Archives du mot-clé sanctions

Un missile de croisière irano-russe contre les sanctions US


21525579_BG1C’est de plus en plus  angoissant! Le méga deal pétrolier que l’Iran et la Russie s’apprête à conclure ne concernerait pas seulement  des échanges pétroliers mais il couvre d’autres dimensions jusqu’ici inattendues!

En principe, il s’agirait de 500000 barils de pétrole que l’Iran livrerait à la Russie en échange des produits et des marchandises dont il a besoin. Mais quelle est la nature de ces marchandises? Lire la suite Un missile de croisière irano-russe contre les sanctions US

Les sanctions, c’est de l’arnaque !


Tribune libre Résistance

iran-sanctio07fc-a2d53Par une dépêche de l’IRIB, l’agence de presse iranienne, on apprend qu’en 1967, l’Iran, alors dirigé par le shah, avait acheté des armes aux Britanniques. Une grosse commande quand même puisqu’elle portait sur 1.500 chars d’assaut et 250 véhicules blindés. Tout est en règle, tout est payé, les armes vont être livrées. Lire la suite Les sanctions, c’est de l’arnaque !

Nouveau type de coup d’état étatsunien


Anti government protests in UkraineQue se passait-il quand un régime ne reflétait pas tout à fait les intérêts des Etats-Unis ? Ils organisaient une opposition  et un coup d’état militaire s’en suivait pour mettre un de leurs agents à la tête du pays. C’était propre, direct et ça avait l’avantage de présenter les chefs d’état de ces pays comme des gens qui, décidément, ne comprendront jamais rien à la démocratie et qui peuvent être déposés comme on veut, quand on veut avec bonne conscience. La France était passée maître dans l’art de ce type de coups d’état en Afrique pendant que les Etats-Unis régissaient l’Amérique Latine de la même manière. Lire la suite Nouveau type de coup d’état étatsunien

Scoop ! Accord historique entre l’Iran et les 5+1


nucleaire_iranien_04Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif annonce qu’un accord a été trouvé entre l’Iran et les 5+1. Après plusieurs jours d’intenses pourparlers à Genève, les négociateurs sont enfin parvenus à une entente sur le nucléaire iranien. Lire la suite Scoop ! Accord historique entre l’Iran et les 5+1

L’Iran espère adhérer au groupe des BRICS


120620_brics_g20L’Iran cherche à rejoindre les BRICS afin de contourner les  sanctions imposées par les américains qui ont paralysé l’économie du pays basée sur l’exportation du pétrole.

L’Iran, qui continue de jouir d’une relation relativement confortable avec les pays BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud – en dépit d’une récession économique grave, a été à la recherche d’opportunités à travers le monde afin d’accroître ses ressources pétrolières, le centre névralgique de l’économie du pays.

« L’Iran soutient le groupe BRICS et est prête à l’adhésion et à sa présence dans le fonds du BRICS », a déclaré le vice-ministre de l’Economie iranien Behrouz Alishiri.

Alishiri s’exprimait peu de temps après une rencontre bilatérale avec son homologue brésilien. De hauts responsables des deux pays ont été en pourparlers en marge de la réunion annuelle du Groupe de la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) à Washington.

Défiant les Etats-Unis sur les sanctions, le groupe BRICS est également considéré comme favorable à l’Iran sur son programme nucléaire controversé.

Lors du dernier sommet du groupe BRICS en Mars 2013, celui-ci a exprimé son inquiétude sur la position de Washington sur les activités nucléaires de l’Iran.

« Nous sommes préoccupés par les menaces d’action militaire ainsi que les sanctions unilatérales, et nous espérons que toutes les questions en suspens relatives au programme nucléaire de l’Iran seront résolues grâce à des discussions et des moyens diplomatiques. Nous pensons qu’il n’y a pas d’alternative à une solution négociée à la question nucléaire iranienne et reconnaissons le droit de l’Iran à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire en conformité avec ses obligations internationales « , ont déclaré les dirigeants du BRICS après le sommet.

Compte tenu des liens étroits entre l’Iran et les pays du BRICS, son éventuelle adhésion au groupe a le potentiel pour rééquilibrer l’équation politique à travers les continents, d’autant plus que l’Iran est sous la nouvelle direction modérée de Hassan Rohani.

Parmi les nations du BRICS, l’Iran jouit également d’une relation chaleureuse avec l’Inde, malgré les récents hoquets sur les exportations de pétrole.

Comme beaucoup d’autres pays latino-américains, les liens de l’Iran avec le Brésil sont également très forts.

Par ailleurs, l’Iran et la Russie ont conclu des accords nucléaires car Moscou reste un fervent partisan du droit de Téhéran à enrichir de l’uranium à des fins pacifiques.

Vasudevan Sridharan

Traduction Avic

http://www.ibtimes.co.uk/articles/513640/20131014/iran-sanctions-brics-oil-tehran-nuclear-programme.htm

La résistance contre-attaque


parlement irakien
parlement irakien

Dans une guerre, on ne peut rester indéfiniment en position défensive. Il faut bien, à un moment ou à un autre, tenter de se dégager par des contre-offensives. C’est ce que semble vouloir faire le camp des amis de la Syrie. En effet, L’Irak veut demander à l’ONU des sanctions contre l’Arabie saoudite pour son soutien du terrorisme en Syrie et dans le monde. C’est ce qu’a déclaré mercredi à RIA Novosti un représentant de la coalition majoritaire du parlement irakien, Kazim Al-Shamri.

Il y a peu de chances de voir un jour des sanctions votées au Conseil de Sécurité de l’ONU contre l’Arabie Saoudite, mais la démarche est d’une importance capitale. Il s’agit là d’utiliser la méthodologie habituelle de l’Occident contre elle, c’est-à-dire la menace permanente de sanctions. Outre le fait que cela mettra un peu plus en exergue leur politique de deux poids deux mesures et l’illégalité des sanctions unilatérales, cette démarche montrera aussi qu’aucun pays, fût-il  un protégé de l’oncle Sam, n’est plus à l’abri de ces menaces de sanctions qui, jusqu’ici, n’étaient brandies que contre les ennemis de l’Occident.

Ça promet quelques nuits d’insomnie à Ban Ki Moon.

Avic

Comment les USA imposent leur droit national dans le monde entier


usaLe droit international contemporain se fonde sur le principe de souveraineté nationale. Conformément à ce principe, le pouvoir de n’importe quel pays est souverain, autosuffisant sur le territoire national, et ne dépend pas du pouvoir d’un pays étranger.

Cela signifie que les lois nationales ne s’appliquent que dans les limites du pays, exception faite de certains cas expressément spécifiés. Il existe aussi le principe d’exterritorialité, lorsque le pays admet l’application sur le territoire national d’une loi étrangère dans le cas d’examen judiciaire des transactions commerciales extérieures ou des affaires de succession transfrontalières.

Or, les autorités américaines ont inversé de fait ces principes en conférant ouvertement à leur lois un caractère exterritorial, à l’image des lois sur les sanctions contre Cuba, la Corée du Nord, l’Iran, et au total pas moins de 14 pays « mal aimés » par l’Amérique.

En 2008, les États-Unis ont décrété des sanctions contre la société Rosoboronexport, qui représente l’État russe sur les marchés des armements sous prétexte de prolifération de technologies se prêtant à la création d’armes nucléaires et de missiles mais, formellement, pour avoir violé la loi américaine connue sous le nom de « Iran, North Korea and Syria Nonproliferation Act ».

Les lois exterritoriales permettent en fait aux États-Unis ne s’ingérer dans les affaires intérieures des autres États. Elles sont également utilisées comme outil d’intimidation. La Loi « Magnistki » en est le dernier exemple en date. Elle confère au président des États-Unis le droit de « bloquer » sur le territoire américain les comptes bancaires et les biens appartenant aux personnes portées sur la « liste noire » des violateurs des droits de l’homme. Cette loi s’étend tant aux sociétés américaines à proprement parler qu’à leurs succursales étrangères, bien qu’elles relèvent de la législation des pays où elles sont établies. C’est ainsi que le président des États-Unis a le droit de frapper également d’interdit « les personnes se trouvant dans les limites de la juridiction des États-Unis » ce qui inclut les sociétés étrangères contrôlées par des personnes physiques et morales américaines. Cela signifie en clair que même les sociétés fondées à l’étranger avec la participation de capitaux américains doivent se garder d’avoir affaire avec les personnes figurant sur la liste Magnitski. Or, les sociétés en question sont nombreuses, pour ne citer que les plus grands systèmes de paiements électroniques comme Visa et MasterCard, contrôlés par des sujets américains et pouvant de ce fait faire l’objet de pressions de la part des États-Unis. D’ailleurs, cela s’est déjà produit récemment, lorsque MasterCard avait bloqué les transferts des Européens au profit de WikiLeaks.

La loi américaine de 1977 sur la corruption à l’étranger (Foreign Corrupt Practices Act, FCPA) est appelée à sanctionner tant les sociétés américaines qu’étrangères pour corruption de fonctionnaires étrangers. Cette loi s’applique aux sociétés étrangères qui ont une partie de leurs actifs aux États-Unis, ont une participation américaine ou si leurs actions sont cotées en bourse des valeurs de New York. Mieux encore, elles s’exposent aux sanctions même si leurs fonds transitent tout simplement par des comptes bancaires américains. Toujours aux termes de cette loi, les sociétés non-résidents des États-Unis sont frappées d’amendes pour corruption de fonctionnaires non-américains à l’extérieur des États-Unis.

Une autre loi portant notamment « sur l’imposition des comptes étrangers » (Foreign Account Tax Compliance Act, FATCA) est entrée en vigueur en 2013. En vertu de cette loi, les États-Unis exigent d’être intégralement informés sur leurs citoyens, sociétés, ainsi que leurs comptes dans les banques étrangères. La banque peut contacter directement l’administration fiscale américaine et lui signaler tous les cas de délit d’évasion fiscale commis par les citoyens américains. Mais elle peut aussi signer un accord officiel allant en ce sens.

Les banques qui refusent de coopérer en direct sont mises sur une « liste noire ». Dans ce cas, tous les transferts des « banques réprouvées » transitant par les comptes des banques américaines sont amputés de 30%. Cette situation porte préjudice aux États étrangers, puisque leurs banques nationales ayant établi des contacts directs avec les États-Unis se transforment de fait en agents qui sapent volontairement ou non la souveraineté nationale. Dans le cas où les États eux-mêmes acceptent cette coopération, ils limitent leur propre souverainté au profit des Américains. La FATCA peut être de ce fait qualifiée d’arme de nouvelle génération destinée à édifier la Pax Amricana, estime le professeur d’économie Valentin Katassonov. En 2012, le ministère des Affaires étrangères, le ministère des finances et la banque centrale russes ont déclaré que la FATCA était une violation flagrante du principe d’égalité souveraine des États.

Au printemps 2008, le Russe Victor Bout a été arrêté en Thaïlande à la demande du Parquet américain avant d’être extradé aux États-Unis en vertu de l’inculpation officielle de complot pour « soutenir une organisation terroriste étrangère », en l’occurrence les FARC colombiennes. Pourtant, les FARC ne sont pas considérées comme une organisation terroriste ni par l’ONU, ni par la Russie, ni par la Thaïlande, et ne sont qualifiées comme telle qu’aux États-Unis. C’est pourtant sur ce fondement que le tribunal a retenu contre M. Bout le chef d’inculpation de complot pour meurtre d’Américains.

Le tribunal américain avait également condamné le pilote russe Konsantin Yaroshenko, qui aurait eu l’intention de transporter au Libéria et au Ghana quatre tonnes d’héroïne en provenance du Venezuela et dont une partie devait ensuite prendre la direction des États-Unis. Interpellé au Libéria, le pilote s’est retrouvé deux jours plus tard dans une prison américaine sans que la Russie en soit informée.

Par conséquent, tout citoyen qui n’a jamais mis les pieds aux États-Unis ni commis de délits contre les citoyens américains et leurs biens peut être interpellé dans un pays tiers à la demande des États-Unis, et en vertu de n’importe quelle inculpation. Les autorités américaines cherchent ainsi à prouver la primauté des intérêts des États-Unis sur ceux de n’importe quel pays du monde. /N

Source: http://french.ruvr.ru/2013_08_23/Comment-les-USA-imposent-leur-droit-national-dans-le-monde-entier-5449/

 

Guerre Hezbollah – Israël : 1 point pour Israël


6141485-ue-la-branche-armee-du-hezbollah-listee-comme-terroristeIsraël aime faire les choses en douce, agir dans l’ombre. Même quand il marque des points, il les engrange en silence pour mieux en profiter pleinement. Dans sa guerre éternelle contre le Hezbollah, il vient encore de gagner 1 point. L’Europe vient de décider d’inscrire la branche armée du Hezbollah, le premier ennemi d’Israël – en fait le seul à le contrecarrer au quotidien, dans la liste des terroristes. Cela veut dire que toutes les sanctions économiques, juridiques et financières, tous les votes dans les instances internationales seront dirigés contre le Hezbollah, la spécification ‘’branche armée’’ n’étant là que pour mettre un habit décent à la décision. Nul doute que c’est Israël qui est derrière cette décision, utilisant pour cela deux de ses proxies : d’abord les rebelles syriens pour faire la demande, ensuite l’Union Européenne pour l’accepter et l’entériner. Et le tout avec consigne aux grands médias de ne jamais mentionner le mot ‘’Israël’’.

Ils sont forts tout de même. Depuis des années, des pays autour d’Israël se défont, se remodèlent, s’agitent, avec, à chaque fois des preuves de l’implication d’Israël, mais, à aucun moment, sa responsabilité n’est engagée, toujours diluée dans celle des Etats-Unis, de l’OTAN, de l’Europe en général, bien embrumée par des motivations ethnico-religieuses qui camouflent admirablement son ombre et font oublier qu’il est le premier bénéficiaire des chaos créés. Chapeau bas. Il n’intervient qu’à des moments critiques où les proxies donnent des signes de faiblesse, mais toujours comme s’il ne s’agissait que d’incidents.

Le Hezbollah vient de perdre un point, mais le match continue. Il connait le jeu et ses règles autant que son adversaire. Attendons…

Avic

Syrie : le nerf de la guerre


homs combatsFace à une nouvelle tentative américaine de faire chuter un régime ami, Moscou et Pékin n’ont aucune envie de se limiter comme jadis à des protestations à l’Onu. Ils ont mis en oeuvre un programme coordonné à long terme –visiblement- visant à octroyer à la Syrie une aide économique, politique, militaire et technique.

Fin juin, le vice-premier ministre syrien Qadri Jamil expliquait au Financial Times le mécanisme de survie de l’économie et de l’Etat syriens dans le contexte de guerre. Ces informations permettent de tirer quelques constats sur la nature du conflit syrien.

Qadri Jamil a notamment indiqué que la Russie, la Chine et l’Iran mettaient en oeuvre un programme d’aide à l’économie syrienne et fournissaient au pays tout le nécessaire pour poursuivre la guerre: des produits pétroliers, des aliments et des fonds financiers.

Les échanges avec ces pays s’effectuent avec leurs devises nationales, ce qui permet d’éviter d’éventuelles sanctions de la part des Etats-Unis. «L’appui des Russes, des Chinois et des Iraniens est toujours une bonne chose», affirme Qadri Jamil.

Ces livraisons sont assurées par les navires russes, ce qui explique la nécessité d’une présence continue de la marine russe près des côtes syriennes, aussi bien que le sens réel des déclarations des chefs militaires russes concernant une présence permanente des bâtiments de guerre russes en Méditerranée. Les fournitures de pétrole, à elles seules, atteignent 500 millions de dollars par mois.

Si les actions de l’Iran dans le conflit syrien -ce dernier a octroyé à Damas un crédit illimité – sont tout à fait compréhensibles, l’attitude de la Russie et de la Chine pourrait révéler le début d’une nouvelle étape de leur coopération internationale.

Face à une nouvelle tentative américaine de faire chuter un régime ami, Moscou et Pékin n’ont aucune envie de se limiter comme jadis à des protestations à l’Onu. Ils ont mis en oeuvre un programme coordonné à long terme –visiblement- visant à octroyer à la Syrie une aide économique, politique, militaire et technique. Le tout malgré une pression montante de la part des Etats-Unis. La Russie a donc envoyé ses navires vers la zone de conflit afin de garantir la réalisation de ce programme et il est possible que la Chine ait joué un rôle plus important dans les efforts économiques visant à épauler la Syrie.

A l’heure actuelle, il semble que cette première tentative de confrontation ouverte avec l’Occident sur le territoire d’un pays tiers fonctionne. Les troupes de Bachar al-Assad ont en effet enregistré un certain nombre de succès militaires ces derniers temps. Et même si l’Etat syrien chutait, sa résistance de deux ans démontrerait que la Russie et la Chine sont en mesure de soutenir de manière efficace leurs amis sous pression occidentale.

Si le gouvernement syrien l’emportait, cela créerait une situation inédite: jusqu’à présent les capacités politiques et militaires des Etats-Unis ont toujours suffit pour isoler et écraser n’importe quel régime indésirable dans un pays du tiers-monde. Aujourd’hui l’exemple syrien témoigne du fait qu’un régime sous pression américaine pourrait compter sur une aide efficace.

Mais pourquoi la Syrie est-elle le lieu de cette confrontation des intérêts occidentaux avec ceux de la Russie et de la Chine? Moscou et Pékin considèrent probablement les actions américaines en Syrie comme une composante importante d’un plan stratégique de Washington, qu’il faut torpiller à tout prix.

Vedomosti

http://afrique-asie.fr/menu/moyen-orient/5875-syrie-le-nerf-de-la-guerre.html