis de l’Iran en vue  de la prochaine réunion du 5+1 à Genève entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni) plus l’Allemagne sur le programme nucléaire de Téhéran. Notre toutou en chef a du assurer de toute sa fermeté à l’égard de l’Iran, annonce l’Elysée. Qui sait si le pervers Netanyahou ne le lui a pas fait répéter plusieurs fois, histoire de s’assurer de son obéissance complète ?

Cela s’est passé par téléphone hier. Le premier ministre israélien est en train de compter ses adeptes. D’ores et déjà, il peut compter sur ses deux fidèles : le Royaume Uni et la France. Selon le quotidien israélien Haaretz, des délégations de diplomates britanniques et français, comprenant les principaux négociateurs de chacun des deux pays sur le nucléaire iranien, s’étaient rendues mercredi en Israël pour y informer leurs interlocuteurs de leurs attentes à la veille des discussions de Genève.

Si vous ne l’aviez pas compris, les 5+1 sont en fait 3 : la Russie, la Chine et Israël représenté officiellement par les 4 autres. Avant chaque négociation, c’est un va et vient entre Tel Aviv et les 4 capitales pour savoir quelle conduite tenir. Et la conduite à tenir, pour Netanyahou, est claire : durcir les sanctions et oublier tous les salamalecs autour de l’assemblée générale de l’ONU. Il veut reprendre ses troupes en main.

Et d’ailleurs, jeudi, il a accordé une interview à France 24 pour rappeler ses devoirs à Hollande et gommer la poignée de main que ce dernier a eue avec Hassan Rohani  à New York.  Qui le sait, d’ailleurs que François Hollande a rencontré Rohani ? Le déclin de la France est tel que tout ce que fait son président est, au mieux, ignoré sinon ridiculisé. Lors de l’interview, Netanyahou a donc exhorté Flamby à être ferme. Nous verrons jusqu’où ira sa fermeté.

Avic

L’Amérique totalement discréditée – Paul Craig Roberts


declin USAUn stupide président Obama et un ministre des affaires étrangères imbécile John Kerry ont fait gagner au gouvernement américain sa plus lourde défaite diplomatique de l’histoire et ont détruit la crédibilité de la fonction même du présidfent, du ministère des affaires étrangères et de l’entière branche exécutive. Tous sont mis à nus comme des menteurs de troisième zone.

Complètement intoxiqué par l’arrogance néfaste des mensonges passés qui ont été avalés par qui de droit pour détruire l’Irak et la Libye, Obama a cru que les Etats-Unis, cette “super-puissance”, ce pays “exceptionnel et indispensable”, auraient encore pu en remettre une couche, cette fois-ci contre la Syrie.

Mais le reste du monde a maintenant appris à éviter la course à la guerre de Washington surtout quand il n’y a aucune preuve de quoi que ce soit. Un stupide Obama a été poussé trop loin par une conseillère à la sécurité nationale incompétente, Susan Rice, et la meute de néo-conservateurs qui la soutient, ainsi le parlement britannique a amputé le membre gangréné.

Quel imbécile se mettrait dans une telle position ?

Maintenant, Obama est seul, isolé, essayant de se sortir de cette menace d’attaque d’un pays souverain sans autorisation de personne, ni de l’ONU, ni de l’OTAN, ni du congrès qu’il a ignoré. Sous les standards de Nüremberg, l’agression militaire est un crime de guerre. Washington a jusqu’ici réussi à passer aux travers des mailles du filet en se cachant derrière les acquiescements de l’ONU et de l’OTAN ; malgré ces accords, ce qui a été fait demeure des crimes de guerre.

Mais sa conseillère à la sécurité et les va t’en guerre néoconservateurs lui disent qu’il doit prouver qu’il est le vrai dur à cuire qui peut se tenir seul et commettre des crimes de guerre comme un grand sans la couverture de l’ONU ou de l’OTAN et d’un congrès américains couard. Il n’en tient qu’à Obama, insistent-ils, d’établir à tout jamais que le président des Etats-Unis est au-dessus de la loi. Que lui et lui seul est le “décideur”, le César, qui détermine ce qui est permis ou non. Le César de la seule “super-puissance” mondiale doit maintenant affirmer son autorité sur toute loi ou l’hégémonie de Washington sur le monde est terminée.

Comme je l’ai fait remarquer dans un autre billet, si Obama le fait seul, il sera harcelé pour le reste de sa vie comme un criminel de guerre qui n’osera plus quitter les Etats-Unis. En fait, un effondrement économique qui pointe à l’horizon pourrait aussi altérer le pouvoir et l’attitude des Etats-Unis, Obama se retrouvant ainsi possiblement devant des tribunaux pour ses crimes de guerre.

N’importe comment, le gouvernement américain a perdu sa crédibilité de par le monde et ne la regagnera jamais, à moins de traduire les régimes Bush et Obama devant la justice pour leurs crimes de guerre (NdT: et tant qu’on y sera, ceux de Clinton, Bush père, Reagan, Carter, Ford, Nixon et les précédents à titre posthume…)

La destruction par Obama de la crédibilité américaine va  bien au-delà de la diplomatie. Il est plus que probable que cet automne, ou cet hiver et très certainement en 2014, les Etats-Unis feront face à une crise économique encore plus dévastarice

L’abus par la banque de la réserve fédérale et le ministère du budget et des finances du dollar en tant que monnaie de réserve, l’émission sans fin de nouvelle dette et l’impression (création de l’air du temps) de dollars pour la financer, le point de focus des Etats-Unis de sauver les “banques trop grosses pour se planter” et ce en se moquant éperdument des conséquences négatives que cela a sur l’économie intra muros ainsi que sur les économies mondiales et les créanciers de la dette des Etats-Unis, l’attente de la crise politique sur le problème non résolu du déficit et de la limite du plafond de la dette auxquels devra faire face le congrès à la rentrée de Septembre, l’effondrement de l’emploi et une économie sombrant corps et âme, présentent dans l’ensemble une crise pour le gouvernement de Washington, qui est bien trop importante pour la somme d’intelligence, de connaissance, de maîtrise et de courage à disposition.

Lorsque la proverbiale m…. touchera le ventilateur (NdT: idiôme américain de l’expression “when the shit will hit the fan”, littéralement “quand le merde touchera le ventilateur”… vous avez l’image…), les entités incompétentes et corrompues que sont la réserve fédérale et le ministère des finances, n’auront alors pas plus de crédibilité qu’Obama et Kerry.

Le reste du monde, spécifiquement les états marionnettes de Washington que constituent l’OTAN, prendront grand plaisir de l’embarras de la seule “super-puissance” du monde, qui n’a fait que fonctionner sur du vent et son arrogance depuis la chute de l’URSS.

Le monde ne viendra pas à la rescousse de Washington, maintenant universellement détesté, avec des swaps de monnaies, toujours plus d’emprunts et d’aides étrangères. Les Américains vont chèrement payer leur négligence, leur inattention, leur manque d’intérêt et leur croyance ignorante que rien ne peut aller mal pour eux et que si cela arrive cela ne peut-être que très temporaire.

Deux décennies complètes de délocalisation ont laissé les Etats-Unis avec une force de travail similaire à un pays du tiers monde, employée intra muros dans des boulots a bas salaires de services non-commerciaux, une force de travail comparable à celle de l’Inde il y a 40 ans. D’ores et déjà la “seule super-puissance au monde” est affligée avec un très grand secteur de sa population qui dépend du gouvernement pour sa survie. Alors que l’économie se désintègre, la capacité du gouvernement à satisfaire la demande croissante de biens de survie diminue. Les riches vont demander que les pauvres soient sacrifiés dans l’intérêt des riches et les partis politiques acquiesceront.

Est-ce pour cela que le département de la sécurité de la patrie (NdT: la tristement célèbre DHS, Stasi, Securitate de l’empire du goulag levant…), une institution gestapiste, possède maintenant une force para-militaire qui s’accroît, équippée de chars d’assaut, de drones et de milliards de cartouches (NdT: vous avez bien lu !.. Il s’agit de milliards de cartouches commandées et documentées par la DHS aux usines de munitions…) ?

Combien de temps cela prendra t’il encore avant que les citoyens américains soient abattus dans leurs propres rues par “leur” gouvernement comme cela se passe très souvent dans les pays proches alliés de Washington comme l’Egypte, la Turquie et le Bahreïn ?

Les Américains ont négligé les requis de la liberté. Ils sont si patriotiques et naïfs, que tout ce qu’un gouvernement a à faire est de s’enrouler dans le drapeau, et le peuple, ou en tout cas, bien trop de citoyens, croient quelque mensonge que leur raconte le gouvernement. Ces gens si naïfs défendront le mensonge du gouvernement jusqu’à la mort, et de fait, jusqu’à la mort de la Terre entière.

Si les Américains continuent de croire les mensonges du gouvernement, ils n’ont aucun futur. Si la vérité est connue, les Américains ont déjà perdu un futur vivable. Le “siècle américain” des néoconservateurs est terminé avant même d’avoir commencé.

Mise à jour: J’ai entendu venant d’amis éduqués et conscients de ce qui se passe, que la pressetituée bat les tambours de la guerre ce soir aux informations. Ceci ne fait que montrer ce que sont ces putes des médias américains et leur déconnexion totale avec la réalité. Quiconque perd son temps à regarder les médias de masse américains est un idiot lobotomisé, un danger pour l’humanité.

Mise à jour du 30 Août 2013 à 20:52:

L’imbécile de la Maison Blanche va t’il être la victime de ses propres stupides nominations présidentielles ? N’a t’il vraiment personne pour lui dire comment échapper à ce dilemne où l’ont placé ses abrutis de ministre des affaires étrangères et conseillère à la sécurité ? Quelqu’un doit dire au bouffon de la Maison Blanche qu’il doit dire qu’il accepte les conditions de la communauté internationale qu’il n’y a en fait pas suffisamment de preuves pour lancer une attaque militaire contre la Syrie et de tuer encore plus de gens qui ont été tués dans la soi-disant attaque chimique, toujours non prouvée et qu’il attend de plus amples preuves. Que dieu aide l’imbécile et le pauvre pays qu’il représente.

Traduit de l’anglais par Résistance 71

Source : http://www.paulcraigroberts.org/

Craig Roberts withkitties_150_120Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Contre la culture du mensonge, la culture de la France !


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Contre la culture du mensonge, la culture de France ! par Aymeric Chauprade

Une nouvelle fois, après l’Irak, la Yougoslavie et la Libye, l’Occident a recours au mensonge le plus grossier qui puisse être : l’accusation d’usage d’armes de destruction massive.

La vérité est que le régime syrien est en train de gagner la bataille contre les terroristes islamistes et qu’il n’a pas besoin d’armes chimiques pour cela. Fort du soutien de l’Iran, du Hezbollah libanais et de la Russie (soutien politique sans failles), il est en train d’écraser son opposition islamiste, minoritaire dans le pays (bien que les sunnites soient majoritaires) et cela face à une rébellion islamiste internationale qui n’a plus d’autre issue que de tenter d’impliquer la France, le Royaume-Uni et les États-Unis dans la guerre.

Il faut dénoncer avec la plus grande fermeté ce mensonge de la rébellion islamiste et son soutien par le gouvernement français, soutien qui s’apparente autant à une trahison des intérêts de la France qu’à un crime contre la paix internationale.

Plus que jamais, il devient urgent de libérer la France des forces hostiles qui se sont installées au sommet de l’État, alors même que l’immense majorité de ceux qui servent cet État, dans les échelons subalternes, sont restés loyaux à la France et au Bien commun des Français.

J’appelle donc tous les patriotes français, de droite comme de gauche, à démonter ce mensonge et à rallier le projet d’un monde multipolaire fondé sur la souveraineté des peuples et le dialogue des civilisations, projet porté avec force par le Président Poutine en Russie, et soutenu par la Chine, l’Inde, l’Iran et bien d’autres pays émergents. C’est avec le soutien de ces pays que tous les patriotes européens contribueront à l’éviction de cette oligarchie mondialiste, arrogante et cynique. Cette oligarchie financière et ses serviteurs dévoués, placés à la tête des partis de gouvernement, qui a laissé partir l’or des banques centrale américaine et européennes en Asie, qui détruit la monnaie par une politique folle de la planche à billets, qui a soumis les peuples américain et européens à un hyper-endettement ne laissant aucun espoir d’inversion, qui plonge les pays d’Europe les uns après les autres dans la banqueroute (Grèce…) pour mieux piller leurs actifs stratégiques (pétrole, gaz, or, minerais…), qui ment aux peuples sur la réalité de la situation économique, sur le déclin évident de puissance, sur la nouvelle hiérarchie mondiale. Pour survivre aux terribles bilans que finiront par dresser les peuples, cette oligarchie là semble n’avoir plus d’autre échappatoire que la guerre.

Le scénario des guerres mondiales du XXe siècle peut hélas se répéter : la même oligarchie est en train de dresser les mêmes peuples les uns contre les autres – les peuples d’Europe du Nord contre ceux du Sud mais aussi les peuples d’Europe de l’Ouest contre la Russie – toujours avec la même stratégie : promouvoir les idéologies de destruction, hier le bolchévisme et le nazisme (pour anéantir l’Europe), aujourd’hui le nihilisme gauchiste (Femen, “théorie du genre”) et l’islamisme, lequel, avec l’appui des États-Unis et de leur jouet européen (la “diplomatie” de l’Union européenne), a créé le chaos en Tunisie, en Libye, en Syrie et maintenant en Égypte.

Le temps des choix est venu. Et choisir c’est abandonner le monde idéal sans tache des adolescents. Il est en effet facile de tout condamner pour ne pas avoir à choisir, au motif d’insatisfactions idéologiques ou d’excès. Il est plus difficile d’avoir le courage de choisir son camp quand on sait que celui-ci est loin d’être exempt de tout reproche.

En Syrie comme en Égypte, il faut choisir les gouvernements patriotiques contre les islamistes. Certes ces gouvernements patriotiques répriment violemment, mais lorsqu’un pays sombre dans le chaos, c’est violence contre violence. Il suffit d’ailleurs de voir comment le Ministre Valls a fait récemment usage de la violence, de manière totalement disproportionnée, contre des familles catholiques qui manifestaient pacifiquement, pour imaginer ce qui pourrait se passer en France si l’État sombrait dans le chaos ! Mais nous savons qu’en France, depuis longtemps et bien avant le retour des socialistes, nous avons quitté l’État de droit pour entrer dans l’État du “deux poids deux mesures” (aux anciens Français, surtout quand ils sont catholiques, la sévérité implacable, aux nouveaux, l’excuse et l’impunité permanentes…).

En France, ces barrières idéologiques qui séparent encore partisans d’une économie libre sans dirigisme et partisans d’une économie libre avec dirigisme, partisans de la laïcité républicaine orthodoxe et partisans de l’identité chrétienne, devront tomber au profit de la seule réalité charnelle qui vaille le combat et l’unité : la France, sa civilisation menacée par l’islamisation et l’africanisation, son État menacé par la banqueroute, sa place dans le monde effacée par le mondialisme, sa prospérité fragilisée par la montée des économies asiatiques. Le principe de réalité devra s’imposer : sacrifier son petit parti “pur”, sa petite mouvance “idéalement conforme” à ce dont on rêve, au profit de la seule dynamique politique capable, autour d’une personnalité forte et légitime, héritière d’un demi-siècle de combat national et d’annonces visionnaires, de coaliser des forces venant d’horizons différents, de sensibilités variées, mais mues par un seul impératif : empêcher la disparition de la France dans ce qu’elle est (son identité) et dans ce qu’elle a (sa puissance économique, géopolitique, culturelle…).

C’est désormais ce principe de réalité qui commandera mes choix à venir, et qui m’amènera, sans jamais me renier, à me séparer du “monde idéal où l’on est toujours d’accord avec soi-même” pour entrer dans le monde du choix et donc aussi du sacrifice.

Le temps presse. Chaque année qui passe, la réalité démographique intérieure et extérieure atténue davantage l’espoir que la France puisse reprendre en main son destin. Il ne suffit plus de comprendre le monde et d’en dénoncer le mensonge (économique, sociétal, géopolitique…) imposé par les “troupes d’occupation mentale” (les médias), il faut passer à l’action politique! Il n’y a d’autre issue que de favoriser le plus rapidement possible le retour à un projet national, souverain, défenseur de notre identité et des valeurs qui fondent notre civilisation.

EN LIBRAIRIE LE 11 SEPTEMBRE : La dernière édition complètement révisée de “Chronique du choc des civilisations”, Aymeric Chauprade, éditions Chronique. L’atlas de référence incontournable de la dissidence géopolitique !

À propos de l’auteur

2Aymeric Chauprade

Professeur de géopolitique et Directeur de la Revue Française de géopolitique et du site http://www.realpolitik.tv est l’auteur de l’ouvrage de référence « Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire » éd. Ellipses.

Source : http://www.realpolitik.tv/2013/08/contre-la-culture-du-mensonge-la-culture-de-la-france/

Adieu les libertés au Royaume-Uni ! La détention de Miranda révèle l’esprit vindicatif d’un Etat policier blessé


Le journaliste américain Glenn Greenwald (L) avec son partenaire David Miranda dans l'aéroport International de Rio de Janeiro 19 août 2013. (Reuters/Ricardo Moraes)
Le journaliste américain Glenn Greenwald (L) avec son partenaire David Miranda dans l’aéroport International de Rio de Janeiro 19 août 2013. (Reuters/Ricardo Moraes)

Comme la définition du terrorisme a été élargie pour couvrir les militants, les porteurs de slogans, les manifestants et maintenant, apparemment, les partenaires de journalistes, l’arrestation du partenaire de Glenn Greenwald est juste un autre clou dans le cercueil des libertés britanniques.

David Miranda venait de passer une semaine à Berlin, avant de s’envoler vers son pays d’origine, le Brésil, via l’aéroport d’Heathrow. Pendant qu’il y était en transit pour son vol de retour – sans entrer dans le Royaume-Uni, je le précise, mais faisant juste une connexion internationale – les agents de sécurité des frontières du Royaume-Uni l’ont arrêté et l’ont interrogé pendant neuf heures, et ont également confisqué tout son matériel technique.

Il a été détenu pendant la période maximale autorisée dans les conditions draconiennes de l’annexe 7 de la Loi antiterroriste du Royaume-Uni (2000). Son «crime» ? Etre le partenaire du journaliste militant Glenn Greenwald, qui a publié les révélations d’Edward Snowden. La détention de Miranda a provoqué l’indignation, à juste titre, dans le monde entier . Les protestations diplomatiques ont été présentées aux Britanniques par le gouvernement brésilien, les députés britanniques se posent des questions, et le journal The Guardian (qui est l’éditeur principal des histoires de Greenwald), a envoyé des avocats. Cet épisode est troublant à tellement de niveaux qu’il est difficile de savoir par où commencer. Tout d’abord, le Terrorism Act (2000) est conçu pour enquêter sur … le terrorisme – du moins, c’est ce que vous pensez.

Toutefois, il est trop facile pour une mission de dévier de ses objectifs, comme je l’ai dit pendant des années . La définition du terrorisme a été élargie pour couvrir les militants, porteurs de slogans, et des manifestants ainsi que, maintenant, apparemment, les partenaires de journalistes. La vieille compréhension d’une procédure régulière est simplement devenue un autre pittoresque, un artefact britannique comme la Magna Carta et l’habeas corpus.

Magna carta
Magna carta

Au Royaume-Uni nous avons maintenant des tribunaux secrets couvrant toutes les choses de la  «sécurité nationale» , la surveillance omniprésente de Big Brother (comme en témoignent le programme TEMPORA de GCHQ), et nous avons nos espions impliqués dans l’enlèvement et la torture .

Donc l’annexe 7 de la loi sur le terrorisme est juste un autre petit clou dans le cercueil des libertés britanniques historiques. En vertu de ses termes, n’importe qui peut être arrêté, détenu et interrogé par des agents de sécurité à la frontière s’ils sont «soupçonnés » de participation, d’être un relais, ou un soutien financier au terrorisme. Le détenu n’est pas autorisé à parler à un avocat, ni à ne pas répondre aux questions, sous peine de poursuites pénales. De plus leurs biens peuvent être indéfiniment saisis et fouillés, y compris les ordinateurs, les téléphones et autres gadgets. En vertu de l’annexe 7 les personnes peuvent être interrogées pendant un maximum de 9 heures . Après cela, les autorités doivent soit demander une prolongation formelle, inculper et procéder à l’arrestation, soit relâcher le prévenu.

Selon un document du gouvernement britannique, 97% des personnes sont interrogées moins de 1 heure, puis libérées et seulement 0,06% sont détenues pendant six heures. Miranda a été détenu jusqu’à la dernière minute de la période complète de neuf heures avant d’être libéré sans inculpation. Deuxièmement, cet abus de pouvoir montre trop clairement les points que Edward Snowden a révélés via Greenwald sur un état de surveillance en plein essor et hors de contrôle. La détention de Miranda affiche toute la vindicte obsessionnelle d’un Etat secret blessé, bourdonnant de colère comme une guêpe.

Snowden a la protection du seul Etat ayant actuellement le pouvoir face à la puissance brute de la « diplomatie » Etatsunienne, et Greenwald a encore les lambeaux de protection des journalistes autour de lui. Amis et partenaires, cependant, peuvent être considérés comme une proie facile. Je le sais par expérience personnelle amère. En 1997, l’ancien officier du MI5 de renseignement, David Shayler, a lancé une alerte sur toute une gamme de crimes d’espionnage du Royaume-Uni : Fichiers sur les ministres du gouvernement, des écoutes téléphoniques illégales, bombes de l’IRA qui auraient pu être évitées, des gens innocents en prison, et un complot d’assassinat illégal du MI6 contre Kadhafi, qui a mal tourné et des personnes innocentes sont mortes. Travaillant avec un grand journal du Royaume-Uni et dans le respect des vrais secrets nationaux, il a rendu publics ces crimes. À titre préventif, nous nous sommes enfuis ensemble, afin que nous puissions rester libre d’argumenter sur la campagne et autour des informations, plutôt que de disparaître dans une prison de haute sécurité pendant des années. Après un mois en cavale à travers l’Europe, je suis retournée au Royaume-Uni pour travailler avec nos avocats, voir nos familles traumatisées, recoller les morceaux et réparer les dégâts des perquisitions de police.

AFP Photo / John Macdougall
AFP Photo / John Macdougall

En Septembre 1997, j’ai pris l’avion en Espagne avec mon avocat pour Londres Gatwick. Je savais que la Branche Spéciale de la Metropolitan Police voulait m’interroger, et mon avocat avait négocié cela avant mon voyage. Malgré cela, j’ai été arrêtée au bureau d’immigration par six malabars, et transportée à la cellule  anti-terroriste à la station de police de Charing Cross dans le centre de Londres, où j’ai été interrogée pendant six heures. À ce moment-là je n’avais rien fait de plus que de soutenir David. En tant qu’ex-officier du MI5 Je conçois que les espions aient besoin de davantage de supervision et qu’ils doivent rendre des comptes, mais en fait mon arrestation était due au fait que j’étais sa petite amie et ils pensaient qu’en faisant pression sur moi ils auraient barre sur lui. Mais cela a empiré – deux jours plus tard deux meilleurs amis de Shayler et son frère furent arrêtés sur de fausses accusations flagrantes. Aucun d’entre nous n’a jamais été inculpé pour aucun crime, mais nous avons tous été maintenus en liberté sous caution par la police pendant des mois. Rétrospectivement, notre traitement a été conçu pour mettre plus de pression sur lui et «garder dans sa boîte» – c’était l’intimidation pure. Les journalistes et les étudiants ont également été menacés, harcelés, et dans un cas, inculpés et condamnés pour avoir eu l’audace d’exposer les crimes d’espionnage divulgués par Shayler. À ce jour, aucun des criminels dans l’agence de renseignement britannique n’a jamais été accusé ou reconnu coupable. Ainsi, les menaces et l’intimidation dans le cas Snowden et la détention du partenaire de Greenwald, sont de très vieilles tactiques. Ce qui est nouveau, c’est l’ampleur de l’intimidation flagrante, la force brutale pure. Malgré les feux de l’Internet mondial et la couverture médiatique, les barbouzes américains et britanniques pensent encore qu’ils peuvent s’en tirer avec ce genre d’intimidation. Vont-ils s’en tirer ? Ou allons-nous, citoyens du monde, tracer une ligne dans le sable?

Oh, et n’oublions pas non plus la pure hypocrisie – les Etats-Unis condamnent Snowden pour s’être réfugié en Russie, et fustige ce pays pour son bilan en matière de droits civils sur certaines questions. Quoi qu’il en soit, l’establishment américain devrait d’abord regarder la poutre qu’il a dans l’œil – que l’un de leurs jeunes citoyens risque la peine de mort ou une longue incarcération à vie pour avoir dévoilé des crimes (de guerre) contre la communauté internationale et contre la propre constitution du pays. Il y a un précédent juridique internationalement reconnu depuis les procès de Nuremberg nazis après la Seconde Guerre mondiale : «je n’ai fait qu’obéir aux ordres» n’est pas une défense, sous aucune juridiction, en particulier lorsque ces ordres aboutissent à faire des victimes innocentes, des crimes de guerre et un génocide. Les gardes-frontières du Royaume-Uni, ainsi que les communautés de renseignement internationales et militaires, feraient bien de tenir compte de cette puissante leçon de l’histoire.

Donc cette utilisation exagérée d’un droit de détenir le partenaire d’un journaliste simplement parce qu’il est de passage au Royaume-Uni devrait nous faire réfléchir à tous. L’Occident a longtemps invectivé les régimes totalitaires et les États policiers. Comment ne peuvent-ils pas reconnaitre ce qu’ils sont devenus? Et combien de temps pouvons-nous, en tant que citoyens, continuer à fermer les yeux?

Annie MachonAnnie Machon est un ancien officier de renseignement pour le MI5 au Royaume-Uni, qui a démissionné en 1996 pour lancer des alertes. Elle est maintenant écrivain, conférencière et directrice de Law Enforcement Against Prohibition.

Traduction : Avic

http://rt.com/op-edge/uk-gay-greenwald-freedom-police-679/

La vengeance de la NSA continue : le partenaire de Greenwald séquestré au Royaume-Uni


000-dv986574-c0a83130422-original-webLe partenaire du journaliste Glenn Greenwald a été détenu à l’aéroport de Heathrow en vertu de la loi antiterroriste britannique pour la durée maximale autorisée avant inculpation. Amnesty International a qualifié cet acte de vengeance injustifiée après que Greenwald ait révélé les programmes espions de la NSA.

David Miranda était en transit à Londres en provenance de Berlin pour Rio de Janeiro, où il vit avec Greenwald – le journaliste au Guardian qui, dans une série d’articles a aidé Edward Snowden à révéler l’ampleur des programmes de surveillance de masse de la National Security Agency.

Miranda a été détenu pour interrogatoire par des agents de sécurité à Heathrow vers 8h, heure locale, en vertu de l’annexe 7 de la Loi 2000 sur le terrorisme (*). Les fonctionnaires l’ont détenu pendant près de neuf heures sans mise en examen, ce qui est la durée de détention maximale autorisée en vertu de la loi controversée.

Les officiers l’ont relâché après avoir confisqué tout son équipement électronique. Selon le Guardian, les agents ont confisqué le téléphone portable de Miranda, son ordinateur portable, son appareil photo, ses clés USB, ses DVD, et même sa console de jeux.

Glenn Greenwald (à gauche) et son partenaire David Miranda (image à partir de facebook.com)
Glenn Greenwald (à gauche) et son partenaire David Miranda (image à partir de facebook.com)

 

«Pour retenir mon partenaire pour une période complète de neuf heures tout en lui refusant un avocat, puis saisir une grande partie de ses biens, est clairement destiné à envoyer un message d’intimidation à ceux d’entre nous qui ont fait des reportages sur la NSA et le GCHQ, » écrit Greenwald en réponse à l’incident. « Les actes du Royaume-Uni représentent une grave menace pour les journalistes partout dans le monde. »

Les autorités britanniques n’ont donné aucune autre explication, sauf pour dire que le jeune homme de 28 ans avait été « détenu à l’aéroport de Heathrow » et « ensuite libéré. »

Le gouvernement brésilien a publié une déclaration exprimant sa grave préoccupation face à l’épisode. Il a déclaré que la mesure n’était pas justifiée « puisqu’il s’agit d’une personne  contre laquelle  il n’y a aucune charge qui puisse légitimer l’usage de cette législation. »

« Le gouvernement brésilien espère que des incidents tels que celui qui s’est produit aujourd’hui pour le citoyen brésilien ne se répèteront pas », dit la déclaration.

En attendant, Amnesty International déclarait que Miranda était clairement une «victime de  tactiques de représailles injustifiées ».

« Il est tout à fait improbable que David Michael Miranda, citoyen brésilien en transit à Londres, ait été arrêté par hasard, étant donné le rôle que son mari a joué dans la révélation de la vérité sur la nature illégale de surveillance de la NSA», a déclaré Widney Brown, directrice générale de la politique et du droit International d’Amnesty.

Après le «message d’intimidation » dont Greenwald dit qu’il ne visait pas seulement lui et son partenaire, mais aussi à tous les journalistes, il a promis que « les autorités américaines et britanniques allaient bientôt voir« sa réaction.

Le journaliste américain basé au Brésil, qui a révélé les informations sur les activités d’espionnage des gouvernements américains et ses alliés, a récemment révélé que l’ancien contractuel de la NSA Edward Snowden lui avait donné au moins 15.000 documents classifiés, ajoutant que les histoires qu’il a publiées jusqu’ici ne sont qu’une « petite partie » de ce qui doit être révélé.

Selon Greenwald, les autorités britanniques ne soupçonnent David Miranda d’aucun lien avec le terrorisme, mais qu’au contraire ils l’ont interrogé sur les rapports de la NSA.

Pendant le voyage de Berlin, qui a été payé par le Guardian, Miranda a rencontré Laura Poitras – la cinéaste américaine qui a enregistré la fameuse interview dans laquelle Snowden s’était dévoilé comme étant la source des énormes fuites.

Le lanceur d’alerte, inculpé aux Etats-Unis d’espionnage, a obtenu l’asile temporaire en Russie le 1er Août. Après avoir passé plus d’un mois dans la zone de transit de l’aéroport Sheremetyevo de Moscou, il s’est tranquillement faufilé hors du terminal pour un endroit sûr non divulgué.

Note :

(*)  En vertu du controversé annexe 7 de la Loi 2000 sur le terrorisme , les agents frontaliers sont autorisés à détenir toute personne entrant ou sortant du Royaume-Uni pour l’interroger jusqu’à neuf heures, et confisquer ses effets personnels pendant sept jours à des fins de lutte antiterroriste. Une assistance juridique peut être demandée à la charge du prévenu. Toutefois, l’examen n’est pas retardé en attendant l’arrivée  de l’avocat et le refus de répondre à des questions pourrait être considéré comme une infraction et conduire à l’arrestation. Sur 69 109 personnes interrogées entre Avril 2011 et Mars 2012 seulement environ 42 ont été détenus pendant plus de six heures.

Traduction : Avic

http://rt.com/news/uk-detain-greenwald-partner-terrorism-645/