Archives du mot-clé Terrorisme

Les États-Unis, premiers financiers mondiaux du terrorisme


Tribune de Byblos

congrès-américainDepuis la guerre d’Afghanistan contre les Soviétiques, de nombreux auteurs ont mis en évidence le rôle des États-Unis dans le financement du terrorisme international. Cependant, jusqu’à aujourd’hui, il ne s’agissait que d’actions secrètes, jamais assumées sur le moment par Washington. Un pas décisif a été franchi avec la Syrie : le Congrès a voté le financement et l’armement de deux organisations représentant Al-Qaïda. Ce qui était jusque-là un secret de polichinelle devient désormais la politique officielle du « pays de la liberté » : le terrorisme. Lire la suite Les États-Unis, premiers financiers mondiaux du terrorisme

Sotchi 2014 : comment la Russie veut garantir la sécurité des jeux olympiques


Sotchi-SecuriteDÉCRYPTAGE – Le système de sécurité très strict élaboré par les Russes a coûté 1,4 milliard d’euros, mais risque d’aiguiser les appétits des terroristes, qui ont un objectif de visibilité médiatique…

C’est la question que se pose toute la planète avant chaque grande compétition internationale, et a fortiori quand il s’agit des Jeux olympiques: la sécurité des athlètes sera-t-elle garantie par le pays hôte? Lire la suite Sotchi 2014 : comment la Russie veut garantir la sécurité des jeux olympiques

Femen France annonce des actes de « terrorisme » !


Tweet-Femen-Terrorisme1-620x300Même « version Femen », toute annonce d’actes de « terrorisme » doit être dénoncée aux autorités. Et nous allons vous indiquer comment le faire. Plus le désaveu grandit pour les Femen et plus elles entendent se lancer dans des actions spectaculaires. C’est la logique de tous les groupuscules révolutionnaires : on en a connu en France, en Europe et dans le monde des exemples tragiques. Elles ont annoncé cette nouvelle campagne dans un tweet dont voici la capture d’écran Lire la suite Femen France annonce des actes de « terrorisme » !

L’éradication du terrorisme international passe par la solidarité avec la Syrie !


Tribune libre Byblos

la-syrie-connait-de-plus-ne-plus-de-violences3Le conseil de sécurité s’est réuni le 27 Octobre 2013 pour débattre des « progrès » enregistrés par ses trois comités chargés de la lutte contre le terrorisme [1] ! Le représentant de la France a parlé du terrorisme au Mali Lire la suite L’éradication du terrorisme international passe par la solidarité avec la Syrie !

Quel est le véritable programme de l’état policier américain? – Paul Craig Roberts


982829Dans ma dernière chronique, j’ai souligné qu’il était important pour les citoyens américains d’exiger de savoir quels sont les vrais programmes qui sont derrière les guerres qu’ont choisi de faire les régimes de Bush et d’Obama. Ce sont des guerres majeures à long terme d’une durée de deux à trois fois celle de la Seconde Guerre mondiale.

Forbes rapporte que un million de soldats américains ont été blessés en Irak et en Afghanistan. http://www.forbes.com/sites/rebeccaruiz/2013/11/04/report-a-million-veterans-injured-in-iraq-afghanistan-wars/

RT rapporte que le coût du maintien de chaque soldat américain en Afghanistan a augmenté de 1,3 million de dollars à 2,1 millions de dollars par soldat. http://rt.com/usa/us-afghanistan-pentagon-troops-budget-721/

Matthew J. Nasuti rapporte dans Kabul Press qu’il a coûté aux contribuables 50 millions de dollars pour tuer un soldat taliban. Cela signifie qu’il a coûté 1 milliard de dollars pour tuer 20 combattants talibans. http://kabulpress.org/my/spip.php?article32304 C’est une guerre qui ne peut être gagnée qu’au prix de la faillite totale des États-Unis.

Joseph Stiglitz et Linda Bilmes ont estimé que les dépenses déjà réalisées et les coûts futurs déjà engagés dans les guerres d’Afghanistan et d’Irak se montent au moins à $ 6 trillons.

En d’autres termes, c’est le coût de ces deux guerres qui expliquent l’explosion de la dette publique américaine et les problèmes économiques et politiques associés à cette dette importante.

Qu’a gagné l’Amérique en échange de  $ 6 trillons et un million de soldats blessés, dont beaucoup très sévèrement?

En Irak, il y a maintenant un régime islamiste chiite allié à l’Iran à la place d’un régime laïc sunnite qui était un ennemi de l’Iran, le nouveau aussi dictatorial que l’ancien, qui préside sur les ruines de la guerre, au milieu d’une violence permanente aussi élevée que pendant la tentative d’occupation américaine, et des malformations congénitales abominables dues à des substances toxiques associées à l’invasion et à l’occupation américaine.

En Afghanistan, il y a des talibans invaincus et apparemment invincibles et un trafic de drogue ravivé qui inonde le monde occidental.

La cerise sur ces « succès » de Bush et Obama sont des demandes de partout dans le monde que les Américains et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair rendent des comptes sur leurs crimes de guerre. Certes, la réputation de Washington a chuté à la suite de ces deux guerres. Il n’y a plus aucun gouvernement de par le monde qui soit assez crédule pour croire un seul mot de ce que dit Washington.

Ce sont des coûts énormes pour des guerres pour lesquelles nous n’avons aucune explication.

Les régimes Bush / Obama ont mis au point diverses histoires de couverture: une «guerre contre le terrorisme», «Nous devons les tuer là-bas avant qu’ils ne viennent ici», «armes de destruction massive », « vengeance pour le 11/9 », « Oussama ben Laden » (qui est mort de ses maladies en Décembre 2001, comme ça a été largement rapporté à l’époque).

Aucune de ces explications n’est viable. Ni les talibans ni Saddam Hussein n’ont été engagés dans le terrorisme aux États-Unis. Comme les inspecteurs en désarmement en avaient informé le régime de Bush, il n’y avait pas d’ADM en Irak. Envahir les pays musulmans et massacrer des civils sont plus susceptibles de créer des terroristes plutôt que de les supprimer. Selon l’histoire officielle, les pirates de l’air du 11/9 et Oussama ben Laden étaient Saoudiens, pas Afghans ou Irakiens. Pourtant, ce n’était pas l’Arabie saoudite qui a été envahie.

La démocratie et un gouvernement responsable n’existent tout simplement pas lorsque le pouvoir exécutif peut amener un pays à la guerre au nom d’agendas secrets opérant derrière des histoires de couverture qui sont des mensonges transparents.

Il est tout aussi important de poser ces mêmes questions au sujet du programme de l’état policier américain. Pourquoi Bush et Obama ont-ils supprimé la protection de la loi comme bouclier pour le peuple pour la transformer en une arme dans les mains de l’exécutif? Comment les Américains sont-ils plus en sécurité en se débarrassant de leurs libertés civiles? La détention illimitée et sans application normale de la loi sont les maîtres mots de l’Etat tyrannique. Ils sont le terrorisme, pas une protection contre le terrorisme. Pourquoi toutes les communications de chaque Américain et apparemment les communications de la plupart des autres personnes dans le monde, y compris les alliés européens les plus fidèles de Washington, sont susceptibles d’être interceptées et stockées dans une gigantesque base de données de l’état policier? Comment cela protège-t-il les Américains contre les terroristes?

Pourquoi est-il nécessaire pour Washington d’attaquer la liberté de la presse et d’expression, de fouler aux pieds la loi qui protège les dénonciateurs comme Bradley Manning et Edward Snowden, de criminaliser la dissidence et les manifestations, et de menacer des journalistes tels que Julian Assange, Glenn Greenwald et le journaliste de Fox News James Rosen ? http://www.nytimes.com/2013/05/22/opinion/another-chilling-leak-investigation.html?_r=0

Comment le fait de garder les citoyens dans l’ignorance des crimes de leur gouvernement peut-il les mettre à l’abri des terroristes?

Ces persécutions des diseurs de vérité n’ont rien à voir avec la «sécurité nationale» et le fait de «mettre les américains à l’abri des terroristes. » Le seul but de ces persécutions est de protéger le pouvoir exécutif contre la révélation de ses crimes. Certains des crimes de Washington sont si horribles que la Cour pénale internationale prononcerait une condamnation à mort si les coupables pouvaient être traduits en justice. Un gouvernement qui va détruire les protections constitutionnelles de la liberté d’expression et de la liberté de la presse afin d’empêcher que ses actions criminelles ne soient divulguées est un gouvernement tyrannique.

On hésite à poser ces questions et même à faire les remarques les plus évidentes de peur non seulement d’être mis sur une liste de surveillance et d’être sous le coup d’une accusation ou une autre, mais aussi par crainte que ces questions puissent provoquer un false flag qui pourrait servir à justifier l’état policier qui a été mis en place.

C’est peut-être ce qu’a été l’attentat du marathon de Boston. Les déclarations du gouvernement ont pris le pas sur la preuve de la culpabilité des deux frères. Il n’y a rien de nouveau dans la manière dont le gouvernement piège des boucs émissaires. Ce qui est nouveau et sans précédent c’est le verrouillage de Boston et sa banlieue, l’apparition de 10.000 soldats lourdement armés et des chars pour patrouiller dans les rues et fouiller sans mandat les maisons des citoyens, tout cela au nom de la protection du public contre un enfant blessé de 19 ans.

Non seulement rien de ce genre n’est jamais arrivé aux États-Unis, mais aussi ce n’aurait pas pu être organisé sous l’impulsion du moment. Ça devait déjà être en place, en attente pour l’événement. Ce fut un galop d’essai pour ce qui est à venir.

Les américains ignorants, les conservateurs du type « la loi et l’ordre», particulièrement crédules, n’ont même aucune idée sur la militarisation de leur police locale. J’ai regardé les forces de police locale s’entrainer dans des clubs de tir. Les policiers ont appris à tirer d’abord non pas une fois mais plusieurs fois, pour protéger leurs vies en premier à tout prix, et non pas à risquer leur vie en posant des questions. C’est pourquoi un gamin de 13 ans avec le fusil jouet a été mis en pièces. Un interrogatoire aurait révélé qu’il s’agissait d’une arme-jouet, mais interroger le « suspect » aurait pu mettre en danger les précieux policiers qui sont formés pour ne prendre aucun risque.

La police opère de la même manière que le pouvoir de tuer présidentiel d’Obama : assassiner d’abord, puis créer un dossier contre la victime.

En d’autres termes, cher citoyen américain, votre vie ne vaut rien, mais les policiers que vous payez, non seulement n’ont aucun compte à rendre, mais aussi leurs vies ont une valeur inestimable. Si vous vous faites tuer dans l’exercice de leur fonction, ce n’est pas une grosse affaire. Mais ne blessez pas un policier voyou dans un acte de légitime défense. Je veux dire, qui pensez-vous que vous êtes, une sorte d’américain mythique, libre avec des droits ?

Traduction Avic

http://www.paulcraigroberts.org/2013/11/13/real-agenda-american-police-state-paul-craig-roberts/

Craig Roberts withkitties_150_120 Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US de la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici: http://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Qui a peur de la bombe nucléaire ?


BombeHQu’on se le dise ! Le niveau de la peur ne doit jamais baisser. Il doit être entretenu sans relâche, en faisant feu de tout bois, du terrorisme au nucléaire. La menace doit toujours rester présente, une menace personnifiée, bien sûr par ceux que nous ne connaissons que grâce à des légendes forgées depuis des siècles et abondamment confirmées par notre cher et aimé cinéma hollywoodien, les vils, méchants et fourbes arabes et tous les moyen-orientaux musulmans de façon générale.

Après avoir tenté pendant des décennies de nous épouvanter avec la menace nucléaire iranienne, les marchands de la peur ont effectué, pour différentes raisons que nous ne connaissons pas, un rétropédalage complet. Peut-être parce que, malgré toute l’énergie dépensée, la mayonnaise n’a jamais pris ? Ou peut-être que le coût en devenait exorbitant pour le peu de résultats engendrés ? Quelle qu’en soit la raison,  l’Iran ne faisant plus peur, il fallait trouver autre chose.

Nous voilà avec une nouvelle menace nucléaire, cette fois venant de l’Arabie Saoudite. N’ayant pas de centrale d’enrichissement d’uranium, comment un pays peut-il devenir une menace nucléaire ? Avec son argent bien sûr. Et à qui va-t-il acheter ses bombes toutes faites ? A un autre pays 100% musulman, le Pakistan. C’est là que nous devrions commencer à avoir quelques inquiétudes. Mais faites-leur confiance, ce n’est qu’un début de construction. L’Arabie Saoudite n’est-elle pas le berceau de l’Islam et, cerise sur le gâteau, le centre mondial du terrorisme ?

Malgré toutes les lacunes dans ce nouveau scénario, nous sommes censés avoir peur de l’avenir, et nous en remettre à ceux qui savent gérer cet avenir. L’Arabie Saoudite n’a pas de sous-marins SNLE (a-t-elle seulement une marine ?), ni de bombardiers stratégiques pour aller lâcher leur bombinette louée ou achetée, ni de système de protection après la première frappe, ni même une armée digne de ce nom, mais quelle importance ? Ces gens-là ne pensent pas comme tout le monde, n’étant que des chameliers bourrés de pétrodollars dont ils ne savent que faire, contrairement à nous qui connaissons ce qu’est vraiment la valeur de l’argent. Mais avec leur argent, ils trouveront bien quelque pays qui leur vendra les vecteurs nécessaires et les boucliers qui vont avec, sans oublier tout le personnel qui va faire fonctionner tout ça. A ma connaissance, il n’y a que deux pays qui sont, pour l’instant, autorisés à le faire, ou qui en donneront l’autorisation sans laquelle rien ne se fera. Comme par hasard, les marchands de peur se trouvent précisément dans ces pays.

Ceux qui devraient susciter la peur, ce ne sont pas ceux qu’on nous désigne, mais ces marchands d’illusion qui, l’expérience l’a montré, n’ont jamais hésité à illustrer leur propos par quelque acte démonstratif quelque part dans le monde et qui, de toute façons, utilisent régulièrement des armes atomiques, sous forme d’uranium ‘’appauvri’’, précisent-ils.

Avic

La Syrie, pays de tous les enjeux


Tribune libre Almutanabi Jasmin

carte_syrie_relief_altitude_metreLe 07 Octobre 2013, le ministre Français de la défense était reçu en Arabie Saoudite par le roi Abdallah. Le ministre a ensuite déclaré à propos de la Syrie : « Notre approche sur la situation est identique. Nous sommes dans la logique de renforcer la Coalition nationale Syrienne et l’état-major du général (Sélim) Idriss (chef d’état-major de l’ASL) ». Rappelons que l’Arabie Saoudite est une monarchie absolue, promouvant un Islam radical (le Wahhabisme), qu’elle pratique la discrimination ethnique, prive les femmes des droits les plus élémentaires, emprisonne et torture les opposants, réduit en esclavage les travailleurs étrangers, offre des spectacles de décapitation sur la place publique … Si la France et l’Arabie Saoudite sont en « grande convergence » au sujet de la guerre menée en Syrie, on peut finir par douter de son mobile humanitaire et chercher d’autres explications.

La guerre du gaz

Le gaz apparait aujourd’hui comme une alternative à la diminution des réserves mondiales de pétrole et possède en outre l’avantage d’être une énergie propre. Ce sera la principale ressource d’énergie du XXIème siècle et l’Union Européenne devrait en être le plus gros consommateur.

Actuellement, la Russie est le pays qui dispose des plus grosses réserves en gaz et sa société étatique Gazprom en assure l’exploitation. L’exportation du gaz Russe est quant à elle permise grâce à deux grands projets de gazoduc :
– Nord Stream passant par l’Allemagne et censé alimenter le nord de l’Europe.
– South Stream qui doit se diriger vers l’Europe occidentale via la Bulgarie, la Serbie, la Hongrie et la Slovénie.

Or, dans le but de concurrencer South Stream, l’Union Européenne a soutenu le projet Nabucco. Ce projet visait principalement le gaz de l’Azerbaïdjan (champ de Shah Deniz) et devait se diriger vers l’Europe occidentale en passant par la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie et la Hongrie. La guerre entre South Stream et Nabbuco a nettement tournée à l’avantage de la Russie. Initialement prévu pour 2014, Nabbuco a été sans cesse repoussé en raison de difficultés techniques et de l’absence de clients clairement définis. De plus, l’Azerbaïdjan a finalement choisi le gazoduc Trans-Adriatic Pipeline (TAP) pour acheminer son gaz vers l’Europe au détriment de Nabucco. Cela a peut être signé l’arrêt de mort de ce projet.

Au Moyen-Orient, l’Iran est un grand producteur de gaz. En Juillet 2011, l’Iran, l’Irak et la Syrie ont signé un projet de gazoduc : l’Islamic Gas Pipeline ou « Gazoduc Chiite ». Après un temps de réalisation estimé 3 ans, ce projet devrait permettre à l’Iran d’alimenter l’Irak et la Syrie. Grâce aux ports méditerranéens de la Syrie ou du Liban, il pourrait même alimenter l’Union Européenne. Par ailleurs, la Syrie a découvert en Août 2011 un vaste champ gazier à Qaraa, près du port de Tartous. Partenaire économique de la Syrie, la Russie pourrait alors jouer un rôle important, non seulement dans l’exploitation de ce gaz, mais aussi dans son exportation vers l’Europe par la mise à disposition de sa flotte en méditerranée.

C’est avec le Qatar que l’Iran partage le plus grand champ gazier du monde (il est nommé South Pars côté Iran et North Dome côté Qatar). Pour l’instant, le Qatar exporte son gaz par des méthaniers, ce qui n’est déjà pas sans risques. En plus, ces bateaux doivent transiter par le détroit d’Ormuz, qui est sous contrôle de l’Iran. En 2009, le Qatar a alors présenté un projet de gazoduc terrestre devant le relier à la Turquie. Le tracé incluait initialement l’Arabie Saoudite, mais après son refus, il devrait finalement passer finalement par l’Irak, la Jordanie et la Syrie. C’est dans cette optique que le Qatar s’est rapproché en 2010 de la Syrie par un « pacte de défense ». Mais cette dernière a ensuite préféré se joindre au projet de Gazoduc Chiite.

Deux autres puissances régionales sont intéressées par le projet Qatari : la Turquie et Israël. La Turquie cherche a diminuer sa dépendance au gaz Russe et au gaz Iranien. De plus, elle toucherait des royalties pour permettre le transit de gaz vers l’Europe. Partie prenante du projet Nabbuco puis du projet Qatari (qui devait rejoindre Nabbuco sur son territoire) la Turquie a également signé un contrat avec l’Azerbaïdjan pour l’achat de grosses réserves de gaz en 2017. Quant à Israël, il a découvert fin 2010 un énorme champ gazier au large de ses côtes. Il pourrait donc rejoindre le projet Qatari pour l’exportation de son gaz vers l’Europe.

Ainsi, le Qatar, la Turquie et Israël voient d’un très mauvais oeil la réalisation du gazoduc Iran-Irak-Syrie, complètement indépendant de leurs routes de transit vers l’Europe. Quant à l’Union Européenne, elle cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et donc à diminuer sa dépendance au gaz Russe. Comme d’habitude, les USA chapeautent le tout en cherchant à soutenir leurs alliés (Israël, Turquie, Qatar) et affaiblir leurs concurrents (Russie, Iran). Dans tous les cas, la question du gaz semble partie intégrante du conflit actuel en Syrie. Selon le journaliste Algérien Noureddine Merdaci, le protocole de Doha, signé en Novembre 2012 par la majorité des groupes de l’opposition Syrienne prévoyait, dans la Syrie post-Al-Assad , « la permission du passage du gazoduc Qatari à destination de la Turquie puis de l’Europe ».

Un Moyen-Orient instable

Avec les deux tiers des ressources mondiales en pétrole et 40% des réserves de gaz connues, le Moyen-Orient est le lieu majeur de production d’hydrocarbures. Il couvre et couvrira certainement pendant plusieurs décennies encore, la plupart des besoins énergétiques de la planète. Or, ce début de 21ème siècle voit l’apparition de grandes puissances émergentes, les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) dont les besoins en énergie ne cessent de croître. La Chine par exemple est aujourd’hui derrière les USA, le deuxième plus gros consommateur mondial de pétrole. Alors que le Moyen-Orient est depuis longtemps le théâtre de tensions et d’affrontements pour le contrôle de ses ressources énergétiques (opération AJAX en 1953, guerre d’Irak en 2003 …), la situation ne risque pas de s’améliorer.

Au sein même de cette région, s’ajoute une fracture religieuse entre musulmans Sunnites et Chiites. Les Sunnites considèrent qu’il ne doit pas y avoir d’intermédiaires entre le croyant et dieu, tandis que pour les Chiites, c’est l’Iman qui est le véritable guide de la communauté. Dans le monde, la plupart (environ 80-90%) des musulmans sont Sunnites, mais les Chiites sont majoritaires (environ 70%) dans les pays du Golfe. Les deux communautés ne s’aiment pas. Persécutés par les Sunnites, les Chiites minoritaires ont longtemps dû se réfugier dans la clandestinité, tandis que certains Sunnites vont jusqu’à considérer les Chiites comme des mécréants et se méfient de leur expansion. En Iran où le Chiisme est la religion d’état, Khomeini avait présenté en 1979 la révolution comme un « modèle à exporter ». Aujourd’hui, l’Iran, l’Irak, les Alaouites de Syrie et le Hezbollah Libanais forment un croissant Chiite, lequel est fortement combattu par l’arc Sunnite qui englobe l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Emirats Arabes Unis. Les pétromonarchies du golfe dépensent beaucoup d’argent pour la propagation du Wahhabisme (c’est une forme radicale du Sunnisme, il est par exemple interdit d’invoquer le prophète, les saints ou les anges, de sculpter des décorations dans une mosquée …). Elles n’hésitent d’ailleurs pas à soutenir les impérialistes occidentaux dans les guerres qui les opposent à leurs rivaux régionaux (la Syrie en fait aujourd’hui les frais).

Régional, ce clivage devient même national puisqu’il y a dans les pays majoritairement Sunnites des minorités Chiites et inversement (les Chiites d’Arabie Saoudite qui sont d’ailleurs plus nombreux dans les régions pétrolifères de l’est, les Chiites du Pakistan …). Parfois, ces minorités sont au pouvoir (les Sunnites en Irak sous Saddam Hussein ou au Bahreïn actuellement, les Alaouites en Syrie actuellement …). Certains pays sont alors le lieu de favoritisme, de discriminations, voire de persécutions ou d’affrontements violents. Actuellement, cette violence touche principalement l’Irak (majorité Chiite) et le Pakistan (majorité Sunnite). L’influence étrangère joue parfois un rôle dans la fracture confessionnelle (la révolution Iranienne de 1979 a radicalisé les Chiites du Pakistan …), cela pouvant même aller jusqu’à de l’ingérence (l’Arabie Saoudite a soutenu militairement le régime du Bahreïn dans sa féroce répression contre les Chiites lors du printemps Arabe en 2011).

La présence Kurde est une autre source d’instabilité au Moyen-Orient. Au lendemain de la première guerre mondiale, le traité de Sèvres avait prévu un découpage de l’empire Ottoman comptant un état Kurde. Cependant, les Français et les Britanniques avaient en 1916 signé un accord secret (Sykes-Picot) qui procédait à un autre découpage. Les Kurdes furent répartis dans 4 pays (Turquie, Iran, Irak et Syrie) et le Kurdistan n’est resté depuis qu’une simple zone géographique. Mais le nationalisme Kurde est resté présent. Aux soubresauts nationaux (affrontements entre le PKK et le gouvernement Turc depuis 1984, soulèvements Kurdes en Irak durement réprimés avec notamment le massacre par arme chimique à Hallabja en 1988, soulèvements en Syrie durement réprimés en 2004 et 2005) s’ajoute un activisme transnational (projet du PKK d’un grand Kurdistan, soutiens à cette organisation hors de la Turquie …).

Enfin, Israël est depuis sa création un important facteur de tensions régionales : guerre de 1948 après la création de l’état, guerre du canal de Suez en 1956, guerre des six jours en 1967, guerre de Kippour en 1973, guerres au Liban en 1982 et 2006 et surtout l’interminable conflit Israëlo-Palestinien. Si les relations entre Israël et ses voisins ont dès le départ été mauvaises, sa politique de grignotage territorial n’a fait depuis qu’empirer les choses. Actuellement, le projet de création d’un état Palestinien est au point mort. Les territoires Palestiniens sont divisés entre d’un côté la Cisjordanie, partiellement contrôlée par l’autorité Palestinienne (un mur de séparation prive la Cisjordanie d’une partie de son territoire de 1967), et de l’autre la bande de Gaza, entièrement contrôlée par le Hamas. Au Moyen-Orient, la solidarité envers la Palestine dépasse parfois le clivage entre Chiites et Sunnites. l’Iran et le Hezbollah Chiites sont par exemple en bons termes avec le Hamas Sunnite. Mais d’autres pays gardent leurs distances. C’est le cas de l’Egypte (accord de paix avec Israël en 1979) ou l’Arabie Saoudite (qui coopère avec Israël contre l’Iran), pourtant tous les deux Sunnites.

Le jeu des alliances

Dans le monde de demain, qui risque progressivement d’échapper à la toute puissance Etasunienne, deux pays sont particulièrement redoutés : la Chine et la Russie. La première est aujourd’hui 2ème puissance mondiale et devrait passer au premier rang d’ici 2040, tandis que la seconde réorganise depuis les années 2000 sa sphère d’influence géopolitique perdue aux lendemains de la guerre froide. Les deux voisins, membres du conseil de sécurité de l’ONU, établissent non seulement des liens avec des pays stratégiques (La Russie est présente au Moyen-Orient où elle vend par exemple des centrales nucléaires à l’Iran, la Chine est très présente en Afrique) mais aussi entre eux (la Russie et la Chine collaborent par exemple dans de grands projets d’acheminement du gaz entre leurs deux pays). Quels pays pourraient rejoindre ces alliances dans le futur ? L’Inde ? Et pourquoi pas le Japon ?

C’en est trop pour les maîtres du monde qui se sont donné pour mission de contenir la progression Sino-Russe et d’affaiblir ses alliances. En plus des sanctions diplomatico-économiques (que l’Iran connait bien) et des tentatives de déstabilisation sur les questions des minorités et des droits de l’homme (que la Chine et la Russie ont eux aussi expérimentés), les USA ont une stratégie qu’ils ont bien rôdée pendant la guerre froide : celle de l’encerclement. Pour illustrer cette stratégie, il suffit d’observer le voisinage géographique de l’Iran. En plus des pétromonarchies du golfe et du Pakistan, les guerres d’Afghanistan et d’Irak ont poursuivi l’encerclement de ce pays par des régimes pro-Etasuniens et l’installation de nouvelles bases militaires. Levier de la politique étrangère Etasunienne, l’OTAN met en oeuvre cette stratégie à grande échelle. Du rôle clé de la Turquie qui accueille le grand bouclier anti-missile, en passant par l’Initiative de coopération d’Istambul (Barheïn, Qatar, Koweit, Emirats Arabes Unis) jusqu’aux partenariats militaires en extrême-orient et dans le pacifique (Australie, Nouvelle Zélande, Singapour, Corée du sud et Japon) c’est toute la partie Moyen Orient – Russie – Chine qui est ainsi prise en étau.

Depuis longtemps, les occidentaux sont proches des pétromonarchies du golfe. En 1945, les USA avaient conclu avec l’Arabie Saoudite (premier producteur mondial de pétrole) le pacte « protection militaire contre accès exclusif au pétrole », puis avaient commencé à y installer leurs bases militaires. Vers 2003, diverses raisons (fin de la guerre d’Irak, sentiment anti-Etasunien croissant dans la population Saoudienne, guerre contre les Talibans dont l’idéologie est proche du régime Saoudien …) les avaient poussés à un redéploiement de leurs forces au Qatar, pays où ils viennent encore récemment d’installer un radar anti-missile pour contrer l’Iran. Les USA ont quand même conservé des troupes en Arabie Saoudite. Cela leur permet de ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier, d’autant qu’ils doivent parfois jouer les équilibristes entre Israël, le Qatar et l’Arabie Saoudite qui sont tantôt alliés, tantôt rivaux. Quant à la France, est-il besoin de rappeler qu’elle vient de signer en Juillet 2013 un contrat d’un milliard d’Euros avec les Emirats Arabes Unis puis en Août un contrat du même montant avec l’Arabie Saoudite et qu’on ne compte plus dans l’hexagone les investissements Qataris (clubs de foot, banlieues …) ?

L’organisation des Frères musulmans est un autre levier de la politique Etasunienne au Moyen-Orient. Contrairement aux Wahhabites, ceux-ci prônent une progression de l’Islam par le haut, politisée. Rejetant l’influence occidentale et souhaitant des républiques Islamistes dans les pays à majorité musulmane, ils s’opposent parfois durement aux courants laïcs de ces pays (Egypte, Syrie). En Syrie, ils ont été interdits en 1980 suite à une série d’attentats sanglants, puis massacrés dans les soulèvements qui ont suivi (20.000 morts à Hama en 1982). Mais avec un programme politique plutôt bien accepté par l’occident, les Frères musulmans sont des alliés potentiels contre les ennemis du moment. Dès les années 50, les USA s’en étaient rapprochés pour lutter contre les régimes socialistes et panarabes du Moyen-Orient (Nasserisme, parti Baas) ; plus récemment en Egypte (présidence de Mohamed Morsi), les USA se sont bien accommodés de leur association entre conservatisme religieux et libéralisme économique ; aujourd’hui en Syrie, leur rôle est dominant dans le conseil de transition (CNS/CNFOR). Au niveau régional, les Frères musulmans peuvent compter sur le soutien de la Turquie (l’AKP quoique plus laïc, est également Sunnite et libéral), celui du Qatar (essentiellement Wahhabite mais socialement et politiquement stable), mais pas de l’Arabie Saoudite. Touchée par le printemps Arabe (où la police a d’ailleurs tué quelques manifestants), celle-ci redoute en effet leur activisme politique (hier du côté des militaires en Egypte, l’Arabie Saoudite soutient aujourd’hui les Salafistes en Syrie).

Pressions, guerres et chaos

Les enjeux au Moyen-Orient permettent de mieux comprendre l’épicentre actuel en Syrie. Partenaire économique de la Russie (qui est elle même proche de la Chine) et intégrée au croissant Chiite où elle participe avec l’Iran et l’Irak à la réalisation d’un grand Gazoduc, la Syrie échappe au Grand maître Etasunien. Les manoeuvres de déstabilisation visant la Syrie ou ses alliés ne sont d’ailleurs pas récentes. A la stratégie d’encerclement de la Russie et de la Chine précédemment évoquée, on peut ajouter les sanctions économiques contre l’Iran (embargo pétrolier, boycott bancaire) ou encore la résolution 1559 (Franco-Etasunienne) votée à l’ONU en 2004 afin d’obtenir le retrait des troupes Syriennes du Liban (qui y étaient déployées depuis la fin de la guerre civile en 1990). Le prétexte pour passer à un niveau supérieur a été fourni pendant le printemps Arabe en Mars 2011. Alors que les premières manifestations étaient pacifistes et légitimes (manque de démocratie, hégémonie du clan Al-Assad et de la communauté Alaouite …) le parti pris de l’occident a alimenté l’escalade de violence et a fortement contrasté avec son silence lors des répressions sanglantes au Bahreïn, ou au Yémen. En reprenant systématiquement les déclarations de l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (proche des frères musulmans et basé à Londres), les occidentaux se sont alors empressés de proposer des résolutions à l’ONU. Mais la Russie et la Chine y ont cette fois-ci opposé leurs vétos, échaudées par l’aventure Lybienne où la résolution censée protéger les populations civiles s’était transformée en blanc-seing pour un renversement de régime.

Si le droit international n’est que la codification d’un rapport de forces, Carl Von Clausewitz disait de la guerre qu’elle est « la continuation de la politique par d’autres moyens ». Les Etats-Unis ont montré avec la guerre d’Irak en 2003 qu’ils étaient bien capables de se passer de l’aval des Nations Unies. Dans les années 2000, l’administration Bush avait établi un projet de « grand Moyen-Orient » où il était question d’exporter la démocratie par la guerre. Mais cette stratégie a montré ses limites. D’abord, de telles guerres se sont révélées longues, coûteuses et aux issues incertaines. En Afghanistan (2001-), les troupes Etasuniennes ne se sont toujours pas retirées et le gouvernement d’Hamid Karzaï est toujours en lutte contre les Talibans ; en Irak (2003-2011), la guerre directe a ensuite cédé place aux attentats anti-Etasuniens et aux affrontements « Chiites contre Sunnites ». Ensuite, il y a le risque d’une déstabilisation régionale qui peut se retourner contre l’occident. L’Iran a par exemple tiré avantage de la chute du pouvoir Taliban en Afghanistan et de celui de Saddam Hussein en Irak (où l’actuel gouvernement est Chiite). Enfin, il y a pour les occidentaux le risque d’une démocratie qui ne les arrange pas (les législatives de 2006 en Palestine ont par exemple été remportées par le Hamas) ; on se souvient aussi de Mohammad Mossadegh renversé en 1953 par l’Angleterre et Etats-Unis pour avoir voulu nationaliser le pétrole Iranien.

En Syrie, une guerre directe parait une fois de plus compliquée. Tout d’abord, Bachar al-Assad est soutenu par une majorité de la population. La Syrie compte plusieurs minorités (Druzes, Chrétiens, Kurdes, Alaouites, …) et l’état laïc leur assurait jusqu’ici la paix civile. De plus, contester le régime en place ne signifie pas soutenir une agression étrangère, laquelle engendre au contraire un fort sentiment d’union nationale. A l’étranger, la Syrie bénéficie de soutiens importants : ceux de l’Iran et du Hezbollah (qui ont reconnu être ouvertement impliqués dans le conflit) et celui de la Russie (qui lui fournit une grande partie de son équipement militaire). Quant aux ennemis d’Al-Assad, ils n’ont pas toujours les mêmes intérêts dans le conflit. La Turquie soutient les Frères musulmans mais redoute la montée en puissance des Kurdes (qui avaient pu créer un gouvernement régional en Irak après la chute de Saddam Hussein), le Qatar soutient aussi les Frères musulmans tandis que l’Arabie Saoudite soutient les salafistes ; Israël quant à lui redoute peut être plus la confrérie (le Hamas Palestinien est une branche de cette organisation) que le régime actuel qui ne le menace pas directement ; enfin, si les occidentaux ont montré qu’ils pouvaient s’entendre avec certains courants politiques comme les Frères musulmans, leur présence s’est plutôt révélée impopulaire dans la région où ils ont été la cible de nombreuses attaques.

Rien de tel dans ces cas là qu’une guerre indirecte : on économise ses troupes tout en entretenant le chaos à distance, chaos duquel on finira bien par tirer notre épingle du jeu. L’Arabie Saoudite et le Qatar ont reconnu armer les opposants depuis le début ; la Turquie permet aux combattants étrangers de traverser son territoire puis de s’y replier lors des combats ; quant aux Etats-Unis et à la France, d’abord fournisseurs d’armes « non létales », ils ont décidé plus récemment de passer à la vitesse supérieure. Encourager les défections est aussi un moyen d’affaiblir le régime tout en recyclant le savoir-faire politique et militaire. Si apprendre du plus fort qu’on est dans le mauvais camp donne déjà à réfléchir, l’argument financier fait aussi son effet. Lorsqu’en Mai-Juin 2011, l’Union Européenne et les USA avaient adopté des sanctions financières contre les dignitaires du régime, le parti Baas avait alors connu des défections massives. Quant à l’ancien premier Ministre Riyad Hijab, ses avoirs ont été dégelés au lendemain de sa défection en Août 2011. Enfin, le conseil de transition (CNS devenu CNFOR) est pour les puissances étrangères un moyen de contrôler l’issue du conflit, militairement d’une part (contrôle de la livraison d’armes, pilotage des opposants armés de l’ASL, …) et politiquement d’autre part (mise à l’écart de certains groupes tels que les Kurdes lors du remodelage du CNS en CNFOR, élection d’un expatrié Etasunien – Ghassan Hito – comme premier ministre, …).

En continuant d’armer l’ASL et en refusant toute négociation avec le régime, l’opposition écarte durablement toute possibilité d’apaisement. L’attaque chimique du 21 Août 2013 fait d’ailleurs figure de prophétie auto-réalisatrice après la menace d’Obama un an plus tôt (franchissement de la « ligne rouge »). Peu importe le manque de preuves, les déclarations de Carla del Ponte (ancienne procureur du TPI, membre de la commission d’enquête en Syrie) ou l’arrestation à la frontière Turque de membres du Front al-Nosra en possession de gaz Sarin ; c’est à mettre une fois de plus sur le compte de Al-Assad. Sauf que la situation n’a pas avancé sur le terrain où les djihadistes (non contrôlés par la CNFOR) semblent par ailleurs devenus la force d’opposition majoritaire. Après le refus du parlement Anglais de toute action militaire, les USA décident eux aussi d’attendre l’avis de leur congrès, tirent quelques missiles en Méditerranée (peut être pour tester la défense anti-aérienne de l’ennemi) puis acceptent finalement la proposition Russe de désarmement de l’arsenal chimique Syrien. Quant à la France, voyant écarté son projet de résolution particulièrement belliciste, elle n’en demeure pas moins déterminée à lutter contre la tyrannie … avec l’Arabie Saoudite.

Jérôme HENRIQUES

http://alvinet.com

Syrie : L’administration US crée les conditions favorables au terrorisme ! par Bachar al-Assad


Le Président syrien a accordé une longue entrevue d’environ 2 heures à la chaîne Al-Mayadeen dans la soirée du 21 Octobre. Il a été interrogé par son Directeur, M. Ghassan Ben Jedo. Voici la traduction de certains points essentiels abordés dans la première partie, en réponse aux questions posées.

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bachar-el-assadCe qui s’est passé en Syrie est complètement différent de ce qui a eu lieu en Tunisie ou en Égypte, ne serait-ce que par la férocité de la guerre médiatique, par l’afflux de terroristes venus des quatre coins de la planète toujours soutenus financièrement et militairement, par la coalition de pays occidentaux et régionaux pour porter atteinte à son État… La crise syrienne est passée par des étapes. La première fut celle des manifestations où des individus armés ont tiré sur des manifestants et des forces de police. Ce n’est que six mois après, et alors que ces individus n’avaient pas réussi à « renverser le régime », que s’est concrétisée l’idée de créer et de renforcer les bandes armées terroristes venues de l’étranger. Actuellement nous sommes confrontés à Al-Qaïda et à ses multiples ramifications telles que l’État islamique en Irak et au Levant [EIIL], le Front Al-Nosra, etc. Nous sommes donc en état de guerre contre des terroristes.

Il est normal que différents courants d’opposition existent en Syrie. Mais l’opposition repose sur une formation politique interne qui a une base populaire et un programme politique clair. Elle ne peut dépendre de l’étranger, ni avoir recours à des mercenaires armés, et doit refuser toutes les formes  d’interventions étrangères politique ou militaire ; auquel cas elle relève de l’insurrection armée ou du terrorisme.

Il est évident que l’ingérence de l’extérieur s’appuie sur un dysfonctionnement intérieur. Si tel n’était pas le cas nous n’en serions pas là. C’est pourquoi il est essentiel que nous parlions de notre propre responsabilité en tant que Syriens, car lorsque vous ouvrez votre porte aux voleurs vous êtes quelque part responsables de ce qui vous arrive.

Nombre de propositions ont été avancées au nom de l’opposition et de la réforme, mais vous devez distinguer entre celles qui cherchent sincèrement à réformer et celles qui obéissent à d’autres objectifs inavoués.

Il est de notoriété publique que la Syrie subit des  pressions et des menaces depuis des décennies, y inclus la période qualifiée d’« ouverture à l’Occident », et qu’elle est ciblée à cause de ses prises de position stratégiques – connues de tous – par des pays qui ne possèdent aucun  des attributs de la démocratie.

Dire que la Syrie vit dans un environnement laïc n’implique pas que nous niions l’existence de foyers extrémistes préexistants sur le terrain, mais ces foyers ont considérablement évolué depuis les guerres contre l’Afghanistan et l’Irak. Nous nous sommes opposés à ces guerres en prévenant qu’elles mèneraient à la propagation de ces foyers – encore circonscrits – dans toute la région. La crise syrienne est venue leur servir d’incubateur de croissance.

Les guerres US ont contribué à l’expansion du terrorisme

Suite aux opérations terroristes des Frères Musulmans en Syrie – dans les années 1970 et 1980 – nous avions soulevé la question de la lutte contre le terrorisme, mais personne n’avait voulu en tenir compte. Il n’empêche que lorsque le monde a commencé à s’inquiéter du terrorisme nous n’avons pas hésité à nous allier avec tous les pays qui ont décidé de le combattre, y compris les États-Unis, sans pour autant être en parfait accord avec les moyens mis en œuvre pour ce faire. Ceci, car les États-Unis traitent la guerre contre le terrorisme comme s’il s’agissait d’un  jeu vidéo sur ordinateur : vous frappez l’ennemi dès qu’il se pointe sur votre écran et dix autres apparaissent… L’approche devrait être nécessairement plus globale.

Lorsque vous soutenez le chaos, vous soutenez le terrorisme. Lorsque vous attaquez un État qui combat le terrorisme, vous créez les conditions favorables à l’épanouissement des groupes terroristes. C’est le cas de la politique des USA, de certains pays européens et aussi de certains pays arabes et régionaux. Ils ont contribué intentionnellement ou non à amener Al-Qaïda en Syrie.

Vous me demandez si nous sommes prêts à coopérer avec les États- Unis. Ce n’est pas exclu à partir du moment où nous pouvons travailler dans le cadre de nos intérêts réciproques. Mais l’administration US est fondamentalement égoïste et ne coopère avec quiconque que dans la perspective de ses propres intérêts. Une fois son but atteint, vous n’êtes plus rien. C’est l’évidence même compte tenu de ses relations avec ses ex-alliés comme, par exemple, Pervez Musharraf ou le Shah d’Iran… Par conséquent, celui qui parle de la loyauté de cette administration est dans l’illusion, et ce qui est encore plus illusoire est de penser qu’elle pourrait se soucier  des intérêts des États arabes.

Certes, les États-Unis sont une superpuissance qui influe sur le cours des évènements dans le monde. Coopérer avec eux sur la base d’intérêts communs est normal, mais il est excessivement dangereux de travailler à servir leurs seuls intérêts, et c’est ce qu’ils finissent par exiger.

Nous avons clairement dit et répété que nous n’utilisons pas le terrorisme pour servir nos intérêts pour la bonne raison que nous le considérons comme une bête venimeuse qui finit par vous mordre la peau, une fois que vous l’avez mise dans votre poche. Non, nous n’avons jamais soutenu le terrorisme. Oui, nous nous sommes opposés à la guerre contre l’Irak, mais nous n’y avons pas soutenu les terroristes comme certains le prétendent. La Syrie leur servait de couloir de passage après la traversée clandestine de nos frontières. Nous avons travaillé à les en empêcher mais nous n’avons pas totalement réussi. Et c’est ainsi que le terrorisme s’est vite dirigé vers la Syrie dès le début de la crise. Nous sommes parfaitement conscients que le combat contre le terrorisme n’est pas uniquement une affaire de frontières, mais se mène à l’intérieur du pays aussi bien en Syrie qu’en Irak.

De la guerre du Koweit à la guerre de l’Irak

En Irak, la Résistance est une chose et le Terrorisme en est une autre. Nous constatons que les terroristes d’Al-Qaïda n’y ont jamais mené une seule opération contre les États-Unis et que toutes leurs opérations sont toujours de nature sectaire. C’est la Résistance irakienne qui a lutté contre l’occupation US et c’est elle que nous avons « politiquement » soutenue, sans qu’elle ne nous en demande plus.

Les États-Unis ont tenté de pousser la Syrie à être partie prenante de leur campagne contre l’Irak, usant du bâton et de la carotte. Au minimum, ils ont exigé notre silence, notre position ayant été très claire au sommet de Charm el-Cheikh en Mars 2003, sommet manifestement organisé pour créer une atmosphère propice à leur guerre programmée contre ce pays. Par la suite, la Syrie a dû payer le prix de son opposition à cette guerre.

Alors que les Arabes témoignaient de leur allégeance aux États-Unis, Colin Powell est venu nous trouver pour s’enorgueillir de la manière dont les USA étaient entrés en Irak en quelques semaines et nous exposer la « Loi » censée demander des comptes à la Syrie ; cette Syrie qui n’avait plus un seul ami en ce monde, mise à part cette visite dont il nous gratifiait ! Mais pour autant, nous devions répondre à plusieurs demandes :

  • La première : expulser de Syrie toutes les factions palestiniennes vers n’importe où dans le monde. Nous lui avions répondu que lorsque nous expulsons une personne c’est pour la rapatrier et que dans ce cas précis il faudrait qu’il nous dise si le rapatriement était possible.
  • La deuxième : cesser toute relation avec le Hezbollah et toute forme de soutien à la Résistance libanaise.
  • La troisième, et c’était la plus dangereuse : refuser l’entrée en Syrie à tous les talents scientifiques irakiens, ce qui explique les opérations d’assassinats qui ont visé de nombreux scientifiques en Irak, alors que la Syrie les a accueillis et leur a créé des postes dans ses universités.

Ensuite, il nous a été proposé que les États-Unis lancent le « processus de paix ». Nous avons rappelé que la Syrie avait déjà entendu ce discours lorsqu’elle a participé à la guerre de libération du Koweït et qu’ils se sont dérobés à leurs obligations. Par conséquent, nous considérons que toute promesse des États-Unis est illusoire, car ils n’ont jamais rien fait pour la réussite du processus de paix.

La politique syrienne est celle de ses institutions et reflète les intérêts du peuple syrien. En tant qu’État arabe, nous avons toujours été confrontés à un ensemble de mauvais choix, notre politique consistant à opter pour le moins mauvais. Ce faisant, nous ne nous opposions pas aux intérêts des États-Unis mais nous défendions nos propres intérêts ; notamment dans la phase de la guerre contre l’Irak, que nous avions jugé potentiellement annonciatrice de la propagation du terrorisme et de la partition du pays avec évidemment des effets néfastes sur la Syrie..

Le Président Hafez al-Assad n’a pas coopéré avec les États-Unis au Koweït pour les soutenir alors qu’ils avaient juste besoin d’une couverture arabe, mais pour la libération du Koweït. Sa position était claire, fondée sur l’idée qu’il n’est pas possible qu’un pays arabe occupe un autre pays arabe et qu’il ne fallait pas compromettre les relations futures entre eux.

La coopération avec les États-Unis

Nous avons, nous-mêmes, coopéré avec les services de renseignement des USA dans la lutte contre le terrorisme conformément à nos intérêts. Nous avons aussi coopéré au processus de paix à l’échelon ministériel. La politique syrienne est souple et le fait de défendre ses intérêts légitimes ne signifie pas entêtement.

Le Président Jacques Chirac

Après l’entrée des forces américaines à Bagdad et étant donné que le monde témoignait de son allégeance aux États-Unis, M. Jacques Chirac a estimé que le moment était venu de modifier sa politique à leur égard. Pensant disposer de la carte syrienne, il nous a rendu visite pour nous informer que le Président Bush avait dit que j’étais un « malfaisant » et qu’il fallait que la Syrie et le Président syrien pensent à se protéger de sa grande colère. Ceci dit, il nous a demandé de coopérer au processus de paix avant de nous soumettre « la feuille de route » correspondante. Nous n’avions répondu ni positivement ni négativement ; entre autre, au motif que cette feuille de route ne mettait l’accent que sur le volet palestinien alors que nous étions concernés par la libération du Golan et donc par le « volet syrien ». Suite à notre non-réponse, M. Jacques Chirac a changé radicalement la politique française et a commencé à agir contre la Syrie dès 2004. En accord avec Georges Bush, il a travaillé à faire pression sur la Syrie et à la résolution onusienne pour le retrait de la Syrie du Liban [Résolution 1559] et à tous les événements visant l’État syrien qui ont suivi.

Les débuts de la guerre ouverte

Des armes circulaient en Syrie depuis la guerre en Irak et ont été utilisées dès les premiers jours des événements. Beaucoup d’innocents sont tombés pendant les six premiers mois, mais ce n’est qu’une fois que les images d’individus armés ont commencé à être publiées que la guerre est devenue ouverte. Les Frères Musulmans ont fini par reconnaître que tout ceci était arrivé avec la coopération de l’étranger. Pendant deux années, le Qatar a soutenu et financé les « bandes armées », tandis que la Turquie s’est chargée de leur logistique. Depuis, c’est l’Arabie saoudite qui est entrée en ligne et tout dernièrement la Jordanie.

Les Frères Musulmans

L’une des causes de ce à quoi nous assistons aujourd’hui vient du dérèglement de la relation entre l’arabité et l’Islam. Les premiers à avoir créé cette brèche, dans les années cinquante, sont les Frères Musulmans. Le travail pour la propagation de la foi est important, mais doit être séparé des concepts de l’État et de la politique.

En Syrie existe une opposition syrienne qui s’exprime publiquement sans être poursuivie. Les poursuites concernent essentiellement certains éléments des Frères Musulmans, lesquels sont considérés par la Loi syrienne et l’État syrien comme une organisation terroriste devenue encore plus terroriste que jamais. Nous avons déjà dialogué avec eux suite aux événements des années quatre-vingt, ils ont prouvé qu’ils ne sont pas honnêtes. Malgré cela, nous avons poursuivi le dialogue avec certains d’entre eux, qui sont maintenant délivrés de leur emprise politique. Par conséquent, nous n’avons aucun problème pour dialoguer avec n’importe quelle organisation qui dépose les armes, qui cesse d’acheminer des éléments armés vers notre territoire, et qui arrête de conspirer avec l’étranger.

Depuis les années cinquante, notre expérience des Frères musulmans est une succession interminable de terrorisme. Elle est à ajouter à un autre aspect purement juridique qui interdit les partis fondés sur des bases religieuses ou ethniques, ceci pour des raisons liées à la diversité du peuple syrien. Une vision comparable à celle des Frères Musulmans pourrait tout simplement mener à la dislocation de la Syrie.

Les prétendues désertions de masse

Parler de « désertion » suppose que les désertions aient concerné des institutions, ce qui n’est pas le cas. Il s’agit plutôt d’individus qui ont pris la fuite. Nous pensons que beaucoup ont fui en situation de peur ou à cause des menaces. D’ailleurs, un grand nombre d’entre eux ont décidé de revenir et nous les avons accueillis favorablement. Certains ont repris leur travail au sein des institutions étatiques, d’autres ont rejoint l’Armée nationale, d’autres se sont contentés de l’aider sans s’engager sur le terrain, et d’autres sont tombés sur le champ d’honneur. Tous ceux-là n’ont donc plus eu peur pour leur propre vie.

L’Initiative russe

Concernant « l’Initiative russe pour le désarmement chimique » et la prétendue « panique » qui nous aurait poussé à l’accepter avec « précipitation », le délai entre la déclaration de John Kerry et celle du ministre syrien des Affaires étrangères était d’une heure au grand maximum ; ce qui signifie que l’initiative avait été préparée à l’avance. Il n’y a donc pas de quoi broder sur notre précipitation. Comment aurais-je pu prendre la décision d’accepter les termes d’une telle initiative sur un sujet aussi important et aussi stratégique en si peu de temps et alors qu’un grand nombre de diplomates syriens étaient à l’étranger ? Ce, d’autant plus que John Kerry nous a offert une semaine de délai et que nous aurions pu nous accorder quelques jours de réflexion… C’est plutôt la manière dont John Kerry a abordé le problème qui suggère qu’il ne s’attendait pas à ce que la Syrie accepte l’Initiative russe et qu’il était loin d’imaginer que nous l’avions étudiée et qu’elle avait été préparée bien avant la date de son annonce.

Dire que c’est la solution chimique qui a fait que  les États-Unis ont annulé leur guerre dénote une naïveté ou une étroitesse de vue, parce que les États-Unis sont un État agressif qui peut tous les jours inventer n’importe que prétexte pour justifier la guerre ; comme cela s’est passé pour l’Irak avec Colin Powell et son gros mensonge sur les armes de destruction massive. Autrement dit, si jamais vous pensiez sauver votre peau en acceptant cette initiative, sachez que rien n’empêche les États-Unis de vous inventer un autre prétexte pour relancer les préparatifs de guerre à un quelconque moment plus tard.

Par ailleurs, moins d’une quinzaine de jours avant l’Initiative russe, des amis nous avaient informés de la date et de l’heure précise d’une attaque qui devait avoir lieu le lendemain matin. Nous nous sommes préparés, mais elle n’a pas eu lieu ! Preuve supplémentaire, s’il en fallait, que si nous devions paniquer c’est avant l’annonce de cette initiative plutôt qu’après.

Enfin,  la Syrie a interrompu la production d’armes chimiques en 1997. Depuis, elle était prête à abandonner ce type d’armement, mais a gardé cette carte pour le moment opportun. Ce moment est arrivé !

La Conférence de Genève 2

À l’heure actuelle, nous n’avons pas de date officielle de l’éventuelle tenue de cette conférence et il n’y a pas de facteurs qui pourraient aider à sa réussite, si nous voulons qu’elle réussisse ! Beaucoup de questions restent en suspens. Quelles seront les forces en présence ? Quelle est leur relation avec le peuple syrien pour que nous puissions discuter ensemble ? Représentent-elles le peuple syrien, une partie du peuple syrien, ou bien la force qui les a fabriquées ? Ont-elles des bases électorales claires en Syrie ? Comment se peut-il que certaines forces prétendent représenter le peuple syrien alors qu’elles vivent à l’étranger et disent contrôler 70 % du territoire syrien sans oser se rendre en Syrie ? La solution doit être une solution syrienne et non la solution étrangère d’une question syrienne. Il nous faut donc connaître les composantes de cette conférence avant d’émettre des réserves sur sa réussite ou son échec.

La solution devra être syrienne et être acceptée par le peuple syrien, que l’étranger l’accepte ou la refuse. De même, la reconnaissance des représentants du peuple syrien, à cette conférence, revient au peuple lui-même. Autrement dit, toute reconnaissance venue de l’étranger ne nous concerne pas. La question ne revient pas à se demander si la conférence aura ou n’aura pas lieu. La question fondamentale est de savoir si cette conférence peut réussir au cas où elle aurait lieu. La Syrie y participera sans conditions lorsqu’elle se tiendra.

Par ailleurs, si cette conférence comporte des décisions débouchant sur l’arrêt du financement des terroristes, le problème syrien sera résolu. À partir du moment où les terroristes ne seront plus fournis en armes et en argent et ne seront plus aidés pour rejoindre le territoire syrien, il n’y aura plus de problème pour résoudre la question syrienne qui n’est pas aussi compliquée qu’on le prétend. Les complications  viennent de l’extérieur de la Syrie, non de l’intérieur. Les complications viennent d’une ingérence étrangère qui nourrit le feu de l’incendie.

M. Lakhdar Brahimi

Ce que nous attendons de M. Brahimi est qu’il se contente de rester dans le cadre de sa mission de médiateur, nécessairement neutre, dans une situation de dialogue entre différentes forces qui se battent sur le terrain sans se charger de missions dictées par d’autres États. Ses deux premières visites en Syrie n’ont pas dépassé le cadre du dialogue et non, il ne m’a fait aucune offre. En revanche, lors de sa troisième visite fin 2012, il a tenté de me convaincre qu’il était nécessaire que je ne me présente pas aux élections présidentielles de 2014. Ma réponse fut très claire : c’est une question qui concerne les Syriens et qui n’admet aucune discussion avec un non-Syrien ! Maintenant puisque vous me demandez si son initiative était dictée de l’étranger, je vous réponds que c’est à lui qu’il faudrait poser cette question.

Ceci dit, votre supposition n’est pas improbable étant donné que les États-Unis et d’autres États ennemis de la Syrie formulent toujours l’idée qui veut que je ne sois pas candidat aux prochaines élections. C’est en effet une étonnante coïncidence que M. Brahimi avance les mêmes propositions mises en avant par ces États… Nous espérons que lors de sa prochaine visite que vous venez d’évoquer, il ne dépassera pas les limites de sa mission.

Dr Bachar al-Assad

Président de la République arabe syrienne

21/10/ 2013

Traduction : Mouna Alno-Nakhal

Source : vidéo / Présidence de la République arabe syrienne

Le raid américain sur la Libye et l’imposture de la guerre contre le terrorisme


AirborneAndSpecialForcesUdayQusayRaidLe secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel a proclamé dimanche que les deux opérations secrètes montées au cours du week-end par les Forces spéciales américaines en Libye et en Somalie « envoyaient un message fort au monde à savoir que les Etats-Unis ne ménageront aucun effort pour engager la responsabilité des terroristes, peu importe où ils se cachent ni depuis combien de temps ils se soustraient à la justice. »

Après un examen sérieux, loin d’être fort, le message envoyé par ces opérations est incontestablement trouble.

L’enlèvement en Libye du supposé agent d’al Qaïda, Abou Anas al-Libi, et le raid avorté mené par les Navy Seal contre un dirigeant de la milice islamiste Al Shabab en Somalie, annulé après s’être heurté à une vive résistance, sont traités par les médias américains comme une nouvelle bataille monumentale dans la guerre mondiale sans fin contre le terrorisme.

Al-Libi, qui a été inculpé par un tribunal américain pour des accusations liées à la préparation des attentats à la bombe de 1998 contre les ambassades américaines à Nairobi, au Kenya et à Dar es Salaam en Tanzanie, durant lesquels 224 personnes ont été tuées, serait détenu sur un navire américain en Méditerranée, hors de portée des tribunaux civils et des lois et soumis à des méthodes d’interrogatoire inconnues.

Des spécialistes du contre-terrorisme, d’anciens agents et membres du cabinet sont exhibés devant les caméras de télévision dans le but de racoler le public américain pour l’impliquer dans une nouvelle opération criminelle menée par Washington.

Malgré toutes les jacasseries de ces spécialistes, il y a toutefois une chose sur laquelle ils restent muets : l’extraordinaire histoire d’al-Libi, cible du raid américain. Un examen de sa carrière indique non pas une lutte implacable entre ennemis mortels mais plutôt une brouille entre partenaires intimes. Ce n’est pas une exagération que de suggérer que M. al-Libi est à tu et à toi avec certains de ceux qui ont planifié son enlèvement. Sa biographie donne un aperçu du monde bizarre et effrayant de la CIA et de ses guerres secrètes, de ses sales coups et de ses assassinats dans le monde entier.

Al-Libi avait rejoint al Qaïda dans les années 1980 alors que l’organisation combattait en Afghanistan, fournissant les fantassins requis pour une guerre secrète organisée par la CIA en vue d’un changement de régime menée contre le gouvernement de Kaboul qui était soutenu par l’Union soviétique. A l’époque, le président américain Ronald Reagan avait salué al-Libi et ses combattants islamistes de droite comme étant l’« équivalent moral de nos pères fondateurs, » tandis que le gouvernement américain octroyait quelque 10 milliards de dollars pour le financement de la guerre.

Cette relation n’était pas simplement une nouveauté de Reagan. Durant des décennies, l’impérialisme américain avait promu des organisations islamistes réactionnaires afin de poursuivre les intérêts américains et de combattre l’influence socialiste et nationaliste de gauche au Moyen-Orient et ailleurs. Ces couches fournirent les troupes de choc destinées aux coups d’Etat orchestrés par la CIA en Iran, en Indonésie et ailleurs.

Après la guerre en Afghanistan, al-Libi aurait suivi ben Laden au Soudan où il continua à bénéficier du soutien des Etats-Unis et de l’Occident. C’est durant cette période des années 1990 qu’al Qaïda achemina des combattants islamistes en Bosnie pour combattre aux côtés du régime bosniaque musulman appuyé par les Etats-Unis. En 1993, ben Laden avait reçu la nationalité bosniaque et un passeport bosniaque. Les terroristes d’al Qaïda furent aussi envoyés au Kosovo pour rejoindre le mouvement séparatiste contre la Serbie qui dès 1999 fut soutenu par une guerre aérienne totale menée par les Etats-Unis et l’OTAN.

En 1995, suite à la pression exercée par le chef d’Etat de la Libye, le colonel Mouammar Kadhafi, le Soudan obligea ben Laden à renvoyer ses partisans libyens du pays. Peu de temps après, ben Laden lui-même dut quitter le pays, alors que le Soudan subissait des pressions de la part de l’Egypte où un groupe lié à al Qaïda avait tenté d’assassiner le président Hosni Moubarak.

Alors que ben Laden rejoignait l’Afghanistan, al-Libi obtenait l’asile politique au Royaume-Uni, l’allié le plus étroit de Washington, au motif qu’il ferait l’objet de persécutions en Libye.

En 2002, l’on apprenait que six ans plus tôt al-Libi avait été une figure clé dans une cellule du Groupe libyen de combat pour l’Islam (Libyan Islamic Fighting Group) qui avait reçu de vastes sommes d’argent des services secrets britanniques, MI6, pour un complot d’assassinat raté de Kadhafi.

Al-Libi put continuer à vivre au Royaume-Uni pendant presque deux ans après les attentats à la bombe perpétrés contre l’ambassade africaine, en ne fuyant le pays qu’en mai 2000 au moment où lui et 20 autres agents d’al Qaïda étaient mis en accusation devant le tribunal fédéral de Manhattan en tant que co-accusés d’Oussama ben Laden dans le cadre des attaques terroristes en Afrique. Il fut placé sur la liste des « personnes les plus recherchées » par le FBI.

Au bout d’une décennie passée comme terroriste recherché, al-Libi retourna en Libye en 2011 et une fois de plus il fut transformé en un « combattant de la liberté » soutenu par les Etats-Unis en rejoignant l’une des brigades islamistes qui a servi de troupes intermédiaires dans la guerre menée par les Etats-Unis et l’OTAN en faveur d’un changement de régime.

La raison pour laquelle, deux ans après l’éviction et l’assassinat de Kadhafi, al-Libi a été enlevé en pleine rue à Tripoli n’est pas claire. Sa présence là-bas était connue de Washington depuis bien avant le début de la guerre. Il s’agit cependant en partie d’un système d’alternance entre collaboration étroite et brouille entre l’appareil de renseignement américain et al Qaïda. C’est un système qui explique pour beaucoup comment les attentats terroristes du 11 septembre ont pu survenir, c’est-à-dire comment des agents d’al Qaïda connus de la CIA ont pu entrer librement aux Etats-Unis, suivre des cours de pilotage et planifier le chaos du 11 septembre 2001.

L’on a assisté à ce même phénomène lors de l’attaque d’al Qaïda du 11 septembre 2012 contre le complexe diplomatique et de la CIA dans la cité portuaire de Benghazi, à l’est de la Libye et lors de laquelle l’ambassadeur américain, Christopher Stevens, et trois autres Américains ont perdu la vie. Stevens avait joué un rôle crucial dans la coordination de l’action militaire américaine avec les opérations d’islamistes tel qu’al-Libi.

Après la guerre, la CIA a mis en place à Benghazi une importante station secrète dans le but d’acheminer des stocks d’armement à des individus similaires et qui sont employés dans la guerre en faveur d’un changement de régime en Syrie. Quelque chose à fait que la relation s’est aigrie, impliquant probablement des ressentiments au sein des milices islamistes pour n’avoir pas été correctement indemnisées par leurs patrons américains en termes d’argent et de pouvoir.

L’enlèvement d’al-Libi par les commandos de la Delta Force, apparemment sans en avoir avisé le gouvernement intérimaire pratiquement impuissant de la Libye, ne fait que souligner les véritables conséquences d’une guerre qui est promue par le gouvernement Obama comme une croisade pour les droits humains, la démocratie et la paix. Après avoir fait des milliers de morts et détruit la plupart des infrastructures du pays, la guerre a laissé la Libye dans un chaos total dominé par les milices islamistes et les petits seigneurs de guerre, et minée par les assassinats, les enlèvements et la torture, et sa production pétrolière et ses autres principales activités économiques se trouvant quasiment au point mort.

Parmi les éléments les plus effarants de cette guerre prédatrice il y a le fait que des organisations de la pseudo-gauche, à commencer par l’International Socialist Organization aux Etats-Unis jusqu’au Socialist Workers Party en Grande-Bretagne en passant par le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) en France, l’ont saluée comme une révolution et ont agi politiquement de façon à faciliter la destruction totale et l’assujettissement de l’ancienne colonie.

Durant ces dix dernières années, Washington a justifié l’agression militaire à l’extérieur et l’application de méthodes d’Etat-policier à l’intérieur du pays au nom d’une guerre sans fin contre le terrorisme. Au cours de cette période, les principales réalisations des gouvernements Bush et Obama ont consisté à renverser deux régimes arabes laïcs, en Irak et en Libye, et à tenter de faire de même une troisième fois en Syrie. Chacune de ces interventions a dévasté les sociétés de ces pays.

Alors qu’al Qaïda n’existait dans aucun de ces trois pays avant l’intervention américaine, l’organisation prospère actuellement dans tous les trois. Des dizaines de milliers de gens de la région entière ont été attirés sous sa bannière dans une guerre sectaire soutenue par les Etats-Unis pour un changement de régime en Syrie.

C’est dans la biographie d’al-Libi qu’émerge le plus clairement le véritable caractère de la soi-disant guerre contre le terrorisme. C’est le dérivé d’une multitude de sales opérations montées par le renseignement américain qui se sert d’éléments tel al Qaïda, les trahit, puis gère les conséquences de ces trahisons sous la forme d’opérations terroristes qui servent ensuite de prétextes à des guerres à l’étranger et à la répression d’Etat à l’intérieur du pays.

Bill Van Auken

http://www.wsws.org/fr/articles/2013/oct2013/raid-o09.shtml

Les frères Obama : protecteurs du terrorisme islamique saoudien


 

La vice-présidente de la Haute cour constitutionnelle égyptienne, Tahani al-Gebali, a affirmé lors d’une entrevue à la chaîne Bitna al-Kibir en août dernier que « le frère d’Obama [Malik] est l’un des architectes de la stratégie d’investissements pour le compte de l’organisation internationale des Frères musulmans ». 

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Ahlul Bayt Nouvelles Agence (ABNA) : Selon une traduction faite par Walid Shoebat (un ancien membre des Frères musulmans aujourd’hui activiste pour la paix), al-Gebali a déclaré :

Nous allons faire respecter le droit, et les Américains ne pourront pas nous en empêcher. Nous devons ouvrir les dossiers et initier les procédures judiciaires. L’administration Obama ne peut nous arrêter ; ils savent qu’ils ont soutenu le terrorisme. Nous allons ouvrir les dossiers pour que les nations concernées soient exposées, afin de montrer comment elles ont collaboré avec les terroristes.

Shoebat a indiqué le 5 septembre que plusieurs personnalités médiatiques égyptiennes ont rapporté que Malik Obama, le demi-frère du président américain Barack Obama, fait actuellement l’objet d’une enquête en Egypte concernant son rôle au sein de l’Organisation islamique Dawa (IDO), domiciliée au Soudan, ainsi qu’au sein des Frères musulmans plus généralement.

Des plaintes ont été déposées auprès du procureur général Hisham Barakat, afin que Malik Obama soit placé sur la liste de surveillance des autorités égyptiennes et interrogé sur son rôle dans le financement du terrorisme islamique international.

Malik Obama est le secrétaire exécutif de l’IDO, dont l’objectif est de promouvoir la version Wahhabite saoudienne de l’islam à travers tout le continent africain. Il est probable que l’IDO soit associée l’International Islamic Council for Dawa and Relief (IICDR), qui fédère 86 organisations islamiques, et qui est domiciliée au Caire. Son secrétaire général est Abdullah Omar Nasseef, également président du Congrès islamique mondial, une des principales organisations des Frères musulmans. Nasseef a été également secrétaire-général de la Ligue islamique mondiale (une organisation sponsorisée par l’Arabie Saoudite) et a co-fondé en 1988, avec l’ancien président pakistanais Zia-ul-Haq, le Rabita Trust, le bras financier de la Ligue. Celui-ci a été placé sous enquête par le sénat américain (et plus tard désigné par le Comité Al-Quaïda du Conseil de sécurité des Nation unies comme organisation proche d’Al Quaïda.

La relation qu’entretient le président Obama avec son demi-frère Malik n’est pas distante, puisque les deux ont été le témoin de l’autre au cours de leurs mariages respectifs, et que Malik Obama s’est rendu à la Maison Blanche à plusieurs occasions.

Malik Obama dirige également la Fondation Barack H. Obama, qui a été dénoncée pour avoir collecté des fonds déductibles d’impôt sur internet entre 2008 et 2011 alors qu’elle ne bénéficiait pas du statut requis pour le faire. Cette situation a été régularisée en juin 2011, suite à des interventions appropriées, avec en prime un effet rétroactif couvrant les irrégularités jusqu’en 2008.

La famille Obama dispose également d’une deuxième fondation, la Mama Sarah Obama Foundation. Celle-ci accorde des bourses pour l’étude de la charia auprès de trois écoles spécialisées en ce domaine en Arabie Saoudite : l’Ecole Umm al-Qura, l’Université islamique de Médine et l’Université islamique Imam Muhammad bin Saud de Riyad.

Rappelons pour terminer que Saad al-Shater, le fils du dirigeant des Frères musulmans emprisonné Khairat al-Shater, avait déclaré en août dernier détenir des preuves susceptibles d’« envoyer Obama en prison ». Il avait affirmé par la suite que le président Barack Obama avait envoyé une délégation au Caire pour faire libérer son père et d’autres personnalités dirigeantes des Frères musulmans, afin d’empêcher la publication de documents explosifs pouvant incriminer tant Obama que les Etats-Unis. Saad al-Shater fut arrêté par les autorités égyptiennes les 28 août.

Ces nouveaux événements nous permettent de mieux comprendre pourquoi l’administration Obama s’est évertuée, malgré la promesse formelle faite par Barack en 2009 aux famille des victimes des attentats du 11 septembre 2001, à obstruer les efforts de ces familles pour obtenir la publication du chapitre de 28 pages du rapport de la Commission d’enquête conjointe du Congrès documentant, selon les informations disponibles, le rôle de l’Arabie Saoudite dans ces attentats.

Une campagne de plus en plus médiatisée est en train d’émerger pour obtenir la publication de ces 28 pages, avec la formation récente d’une association baptisée « Les familles du 11 septembre unies pour mettre le terrorisme en faillite » (9/11 Families United to Bankrupt Terrorism). Ce groupe appelle le président Obama à respecter sa promesse et bénéficie du soutien de deux quotidiens de Floride, le Miami Herald et le Sarasota Herald-Tribune.

Une requête auprès d’une tribunal fédéral a été déposée, afin d’obliger le FBI à obtempérer aux requêtes de déclassification faites par diverses personnalités et associations sous l’égide de la Loi d’accès à l’information.

On comprend mieux maintenant pourquoi les intérêts saoudiens associés à la famille Bush ont trouvé en 2008 en Barack Obama un allié fiable dans la défense de leurs intérêts ; et pourquoi ils se sont mobilisés, à l’échelle internationale, pour que celui-ci devienne le digne successeur de Bush à la Maison-Blanche.

http://abna.ir/data.asp?lang=8&Id=470456

Le Bloc atlantiste (re)crée une internationale terroriste


Tribune libre Byblos

rebelles-syriensLes jihadistes labellisés al-Qaïda n’arrivent toujours pas à y croire. Imaginer un peu : avec la Syrie, on leur a offert un pays entier comme camp d’entraînement, et des crédits illimités pour le mettre à feu et à sang. Et tout cela avec la bénédiction de ces apostats d’Occidentaux. Le truc est tellement énorme que c’est devenu la blague à la mode dans tous les barbecues des bouchers takfiristes. Et aujourd’hui, cette nouvelle internationale terroriste made in West a finalement déclaré son indépendance en annonçant qu’elle rompait les amarres avec la so call Armée syrienne libre (ASL). La bombe amorcée par le Bloc atlantiste en Syrie vient donc de lui exploser à la figure. Et qui peut savoir jusqu’où voleront ses éclats.

Le terrorisme, une pratique intégrée

La relation incestueuse entre terrorisme et Services de renseignements occidentaux est une vieille histoire.

Petit rappel historique :
En pleine Guerre Froide, l’implication des réseaux atlantistes (Gladio-Stay Behind) dans les attentats qui ont ensanglanté l’Europe a été démontrée par de nombreuses enquêtes.
Durant la guerre du Vietnam, l’opération «Phoenix» a mis en œuvre des groupes de combattants étasuniens et sud-vietnamiens spécialisés dans les assassinats, la torture et les actions terroristes.
L’Opération Condor, une campagne d’assassinats et de lutte anti-guérilla sanguinaire conduite par les dictatures d’Amérique Latine a, elle aussi, bénéficié du plein soutien, de l’encadrement et de l’expertise des barbouzes occidentaux.
On ne s’étendra pas sur les pratiques de l’OAS en Algérie en matière d’assassinat et de terrorisme.
En 1962, juste après le désastre de la baie des Cochons à Cuba, la désormais célèbre NSA avait même projeté, dans le cadre de l’opération Northwoods, d’organiser des attentats à Miami ou Washington [que l’on aurait attribués à Castro], afin que «la publication de la liste des victimes dans les journaux américains provoque une vague d’indignation instrumentalisable» pour envahir Cuba.
Enfin, plus proche de nous, la naissance d’al-Qaïda itself doit beaucoup au soutien et à l’encadrement des SR occidentaux en général, et de la CIA en particulier. Avant de devenir l’ennemi public numéro 1, le réseau d’Oussama ben Laden a d’ailleurs fournis des troupes de choc à l’OTAN sur plusieurs théâtres d’opérations extérieurs, et notamment au Kosovo où l’Alliance avait organisé un véritable pont aérien depuis Kaboul pour envoyer des jihadistes combattre Milosevic. Mais shuuut, c’est paraît-il secret.
Tout ceci pour dire que le terrorisme et les terroristes ont toujours fait partie de l’arsenal offensif de l’Etat profond des nations occidentales.
Il n’y a là aucun jugement de valeur, c’est juste un fait.

Les SR occidentaux débordés par la droite

Aujourd’hui, le terrorisme islamique a essaimé un peu partout, de Kaboul à Alger, du Sahel à Damas. Et dans cette nébuleuse, on trouve absolument de tout.
Il y a bien évidemment des groupes directement pilotés par la CIA, le MI6, le Mossad ou les SR saoudien de Bandar ben Sultan, mais l’essentiel de l’hydre est constitué de groupes autonomes, plus ou moins hallucinés ou carrément mafieux, mais qui ont tous comme point commun de se réclamer d’al-Qaïda pour une simple question de visibilité médiatique. Et c’est bien cette frange autonome du jihad-business qui pose problème aux SR occidentaux.
Or en noyant les jihadistes de pétrodollars et d’armement en Syrie, l’Occident a constitué aveuglément une véritable armée de terroristes parfaitement aguerris désormais.
Or cette nouvelle internationale terroriste vient de couper les ponts avec l’Armée syrienne libre (ASL). L’annonce a été faite mardi soir par 13 factions rebelles, dont la puissante organisation salafiste Ahrar al-Cham, Liwa al-Tawhid, proche des Frères musulmans, et Liwa al-Islam, proche de l’Arabie saoudite. Dans un communiqué, elles affirment que l’opposition regroupée au sein de la Coalition nationale «ne nous représente pas et nous ne la reconnaissons pas» et appelle à faire de la loi islamique «la seule source de législation».
Chapeau bas Hollande, chapeau bas Obama.

Le boomerang a pris son envol

Comme le souligne Charles Lister, un analyste au IHS Jane’s Terrorism and Insurgency Centre, c’est «extrêmement dommageable» pour l’ASL, car les 13 groupes «représentent une portion significative de l’opposition armée et regroupent ses meilleurs combattants».
En clair, les «meilleurs» groupes terroristes du moment, surentraînés par la guerre en Syrie, viennent d’échapper définitivement aux contrôles des puissances occidentales.
Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, tire d’ailleurs la sonnette d’alarme : «Je suis convaincu qu’ils [les mercenaires] sont en train d’accumuler une expérience dont ils se serviront, une fois la crise syrienne réglée, dans d’autres pays, dans leur propre patrie avant tout», a-t-il déclaré dans le Washington Post. Et d’ajouter : «C’est de cela dont nous devons parler, et non pas de la question de savoir qui doit rester et qui doit partir [en allusion à Bachar al-Assad]. Soit nous sommes d’accord sur le fait que toute forme de terrorisme est inacceptable, soit nous continuons le jeu des doubles standards
Evidemment, Lavrov prêche dans le désert. Car aux dernières nouvelles, Hollande, comme Obama d’ailleurs, est favorable à la poursuite de livraisons d’armes «contrôlées» aux rebelles.
Décidément, les bouchers takfiristes n’ont pas fini de rire autour de leurs barbecues. Mais reste à savoir, en effet, où ils exerceront ensuite leurs multiples talents, sachant qu’ils accusent aujourd’hui les puissances occidentales de trahison pour avoir renoncé à frapper Damas.
La bombe amorcée par le Bloc atlantiste en Syrie vient bel et bien de lui exploser à la figure.
Le boomerang a pris son envol.

http://www.entrefilets.com/le_bloc_et_l_internationale_terroriste.html#sthash.JrT7YsAe.dpuf

 

Attaques de Nairobi : encore un false flag ? (vidéo)


01L’attaque du supermarché de Nairobi n’était pas encore terminée que déjà des vidéos circulaient sur internet, présentant l’opération comme un false flag. Le terrorisme, vrai ou faux, a désormais du mal à passer pour tel.

Je suis tombé sur la vidéo ci-dessous que je vous soumets, mais j’avoue que je ne sais pas quoi en penser. Nous avons appris à nous méfier aussi bien des images nous présentant des actes terroristes que des images prétendant nous démonter la manipulation.

Mais dans la situation kenyane, tous les ingrédients du false flag sont présents. La vidéo ne fait que renforcer visuellement les soupçons.

Avic

Volte-face de l’Europe – Echec de Bandar Ben Sultan


Bandar Ben SultanLa dernière tournée européenne du prince saoudien Bandar ben Sultan avec des militaires saoudiens a connu un grand revers. Alors qu’il est parti convaincre les pays européens d’accroitre leurs aides militaires à l’opposition syrienne, ces pays ont été tous unanimes à rejeter cette requête.

Des journalistes français ayant rencontré le président français François Hollande après son entretien avec le chef des renseignements saoudiens Bandar, ont rapporté que « le front d’attaque contre la Syrie est désormais limité à un bloc regroupant certains pays du Golfe et certains services sécuritaires européens après le retrait officiel de la France et de la Grande-Bretagne de tout effort militaire dont l’objectif est de réaliser un certain équilibre de force en Syrie ».

De même source on indique que Hollande a informé les journalistes que « les armes parviendront à l’opposition syrienne non pas à travers l’Union Européenne », faisant allusion aux efforts de Bandar ben Sultan visant à armer et financer le terrorisme.

Par ailleurs, deux députés français ont appelé le président français recourir à la raison dans le traitement de la crise syrienne et à refuser de fournir des armes à l’opposition.

« Les masques sont tombés et le vrai visage de certaines figures de l’opposition syrienne est apparu. Même si cette opposition comprenait certains courants démocratiques, la plupart des courants restants sont des extrémistes et des  jihadistes », ont écrit Jacques Mayar et Alain Marsaud dans ce communiqué.

Et d’ajouter : « Toute fourniture d’armes à cette opposition ne provoquera que plus de chaos, non seulement en Syrie, mais dans tout le Moyen Orient ». Le texte du communiqué a appelé le président français à travailler de concert avec la Russie pour parvenir à une solution politique à la crise syrienne et à renoncer à toute option militaire ».

Les deux députés sont des plus influents au Parlement français, et sont experts dans les affaires du terrorisme. Ils font partie du comité des affaires étrangères au parlement.

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=122154&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

Attentats de Boston : encore des fissures dans la fable officielle


640xNxattentat-de-boston-ce-que-lon-sait-de-djokhar-tsarnaiev.jpg.pagespeed.ic.FfJ7jp_SwLLe vrai visage du terrorisme de Boston

Je suis d’accord avec les sentiments exprimés par les personnes choisies pour apparaître dans les médias grand public pour exprimer leurs opinions sur la publication d’une image « policéee» de Dzhokhar Tsarnaev sur la couverture d’un numéro récent du magazine Rolling Stone.

Tsarnaev_rolling_stone_367x500Cette image particulière de Dzhokhar n’est pas représentative du visage du terrorisme, et certainement pas le visage du terrorisme qui a frappé la région de Boston, le 15 Avril et les jours suivants. Du coup, je me suis aussi senti d’accord avec la décision du Sgt. Murphy ( NDT : M.Murphy a été depuis mis à pied http://www.sott.net/article/264141-Face-of-terror-Boston-sgt-suspended-over-leak-of-Tsarnaevs-arrest-photos ), «photographe tactique » de la police de Boston qui, dans le but de ‘’montrer le vrai visage du terrorisme », a publié trois images du Dzhokhar grièvement blessé rampant hors du bateau, le point rouge de la ligne de mire du fusil du sniper affiché sur sa tête.

Voilà, en effet, le vrai visage du «terrorisme» des temps qui courent :

tsarnaev_boatC’est-à-dire, un adolescent crédule, manipulé et encadré par le FBI pour un attentat qu’il n’a pas commis, traqué pendant trois jours dans la banlieue de Boston, brutalisé et hospitalisé par les «autorités», traîné ensuite devant un tribunal pour un  » procès par les médias ». Pire encore, en cours de route, il a transformé son accent américain en un fort accent  Russe .

Au sujet des voix et de leur provenance ; vous vous souvenez peut-être que, après sa capture, il avait été signalé que le jeune Tsarnaev était (opportunément) incapable de parler à cause d’une blessure à la gorge, prétendument auto-infligée. Voyez-vous une blessure à la gorge dans l’image ci-dessous?

Tsarnaiev2Plus encore, à l’époque, les détails de cette déclaration plutôt bizarre étaient que «la plaie de la gorge» était en fait à l’arrière de son cou, et que, en fait, Dzhokhar s’était tiré lui-même une balle dans la bouche dans une tentative de suicide avortée en position couchée dans le bateau .

« Il aurait collé un pistolet dans sa bouche et aurait tiré et la balle serait, en fait, sortie à l’arrière de son cou sans le tuer. »

Ouais, je suppose qu’il «aurait pu». Mais dans ce cas, «où est tout le sang? Dzhokhar était-il un «acteur»?!? Sérieusement, pouvez-vous imaginer quelqu’un qui vit pour un temps aussi considérable sans traitement après une telle blessure? Peut-être. Mais cela semble assez peu plausible pour moi. Sans oublier que, dans l’image ci-dessus, Dzhokhar ne ressemble pas à quelqu’un qui avait quelque temps auparavant mis un pistolet dans sa bouche et appuyé sur la gâchette. MAIS, cela peut expliquer pourquoi il avait ce «fort accent russe» au tribunal. Peut-être que la balle a rompu le «nerf accent» dans sa gorge.

Mais la vraie question est, comment s’est-il tiré une balle s’il était désarmé comme il a été dit ?

Et pourquoi le Dzhokhar à l’accent ruse , que ses amis ne reconnaissent pas, a plaidé « non coupable » s’il avait déjà tout avoué ? (NDT – La personne présentée au tribunal ne ressemble pas à Dzhokhar. Ses amis pensent que c’est une autre personne. Dzhokhar est-il encore en vie ?)

Je suppose que la seule conclusion est que tout et n’importe quoi est possible dans la fantasmagorique «guerre contre le terrorisme», tel que vous la rapportent le FBI et les médias traditionnels.

Il y a cinquante ans, Rolling Stone n’existait pas, mais si c’était le cas les éditeurs aurait sans aucun doute produit une couverture comme ceci:

oswald_rollingMême histoire, autre siècle. Entre la «frénésie» de vues qui s’opposent et la fausse dialectique, la vérité gît dans le sang.

Par Joe Quinn

Traduction : Avic

Source : http://www.sott.net/article/264117-The-True-Face-of-Boston-Terrorism

Leçon de journalisme, d’éthique et d’humanisme pour Reporters Sans Frontières en Chine


Hua Chunying1Tout le monde connaît aujourd’hui Reporters Sans Frontières, et surtout, qui est derrière cette organisation, comme du reste tous ces trucs sans frontières. Il semble que leur tâche devient de plus en plus difficile, La Syrie est passée par là. Deux ans de Syrie ont profondément modifié la perception mondiale de toutes les hypocrisies patiemment édifiées au cours de ces dernières décennies. Les indignations sélectives fonctionnent de plus en plus mal, et finissent même par irriter et provoquer des réactions directement agressives et peu diplomatiques.

Ça a été récemment le cas en Chine, cible favorite de RSF.

Dès qu’il se passe quelque chose en Chine, RSF frétille et commence à tailler ses plumes et à sortir des tiroirs tous les mots spécialement réservés aux  »méchantes dictatures » en général et à la Chine en particulier. Quand il s’agit de terrorisme, c’est le grand festin. Il y a forcément des terroristes abattus et surtout, des arrestations qu’il sera impératif de dénoncer. En moins de deux, des équipes sont déjà sur place, armées de leur lexique «  spécialement réservé aux  »méchantes dictatures » en général et à la Chine en particulier » pour libérer les  »dissidents ». Ici, quoi qu’ils fassent, ce sont des dissidents.

Et d’ailleurs, pour RSF et tous les grands médias occidentaux, il n’y a pas de terroristes en Chine ; Il y a, éventuellement des  »terroristes », avec plein de guillemets quand il n’est plus possible de ne pas voir les dizaines de victimes de ces  »terroristes ». Comment peut-il y avoir des terroristes en Chine, puisqu’il ne peut y avoir que l’occident qui doit être terrorisé ? Qu’il y ait un attentat à Paris, Londres ou New York, et nous devenons tous des parisiens, des londoniens ou des new-yorkais. Un attentat en Russie, en Irak ou en Chine ? On attendra longtemps avant que l’on nous demande d’être tous des russes, irakiens ou chinois.

Leur droit de l’homme et leur liberté d’expression plein la bouche, les équipes de RSF sont donc arrivées en Chine pour exiger la libération de dissidents et condamner le contrôle de l’information par le gouvernement chinois dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest), à la suite d’un massacre perpétré par des extrémistes. 16 extrémistes religieux armés de couteaux avaient tué 24 personnes la semaine dernière dans le district de Shanshan de la préfecture de Tourfan. La police locale avait abattu onze assaillants et interpellé cinq autres. Les autorités chinoises, qui savent à quoi s’en tenir vis à vis de ces extrémistes, sont décidées à éradiquer le mal avant qu’il n’y ait encore plus de dégâts, ce qui semble contrarier certains dont RSF qui auraient bien aimé que la graine pousse et prolifère.

Devant les niaiseries droit-de-lhommistes habituelles tenues par RSF, la réponse de la Chine, par la bouche de la porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères, Mme Hua Chunying, a été cinglante : « Si quelqu’un refuse non seulement de dénoncer ou de combattre ces atrocités et qu’en outre il adopte une attitude sceptique envers les dispositions légales du gouvernement chinois ou qu’il prononce des commentaires critiques sur la politique nationale et religieuse de la Chine, cela ne fait que prouver son double standard et sa vision sérieusement biaisée de la Chine ».

La porte-parole a souligné que la politique ethnique et religieuse du gouvernement chinois au Xinjiang correspondait aux conditions nationales et à la situation actuelle au Xinjiang. Cette politique a gagné le soutien de tous les groupes ethniques dans la région.

Le projet d’une poignée de personnes de diviser le Xinjiang et de saper la stabilité et le développement régional va à l’encontre de la volonté du peuple et est voué à l’échec, a rappelé la porte-parole.

« Nous espérons que les parties concernées et les médias pourront abandonner leur préjugés politiques, reconnaître la politique ethnique et religieuse de la Chine de façon globale, objective et appropriée, se rendre clairement compte de la nature et du danger du terrorisme, comprendre et soutenir la position et les préoccupations du gouvernement chinois ainsi que les mesures que la Chine doit prendre pour sauvegarder l’unité nationale et la stabilité sociale au Xinjiang et pour protéger la sécurité et les biens de la population », a-t-elle ajouté.

Les reporters de RSF savaient tout ça déjà. La porte-parole ne leur apprend donc rien.Mais aujourd’hui il y a quelque chose de nouveau : l’effet Snowden. Jusqu’ici, bien des offensives de l’Occident se sont placées sur le terrain de la communication, avec comme munitions les missiles droit-de-l’hommistes. Tous les pays non satellites étaient des cibles potentielles, plus particulièrement la Chine où chaque chef d’état en visite se devait de réciter son bout de  »condamnation ferme » avant même de dire bonjour à ses hôtes.

Avec les révélations de Snowden, tout va changer. D’une part, les indignations habituelles seront de moins en moins crédibles et perdront donc de leur force et leur effet et, d’autre part, les pays comme la Chine peuvent s’y référer pour renvoyer le boomerang. Du fait que les révélations soient publiques et que Snowden soit américain, qui plus est un ancien du système, facilite encore plus les choses. Toutes les réponses chinoises sembleront désormais dire : « arrêtez de nous casser les pieds, vous faites pire et c’est vous les voyous. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est vous-même qui le dites, à travers l’un des vôtres ». Et les chinois seront entendus et compris du monde entier, à cause de la publicité faite autour des révélations et de la suite des événements qui en ont découlés. Snowden vient d’inventer, sans le savoir, le système de défense anti-droit-de-l’hommiste. Les conséquences de l’action de ce jeune hommes n’ont pas fini de nous surprendre.

En attendant, les reporters de RSF sont partis pour parler dans le vide pour longtemps, car la Chine est bien décidée à en finir avec le terrorisme chez elle. Elle n’a pas attendu Snowden pour mettre en place un dispositif pour désamorcer la bombe, mais maintenant elle peut balayer d’un revers de main, publiquement, les  »préoccupations » d’un Obama devenu, par ailleurs, complètement inaudible sur ce plan.

Avic

Sahel: l’armée algérienne abat un drone au Nord-Mali


Soldats de l’armée algérienne. Depuis quelques temps, l’armée algérienne a dépêché d’importants renforts militaires aux frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie pour parer à toute infiltration terroriste transnationale. Cette armée étudie minutieusement depuis 2003 les réactions des armées serbe, irakienne, libyenne et syrienne au cours des conflits ayant affecté les Balkans, le Caucase et la région du Proche-Orient pour en tirer "des leçons"…
Soldats de l’armée algérienne. Depuis quelques temps, l’armée algérienne a dépêché d’importants renforts militaires aux frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie pour parer à toute infiltration terroriste transnationale. Cette armée étudie minutieusement depuis 2003 les réactions des armées serbe, irakienne, libyenne et syrienne au cours des conflits ayant affecté les Balkans, le Caucase et la région du Proche-Orient pour en tirer « des leçons »…

Selon des indications recueillies et des informations rapportées par le quotidien arabophone algérien Ennahar,  une unité de l’armée algérienne stationnée dans l’extrême Sud de l’Algérie a abattu dans la nuit du vendredi 28 juin 2013 un drone non identifié au dessus du territoire malien.

D’après les mêmes sources, le drone abattu par la DCA algérienne se serait trop rapproché des frontières algériennes en « émettant des signaux électromagnétiques qualifiées d’hostiles, visant selon toute vraisemblance à sonder le dispositif de guerre électronique de l’armée algérienne » à la frontière avec le Mali.

Le drone a été détecté par des moyens électroniques, très probablement avec l’aide d’un avion spécialisé dans la guerre électronique  et son approche offensive a déterminé sa destruction par l’armée algérienne.

Le drone dont on prend bien soin de ne pas préciser la nationalité, a été neutralisé au-dessus du territoire malien à 130 kilomètres de la localité algérienne de Timiaouine, située sur la bande frontalière entre les deux pays.

Aussitôt le drone abattu (aucune précision sur le type d’arme utilisée mais nos sources écartent l’usage d’un système Pantsir-1 et ont encore été moins loquaces sur le type du drone ciblé), des commandos spécialisés dans la lutte anti-terroriste ont rapidement pénétré en territoire malien et sécurisé le site du crash de l’appareil  sur un périmètre de 15 kilomètres. L’épave et les débris du drone abattu ont été récupérés par une unité spéciale et ramenés en Algérie où un avion de transport militaire les attendait pour une direction inconnue.

Depuis quelques années, l’armée algérienne, rendue de plus en plus nerveuse par un encerclement stratégique du pays coïncidant avec une période politique sensible,  focalise ses efforts dans la guerre électronique et les techniques de contre-mesures électromagnétiques et ce, après avoir étudié de près les causes de la faillite de certaines armées de la région dans des conflits récents.

Peu avant l’intervention de la France au Mali, de grandes pressions internationales ont été exercés sur Alger pour qu’il envoie son armée chez son voisin du Sud pourchasser les groupes terroristes. Mais les Algériens ont refusé toute intervention de leur armée en dehors de leurs frontières.

Il y a quelques mois, l’armée algérienne a fait savoir au précédant  ministre tunisien de l’intérieur Ali Laarayedh via un interlocuteur civil que si la Tunisie ne passait pas à l’action contre les maquis islamistes implantés à Djebel Chaambi dans la localité de Kasserine, il n’était pas du tout exclu que l’armée algérienne intervienne en profondeur sur le sol tunisien.  Le ministre Algérien chargé de transmettre ce message a souligné qu’en général l’Algérie est un pays pacifique mais qu’en cas de montée en puissance des menaces terroristes, un recours à des moyens peu orthodoxes est toujours possible.

Enfin, une grande partie du haut commandement de l’armée algérienne regrette aujourd’hui le fait de ne pas avoir intervenu en Libye et prendre Tripoli au cours de la guerre civile ayant secoué ce pays en 2011.  Cela aurait pu empêcher la création dans le Sud libyen autour de la passe du Salvador d’un Etat de facto  dirigé aujourd’hui par le chef de guerre Algérien Mokhtar Belmokhtar!

http://strategika51.wordpress.com/2013/07/01/sahel-larmee-algerienne-abat-un-drone-au-nord-mali/

Le festin de l’araignée : Africom tisse sa toile


(L-R) US Defense Secretary Robert Gates,Depuis sa création AFRICOM n’a réussi à convaincre aucun gouvernement africain de lui ouvrir son territoire pour y installer son quartier général. Ce symbole d’une nouvelle vassalisation du continent aurait été trop visible et certainement impopulaire. Le QG reste donc en Allemagne où depuis l’épisode de la Fraction Armée Rouge, et malgré la disparition du bloc soviétique aucune action de protestation politique contre la forte présence militaire étasunienne n’a eu lieu.

Mais cette prudence diplomatique n’entrave en rien l’action permanente d’Africom sur le terrain et nombre de gouvernements africains font participer leur armée à des manœuvres avec les troupes US, font assurer la formation de leurs troupes par l’armée US (dans ce cas : Niger, Tchad Mauritanie Nigeria, Sénégal, Maroc, Algérie et Tunisie Ouganda, Burundi, Kenya, Lesotho et Botswana).

Inutile de préciser qu’il n’est jamais question de favoriser le renforcement d’armées nationales stratégiquement autonomes qui seraient des instruments de souveraineté. Les régiments africains formés sont des troupes coloniales fournissant la chair à canon utile aux projets de l’empire et fournies en matériel et munitions made in USA.

A cette pénétration de l’armée Us à l’intérieur même des armées africaines s’ajoute une installation permanente de troupes US dans des divers lieux. Là encore une relative discrétion est de mise et il n‘est officiellement jamais question de bases militaires étasuniennes massives comme il en existe par exemple en Italie en Allemagne et au Kosovo.

Le journal étasunien en ligne TOMDISPATCH vient sous la plume de son directeur NICK TURSE de faire le point sur cette présence militaire US permanente dans divers pays africains.

La plus grosse présence militaire est à Djibouti dans le camp Lemonnier jadis base de l’armée française et on peut dans ce cas parler d’une véritable base étrangère dont la création en 2002 est d’ailleurs antérieure à AFRICOM

Avec des effectifs plus légers l’armée Us est par ailleurs installée :

  • Au Kenya à Garissa, Manda Baya et Mombasa Louma point de départ de ses interventions dans la Somalie voisine où elle apporte un soutien logistique permanent aux forces de l’Amisom de l’Union Africaine
  • En République Centrafricaine à Bangui
  • Au Niger à Niamey
  • Au Mali à Bamako
  • Au Sud Soudan pour bien montrer que la toute nouvelle l’indépendance de ce pays est un nouvel asservissement
  • Au Sénégal où l’aéroport de Dakar est ouvert à l’aviation de reconnaissance de l’armée Us
  • Au Burkina Faso à Ouagadougou où se trouve une base des forces spéciales d’où ont décollé 193 vols militaires au premier trimestre 2013
  • En Ethiopie à l’aéroport d’Arba Minch
  • En Ouganda à Entebbe Rien que pour les besoins de ravitaillement en carburant l’AFRICOM a accès à pas moins de 29 aéroports de pays africains

Bien sûr le prétexte à cette intervention de plus en plus intense est la « guerre contre le terrorisme » sous ses divers avatars régionaux (AQMI, BOKO HARAM etç…) mais le nouveau commandant en chef d’AFRICOM le général David Rodrigues admet que l’arrivée massive d’héroïne afghane sur le continent africain via l’océan indien est un facteur d’aggravation de l’instabilité régionale. Il est vrai qu’avec la cocaïne colombienne qui arrive par l’ouest le territoire africain l’Afrique est désormais au cœur des trafics mondiaux.de drogue.

Pour bien illustrer les influences militaires US il faut noter que la nouvelle mission de l’ONU au Mali qui se met en place à compter du mois de Juillet comportera douze mille hommes et que les deux plus gros contingents seront fournis par le Rwanda et le Nigeria deux armées sous étroite influence US.

Quant à la piraterie dans le Golfe de Guinée qui connait une croissance très spectaculaire et va dépasser en intensité la piraterie au large de la Somalie elle ne tardera pas engendrer une riposte internationale probablement conduite par les marines de l’OTAN, Etats-Unis en tête. L’ONU a jeté les bases de cette action par la résolution 20-39. Pour commencer AFRICOM avance à pas mesurés en proposant aux Etats de la CEDEAO, comme elle l’a fait à l’occasion d’un séminaire tenu à Abidjan (qui pourrait accueillir l’Etat-major de cette future force) en Février 2013, une assistance pour la mise en place d’une police maritime commune. Cette prudence ne peut faire oublier que les maigres forces maritimes de ces états ne sauraient être opérationnelles sans la couverture électronique (GPS, radars ,…) et aérienne des Etats-Unis.

Carte : Les bases de drones US en Afrique (y compris aux Seychelles !)

Afrique Africom

 

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http://www.legrandsoir.info/nouvel-article-no-21203.html

Genève II: Est-ce pour préparer la paix?


Tribune libre de DJERRAD Amar

Geneve-2Chaque jour qui passe sur le terrain des combats, en Syrie, révèle que la guerre contre ce pays n’est pas ce que l’on rabâche depuis plus de 2 années, à savoir «un soulèvement populaire spontané » contre ses dirigeants pour recouvrer sa dignité et sa liberté, mais bien d’un complot pour déstabiliser cet État, considéré gênant les objectifs et les visées impérialistes dans la région.

Pour ce faire, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, le Qatar, la Turquie, l’Arabie Saoudites et Israël ont engagé tous les moyens pour permettre aux groupes armés affublés «thouar» (révolutionnaires) – la plupart mercenaires islamistes – pour mener une guerre, sans merci, contre l’État syrien et renverser son gouvernement, dans le but d’affaiblir l’axe de résistance, en admettant pour cela les pires atrocités.

Par l’origine diverse des groupes armés islamistes, hier «terroristes», métamorphosés , aujourd’hui, momentanément «révolutionnaires» rétribués sous la fausse bannière «djihadistes» ; par la provenance de l’armement en leur possession ; par les objectifs visés ; par les agissements et les réactions des pays manipulateurs engagés, il est indéniable que cela obéit à un plan réfléchi, destiné à instaurer le chaos sur une géographie déterminée, pour ensuite recomposer selon les désidératas et objectifs prévus. Ce projet américain est consacré dans ce qui est appelé le «Grand Moyen-Orient» auquel est intégré le projet israélien dit «Yinon» destiné à assurer la supériorité d’Israël.

Deux années de guerre, de destructions de toutes natures, de sanctions et de pressions – contre un État souverain où tous les moyens illégaux, même les plus immoraux et abjects, ont été utilisés – n’ont pas permis de venir à bout d’un peuple résistant, d’une armée forte et unie. Deux années sans voir l’effondrement prévu malgré les sommes colossales engagées par les bailleurs arabes vassaux ainsi que la formidable guerre médiatique soutenues par d’éminents hommes de cultes, corrompus, chargés de l’endoctrinement des masses musulmanes par la religion. L’échec de l’aventure semble bien consommé et les cartes jouées.

Depuis les derniers développements avec la récupération d’Al Quseir et de sa banlieue – localité hautement stratégique pour les planificateurs américano-sionistes qui devait aboutir à la prise de Damas – par l’armée syrienne des mains des «insurgés», tous les calculs ont été bouleversés et les objectifs compromis. Avec cette récupération surprise, suite à une offensive ‘éclair’ et décisive, de cette petite ville où se sont solidement concentrées les forces  »wahabo-takfiristes », on annonce déjà des échecs sur d’autres fronts. Cette bataille d’Al Quseir a été particulièrement déterminante par l’appui, à la frontière libanaise, des éléments du Hezbollah qui n’ont laissé, aux groupes armés, aucune possibilité d’infiltration, d’exfiltration ou d’approvisionnement. Une assistance inattendue qui a été condamnée par la…Ligue arabe. L’autre élément est que l’armée syrienne a su se convertir, en la circonstance, en une redoutable force contre-guérilla.

Les résultats d’Al Quseir sur le plan militaire et tactique, avec ses effets ravageurs sur les autres groupes, ont créé un climat de défaite, une situation d’impasse mettant les groupes armés dans un état de déroute et les commanditaires dans une profonde confusion. C’est donc bien les résultats sur le terrain des combats qui dictent ou imposent la nature des changements.

Il ne restait que l’annonce par les deux «Grands», les USA et la Russie, d’une conférence «internationale» sur la Syrie, prévue à Genève, qui se veut l’ultime round pour sceller cet encombrant et dangereux dossier par la voie politique, malgré l’agitation et les élucubrations des autres protagonistes qui soutiennent une solution militaire.

Tant que l’on pouvait encore financer et remplacer les groupes anéantis, tant que l’on disposait encore de ‘cartes’ de pressions politiques et économiques, tant que les étapes du Plan tracé avançaient, il n’était pas envisageable de négocier quoi que ce soit. Avec la bataille d’Al Quseir, qui avait bouleversé, les données les commanditaires étaient contraints, dans la précipitation, d’adopter une série de manœuvres aussi insensées que dangereuses. Dès que les principaux groupes armés, que domine Al Nosra, ont été laminés ou réduits, il ne restait aux stratèges américano-sionistes et leurs suppôts arabo-monarchiques que de présenter du «réchauffé» en rabâchant les mensonges éculés, sans preuve voire sans conviction, ou tenter d’autres diversions et agissements dans l’espoir de disposer d’arguments et de moyens de pression consistants lors cette Conférence dite de «Genève II». Mais le reste du monde connait ces manœuvres, s’en méfie, les réprouve.

Voyant leurs plans foirer, on réitère la fallacieuse histoire de l’utilisation, par l’armée syrienne, des armes chimiques que réfute Carla del Ponté en affirmant que ce sont les groupes armés qui les ont utilisés contre l’armée syrienne et les civils. Même la demande syrienne d’une enquête, in- situ, de l’ONU a été capotée par les EU qui voulaient l’étendre à tous les endroits de stockage éventuels de ce genre d’armes. En dépit de toutes les preuves filmées montrant des scènes de préparation de ces armes par les groupes armés, rien n’y fait, les EU accusent l’armée syrienne en concoctant un autre plan de communication sur les armes chimiques depuis la Jordanie en le faisant coïncider avec les exercices militaires en préparation dans ce pays. La France a été chargée par le biais du journal «Le Monde» de lancer la propagande, d’en fournir les éléments de preuves, même inconsistantes, pour en faire un motif d’intervention militaire extérieure. La Russie rejette ces accusations d’utilisation d’armes chimiques par les troupes gouvernementales syriennes, mais annonce par Poutine, en conférence de presse, lors du sommet du G8 à Lough Erne (Irlande du Nord), que son pays était prêt à participer à la vérification des cas d’utilisation de ces armes en Syrie et à soumettre les résultats au Conseil de Sécurité.

On tente aussi de relancer le projet illégal et dangereux d’une zone d’exclusion aérienne depuis la frontière jordanienne cette fois, qui serait de 40 km, pour permettre, en fait, de recomposer les groupes anéantis, faciliter l’acheminement des armes et des ravitaillements. Ce ‘no-fly zone’, qui coûterait 50 millions de dollars/jour, sera non seulement une violation d’un pays souverain, s’il ne passe pas par le Conseil de sécurité, mais est de nature à enflammer la région, car la Syrie sera en droit de riposter à toute violation de son territoire et son espace aérien sera très risqué aux pilotes qui s’y aventureront surtout si elle dispose des redoutables missiles S300, en plus de son arsenal offensif.

On relance, tambour battant, le désir d’armer les groupes avec des armes modernes comme si les armes utilisées, jusque-là, venaient du néant ! La question qui les effraye est le risque de voir ces armes se retournent contre eux une fois le problème de la Syrie réglé dans les deux cas de figure. De ce fait, classer ‘Al Nosra’ organisation terroriste était le seul moyen de faire éliminer cet encombrant groupe. L’autre crainte est de voir aussi ces armes récupérées par l’armée syrienne comme toutes celles laissées par les groupes éliminés.

 

Au même moment, au vu des difficultés à recruter, on fait organiser, en Égypte, une conférence des oulémas musulmans à leur tête Al Qaradhaoui pour, essentiellement, lancer un appel demandant aux musulmans du monde de venir faire le Djihad en Syrie contre le «régime de Bachar» ; chose qui n’a jamais été faite contre le régime sioniste d’Israël qui ne cesse depuis plus de 60 ans de spolier et d’assassiner les palestiniens. Ce projet d’armer et condamné par la Russie qui y voit une volonté de poursuivre les tueries et donc contraire au but de la Conférence qui veut instaurer la paix. La Russie réfute le pendant fait avec sa livraison d’armes défensives qui obéissent, selon elle, à des contrats légaux avec un gouvernement légitime, telles les batteries antimissiles russes S-300 qui ne peuvent pas servir à réprimer l’opposition armée.

Toutes ces agitations et gesticulations ne seraient pas apparues s’il n’y avait pas domination par l’armée syrienne du terrain des combats. Lorsque les groupes armés occupaient des pans entiers de territoire, imposant leurs lois en martyrisant les populations, détruisant les infrastructures économiques, sociales et culturelles, foulaient des pieds les lois internationales et la morale, l’Occident encourageait en espérant la généralisation du chaos sur toute la Syrie pour le projeter à tous les États de l’axe de la résistance avec en ligne de mire l’Iran, mais lorsque la situation s’est renversée par la reprise en main des choses par l’armée syrienne avec risque d’anéantissement de toute la stratégie tracée pour ce Moyen-Orient, le voilà exhiber les «lois internationales» pour faire condamner la Syrie de crimes de guerre non avérés ou commis par leurs hommes pour en accuser l’adversaire.

La Conférence dite de « Genève II » a pour but de trouver une solution politique à la crise syrienne que soutiennent de nombreux pays. S’y présenter sans éléments de pression serait absurde. D’où l’activisme de l’Occident à vouloir s’y présenter forts d’arguments leurs permettant de soutirer un maximum de dividendes. Ce qui explique qu’en même temps les Américains s’activent, parallèlement, à vouloir armer plus et mieux les «rebelles» et à instaurer une zone d’exclusion aérienne. Ce contraste ne peut que viser à éloigner l’échéance de la Conférence dans l’espoir, sans aucun doute, de gagner du temps afin de glaner des cartes de pression politique plus avantageuses, via leurs troupes. Un certain Driss Salim, du commandement de l’ASL, aurait promis de défaire les forces armées syriennes en… six mois si l’Occident lui fournit les armes nécessaires. Les Américains n’étant pas dupes, il est fort probable que leur Plan prévoit une option plus handicapante visant à éterniser la présence des terroristes à l’intérieur et autour de la Syrie en créant un foyer permanent prêt à en faire usage à tout moment et ce, à défaut de la victoire immédiate souhaitée.

Nous avons donc, après plus de deux ans :

– Une Syrie engagée dans une guerre sanglante contre une «rébellion» hétéroclite composée de milliers d’éléments étrangers soutenus militairement et financièrement par une coalition de pays impérialistes pro-sionistes, la Turquie, le Qatar et l’Arabie Saoudite appuyés par des ONG affidées et des milieux religieux musulmans sectaires.

– Une domination de l’armée syrienne sur le terrain des combats et des groupes armés, composés de plusieurs nationalités, en débandade.

– Un camp agresseur dans une grande confusion et indécis qui veut armer, pour «équilibrer les forces» dit-il, des groupes dont il craint qu’ils se retournent contre lui tout en spéculant sur une intervention militaire directe hasardeuse.

– Une Turquie d’Erdogan qui se retrouve dans la situation de «l’arroseur-arrosé» qui n’arrive plus à finir sa mission de déstabilisation de la Syrie.

– Une Égypte de Morsi – empêtrée dans des problèmes économiques, sociaux et institutionnels – qui se permet de suggérer sa disposition à assumer le rôle de la Turquie par des signaux en coupant toute relation avec la Syrie et en affichant son intention d’impliquer son armée. Chose que les hautes instances militaires jugent irréalisables contre tout pays «frère».

– Deux puissants ‘blocs’ qui s’affrontent pour un partage d’influence et d’intérêts. L’un croyant à la force militaire pour pouvoir étendre son hégémonie et l’autre qui veut montrer que le monde n’est plus unilatéraliste et qu’il est vain d’en nier l’évidence au risque d’un conflit généralisé.

Il faut être aveugle pour ne pas voir, à travers la guerre imposée à la Syrie de l’extérieur, une volonté de tailler à la hache toutes les nations de la région pour les affaiblir, les piller, les assujettir pour des siècles de « transition démocratique ».

Djerrad Amar

 

Terrorisme : les règles d’or de la doxa


Ainsi la médiatisation du terrorisme se caractérise par son extrême variabilité, mais selon un axe qui épouse la division de la planète entre le monde d’en haut et le monde d’en bas : dans un cas, elle le condamne à l’insignifiance, dans l’autre elle le voue à l’hyperbole.

marathonblastSi l’on s’en tient à sa définition usuelle, les choses paraissent simples : le terrorisme est l’exercice indiscriminé de la violence à l’égard de populations civiles en vue d’obtenir un résultat politique. Comme une bombe à retardement, ce terme, pourtant, est piégé d’avance. Car la doxa occidentale en fixe l’usage de façon impérative, elle en prescrit la seule signification acceptable.

Ce code de langage s’organise autour de trois règles essentielles.

La première, c’est qu’on ne peut parler de terrorisme que si ses victimes sont occidentales, c’est-à-dire nord-américaines, européennes ou israéliennes. Ceux qui, appartenant au reste de l’humanité, ne bénéficient pas de cette dignité originaire ne sauraient figurer au rang de victimes innocentes. Certes, depuis vingt ans, le terrorisme a fait beaucoup moins de victimes en Occident que dans le reste du monde. L’attentat de Boston est le premier sur le sol américain depuis 2001, tandis que le terrorisme jihadiste a tué 2 000 Pakistanais en une seule année. Mais peu importe que les autres en fassent massivement les frais : ils sont la menue monnaie de ce péril planétaire. Le déchaînement de la violence aveugle indigne d’autant plus l’opinion occidentale, en outre, qu’il semble totalement incompréhensible, dépourvu de sens. Ce qui provoque la colère, c’est moins l’évidente nocivité que l’irrationalité foncière du terrorisme.

« Après la tragédie de Boston, lit-on dans Newsweek, il est impossible de ne pas se poser les mêmes questions que celles qu’on s’est posées au lendemain du 11 septembre 2001 : jusqu’à quel point sommes-nous en sécurité dans nos foyers ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils si souvent pris pour cible par un si grand nombre de personnes ayant un si grand nombre de choses à nous reprocher ? Pourquoi ces gens-là nous haïssent-ils ? ». Si le terrorisme est abject, c’est parce qu’il n’a aucune raison d’être, parce qu’il est d’une scandaleuse absurdité. Et si la violence perpétrée contre l’Occident bat tous les records d’audimat, c’est en proportion d’un incalculable préjudice moral, et non du préjudice physique qu’elle entraîne : la mort administrée par une barbarie venue d’ailleurs est inqualifiable parce qu’elle est absurde, elle est innommable parce qu’elle défie les catégories de la raison.

De cette interprétation de la terreur, le traitement des attentats par les grands médias occidentaux témoigne parfaitement. Le propos journalistique se coule dans un moule dualiste, scindant docilement la planète en deux hémisphères : celui où les attentats méritent qu’on en parle et celui où ils ne sont que du menu fretin. Sur le marché mondial de la mort en direct, la valeur de la vie humaine connaît des fluctuations impressionnantes. Le temps d’antenne dévolu aux victimes accuse des variations spectaculaires selon leur nationalité. Mais surtout, la causalité supposée de ces violences ne se voit appliquer le coefficient terroriste que si les victimes relèvent du monde civilisé. La mort administrée par attentat ne s’extrait de la banalité planétaire que si les suppliciés en valent la peine : elle n’accède à la signification qu’en transgressant la loi non écrite du « zéro mort » occidental.

Les Occidentaux ne succombant que sous l’effet d’une violence injustifiable, l’imputation de responsabilité se convertit aussitôt en incrimination de la terreur. Cette ombre terrifiante, cependant, ne plane sur nos têtes que parce que la médiasphère lui prête une existence virtuelle. La réalité de la terreur est toujours une réalité d’emprunt, octroyée par la représentation qu’en forgent les médias, prisonnière de sa reproduction audiovisuelle. Parce qu’elle est captive de cet effet-miroir, seule sa visibilité planétaire, au fond, lui communique une véritable portée : un attentat dont on ne parle pas n’est pas un attentat, mais un accident qui ne touche que ses victimes, et auquel le reste du monde est absolument indifférent.

Le traitement médiatique de l’actualité du terrorisme, par conséquent, ne s’embarrasse guère de nuances. Hors d’Occident, la sélectivité des médias frappe le terrorisme d’irréalité, elle le réduit à un furtif alignement de chiffres. Privé de résonance affective, la relation des faits se colore d’une froideur statistique ayant pour effet de les condamner à l’oubli. Le Pérou et la Colombie ont été durement frappés par le terrorisme depuis deux décennies, mais qui s’en soucie ? A l’intérieur des frontières occidentales, au contraire, la partialité médiatique ambiante confère à l’événement une mystérieuse surréalité, elle l’élève au rang de drame emblématique, lui attribue une signification qui excède toujours ses circonstances immédiates. « Le XXIème siècle converge vers Boston », titre le New York Magazine au lendemain de l’attentat. Trois morts dans une cité américaine, et le sens à venir d’une histoire mondiale séculaire vient soudainement s’éclairer, il s’offre aussitôt à une interprétation qui le transcende.

Ainsi la médiatisation du terrorisme se caractérise par son extrême variabilité, mais selon un axe qui épouse la division de la planète entre le monde d’en haut et le monde d’en bas : dans un cas, elle le condamne à l’insignifiance, dans l’autre elle le voue à l’hyperbole. Et l’Occident a beau se réclamer de valeurs universelles, l’intérêt des médias dominants est toujours proportionnel au PIB par habitant. En ce sens, les médias ne sont jamais extérieurs à ce qu’ils relatent, étrangers aux images qu’ils diffusent : ils sont l’événement lui-même, ils le forgent avec leurs propres armes.

Corollaire de la première, la deuxième règle stipule que les terroristes, en revanche, sont nécessairement non occidentaux : si ses victimes sont nôtres, le terrorisme, lui, est toujours celui des autres.Que les puissances occidentales y recourent, et ce terrorisme inavouable en perd aussitôt les attributs : il est lavé, comme par enchantement, de cette marque d’infamie. Que le premier détournement d’avion de l’histoire ait été réalisé par l’armée française au détriment des chefs du FLN algérien, en 1956, n’a jamais valu à la patrie des droits de l’homme cette appellation infamante.

Dans cette perspective, le terrorisme n’est pas un mode opératoire, c’est une qualité intrinsèque : on n’est pas terroriste parce qu’on martyrise des populations civiles, mais par essence ; on ne le devient pas par ses actes, on l’est en raison de ses origines, de façon congénitale. Ainsi les bombardements meurtriers de Grozny ou de Gaza échappent à cette qualification, alors même qu’ils répondent parfaitement à la définition du terrorisme, puisque leurs commanditaires civilisés sont exonérés par essence de toute compromission avec la barbarie qui les entoure.

Supercherie supplémentaire, cette violence d’Etat à grande échelle est justifiée, en effet, comme une réaction de l’occupant à la sauvagerie de l’occupé : la légitime défense des forts répondrait, nous dit-on, au fanatisme meurtrier des faibles. Toute action armée, du moment qu’elle atteint des Occidentaux, se réduit donc au terrorisme d’une façon ou d’une autre, y compris lorsqu’elle frappe des cibles militaires. Les actes de résistance à l’occupation étrangère se voient attribuer, invariablement, cette appellation infamante : toute puissance occupante traite immanquablement les résistants de terroristes.

Ce qui valait pour l’Europe occupée durant la seconde guerre mondiale vaut aujourd’hui pour les territoires palestiniens ou tchétchènes. Expert en la matière, le général de Gaulle ne s’y était pas trompé, déclarant lors de sa conférence de presse de novembre 1967 qu’ « Israël organise, dans les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui la résistance qu’il qualifie de terrorisme ». En invoquant une prétendue consécution logique (comme si le terrorisme des faibles précédait l’antiterrorisme des forts), l’autojustification de la répression prend donc la cause pour l’effet.

De l’imposition de cette deuxième règle, on peut d’ores et déjà tirer deux leçons. La première, c’est que l’usage du terme de terrorisme se voit frappé d’un interdit lorsque la violence exercée contre les civils atteint un seuil critique. Plus le nombre des victimes est élevé, moins la qualification de terroriste semble s’imposer : cette règle quantitative vaut donc absolution du meurtre de masse, l’accusation de terrorisme ne valant que pour le meurtre de détail. La seconde leçon, c’est que l’Etat n’est jamais coupable de terrorisme. Aucune instance internationale, par exemple, n’ose qualifier de « terrorisme d’Etat » un bombardement délibéré de zones habitées. Tout se passe, au contraire, comme si la réprobation morale était inversement proportionnelle à l’ampleur du préjudice, du moment qu’une grande puissance défend ses intérêts en faisant usage des armes.

Impliquée par les deux précédentes, la troisième règle, enfin, exige de laisser dans l’ombre la genèse historique du terrorisme jihadiste.Rempart contre l’influence soviétique, antidote au nationalisme arabe, opportun concurrent de la subversion chiite : les stratèges de la CIA, en effet, ont prêté au jihadisme toutes les vertus. En diluant la nation arabe au sein d’un ensemble plus vaste, le panislamisme promu par les Saoudiens avait pour vertu de neutraliser le nationalisme arabe, laïc et socialisant. Et l’alliance avec une Arabie Saoudite conservatrice sur le plan intérieur et docile sur le plan extérieur constitua, outre l’osmose avec Israël, le véritable pivot de la politique américaine.

Durant une décennie, Washington versa 600 millions de dollars par an aux adeptes du jihad antisoviétique. Mais le paradoxe est que l’Amérique, au lendemain de l’effondrement russe, persista dans son appui politique et financier à la guérilla afghane. Son éclatante victoire sur l’Armée rouge auréola le jihadisme combattant d’une réputation d’efficacité qui incita Washington à le manipuler à son profit. Au nom de la lutte contre l’Union Soviétique, les Etats-Unis ont systématiquement favorisé les organisations les plus radicales. Prompte à toutes les manipulations, la CIA a ainsi fini par enfanter des monstres dont elle se révéla incapable d’apprécier le véritable danger.

Alors qu’elle échafaudait d’audacieuses combinaisons entre les factions afghanes, elle ne vit rien venir de la menace qui s’abattit sur le cœur de l’Amérique le 11 septembre 2001. En somme, les Etats-Unis ont péché par excès de confiance dans la toute-puissance du dollar. Fort de ses ramifications internationales, ce jihadisme combattant, qui s’est nourri de violence extrême avec leur bénédiction, n’avait plus besoin d’eux.Inavouable, la genèse d’Al-Qaida n’est donc un mystère pour personne : elle fut l’effet combiné de l’obsession antisoviétique des Etats-Unis et de la frayeur saoudienne devant la percée khomeyniste.

Ainsi le discours occidental sur la terreur se paie d’une triple supercherie : il implique, à la fois, une restriction géographique de son objet, une imputation exclusive de sa causalité et une rigoureuse omerta sur ses origines. Cette sémantique du terrorisme disculpe l’Occident de toute responsabilité, tout en conviant des masses apeurées à serrer les rangs avec angoisse autour de leurs dirigeants. Pour conférer au discours sur la terreur son effet maximum, elle en circonscrit la signification au prix d’un véritable subterfuge. Elle est obtenue, en effet, par un pur effet de langage : il suffit d’imputer les forfaits du terrorisme aux dépositaires honnis d’une altérité radicale, d’en repousser l’origine au dehors des frontières de la civilisation.

Mais, en lui conférant une signification faussement univoque, ce discours lui attribue aussi un second caractère, tout aussi invraisemblable. Le terrorisme, en effet, n’est pas seulement une menace que définit son extériorité absolue au monde civilisé. Cette barbarie venue d’ailleurs a aussi la capacité de s’exercer à tout instant : comme si elle était douée d’ubiquité, elle pèse constamment sur nos têtes. Or c’est exactement ce que prétend la propagande d’Al-Qaida : non seulement elle voue à la destruction le monde des infidèles et des apostats, mais l’appel au jihad global entend transformer la planète en champ de bataille. En se projetant dans l’universalité du cyberespace, il se donne l’apparence troublante d’une menace qui occupe magiquement toutes les dimensions de l’espace et du temps.

Frère jumeau de la rhétorique du jihad mondialisé, le mythe de la terreur planétaire acquiert, de ce fait, une portée sans précédent. Son influence est si profonde que son évocation suffit à souder le monde occidental dans un rejet horrifié. Parmi les oripeaux dont il couvre ses ambitions, le discours sur la terreur fournit par conséquent l’habillage le plus commode. De la guerre d’Afghanistan à celle du Mali, il permet de persuader l’opinion occidentale qu’elle est dans son droit lorsqu’elle approuve la guerre chez les autres. Il l’immunise contre le doute sur les moyens employés et lui offre à peu de frais une garantie de bonne conscience.

Toute menace, réelle ou imaginaire, provoquant une réaction instinctive, le discours sur la terreur se pare toujours des vertus du réalisme, y compris lorsqu’il agite des fantômes. Puisque le péril est à la fois impalpable et pérenne, il menace tout un chacun de son invisible omniprésence. Il est partout et nulle part, prêt à fondre sur un monde abhorré qu’il rêve d’anéantir. L’ubiquité imaginaire du péril terroriste est ainsi le postulat commun à l’incantation jihadiste et à la propagande occidentale : il exerce de part et d’autre la même fonction obsessionnelle, justificatrice d’un combat sans fin et sans merci.

Bruno Guigue : Normalien, énarque, aujourd’hui professeur de philosophie, auteur de plusieurs ouvrages, dont « Aux origines du conflit israélo-arabe, l’invisible remords de l’Occident (L’Harmattan, 2002).
Voir aussi :

Boston : « Le FBI m’a tuer* » ?


Djokhar Tsarnaev BostonOn peut se demander jusqu’où iront les médias dans leur entreprise de nous enfoncer dans la tête l’histoire des attentats de Boston. Après les mensonges, la désinformation, la manipulation, voici les révélations tardives qui sortent des chapeaux des magiciens journalistiques américains. Ce qu’il y a de bien chez les terroristes, c’est qu’ils sont bavards et aiment écrire. Ce qui permet de les coincer facilement après leur méfait. Les frères  Tsarnaev n’échappent pas à la règle. Même mourant, le jeune Djokhar Tsarnaev a éprouvé le besoin de rédiger une confession en bonne et due forme, dans le bateau où il a été découvert agonisant. C’est CBS qui nous le raconte, jeudi. Il s’agirait d’un message manuscrit sur la paroi intérieure du bateau, présentant le double attentat de Boston comme des représailles contre les Etats-Unis pour les guerres menées dans des pays musulmans.

D’après John Miller, journaliste de CBS News et ancien porte-parole du FBI, le message disait en gros ceci : « les attentats étaient des représailles aux crimes américains contre des musulmans dans des endroits comme l’Irak et l’Afghanistan et les victimes des attentats de Boston étaient des ‘victimes collatérales’, de la même manière que des innocents sont des victimes collatérales des guerres menées par les Etats-Unis à travers le monde ».

C’est bien connu qu’un terroriste ne sort jamais sans son stylo à l’encre sympathique qui ne sera visible qu’un mois après son geste. Le second frère, Tamerlan, n’a pas eu le temps d’écrire quoi que ce soit, car on n’a trouvé qu’un seul message. Il avait peut-être oublié son stylo ? En tout cas, il serait mort sans avoir délivré son message. Ce qui n’empêche pas le frère de le considérer comme martyr, le but suprême de tous les terroristes du monde.

Nous l’attendions cette revendication qui ne venait toujours pas. Eh bien  nous l’avons enfin, après un mois d’angoissantes questions. Il ne faut jamais désespérer.

Avic

(*) pour les non français, il s’agit d’une référence à une vieille histoire judiciaire franco-française dans laquelle la victime, avant de mourir avait gravé sur le mur « Omar m’a tuer ».

Le terrorisme : pourquoi faire ?


Un des nombreux Ben Laden
Un des nombreux Ben Laden

Depuis l’avènement des médias alternatifs, aucun acte terroriste n’est plus vu comme il l’aurait été il y a une dizaine d’années, c’est à dire comme un acte malveillant de la part d’un illuminé fanatique servant une cause pour laquelle il était prêt à se sacrifier, emportant avec lui des vies d’innocents. Il reste que la plupart des actes terroristes antérieurs à cette nouvelle ère, sont encore, faute d’analyses critiques, dans une zone d’acceptation commune dans laquelle nous puisons toutes nos références.

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Les mystères du Marathon de Boston


Deux semaines après les attentats de Boston, les autorités états-uniennes donnent un à un les indices qu’ils auraient découverts. La question tourne autour de l’origine tchétchène des « coupables » et des conclusions qu’il faudrait en tirer. De leur côté les Internautes et la presse russe font apparaître une autre histoire, dans laquelle le « coupable » principal est un agent de la CIA.

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Le franchissement du Rubicon sur l’Ifriqiya


4ème et dernier volet de cette suite Chine-Afrique de René Naba

chine-afrique-04Chine-Afrique 4/4
La Chine et le Maghreb central
  • L’Algérie, le navire amiral e la flotte chinoise dans la zone sahélo saharienne

Des trois pays du Maghreb central (Algérie, Maroc, Tunisie), l’Algérie occupe et de loin la position de partenaire privilégié de la Chine, tant pour des raisons historiques que pour des affinités politiques. Un partenariat scellé du temps des guerres de libération post coloniales, quand la Chine s’appliquait à briser le blocus occidental dont elle était l’objet et l’Algérie menait sa guerre d’indépendance contre le pouvoir colonial français. Lire la suite Le franchissement du Rubicon sur l’Ifriqiya

Le terrorisme, de Boston à Moscou en passant par Damas


tchetchenie_319Depuis la fin de l’URSS, l’un des mythes fondateurs de la politique étrangère euro-américaine envers la Russie se base sur la situation dans le Caucase. Dès 1994, l’état russe fait face à une rébellion armée qui prône l’indépendance et fera rapidement appel à des cohortes de mercenaires étrangers pour mener cette soi-disant guerre d’indépendance de Tchétchénie. Lire la suite Le terrorisme, de Boston à Moscou en passant par Damas

Attentat de Boston: Les photos que le FBI a décidé que personne ne devait analyser…


par Mike Adams

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Une photo détaillée haute résolution de plus d’agents de l’équipe “Craft” et de ce qui paraît être leur véhicule de communication mobile vient juste de faire surface. Craft est un groupe de contractants militaires privés (NdT: mercenaires pour parler clairement…) dont la présence a été révélée très rapidement par la diffusion d’un nombre croissant de photos sur Natural News et InfoWars.

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Le deux poids deux mesures


2 poids 2-mesuresVous ne le saviez sans doute pas. Et pour cause. Dans ce pays-là, il y a eu 250.000 disparitions forcées en 20 ans, dont 34.467 entre 2005 et 2010. Dans une seule fosse commune située près d’une caserne militaire, pas moins de 2000 corps ont été retrouvés. Lire la suite Le deux poids deux mesures

FBI : l’agence de la peur


par Jeffrey St. Clair

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Il faisait presque nuit ce 26 Novembre, 2010. Plus de 25.000 personnes étaient rassemblées sous une pluie fine à Pioneer Square au centre de la ville de Portland, dans l’Oregon pour voir l’éclairage annuel de l’arbre de Noël, un sapin d’Oregon de 100 mètres de haut provenant de la Forêt nationale de Willamette.

Trois hommes dans une chambre de l’hôtel voisin viennent de finir de manger une pizza à emporter. Le téléviseur était allumé sur un canal d’infos locales, qui couvrait la célébration de la fête. Les trois hommes étendent  des serviettes sur le sol et font leur prière, en demandant que Dieu bénisse leur opération. Ensuite ils se donnent des tapes dans le dos avant de quitter la pièce et de se diriger vers leur véhicule, une camionnette blanche.

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Un tueur en série est à la tête de la CIA


Stephen Lendman

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Chalmers Johnson a appelé la CIA l’armée privée du président. La Rome impériale avait sa garde prétorienne. Elle servait et protégeait l’empereur.

Les renégats de la CIA travaillent de la même façon. Ils font même bien plus que cela. La assassinats extra-judiciaires sont mis en priorité. La plupart de ce qui se passe demeure secret. La culture d’irresponsabilité maintient le congrès et le citoyen ordinaire désinformé.

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Le programme des drones et le justificatif islamiste


DroneDans La Presse du mercredi 20 février, Mario Roy publie un éditorial sur le très controversé programme de drones américains qui sévissent autour du monde en toute impunité. Il évoque bien évidemment les dangers des dérapages que peut engendrer une telle situation, cette déresponsabilisation par rapport au meurtre. Mais il légitime cela en soutenant que pour les islamistes — comme si ce programme qui révolutionne l’art de la guerre n’était destiné qu’à combattre l’islamisme — il est tout à fait justifié de recourir à des bassesses comme « l’avion commercial transformé en missile, l’attentat suicide, l’égorgement télévisé ». Rien de plus simple, combattre le feu par le feu et le message ici est on ne peut plus clair : Ils tuent nos civils, tuons les leursIls attaquent nos enfants, faisons de même. Pour cette « guerre des religions » que certains aiment tant s’imaginer, la solution se trouve dans le principe biblique de la loi du Talion.

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Les vraies victimes du terrorisme


terrorismIl parait que le terrorisme c’est fait pour terroriser. Ce serait même une lapalissade. Malgré tout, sans aller jusqu’au niveau de Charles Pasqua qui, lui, voulait terroriser les terroristes, j’avoue que ça ne me fait pas peur. Et il y en a beaucoup comme moi. Je crois même que nous représentons une très large majorité en France. Est-ce par bravade ? Par inconscience ? Par courage ? Rien de tout ça. Il eut fallu, pour cela, qu’il y ait un réel danger. Ce qui n’est pas le cas, si l’on se réfère à ce que nous voyons et vivons tous les jours. Il y a un gouffre entre la réalité de notre vie quotidienne et le discours ambiant qui lui, est construit autour d’une impression de danger permanent.  Malheureusement la peur est plus le fruit de l’imaginaire que du monde réel. C’est d’ailleurs sa raison d’être, celle de prévenir, avant que les choses ne se concrétisent. Lire la suite Les vraies victimes du terrorisme