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Les fondements et les raisons complexes du Jihad


Tribune libre

1-4153-c1323-944d2par Ghaleb Kandil

Les Saoud et le fantôme de Jouheiman

Le comportement de l’Arabie saoudite dans la région fait l’objet d’une attention et d’un suivi particuliers, après que la dynastie des Saoud soit devenue la principale source de l’escalade et de la violence exercées ces derniers temps par les groupes terroristes-takfiristes en Irak, en Syrie, au Liban et jusque dans certaines régions de Russie. Lire la suite Les fondements et les raisons complexes du Jihad

Egypte: la «Restauration» à l’ombre des Saoud et de Tel Aviv


Tribune libre Byblos

abdallah_al_saoud_et_netanyahou_01Une révolution, une vraie, est une succession de batailles avec des victoires et des défaites, des percées et des retours en arrière, des sursauts et des bons en avant. En trois ans, les Egyptiens ont ainsi successivement balayé trois «gouvernements» : la tyrannie Moubarak, puis celle du Scaf (le Conseil suprême de forces armées mise en place pour la transition) et, bien sûr tout récemment, les Frères musulmans. Il faut dire que la déception des Egyptiens face à l’équipe Morsi a été d’autant plus énorme que les attentes étaient grandes. Le régime instauré par les Frères s’est révélé aussi brutal, sanguinaire et incompétent que celui de Moubarak. Prière de «dégager» donc ! Sauf que la reprise en main de l’armée a aujourd’hui des parfums de «Restauration» avec en prime, les Saoud et Tel Aviv en embuscade.

De l’élection à l’éjection
Propulsés aux affaires, les Frères Musulmans auront été en dessous de tout. Et à ce titre, les mouvements populaires qui ont abouti à leur éviction étaient donc parfaitement légitimes, fondés, et s’inscrivaient dans la continuité logique d’une révolution authentique qui ne pouvait s’accommoder de la mise en place d’un clone de Moubarak affublé d’une barbe. Car en un an de règne, c’est bien ce à quoi ont assisté les Egyptiens.
Petit rappel des faits :
– Le 30 juin 2012, Morsi gagne la présidentielle avec 51,7% des voix.
– Durant les 5 premiers mois, sa gouvernance patine, mais il trouve le temps de libérer des douzaines de prisonniers pourtant convaincus de terrorisme, et dont certains ont même trempé dans l’assassinat de l’ancien président égyptien Anouar el-Sadate.
– En novembre 2012, Morsi se fend soudain d’un décret présidentiel lui accordant d’immenses pouvoirs, dont celui de voir ses futurs décrets incontestables par aucune Cour de justice. La manœuvre est si énorme qu’un million et demi d’Egyptiens descend dans la rue pour protester, soutenus en cela par de nombreux partis. Il y aura 5 morts.
– Quelques semaines plus tard Morsi dissous la Cour suprême, taxée de trahison… Dans la foulée, il vire le Procureur général pour le remplacer par un de ses sbires.
– Un mois plus tard, il annule la Constitution et nomme une commission formée essentiellement de membres de son parti ou de sa mouvance pour rédiger un nouveau texte. Le texte est adopté par 18% des Egyptiens seulement, lors d’un référendum pour le moins discutable.
– Durant toute cette période, l’économie égyptienne s’enfonce dans le marasme le plus complet. Le chômage double et la livre perd 20% de sa valeur.
– Durant toute cette période, les disparitions se poursuivent, les arrestations et les détentions arbitraires continuent, et l’on torture autant qu’avant dans les prisons égyptiennes.
– Le 30 juin 2013, des millions d’Egyptiens révoltés se massent alors à nouveau Place Tahrir et dans tout le pays en réclamant le départ de celui qui, en un an, a réussi à réinstaurer un régime tout aussi toxique que le précédent, trahissant tout espoir de changement.
Le passif des Frères est énorme, leur échec est absolument total.

Washington hors-jeu
La sanction tombe le 3 juillet, le général Abdel Fatah Al-Sissi, chef d’état-major de l’armée égyptienne, annonce la destitution de Mohamed Morsi. C’est le retour de l’Armée aux Affaires.
Sauf que les Frères ne l’entendent pas de cette oreille et mobilisent leurs troupes. Le sit-in s’organise et prend de l’ampleur.
Du côté de l’Etat-major égyptien, les grandes manœuvres se préparent.
Des campagnes de propagande anti-Frères sont lancées à grande échelle dans le pays. Les rédactions des journaux et télévisions égyptiennes collaborent sans réserve, déçues qu’elles sont elles aussi de la pitoyable gouvernance des Frères.
Dans le plus grand secret, des tractations sont pourtant entamées entre le Scaf et les Frères pour éviter le bain de sang.
Washington alors entre en jeu et plaide la cause de la modération. Le secrétaire à la défense US, Hagel, tente à maintes reprises de convaincre al-Sissi de composer. Dans la balance : le milliard de dollars et demi d’aides que les US donnent encore annuellement à l’Egypte pour garantir la survie de l’accord de pays avec Israël, et le libre-passage sur le Canal de Suez.
Mais Al-Sissi reste inflexible.
Il sait que les Américains ont davantage besoin d’allouer cette aide à l’Egypte, que lui de la recevoir.  Cette manne ne couvre en effet que le 20% des besoins actuels de l’armée égyptienne. En revanche, l’aide en question représente une forme de blanchiment de capitaux dont les Etats-Unis ont besoin, et en particulier le Pentagone puisque la plus grande partie de cette manne lui revient au travers des achats d’armements de l’armée égyptienne, armement parfois totalement inutile à ladite armée, mais nécessaire à l’opération de blanchiment en question.
Le général égyptien sait donc qu’il peut compter sur le lobbying du complexe militaro industriel pour maintenir cette «aide» qui lui est indirectement destinée…  et pour l’heure, le calcul d’al-Sissi reste payant. Au demeurant, les fournisseurs d’armes ne manquent pas dans le pipeline d’Al-Sissi le cas échéant.
La décision de briser les Frères est donc prise, les modérés prennent congé.
La répression commence le 14 août. L’extrême violence de l’intervention, les centaines de morts et l’arrestation des cadres des Frères musulmans ne laissent planer aucun doute sur la volonté du Scaf d’en finir avec la Confrérie.
L’ampleur du massacre est un message.
La parenthèse des Frères au pouvoir est terminée en Egypte.

Riyad et Tel-Aviv jubilent
C’est que d’autres acteurs ont également avancés leurs pions dans l’affaire.
A commencer par la maison des Saoud, qui voyait d’un très mauvais œil l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans en Egypte, craignant la contagion en cas de réussite de leur gouvernance.
Contrairement à l’idée reçue, le Royaume Saoudien est en effet bancal. C’est un agglomérat de forces antagonistes pilotées par des princes gavés de pétrodollars et miné par les dissensions. C’est aussi un Royaume en proie à une forte contestation interne où les Frères possèdent des relais importants. Dans les années 1950-60 nombre de ses cadres s’y sont en effet installés en fuyant les persécutions subies en Egypte, en Syrie, en Irak ou en Algérie. Les Frères musulmans ont également participé aux contestations qui ont ébranlé le Royaume. Comme le rappelle Alain Gresh, la vision politique des Frères «— un Etat islamique, certes, mais bâti sur des élections — diverge de celle de la monarchie, fondée sur l’allégeance sans faille à la famille royale saoudienne. Celle-ci a d’ailleurs préféré financer les divers courants salafistes, dont le refus d’intervenir dans le champ politique et l’appel à soutenir les pouvoirs en place, quels qu’ils soient — la famille royale comme M. Moubarak —, la rassuraient.»
Ce n’est donc pas un hasard si, aussitôt les menaces de suspension d’aides proférées par les Européens et les Américains, les Saoudiens ont immédiatement réagi en assurant qu’ils compenseraient ces éventuelles pertes auprès du nouveau pouvoir égyptien.
Washington est ici débordé par son «allié» dans la région, allié impossible à désavouer désormais puisqu’il vient de le nommer bourreau en chef de la Syrie en remplacement du Qatar, viré de ce rôle pour incompétence.
Même offensive de Tel-Aviv, qui préfère bien évidemment n’importe quelle dictature militaire à ses portes plutôt que de voir des islamistes diriger l’Egypte. Tel-Aviv a donc très tôt mouillé la chemise en activant ses relais à Washington – et dieu sait s’ils sont nombreux – pour empêcher la suspension de l’aide américaine. Même chose en Europe où les ambassadeurs israéliens ont été mandatés pour convaincre les Européens qu’il valait mieux un pouvoir militaire que le chaos islamiste.
C’est un intéressant développement qui confirme l’existence de cette alliance contre-nature entre le royaume corrompu des Saoud et l’Etat-voyou israélien avec, au milieu, des Etats-Unis de plus en plus hors-jeu et otages de leurs alliés.

Et maintenant ?
Et maintenant retour à la case départ serait-on tenté de dire, avec un Scaf à nouveau tout puissant au Caire, ce qui laisse sans doute penser aux anciens cadres du régime de Moubarak que le cauchemar révolutionnaire touche à sa fin.
Et l’annonce de la libération sous condition du vieux Raïs doit bien sûr renforcer ce sentiment.
La Restauration donc, avec en prime les Saoud et l’entité sioniste en embuscade.
Sauf que voilà. Nous venons probablement d’assister à un soubresaut de la révolution, un retour en arrière peut-être, mais qui sera nécessairement suivi d’un rebond.
La rue n’en est plus à un gouvernement près.
Et le Scaf serait bien inspiré de prendre rapidement de la distance avec ses nauséabonds soutiens s’il ne veut pas  se voir inscrit une deuxième fois sur le tableau de chasse de la révolution.

PS: et pour terminer sur une note plus légère, voici le sms sans commentaire d’un ami marocain: « Moubarak libre, Morsi en prison, El Baradei à Vienne. C’est retour en 2010. Qui a dit qu’on ne pouvait pas remonter le temps ? »

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Et maintenant, un message de la part de nos sponsors (saoudiens) – Pepe Escobar


532999-capture-d-ecran-du-chef-de-l-armee-egyptienne-le-general-abdel-fattah-al-sissi-le-3-juillet-2013-au-Il est là, le nouveau pharaon d’Egypte, Pinochet Sisi, plein d’insignes / gloire . Les sous-titres sont superflus. C’est la remise des Oscar pour le général Abdel Fattah al-Sisi. Il a remercié ses sponsors / producteurs. Quand il cite «l’Arabie saoudite » la salle est en délire. Quand il mentionne [le roi] « Abdullah » la salle est en délire.

Quelle performance. Un biopic transparaît. Il rêve déjà de Jack Nicholson jouant son personnage à l’écran. Notez le sourire d’autosatisfaction, tellement il est confiant d’avoir dupé les légions de «progressistes» arabes – des gauchistes laïcs aux Nasséristes – en leur faisant croire qu’il défend les intérêts du « peuple égyptien » sans cesse invoqué.

Notez la « Lutte contre le terrorisme » en haut à gauche du petit écran. Voici Sisi comme Deubeulyou – en mode Mission accomplie. Qui se soucie que l’Egypte ait été réduite en un état totalement en faillite (et en sang) ? Qui se soucie des manchettes terribles –  » des activistes du Sinaï exécutent 25 policiers égyptiens» rivalisant avec «la Junte étouffe 38 détenus dans un car de police»? Il a remporté la «guerre contre le terrorisme» – en tant que nouvelle tête du serpent, un serpent qui n’était jamais parti.

Prenez place et profitez du spectacle. Le clou du spectacle est que l’ancienne tête du serpent pourrait être libérée dans les prochaines 24 heures. Pour le plus grand bonheur de la Maison des Saoud, qui l’aimait comme un des siens, les charmeurs de serpents sont sur le point de libérer Hosni Moubarak. «Printemps arabe? » – On peut facilement imaginer l’ancienne tête du serpent murmurant. « Ne me faites pas rire. » Et il ne fera pas – au moins en public. Ce «printemps arabe», cette invention Google, n’est jamais arrivée. Vous pouvez tous rentrer chez vous maintenant – et y rester. Le serpent va vous protéger et défendre les intérêts du « peuple égyptien ». Mais rappelez-vous, si vous êtes contre nous, vous êtes un terroriste. Et nous viendrons vous chercher.

Nous allons décider de ne pas décider

Les producteurs de l’épopée égyptienne sont aussi ravis que leur star. Quel grand succès au box-office. Qui se soucie que Caniche-land – comme dans l’Union européenne – convienne d’une réunion «d’urgence» ce mercredi pour peut-être « suspendre son aide » au Glorieux Sisi? Qui se soucie de ce que le Congrès américain soit tenté de suivre le même chemin? [1]

Imaginez la scène, avec des éclats de rire dans la tanière des producteurs à Riyad. Pour l’administration Obama ce fut – et reste – un coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat, même si ça marchait comme un coup d’Etat et on en parlait comme un coup d’Etat. Mais les impératifs catégoriques ne s’appliquent pas ici. Alors le congrès décide qu’il ne va pas dire si c’est un coup ou non. Et l’administration Obama décide de ne rien dire de ce qu’il pourrait décider – ce qui « reprogramme » le tout.

Quelle que soit la non-décision prise, les producteurs s’en foutent. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, l’éternel Saud al-Faisal, a déjà promis que les producteurs et les autres coproducteurs du Conseil de Coopération du Golfe – comme dans les Émirats arabes unis – seront heureux de combler et peut-être même de doubler toute l’aide qui sera perdue par la glorieuse tête de l’ serpent Sisi.

Le New York Times a bataillé dur pour donner l’impression que Washington avait une emprise pour influencer le glorieux Sisi – et les producteurs – contre le lancement du coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat. [2] C’est éminemment risible (éclats de rires au repaire des producteurs à Riyad). La seule pépite dans le rapport est que la Maison des Saoud, les Émirats arabes unis et Israël ont frénétiquement incité, soutenu et fait du lobbying pour le coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat; Je l’avais  déjà signalé dans Asia Times Online.

Oups, Israël ; le glorieux Sisi ne pouvaient pas remercier ce producteur particulier dans son discours d’acceptation de l’Oscar. Comment pouvez-vous justifier cela à la rue arabe – que nous sommes les serviteurs des occupants de la Palestine? En ce qui concerne les Israéliens, ils s’en fichent; Sisi est «l’un d’entre eux », ils sont toujours « en contact étroit », et il ne ferait jamais rien pour annuler les accords de Camp David.

Sunny, I love you

L’administration Obama a sous-traité sa politique au Moyen-Orient à la Maison des Saoud à ses risques et périls. Quoi que dise le roi « Retour du mort vivant » Abdullah, ça marche. En fait, non ; quoi que fasse ‘’Retour de l’espion invisible’’,  Bandar bin Sultan, alias Bandar Bush qui a spectaculairement refait surface, fonctionne. La beauté du coup d’Etat qui n’est pas un coup d’Etat, et du discours d’acceptation de Sisi, c’est que Bandar, praticien éminent des arts sombres, n’est même pas mentionné.

Et pourtant, ce fut Bandar Bush qui, dans sa réunion récente de quatre heures avec le président Poutine, n’a pas obtenu ce qu’il voulait en Syrie ; mais il a obtenu ce qu’il voulait en Egypte. Le joueur d’échec Poutine a de suite vu l’ouverture, après tout, la confrérie des Frères Musulmans est un anathème à la fois pour la maison des Saoud et pour le Kremlin. Et s’il n’y a plus “d’aide” américaine à la junte de Sisi, – comme dans : nous vous donnons plus d ‘argent comme cela vous pouvez encore plus acheter nos armes – il n’y a plus rien qui empêche l‘industrie d’armement russe de remplir le vide créé.

Rien de tout cela bien entendu ne fera partir la crise tragique syrienne. Pendant le ramadan, ce fut Bandar Bush qui organisa l’acquisition silencieuse d’au moins 50 millions de dollars d’armes d’Israël, qui furent immédiatement envoyées dans le filet des gangs de mercenaires salafistes, djihadistes, soutenus par la maison des Saoud. Ceci après que Bandar Bush ait renforcé le bras du gouvernement Obama pour se débarrasser des Qataris – qui payaient les factures des frères musulmans en Egypte – et le laisser reprendre le djihad en Syrie.

Bandar a le vent en poupe. Il est maintenant à la tête d’un “djihad total” très ambitieux, d’une stratégie à trois volets en Syrie, en Irak et au Liban, manipulant le même vieux dada de la maison des Saoud de la haine sectaire, excitant les sunnites contre les “apostats” chiites, avec une grande emphase sur les attentats à la voiture piégée dans des zones civiles, comme l’a montré l’attentat très récent de la banlieue sud de Beyrouth Zahiyeh.

Ceci est une franchise de longue haleine avec beaucoup de suites en stock. Pour l’instant, il est au sommet du box-office en Egypte. Mais il pourrait bien y avoir un problème. Le mouvement Tamarod, qui a collecté 22 millions de signatures qui ont menées aux manifestations de masse créant l’ouverture pour le coup d’état qui n’en est pas un, demande maintenant non seulement l’annulation de “l’aide” américaine, mais aussi celles des accords de Camp David. [3]

Maintenant c’est une autre bombe – le cœur du problème tant que  les Etats-Unis et Israël sont concernés. Et si Tamarod arrive une fois de plus à obtenir 22 millions ou plus de signatures, ce qui est fort possible étant donné que l’absolue majorité des Egyptiens ne veulent pas de cette “paix” avec Israël ? Le glorieux Sisi aura-t-il le courage de déplaire à ses producteurs israéliens ? Bandar lui donnera-t-il le feu vert ? Le gouvernement Obama instaurera-t-il une “zone d’exclusion aérienne” au-dessus du Caire ?

Alors que le monde attache une myriade de ceintures de sécurité devant les tempêtes qui s’annoncent, les nouvelles en provenance de la Maison blanche sont quant à elles apaisantes. Il y a un nouveau membre dans la famille, un chiot nommé Sunny. Alors imaginez la famille chantant à table, à l’unisson: “ Dark days are gone/ bright days are here/ my Sunny one shines so sincere ». Coupez… Plan sur Sisi/Jack Nicholson dans toute sa splendeur: « Heeeeeere’s Johnny! »

Remarques:
1. administration Obama suspend tranquillement aide militaire à l’Egypte, mulls de coup d’Etat »- rapport , Russia Today, le 20 Août 2013.
2. Comment américaine espère une affaire en Egypte ont été minés , le New York Times, 17 Août 2013.
3. la campagne rebelle de l’Égypte lance une pétition pour annuler l’aide américaine, traité de paix entre Israël , Ahram en ligne, le 18 Août 2013.

Pepe Escobar

Traduction : Avic
http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-05-200813.html