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Et de 4 ! Est-ce vraiment Bachar Al-Assad qui doit partir ?


QATAR-POLITICS-SUCCESSION-FILESIl y a deux ans, ils s’étaient tous donné le mot en forgeant un slogan à placer dans chaque discours, à chaque apparition publique, dans tous les contextes même les plus anachroniques : ’’Bachar Al-Assad doit partir’’. A force de le répéter, ils avaient fini par croire en la force et la magie de leur formule. Après deux ans d’acharnement et de ’’Bachar Al-Assad doit partir’’, l’Homme est toujours là, plus présent et plus solide que jamais. Je crois entendre la Voix de Robert Lamoureux disant : ‘’Et le canard était toujours vivant !’’. Tout brûle, tout se délite, tout dégringole et tout fout le camp, sauf pour Assad.

D’abord il y a eu le couple Sarko-Juppé, les créateurs de l’effet médiatique des ‘’amis de la Syrie’’. Exit Juppé. Exit Sarkozy.

Ensuite ce fut la féroce Hillary Clinton, qui espérait jouir, à nouveau, d’un autre spectacle de lynchage comme celui de Kadhafi qu’elle avait délicieusement dégusté. Out Hillary.

Et maintenant c’est le tour de Cheikh Hamad du Qatar qui vient d’abdiquer en faveur de son fils de 33 ans, Tamin. Il avait pourtant été zélé. Qu’a-t-il fait pour mériter son licenciement ? A-t-il eu la grosse tête ? Il aurait dû savoir qu’avec ces gens-là, un serviteur reste un serviteur. Un serviteur ne prend pas, on lui donne. Dommage pour lui qu’il ne connaisse pas notre blog dans lequel nous le mettions en garde, notamment dans cet article : A vendre : Très beau pays, bien situé…

Qui reste-il ? Erdogan ? Il a failli précéder Hamad. Mais, avec déjà les pieds sur les starting-blocks, le vieux renard a retourné et sa veste et son pantalon, et il ne serait pas étonnant, s’il arrive à éteindre l’incendie qui fait rage chez lui, qu’il devienne le plus grand fan de Bachar Al-Assad.

Il ne reste, finalement, que les deux indécrottables tandems, Hollande-Fabius d’un côté, Cameron-Hague de l’autre.  Mais on peut parier que, dans 5 ou 6 ans, Al-Assad sera reçu à Londres ou à Paris en visite officielle par leurs successeurs respectifs.

Et puis il y a le nouveau venu, le roi Abdallah de Jordanie. On ne peut que lui donner ce petit conseil : « ne t’en mêle pas, petit. Regarde autour de toi et tires-en les conséquences si tu ne veux pas avoir à faire tes cartons pour Londres ».

Finalement le slogan ‘’Bachar Al-Assad doit partir’’ n’est pas payant. Il est même dangereux pour ceux qui l’utilisent. D’ailleurs, ceux qui restent, bien qu’ils désirent  ardemment le départ d’Assad, n’osent plus utiliser leur formule magique. Superstition ?

Avic

Assassinat de Londres : comédien ou assassin ?


assassin-londres13 h 20, Mercredi, à proximité d’une caserne militaire de Woolwich. Des passants voient deux hommes noirs sortir d’un véhicule, trainant derrière eux un cadavre portant un T-shirt barré du slogan «Help for Heroes»,  jusqu’au milieu de la chaussée.  Ensuite, d’après les témoins, ce fut la boucherie. Ils découpent leur victime à coup de couteau, de hachoir et, pour finir, le décapitent à la machette.

Tout cela en plein jour, en pleine ville et pas n’importe laquelle. La scène se passe à Woolwich, dans le sud-est de Londres. Après tout ce qu’on a vu en Syrie, on pourrait dire : une barbarie de plus, commise par des cerveaux malades. Mais il y a plus. Selon des témoins, les assassins ont encouragé les passants à filmer la scène alors qu’ils s’acharnaient sur le corps de leur victime. Certains de ces témoins assurent avoir entendu les agresseurs s’écrier «Allah Akbar».

20 minutes plus tard, les policiers arrivent. Les tueurs chargent avec leurs machettes mais sont stoppés par les balles des policiers. Ils sont ensuite transportés par hélicoptère vers deux hôpitaux différents, laissant sur place couteaux, machettes et une arme de poing.  Un des passants a pu filmer l’un des tueurs qui a fait son speech que voici :

«Nous jurons par Allah tout puissant que nous n’arrêterons jamais de vous combattre. Les seules raisons pour lesquelles nous avons fait ceci, c’est parce que des Musulmans meurent chaque jour. Ce soldat britannique, c’est œil pour œil, dent pour dent. Nous nous excusons que des femmes aient vu ceci aujourd’hui mais dans nos pays nos femmes sont obligées de voir la même chose. Vous, peuple, ne serez jamais à l’abri. Changez vos gouvernants. Ils ne prennent pas soin de vous.»

Là où ça ne va plus, c’est que tout est bidon. D’abord, ces deux noirs, je me demande bien de quel pays ils se réclament pour dire que les femmes, chez eux,  voient tous les jours des scènes similaires, et causées par des soldats britanniques de surcroît. On savait la Syrie multiconfessionnelle, et même multiethnique. Mais des ethnies noires en Syrie, en Irak, ou en Afghanistan, c’est nouveau.  En admettant même que cela fût possible – mondialisation oblige, ce djihadiste du dimanche a oublié que le Royaume-Uni est un de leur plus ferme soutien sans lequel ils n’auraient même plus de quoi bouffer. Aurait-il oublié que dans l’armée syrienne, il n’y y a pas de djihadistes, ou alors est-il complètement déboussolé ?

Toute cette mise en scène a été faite comme pour être filmée. Ils le demandent eux-mêmes, comme si c’était ça l’objectif. La foule docile, regarde tranquillement ce qui se passe. Le flegme anglais, peut-être ? Ce ne sont là que quelques invraisemblances parmi tant d’autres. Plus c’est gros, plus on en parle, c’est vrai. Mais là, la ficelle dépasse tout ce qu’on a vu jusqu’ici. A côté, les américains retournent au stade d’amateurs. Il reste la fameuse question, comme d’habitude : pourquoi ?

Avic