Archives du mot-clé s 300

Syrie: Joli coup marketing pour l’armement russe


almaz_antey00Punching-balls favoris de la presse occidentale, la Russie et Vladimir Poutine sont l’objet depuis quelques jours de dizaines d’articles saluant –à contrecœur- la manœuvre diplomatique qui a permis au Kremlin de reprendre la main dans le dossier syrien en coupant l’herbe sous le pied de Barack Obama et de François Hollande.

Hypnotisés par le dossier des armes chimiques et la problématique de la sortie de crise, les journalistes n’ont toutefois pas encore souligné que le succès russe était à multiples facettes et qu’au-delà de l’horizon immédiat, celui des frappes évitées et d’une fragile esquisse de règlement politique, les industriels russes de la défense ont de quoi se réjouir.

Car la défaite franco-américaine doit autant aux systèmes de défense sol-air russes équipant l’armée syrienne qu’à la finesse de Lavrov et à l’inflexibilité de Poutine. Si depuis deux ans et demi « l’Occident » menace sans jamais passer aux actes, c’est parce qu’on sait aussi bien à Washington qu’à Paris que la réédition d’opérations aériennes similaires à celles qui ont frappé la Serbie, ou la Libye, n’est pas possible en Syrie, à moins d’accepter des pertes élevées, tant du point de vue des avions de combat que des pilotes.

Les paramètres de la guerre aérienne ne sont plus les mêmes que lors de la crise du Kosovo : De 3 000 mètres d’altitude à cette époque, le plafond de sécurité est passé à 10 000 mètres en Syrie, voire 14-15 000 mètres selon les configurations. Quant à l’allonge des armes syriennes, elle est susceptible de contraindre tout avion à engager son objectif à plus de 50 kilomètres de distance afin d’opérer hors du champ de la menace. « L’Occident  » fait face à une défense moderne, disposant de missiles et de radars puissants, complémentaires et redondants, constituant un maillage serré, difficile à neutraliser sans accepter les risques d’importants dommages collatéraux et d’une longue campagne aérienne.

Dans ce contexte le tapage fait autour de la livraison ou non des S-300 à Damas prête à sourire : Missiles performants, ils ne changeraient rien, en définitive, s’ils étaient présents sur zone. Ils rendraient plus improbable encore une opération aérienne, mais ne pourraient s’opposer à une frappe menée à distance avec des missiles standoff comme les Tomahawk américains et les Scalp français. En annonçant qu’il renonçait à leur livraison Vladimir Poutine a convaincu l’opinion internationale qu’il faisait un geste d’apaisement alors qu’il ne concédait rien sur le fond…Sauf du point de vue israélien mais c’est un autre débat.

Quoi qu’il en soit la leçon a été retenue par tous les régimes susceptibles, à moyen ou long terme, d’être menacés par les Etats-Unis et leurs alliés : Tout Etat disposant d’un dispositif sol-air performant dispose d’un réel pouvoir de dissuasion vis-à-vis d’Occidentaux répugnant de plus en plus à s’engager dans des conflits de haute intensité. Or le seul pays en mesure de fournir ces outils de défense est –pour l’heure-  la Russie, avec un atout majeur, le groupe Almaz-Antey.

Ce dernier, spécialiste des défenses sol-air et antimissiles, est le leader mondial du secteur. Avec un chiffre d’affaires 2012 de 5,724 milliards de dollars sur le segment de la défense, en hausse sur un an de 62%, il s’est hissé l’an dernier à la quatorzième place du fameux classement des 100 premières entreprises mondiales de l’armement établi par l’hebdomadaire américain Defense News. Constructeur des fameux S-300, il développe une série de matériels susceptibles de démultiplier les capacités des défenses futures : S-400, S-500, Morfeï…Des matériels pris très au sérieux par l’ensemble des observateurs étrangers.

Certes, la priorité, pour l’heure, est à la modernisation des capacités de défense russes, non à l’export. Il n’en demeure pas moins que toute règle souffre des exceptions. Et que les enjeux financiers et diplomatiques sont tels que l’on peut compter sur Rosoboronexport pour convaincre le Kremlin de saisir les opportunités qui se profilent. Celles-ci sont colossales. L’Irak et la Libye après avoir gelé des contrats d’armements avec la Russie d’un montant total supérieur à huit milliards de dollars semblent prêts à réviser leur position. Or ces contrats incluent des systèmes sol-air. Téhéran, si un accord est trouvé avec Moscou quant au litige portant sur le précédent contrat S-300 annulé, pourrait finalement acquérir les missiles tant convoités. Et la liste des prospects est longue.

L’avenir s’annonce donc radieux pour Almaz-Antey et les exportations d’armes russes. D’autant que le marché de la défense aérienne « traditionnelle » va sans doute être supplanté dans les années à venir par celui de la défense antimissiles balistique (DAMB), de nombreux Etats se considérant de plus en plus menacés par la prolifération des missiles sol-sol. Sur ce segment aussi la Russie est en pointe. Elle dispose en conséquence de solides chances de conquérir une part importante d’un marché extrêmement rémunérateur et, une fois encore, crucial du point de vue des enjeux diplomatiques.

 

Philippe_Migault« Polemos pater panton » par Philippe Migault
Philippe Migault est Directeur de recherche à l’Institut de Relations Internationales et stratégiques (IRIS).

Ses principaux domaines d’expertise sont les questions diplomatiques et stratégiques, les conflits armés et industries de l’armement.

Ria Novosti

via Al Manar

Poutine prépare l’Iran


epa_rouh_put.jpg.740x-x1Un peu de répit pour la Syrie. Mais ce n’est qu’un répit. Tous les protagonistes savent bien que ce n’est pas encore fini. La Russie a beau multiplier les obstacles et créer des situations qui obligent les assaillants à reformuler les raisons pour lesquelles ils ‘’sont tenus’’ d’attaquer la Syrie, la volonté de dépecer ce pays reste intacte. La seule chose qui a sauvé la Syrie jusqu’à présent, c’est que les agresseurs se sentent encore obligés d’habiller leur acte criminel de manière à ce qu’il n’apparaisse pas trop comme tel.

Les russes, les iraniens et les chinois en ont forcément conscience. S’ils pouvaient avoir quelques doutes, le souvenir des coups fourrés libyens, et surtout irakiens les ramènerait à la réalité. Notamment au sujet des inspections des armes de destruction massives de Saddam Hussein qui ne furent, en fait, qu’un des plus sûrs moyens de préparer l’invasion de l’Irak. La France a déjà été envoyée au charbon pour proposer des projets de résolution de l’ONU dont ils pourront exploiter les failles pour permettre une intervention ‘’légale’’.  Rien de nouveau. Il n’y a que Fabius pour ne pas voir que tout le monde le voit venir.

Mais en changeant les paramètres du plan des agresseurs et en les obligeant à revoir leurs calculs, la Russie gagne un temps précieux qu’elle peut mettre à profit pour, d’une part, élargir le camp des opposants à la guerre dans le monde, grâce à une prise de conscience de plus en plus étendue des inepties pro-guerre, et d’autre part, renforcer le système de dissuasion d’une attaque en équipant un peu plus la Syrie et ses alliés, l’Iran en particulier.

Pour ce deuxième volet, Poutine n’a pas perdu de temps. Il vient de décider de livrer à l’Iran les fameux systèmes de missiles S-300 dont le contrat de livraison, signé en 2007, avait été annulé par Medvedev sous la pression des Etats-Unis (et Israël). En outre, le président russe rencontrera le président iranien Hassan Rohani le 13 septembre en marge du sommet de l’Organisation de Coopération de Shanghaï, à Bichkek, au Kirghizistan, pour discuter de la coopération militaire et technique entre leurs deux pays. C’est ce qu’a annoncé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Ces décisions de Vladimir Poutine, somme toute prévisibles, nous les annoncions déjà dans deux articles de Valentin Vasilescu le 18 juin et le 20 juin. Cela montre que la Paix peut aussi avoir ses stratèges et, dans ce camp, il n’y a pas que la Russie. Il y a aussi la Chine qui, bien qu’on l’entende très peu, n’en agit pas moins. Ces stratèges habiles œuvrent pour l’humanité. Les esprits chagrins diront qu’ils travaillent d’abord pour leurs intérêts. Qu’est-ce que ça change ? Le résultat pour nous est là. Il y en a même qui diront : attendez de voir ce qui vous attend demain. Entre apocalypse Now et apocalypse demain, je choisis, sans hésitation, apocalypse demain.

Quand j’ai débuté ce blog, j’avais écrit : Poutine, prix Nobel de la Paix 2013. En fait, il n’est nul besoin de ces gadgets pour savoir qui sont les véritables champions de la Paix. Ces prix aux noms ronflants serviraient plutôt à désigner les bellicistes purs et durs. Pendant que les va-t’en-guerre se congratulent et se distribuent des prix, les hommes de paix s’emploient désespérément à déjouer leurs plans machiavéliques. Quant au peuple, ce peuple tant encensé et paré de toutes les vertus, il continue de moutonner et de jouer son vrai rôle de peuple, celui de supporters et de pom-pom girls, pendant que les vrais joueurs se taclent sur le terrain. A défaut de pouvoir agir, il devrait, au moins supporter ses intérêts humains, et non ceux d’un des joueurs en particulier. Et les intérêts humains passent d ‘abord par la paix entre les humains. C’est plus sûrement Poutine et Rohani qui défendent cette paix que Netanyahou, Obama et leurs laquais. C’est une évidence qui finira bien par s’imposer à tous.

Avic

La Russie et l’Iran: Une danse postmoderne


pour-la-russie-une-attaque-contre-liran-serait--desastreuse-_trt-francais-4439Par MK Bhadrakumar

Si, comme prévu, le président russe Vladimir Poutine entreprend le voyage à Téhéran en Août, il sera riche en symboles – même s’il devait renoncer au projet de voyage par bateau pour traverser la mer Caspienne et atteindre la rive iranienne. La concordance des intérêts des deux puissances régionales, qui sont voisines, n’a jamais été mise en doute.

De plus, cette année est aussi, par une curieuse coïncidence, le 70e anniversaire de la Conférence de Téhéran de 1943, qui a été un événement émouvant dans les relations russo-iraniennes dans leur riche tissu historique parsemée de sang et de trahison.

L’histoire des relations russo-iraniennes est magnifique. Poutine a été le seul dirigeant russe à visiter Téhéran depuis la révolution bolchevique en 1917. Pourtant, les deux pays sont des joueurs anciens sur la scène géopolitique.

Le retour de Poutine à Téhéran près de sept ans après sa triomphale première visite en 2007 surfe sur le mode de la moralité. La politique étrangère russe a bouclé la question. Poutine espère nettoyer les écuries d’Augias, en supprimant littéralement les débris qui se sont accumulés pendant les années où il n’était pas au Kremlin.

Réussira-t-il ? Certes, Poutine est une figure charismatique pour les Iraniens. Pourtant, comment ses hôtes vont-ils évaluer les intentions de Moscou? C’est cette dernière question qui fait que la mission de Poutine est difficile – et risquée.

La pomme de discorde

La «distance» qui s’est glissée dans la relation russo-iranienne doit être considérée comme un héritage de la présidence de Dimitri Medvedev (2008-2012), une période au cours de laquelle Moscou était préoccupé à explorer le contenu du « reset » avec les Etats- Unis, que le président Barack Obama avait offert sur un plateau. Les «Occidentalistes » qui occupaient le Kremlin pendant ces années considéraient  l’Iran avec dégoût et mépris.

L’Iran a pris une banquette arrière dans les priorités russes et la compréhension stratégique que Poutine avait forgée au cours de sa visite historique a commencé à s’atrophier. La Russie a continué à traîner les pieds à la commission de la centrale nucléaire de Bushehr par respect pour la démarche américaine.

Le Kremlin n’a pas résisté lorsque les Etats-Unis ont introduit le dossier nucléaire iranien comme vecteur dans la coopération russo-américaine dans le cadre du « reset ». La coopération de la Russie, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, était vital pour l’administration Obama pour serrer encore plus la vis à l’Iran avec ce qui s’est avéré être un régime de sanctions paralysante installé pour durer, sanctions que la plupart des pays (comme l’Inde et Japon) n’ont accepté qu’à contrecœur.

Pourtant, Moscou savait depuis le début que la question nucléaire de l’Iran soulevait certaines questions fondamentales du droit international et de la Charte des Nations Unies et portaient de profondes implications pour le fonctionnement du système international.

Moscou n’était pas sans savoir, non plus, que le vrai problème de l’Occident avec l’Iran portait sur son idéologie de la justice et de la résistance et n’avait rien à voir avec un Moyen-Orient sans armes nucléaires.

La pomme de discorde fut créée par Medvedev quand  il interpréta les sanctions de l’ONU comme une obligation pour la Russie de résilier unilatéralement les accords signés en 2007 pour la fourniture des missiles S-300, sur lesquels Téhéran comptait de manière cruciale pour sa défense contre les attaques aériennes américaines et / ou israéliennes.

Medvedev a pris la « décision finale » d’abandonner l’affaire sous la pression américaine et le Kremlin passa outre la perception qui prévalait parmi les sections influentes de l’establishment de Moscou qui, eux, pensaient que la Russie pouvait encore remplir ses obligations contractuelles vis-à-vis de l’Iran.

Le chef du Comité international de la Douma, Konstantin Kosachyov a dit: «Huit articles ont été ajoutés dans la liste [des Nations Unies] de l’armement concerné par les sanctions. Cependant, il n’existe aucun système défensif, tel que les missiles S-300, sur cette liste. La résolution de [l’ONU]  n’a aucun effet direct sur la Russie « .

En regardant en arrière, le Quotidien du Peuple n’était pas loin de la vérité quand il avait noté avec ironie dans un commentaire à cette époque que « les contradictions abondent sur les intentions de Moscou envers l’Iran ». En effet, sans ce grand coup de pouce de la Russie, les Etats-Unis n’auraient jamais été en mesure de transférer le dossier iranien à l’ONU.

Saisir l’instant

Aujourd’hui, le bilan du « reset » raconte une histoire en soi. L’Organisation du Traité de Sécurité Collective reste un paria dans la guerre de l’OTAN en Afghanistan. L’indépendance du Kosovo a été célébrée.

L’OTAN a lancé son filet sur l’espace post-soviétique et continue à avancer vers les frontières de la Russie, et pourrait arriver dans le Caucase. Les États-Unis ont juré de saboter le projet de l’Union Eurasie de Moscou. Bien sûr, la Russie ne pouvait pas empêcher le «changement de régime» en Libye et ses objections contre le système de défense antimissile américain restent ignorées.

Qu’il suffise de dire qu’il y a un contexte complexe dans la dernière initiative de la Russie de se réconcilier avec l’Iran. Le badinage de la Russie avec le « reset » ont profondément blessé l’Iran à un moment où il avait besoin de toutes les amitiés sur lesquelles il pouvait compter pour conjurer la pression incessante des États-Unis. Mais malgré tout cela, l’Iran a survécu.

Une attaque militaire contre l’Iran n’est plus concevable, sauf à des coûts énormes et les risques gigantesques à l’échelle régionale et il est plus que probable que l’impasse US-Iran se dirigera vers des négociations.

Des négociations directes américano-iraniennes sont sur les cartes. Par conséquent, la Russie est en train de faire la chose qu’il fallait faire : «saisir l’instant. » Poutine sera le premier chef d’Etat en visite à la présidence Rouhani.

D’autre part, la compréhension et le soutien de la Russie pourraient contribuer à créer un espace qui permettra à l’Iran de négocier avec les États-Unis de façon plus optimale. Du point de vue iranien, la reprise de confiance récente de la Russie en tant que membre détenteur de veto du Conseil de sécurité de l’ONU est une tendance encourageante. Le ferme refus de la Russie d’approuver récemment un rapport de l’ONU critiquant des essais de missiles iraniens a pratiquement exclu toute extension du régime des sanctions.

Cependant, le retour en arrière de Russie sur l’affaire des missiles S-300 assombrit toujours le climat. L’Iran a déposé une réclamation  de 4 milliards de dollars de dommages contre la Russie devant le tribunal d’arbitrage international à Genève. La cause de l’Iran est bonne, mais la vraie issue est politique – une crise de confiance survenue dans les relations lorsque Medvedev a publié, le 22 Septembre 2010, le décret annulant unilatéralement la livraison des S-300 et une foule d’autres contrats pour la fourniture d’armes à l’Iran ainsi que l’interdiction de l’entrée et le transit via Russie pour un certain nombre de ressortissants iraniens liés au programme nucléaire du pays, et l’interdiction à des personnes physiques et morales russes de rendre des services financiers en relation avec des activités nucléaires iraniennes.

Le Ministre de la Défense iranien, le général Ahmad Vahidi, avait presque instantanément commenté le décret de Medvedev en une critique acide, en disant qu’il a montré «qu’on ne peut leur [les Russes] faire confiance, ce que nous savions déjà», et l’embargo est la preuve que la Russie « ne peut pas agir de façon indépendante, même lorsqu’il s’agit d’une question aussi simple ».

Le journal russe Kommersant a rapporté, le mercredi de cette semaine, citant des sources du ministère des Affaires étrangères à Moscou que Poutine offrirait à Téhéran un autre système de défense aérienne, Antey-2500, qui pourrait s’avérer être pour l’Iran une heureuse substitution au S-300.

L’Antey-2500 est un système d’arme redoutable, qui peut simultanément détruire jusqu’à 24 avions dans une zone de 200 kilomètres ou intercepter jusqu’à 16 missiles balistiques. On peut dire que le système est spécialement conçu pour les besoins des forces terrestres et peut répondre aux exigences de l’Iran.

Kommersant a également signalé que Poutine discutera du programme d’expansion de la centrale nucléaire de Bushehr. D’autres rapports indiquent que les physiciens nucléaires iraniens ont repris leurs études dans des institutions russes. Il y a une semaine, la Russie a tenu, cas rare, un exercice naval avec l’Iran dans la mer Caspienne.

Lors de la récente visite du président iranien Mahmoud Ahmadinejad à Moscou dans le cadre de la réunion au sommet des pays producteurs de gaz, des discussions ont eu lieu concernant la coopération dans le domaine de l’énergie.

Un solide pragmatisme

La Russie et l’Iran sont de grands praticiens de la diplomatie, mais avec tout le pragmatisme sans faille dont ils disposent, ce n’est pas une tâche facile que Poutine a entreprise en essayant de relancer la confiance dans les relations russo-iraniennes.

En fait, le fondement d’un accord stratégique entre les deux puissances régionales pour aller de l’avant devient nécessaire. Par exemple, l’impulsion pour la politique de l’Iran en Syrie est dérivée de la politique régionale du Moyen-Orient et il est difficile de savoir si et dans quelle mesure Moscou est prêt à s’identifier à elle.

Certes, le président nouvellement élu, Hassan Rouhani, a souligné à maintes reprises que les relations de l’Iran avec les Etats régionaux seront la priorité de sa politique étrangère. Des changements majeurs sont à prévoir dans les liens de l’Iran avec les Etats du Golfe, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. L’approche prudente par Téhéran à l’égard des événements en Egypte souligne la réflexion en ce sens.

De même, les lignes se déplacent dans les relations russo-américaines. En dépit de la démagogie sur le cas d’Edward Snowden, le lanceur d’alerte,  ex-sous-traitant de la CIA, Moscou a pris soin de ne pas lézarder les équations avec l’administration de Barack Obama.

La dernière chose que l’Iran voudrait est de se voir considéré comme monnaie d’échange dans la détente américano-russe. Rouhani reprend à son compte la politique du ‘’regard tourné vers l’est’’ d’’Ahmadinejad, « l’Iran a dû compter sur les politiques de pays comme la Russie, la Chine et l’Inde sur la scène internationale. » Cite le nouveau président iranien. Mais il rajoute :

« En dépit de la politique de ‘’regard tourné vers l’est’’ de l’Iran, la Russie a trouvé ses intérêts dans le renforcement de ses relations avec l’Occident. Le soutien des résolutions de sanctions contre l’Iran au Conseil de sécurité et la suspension de certains engagements militaires de la Russie ont été quelques-unes des mesures anti-iraniennes de la Russie. L’utilisation de la carte l’Iran dans son jeu avec l’Occident et en particulier avec les États-Unis a toujours été bénéfique pour la Russie ».

Cela dit, les experts russes sont réalistes concernant Rouhani et le considèrent comme un membre «modérée» de l’élite religieuse au pouvoir en Iran – « prêt à faire des compromis avec le monde et se rendre compte que s’en prendre à des moulins à vent tout le temps ne sert à rien», pour reprendre les mots de l’éminent savant Vitaly Naumkin, directeur de l’Institut d’études orientales de l’Académie des sciences de Russie.

Il y a un optimisme prudent parmi les experts de Moscou qui pensent qu’un «dégel» dans les relations entre l’Iran et l’Occident ne signifie pas nécessairement un revers pour les intérêts russes. L’estimation que tout dégel ne pourra être que limité et ne se fera que de manière progressive, puisque le « régime iranien ne pourra pas renoncer immédiatement à toutes ses valeurs fondamentales qui provoquent le mécontentement en Occident», comme l’a noté Naumkin.

Il faut dire que l’Iran n’est pas perçu à Moscou comme une source d’extrémisme religieux et la Russie ne fait face à aucune menace de l’extrémisme chiite. En principe, donc, il n’y a pas d’obstacles à la coopération russo-iranienne. Le défi réside dans la construction d’une complémentarité d’intérêts.

La classe moyenne iranienne et technocrates préfèrent la technologie occidentale – et les élites russes (à la différence des « orientalistes » soviétiques) n’ont pas de réelle passion pour l’Iran. Dans le même temps, la Chine est imbattable en tant que partenaire commercial et source d’investissement pour l’Iran.

Lorsque l’Iran s’ouvrira pour ses exportations de gaz, il pourrait même créer quelques brûlures d’estomac à Moscou dans la mesure où ces exportations pourraient atteindre un jour le marché européen et rivaliser avec les fournitures russes. L’avantage pour la Russie réside dans deux domaines principaux – la coopération militaire et nucléaire.

En même temps, la Russie diversifie également ses relations avec les pays de la région, ce qui signifie qu’un partenariat privilégié avec l’Iran ne peut pas se faire au détriment de ses liens florissants avec la Turquie ou Israël. En somme, les deux puissances régionales avancent à tâtons vers une relation post-moderne, contrairement à ce qu’ils ont connu auparavant.

Ambassadeur MK Bhadrakumar a servi en tant que diplomate de carrière dans les services extérieurs indiens pendant plus de 29 ans, avec des postes dont celui d’ambassadeur de l’Inde en Ouzbékistan (1995-1998) et en Turquie (1998-2001).

Traduction : Avic

http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-01-260713.html

 

Énorme investissement de la Russie dans la capacité de production de missiles AA à longue portée 2/2


Vladimir Poutine a estimé qu’avec la production massive des systèmes S-300 PMU2 et S-400, la Russie peut occuper un bon créneau dans le marché et compter sur elle comme un grand facteur de démolition de la suprématie américaine sur toute la planète. Dans cette optique, ce type d’arme est devenu le fer de lance de la politique russe qui vise, dans un premier temps, à libérer les musulmans du Proche et Moyen-Orient de l’influence ou des menaces de l ‘«axe du mal», représenté par la Maison Blanche, ses satellites et Israël. Lire la suite Énorme investissement de la Russie dans la capacité de production de missiles AA à longue portée 2/2

Énorme investissement de la Russie dans la capacité de production de missiles AA de longue portée


Un saut qualitatif réalisé par les chantiers navals russes, a permis au groupe naval russe, spécialement destiné à la Mer Noire et la Méditerranée de reprendre la suprématie en Méditerranée orientale, qui appartenait jusqu’ici à la Sixième Flotte des Etats-Unis. Il peut ainsi empêcher l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne et des frappes aériennes par des missiles de croisière lancés à partir des porte-avions, destroyers et sous-marins d’attaque américains contre l’armée nationale syrienne. Lire la suite Énorme investissement de la Russie dans la capacité de production de missiles AA de longue portée

Les alliés de la Syrie restent fermes


NasrallahPendant que Téhéran élit son président avec une très forte participation, la Russie rejette d’un revers de main les prétendues preuves de Washington sur l’usage d’armes chimiques par l’Armée Arabe Syrienne. Yuri Ushakov, le conseiller de Poutine va même plus loin en affirmant : « . …nous n’aimons pas nous référer aux fameuses éprouvettes de M Collin ! les mêmes qui contenaient de la prétendue substance chimique de Saddam et qui ont justifié l’invasion de 2003 de l’Irak…..en tout cas, les preuves présentées par Washington ne nous dissuaderont pas de livrer  nos S-300 à Damas ». Et toc ! M.Collin Powell ne se doutait pas qu’il deviendrait un jour, avec ses éprouvettes, une référence historique.

De son côté, le secrétaire général du Hezbollah a réaffirmé la volonté de son mouvement de rester et de se battre en Syrie. « Là où nous devons être, nous y serons », a déclaré Sayyed Hassan Nasrallah. On ne peut être plus clair.

On constate une vraie radicalisation du front de la résistance. Quelle sera la position de l’Iran dans cette nouvelle donne après les élections. Allié indéfectible, il le restera. Mais affichera-t-il ouvertement son engagement militaire au lieu de jouer l’apaisement ?

En tout cas une chose est sûre, désormais. Toute attaque contre la Syrie se transformera en un conflit généralisé.

Avic

Qu’a dit Poutine à Netanyahou à Sotchi ?


Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou est arrivé le 14 mai 2013 à Sotchi pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine, et tenter de le persuader de ne pas livrer les missiles sol-air S-300 à la Syrie. Les publications israéliennes en langue russe ont écrit que le Premier ministre israélien lui aurait proposé, en échange, la possibilité pour la Russie de déplacer sa base navale de Tartous en Syrie à Haïfa en Israël. Lire la suite Qu’a dit Poutine à Netanyahou à Sotchi ?

Assad frappera-t-il vraiment «Israël»?


Tribune libre de Djerrad Amar

syrie-missileLe président syrien Bachar Assad s’est engagé de riposter militairement en cas d’une nouvelle offensive israélienne contre son pays. Il y a déjà deux jours, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, avait annoncé une position similaire.

Selon les informations, Damas est sérieuse dans sa mise en garde. Elle a livré un message clair aux parties concernées, notamment aux Américains : «Israël» doit penser plusieurs fois, avant de mener un nouveau raid en Syrie.

Qu’est ce qui a changé?

En premier lieu, la destruction d’envergure en Syrie, ce qui rend futile tout dégât causé par un raid israélien. Alors que si la Syrie riposte par un certain nombre de roquettes sur l’entité sioniste, le résultat serait néfaste, surtout au niveau psychologique. C’est ce qu’affirme un responsable syrien. «Nous n’avons rien à perdre alors que leurs dégâts seront de loin plus importants».

-Le front du Golan, calme depuis des décennies, sera ouvert à des parties populaires syriennes,arabes et palestiniennes, prêtes à mener des opérations contre l’ennemi.

-Toute offensive israélienne contre la Syrie, sera limitée par des contraintes et des lignes rouges à ne pas dépasser. Il n’est point permis que la frappe soit dirigée vers ce qui pourrait provoquer une guerre régionale. Sur ce, la riposte à la frappe serait plus importante que la frappe en soi, puisque les conditions de toute guerre régionale et internationale impliquent désormais l’Iran, la Russie et les États-Unis. Sachant dans ce contexte que ces derniers poursuivent leurs pourparlers en catimini avec Téhéran, dans le but de prévenir toute implication dans une guerre régionale.

-Les partenaires de la Syrie dans la bataille actuelle, notamment le Hezbollah, réalisent que toute agression israélienne les vise directement. La cessation de la livraison des armes stratégiques à la résistance y est à l’origine. Avec la participation au combat aux côtés de l’armée syrienne, toute riposte à «Israël» serait commune.

-Les missiles S-300 livrés à la Syrie, pourraient ne pas être les armes les plus importantes obtenues par Damas. Des informations quasi-confirmées affirment que la haute technologie et les armes stratégiques pourraient être utilisées dans la prochaine bataille. La Russie avait mis en garde le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, contre toute nouvelle aventure en Syrie. Elle a décidé de couvrir toute riposte syrienne. Elle l’avait clairement signifié aux Syriens, aux Américains et à l’Otan, en dépit du fait qu’elle préfère éviter l’ouverture de ce front.

-En bref, la meilleure réponse aux plans de discorde confessionnelle voulus en Syrie, serait de rediriger la boussole vers la direction initiale : la guerre avec «Israël», aussi limitée soit-elle, augmentera la sympathie arabe à l’égard de la Syrie, surtout que le climat populaire a commencé à changer dans certains pays arabes.

-Toute bataille entre «Israël» et la Syrie, embarrassera les pays gouvernés par les Frères Musulmans. Elle embarrassera de même le mouvement Hamas et l’opposition syrienne.

Si cette dernière acclame l’offensive israélienne, elle commettra une erreur. Si elle observe le silence, son mutisme sera critiqué. Et si elle affiche sa condamnation, sa position serait comprise en faveur du régime. Pour toutes ces raisons, la Syrie parait sérieuse dans sa riposte à «Israël».
Les informations en provenance du centre de la décision syrienne, confirment que l’armée syrienne et le Hezbollah ont établi des plans pour faire face à cette éventualité. En fin de compte, la recrudescence des menaces à ce titre est bénéfique à tous les niveaux.

Source : Assafir

 

Les missiles S-300 russes et la neutralisation de la suprématie militaire américaine


Pourquoi les États-Unis, Israël et l’UE ont-ils réagi si violemment au sujet de la livraison par la Russie des missiles S-300 à la Syrie? En fait, une ou plusieurs batteries de missiles anti-aériens ne peuvent rien changer quant au déroulement de la guerre civile en Syrie. Surtout avec la décision de l’UE, la Grande-Bretagne, la France et d’autres pays occidentaux membres de l’OTAN de fournir aux rebelles armés syriens des systèmes d’armes similaires. Alors, pourquoi Les Russes ne veulent-ils, en aucun cas, renoncer à armer l’Armée Syrienne avec des S-300 ? Lire la suite Les missiles S-300 russes et la neutralisation de la suprématie militaire américaine

Que signifie «gentleman agreement» pour les gouvernements américain et Israélien?


En 2010, à l’invitation du président américain Barak Obama, Dimitri Medvedev, alors président de la Fédération de Russie, a effectué du 22 au 24 Juin, une visite officielle aux États-Unis, que la Maison Blanche considérait comme un point de départ pour de nouvelles relations avec la Russie. A cette occasion, M. Medvedev a visité le siège des géants Twitter,  Apple Inc et Cisco Systems, dans le complexe de Silicon Valley, près de San Jose, en Californie, leader mondial de la haute technologie. Lire la suite Que signifie «gentleman agreement» pour les gouvernements américain et Israélien?

Missiles S-300 en Syrie à la barbe du Mossad


Schema S-300L’entité sioniste avait affirmé que sa dernière action de bombardement de la région de Damas avait pour objectif de détruire des équipements militaires destinés au Hezbollah libanais et qui étaient susceptibles de représenter une menace pour l’entité sioniste.

Un argument qui en temps ordinaire est de nature à faire taire toute critique et exclut bien sûr toute condamnation de la part des régimes occidentaux, ceux-là même qui se prétendent « amis » de la Syrie.

Remarquez que ce sont les même qui étaient les « amis » du Liban en 2006…

Et les temps actuels sont tout sauf ordinaires puisque les dits « amis » de la Syrie considèrent qu’il est grand temps que ce pays ami change de président, même si pour cela il faut plonger le pays dans la guerre et contrevenir à la lettre et à l’esprit de la Charte des Nations Unies dont certains de ces « amis » de la Syrie sont supposés être les garants.

Et en ces temps peu ordinaires, l’entité sioniste ne s’est pas privée de signifier qu’elle était prête à frapper la Syrie à nouveau si elle estimait que sa sécurité l’exigeait .

Des menaces qui n’ont suscité qu’indifférence dans le monde des « amis » de la Syrie mais qui ont amené le gouvernement syrien à faire savoir qu’il riposterait en cas de nouvelle agression.

Des propos bien entendu jugés inadmissibles par l’entité sioniste qui est la seule à avoir le droit de se « défendre ».

Comme si un agresseur avait un droit quelconque à se défendre.

Ces derniers jours, le gouvernement sioniste a encore monté d’un ton devant les informations selon lesquelles la Russie allait fournir des missiles sol-air évolués de type S-300.

Un des chefs du gang sioniste, Benjamin Netanyahou en l’espèce, a même fait le voyage à Moscou pour expliquer à Vladimir Poutine qu’il devait s’abstenir de livrer ces engins à l’armée syrienne.

Et les terroristes sionistes ont même menacé  d’armer les ennemis de la Russie ou d’attaquer les bateaux russes qui seraient chargés d’acheminer ces missiles vers la Syrie.

Après tout, les terroristes sionistes ont assassiné  le Comte Folke Bernadotte (un de ses assassins ayant eu droit à un hommage de la part de François Hollande au moment de son trépas), bombardé l’USS Liberty, un navire de l’armée américaine, saboté dans le port de Fréjus un équipement nucléaire destiné à l’Irak (vous ne trouverez rien sur le net à ce sujet), assassiné des militants humanitaires dans un bateau battant pavillon turc etc.

Le tout dans l’impunité totale. Alors pourquoi en irait-il autrement avec les Russes?

De fait, les informations les plus contradictoires ont circulé sur la future livraison ou  non livraison de ces armes à la Syrie, certaines d’entre elles faisant état d’une gesticulation de Moscou pour se trouver en position de force dans les négociations qui semblent se profiler.

Les choses sont beaucoup plus claires aujourd’hui puisque le président Bachar al-Assad a annoncé en personne que son pays disposait désormais des fameux missiles.

Un camouflet pour les services secrets sionistes qui croyaient que ces systèmes d’armes imposants étaient encore stockés dans un hangar quelque part en Russie.

On verra si les gangsters sionistes mettent à exécution leur autre menace qui consiste à essayer de détruire ces équipements sur le sol syrien.

Même si ces missiles sont vulnérables tant qu’ils n’ont pas été mis en ordre de bataille, il est à peu près certain que non seulement ils sont (ou seront) installés par des techniciens Russes mais aussi que, compte tenu de la sophistication de systèmes qui demandent sans doute des mois de formation pour être manipulés correctement, leurs servants seront au moins pendant un temps des membres de l’armée russe.

Autant d’éléments de nature à dissuader les sionistes de bombarder les sites qui accueillent ou accueilleront ces missiles.

Les S-300 ont vocation à sanctuariser le territoire syrien contre les attaques venues du ciel. Ces missiles sont même en mesure d’interdire à l’aviation sioniste une bonne partie de son « propre » (palestinien en réalité) espace aérien .

C’est dire que Vladimir Poutine entend fixer lui-même les limites de l’ingérence militaire étrangère en Syrie.

Les sionistes se consolent en se disant qu’ils ne sont « pas une cible pour Assad« , ce qui est une manière d’essayer d’induire l’opinion en erreur car ces engins n’ont pas vocation à attaquer le territoire ennemi (ce ne sont pas des missiles sol-sol) mais à défendre le territoire syrien contre les attaques de l’aviation sioniste ou, pourquoi pas, française ou anglaise.

A ceux qui s’inquiètent de la présence des missiles par rapport aux discussions à venir sur une sortie pacifique de crise en Syrie, on rappellera aussi que ces engins sont inutiles face à une guérilla et ne peuvent gêner que ceux qui envisageraient des attaques aériennes contre la Syrie.

http://mounadil.wordpress.com/

La vraie bataille pour la Syrie, celle dont les médias ne vous parleront jamais


J’ai expliqué dans un article précédent que l’opération d’encerclement pour la conquête de Damas de Novembre 2012 au 5 Février 2013 exécutée par les rebelles, s’est terminée par une catastrophe majeure pour la soi-disant armée de libération de la Syrie. Cela a permis à l’armée nationale du président syrien Bachar al-Assad de prendre l’initiative et de déclencher l’offensive générale qui conduira irrémédiablement à la fin de la guerre civile. Lire la suite La vraie bataille pour la Syrie, celle dont les médias ne vous parleront jamais

Syrie, un test pour la survie d’Israël


L’opération d’encerclement et de conquête de Damas (qui a débuté en Novembre 2012) par les 30.000 rebelles appartenant à Jabhat al-Nusra et à Harakat Ahrar al-Sham Al Islami, a pris fin le 5 Février 2013, une catastrophe pour la soi-disant Armée de libération de la Syrie. Les pertes chez les rebelles sont estimées à 1/3 de leurs effectifs. Ces groupes affiliés à Al-Qaïda, sont hyper entraînés et armés par les Etats-Unis, la Turquie, la France, la Croatie, l’Arabie Saoudite, la Jordanie et le Qatar, étant composée de mercenaires étrangers, pour la plupart anciens officiers, sous-officiers et soldats sous contrat en tant que djihadistes ayant participé à la coalition anti-irakienne. Lire la suite Syrie, un test pour la survie d’Israël