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Afrique: Les nouveaux tirailleurs de l’Empire


Entrainement-Forces-AfriqueOn se rappelle la prise d’otage de Nairobi au Kenya par des hommes armés, soit disant appartenant au groupe Shebab. Nous y avions vu alors un prélude à des opérations américaines et israéliennes en Somalie, tant ce type d’actes terroristes est devenu pour les Etats-Unis un mode de fonctionnement incontournable avant toute guerre.

Un autre mode de fonctionnement tout aussi habituel est l’utilisation de tirailleurs locaux, fer de lance des empires coloniaux depuis plus d’un siècle en Afrique et ailleurs. J’avais écrit un article,au sujets des tirailleurs, « Mali : les tirailleurs sont de retour« , article qui m’avait valu à l’époque une volée de bois vert de la part de certains lecteurs. Et pourtant …

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Le raid américain sur la Libye et l’imposture de la guerre contre le terrorisme


AirborneAndSpecialForcesUdayQusayRaidLe secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a proclamé dimanche que les deux opérations secrètes montées au cours du week-end par les Forces spéciales américaines en Libye et en Somalie « envoyaient un message fort au monde à savoir que les Etats-Unis ne ménageront aucun effort pour engager la responsabilité des terroristes, peu importe où ils se cachent ni depuis combien de temps ils se soustraient à la justice. »

Après un examen sérieux, loin d’être fort, le message envoyé par ces opérations est incontestablement trouble.

L’enlèvement en Libye du supposé agent d’al Qaïda, Abou Anas al-Libi, et le raid avorté mené par les Navy Seal contre un dirigeant de la milice islamiste Al Shabab en Somalie, annulé après s’être heurté à une vive résistance, sont traités par les médias américains comme une nouvelle bataille monumentale dans la guerre mondiale sans fin contre le terrorisme.

Al-Libi, qui a été inculpé par un tribunal américain pour des accusations liées à la préparation des attentats à la bombe de 1998 contre les ambassades américaines à Nairobi, au Kenya et à Dar es Salaam en Tanzanie, durant lesquels 224 personnes ont été tuées, serait détenu sur un navire américain en Méditerranée, hors de portée des tribunaux civils et des lois et soumis à des méthodes d’interrogatoire inconnues.

Des spécialistes du contre-terrorisme, d’anciens agents et membres du cabinet sont exhibés devant les caméras de télévision dans le but de racoler le public américain pour l’impliquer dans une nouvelle opération criminelle menée par Washington.

Malgré toutes les jacasseries de ces spécialistes, il y a toutefois une chose sur laquelle ils restent muets : l’extraordinaire histoire d’al-Libi, cible du raid américain. Un examen de sa carrière indique non pas une lutte implacable entre ennemis mortels mais plutôt une brouille entre partenaires intimes. Ce n’est pas une exagération que de suggérer que M. al-Libi est à tu et à toi avec certains de ceux qui ont planifié son enlèvement. Sa biographie donne un aperçu du monde bizarre et effrayant de la CIA et de ses guerres secrètes, de ses sales coups et de ses assassinats dans le monde entier.

Al-Libi avait rejoint al Qaïda dans les années 1980 alors que l’organisation combattait en Afghanistan, fournissant les fantassins requis pour une guerre secrète organisée par la CIA en vue d’un changement de régime menée contre le gouvernement de Kaboul qui était soutenu par l’Union soviétique. A l’époque, le président américain Ronald Reagan avait salué al-Libi et ses combattants islamistes de droite comme étant l’« équivalent moral de nos pères fondateurs, » tandis que le gouvernement américain octroyait quelque 10 milliards de dollars pour le financement de la guerre.

Cette relation n’était pas simplement une nouveauté de Reagan. Durant des décennies, l’impérialisme américain avait promu des organisations islamistes réactionnaires afin de poursuivre les intérêts américains et de combattre l’influence socialiste et nationaliste de gauche au Moyen-Orient et ailleurs. Ces couches fournirent les troupes de choc destinées aux coups d’Etat orchestrés par la CIA en Iran, en Indonésie et ailleurs.

Après la guerre en Afghanistan, al-Libi aurait suivi ben Laden au Soudan où il continua à bénéficier du soutien des Etats-Unis et de l’Occident. C’est durant cette période des années 1990 qu’al Qaïda achemina des combattants islamistes en Bosnie pour combattre aux côtés du régime bosniaque musulman appuyé par les Etats-Unis. En 1993, ben Laden avait reçu la nationalité bosniaque et un passeport bosniaque. Les terroristes d’al Qaïda furent aussi envoyés au Kosovo pour rejoindre le mouvement séparatiste contre la Serbie qui dès 1999 fut soutenu par une guerre aérienne totale menée par les Etats-Unis et l’OTAN.

En 1995, suite à la pression exercée par le chef d’Etat de la Libye, le colonel Mouammar Kadhafi, le Soudan obligea ben Laden à renvoyer ses partisans libyens du pays. Peu de temps après, ben Laden lui-même dut quitter le pays, alors que le Soudan subissait des pressions de la part de l’Egypte où un groupe lié à al Qaïda avait tenté d’assassiner le président Hosni Moubarak.

Alors que ben Laden rejoignait l’Afghanistan, al-Libi obtenait l’asile politique au Royaume-Uni, l’allié le plus étroit de Washington, au motif qu’il ferait l’objet de persécutions en Libye.

En 2002, l’on apprenait que six ans plus tôt al-Libi avait été une figure clé dans une cellule du Groupe libyen de combat pour l’Islam (Libyan Islamic Fighting Group) qui avait reçu de vastes sommes d’argent des services secrets britanniques, MI6, pour un complot d’assassinat raté de Kadhafi.

Al-Libi put continuer à vivre au Royaume-Uni pendant presque deux ans après les attentats à la bombe perpétrés contre l’ambassade africaine, en ne fuyant le pays qu’en mai 2000 au moment où lui et 20 autres agents d’al Qaïda étaient mis en accusation devant le tribunal fédéral de Manhattan en tant que co-accusés d’Oussama ben Laden dans le cadre des attaques terroristes en Afrique. Il fut placé sur la liste des « personnes les plus recherchées » par le FBI.

Au bout d’une décennie passée comme terroriste recherché, al-Libi retourna en Libye en 2011 et une fois de plus il fut transformé en un « combattant de la liberté » soutenu par les Etats-Unis en rejoignant l’une des brigades islamistes qui a servi de troupes intermédiaires dans la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN en faveur d’un changement de régime.

La raison pour laquelle, deux ans après l’éviction et l’assassinat de Kadhafi, al-Libi a été enlevé en pleine rue à Tripoli n’est pas claire. Sa présence là-bas était connue de Washington depuis bien avant le début de la guerre. Il s’agit cependant en partie d’un système d’alternance entre collaboration étroite et brouille entre l’appareil de renseignement américain et al Qaïda. C’est un système qui explique pour beaucoup comment les attentats terroristes du 11 septembre ont pu survenir, c’est-à-dire comment des agents d’al Qaïda connus de la CIA ont pu entrer librement aux Etats-Unis, suivre des cours de pilotage et planifier le chaos du 11 septembre 2001.

L’on a assisté à ce même phénomène lors de l’attaque d’al Qaïda du 11 septembre 2012 contre le complexe diplomatique et de la CIA dans la cité portuaire de Benghazi, à l’est de la Libye et lors de laquelle l’ambassadeur américain, Christopher Stevens, et trois autres Américains ont perdu la vie. Stevens avait joué un rôle crucial dans la coordination de l’action militaire américaine avec les opérations d’islamistes tel qu’al-Libi.

Après la guerre, la CIA a mis en place à Benghazi une importante station secrète dans le but d’acheminer des stocks d’armement à des individus similaires et qui sont employés dans la guerre en faveur d’un changement de régime en Syrie. Quelque chose à fait que la relation s’est aigrie, impliquant probablement des ressentiments au sein des milices islamistes pour n’avoir pas été correctement indemnisées par leurs patrons américains en termes d’argent et de pouvoir.

L’enlèvement d’al-Libi par les commandos de la Delta Force, apparemment sans en avoir avisé le gouvernement intérimaire pratiquement impuissant de la Libye, ne fait que souligner les véritables conséquences d’une guerre qui est promue par le gouvernement Obama comme une croisade pour les droits humains, la démocratie et la paix. Après avoir fait des milliers de morts et détruit la plupart des infrastructures du pays, la guerre a laissé la Libye dans un chaos total dominé par les milices islamistes et les petits seigneurs de guerre, et minée par les assassinats, les enlèvements et la torture, et sa production pétrolière et ses autres principales activités économiques se trouvant quasiment au point mort.

Parmi les éléments les plus effarants de cette guerre prédatrice il y a le fait que des organisations de la pseudo-gauche, à commencer par l’International Socialist Organization aux Etats-Unis jusqu’au Socialist Workers Party en Grande-Bretagne en passant par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France, l’ont saluée comme une révolution et ont agi politiquement de façon à faciliter la destruction totale et l’assujettissement de l’ancienne colonie.

Durant ces dix dernières années, Washington a justifié l’agression militaire à l’extérieur et l’application de méthodes d’Etat-policier à l’intérieur du pays au nom d’une guerre sans fin contre le terrorisme. Au cours de cette période, les principales réalisations des gouvernements Bush et Obama ont consisté à renverser deux régimes arabes laïcs, en Irak et en Libye, et à tenter de faire de même une troisième fois en Syrie. Chacune de ces interventions a dévasté les sociétés de ces pays.

Alors qu’al Qaïda n’existait dans aucun de ces trois pays avant l’intervention américaine, l’organisation prospère actuellement dans tous les trois. Des dizaines de milliers de gens de la région entière ont été attirés sous sa bannière dans une guerre sectaire soutenue par les Etats-Unis pour un changement de régime en Syrie.

C’est dans la biographie d’al-Libi qu’émerge le plus clairement le véritable caractère de la soi-disant guerre contre le terrorisme. C’est le dérivé d’une multitude de sales opérations montées par le renseignement américain qui se sert d’éléments tel al Qaïda, les trahit, puis gère les conséquences de ces trahisons sous la forme d’opérations terroristes qui servent ensuite de prétextes à des guerres à l’étranger et à la répression d’Etat à l’intérieur du pays.

Bill Van Auken

http://www.wsws.org/fr/articles/2013/oct2013/raid-o09.shtml

L’Afrique, nouveau terrain de jeu des Navy Seals


navy-sealsSamedi dernier, le 5 Octobre, deux raids sont menés simultanément par les forces spéciales américaines, l’un en Libye et l’autre  en Somalie. Celui de Libye a abouti à la capture d’un certain Abou Anas Al-Libi, 49 ans, qualifié de « figure importante d’al-Qaïda », soupçonné d’avoir été l’instigateur des attentats de Nairobi et Dar Es-Salaam en 1998. Pendant 15 ans, on nous avait vendu un autre instigateur pour ces attentats, Oussama Ben Laden lui-même. Au bout de 15 ans ils se sont rendus compte de leur erreur qu’ils viennent apparemment de réparer. Cette fois ce devrait être le bon, qui se trouve en ce moment, selon un porte-parole du Pentagone, « en lieu sûr, à l’extérieur du territoire libyen », en attendant son départ probable pour Guantanamo, à moins qu’il n’y soit déjà.  Cela voudrait-il dire qu’au Pakistan, ils ont tué un presque innocent, Oussama Ben Laden qui, du coup, n’est plus responsable d’attentats puisque, rappelons-le il n’est pas, non plus, impliqué officiellement dans les attentats du 9/11.

Le deuxième raid se passe en Somalie. On s’y attendait, bien sûr. La question était juste de savoir sous quelle forme allait se manifester l’intervention des Etats-Unis en Somalie après l’attaque du centre commercial de Westgate à Nairobi dont on pouvait se douter qu’elle n’avait pas été faite de manière gratuite. L’opération menée en Somalie, visait donc l’élimination d’un important chef des shebabs, groupe responsable de l’attaque. En fait, on ne sait pas qui est visé exactement. On parle de l’émir des Shebabs ou, vaguement, d’un de leurs chefs. Selon les déclarations des shebabs, reprises par des sites somaliens, les Navy Seals ont débarqué de deux embarcations provenant d’un bateau situé au large. Après plus d’une heure d’échange de tir, le commando, soutenu par des hélicoptères, s’est retiré précipitamment après avoir causé un mort chez les shebabs. Retrait précipité veut dire, en langage normal, fuite, débandade, échec en tout cas. Les Shebabs avaient, en effet, appelé du renfort et, à la fin des combats, ils ont exhibé beaucoup de matériel abandonné sur place par le commando.

Où sont donc passés les drones d’Obama ? Il nous avait habitué à éliminer les chefs ‘’terroristes’’ à partir du ciel. Pourquoi les Etats-Unis risquent-ils la vie ou la capture d’un de leurs hommes en envoyant un commando sur le terrain ? On se rappelle que la France avait perdu ainsi un homme lors d’une opération spéciale. Peut-être voulaient-ils montrer qu’ils feraient mieux que les français. Ou peut-être tout cela n’avait pour objectif que d’être spectaculaire, hollywoodien, de manière à masquer tous les autres déboires intérieurs et extérieurs de l’administration Obama. Les deux opérations simultanées semblent aller dans ce sens. Quelle qu’en soit la raison, il serait étonnant que les Etats-Unis en restent là. Déjà les médias sont en train de relayer et amplifier le message sur la montée du danger terroriste pour l’Afrique de l’Est et pour le monde. Avec AQMI au Sahel, Shebabs à l’est et Al-Qaïda partout, la chasse est ouverte en Afrique.  Les motifs ne manquent pas. On a vu qu’en Libye, le même jour, un commando est venu mettre la main sur un nouvel instigateur d’un attentat qui date de 15 ans. D’autres instigateurs de ces mêmes attentats attendent leur tour à des milliers de kilomètres de là et ne le savent pas.

Mais tout compte fait, on peut être reconnaissant à Obama d’avoir utilisé ses Navy Seals plutôt que ses drones. Ceux qu’on qualifie d’élite de la Marine américaine font finalement moins de dégâts, sauf peut-être dans leurs propres rangs comme à Abbottabad au Pakistan lors de la fameuse mission destinée à clore le contentieux Ben Laden. Et les survivants de ces dégâts collatéraux ne sont pas à l’abri d’accidents ultérieurs d’hélicoptère. Pour un chef terroriste tué, six Navy seals et plus disparaissent. Est-ce vraiment rentable ?

Avic

Questions sur l’attaque de Nairobi


000_par7665706.siNairobi sera-t-il le point de départ d’une deuxième saga terroriste ? On se rappelle qu’en 1998, Al-Qaïda y avait acquis ses lettres de noblesse, presque son acte de naissance en tant que groupe terroriste, en attaquant l’ambassade des Etats-Unis, causant 200 morts. Personne n’aurait alors pu deviner la longue carrière de ce nouvel ennemi sorti du néant et qui allait guider, tel un éclaireur, les armées de l’empire dans ses pérégrinations à travers le monde musulman.

Serait-on en train de remettre le couvert, en 2013, au même endroit Ô combien symbolique ?

Si l’on se réfère aux médias, des djihadistes débarquent dans un supermarché dans la capitale Kényane, prennent des otages et tirent sur tout ce qui bouge, faisant un carnage.  Le bilan provisoire serait d’au moins 68 morts et ne cesse de s’alourdir. On apprend également que les assaillants appartiennent au groupe islamiste somalien Al-Shabbaab.

Quel est ce groupe Al-Shabbaab ? Fondé en 2006 à partir de l’Union des Tribunaux Islamiques, Al-Shabbaab s’était donné comme objectif de créer un état islamique en Somalie et, dès 2009, entre ouvertement en guerre contre le gouvernement. Les grands médias les présenteront comme ils présentent tous les islamistes, c’est-à-dire des gens qui n’ont d’autres objectifs dans la vie que de plaire à Dieu en décapitant, lapidant, coupant des mains ou détruisant des monuments selon des préceptes lus dans le Coran. Bien qu’il puisse y avoir du vrai dans les actes qu’on leur reproche, la réalité est tout autre. Le groupe Al-Shabbaab est d’abord un mouvement politique. Il est en outre une armée bien organisée qui se bat pied à pied contre l’armée somalienne. En 2008, ils avaient réussi à prendre tout le sud du pays qu’ils ont contrôlé jusqu’en 2012.

C’est donc ce Al-Shabbaab qui serait en train de faire du carnage dans un supermarché de Nairobi. La première question, c’est pourquoi ? Il y en a qui ont avancé l’idée de vengeance. Rappelons que ce groupe, pour conserver ses positions, avait dû se battre non seulement contre l’armée somalienne, mais aussi contre l’armée envoyée par l’Union Africaine et également contre l’armée kényane. Ils auraient brusquement décidé de s’en prendre à des innocents dans un supermarché ? Des Oradour-Sur-Glane sont toujours possibles, mais pas dans un esprit de kamikazes. Il est difficile de croire que les assaillants aient pensé une seule minute qu’ils pourraient massacrer des innocents en plein Nairobi et espérer repartir tranquillement rejoindre leur base à des centaines de kilomètres de là. Se venger et mourir. Ce serait une drôle de façon de se venger.

Nairobi
Nairobi

A moins qu’on leur colle des velléités de créer un état islamique dans le Kenya pour assouvir leur charia, ils n’ont aucun intérêt politique dans ce pays. Leurs luttes se situent au nord, en Somalie, et non au Kenya. Alors, pourquoi ?

Des éléments nouveaux sont apparus ce soir, et ce n’est certainement pas par hasard. Un commando israélien serait venu prêter main forte à l’armée kényane qui, malgré son palmarès dans ses combats acharnés contre Al-Shabbaab dans le sud de la Somalie, se retrouve tout d’un coup incapable de se débrouiller avec une poignée de ceux qu’elle affrontait victorieusement hier. Quand il y a Israël quelque part, surtout si loin de ses bases, on ne peut s’empêcher de tiquer un peu. En tout cas, avec l’arrivée du commando, on peut s’attendre à ce qu’il n’y ait aucun survivant parmi les assaillants. On peut s’attendre également à de grands projets américano-occidentaux pour aller faire des frappes ici ou là au nom de la guerre contre le terrorisme. Puisque l’ennemi est désigné et ses bases connues, la Somalie a des soucis à se faire. Les ‘’droneurs’’ d’Obama vont pouvoir travailler à plein temps.

Avic

Mali : la résolution de l’ONU permettra à la France d’occuper le pays


Armee-francaise-a-Tombouctou« À l’heure actuelle, les troupes africaines déployées au Mali par la CEDEAO (communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest – NDLR) constituent une force totalement incapable », a déclaré Michael Sheehan, le conseiller du secrétaire à la défense pour les opérations spéciales et les conflits de basse intensité. Ces propos ont été tenus le 9 avril devant la sous-commission du Sénat pour les forces armées.

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Le programme des drones et le justificatif islamiste


DroneDans La Presse du mercredi 20 février, Mario Roy publie un éditorial sur le très controversé programme de drones américains qui sévissent autour du monde en toute impunité. Il évoque bien évidemment les dangers des dérapages que peut engendrer une telle situation, cette déresponsabilisation par rapport au meurtre. Mais il légitime cela en soutenant que pour les islamistes — comme si ce programme qui révolutionne l’art de la guerre n’était destiné qu’à combattre l’islamisme — il est tout à fait justifié de recourir à des bassesses comme « l’avion commercial transformé en missile, l’attentat suicide, l’égorgement télévisé ». Rien de plus simple, combattre le feu par le feu et le message ici est on ne peut plus clair : Ils tuent nos civils, tuons les leursIls attaquent nos enfants, faisons de même. Pour cette « guerre des religions » que certains aiment tant s’imaginer, la solution se trouve dans le principe biblique de la loi du Talion.

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