Archives du mot-clé Terroristes

La Syrie face à la diplomatie des hyènes !


Bachar al-Jaafari
Bachar al-Jaafari

Le samedi 22 février 2014, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité la résolution humanitaire 2139 [1]. Le vote du texte initialement présenté par l’Australie, le Luxembourg et la Jordanie, et soutenu par la Grande Bretagne, les États-Unis et la France ayant été reporté de quelques jours par la Russie, qui aurait menacé de son veto avant modification. Des voix s’élèvent, toujours les mêmes, pour exprimer leurs doutes quant à son efficacité en raison de l’absence de sanctions automatiques, pour prétendre que l’attitude intransigeante du « régime » syrien a conduit à la clôture de la deuxième session des négociations de Genève 2 sans avancées, et même pour continuer à affirmer – désormais, contre toute vraisemblance – que les terroristes qui sévissent en Syrie « sont les complices du régime syrien » [2] ! Lire la suite La Syrie face à la diplomatie des hyènes !

Le terrorisme international : un vrai mystère…


Bombe-TerroristesSi l’on en croit les chroniqueurs, les analystes, les islamistes eux-mêmes, la menace terroriste est globale. Les djihadistes sont actuellement concentrés en Syrie, mais on prévoit déjà l’après Syrie, craignant leur déferlement dans les autres parties du monde. On craint leur déploiement en Europe, en Afrique où ils ont déjà pointé leur nez, en Chine, en Inde, en Russie. Ils sont présents au Liban, en Irak, en Afghanistan. Lire la suite Le terrorisme international : un vrai mystère…

Après avoir raté son coup en Algérie et en Syrie, BHL s’attaque à l’Ukraine.


Bernard-Henri Lévy in Kiev on Maïdan squareAvec des aventuriers sans foi ni loi tels que BHL, on pourrait croire que le philosophe des bobos est un opportuniste qui va là où les possibilités semblent plus ouvertes qu’ailleurs. Mais si l’on suit ce monsieur à la trace, on constate que rien n’ est dû au hasard ou à l’opportunisme. Il nous étale, sans le vouloir, tout ce qui se trouve derrière les évènements de ces dernières décennies. On peut dire que tous les coups tordus au niveau international dans lesquels sont impliqués l’Europe, Israël ou les Etats-Unis ont une constante : la présence, d’une façon ou d’une autre, de BHL. Lire la suite Après avoir raté son coup en Algérie et en Syrie, BHL s’attaque à l’Ukraine.

Syrie / Genève 2 : Nous sommes venus vous mettre face à vos responsabilités !


Tribune de Byblos

Walid al-MouallemÀ lire la presse française officielle de cette fin de semaine, nous sommes en droit de nous demander si « l’échec consommé », ou encore le « fiasco », de la Conférence internationale dite de Genève 2, concerne uniquement la Syrie. Il est clair, que ces courageux journalistes, qui se sont présentés en grand nombre à Montreux, n’ont pas cherché à savoir le contenu de l’intervention du chef de la délégation de la République arabe syrienne, M. Walid al-Mouallem, et si jamais ils ont fait cet effort, ils n’ont rien voulu entendre. Une fois de plus ! Lire la suite Syrie / Genève 2 : Nous sommes venus vous mettre face à vos responsabilités !

Retour vers le futur : L’europe s’inspire de la loi du Far West américain avec le droit de tirer sur les manifestants..


Tribune de Caro

Repression01L’Europe rétablit la peine de mort
Mais oublie de prévenir les peuples européens de ce rétablissement.

Elle ne la rétablit pas pour les pédophiles ou les crimes de sang , non , ceux-là resteront  exemptés de peine capitale ; elle la rétablit pour le crime  de contestation sociale … plus précisément pour : Lire la suite Retour vers le futur : L’europe s’inspire de la loi du Far West américain avec le droit de tirer sur les manifestants..

Les fondements et les raisons complexes du Jihad


Tribune libre

1-4153-c1323-944d2par Ghaleb Kandil

Les Saoud et le fantôme de Jouheiman

Le comportement de l’Arabie saoudite dans la région fait l’objet d’une attention et d’un suivi particuliers, après que la dynastie des Saoud soit devenue la principale source de l’escalade et de la violence exercées ces derniers temps par les groupes terroristes-takfiristes en Irak, en Syrie, au Liban et jusque dans certaines régions de Russie. Lire la suite Les fondements et les raisons complexes du Jihad

Des organisations environnementales aussi dangereuses qu’Al-Qaida ?


5525ffaf6bfb151e6ff2e9e770662aa96b534105C’est un manuel qui se glisse dans la poche. 90 pages pour identifier les logos des organisations « terroristes, militantes ou insurgées », à travers le monde, pays par pays. Conçu en 2009, ce manuel de reconnaissance a été récemment déclassifié. D’après le centre d’entraînement de l’armée étas-unienne, qui l’a rédigé à l’intention des « formateurs, leaders et soldats », la menace ne vient pas seulement des « islamistes », « communistes », « anarchistes » ou « séparatistes »… Mais aussi des organisations environnementales. Lire la suite Des organisations environnementales aussi dangereuses qu’Al-Qaida ?

Des milliers de terroristes fuient la Syrie pour regagner la Tunisie (vidéo)


Tribune libre Byblos

Selon la TV syrienne, ils seraient 17000 djihadistes Tunisiens à rebrousser chemin. Direction, la Tunisie, l’un des premiers pays exportateurs de terroristes vers la Syrie. En langage postal, cela s’appelle retour à l’expéditeur. La télévision syrienne cite plusieurs rapports et spécialistes, notamment le président de l’association tunisienne des études stratégiques et politiques de sécurité globale, Nacer Ben Soltana.

5998208-8942838Selon nos propres sources sécuritaires, en réalité, les 17000 djihadistes dont parle la télévision syrienne et qui se dirigent au pays de la « révolution du jasmin », ne sont pas tous des Tunisiens. Il y en a près de 9000, et les autres 8000 sont de nationalités différentes dont principalement des Libyens (6000), des Jordaniens ( ?), des Bosniaques ( ?), des Tchétchènes ( ?), des Palestiniens ( ?) et des Saoudiens ( ?).

Ces derniers sont tous des criminels condamnés à la peine de mort que les autorités saoudiennes avaient amnistiés par Fatwa, en échange du djihad en Syrie. Sur les 9000 supposés Tunisiens, il y a au moins un millier d’étrangers à qui les usurpateurs du pouvoir en Tunisie ont accordé des cartes d’identités et des passeports tunisiens, soit à partir de Tunis, soit à partir de nos différents consulats dans le monde. Il y a également des binationaux, des Tunisiens qui ont aussi la nationalité française, belge, allemande, britannique, canadienne et australienne. Ils craignent de revenir chez eux, d’où ils sont d’ailleurs partis, parce qu’ils savent ce qui les attends aux pays des droits de l’homme. La Tunisie est donc pour eux le pays idéal pour se recycler ou pour reprendre leurs activités criminelles.

Tout ce beau monde de fanatiques, de dégénérés et d’égorgeurs compte donc affluer vers la Tunisie, qui a été déclarée par Al-Qaïda et sa ramification maghrébine AQMI, terre de Djihad. Ayman al-Zaouahiri l’avait clairement dit dans son message de juin 2012, et Seifallah Ben Hassine, alias Abou Iyadh, l’avait réitéré en mai 2013, à la suite de l’interdiction du congrès d’Ansar al-Charia qui devait se dérouler à Kairouan, le 19 mai 2013. On retrouve d’ailleurs les mêmes nationalités parmi les 150 terroristes qui ont récemment tués sept agents de la Garde nationale dans le gouvernorat de Sidi Bouzid et qui ont déjà opéré à Goubellat.

Ces terroristes reviennent d’où ils sont partis et par le même itinéraire : frontières turque et irakienne, avions ou bateaux en destination de Benghazi  et de Tripoli, frontière tuniso-libyennes, qui est devenue une passoire. Leur nombre, toutes nationalités confondues, dépasserait même les 17000. C’est que la terre de djihad en Syrie est devenue pour eux un enfer. Depuis près d’un mois, l’armée arabe syrienne a déclenché une grande offensive, éradiquant les islamo-fascistes par milliers et libérant plusieurs régions et localités qui étaient tombées sous le contrôle de ces mercenaires du Qatar, d’Arabie Saoudite, de la Turquie et de certains pays occidentaux.

Ces mercenaires vont renforcer les rangs des islamo-terroristes locaux ou frontaliers, comme les cellules dormantes d’Al-Qaïda, les djihadistes d’Ansar al-Charia, le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), le groupe El-Mourabitounes, dirigé par le sanguinaire Mokhtar Belmokhtar et directement lié à Al-Qaïda, ainsi que de certains membres des ligues de protection de la révolution, ces miliciens qui sont pour la plupart des repris de justice. A ces différents groupes terroristes, il faudrait ajouter entre 200 et 250 palestiniens du Hamas, présents sur le sol tunisien depuis juin 2011. Ils sont éparpillés dans trois gouvernorats : le gouvernorat de Tataouine, celui de Bizerte et celui de Tunis. Ces terroristes que le gouvernement usurpateur fait passer pour des étudiants, ont apporté leur savoir-faire en matière de réalisation de tunnels et d’aménagement de caches d’armes et d’explosif, dont les forces de police ont découvert quelques uns récemment.

La Tunisie va ainsi subir l’effet boomerang de la politique criminelle que Rached Ghannouchi et Moncef Marzouki ont adopté dès novembre 2011 pour déstabiliser la Syrie. Heureux d’usurper le pouvoir grâce à l’argent qatari et au soutien américain, ces deux pantins se sont cru autorisés d’exporter leur racaille terroriste en Syrie et de s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Egypte, plutôt que de s’occuper des problèmes économiques et sociaux des Tunisiens. C’est en effet avec l’accord implicite du chef des Frères musulmans tunisiens et de son valet de Carthage que tous les réseaux, à la fois terroristes et mafieux, se sont mis en place en Tunisie. Les deux principaux organisateurs de ces réseaux financés au départ par Qatar Charity, sont le tunisien Saïd Ferjani et le libyen Abdelhakim Belhadj. Plusieurs centaines de jeunes Tunisiens ont été victimes d’endoctrinement au Djihad, ou plus simplement piégés par l’eldorado européen. Beaucoup se faisaient effectivement passer pour des djihadistes, afin qu’une fois en Turquie, ils puissent y rester, ou entrer clandestinement en Europe. Les organisateurs de ce réseau de recrutement de djihadistes pour la Syrie sont tous des membres d’Ennahda et des activistes d’Ansar al-Charia. L’un d’eux, Abdelhafidh Bazdouri, vient d’être arrêté, le 27 octobre dernier, à Sidi Bouzid, la cellule mère de la « révolution du jasmin », devenue la cellule cancéreuse du salafisme et du djihadisme. Un d’arrêté, sur des centaines laissés en liberté!

C’est probablement en réaction à cette vague islamo-terroriste que quatre pays du Maghreb et du Sahel (Tunisie, Algérie, Mali, Niger), discrètement soutenus par les Etats-Unis, la France et l’Allemagne, viennent de lancer « la plus grande opération anti-terroriste après l’offensive française au Mali », selon le quotidien algérien Al-khabar, qui parle de « 8000 soldats et agents de la sûreté qui ont été déployés aux confins de la Tunisie, de l’Algérie, au nord du Mali ainsi qu’au nord ouest du Niger ». (Al-Khabar du 28 octobre 2013). L’opération a eu pour point départ la levée du niveau d’alerte à son seuil maximal le 22 octobre dernier.

Si le terrorisme islamiste était aussi facilement déracinable, les Américains l’auraient vaincu en Afghanistan et en Irak. Les Tunisiens vont devoir donc se préparer au pire et pour quelques années encore. Il sera d’autant plus difficile d’éradiquer que les inspirateurs et complices de ces terroristes sont à l’assemblée constituante, à la tête du gouvernement et à la présidence de la République. Comme l’a écrit Mondher Thabet sur sa page facebook, « Tout va dans le sens d’une intervention US dans la région ». Devinez pourquoi?

Karim Zmerli  

 

http://www.tunisie-secret.com/Des-milliers-de-terroristes-fuient-la-Syrie-pour-regagner-la-Tunisie-video_a668.html

D’où viennent les terroristes syriens?


1377559_1416338695250469_430448141_n« Internet est rétabli dans Alep et sa région… les témoignages et photos se bousculent en provenance du Nord de la Syrie. « 

Voici une des photos postée par le « lionceau de l’Université d’Alep » qui s’exclame : « C’est ça leur liberté !? Par Dieu, je n’arrive pas à croire que ceux-là se trouvent sur nos terres ». Il est précisé sous la photo que ces jeunes gens « paumés » font partie de l’armée de l’EIIL !

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1416338695250469&set=a.1386194354931570.1073741828.1386173088267030&type=3&theater

L’Afrique, nouveau terrain de jeu des Navy Seals


navy-sealsSamedi dernier, le 5 Octobre, deux raids sont menés simultanément par les forces spéciales américaines, l’un en Libye et l’autre  en Somalie. Celui de Libye a abouti à la capture d’un certain Abou Anas Al-Libi, 49 ans, qualifié de « figure importante d’al-Qaïda », soupçonné d’avoir été l’instigateur des attentats de Nairobi et Dar Es-Salaam en 1998. Pendant 15 ans, on nous avait vendu un autre instigateur pour ces attentats, Oussama Ben Laden lui-même. Au bout de 15 ans ils se sont rendus compte de leur erreur qu’ils viennent apparemment de réparer. Cette fois ce devrait être le bon, qui se trouve en ce moment, selon un porte-parole du Pentagone, « en lieu sûr, à l’extérieur du territoire libyen », en attendant son départ probable pour Guantanamo, à moins qu’il n’y soit déjà.  Cela voudrait-il dire qu’au Pakistan, ils ont tué un presque innocent, Oussama Ben Laden qui, du coup, n’est plus responsable d’attentats puisque, rappelons-le il n’est pas, non plus, impliqué officiellement dans les attentats du 9/11.

Le deuxième raid se passe en Somalie. On s’y attendait, bien sûr. La question était juste de savoir sous quelle forme allait se manifester l’intervention des Etats-Unis en Somalie après l’attaque du centre commercial de Westgate à Nairobi dont on pouvait se douter qu’elle n’avait pas été faite de manière gratuite. L’opération menée en Somalie, visait donc l’élimination d’un important chef des shebabs, groupe responsable de l’attaque. En fait, on ne sait pas qui est visé exactement. On parle de l’émir des Shebabs ou, vaguement, d’un de leurs chefs. Selon les déclarations des shebabs, reprises par des sites somaliens, les Navy Seals ont débarqué de deux embarcations provenant d’un bateau situé au large. Après plus d’une heure d’échange de tir, le commando, soutenu par des hélicoptères, s’est retiré précipitamment après avoir causé un mort chez les shebabs. Retrait précipité veut dire, en langage normal, fuite, débandade, échec en tout cas. Les Shebabs avaient, en effet, appelé du renfort et, à la fin des combats, ils ont exhibé beaucoup de matériel abandonné sur place par le commando.

Où sont donc passés les drones d’Obama ? Il nous avait habitué à éliminer les chefs ‘’terroristes’’ à partir du ciel. Pourquoi les Etats-Unis risquent-ils la vie ou la capture d’un de leurs hommes en envoyant un commando sur le terrain ? On se rappelle que la France avait perdu ainsi un homme lors d’une opération spéciale. Peut-être voulaient-ils montrer qu’ils feraient mieux que les français. Ou peut-être tout cela n’avait pour objectif que d’être spectaculaire, hollywoodien, de manière à masquer tous les autres déboires intérieurs et extérieurs de l’administration Obama. Les deux opérations simultanées semblent aller dans ce sens. Quelle qu’en soit la raison, il serait étonnant que les Etats-Unis en restent là. Déjà les médias sont en train de relayer et amplifier le message sur la montée du danger terroriste pour l’Afrique de l’Est et pour le monde. Avec AQMI au Sahel, Shebabs à l’est et Al-Qaïda partout, la chasse est ouverte en Afrique.  Les motifs ne manquent pas. On a vu qu’en Libye, le même jour, un commando est venu mettre la main sur un nouvel instigateur d’un attentat qui date de 15 ans. D’autres instigateurs de ces mêmes attentats attendent leur tour à des milliers de kilomètres de là et ne le savent pas.

Mais tout compte fait, on peut être reconnaissant à Obama d’avoir utilisé ses Navy Seals plutôt que ses drones. Ceux qu’on qualifie d’élite de la Marine américaine font finalement moins de dégâts, sauf peut-être dans leurs propres rangs comme à Abbottabad au Pakistan lors de la fameuse mission destinée à clore le contentieux Ben Laden. Et les survivants de ces dégâts collatéraux ne sont pas à l’abri d’accidents ultérieurs d’hélicoptère. Pour un chef terroriste tué, six Navy seals et plus disparaissent. Est-ce vraiment rentable ?

Avic

Al-Assad à Rai News 24 : On fera que la Syrie soit beaucoup mieux qu’avant


bashar-al-assad

Damas / Le président Bachar al-Assad a affirmé à la chaîne italienne /Rai News 24/ que l’objectif essentiel de l’Etat syrien est de se défaire des terroristes et de leur idéologie, précisant qu’e la Syrie sera beaucoup mieux qu’avant la crise.

Le président al-Assad a indiqué que la plupart des pays européens n’ont pas la capacité de jouer un rôle dans le règlement de la crise en Syrie vu qu’ils ne possèdent pas les facteurs qui leur assurent le succès dans ce rôle.

Le président al-Assad a affirmé que la Syrie s’engage à la résolution du Conseil de Sécurité sur les armes chimiques sans aucune réserve, précisant que le rôle de la Syrie se limite à présenter des données et de faciliter les procédures de la destruction des armes chimiques.

Le président al-Assad a indiqué que la solution politique est une partie très importante de la crise mais avec l’existence du terrorisme cette solution ne pourrait pas régler tous les problèmes. « En dépit de cela, il faut poursuivre l’action politique », a-t-il insisté.

Le président al-Assad a affirmé que le dialogue politique est très important pour discuter de l’avenir de la Syrie et du régime politique, appelant à arrêter la violence, le trafic des armes, l’infiltration des terroristes et le soutien financier y apporté pour assurer le succès de la solution politique.

Le président al-Assad a estimé que les personnes armées ne sont pas une opposition mais des terroristes, étant donné que l’opposition est une entité politique, un programme politique… une vision politique… C’est l’opposition. « Les armes, la destruction et l’assassinat ne sont pas opposition mais un terrorisme, comme le définissaient tous les pays du monde », a-t-il ajouté. « On mènera des discussions avec tout parti au sein de l’opposition, mais en ce qui concerne les groupes armés, aussitôt qu’ils jetteraient leurs armes, on serait prêt à discuter toute question avec eux à l’instar des autres citoyens », a-t-il indiqué, précisant qu’on ne pas négocier, par exemples, des organisations affiliées à Al-Qaëda, des terroristes ou bien des personnes qui réclament l’intervention étrangère ou militaire en Syrie.

A une question s’il planifie pour assister personnellement à la conférence de Genève, le président al-Assad a répondu qu’on doit être prêt en tant que gouvernement mais on ne peut pas déterminer qui va présider la délégation syrienne, vu que la conférence n’est pas claire jusqu’ici ainsi que les critères qui la régissent.

A une question s’il accepte l’idée de l’existence des forces de désengagement internationales pour la réalisation de la stabilité en Syrie, le président al-Assad a indiqué : « On parle en Syrie de gangs qui existent partout en Syrie et à l’intérieur de toute ville alors, si on a accepté cette idée, qui est inacceptable pour nous, où ces forces seront placées, les gangs se trouvent partout et ils se composent de terroristes qu’on doit combattre et non pas les isoler.

Le président al-Assad a, en outre, fait noter que la plupart des pays européens ont adopté la ligne américaine suivie dans le traitement avec les différents pays, depuis l’accession au pouvoir de Geroge Bush il y plus de dix ans.

Il a souligné que la Syrie accueille favorablement tout rôle des pays qui désirent aider les Syriens, mais les pays européens ne possèdent pas les facteurs qui les rendent capables d’assurer le succès de ce rôle ou d’être compétents et efficaces dans ce rôle.

A une question sur le contact téléphonique entre le président américain Barak Obama et son homologue iranien Hassan Rohani et si le changement de l’équilibre dans la région aura ses effets sur ce qui se déroule en Syrie, le président al-Assad a indiqué que l’Iran est un allié de la Syrie. « Nous avons confiance en les Iraniens qui, comme tout autre pays dans le monde, n’ont pas confiance en les Américains. Je crois qu’un certain nombre d’alliés de l’Amérique n’ont pas confiance en les administrations américaines… Mais si les Américains sont sincères dans ce rapprochement, je crois que les résultats seront positifs en ce qui concerne les différentes questions et non seulement la crise syrienne, ce qui aura ses retombées sur tous les problèmes dans la région », a-t-il indiqué.

Le président al-Assad a nié l’usage par l’armée syrienne des armes chimiques, précisant avoir des preuves sur l’usage par les gangs de ces armes. « Pourquoi l’armée utilise de telles armes alors qu’elle réalise une progression sur terre tandis qu’elle ne les avait pas utilisées tout le long de deux ans et demi où l’armée avait fait face à des conditions très difficiles dans différentes régions en Syrie », s’est-il interrogé.

Questionné sur la possibilité de l’utilisation de l’arme chimique sans l’autorisation des autorités syriennes, le président al-Assad a qualifié d’ « incroyable » une telle action, soulignant que l’usage de l’arme chimique est une opération très compliquée et il y a des mesures très strictes de point de vue technique.

Au sujet de l’usage de l’atrocité contre toute forme de l’opposition au début de la crise en Syrie, le président al-Assad a souligné que le gouvernement a traité la situation conformément à la constitution « C’est de notre devoir de lutter contre les terroristes. Dès la première semaine de la crise, il y avait des victimes parmi l’armée et la police ».

Et le président de poursuivre : « si l’on parlé des erreurs commises sur le terrain, cela se produit partout dans le monde. En Grande Bretagne, la police a tiré le feu, il y quelques années, et tué un jeune brésilien par erreur ».

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Il a tenu à souligner que le jugement sur les erreurs commises se fera après la fin de la crise où les personnes pourront nous critiquer sur une base objective et méthodologique et non pas arbitraire.

Questionné sur la possibilité de quitter le pouvoir contre le rétablissement de la stabilité en Syrie, le président al-Assad a dit: « Si le fait de quitter le poste rendra la situation meilleure, ma réponse sera tout simplement et sans hésitation, je le fait, mais la situation sera-t-elle meilleure?.

El le président de poursuivre: « En ce qui concerne le poste du président, les urnes sont le seul moyen qui reflète l’opinion du peuple syrien à l’égard de la personne qui le désire. Pour moi, je respecte le désire du peuple syrien ».

Passant à la réforme en Syrie, Il a fait noter que la Syrie avait connu un progrès, rapide ou lent, dans ce sens depuis l’année 2000, ajoutant qu’il y avait des obstacles extérieurs qui avaient entravé cette réforme tels que l’Intifada en Palestine qui avait affecté tous les pays arabes, l’échec du processus de paix et les événements du 11 septembre. « Damas avait payé le prix des événements du 11 septembre », a-t-il estimé.

Il a rappelé à cet effet qu’il y avait une période de réconciliation artificielle ou un rapprochement entre la Syrie et l’Occident entre les années 2008 et 2011. « J’ai dit artificielle, car cette période était sous la supervision des Américains. Les Occidentaux n’étaient pas autonomes », a-t-il clarifié.

Le président al-Assad a affirmé que pour réaliser une réforme radicale, l’on a besoin d’un climat adéquat aux niveaux économique, politique et idéologique.

Il a, à ce propos, indiqué que la Syrie a besoin de réformes sans lesquelles rien ne pourrait se réaliser. »la réforme est l’axe essentiel pour faire une Syrie mieux. Cela ne signifie que je serai l’espoir des pays étrangers ou Occidentaux, mais l’espoir de tous les Syriens », a-t-il conclu.

L.W. R.B.

http://www.palestine-solidarite.org/interview.Bachar_al-Assad.290913.htm

Bandar bin Sultan, prince des terroristes


namvar20130920045433940Bandar bin Sultan est le directeur général de l’Agence du renseignement saoudien. À ce titre, il a acquis une réputation bien méritée comme le « Prince des terroristes. »

Selon le Wall Street Journal, Bandar est à la tête des forces rebelles qui tentent de renverser le gouvernement syrien. De nombreux analystes considèrent Bandar comme le suspect N° 1 dans ce qui semble être un false flag, l’attaque à l’arme chimique dans al-Ghouta.

Adam Entous du Wall Street Journal affirme que le prince Bandar et son agence saoudienne de renseignement ont fabriqué des « preuves » que le gouvernement syrien avait utilisé du gaz sarin, et ce avant l’attaque d’Al-Ghouta.

Entous déclare lors d’une interview à Democracy Now: « l’agence de renseignement de Bandar a conclu que les armes chimiques ont été utilisées à petite échelle par le régime. Peu après, les Britanniques et les Français ont adopté la même conclusion. Il a fallu en fait attendre jusqu’en Juin pour que les agences de renseignement américaines arrivent à cette conclusion ».

En d’autres termes, Bandar a utilisé son argent, son influence, et son réseau pour s’assurer que « les renseignements s’adapteraient à la politique » – tout comme Bush l’avait fait avec les prétendues armes de destruction massive irakiennes en 2003.

Comment Bandar a-t-il convaincu les agences de renseignement occidentales d’accepter ses allégations extrêmement douteuses sur l’utilisation du gaz sarin par Assad ? Bandar a trouvé un Syrien qui avait été exposé au gaz sarin et l’a mis dans un avion pour l’Angleterre pour y subir des tests. Après que les tests sur la victime syrienne se furent révélés positifs pour le sarin, Bandar a poussé ses collègues de renseignement occidentaux à accepter la conclusion, loin d’être évidente, que Assad doit en avoir été responsable.

Selon Entous: « Ce que les Britanniques ont trouvé quand ils ont fait le test, c’est que ce Syrien avait été exposé au gaz sarin, et les services de renseignement américains, britanniques et français croient que seul le régime syrien en possède ».

Mais les services de renseignement américains, britanniques et français croient-ils vraiment que Bandar – qui est à la tête de centaines de milliards de dollars et d’un réseau sophistiqué d’opérateurs clandestins et de tueurs – ne pouvait pas avoir empoisonné la victime syrienne lui-même ? Évidemment que si, ils ne sont pas si naïfs. Les renseignements occidentaux sont complices de la tentative de Bandar d’impliquer Assad dans l’utilisation du gaz sarin. Ils cherchaient un prétexte pour attaquer la Syrie, et Bandar le leur a donné.

Puis, quand l’énorme attaque au sarin a frappé al-Ghouta le 21 Août, les observateurs avertis ont immédiatement soupçonné une attaque sous fausse bannière par les forces de Bandar. Selon les correspondants de l’Associated Press Moyen-Orient, Dale Gavlak et Yahya Ababneh: « … de nombreux entretiens avec des médecins, des habitants de Ghouta, des combattants rebelles et leurs familles, une image différente (du récit des médias mainstream occidentaux) émerge. Beaucoup croient que certains rebelles ont reçu des armes chimiques par l’intermédiaire du chef du renseignement saoudien, le prince Bandar bin Sultan, et sont responsables de l’attaque au gaz mortel ».

Une preuve supplémentaire que c’est  le prince terroriste qui a orchestré l’attentat contre al-Ghouta a émergé quand VoltaireNet.org a révélé que les photos d’enfants morts n’étaient pas ce qu’elles paraissaient être:

« Suite à la diffusion des images, distribuées par l’Armée syrienne libre et reprises par les services états-uniens et français, du massacre de la ghouta, des familles alaouites de Lattaquié ont porté plainte pour assassinats.

Certaines des vidéos ont été réalisées et postées sur YouTube avant l’événement qu’elles décrivent.

On peut y voir des enfants étouffer d’une intoxication chimique qui ne peut être du gaz sarin (ce gaz provoque de la bave jaune et non pas blanche).

Les enfants ne correspondent pas à un échantillon de population : ils ont presque tous le même âge et ont les cheveux clairs. Ils ne sont pas accompagnés par leur famille en deuil.

Il s’agit en fait d’enfants enlevés par des djihadistes, deux semaines auparavant dans des villages alaouites aux environs de Lattaquié, à 200 kms de la ghouta.

Contrairement aux affirmations de l’Armée syrienne libre et des services occidentaux, les seules victimes identifiées du massacre de la ghouta sont donc issues de familles soutenant le gouvernement syrien. Les personnes qui posent dans les vidéos en s’indignant des « crimes de Bachar el-Assad » sont en réalité leurs assassins ».

Le prince terroriste Bandar peut-il vraiment, froidement, kidnapper des enfants, les assassiner, puis les présenter morts comme les victimes présumées de ses ennemis ? En un mot: Oui.

L’impudence de Bandar ne connaît pas de limites. Le chef dissolue des « terroristes islamiques radicaux » a effectivement eu l’audace de menacer le président russe Vladimir Poutine d’une attaque terroriste pendant les Jeux olympiques d’hiver si Poutine n’arrêtait pas son soutien au gouvernement syrien ! Bandar a affirmé qu’il avait le soutien total du gouvernement américain dans la prestation de ses offres de pots de vin et ses menaces terroristes contre le président Poutine.

Bandar, un intime de la famille du crime Bush qui l’appelle affectueusement « Bandar Bush », semble également avoir été impliqué dans les attentats sous fausse bannière du 9/11. Regardons quelques-uns des éléments de preuves – certes circonstanciels- qui relient Bandar au 9/11.

Sur les prétendus 19 pirates, 15 étaient saoudiens. Des sources de la CIA ont confirmé le témoignage de Michael Springman, l’ancien chef du Bureau américain des visas à Djeddah, au sujet des saoudiens « pirates de l’air ». C’étaient des agents de la CIA, sans doute en relation avec les services de renseignements saoudiens, qui étaient arrivés en Amérique avec des « Snitch visas » de la CIA. Ce sont des visas spéciaux que la CIA offrait comme récompense aux Saoudiens qui espionnaient pour les États-Unis. (Les services de renseignements saoudiens sont si étroitement liés à la CIA qu’il est difficile de dire où finit l’un et où commence l’autre.)

Pendant leur séjour aux Etats-Unis, les présumés futurs pirates de l’air du 9/11 ont vécu une vie de rêve. Ils se sont entraînés dans des installations militaires américaines sécurisées, dont Pensacola Naval Air Station, où Mohamed Atta était un fêtard, un habitué du club des officiers, et Maxwell Air Force Base, en Alabama. Deux des pirates présumés ont reçu des chèques de manière régulière totalisant des dizaines de milliers de dollars de Prince Bandar et de son épouse, par le biais d’Omar Al Bayoumi du réseau des services de renseignement américano-saoudiens.

Immédiatement après le 11/9, tout le trafic aérien aux États-Unis avait été stoppé. Les seuls avions autorisés à voler furent des jets privés spéciaux que Bush et Cheney mirent à disposition pour embarquer Bandar, ainsi que des membres de la famille Ben Laden et d’autres suspects saoudiens, pour les sortir du pays avant qu’ils ne puissent être interrogés par le FBI.

L’évidence montre que le prince Bandar a été le chef des opérations d’Al-Qaïda, la base de données de la CIA de ses légions arabes de combattants moudjahidin, depuis la guerre d’Afghanistan des années 1980. Ce sont ces combattants d’Al-Qaïda soutenus par la CIA et par le Mossad que commande Bandar aujourd’hui en Syrie.

En bref, c’est Bandar Bush, Prince des terroristes – et non le gentil dupe Oussama Ben Laden, ou l’idéologue criard al-Zawahiri – qui a toujours été le véritable commandant de l’opération de renseignement occidental connue sous le nom « Al-Qaïda ».

Dr Kevin Barrett

Traduction : Avic

http://www.presstv.ir/detail/2013/09/20/324951/bandar-bin-sultan-prince-of-terrorists/

Questions sur l’attaque de Nairobi


000_par7665706.siNairobi sera-t-il le point de départ d’une deuxième saga terroriste ? On se rappelle qu’en 1998, Al-Qaïda y avait acquis ses lettres de noblesse, presque son acte de naissance en tant que groupe terroriste, en attaquant l’ambassade des Etats-Unis, causant 200 morts. Personne n’aurait alors pu deviner la longue carrière de ce nouvel ennemi sorti du néant et qui allait guider, tel un éclaireur, les armées de l’empire dans ses pérégrinations à travers le monde musulman.

Serait-on en train de remettre le couvert, en 2013, au même endroit Ô combien symbolique ?

Si l’on se réfère aux médias, des djihadistes débarquent dans un supermarché dans la capitale Kényane, prennent des otages et tirent sur tout ce qui bouge, faisant un carnage.  Le bilan provisoire serait d’au moins 68 morts et ne cesse de s’alourdir. On apprend également que les assaillants appartiennent au groupe islamiste somalien Al-Shabbaab.

Quel est ce groupe Al-Shabbaab ? Fondé en 2006 à partir de l’Union des Tribunaux Islamiques, Al-Shabbaab s’était donné comme objectif de créer un état islamique en Somalie et, dès 2009, entre ouvertement en guerre contre le gouvernement. Les grands médias les présenteront comme ils présentent tous les islamistes, c’est-à-dire des gens qui n’ont d’autres objectifs dans la vie que de plaire à Dieu en décapitant, lapidant, coupant des mains ou détruisant des monuments selon des préceptes lus dans le Coran. Bien qu’il puisse y avoir du vrai dans les actes qu’on leur reproche, la réalité est tout autre. Le groupe Al-Shabbaab est d’abord un mouvement politique. Il est en outre une armée bien organisée qui se bat pied à pied contre l’armée somalienne. En 2008, ils avaient réussi à prendre tout le sud du pays qu’ils ont contrôlé jusqu’en 2012.

C’est donc ce Al-Shabbaab qui serait en train de faire du carnage dans un supermarché de Nairobi. La première question, c’est pourquoi ? Il y en a qui ont avancé l’idée de vengeance. Rappelons que ce groupe, pour conserver ses positions, avait dû se battre non seulement contre l’armée somalienne, mais aussi contre l’armée envoyée par l’Union Africaine et également contre l’armée kényane. Ils auraient brusquement décidé de s’en prendre à des innocents dans un supermarché ? Des Oradour-Sur-Glane sont toujours possibles, mais pas dans un esprit de kamikazes. Il est difficile de croire que les assaillants aient pensé une seule minute qu’ils pourraient massacrer des innocents en plein Nairobi et espérer repartir tranquillement rejoindre leur base à des centaines de kilomètres de là. Se venger et mourir. Ce serait une drôle de façon de se venger.

Nairobi
Nairobi

A moins qu’on leur colle des velléités de créer un état islamique dans le Kenya pour assouvir leur charia, ils n’ont aucun intérêt politique dans ce pays. Leurs luttes se situent au nord, en Somalie, et non au Kenya. Alors, pourquoi ?

Des éléments nouveaux sont apparus ce soir, et ce n’est certainement pas par hasard. Un commando israélien serait venu prêter main forte à l’armée kényane qui, malgré son palmarès dans ses combats acharnés contre Al-Shabbaab dans le sud de la Somalie, se retrouve tout d’un coup incapable de se débrouiller avec une poignée de ceux qu’elle affrontait victorieusement hier. Quand il y a Israël quelque part, surtout si loin de ses bases, on ne peut s’empêcher de tiquer un peu. En tout cas, avec l’arrivée du commando, on peut s’attendre à ce qu’il n’y ait aucun survivant parmi les assaillants. On peut s’attendre également à de grands projets américano-occidentaux pour aller faire des frappes ici ou là au nom de la guerre contre le terrorisme. Puisque l’ennemi est désigné et ses bases connues, la Somalie a des soucis à se faire. Les ‘’droneurs’’ d’Obama vont pouvoir travailler à plein temps.

Avic

Dernières nouvelles d’Alep


Great Umayyad mosque of AleppoPendant que le ballet diplomatique continue au niveau international, les syriens continuent à vivre dans l’angoisse, et parfois dans l’ignorance totale de ce qui se passe dans le monde. Dans les zones de conflit, comme Alep, ils n’ont que de vagues échos de l’actualité, car ils n’ont plus d’Internet dont le réseau a été coupé.

Grâce à une source faisant partie de notre cercle d’amis, nous pouvons néanmoins avoir une idée de ce que vivent les aleppins.

Etant coupés de tout, ils ne savent absolument pas ce qui se passe autour d’eux… « les roquettes fusent de ci de là, mais va savoir qui les lancent… non, non, non… il n’y a pas de frappes aériennes de l’Armée nationale chez nous… Un travail de solidarité considérable est fait par le gouvernorat et aussi par les « Comités de Défense des citoyens » ! Nous allons beaucoup mieux que cet hiver… mais, comme toujours, ce sont les familles nombreuses qui ont le plus de mal à trouver une nourriture suffisante« .

Dans la ville elle-même, en zone non « polluée », l’électricité est revenue en continu dans certains quartiers, en discontinu dans d’autres, les communications avec l’étranger par voie terrestre fonctionnent… la situation a changé en ce sens que les autorités se démènent pour la rentrée des classes et pour la paye des fonctionnaires. Les prix des produits alimentaires évoluent en fonction des raids des terroristes et de la fermeture ou de l’ouverture des axes routiers dont certains ont été asphaltés. Mais aucun espoir de se connecter à internet pour le moment… Les échos des batailles sont toujours en arrière fond… Et les échos du soutien international les confortent dans l’espoir !

Avic

Syrie : Sans couverture internationale, les terroristes n’auraient jamais osé franchir les lignes rouges !


Tribune libre Byblos

agnesPar Mère Agnès-Mariam de la Croix

Entretien accordé à la chaîne de télévision « Russia today » 

RT : Mère Agnès, soyez la bienvenue. La Syrie est donc menacée d’une frappe militaire sous prétexte que l’Armée nationale syrienne aurait utilisé l’arme chimique dans une région de « la Ghouta est » contre les civils désarmés. Que ressentez-vous ?

Mère Agnès : Je ressens une sorte d’immense désolation face à la dégradation des valeurs universelles qui fait que des grandes puissances, motivées par des intérêts immédiats, en arrivent à vouloir frapper un peuple paisible sans se soucier de la vie des innocents. Je crois néanmoins que nous sommes à un « tournant historique » dans la mesure où l’ensemble des courants de pensée de la communauté internationale disent : assez ! Assez de violations des lois internationales censées garantir la paix. Il n’est plus question d’accepter de soutenir la loi du plus fort.

RT : Les États-Unis ont présenté des photos et des séquences de vidéos pour étayer leurs accusations contre le régime syrien. En avez-vous pris connaissance ? Et qu’en pensez-vous ?

Mère Agnès : Cela fait plus d’une semaine, et plus précisément depuis le 22 Août, que j’examine ces éléments nourrissant l’attaque médiatique dirigée contre le peuple syrien. Ce que je peux vous assurer, et que je me prépare à consigner dans un rapport, est qu’ils ont été « délibérément préfabriqués ».

La première preuve en est que Reuters a commencé à diffuser plus d’une dizaine de documents à partir de 6h05 en disant que l’attaque chimique s’était produite entre 3h et 5h du matin. Dans ces conditions, comment est-il possible qu’en l’espace de 3h au maximum on ait pu aller chercher, chez eux, plus de 200 enfants et 300 jeunes adultes, avant de les transporter, de les rassembler, de les aligner comme nous les avons vus, ou encore de prendre le temps de les secourir et de nous le montrer ? Comment se fait-il que nous ayons assisté à toute cette séquence et que les médias ne soient arrivés qu’ensuite ? Comment expliquer que 90% des enfants étaient si jeunes ? Où étaient leurs pères ? Où étaient leurs mères ? Comment a-t-on procédé à une telle sélection pour nous présenter ces horribles images ? J’assume la responsabilité de ce que j’affirme : ces documents ont été préfabriqués !

RT : Dernièrement, vous vous êtes rendue à Lattaquié où vous avez recueilli des témoignages sur les massacres commis par des groupes armés de « Jabhat al-Nosra » contre les citoyens de cette région. Que pouvez-nous dire à ce sujet ?

Mère Agnès : Je crierai mon indignation en me demandant encore comment est-il possible que la communauté internationale ait pu fermer les yeux sur le « génocide » qui a eu lieu la nuit du 4 au 5 Août… « La Nuit du Destin » ! Plus de 500 enfants et personnes âgées ont trouvé la mort, sauvagement massacrés à l’arme blanche. Les témoignages sont terrifiants, mais mis à part quelques lignes dans l’Independant je crois, personne n’en a parlé ! Nous avons dépêché une de nos équipes vers ces villages de la région de Lattaquié. Elle a rencontré les familles des victimes… Tout ce que je peux vous dire est que ces massacres sont d’une extrême gravité et que nous ne comprenons toujours pas « les deux poids deux mesures » dans le traitement des massacres, selon qu’ils aient été sanglants ou non !

RT : Il semble que les groupes armés aient aussi fait des prisonniers parmi les habitants et qu’ils les retiennent dans les environs de Lattaquié. Savez-vous ce qu’ils sont devenus ?

Ce que nous savons, nous le tenons des familles des victimes. Ainsi, dans le village d’Al-Sarba, les maisons ont été incendiées et tous ceux qui étaient présents ont été passés à l’arme blanche. À Al-Kharata, un lotissement de 67 âmes, 10 seulement ont échappé à la mort. Au total, 12 villages peuplés d’Alaouites ont vécu les décapitations, les démembrements… nous avons même les clichés d’une jeune femme découpée vivante. Les massacres dans cette région de Lattaquié se sont soldés par plus de 400 martyrs et 150 à 200 prisonniers dont des enfants, des femmes et des personnes âgées. Nous travaillons toujours à leur libération.

RT : Que pouvez-vous nous dire sur les victimes supposées avoir succombé à l’attaque chimique du 21 Août dans la Ghouta de l’est de Damas ?

Je ne peux qu’aligner les points d’interrogation et répéter qu’une analyse sérieuse des documents en notre possession – et qui seront inclus dans le  rapport que je remettrai en mains propres à la Commission des droits de l’Homme à Genève – aboutit à dire qu’il s’agit d’une production préfabriquée dans le but de criminaliser l’État syrien.

Je ne récuse pas le fait qu’il y ait eu du « chimique », mais qui sont ces victimes qu’on a filmé ? Étaient-elles en vie au moment de l’attaque chimique ? Sinon, d’où sont-elles venues et pourquoi ? Comment se fait-il qu’il n’y aurait qu’une seule femme parmi elles ? S’agissant des enfants, comment se fait-il qu’ils ont tous pratiquement le même âge ?

RT : De telles accusations préfabriquées serviraient donc de prétexte pour agresser les États et les peuples ? Qu’en dites-vous ?

Je dis qu’il faudrait requalifier ces crimes d’un genre nouveau. Car s’il est clair qu’il s’agit d’un crime contre l’Humanité, il s’agit également d’un crime contre la crédibilité de la communauté internationale et ses lois !

Un crime qui laisse à penser que ses instigateurs considèrent que le plus fort est au- dessus de ces lois. Si l’ONU est toujours l’organisation qu’elle est censée être, la Loi devrait être par-dessus tous ! Si nous voulons vraiment travailler pour la paix du monde, il ne saurait y avoir des lois pour le petit et des lois pour le grand.

Or, c’est ainsi que cela se passe depuis plusieurs années. Ils fabriquent des « News » pour s’ingérer dans les affaires des peuples. Ils mettent en danger la paix civile, la sécurité des innocents, et l’avenir des peuples. Nous ne pouvons même pas dire qu’ils nous ramènent aux époques des Tatares, des Mongols, et des Barbares qui envahissaient, tuaient et occupaient par la force. En ce XXIe siècle, nous risquons pire encore, car ces comportements anciens reviennent sous la forme d’une « culture » qui autorise la violation des lois et qui fait que tout est permis à ceux qui détiennent la force matérielle !

RT : Quand est-ce que vous publierez votre rapport, surtout qu’une frappe se prépare contre la Syrie ?

Je vais essayer de le remettre à des responsables à l’ONU ou à Genève, le 8 Septembre, autrement dit la veille de la réunion du Congrès des USA.

RT : Cette guerre en Syrie a déplacé des millions de citoyens syriens. Abstraction faite de leurs confessions, quel regard porte l’Église sur la situation ?

L’Église est à la fois mère et témoin et il est impossible qu’elle se comporte en « faux témoin », d’où l’appel de sa Sainteté le Pape à prier pour la [bien aimée] Syrie. Lui, ainsi que tous les patriarches, dont le Patriarche de Moscou, s’accordent pour dire que ce qui se prépare contre ce pays est inacceptable, constitue un danger pour la paix du monde, et que nous devons tous nous rassembler en un seul front de refus ; leur prétendue « Responsabilité de protéger » n’étant, dans ce cas, qu’un faux prétexte qui couvre le viol et le génocide de la société civile syrienne. Nous les avons déjà vus à l’œuvre en Irak et en Lybie… ils ne peuvent plus nous abuser.

L’Église a pris ses responsabilités et, en tant que religieuse, je me rendrai à Rome le 7 Septembre pour joindre mes prières à tous ceux qui s’y seront rassemblés pour supplier d’une seule haute voix le Créateur du Ciel et de la Terre qu’Il accorde à l’Humanité la force de se débarrasser de ces « néo-barbares » !

RT : Nous recevons sans cesse des informations sur les exactions subies par des hommes du clergé. Hier, Ma’loula, cette ville à majorité chrétienne a vécu une attaque… Est-il vrai que les chrétiens sont désormais menacés en Syrie ?

Tout un chacun est désormais menacé en Syrie. Rappelez-vous combien de religieux musulmans ont été enlevés, torturés, décapités… Rappelez-vous que l’ensemble des communautés ont subi toutes sortes de tortures et de modalités d’extermination groupée… les Ismaéliens, les Druzes, les Chrétiens… les Syriens de toutes les confessions ont été livrés aux massacreurs ; lesquels, s’ils n’avaient disposé d’une « couverture internationale » n’auraient jamais osé franchir les lignes rouges !

Oui et c’est malheureux, aujourd’hui existe cette couverture internationale des violations des droits humains travaillant à l’extermination du peuple syrien ! Nous demandons à la communauté internationale qu’elle cesse sa politique de double standard dans l’intérêt exclusif d’une certaine catégorie de « grandes puissances »… Le peuple syrien subit un génocide perpétré par des mercenaires étrangers, entrainés, financés, armés avant d’être envoyés sur son territoire. Et cette aide perdure dans le but d’assassiner autant de Syriens qu’ils pourront atteindre.

C’est en toute honnêteté que je vous dis qu’il n’y a pas une seule région syrienne qui n’ait été menacée. Le peuple syrien est livré à toutes les exactions… on le kidnappe, on le vole, on le viole, on l’atteint dans son honneur. Tout cela sans la moindre sanction parce que les grandes puissances utilisent désormais le « terrorisme international » comme moyen pour attaquer des États souverains. C’est ce qu’elles ont déjà pratiqué dans d’autres pays que la Syrie, et elles continueront cette série de la terreur si la véritable communauté internationale ne se mobilise pour leur dire : « nous en avons assez » !

RT : Vous déclarez posséder des éléments de preuve… ne craignez-vous pas pour vous-même ? Avez-vous été menacée ?

Certainement ! En France un livre est en cours de publication… on m’accuse d’être une tueuse… on raconte beaucoup de choses. Mais celui qui agit selon sa conscience, celui qui a foi en l’humanité et qui est témoin de telles exactions se doit d’agir pour, en premier lieu, protéger les innocents. Ma vie n’est pas plus précieuse que celle de n’importe quel enfant syrien massacré pour que son corps serve de pièce à conviction médiatique… c’est là une forme de criminalité des plus odieuses de toute l’Histoire.

RT : À votre avis, que doivent faire les Syriens pour mettre fin à cette tragédie ?

Les Syriens ne peuvent pas faire grand chose. C’est à la communauté internationale, aux pays amis, aux grandes puissances telle que la Russie, la Chine, l’Inde et même la Grande Bretagne, dont le parlement a pris la décision honorable de refuser cette « guerre terroriste » contre la Syrie, de l’aider. Tous ceux-là doivent se tenir ensemble pour s’opposer à cette agression par tous les moyens disponibles ; ce danger qui s’est abattu sur la Syrie menace la paix mondiale !

RT : Selon vous, qu’attend-on du Vatican et des organisations chrétiennes à travers le monde pour mettre fin à cette épreuve ?

Le Pape a déclaré depuis le Vatican : « Je n’ai ni avions, ni forces militaires… mais une parole de vérité ». Il a dit la parole de vérité… Des voix s’élèvent du monde entier, qu’il s’agisse d’hommes du clergé, de personnalités reconnues ou nobélisées… Toutes déclarent qu’il n’est pas acceptable de prétendre résoudre la guerre par la guerre mais, qu’au contraire, elle ne contribuera qu’à ajouter de l’huile sur le feu…

L’Église a témoigné, mais personne ne veut entendre. Les USA n’entendent pas, alors que l’opinion publique s’exprime contre leurs dirigeants. Les USA prétendent que dix États les soutiennent. Je dis que c’est faux, car les peuples de ces mêmes États les désapprouvent.

RT : Dernière question Mère Agnès. Croyez-vous que la Syrie réussira à s’en sortir et redeviendra la patrie de tous, quelles que soient leurs confessions ?

J’en suis certaine ! Je ne suis pas syrienne, mais je vis en Syrie depuis vingt ans et j’ai appris à connaître son peuple… Je vous rappelle que Damas est la plus vieille ville encore habitée de la planète. Je vous rappelle que la Syrie est la terre des civilisations, la Terre sainte qui a vu naître toutes les religions célestes, une « école de coexistence pacifique » depuis toujours.

Je suis certaine que le peuple syrien résiste et résistera. Il dépassera les blessures et la discorde et adoptera le pardon. Il chassera de son territoire chacun des mercenaires terroristes. Il ramènera la paix. Mais pour cela, il a besoin de l’aide de la vraie communauté internationale !

Mère Agnès-Mariam de la Croix

05/09/2013

Texte transcrit et traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Source : Vidéo / You Tube

http://www.youtube.com/watch?v=ujtizJxBUGk

Lire aussi :

Syrie : les protestations à elles seules ne suffiront pas pour empêcher la guerre. Par Mahdi Darius Nazemroaya

https://avicennesy.wordpress.com/2013/09/07/syrie-les-protestations-a-elles-seules-ne-suffiront-pas-pour-empecher-la-guerre/

 

 

Pourquoi tant de haine contre l’Egypte !!!


Image: Egyptian soldiers arrest a female protester during clashes in Cairo's Tahrir Square on SaturdayAujourd’hui l’armée a donné l’assaut contre les frères musulmans, qui ne sont plus des frères musulmans, ni même des égyptiens mais des terroristes voire ‘’la vermine’’ chez certains commentateurs enragés. Comme on pouvait s’y attendre, il y a eu des morts. Beaucoup ? Pas assez ? Compte d’apothicaire qui ne tendra qu’à cacher un peu plus le drame que vit l’Egypte.

J’avoue humblement que j’y perds mon latin, qui était déjà fort mince à force de le perdre ailleurs. Les plus vociférants et les plus haineux sont ceux qui, avec pratiquement les mêmes mots et les mêmes expressions, fustigent les ‘’wahabo-quelque-chose’’ saoudiens qui sponsorisent les tueries qu’ils applaudissent aujourd’hui. J’espère qu’ils sont sincères. Ce ne serait alors que de l’incohérence due à la passion humaine présente en nous tous et qui peut évoluer. S’ils ne l’étaient pas, il y aurait beaucoup de questions à se poser…

Il reste que l’Egypte souffre. Tout d’un coup ce pays se trouve nanti d’un concept nouveau. Il y a un peuple légitime et un peuple illégitime. Sur quelles bases ? De l’extérieur nous n’avons que nos passions pour en décider. Passions que nous croyons nôtres, mais qui sont entretenues de l’extérieur, ‘’à l’insu de notre plein gré’’. Malheureusement, ces passions nous font oublier toutes les incohérences de ces ‘’révolutions’’ égyptiennes, qui mériteraient pourtant que l’on s’y intéresse.

Avic

En matière de terrorisme vous êtes les professeurs et nous, vos élèves


Tribune libre Byblos

Angelina Eichhorst
Angelina Eichhorst

HASSAN HAMADÉ : LETTRE OUVERTE À L’AMBASSADRICE DE L’UE AU LIBAN

Votre Excellence Madame l’Ambassadeur,

Madame, vous savez que l’une des tâches les plus difficiles pour un diplomate civilisé et respectable ayant réellement foi en la paix, tel que vous, est de se trouver contraint dans l’exercice de ses fonctions à défendre une décision inique et agressive prise par sa hiérarchie représentant un État ou une Organisation d’États, comme c’est le cas de l’Union européenne qui a décidé d’inscrire sur sa liste des organisations terroristes internationales ce qu’elle a qualifié d’« aile militaire » du Hezbollah !

Ceci, soit dit en passant, alors que le ministre bulgare des Affaires étrangères M. Christian Viginin a officiellement déclaré qu’il n’y avait aucune preuve d’une relation quelconque entre le Hezbollah et l’explosion du bus transportant des passagers à Burgas en Bulgarie, ce qui signifie que c’est en toute connaissance de cause que l’Union européenne a pris sa décision en contradiction avec l’enquête menée par ce pays ; et ceci, maintenant que le voile se lève sur l’attentat du 18 juillet 1994 contre un immeuble d’une institution juive à Buenos Aires, attentat immédiatement attribué au Hezbollah alors que les investigations suivent toujours leur cours et que les doigts accusateurs pointent M. Vladimir Corach, ancien ministre argentin de l’Intérieur connu pour ses étroites relations avec la mafia et les Services de sécurité israéliens.

Concernant cette dernière décision de l’Union européenne, il est de mon devoir de noter quelques observations que je vous confie en espérant que vous voudrez bien les transmettre à votre hiérarchie pour la bonne raison que la définition du terrorisme, adoptée par l’Union elle-même, s’applique en premier lieu aux gouvernements et aux décideurs qui en font partie.

Madame, nul doute que vous savez que l’Union européenne considère la prise en otage de civils innocents comme un « crime terroriste » ne souffrant d’aucune prescription, crime équivalant à un crime de guerre et à un crime contre l’humanité que rien ne pourrait justifier. Par conséquent, le moins que l’on puisse dire est que l’Union européenne adopte une position officielle déraisonnable, inhumaine, et conciliante avec les auteurs de ces crimes quand il s’agit des otages libanais enlevés à A’zaz, ou de Monseigneur Paul al-Yazigi et de Monseigneur Jean Ibrahim, tous deux victimes syriennes incontestablement pacifiques et innocentes.

Nul doute que vous savez ce qui est désormais de notoriété publique concernant l’impact direct et décisif du gouvernement de M. Erdogan sur les organisations terroristes armées ; gouvernement d’un État membre de l’OTAN regroupant nombre de gouvernements de votre Union européenne, alliés et complices dans la guerre dévastatrice menée contre la Syrie.

Vous savez aussi que rien de tout cela n’a empêché votre Union de poursuivre sa collaboration sur le terrain avec le gouvernement turc en soutenant, armant et entrainant les terroristes qui comptent pas moins de quarante mille mercenaires étrangers à la Syrie, comme l’a reconnu l’Émissaire international M. Lakhdar Brahimi. C’est là une vérité qui place votre Union dans le cercle des accusés au premier degré et engage votre responsabilité éthique et juridique, avec tout ce que cela implique comme poursuites judiciaires contre les responsables aux commandes.

Il est absolument inadmissible de vous voir couvrir ces crimes odieux, d’autant plus que votre Union ne cesse de donner des leçons à autrui insistant sur la nécessité de combattre le terrorisme où qu’il sévisse sans aucune concession et sous aucun prétexte. Et si jamais il vous fallait encore des preuves, il est plus que probable que les vidéos innombrables mises sur You Tube par les terroristes criminels et nécrophages, eux-mêmes, n’ont pu échapper à votre vigilance !

Madame, pardonnez-moi de préciser que je ne vous imagine pas ignorante du fait que le détournement d’un avion civil équivaut, à juste titre et selon vos propres critères, à un crime classé dans le registre du terrorisme international et comparable aux enlèvements de personnes et à leur détention ou à leur assassinat avec ou sans documents photographiques à l’appui, etc… N’est-ce pas ce qui s’est passé il y a quelques semaines lorsque certains gouvernements de votre Union ont fermé leur espace aérien à l’avion du président bolivien Evo Morales en provenance de Moscou ? N’a-t-il pas été obligé à un atterrissage forcé en Autriche ? N’a-t-il pas été bloqué pendant des heures sous prétexte que l’Américain Edward Snowdon qui a révélé au monde que le gouvernement US « vous » espionnait, pouvait se trouver à son bord ? L’information n’est-elle pas partie de l’Ambassade américaine à Moscou ? Quel paradoxe !

Cet incident, qui est donc pure agression contre un avion civil transportant le président d’un État indépendant et souverain, nous rappelle la première opération de ce genre qui a eu lieu le 22 Octobre 1956 lorsque des responsables français ont jugé bon de détourner un avion civil transportant des dirigeants du FLN de Rabat vers Tunis [Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed, Mohammed Khider, Mohammed Boudiaf, Mostefa Lacheraf]…

Le détournement des avions, Madame, est malheureusement une invention européenne tout comme, par exemple, le nazisme même s’il n’est pas d’inspiration exclusivement européenne… Nous en resterons donc là et nous nous contenterons de vous rappeler que les gouvernements européens classent les détournements d’avions dans le registre du terrorisme international !

Madame, la crise tragique qui a frappé la Syrie a fait tomber plus d’un masque et a révélé l’étendue de vos mensonges ; le premier de ces mensonges étant votre décision de mettre Al-Qaïda et ses dérivées au sommet des organisations terroristes internationales, parce que la plus dangereuse. Et voilà que la scène syrienne nous révèle les mécanismes de coordination, sur le terrain, entre votre organisation européenne et celle d’Al-Qaïda ; coordination déjà flagrante et publiquement rodée en Libye avant de se traduire avec éclat sur le territoire syrien comme en témoignent les nombreuses déclarations de responsables européens.

Je me limiterai à deux de ces éminents responsables : le ministre français des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius, qui a clairement dit l’année dernière à Marrakech lors d’une Conférence des prétendus amis de la Syrie que les terroristes de Jabhat al-Nosra faisaient du « bon boulot » avant que les USA ne les placardent sur la liste des terroristes ; et le prolixe ministre britannique des Affaires étrangères, encore plus brutal et sadique, qui a carrément déclaré que les membres d’ Al-Qaïda et dérivées ne devaient pas rentrer de Syrie car ils étaient une menace pour vos pays civilisés !

Je me limiterai donc, et ne m’étendrai pas sur le flot continu d’armes et de munitions introduites en Syrie à travers des « portes européennes » que nous connaissons et que vous connaissez fort bien vous-même.

En revanche, je vous dirai que l’Union européenne qui n’a cessé de prétendre se soucier des chrétiens du Moyen-Orient a constamment et systématiquement persécuté le christianisme et les fidèles adeptes de cette religion céleste née de notre terre et donc « fille de l’Orient ». Disant cela, je n’exagère ni ne triche, témoin en est Sa Sainteté le Pape Benoît XVI. Philosophe et très grand théologien, il a tenu à avertir de cette persécution permanente dans son message célébrant la « Journée mondiale de la Paix » début 2011. Je vous le livre, mot pour mot, tel qu’il est rédigé en fin du paragraphe 14 : « J’exprime aussi le souhait qu’en Occident, spécialement en Europe, cessent l’hostilité et les préjugés à l’encontre des chrétiens qui veulent donner à leur vie une orientation cohérente avec les valeurs et les principes exprimés dans l’Evangile. Que l’Europe apprenne plutôt à se réconcilier avec ses propres racines chrétiennes : elles sont essentielles pour comprendre le rôle qu’elle a eu, qu’elle a et veut avoir dans l’histoire ; elle saura ainsi faire l’expérience de la justice, de la concorde et de la paix,  en cultivant un dialogue sincère avec tous les peuples » .

Madame, vous savez comme je sais que ces vérités sont pratiquement ignorées de vos peuples car ils vivent derrière un nouveau rideau de fer, encore plus opaque, plus rusé et plus insidieux que le rideau de fer plus primitif qui se dressait autour du Bloc de l’Est, et qui est toujours debout autour des dictatures arabes et non arabes. Votre rideau à vous est invisible, mais le plus effrayant est qu’il se manifeste par la soumission de vos gouvernements à une double occupation ; d’une part, l’occupation militaire, sécuritaire et économique américaine ; d’autre part, l’occupation sécuritaire et culturelle israélienne.

C’est la vérité, Madame, quoi que nous fassions pour l’ignorer. Et la récente décision de l’Union européenne ne fait que confirmer la réalité de cette double occupation de vos pays, occupation dont nous souhaiterions que vous vous libériez un de ces jours. Nous savons que c’est difficile, car la plus tenace des occupations est celle qui se saisit des esprits au moyen d’un « terrorisme culturel » incessant exercé par vos différents médias presque totalement sous la domination des sionistes.

Madame, nous vivons tous, vous comme nous, une période de changement social où la vraie confrontation est entre la liberté et l’esclavage. Mais si la liberté ne se fonde que sur une seule norme et sur une seule mesure, les critères de l’esclavage sont multiples.

Veuillez m’excuser si j’ai été trop long, mais l’horreur du tsunami de mensonges exige que nous mettions quelques points sur les « i ». Soyez assurée que je suis convaincu de votre sincérité et de la noblesse de vos objectifs contrairement à ce que je pense de l’Union européenne que vous représentez.

L’Europe, Madame, n’est pas dans une situation juridique et éthique qui lui permette de nous donner des leçons sur l’humanité et l’humanisme.

Hassan Hamadé
01/08/2013

Texte original : As-Safir

http://assafir.com/Article.aspx?EditionId=2529&ChannelId=61034&ArticleId=12&Author=%D8%AD%D8%B3%D9%86+%D8%AD%D9%85%D8%A7%D8%AF%D8%A9#.UfrW3m3-R6N

Texte traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Monsieur Hassan Hamadé est libanais. Écrivain, journaliste et analyste politique ; il est membre du Conseil National de l’Audiovisuel [CNA-Liban].

La guerre contre l’Iran, l’Irak et la Syrie? Pepe Escobar


iran-en-rouge1Au milieu du grondement incessant de la jungle (de Washington) au sujet d’une possible aventure militaire de l’administration d’Obama en Syrie, de nouvelles informations ont émergé. Et quelles informations en provenance du Pipelineistan.

Le tableau : le ministre irakien du Pétrole Abdelkarim al-Luaybi, le ministre du Pétrole syrien Sufian Allaw, et l’actuel ministre iranien du Pétrole par intérim Mohammad Aliabadi se sont réunis dans le port d’Assalouyeh, au sud de l’Iran, pour signer un protocole d’accord pour la construction du gazoduc Iran – Irak – Syrie, pas moins.

À Asia Times Online et aussi ailleurs j’avais affirmé que cet éventuel noyau du Pipelinestan était l’une des raisons fondamentales de la guerre par procuration en Syrie. Contre les intérêts de Washington, pour qui l’intégration de l’Iran est une abomination, le gazoduc court-circuite deux acteurs extérieurs d’une importance cruciale dans l’affaire syrienne – le premier, ‘’l’armeur’’ des rebelles, le  Qatar (en tant que producteur de gaz), et le ‘’soutien logistique’’ des rebelles, la Turquie (qui s’auto-décrit comme le carrefour privilégié de l’énergie entre l’Orient et l’Occident).

Le gazoduc de 10 milliards de dollars US, 6.000 kilomètres, est prévu pour démarrer du champ gazier de South Pars en Iran (le plus grand du monde, partagé avec le Qatar), et traverser l’Irak, la Syrie puis, finalement, le Liban. Ensuite, il pourrait passer sous la Méditerranée vers la Grèce et au-delà; être reliée au gazoduc arabe, ou en parallèle.

Avant la fin du mois d’Août, trois groupes de travail se pencheront sur les aspects complexes techniques, financiers et juridiques. Une fois que la finance sera sécurisée – et c’est loin d’être certain, compte tenu de la guerre par procuration en Syrie – le gazoduc pourrait être en ligne en 2018. Téhéran espère que l’accord final sera signé avant la fin de l’année.

L’hypothèse de travail de Téhéran, c’est qu’il sera en mesure d’exporter 250 millions de mètres cubes de gaz par jour en 2016. Lorsqu’il sera  terminé, le gazoduc sera en mesure de pomper 100 millions de mètres cubes par jour. Pour le moment, l’Irak a besoin jusqu’à 15 millions de mètres cubes par jour. En 2020, la Syrie aura besoin jusqu’à 20 millions de mètres cubes, et le Liban jusqu’à 7 millions de mètres cubes. Cela laisse encore beaucoup de gaz à l’exportation vers les clients européens.

Les européens – qui n’arrêtent pas de râler se disant les otages de Gazprom – devraient se réjouir. Au lieu de cela, une fois de plus ils se tirent une balle dans le pied.

Vous voulez la guerre? Voici la facture

Avant de passer au dernier fiasco européen, nous allons faire un mixage de ce développement du Pipelineistan avec la nouvelle «découverte» du Pentagone – par le directeur adjoint de l’Agence du renseignement de défense (DIA), David Shedd, selon lequel la guerre par procuration en Syrie peut durer  » plusieurs années «  . Si cela se produit, bye-bye le pipeline.

On se demande ce que ces ‘’assistants penseur’’ du Pentagone ont bien pu faire depuis début 2011, considérant qu’ils prédisaient la chute de Bachar al-Assad toutes les deux semaines. Maintenant, ils ont aussi «découvert» que les djihadistes du théâtre syrien appartenant au Jabhat al-Nusra et au moule d’al-Qaïda en Irak (AQI) sont, en fait, en train d’exécutent un (horrible) show. Shedd a admis qu’il y avait « au moins 1.200 » factions / gangs de « rebelles » disparates en Syrie, la plupart d’entre eux n’ayant rien à faire là.

Attestant de l’épouvantable moyenne de QI impliquée dans le débat de politique étrangère à Washington, cette information devrait être triturée pour encore justifier une autre aventure militaire à l’horizon – en particulier après que le président Barack -« Assad doit partir » – Obama ait déclaré qu’il autoriserait l’armement ‘’light’’ des «bons» rebelles uniquement. Comme si les dures lois de la guerre obéissaient à quelque bonne fée des armes quelque part là-haut dans le ciel.

Entre en scène du général Martin Dempsey, Chef d’Etat-Major des Armées. Le même jour où Téhéran, Bagdad et Damas étaient en train de parler sérieusement d’affaires d’énergie, Dempsey écrivait aux sénateurs américains de la clique belliciste des John McCain que l’entrée des États-Unis dans une nouvelle guerre conduirait à des « conséquences imprévisibles ».

Dempsey a écrit que, armer et entrainer les «bons» rebelles (à supposer que la CIA ait une idée de qui ils sont) coûterait « 500 millions de dollars par an au départ», exigerait «plusieurs centaines à plusieurs milliers de soldats» et risque d’armer, par la même occasion, les djihadistes du style Al-Qaïda , plongeant ainsi Washington, selon l’évaluation ‘’Pentagonnienne’’ de Dempsey, dans une « association involontaire avec des crimes de guerre en raison des grosses difficultés».

Dans le cas où l’administration Obama cèderait à l’option favorite des va-t-en-guerre – une zone d’exclusion aérienne – Dempsey a également déclaré que pour des frappes aériennes « limitées », il faudrait « des centaines d’avions, navires, sous-marins et d’autres moyens », pour un coût » de l’ordre du milliards « , et tout cela pour atteindre des résultats bien moindres que la « dégradation significative des capacités du régime et une augmentation des désertions du régime » espérées.

Dempsey au moins a été franc ; contrairement à Kadhafi en Libye, les forces de Bachar al-Assad ne plieront pas à cause d’une zone d’exclusion aérienne. Et ça ne changerait pas grand-chose parce que le gouvernement syrien « repose massivement sur une puissance de feu terrestre – mortiers, artillerie et missiles ». Et même une zone d’exclusion aérienne limitée- ce que l’ancienne star du Département d’État Anne-Marie Slaughter définissait par euphémisme comme un « no-kill zone » – coûterait « plus de 1 milliard de dollars par mois ». Et qui va payer pour tout cela? La Chine?

Même avec Dempsey jouant au flic de  dieu et agitant la voix de la raison – quelque chose d’assez étonnant en soi, mais il a quand même été en Irak, et a vu de ses propres yeux comment on peut se prendre des coups de pied au cul par une bande d’enturbannés armés kalachnikovs d’occasion – les experts des médias américains se délectaient encore du débat interne au sein de l’administration Obama sur la « sagesse » d’une nouvelle guerre.

Regrouper les chers djihadistes

Et alors que le débat sur la «sagesse» était parti pour durer, l’Union européenne a décidé d’agir ; s’inclinant humblement devant la pression des Etats-Unis et d’Israël, l’UE – elle-même sous la pression du Royaume-Uni et des Pays-Bas – inscrivent la branche armée du Hezbollah sur liste noire comme organisation terroriste.

Le prétexte était l’attentat contre un bus transportant des Israéliens en Bulgarie en 2012. Le Hezbollah a dit qu’il n’avait rien à voir avec cela. Les enquêteurs bulgares disent catégoriquement oui d’abord, puis peut-être, et maintenant ils admettent même que la preuve des circonstances est fragile.

Donc, le prétexte est bidon. C’est l’Union européenne – après le méprisable refus de droits de survol de l’avion présidentiel bolivien – jouant une fois de plus le caniche docile, avec les Angliches et les Hollandais, essayent d’affaiblir le Hezbollah juste au moment où ce dernier confortait ses bases à la frontière syrienne / libanaise et avait en fait battu tous ces djihadistes du Jabhat al-Nusra et autres AQI.

Comme une illustration graphique de la totale ignorance de l’UE – certains diraient stupidité – la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la France, en particulier, suivi par les autres, viennent de marquer comme « terroristes » l’organisation qui se bat sur le terrain en Syrie / Liban contre les djihadistes, tandis que le djihadistes eux-mêmes s’en tirent. Plus ignorant / arrogant, tu meurs.

Alors, quelle est la prochaine étape? Il ne serait pas si farfelu que ça d’imaginer l’UE, oubliant totalement le pipeline qui en fin de compte profitera à ses citoyens, émettant – sous la pression américaine – une directive pour marquer l’ensemble Iran-Irak-Syrie comme axe terroriste. Ils feraient ensuite du lobbying pour une zone d’exclusion aérienne qui s’applique à tous, et recruteraient des djihadistes de partout pour la guerre sainte contre l’axe, soutenue par une fatwa émise par le cheikh Yusuf al-Qaradawi. Mais d’abord, ils auraient besoin de l’approbation de Washington. En fait, ils pourraient même obtenir.

Pepe Escobar

Traduction Avic

http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-04-230713.html

Guerre Hezbollah – Israël : 1 point pour Israël


6141485-ue-la-branche-armee-du-hezbollah-listee-comme-terroristeIsraël aime faire les choses en douce, agir dans l’ombre. Même quand il marque des points, il les engrange en silence pour mieux en profiter pleinement. Dans sa guerre éternelle contre le Hezbollah, il vient encore de gagner 1 point. L’Europe vient de décider d’inscrire la branche armée du Hezbollah, le premier ennemi d’Israël – en fait le seul à le contrecarrer au quotidien, dans la liste des terroristes. Cela veut dire que toutes les sanctions économiques, juridiques et financières, tous les votes dans les instances internationales seront dirigés contre le Hezbollah, la spécification ‘’branche armée’’ n’étant là que pour mettre un habit décent à la décision. Nul doute que c’est Israël qui est derrière cette décision, utilisant pour cela deux de ses proxies : d’abord les rebelles syriens pour faire la demande, ensuite l’Union Européenne pour l’accepter et l’entériner. Et le tout avec consigne aux grands médias de ne jamais mentionner le mot ‘’Israël’’.

Ils sont forts tout de même. Depuis des années, des pays autour d’Israël se défont, se remodèlent, s’agitent, avec, à chaque fois des preuves de l’implication d’Israël, mais, à aucun moment, sa responsabilité n’est engagée, toujours diluée dans celle des Etats-Unis, de l’OTAN, de l’Europe en général, bien embrumée par des motivations ethnico-religieuses qui camouflent admirablement son ombre et font oublier qu’il est le premier bénéficiaire des chaos créés. Chapeau bas. Il n’intervient qu’à des moments critiques où les proxies donnent des signes de faiblesse, mais toujours comme s’il ne s’agissait que d’incidents.

Le Hezbollah vient de perdre un point, mais le match continue. Il connait le jeu et ses règles autant que son adversaire. Attendons…

Avic

Accroissement du nombre de combattants européens et étatsuniens en Syrie : officiel US


Photo d'archives de combattants étrangers en Syrie
Photo d’archives de combattants étrangers en Syrie

Un nombre croissant de combattants venus d’Europe et des États-Unis se dirigent vers la Syrie pour rejoindre les militants dans la lutte pour le renversement du gouvernement syrien, affirme le directeur du National Counterterrorism Center du gouvernement américain.

« La Syrie est vraiment devenue le plus grand champ de bataille djihadiste du monde», a déclaré Matthew Olsen lors du Aspen Security Forum à Aspen, dans le Colorado, vendredi, a rapporté Bloomberg.

«Nous voyons des combattants étrangers partant de l’Europe occidentale et, dans un petit nombre de cas, des États-Unis vers la Syrie pour se battre pour l’opposition. »

Gilles de Kerchove, coordinateur anti-terroriste de l’Union européenne, un autre intervenant au forum, a déclaré qu’environ 600 combattants sont allés en Syrie à partir de l’Europe, ajoutant que le nombre atteindra des milliers si l’on compte ceux des Balkans et de l’Afrique du Nord.

«L’ampleur de ce phénomène  est totalement différent de ce que nous avons connu dans le passé avec l’Afghanistan, le Pakistan, le Yémen et la Somalie », a déclaré M. de Kerchove.

Olsen avait auparavant averti que ces combattants reviendront finalement aux États-Unis et en Europe et constitueront une grande menace pour l’Occident.

« La préoccupation pour l’avenir d’une perspective de menace, c’est qu’il y a des personnes qui vont en Syrie, deviennent plus radicalisés, puis reviennent mieux entrainés pour former un vrai mouvement djihadiste mondial en Europe occidentale et, potentiellement, aux Etats-Unis », a déclaré Olsen 18 juillet.

Traduction : Avic

http://www.presstv.ir/usdetail/314681.html

voir aussi : La Syrie victime des conquêtes de l’OTAN

Président Bachar al-Assad : « Ce qui se passe en Syrie n’est pas une révolution »


Tribune libre Byblos

Texte intégral de l’entretien exclusif du Président syrien à l’occasion du cinquantenaire du quotidien « Al-Thawra ».
Par Bachar al-Assad

Assad-entrevueL’expérience de la gouvernance des Frères Musulmans avait échoué avant même de commencer. Ce qui se passe en Égypte traduit la faillite du soi-disant Islam politique. L’extrémisme religieux tout autant que l’aliénation à l’Occident sont destructeurs de notre identité. Le terrorisme est un cancer qui doit-être extirpé.

1. Monsieur le Président, en période de crise, la patrie est censée rassembler tous ses enfants. Que s’est-il passé pour qu’en Syrie nous en soyons arrivés là où nous en sommes ?

Pour commencer, je vous souhaite la bienvenue. Croyez que je suis heureux de vous accueillir en ce jour du cinquantième anniversaire du quotidien « Al-Thawra », un  quotidien cher au cœur de tout syrien patriote quel que soit son engagement politique.

Il nous arrive de considérer la patrie comme un territoire géographiquement bien défini qui rassemble un groupe de personnes, alors que la patrie est appartenance… que l’appartenance signifie culture… et que l’appartenance et  la culture constituent l’identité. De ce point de vue, lorsque notre appartenance est une, notre patrie est pour tous !

Pour mieux me faire comprendre, je dirais que lorsque le colonialisme s’en est allé de Syrie, il n’est pas parti pour nous permettre de nous libérer. Il est parti pour nous coloniser par de nouveaux moyens, dont le plus remarquable fut de semer la discorde comme préalable à la division puis la partition.

Or la partition ne se traduit pas uniquement par une frontière terrestre dessinée par le colonisateur, ce n’est pas fondamental. La vraie partition, la partition la plus dangereuse est celle qui touche à l’identité, car lorsque nous vivons sur une même terre, mais avec des identités fragmentées, cela signifie qu’existent des patries fragmentées au sein de ce que nous pensons être une seule et même patrie, chacun des groupes culturels ayant tendance à s’isoler des autres groupes dans ce qui deviendrait sa patrie privée. C’est dans ce cas que vous pouvez parler d’une patrie qui ne rassemble plus tous ses enfants. C’est ce concept qui vous permet de dire que le colonialisme a réussi, jusqu’à un certain point, à créer des groupes isolés et exclusifs les uns des autres, considérant leur idéologie et leur appartenance comme seule vérité et, en quelque sorte, leur patrie ; toutes les autres n’étant pas autorisées.

Ce succès n’a pas été atteint du jour au lendemain, mais en plusieurs étapes. Je pense que la première de ces étapes remonte à la chute de l’État des Omeyyades. C’est dès cette époque qu’a commencé « le jeu sur les identités » pour créer des fissures au sein de nos sociétés et démolir ce qu’elles avaient en partage. C’est ainsi que l’Histoire ancienne a vu tomber l’État des Omeyyades puis celui des Abbassides. C’est ainsi que l’Histoire moderne a vu tomber la Palestine !

Quant aux fissures dont nous voyons les conséquences dans notre Histoire contemporaine, je crois qu’elles ont commencé avec l’émergence des Frères Musulmans et qu’elles sont allées en s’aggravant depuis l’indépendance en raison du rôle nocif qu’ils ont joué dans un certain nombre de pays arabes, dont la Syrie. Les Frères Musulmans sont à l’origine de la première fissure, la fissure fondamentale entre l’arabité et l’Islam. Ils ont essayé de créer deux patries : une patrie pour les Islamistes et une patrie pour les nationalistes.

Ainsi, « la pensée colonisatrice » n’a jamais cessé de se manifester au travers de guerres successives, dont la « Guerre du Liban » qui avait pour objectif la création d’une patrie pour les Musulmans et d’une autre patrie pour les Chrétiens. C’est là que les conséquences de l’activisme des Frères Musulmans sur le terrain sont devenues plus lisibles, la plus importante et la plus dangereuse d’entre toutes étant la présence d’ « Al-qaïda » à laquelle l’Occident n’a pas manqué de prodiguer son soutien sur fond de révolution islamique en Iran ; révolution venue soutenir la cause palestinienne et donc le cœur même de l’identité pour les Arabes. Cette nouvelle donne les a poussés à s’orienter vers la création d’une nouvelle discorde entre les Sunnites et les Chiites pour démolir la relation entre les Arabes et les Perses ; tandis que le 11 septembre, l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak consacraient les fissures entre les Takfiristes et toutes les branches de l’Islam.

En d’autres termes, plus la discorde s’intensifie au sein d’une patrie, même partiellement, plus cette patrie se rétrécit et ne peut plus rassembler tous ses enfants. Or, la Syrie est toujours une patrie ouverte à tous les siens car si tel n’était pas le cas nous n’aurions jamais pu résister aux « foyers de la discorde » qu’ils ont voulu allumer dans certaines de nos régions. Nous avons pu leur résister jusqu’ici, parce qu’en Syrie existe la conscience d’un peuple capable d’empêcher le plein succès de telles manœuvres.

Par conséquent, la Syrie est la patrie capable de rassembler tous ses enfants, ce qui ne veut pas dire que nous ne devrions pas nous inquiéter de l’existence de ces foyers qui, s’ils n’étaient circonscrits, risqueraient d’en faire une patrie qui ne serait plus pour tous les siens !

2. Monsieur le Président, dès le début vous avez déclaré que ce qui se passait en Syrie n’était pas une révolution… Permettez-moi de rappeler ce qu’a déclaré le ministre russe, M.Sergueï Lavrov, lors de sa première rencontre avec une délégation d’opposants syriens rendus à Moscou où ils se sont présentés comme des révolutionnaires. Je le cite : « Si vous êtes des révolutionnaires et les représentants d’une révolution, pourquoi auriez-vous besoin de l’Étranger ? Un dicton historique dit qu’aucun régime au monde ne peut résister face à la révolution d’un peuple ! ». Personnellement, je suis convaincu que c’est vrai mais vous, Monsieur le Président, sur quel concept vous êtes-vous fondé pour dire qu’il ne s’agissait pas d’une révolution ?

Premièrement et partant de l’Histoire universelle, toute véritable révolution est purement interne et n’a rien à voir avec l’étranger ni de près, ni de loin. Pour exemples : la révolution russe, la révolution française, et même la révolution iranienne ! Toutes les vraies révolutions sont des révolutions populaires dont les facteurs sont purement internes. Mis à part certains détails, toutes les révolutions comportent un versant spontané mais sont dirigées par les élites idéologiques et intellectuelles. Concernant la Syrie, le « facteur externe » était d’emblée évident. C’est justement ce qu’ils ont essayé de cacher et ce qui est désormais d’une clarté absolue, alors que l’étranger nous submerge de déclarations sur ce que nous devrions faire ou ne pas faire pour trouver des solutions à ceci ou cela.

Deuxièmement, le quotidien « Al-Thawra » [Révolution en arabe], dont vous commémorez aujourd’hui le cinquantième anniversaire, fait référence à la révolution de 1963. Une révolution syrienne venue fortifier la patrie, la société, et l’homme ; répandre la connaissance et la culture par la construction de milliers d’écoles ; éclairer le pays par des milliers de lignes et de réseaux électriques dans les campagnes avant les villes ; promouvoir la situation économique par la création d’emplois pour tous, chacun selon ses compétences ; soutenir le plus grand nombre de citoyens : paysans, ouvriers, artisans…

La Révolution de 1963 s’est levée pour bâtir une armée ayant pour seule doctrine les valeurs nationales, une armée qui s’est battue dans les pires des conditions et les plus féroces des combats, une armée qui a triomphé en 1973 et qui continue de triompher depuis 50 ans… Son combat actuel, probablement l’un des plus durs, témoigne de son ancrage sur des principes et des valeurs intellectuelle et révolutionnaire ; valeurs partagées par le peuple et qui l’ont blindée contre ce qui se passe aujourd’hui en Syrie… Cette Révolution s’est faite pour construire un citoyen et une patrie, non pour les détruire ! Comment pourrions-nous la comparer à une quelconque prétendue révolution et comment pourrions-nous parler de révolution dans les circonstances actuelles en Syrie !? Ce dernier concept dont ils ont espéré nous convaincre n’a pas tenu la route et ce, depuis le début !

3. Mais, Monsieur le Président, ne croyez-vous pas qu’à l’intérieur même de la Syrie, certains ont cru à cette idée de « révolution » et ont contribué à la soutenir et à la promouvoir ? Ne croyez-vous pas que des « foyers révolutionnaires » existaient dès le tout début des événements ?

Bien entendu ! Mais ceci nous ramène à la notion de l’identité. Ceux que vous évoquez sont de deux types : l’un qui s’est complètement coupé de son identité pour se laisser éblouir par le rêve occidental y compris tous ses inconvénients ; l’autre qui s’est aussi dépouillé de son identité mais s’est dirigé dans le sens contraire, celui de l’extrémisme religieux. Ce deuxième type est le plus dangereux mais dans les deux cas, il y a extrémisme !

Il est évident que nous devons profiter des apports et des progrès de la civilisation occidentale, mais que nous nous laissions éblouir au point de nous dépouiller de notre propre identité relève en effet d’un certain extrémisme ; d’autant plus que l’identité arabe originale est modérée socialement, culturellement, politiquement et religieusement, parce qu’elle est née de la rencontre de toutes les civilisations qui se sont succédées depuis des milliers d’années. Lorsque l’Étranger cherche à déchirer cette identité dans un sens ou dans un autre, il travaille à la création de ces foyers prétendument révolutionnaires dont vous parlez. C’est ce qui m’inquiète en permanence, car l’extrémisme religieux et le suivisme occidental sont tous deux destructeurs de notre identité. Destruction vérifiée par les perturbations que nous constatons en Syrie ainsi que dans d’autres pays. Le problème n’est pas exclusivement syrien, même si « le facteur externe » y est plus dévastateur. C’est toute la région qui est concernée avec une composante externe surajoutée pour la Syrie !

images_NEWS9_M07_D04_1-24. Néanmoins, Monsieur le Président, ne peut-on considérer que les concepts et les modalités des révolutions changent et qu’il n’est pas obligatoire de se référer aux données historiques déduites des révolutions russe ou française pour parler de révolution en Syrie ?

Tout change en ce monde, mais certains principes humains fondamentaux sont invariables. Ainsi, les religions ne changent pas mais s’adaptent aux changements. Ce sont donc les mécanismes ou des détails nécessaires à cette adaptation qui changent, non les principes essentiels ! Si j’abondais dans votre sens et que je tombais dans le piège qui consiste à dire que ce qui se passe en Syrie est une révolution et que même les principes fondamentaux varient, nous devrions accepter l’idée que les exactions d’Israël en Palestine correspondent à une révolution des israéliens contre l’injustice palestinienne, ou que les USA mènent leur révolution contre l’injustice en Afghanistan et en Irak !  Dans ces deux cas, nous devrions accepter l’idée qu’il ne s’agit ni d’invasion, ni d’occupation. N’est-ce pas là l’idée maitresse soutenue par leurs médias avant d’envahir l’Irak ?

Autrement dit, une certaine lecture contemporaine des événements, telle que vous l’évoquez et telle qu’ils la pratiquent, ne devrait pas nous amener à extirper nos concepts fondamentaux. L’Occident par la voix de ses médias cherche inlassablement à nous faire tomber dans le piège des réalités inversées. Oui, je dirais comme vous que le renversement opéré est radical, que le juste est devenu illégitime et que l’injuste est devenu légitime. Ceux qui ont contribué à légitimer cette réalité inversée ont usé de stratagèmes politiciens et d’une large couverture médiatique. Oui, tout cela est sans doute bel et bien arrivé, mais cela n’implique absolument pas que nous adoptions leur point de vue ou celui de leurs médias.

5. Il n’empêche, Monsieur le Président, que certains Syriens de l’extérieur et de l’intérieur continuent à parler de révolution. Il s’agit donc d’une véritable controverse qui mériterait clarification.

Une controverse qui mériterait plutôt une rectification, puisque même les « ennemis de la Syrie » et leurs médias hostiles n’arrivent plus à soutenir l’idée qu’il s’agit d’une révolution. Ils ne mentionnent même plus le mot « révolution » et ne parlent plus que de « terrorisme ». Désormais, ils se sont déplacés vers un nouveau registre, celui de la distinction entre le « bon terroriste » et le « mauvais terroriste » à la manière américaine ! Ceci n’a évidemment pas échappé à la majorité des Syriens de l’extérieur et de l’intérieur, et nous en constatons les effets en Syrie. Il n’en demeure pas moins que certains ne peuvent toujours pas admettre cette réalité, soit parce qu’ils partagent la pensée extrémiste takfiriste des terroristes, soit parce qu’ils souffrent d’une cécité cérébrale qui fait que ce que capte leur rétine  n’atteint pas leur cerveau. Ceux-là, il n’y a rien à en attendre ! Quoi qu’il en soit, ces deux groupes d’individus sont désormais relativement peu nombreux, et nous ne nous soucions pas trop de ce qui se passe à l’étranger. Ce qui se passe en Syrie concerne le peuple syrien et ceux qui vivent en Syrie, car ce sont eux qui se battent et qui résistent.

6. Monsieur le Président, concernant le « nouveau registre », il est désormais de notoriété publique que des éléments étrangers combattent en Syrie. À certaines périodes, leur nombre se chiffrait en dizaines de milliers selon les estimations occidentales, et non seulement les statistiques syriennes. Comment expliquez-vous que la Syrie se soit transformée en « Terre de jihad » ? Comment et pourquoi en si peu de temps ?

La Syrie ne s’est pas transformée en Terre de Jihad. Le Jihad est motivé par le bien. Le Jihad appelle à construire, à développer et à défendre la patrie et le message divin. Toutes les religions révélées appellent à la justice, au droit et à l’équité. Ce qui se passe en Syrie est l’exact contraire du Jihad. Si jamais vous aviez raison de dire que la Syrie s’est transformée, vous devriez plutôt parler des tentatives actuelles visant sa transformation en « Terre pour le terrorisme » et ceci pour diverses raisons.

Il est clair que le terrorisme se développe et se multiplie automatiquement en situation de chaos et que là où règne le chaos, sévit le terrorisme. Ainsi, lorsque l’État afghan s’est affaibli, le terrorisme s’y est développé ; et lorsque l’Irak a été envahi, le terrorisme s’y est propagé. Le chaos attire donc le terrorisme, mais n’en est pas l’unique facteur de propagation. Des États étrangers en arrivent à le soutenir pour atteindre certains de leurs objectifs. C’est ce qui s’est passé lorsqu’ils ont voulu affaiblir l’État syrien en espérant qu’ils réussiraient à faire fléchir l’immunité historique de ce pays, ses prises de positions, et sa résistance. C’est ainsi qu’ils ont cherché à briser son unité aussi bien culturelle qu’intellectuelle. C’est pourquoi ils ont travaillé à détruire son infrastructure, son économie, et ses institutions étatiques indispensables à ses citoyens. Ces États « ennemis de la Syrie » seraient très heureux de voir sa destruction se poursuivre même si cela devait les occuper longtemps encore !

Mais ce n’est pas la seule raison qui fait que certains pays occidentaux soutiennent le terrorisme en Syrie. Une deuxième raison consiste à croire que ces groupes terroristes takfiristes, qui leur posent un véritable problème de sécurité depuis des décennies, vont tous se diriger vers la Syrie et se faire tuer ! Ainsi, ils feraient d’une pierre deux coups ; d’une part, ils se débarrasseraient d’eux en transférant la bataille de leurs pays ou de pays sous leur influence vers la Syrie ; d’autre part, ils affaibliraient enfin l’État syrien.

7. Pourtant, Monsieur le Président, ceux qui combattent en Syrie sous la bannière de ces groupes armés ne sont pas tous des étrangers. Oui, les étrangers se compteraient par dizaines de milliers. Mais nous avons quand même vu un Syrien manger le cœur de son frère. Qu’est-ce qui a pu nous mener jusque là ?

Lors de nos nombreuses réunions, j’ai souvent commencé par dire que ce qui se passe en Syrie est une « crise des morales » avant d’évoquer extrémisme, takfirisme, facteurs externes, ou autres. Parce que tout cela n’aurait jamais pu pénétrer notre société si elle avait été moralement protégée. Lorsque vous collaborez à fomenter ce type de crises, vous permettez à l’étranger de se mêler des affaires de votre pays. Lorsque la haine et l’argent vous gouvernent, vous vous transformez en mercenaires et tous vos principes patriotiques disparaissent. Et lorsque vous perdez vos principes moraux, vous perdez votre humanité. Vous vous transformez en une autre créature. Je ne dirai pas un animal, parce que l’animal ne mange pas la chair de son frère à moins de crever de faim. L’animal ne mange pas la chair de son frère par rancune. Lorsque vous perdez et vos principes moraux et vos idéaux, vous perdez de vue le concept de la véritable foi. Toutes les religions sont venues renforcer l’humanité par la morale et il est absolument inconcevable que la religion puisse couvrir ces coupeurs de têtes et nécrophages. Lorsque vous prétendez appartenir à une religion en adoptant des pratiques contraires à tous ses principes et dénuées de toute morale, comme cela s’est produit avec certains courants prétendument religieux, la religion devient pelures. Une religion véritable ne peut en aucun cas couvrir de tels comportements !

8. Vous avez dit « L’animal ne mange pas la chair de son frère par rancune ». Sommes-nous face à l’instinct de haine ?

Contrairement aux véritables croyances religieuses ou sociales qui se fondent sur la raison, les croyances déviantes font que l’être humain peut en arriver à haïr son frère si ce dernier ne partage pas sa doctrine. Par conséquent, oui le haineux peut perdre la raison et se laisser guider par sa haine. Je n’ai pas dit que c’est l’instinct qui lui fait perdre la raison et le pousse à décapiter ou à manger le cœur de son semblable, car l’être humain a une disposition naturelle opposée à la haine. C’est plutôt la fragilité des principes moraux et les des doctrines déviantes qui l’éloignent de sa raison.

images_NEWS9_M07_D04_1-39. Monsieur le Président vous avez redéfini le vrai sens du Jihad, mais nous constatons malheureusement que son expression la plus courante consiste à se battre et à tuer. Que faire ?

Il faut faire en sorte de les renvoyer  au Saint Coran, là où la parole divine est on ne peut plus claire. L’islam est une religion de miséricorde et de pardon, le mot « miséricorde » y revient des dizaines de fois. L’Islam est venu pour promouvoir l’humanité en l’homme, l’inciter à croire en l’amour et la compassion et à mépriser le meurtre. Le Prophète Mohamad [PSL] ne dit-il pas, dans le Hadith al-Sharif, que  la disparition de l’univers est plus facile à Dieu que le crime injustifié d’un croyant ? Le Coran et le Hadith sont très clairs et invitent l’humanité à l’amour d’autrui, au pardon, à la justice, à l’équité… Ceux qui prétendent imiter le Prophète devraient se souvenir de son comportement en tant qu’être humain à toutes les étapes de sa vie. Ainsi, ils pourront apprendre que son message est principalement fondé sur des principes moraux et humanistes.

Est-ce que les actions de ces wahhabites takfiristes ressemblent un tant soit peu aux comportements du Prophète Mohamad [PSL] ? J’ai d’ailleurs beaucoup discuté de ce sujet avec des dignitaires religieux syriens ou issus des pays du Levant. Nous pensons que la vie du prophète devrait être étudiée plus en profondeur par le plus grand nombre et à tous les niveaux, car le Prophète n’a pas seulement transmis la parole de Dieu, il l’a aussi mise en pratique sa vie durant. Et le Coran, le Hadith, et la vie du Prophète prêchent le contraire de ce qu’ils font.

10. À qui incombe la responsabilité d’inviter à revenir vers le Coran et vers les comportements du Prophète?

Quand un voleur, un criminel ou un extrémiste surgissent du cœur de la société c’est la responsabilité sociale collective qui est concernée. Mais alors, le premier à devoir assumer ses responsabilités est le gouvernement chargé d’en superviser tous les secteurs, y compris le secteur religieux. Ceci dit, l’État partage cette dernière responsabilité avec l’ensemble des institutions religieuses, dont le ministère des cultes, les instituts, les facultés et écoles, avec une attention particulière pour les plus récemment autorisées à enseigner la charia. Il est désormais indispensable que nous veillions à ce que tous ces organismes se concentrent sur les  concepts fondamentaux de la religion plutôt que de laisser le champ libre aux idées extrémistes qui se sont malheureusement infiltrées dans l’esprit de certains de nos enfants.

11. Certains disent que l’Etat porte la plus grosse part de responsabilité dans la mesure où cet environnement religieux extrémiste s’est développé sous ses yeux. Par exemple, ils lui reprochent de ne pas avoir suffisamment  encadré et contrôlé les écoles religieuses, d’avoir autorisé la construction d’un trop grand nombre de mosquées et, plus grave encore, de ne pas avoir tenu compte du fait que certains en construisaient pour échapper aux impôts !

En effet, au cours de cette crise j’ai rencontré beaucoup de personnes qui m’ont dit quelque chose de semblable, notamment que l’État avait commis une erreur en autorisant les écoles religieuses et qu’aujourd’hui nous en subirions les conséquences. Ce raisonnement n’est pas vrai. Bien au contraire, tout au long de cette crise nous n’avons rencontré aucun problème qui ait été causé par l’une de ces institutions. C’est un sujet très important dont il faut que nous discutions, d’autant plus qu’elles sont les plus aptes à comprendre les racines du problème et les plus engagées dans le contrôle de la situation.

Lors d’un précédent entretien j’ai parlé du rôle des dignitaires religieux, mais ici je veux parler de toutes les institutions religieuses, lesquelles n’ont jamais soutenu aucune manifestation appelant au désordre et au sectarisme. Parallèlement, j’aimerais vous donner une idée exacte de ce que sont ces takfiristes. Sachez que la plupart ne connaissent rien à la religion ; et que si certains connaissent les mosquées, ils n’entendent rien aux vertus de la prière. Dès le début des événements ils se rendaient tous les Vendredi dans les mosquées, juste pour pouvoir hurler leur « Allahou Akbar » à la sortie. Tandis que les institutions religieuses existent depuis des décennies et ont été appelées à jouer un rôle important depuis les années quatre-vingt sur fond de crise déjà fomentée par les Frères Musulmans ; crise qui a alerté l’État sur la nécessité de porter une plus grande attention au secteur religieux pour l’encourager à renforcer la conscience religieuse chez ceux dont les connaissances étaient dangereusement lacunaires, car c’est dès les années soixante-dix que les Frères Musulmans avaient réussi à pénétrer divers milieux de notre société et de notre clergé faisant croire que leur organisation était là pour promouvoir la religion face à « l’État athée » ! Par conséquent, nous devons nous occuper encore plus de l’enseignement religieux comme facteur de rectitude des consciences, non l’inverse.

images_NEWS9_M07_D04_1-1012. Monsieur le Président, un conflit confessionnel a frappé le Liban il ya quelques décades. La même chose est arrivée en Irak après son invasion … Ne pouvions-nous pas imaginer que ce qui s’est passé dans les pays voisins viendrait inévitablement frapper chez nous ? Qu’avons-nous fait pour y faire face ?

Évidemment que nous l’avons imaginé. Sinon, nous n’aurions pas pu nous opposer à une série de politiques étrangères occidentales qui nous paraissaient devoir mener au chaos. Ainsi nous avons catégoriquement refusé la guerre contre l’Irak en dépit de toutes les menaces américaines, et malgré toutes les offres alléchantes en retour…

Nous sommes, par principe, opposés à toute agression contre un pays frère ou ami. Mais si nous avons dit « non », ce n’était pas uniquement par souci fraternel pour l’Irak mais aussi parce que nous mesurions les conséquences désastreuses de cette guerre. Nous avions exprimé cette même inquiétude en ce qui concerne l’Afghanistan. Après le 11 Septembre, je n’ai cessé de mettre en garde les fonctionnaires américains. En ce temps là ils nous rendaient encore visite en Syrie et répétaient à l’envi qu’ils allaient s’attaquer aux terroristes et les frapper partout où ils se trouvaient. Ils supposaient que nous étions ravis de leur discours puisque dès 1985 la Syrie avait été la première à définir clairement le terrorisme et avait appelé à la formation d’une coalition internationale contre ce fléau. À l’époque, cet appel n’avait pas intéressé grand monde parce qu’ils n’avaient pas encore goûté au terrorisme dans leurs pays.  J’ai moi-même dit et répété aux Américains que leur guerre en Afghanistan allait le renforcer et le répandre.

Car le terrorisme est comme le cancer. Si vous lui donnez un coup de bistouri sans pratiquer une exérèse totale, il métastase. Il faut donc l’éradiquer, non se contenter de le frapper. Mais la guerre n’est pas un moyen suffisant pour réussir son éradication. Il faut y ajouter l’éducation, la culture, la communication et même l’économie. Ils n’ont pas voulu écouter et nous souffrons toujours des conséquences de la guerre en Afghanistan. Ou alors ils ont écouté mais ont choisi de refaire leur coup en Irak bien que nous les ayons prévenus que la situation allait se transformer en guerre sectaire et mener vers la partition, et c’est ce à quoi nous assistons. Quant à nous, dès 1976 nous sommes entrés au Liban en raison des répercussions immédiates de la guerre sur la Syrie. Oui nous sommes entrés pour protéger le Liban, mais pour protéger la Syrie aussi !

Donc, pour répondre à votre question, je dirai que nous observions ce qui se passait autour de nous quittes à intervenir quand nous le devions et que nous le pouvions. Mais vous ne pouvez pas vous soustraire à votre environnement et ce qui devait arriver est arrivé ! Pourtant, ces dernières années et notamment après la Guerre d’Irak, nous nous sommes employés à prévenir, autant que possible, les retombées néfastes de l’extérieur vers l’intérieur. Là aussi, vous pouvez prévenir partiellement, retarder quelque temps, mais vous ne pouvez interdire toutes les retombées tout le temps. Aussi, les foyers extrémistes ont commencé à apparaître en Syrie dès 2004. Au départ il s’agissait de foyers étrangers mais malheureusement, avec le temps, une proportion non négligeable de Syriens les ont rejoints.

13. Des tentatives visant à créer des divisions sectaires existeraient donc depuis le début et même avant cette crise. Que pensez-vous de la dernière tentative consistant à accuser le Hezbollah de dérive confessionnelle ?

Ils ont utilisé tous les moyens pour déstabiliser notre région : colonialisme direct ou indirect, menaces, déstabilisations sécuritaire et culturelle… Mais la Syrie est restée l’obstacle empêchant la réussite de ce qu’ils avaient planifié. Dernièrement et suite aux événements survenus dans certains pays arabes, ils se sont imaginés que le moment était propice pour frapper la Syrie et à travers elle atteindre « l’Axe de la Résistance » en inversant les réalités de la région. Pour cela, ils s’évertuent à redéfinir et l’ennemi et l’allié. Israël doit se transformer en « ennemi invisible » et pourquoi pas en « ami » ; alors que la Résistance doit apparaître comme l’ennemi dont le projet est à visée confessionnelle, non un mouvement de lutte contre l’occupation israélienne !

C’est là leur dernière trouvaille pour frapper le concept même de la Résistance contre Israël, et c’est dans ce but qu’ils ont cherché à modifier la perception du peuple syrien. Ils ont cru qu’ils réussiraient à aveugler nos consciences, modifier nos idéaux, nous faire reculer ou hésiter, nous faire peur étant données les retombées prévisibles de toutes ces déviances. Ils ont échoué aujourd’hui, comme ils avaient échoué par le passé.

Pour nous comme pour la Résistance et pour tous ceux qui nous soutiennent, la voie est claire. L’Étranger pourra continuer à manigancer autant qu’il le voudra. Nous atteindrons nos objectifs autant par notre résistance que par notre immunité intérieure. Nous y arriverons sans jamais hésiter et par nos propres moyens. Ils peuvent toujours continuer à discuter, nous ferons ce que nous jugerons bon dans l’intérêt de la Syrie.

14. Avions-nous besoin que les soldats du Hezbollah se battent à nos côtés ?

Ce n’est pas la première fois que l’on me pose cette question. Ma réponse sera très claire : l’armée syrienne se bat dans de nombreuses régions du pays, si nous avions eu besoin d’une aide étrangère nous aurions pu l’obtenir. S’agissant de la bataille d’Al-Qusayr, la question relève plus de la Résistance que de la situation interne en Syrie. De plus, cette ville n’a pas l’importance stratégique qu’ils ont cherché à lui accorder.

15. Mais l’Occident l’a présentée comme la bataille des batailles !

Exact ! Ceci parce qu’elle devait avoir une incidence aussi bien sur la situation interne syrienne que sur la Résistance ; d’autant plus que la ville d’Al-Qusayr, située en zone frontalière, est considérée comme l’arrière cours de la Résistance. Une Résistance forte a nécessairement besoin d’une réelle profondeur. La Syrie est la profondeur de la Résistance. D’où l’importance stratégique de cette ville par rapport aux relations entre la Syrie et le Liban, et plus spécialement entre la Syrie et la Résistance. C’est la raison fondamentale qui explique que la Résistance devait se joindre à la bataille qui la concernait autant que la Syrie. Oui, il était nécessaire qu’elle le fasse. Nous n’avons pas hésité, nous ne nous en sommes pas cachés, et nous n’avons pas à en rougir.

Mais je répète que si nous avions besoin de la Résistance, pourquoi en aurions eu besoin à Al-Qusayr et non à Damas, Alep ou dans d’autres régions ? Pourquoi exagérer cette participation ? Nous avons notre Armée et désormais les nombreux éléments de notre Défense nationale qui se battent à ses côtés. Aucun pays étranger ne pourrait nous garantir un tel nombre de défenseurs prêts à soutenir nos Forces armées.

16. Monsieur le Président, contrairement à tout ce que vous venez de nous dire certains opposants, en particulier ceux de l’extérieur, continuent à prétendre que ce qui se passe en Syrie est un conflit confessionnel et que c’est l’État qui a créé une structure sectaire dans son propre intérêt.

Dire que c’est l’État qui a créé une structure sectaire, c’est dire que l’État contribue à diviser la société syrienne. C’est dire que l’État cherche à diviser la patrie. Ces allégations sont-elles compatibles avec tous les combats que nous menons pour l’unité de la Syrie ? Ne sont-elles pas catégoriquement contredites par, à la fois, notre répartition démographique et la nature des batailles que nous menons ? Pour qu’un État reste fort, n’a-t-il pas intérêt à ce que le pays reste uni et que la situation sociale soit apaisée ? N’est-ce pas là un principe universel qui contredit toutes ces allégations ? En réalité, la structure sectaire pousse l’État vers la faillite et non vers la réussite, et aucun État au monde ne s’orienterait dans cette direction à moins qu’il ne soit un état ignorant. Ce qui n’est pas le cas de la Syrie !

17. Monsieur le Président, permettez encore plus de précision. Certains, dont particulièrement les occidentaux, vous accusent d’avoir été suffisamment malin pour faire croire « aux minorités » qu’elles étaient menacées dès le tout début des événements. Ainsi vous auriez réussi à les fidéliser. De leur point de vue, vous seriez donc responsable de la division de la société syrienne.

Si ce discours était vrai, nous serions tout de suite entrés en guerre civile et l’État serait tombé ! Si nous avions fonctionné selon cette logique, la Syrie toute entière l’aurait refusée ; car en Syrie on ne parle jamais de minorités et de majorités. Mais admettons que nous puissions adopter une telle terminologie, il est évident que les minorités ne peuvent pas protéger l’État. L’État tient sur des majorités, pas nécessairement sur des majorités confessionnelles ou religieuses, mais obligatoirement sur des majorités populaires. Par conséquent, l’État et le peuple syriens ayant tenu bon, cela implique qu’il ne s’agit pas de minorités mais de majorités qui ont soutenu leur État. Et, dans notre cas, les majorités ne peuvent qu’inclure toutes les communautés ; ce qui démolit toutes ces accusations.

Il est remarquable de constater que le projet hégémonique occidental a toujours essayé de se servir de cette notion de minorité, témoin en est le colonialisme français et la façon dont il a divisé la Syrie : un état alaouite, un état druze, Damas, Alep… En toutes choses, ils se sont fondés sur cette notion de minorité. Mais, quatre-vingt-dix ans plus tôt, nos grands parents avaient pris conscience de la gravité d’une telle partition. Est-il raisonnable que malgré nos expériences passées nous soyons moins conscients que nos ainés ? N’y voyez-vous pas une deuxième contradiction ? Ils ont déjà tenté cette même expérience et bien qu’ils aient battu monnaie et accumulé les documents de propriété, elle a échoué. L’expérience a échoué hier et il est impossible qu’elle réussisse aujourd’hui, sauf si la pensée  takfiriste ou l’idéologie des Frères Musulmans arrivaient à s’enraciner en Syrie. La discorde aidant, la partition deviendra possible comme cela s’est passé pour d’autres pays arabes. Mais cela ne se produira pas !

18. Mais les accusations, prétendant que c’est l’État qui a créé une structure sectaire, ne sont pas formulées que par des extrémistes. Elles sont aussi soutenues par certains intellectuels qui se présentent comme des laïcs.

C’est malheureusement vrai. Les discours sectaires que nous entendons ne sont pas uniquement tenus par des  extrémistes mais sont aussi tenus par de prétendus laïcs. Aujourd’hui, nous sommes face à deux groupes versant dans le sectarisme. Un groupe qui se prétend laïc, bien que nous ayons dit et répété que la laïcité n’est pas contre les religions, mais  signifie la liberté des cultes. Un autre groupe qui se prétend religieux mais qui ignore tout de la religion. Ce qui est essentiel est que la majorité de ceux qui sont instruits des religions et qui ont la foi ne sont absolument pas tentés par le sectarisme et pensent, comme nous tous, que le sectarisme est l’antithèse de la religion.

Le trait d’union, entre le premier groupe qui se prétend instruit et laïc et le deuxième qui prétend connaître l’essence de la religion, est l’ignorance. L’ignorance religieuse plus précisément, car c’est ce qui mène vers le sectarisme dans le sens péjoratif  de ce terme. Autrement dit, je ne parle pas ici de ceux qui partagent une même doctrine religieuse réfléchie. Entre les deux existe une nette différence, la doctrine étant fondée sur la pensée intellectuelle. Ainsi, nos anciens dignitaires religieux nous ont construit des écoles de pensées qui ont enrichi notre compréhension des religions. Ils ne nous ont jamais encouragés à adhérer à ce type de sectes et de sectarisme. C’est ceux qui ignorent la religion qui font que leur secte se substitue à la religion, ce qui est grave et destructeur. Par conséquent, nous ne sommes pas surpris par ces groupes qui se vantent d’être laïcs, alors qu’ils ne savent pas ce qu’est la religion, ni ce qu’est la laïcité. Tout ce qu’ils connaissent c’est le confessionnalisme !

19. Compte tenu de toutes ces idées fausses et de toutes ces pratiques perverses qui ont envahi notre société apportant leurs lots de meurtres, de décapitations, de fanatismes et de divisions, assistons-nous aux prémices de la faillite du projet d’unité panarabe au profit des intolérants et des takfiristes ?

L’identité arabe est menacée par trois facteurs : le premier est son aliénation à l’Occident, le deuxième est l’extrémisme, et le troisième est la triste performance de certains États arabes qui a conduit à s’éloigner du concept de l’arabité. Ces trois facteurs ont d’ores et déjà porté des coups sévères au projet d’unité panarabe. Ce projet bien que moribond est encore en vie. C’est ce qui ressort des attitudes du peuple qui n’a pas abandonné son identité. Certes, il a été affecté, ici ou là, par les foyers de la discorde ; mais la société arabe n’a pas changé. Au contraire, elle reste toujours enracinée dans son identité première : l’arabité !

20. Au début de la crise, la Turquie nous a appelés à négocier avec les Frères Musulmans en tant que mouvement politique. La Syrie a opposé un  refus catégorique et la voici qui accepte de se rendre à Genève « sans conditions préalables ». Monsieur le Président, allons-nous dialoguer avec les Frères Musulmans ?

Nous dialoguons avec toutes les parties. Nous dialoguons en partant du principe que nous pourrions amener l’autre partie sur la bonne voie, la voie de la patrie. Nous avons dialogué avec les Frères Musulmans même après qu’ils nous aient frappés en Syrie, en 1982. Nos dialogues ont été ininterrompus, mais franchement, à chaque fois nous avons eu à constater que les Frères Musulmans n’abandonneraient jamais leur logique hypocrite, et surtout pas leur unique objectif : le pouvoir. Ils n’ont jamais raisonné en termes de patrie.

D’autre part, nous dialoguons avec eux en tant qu’individus, non en tant que parti politique ; le principe même d’un parti religieux étant inacceptable pour nous. Notre nouvelle constitution ainsi que nos lois sur les partis sont très claires là-dessus. Une fois de plus, cela ne veut absolument pas dire que nous sommes contre la religion. C’est tout le contraire. Nous sommes pour la religion, mais nous pensons que la religion est un appel à toute l’humanité. Par conséquent, elle ne peut être reliée à une catégorie limitée de personnes, et elle est bien trop noble pour être mêlée aux détails partisans…Nous pensons aussi que la vraie religion ne peut que renforcer l’éthique et la morale, qui à leur tour contribuent à renforcer les partis politiques, l’économie, le commerce et, en fin de compte, la patrie elle-même.

C’est ce que nous pensons et c’est pourquoi nous ne les reconnaissons pas comme parti politique. Pour nous, ce sont des terroristes qui ont assassiné des milliers de Syriens. Nous ne l’avons pas oublié ! Leurs directions et leurs dirigeants qui ont ordonné les meurtres de Syriens sont maintenant à l’étranger, mais n’ont pas changé. Nous dialoguerons avec tout le monde tout en ayant à l’esprit quelles sont leurs véritables tendances. Nous dialoguerons en sachant qu’il est très peu probable qu’ils aient pu évoluer et qu’ils soient soudain devenus modérés ou patriotes après près d’un siècle d’immobilisme. Ici, il faut rappeler que certains de leurs dirigeants, avec lesquels nous avions justement dialogué en 1982, sont rentrés au pays à titre personnel. Ils n’ont pas abandonné leur croyance doctrinaire, ce qui ne nous empêche pas de les respecter dans la mesure où lis sont revenus pour contribuer à construire le pays et non à le détruire.

En tout cas, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, le plus important est que les données du dialogue avec telle ou telle partie seront soumises à un référendum populaire. Le peuple ne peut choisir que ce qui est bon pour la patrie !

21. S’agissant des Frères Musulmans que pense le Président Al-Assad de ce qui se passe en ce moment même en Égypte ?

Il s’agit, tout simplement, de la faillite du dit « Islam politique », faillite d’un type de gouvernance que les Frères Musulmans ont voulu vendre non seulement en Égypte… Quoi qu’il en soit, je dis et je répète que nous n’acceptons pas que l’Islam descende au niveau de la politique, car la religion est au-dessus de la politique. Pour nous, le message religieux doit suivre son propre chemin indépendamment et séparément de la gouvernance, de ses tours et ses détours.

C’est donc une expérience qui a très vite échoué, car  fondée sur des principes erronés. Le regard que nous portons sur les Frères Musulmans est maintenant compatible avec la situation en Égypte. Quiconque utilisera la religion au profit de la politique, ou d’un groupe exclusif, subira l’échec tôt ou tard et n’importe où en  ce monde.

22. Les Frères musulmans ont échoué parce qu’ils ont trompé le peuple égyptien, ou bien est ce le peuple qui s’est soudainement aperçu de ce qu’ils étaient en réalité ?

Lorsque vous parlez de l’Egypte, de l’Irak et de la Syrie, vous parlez de pays situés dans des zones stratégiques et enracinés dans l’Histoire et la Terre depuis des milliers d’années. Par conséquent, leurs peuples ont accumulé une sensibilité et des connaissances particulières qui font que vous ne pouvez plus les tromper. Certes vous pouvez tromper une partie du peuple, une partie du temps ; mais vous ne pouvez pas tromper tout le peuple, tout le temps. Ceci, sans oublier que le peuple égyptien porte en lui des milliers d’années de civilisation et une pensée arabe et nationaliste évidente. Ce qui s’est passé cette dernière année est peut-être une réaction en rapport avec le gouvernement précédent. Mais cette année aura permis à ce peuple de découvrir les mensonges du nouveau. Il semble qu’il ait été aidé en cela par les pratiques des Frères Musulmans eux-mêmes.

23. Un an ! C’est une vitesse record.

En effet. Le mérite en revient aux Frères Musulmans.

24. Est-il juste de dire que l’expérience des Frères Musulmans au pouvoir est un échec 

Pour nous, elle avait échoué avant même de commencer. Ce type de gouvernance ne peut qu’échouer car il est incompatible avec la nature humaine. Le projet des Frères Musulmans est un projet hypocrite destiné en réalité à créer des troubles dans le monde arabe. Ils ont été les premiers à fomenter les conflits sectaires en Syrie dès les années 1970, alors que nous ne savions même pas ce que signifiaient le sectarisme et le communautarisme. Nous n’en avions jamais entendu parler comme nous ne pouvions pas en comprendre les concepts. Leur projet est donc un projet de discorde qui n’est pas durable pour les sociétés conscientes. D’où notre verdict avant même qu’il ne soit mis en application.

25. Certains disent que la décision de rompre les relations avec la Syrie est  l’une des causes de ce que nous observons aujourd’hui dans la rue égyptienne. Reuters, citant une source militaire, avait rapporté que l’armée elle-même avait commencé à changer d’avis suite aux déclarations de Morsi lors de sa rencontre avec l’opposition syrienne.

Je ne veux pas parler au nom des Egyptiens, mais je peux vous dire que lorsqu’il y a quelques semaines Mohamad Morsi a annoncé la rupture des relations avec la Syrie, des contacts ont eu lieu entre les deux parties pour parvenir à un compromis. Cela a d’ailleurs été révélé par le ministre syrien des Affaires étrangères, M. Walid al-Mouallem, lors de sa dernière conférence de presse. Ce qui implique qu’au sein même du gouvernement égyptien certains désapprouvent cette décision, parce que c’est une mauvaise décision. Jugement partagé par de nombreux intellectuels et éminents journalistes égyptiens qui n’ont pas tardé à clairement exprimer leur indignation.

C’est une mauvaise décision parce que la relation stratégique entre les deux pays remonte très loin dans le temps. Il y a des milliers d’années, les pharaons en avaient pleinement conscience tant du point de vue politique que du point de vue militaire. D’où la bataille entre Égyptiens et Hittites à Kadesh [située non loin d’Al-Qusayr et de Homs] en 1280 av. J.-C. ; les Hittites d’Anatolie ayant déjà réalisé l’importance des relations avec la Syrie pour leurs propres intérêts, les pharaons considérant la Syrie comme la profondeur stratégique de l’Egypte. Il n’y a eu ni vainqueur ni vaincu, et la bataille s’est soldée par l’un des plus anciens accords connus. Voilà ce que les pharaons avaient compris dès 1280 av. J.-C. Comment se fait-il qu’une personne vivant au XXIe siècle ne l’ait pas compris ? C’est d’une ignorance éhontée !

26. Monsieur le Président, le processus que vous avez enclenché est en marche : les travaux préparatoires sont bien avancés, le dialogue se poursuit, Genève 2 est à l’horizon… Mais toutes ces questions sont d’ordre politique, alors que je voudrais vous interroger sur des questions d’ordre humain concernant la tolérance, la réconciliation, le pardon… Certains se demandent comment pourrions-nous pardonner aussi bien dans le domaine interne que dans le domaine externe ?

Pour moi, le domaine interne est le plus important. Nous avons parfois tendance à mettre tout le monde dans le même panier, alors qu’il y a celui qui a saboté mais n’a pas assassiné, celui qui a porté des armes mais n’a pas tué, celui qui a aidé mais n’a pas commis de crime… Autrement dit, nous avons à faire à toutes sortes de gens. Nous pensons que l’État peut pardonner à ceux qui n’en sont pas arrivés à assassiner à condition qu’ils reviennent dans le giron de la patrie. C’est alors une question de Droit public qui relève de la responsabilité de l’État.

En revanche, en cas d’assassinat nous sommes dans le domaine du Droit des personnes et l’État ne peut pousser à renoncer à un droit personnel. Ceci dit, un certain nombre de familles que j’ai rencontrées m’ont dit mot pour mot : «Si le sang de notre fils ou de notre frère peut résoudre le problème, nous pardonnerons ! ». Lorsque vous entendez de tels propos tenus par des familles qui ont perdu leurs enfants, vous ne pouvez qu’en retenir la leçon et en conclure que le pardon est indispensable pour résoudre les crises nationales à condition qu’il soit personnel et non réglementé.  Le pardon est en effet une force et une marque de patriotisme. Nous devrions tous adopter cette attitude. Comme tant d’autres familles, ma famille a été frappée et a perdu des proches ; mais nous devons faire passer notre patrie avant nos sentiments personnels et ceci aussi bien en interne qu’en externe.

Concernant le domaine externe il relève de la politique étrangère qui repose sur des principes et tient compte des intérêts du pays beaucoup plus que des émotions. Il y a donc à la fois des principes à respecter et des intérêts à défendre, l’idéal consistant  à trouver la liaison indispensable entre les deux. Liaison indispensable, car lorsque vos principes sont incompatibles avec vos intérêts, les premiers sont faux ou les seconds sont mauvais. S’agissant de pardon et de réconciliation en matière de relations étrangères, ils sont bénéfiques lorsqu’ils servent notre objectif premier qui est l’intérêt du citoyen syrien. Pourquoi exclurions-nous cette possibilité ? Nous ne l’avons pas fait. Nous avons déjà accueilli un certain nombre de personnalités politiques représentant des gouvernements qui ont démontré leur hostilité à notre égard, toujours dans le but de servir les intérêts du citoyen syrien.

27. Monsieur le Président, les citoyens syriens sont aujourd’hui face à deux préoccupations majeures. D’une part, le terrorisme avec son lot de sang et de destructions. D’autre part, la dégradation de la situation financière. Que pensez-vous de la rumeur qui court sur les conséquences désastreuses dues à de la hausse démentielle du taux de change du Dollar ? Que diriez-vous au citoyen syrien ?

Une évaluation objective de la situation doit se fonder sur des évidences. La première évidence implique que le bien-être du citoyen nécessite une bonne situation économique, laquelle exige une bonne situation sécuritaire. Par conséquent, le problème de l’insécurité influe directement ou indirectement sur la situation économique de chacun que nous le voulions ou pas, et malgré les meilleurs compétences que nous chargerions de ce secteur.

Une autre évidence est que nous payons notre refus d’obtempérer aux exigences de gouvernements étrangers. Les États qui ont cherché à nous frapper, en soutenant une prétendue révolution puis le terrorisme et qui ont été mis en échec par notre peuple et notre armée, n’avaient plus d’autre solution que de s’attaquer à notre économie. Telle est leur vengeance contre le citoyen syrien pour avoir soutenu sa patrie avant toute autre considération. Il faut qu’il paye le prix en endurant parallèlement les sanctions financières et les violences terroristes. Si vous tenez compte de ces deux éléments, vous mesurerez ce que nous coûte notre indépendance ; un prix exorbitant, mais que nous sommes obligés de payer !

Maintenant, nous pouvons toujours limiter les dégâts en luttant contre les inévitables profiteurs de guerre et les éventuelles erreurs des fonctionnaires. Nous devons identifier les politiques qui conviennent aux circonstances du moment, et ne pas tomber dans les erreurs de ceux qui évaluent les performances du gouvernement actuel selon les critères d’avant la crise. C’est là un comportement irréaliste car la situation est toute autre. De même, il est impossible que nous consommions de la même manière qu’avant la crise. Cela aboutirait à exercer une pression supplémentaire sur l’économie et sur la Livre syrienne. Nous sommes obligés de nous adapter et de modifier nos modes de vie et de consommation jusqu’à ce que nous parvenions à la solution politique qui va de paire avec le rétablissement de la pleine sécurité. Nous devons comprendre que nous ne pourrons mettre un terme à nos difficultés économiques tant que nous n’aurons pas restauré la sécurité.

Et c’est parce que ces difficultés économiques touchent toute la société abstraction faite de l’appartenance politique, nous devons tous nous unir pour battre le terrorisme, condition préalable pour le rétablissement de notre économie. Il faut savoir que même les citoyens qui ont rejoint les foyers de la discorde et qui ont adhéré à la prétendue révolution sont maintenant frappés par la pauvreté. Il est regrettable qu’ils en soient arrivés là pour se mettre à réfléchir. Comme il est regrettable de toujours compter sur les autres, problème courant dans nos sociétés.

Oui, nous devons absolument tous travailler ensemble que l’on soit responsable politique, fonctionnaire ou citoyen. Nous devons inventer de nouvelles idées et travailler ensemble à les concrétiser. Nous devons solliciter toute notre créativité pour trouver des solutions à la crise, sinon c’est la crise qui nous imposera ses solutions. Oui nous avons encore cette option, et je dis et je répète que si nous coopérons tous ensemble pour en finir avec le terrorisme dans le plus court délai possible, nous n’aurons plus à craindre pour notre économie qui sera encore plus prospère qu’avant, parce que notre peuple déborde d’énergie.

Nous sommes un pays de civilisations. Nous avons construit notre pays avec nos moyens et nos compétences. Pour cela, nous n’avons pas sollicité l’aide de l’étranger. Nous avons rencontré des difficultés… mais nous l’avons construit. Nous sommes donc capables de le reconstruire une fois cette crise vaincue, comme nous sommes capables de rétablir notre économie. Mais d’abord, il nous faut rétablir la sécurité.

28. Quelle est la vérité sur les ressources de nos eaux territoriales en pétrole et en gaz, ressources qui ont fait l’objet de rapports issus de divers centres de recherche 

C’est la vérité, que ce soit dans nos eaux territoriales ou dans notre sol. Les premières études ont fait état d’importants gisements de gaz dans nos eaux territoriales. Puis, nous avons su que d’autres gisements s’étendaient de l’Egypte, à la Palestine et sur tout le long de la côte ; ces ressources étant plus abondantes dans le nord.

Certains disent que l’une des raisons de la crise syrienne est qu’il serait inacceptable qu’une telle fortune soit entre les mains d’un État opposant mais, évidemment, personne ne nous en a parlé de façon directe. C’est une analyse logique de la situation et nous ne pouvons ni la réfuter, ni la considérer comme une raison secondaire. C’est peut-être la raison principale de ce qui se passe en Syrie mais, pour le moment, elle reste du domaine de l’analyse.

29. Monsieur le Président, j’aimerais revenir sur les conditions de vie mais sous un autre angle. Le gouvernement a procédé à deux augmentations de salaire depuis le début de cette crise. La première était attendue et certains pensaient qu’elle était nécessaire. En revanche, la deuxième était inattendue dans le sens où certains ont été surpris de voir l’État accorder cette augmentation dans ces circonstances difficiles. C’est certes un élément d’espoir pour les projets d’après la crise. Nous dirigeons-nous dans ce sens ? Avons-nous fait ce qu’il fallait pour notre avenir ?

Vu les destructions que nous avons subies, il est évident que l’économie syrienne devra essentiellement travailler à la reconstruction ; ce que nous avons d’ores et déjà commencé à faire. Nous avons planifié et validé nos projets, puis nous avons commencé leur mise à exécution. Le retard n’est dû qu’à la situation sécuritaire, la sécurité étant essentielle pour que les divers corps de métiers puissent se rendre à leur lieu de travail. Quant à l’augmentation des salaires, il est certain qu’il est surprenant qu’un État qui subit une telle agression guerrière puisse continuer à payer les salaires et à assurer les services, même de moindre qualité, là ou d’autres États beaucoup plus puissants auraient failli. C’est un succès non négligeable, mais je répète que nos ambitions sont plus grandes et que nous pouvons mieux faire si nous nous épaulons les uns les autres.

30. Reste une autre question en relation avec les conditions de vie des citoyens. Certains considèrent que c’est l’État qui est responsable de l’insécurité des frontières, du désordre du marché, et de la flambée des prix. L’État serait absent. Est-ce que nous en sommes là parce nous avons été surpris par la crise, ou bien est-ce nos institutions qui sont déficientes?

Il est certain que les lacunes et dysfonctionnements de certaines institutions étatiques existaient avant la crise. J’ai régulièrement abordé ces problèmes, y compris ceux relatifs à la corruption, à la négligence, à l’incompétence de certains responsables… La crise a évidemment mis à découvert tous ces déséquilibres et les a même multipliés, ce qui est normal. Mai dire que l’État est absent ou présent sur la seule base de la situation interne avant et après la crise, c’est considérer que cette crise est strictement d’origine interne, ce qui n’est pas le cas. Certes, la situation interne souffre de la corruption, de l’insécurité, du chaos, des exactions des bandes armées… comme c’est les cas pour d’autres pays. Mais notre situation est complètement différente. Nous sommes en situation de guerre, une guerre venue de l’extérieur mais qui utilise des outils de l’intérieur. L’État travaille à la défense de la patrie et, dans ces conditions, il est illogique d’évaluer son action globale sans tenir compte de l’ensemble de la situation.

La présence de l’État se juge avant tout sur le maintien ou l’abandon de ses principes. Est-ce que l’État syrien a renoncé à ses principes ? Non, il n’a renoncé ni aux principes fondamentaux de sa politique interne, ni aux principes fondamentaux de sa politique externe. Il est toujours pour la Résistance. Il est toujours aussi concerné par la question palestinienne. Il continue à payer les salaires et à assumer ses responsabilités vis-à-vis des ouvriers et des cultivateurs. Il continue à embaucher là où il le peut. Il continue à assurer les services dus aux citoyens, malgré la destruction des infrastructures. En plus des réformes, ils lancent autant de projets que la situation le permet. Par conséquent l’Etat syrien n’est pas absent, il est en situation de guerre !

31. Nos institutions et nos infrastructures sont vandalisées ou détruites, ce qui est perçu par certains comme le début de la faillite de l’Etat syrien. Est-ce le cas ?

S’ils frappent nos infrastructures, détruisent notre économie, cherchent à installer l’insécurité et le chaos dans notre société, c’est justement pour nous mener à une situation d’État en faillite. Mais nous n’en sommes  pas encore là, la preuve en est que l’économie fonctionne toujours malgré les graves difficultés que personne ne s’attendait à nous voir dépasser. Les ouvriers, les employés, les commerçants… continuent à se rendre à leur travail malgré les énormes problèmes de sécurité. La vérité est que le peuple syrien a prouvé qu’il était résistant et plein de vie. Après les explosions, une fois que les victimes ont été évacuées et les gravats retirés, chacun reprend son travail même si tous s’attendent à ce qu’un obus tombe, qu’une bombe explose, qu’une attaque terroriste survienne… Nous n’avions jamais connu cela en Syrie. Nous ne savions même pas que nous en étions capables. Nous savons aujourd’hui que nous sommes un peuple vivant qui croit en son destin, ce qui fait que nous ne prendrons pas le chemin de la faillite.

Maintenant, je pense qu’ils ont épuisé toutes les armes possibles et imaginables, pour nous atteindre moralement, physiquement, psychologiquement… Il ne leur reste plus que l’intervention militaire directe, mais je ne crois pas qu’ils en arriveront jusque là pour de multiples raisons. J’ai souvent dit que commencer une guerre est une chose, en finir c’est autre chose ! Nul ne peut prévoir la fin d’une guerre. D’où les hésitations ou les refus de la majorité des gouvernements. Quant à nous si nous continuons à en franchir les étapes avec autant de conscience, nous n’avons rien d’autre à craindre. Je ne suis pas inquiet.

32. Vous êtes donc optimiste, Monsieur le Président ?

Si je n’étais pas optimiste, je n’aurais pas pu résister aux côtés du peuple syrien ; et si le peuple syrien n’était pas optimiste, il n’aurait pas pu résister. Le désespoir est à la base et le début de la défaite. La défaite est avant tout psychologique. Si les gens que je rencontre n’étaient pas optimistes ils ne me répéteraient pas : « La crise touche à sa fin », « la Syrie est protégée par Dieu », « Nous n’avons pas peur ». Ils ne reviendraient pas sans cesse sur les paroles de feu le cheikh Mohamad Saïd Al-Boutî qui croyait que la Syrie s’en sortira … C’est animé d’une vraie foi, religieuse et patriotique, que le peuple syrien attend la fin de cette crise. Il faut donc croire que sans optimisme il n’y aurait pas foi, et que sans foi il n’y aurait pas optimisme.

24. À l’occasion de ce cinquantenaire, Monsieur le Président, puis-je me permettre de vous demander d’adresser un message personnel à tous mes collègues de la presse écrite ? En un mot, ils ont été exemplaires par leur dévouement, leur abnégation et leur travail acharné. Je pense en cet instant à l’un de nos collaborateurs, simple ouvrier à l’imprimerie, qui se met en danger toutes les nuits en risquant sa vie à chaque poste de contrôle routier. Il n’a aucune ambition politique et n’est motivé que par son patriotisme et son sentiment d’appartenance à notre institution. Je dois dire que cette remarque s’applique à tous les employés des médias nationaux qui ont témoigné de leur fidélité à notre patrie.

Ce que vous dites des employés de votre quotidien, et qui en effet s’applique à tous les employés des médias nationaux, confirme que le peuple syrien est bien vivant et résiste ! J’espère que vous transmettrez mes chaleureuses salutations à tous vos collègues, d’autant plus que vous commémorez le cinquantenaire de l’un des plus anciens quotidiens patriotes syriens et qui coïncide avec le cinquantième anniversaire de la Révolution du 8 Mars 1963 dont nous venons de rappeler tout ce qu’elle a apporté à la Syrie. Et puisque la vraie révolution que nous vivons est la « Révolution du peuple et de l’armée contre les terroristes » et certainement pas celle dont ils font la publicité mensongère, j’espère que désormais le nom du quotidien  « Al-Thawra » rappellera non pas une seule révolution mais deux à la fois : la Révolution de 1963 et la révolution de 2013 !

bachar_asma_al-assad_sn635Dr Bachar al-Assad

Président de la République arabe syrienne

04/07/2013

Texte traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal

Texte original : Al-Thawra [Rédacteur en chef : Ali Kassem]
http://thawra.alwehda.gov.sy/_archive.asp?FileName=63241515720130704021727

Leçon de journalisme, d’éthique et d’humanisme pour Reporters Sans Frontières en Chine


Hua Chunying1Tout le monde connaît aujourd’hui Reporters Sans Frontières, et surtout, qui est derrière cette organisation, comme du reste tous ces trucs sans frontières. Il semble que leur tâche devient de plus en plus difficile, La Syrie est passée par là. Deux ans de Syrie ont profondément modifié la perception mondiale de toutes les hypocrisies patiemment édifiées au cours de ces dernières décennies. Les indignations sélectives fonctionnent de plus en plus mal, et finissent même par irriter et provoquer des réactions directement agressives et peu diplomatiques.

Ça a été récemment le cas en Chine, cible favorite de RSF.

Dès qu’il se passe quelque chose en Chine, RSF frétille et commence à tailler ses plumes et à sortir des tiroirs tous les mots spécialement réservés aux  »méchantes dictatures » en général et à la Chine en particulier. Quand il s’agit de terrorisme, c’est le grand festin. Il y a forcément des terroristes abattus et surtout, des arrestations qu’il sera impératif de dénoncer. En moins de deux, des équipes sont déjà sur place, armées de leur lexique «  spécialement réservé aux  »méchantes dictatures » en général et à la Chine en particulier » pour libérer les  »dissidents ». Ici, quoi qu’ils fassent, ce sont des dissidents.

Et d’ailleurs, pour RSF et tous les grands médias occidentaux, il n’y a pas de terroristes en Chine ; Il y a, éventuellement des  »terroristes », avec plein de guillemets quand il n’est plus possible de ne pas voir les dizaines de victimes de ces  »terroristes ». Comment peut-il y avoir des terroristes en Chine, puisqu’il ne peut y avoir que l’occident qui doit être terrorisé ? Qu’il y ait un attentat à Paris, Londres ou New York, et nous devenons tous des parisiens, des londoniens ou des new-yorkais. Un attentat en Russie, en Irak ou en Chine ? On attendra longtemps avant que l’on nous demande d’être tous des russes, irakiens ou chinois.

Leur droit de l’homme et leur liberté d’expression plein la bouche, les équipes de RSF sont donc arrivées en Chine pour exiger la libération de dissidents et condamner le contrôle de l’information par le gouvernement chinois dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest), à la suite d’un massacre perpétré par des extrémistes. 16 extrémistes religieux armés de couteaux avaient tué 24 personnes la semaine dernière dans le district de Shanshan de la préfecture de Tourfan. La police locale avait abattu onze assaillants et interpellé cinq autres. Les autorités chinoises, qui savent à quoi s’en tenir vis à vis de ces extrémistes, sont décidées à éradiquer le mal avant qu’il n’y ait encore plus de dégâts, ce qui semble contrarier certains dont RSF qui auraient bien aimé que la graine pousse et prolifère.

Devant les niaiseries droit-de-lhommistes habituelles tenues par RSF, la réponse de la Chine, par la bouche de la porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères, Mme Hua Chunying, a été cinglante : « Si quelqu’un refuse non seulement de dénoncer ou de combattre ces atrocités et qu’en outre il adopte une attitude sceptique envers les dispositions légales du gouvernement chinois ou qu’il prononce des commentaires critiques sur la politique nationale et religieuse de la Chine, cela ne fait que prouver son double standard et sa vision sérieusement biaisée de la Chine ».

La porte-parole a souligné que la politique ethnique et religieuse du gouvernement chinois au Xinjiang correspondait aux conditions nationales et à la situation actuelle au Xinjiang. Cette politique a gagné le soutien de tous les groupes ethniques dans la région.

Le projet d’une poignée de personnes de diviser le Xinjiang et de saper la stabilité et le développement régional va à l’encontre de la volonté du peuple et est voué à l’échec, a rappelé la porte-parole.

« Nous espérons que les parties concernées et les médias pourront abandonner leur préjugés politiques, reconnaître la politique ethnique et religieuse de la Chine de façon globale, objective et appropriée, se rendre clairement compte de la nature et du danger du terrorisme, comprendre et soutenir la position et les préoccupations du gouvernement chinois ainsi que les mesures que la Chine doit prendre pour sauvegarder l’unité nationale et la stabilité sociale au Xinjiang et pour protéger la sécurité et les biens de la population », a-t-elle ajouté.

Les reporters de RSF savaient tout ça déjà. La porte-parole ne leur apprend donc rien.Mais aujourd’hui il y a quelque chose de nouveau : l’effet Snowden. Jusqu’ici, bien des offensives de l’Occident se sont placées sur le terrain de la communication, avec comme munitions les missiles droit-de-l’hommistes. Tous les pays non satellites étaient des cibles potentielles, plus particulièrement la Chine où chaque chef d’état en visite se devait de réciter son bout de  »condamnation ferme » avant même de dire bonjour à ses hôtes.

Avec les révélations de Snowden, tout va changer. D’une part, les indignations habituelles seront de moins en moins crédibles et perdront donc de leur force et leur effet et, d’autre part, les pays comme la Chine peuvent s’y référer pour renvoyer le boomerang. Du fait que les révélations soient publiques et que Snowden soit américain, qui plus est un ancien du système, facilite encore plus les choses. Toutes les réponses chinoises sembleront désormais dire : « arrêtez de nous casser les pieds, vous faites pire et c’est vous les voyous. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est vous-même qui le dites, à travers l’un des vôtres ». Et les chinois seront entendus et compris du monde entier, à cause de la publicité faite autour des révélations et de la suite des événements qui en ont découlés. Snowden vient d’inventer, sans le savoir, le système de défense anti-droit-de-l’hommiste. Les conséquences de l’action de ce jeune hommes n’ont pas fini de nous surprendre.

En attendant, les reporters de RSF sont partis pour parler dans le vide pour longtemps, car la Chine est bien décidée à en finir avec le terrorisme chez elle. Elle n’a pas attendu Snowden pour mettre en place un dispositif pour désamorcer la bombe, mais maintenant elle peut balayer d’un revers de main, publiquement, les  »préoccupations » d’un Obama devenu, par ailleurs, complètement inaudible sur ce plan.

Avic

Algérie : attention, danger


Djamel-Okacha2A voir le danger partout, certains pourraient dire que cela frise le pathologique, la paranoïa. Mais l’expérience est là pour montrer que dans 100% des cas certains évènements aboutissent toujours aux mêmes conclusions, pour la bonne raison que ce sont les conclusions elles-mêmes qui déterminent les évènements. Il s’agit, bien sûr du terrorisme.

On n’en est plus au temps où, rien qu’à l’énoncé du mot ‘’terrorisme’’, on renonçait à prendre le métro ou annulait sa réservation d’avion. C’était le temps où les terroristes terrorisaient les honnêtes gens. Ce temps est révolu. Aujourd’hui ils n’empêchent plus personne de dormir. Ici en tout cas. Une autre réaction a pris place. On se demande plutôt où les terroristes vont frapper, pour savoir quel pays va être envahi. Tous les cas de terrorisme ‘’islamistes’’ se sont, jusqu’ici, soldés par une invasion ou, au minimum par un changement de régime. Forts de cette expérience, chaque nouvel attentat nous placerait plutôt dans une position de pronostiqueur.

Ainsi, quand on voit, de nouveau, que les terroristes du Sahel sont en train d’installer leurs tentes en Algérie, ne peut qu’inquiéter. Ça commence toujours par une annonce faite par un grand média, qui sera progressivement reprise par les confrères, et amplifiée ensuite. Cette fois c’est  Le Nouvel Obs qui s’y colle, repris par Libération. Selon l’article de Libé, les otages français du Sahel ont été transférés en Algérie.

Pourquoi ?  Parce que le nouveau chef (il y en a tellement !) est algérien. L’ancien chef de ce groupe (combien y a-t-il de groupes ?), Abou Zeid, est enfin mort officiellement, d’après une déclaration faite par l’AQMI le 16 Juin 2013. Il fait partie de ces terroristes qui ne peuvent mourir officiellement que quand on n’a plus besoin d’eux, et seulement lorsqu’on leur a trouvé un successeur pour le programme suivant. Pour ce qui le concerne, le Président Tchadien, Idriss Déby, avait annoncé, dès le 1er Mars,  sa mort dans des combats qui ont eu lieu le 22 février et au cours desquels plusieurs soldats tchadiens avaient été tués. Notons que c’est à la même période que ‘’mourait’’ aussi l’autre grand terroriste, autre chef d’un autre groupe, Mokhtar Belmokhtar, qui a ‘’ressuscité’’ depuis. Personne ne sait où il se cache, mais est-ce vraiment important ? L’essentiel c’est que, de temps à autre, il se manifeste par vidéo ou audio, ou que quelque témoin en vadrouille dans le désert témoigne l’avoir entraperçu. Même mort, il peut bien faire ça, non ? On ne lui en demande pas plus.

Pour aujourd’hui l’intérêt s’est déplacé vers un autre personnage. Il s’appelle Djamel Okacha. Nom de guerre (il en faut toujours un) : Yahia Abou El-Hammam. C’est le nouveau chef du GSPC (Groupe salafiste pour la Prédication et le Combat). Il déménage en Algérie, avec armes, bagages et otages.

Des terroristes qui débarquent dans un pays, ça signifie des perspectives sombres pour ce pays. Deux situations peuvent se présenter.

Soit le pays en question est du bon côté. Les terroristes sont alors des ‘’invités’’, en vue de taquiner le voisin. Mais, dans ce cas il faut jouer le jeu à 100%. A aucun moment il ne sera question d’hésitations ou de revoir tel ou tel point dans sa position. Ceux qui en douteraient peuvent demander des éclaircissements à Erdogan. Quand on s’engage dans cette voie, c’est jusqu’au bout, et même plus, sous peine de se retrouver avec une révolution chamarrée que l’on n’aura vu venir de nulle part. Elle pourrait surgir d’une crise politique ou sociale, d’un arbre coupé, ou d’un chat écrasé.

L’autre situation, c’est quand le pays ‘’hôte’’ est du mauvais côté. La situation est encore plus limpide. Le mot ‘’terroristes’’, ne serait,  dans ce cas, que l’autre appellation des forces spéciales.

Dans un cas comme dans l’autre, la présence annoncée des terroristes du Sahel en Algérie a de quoi préoccuper, d’autant plus qu’ils arrivent, avec déjà dans leurs bagages, le futur alibi, les otages, qu’il faudra bien libérer un jour d’une manière ou d’une autre.

Que va faire le gouvernement algérien ? Car l’affaire est complexe. Il a déjà montré par le passé qu’il savait comment traiter le terrorisme. Mais, dans le cas présent, il se peut qu’il n’y ait aucun terroriste sur son sol. Seule l’annonce de sa présence suffit. Comment lutter contre le virtuel ?

Je me trompe peut-être et je l’espère. Mais les migrations de terroristes n’ont jamais été anodines. A suivre donc.

Avic

Syrie : Dernier bilan des pertes des terroristes étrangers en action !


breakingnewsPlus de 6000 terroristes non syriens sont morts en combattent l’armée et l’Etat syrien.

Selon Al Manar,  » 650 d’entre eux appartiennent au groupuscule terroriste des Monafeqines !! des dizaines de rapports ont déjà été publiés sur le nombre et la nationalité des miliciens étrangers .  » les  terroristes sont de toutes les nationalités et ils viennent aussi bien de l’Orient que de l’Occident. les chiffres font état de la disparition, de la mort des  milliers de terroristes étrangers en Syrie. autant sinon plus attendent de pouvoir franchir les frontières pour venir se battre contre Assad. la plupart d’entre eux se trouvent sous la bannière d’Al Nosra. Après tant de vidéos postées sur la toile, des rapports du renseignement britannique et américain publiés, personne ne croit George Sabra, chef de la coalition de Dohad quand il dit qu’il n’y a que quelques centaines de miliciens étrangers en Syrie. les premiers chiffres ce fut Brahimi qui les a envoyés à l’ONU. et qui faisaient état de la présence de 40000 terroristes étrangers en Syrie. . 6113 terroristes étrangers sont enterrés en Syrie : beacoup de corps ont été brûlés ou ont été rapatriés via le territoire turc. les forces de l’armée arabe syrienne ont annoncé les noms des terroristes originaires de 26 pays du monde à leues pays d’origine enn voici une liste publiée avec le nom la photo et la nationalité le lieu et la date de la mort des terroristes étrangers en Syrie, liste dressée par Damas :
photorebelles
729 saoudiens
640 membres du groupuscule terroriste des Monaféqines
489 égyptiens
439 tchéchènes
435 libanais
301 afghans
291 pakistanais
263 libyens
208 irakiens
188 russes
167 turcs
117 somaliens
109 koweitiens
90 français
129 jordaniens
67 allemands
66 britanniques
53 algériens
62 tunisiens
52 yéménites
45 belges
40 ouzbeks
35 américains
30 Kosovards
21 azéris 29 qataris
13 maltais
7 mauritaniens
6 surinamiens

les terroristes tuniens évacués après la défaite de Qusseir au Liban ont affirmé sur une vidéo diffusée sur Al manar que les corps des « combattants arabes blessés et morts en Syrie comme Abou Hamza Koweiti  sont incendiés.

Sources IRIB – Al Manar

USA : la chasse aux Tchétchènes est ouverte


boston6.jpgIl ne fait pas bon être tchétchène aux Etats-Unis actuellement. Ils ne sont pourtant pas nombreux là-bas. C’est peut-être pour cette raison que pour eux l’american dream va se transformer en cauchemar. Puisqu’ils sont en petit nombre, ils doivent tous se connaître, et donc, forcément connaître les deux frères Tsarnaïev, donc encore être avoir eu vent des attentats de Boston .  C’est le raisonnement qu’a dû tenir le FBI en Floride.

Selon  la chaîne de télévision Local 6 News, un ressortissant tchétchène a été tué dans la nuit de mardi à mercredi dans un échange de tirs avec un agent du FBI à Orlando, en Floride.

Malheureusement, cette version est contredite par un ami du tué (tchétchène lui aussi) qui avait été arrêté en même temps que lui. D’après cet ami qui s’appelle Kusseib Taramov, il s’agit d’Ibrahim Todashev, boxeur tchétchène qui connaissait personnellement Tamerlan Tsarnaïev. Toujours selon Kusseib Taramov, Ibrahim Todashev niait être impliqué dans les attaques et assurait qu’il ne connaissait Tsarnaïev que de loin. Pour le moment il n’y a pas eu de déclaration officielle du FBI

Et bien sûr, trop c’est trop. Les racontars des officiels ne passent plus comme une lettre à la poste. L’historien et journaliste Ingo Niebel y voit une élimination pure et simple. Selon lui « l’élimination des tchétchène pourrait signifier que quelqu’un essaie de se débarrasser des preuves de compliquer l’enquête ».

 

« Les autorités américaines elles-mêmes créent cette impression qu’il pourrait y avoir autre chose derrière cette affaire d’attentats à la bombe. Soudain, tous les suspects sont en train de mourir, ainsi que les témoins. C’est le procureur qui va avoir des problèmes avec les témoins contre l’accusé. Et, par conséquent, cela crée une certaine impression que quelqu’un pourrait être en train de nettoyer tout ça », dénonce l’expert.[…]

 

« Une caractéristique de la politique étrangère américaine, est qu’ils peuvent décider qui est un terroriste et qui ne l’est pas. Les groupes armés qui collaborent dans l’intérêt de Washington ne sont jamais considérés comme terroristes entre guillemets, mais des insurgés, rebelles ou ce qui conviendra selon la situation », a déclaré le journaliste.

Il reste qu’on homme a été abattu uniquement parce qu’il était tchétchène. Au temps des tsars, quand on s’attaquait ainsi à des populations à cause de leur origine, on appelait ça pogrom. Et aux Etats-Unis ça s’appelle comment ?

Avic

Humour : la cellule iranienne d’Al-Qaïda passe à l’offensive aux USA


lego-terroristeCette nouvelle ne m’a pas pas réellement surpris par sa nature (une nouvelle attaque déguisée d’Al Qaeda) mais plus par sa teneur (une cellule iranienne ayant repéré 2600 cibles sur le sol américain) car elle apparaît complètement improbable, disproportionnée et opportuniste à souhait. En effet, le contenu de cet article vient corroborer celui d’infowars qui n’était déjà que pure désinformation (propagé sciemment ou pas…). Le pire est que cet article provient d’un média alternatif appelé WND (America’s independent New Network), c’est dire si ce milieu a été infiltré.

L’article, agite une fois de plus l’épouvantail d’Al Qaeda mais cette fois en Iran comme cela avait été évoqué lors d’un autre soit disant attentat déjoué au Canada quelques jours après celui de Boston. «A 64 ans, c’est la chose la plus hilarante que j’ai entendue. Un « Al-Qaeda iranien » est une nouvelle falsification ridicule. J’espère que les responsables canadiens réfléchissent un peu et prennent en considération l’intelligence des gens et l’opinion publique», avait déclaré le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi, selon l’agence Isna. Comme c’est pratique qu’une cellule terroriste dormante iranienne émerge comme par magie de nulle part juste quand les Etats-Unis et Israël peine à trouver des arguments pour aller guerroyer dans la région. N’est-ce pas là une occasion en or? Surfant sur la vague de la vengeance Al Qaedienne mais cette fois impulsé par Téhéran, l’article ne se prive rien. L’article indiquerait par exemple qu’une coalition impliquant les Al-Qods (forces spéciales iraniennes), le Hezbollah et Al Qaeda aurait été crée pour l’occasion et que 3 cibles américaines auraient été désignés. En voici un extrait:

« L’Iran a donné le feu vert à des agents de trois groupes terroristes qui ont infiltré les Etats-Unis pour effectuer des missions, y compris ce qui est prévu pour être une attaque de type Mumbai-style sur un hôtel où des innocents seraient tués, a appris WND.  

Un rapport complet avec de nombreux détails sur les missions a été transmis aux autorités américaines.

Trois cibles ont été choisis en Amérique pour une attaque imminente, et les équipes de terroristes ont maintenant coupé les communications avec le centre opérationnel en Iran, un signe que les attaques sont en cours de préparation, selon un officier de renseignement de haut niveau au sein du régime islamique.

Si une seul de ces attaques se produit, le régime considérera l’opération comme un succès, selon la même source. Téhéran croit, dit-il, qu’une attaque ne remonterait pas vers l’Iran en raison de la nationalité des opérateurs. »

Ce passage est hilarant (ou comment tenter d’obtenir la soutien de leur false flag par un de leur ennemie juré et passer pour des victimes par dessus le marché):

« La source a déclaré que le régime considère l’attentat de Boston comme une attaque terroriste réussie dans laquelle la peur a été distillée,le renseignement américain questionné et le sentiment de sécurité est diminuée. Il doit encore y avoir un lien vers un groupe ou un pays spécifique. »

Ce passage est pas mal non plus (en gros vous remplacez le terme Iran par Etats-Unis et on est proche de la réalité):

« L’Iran estime que la perception de la sécurité en Amérique qui a contribué à responsabiliser ses actions dans le Moyen-Orient doit être tourné à 180 degrés, non seulement pour vaincre et faire dérailler tous les prévisions américaines sur la base de renseignements recueillis, mais aussi pour déstabiliser la situation politique, économique et social en Amérique , a dit la source.[…]Maintenant des opérations continues doivent être menées dans le territoire américain afin de modifier cette équation.« 

Et là, le clou du spectacle, le délire totale et on y intègre au passage une petite connexion avec Damas, ça ne mange pas de pain de mouiller la Syrie au passage:

« Plus de 2.600 cibles, y compris des lieux publics, bâtiments gouvernementaux et installations militaires, ont été choisis pour être attaqué et une reconnaissance a été effectuée. Des informations sur certaines des cibles, basée sur une connaissance directe de la source, a été donné aux autorités américaines pour neutraliser la menace et confronter les terroristes. Ils comprennent les bâtiments spécifiques du gouvernement, des réseaux d’information, des centres commerciaux et des événements sportifs.

Cette nouvelle coalition a également préparé une attaque de grande envergure pour venger la mort d’al-Qaïda, Oussama Ben Laden pour satisfaire Seif Adel, le chef opérationnel d’Al-Qaida, pour sa collaboration avec le régime iranien.[..]Le régime radical au pouvoir en Iran a mis en place plusieurs canaux de soutien financier de la nouvelle coalition avec ses activités terroristes. De multiples commerces, des institutions culturelles et financières aux États-Unis font partie de ce réseau. La connexion comprend des personnes dirigeant des entreprises à Damas ayant des liens avec Al-Qaïda en Amérique. »

La question est ou ce média est allé péché des « informations » aussi précises sur des soit disant attentats à venir? Ces informations ne proviendraient t-elle pas directement du gouvernement américain? Quoi de mieux que d’annoncer à l’avance les plans de l’ennemie pour justifier par avance son implication…qui plus est quand celle ci est inventée.

Même si celui ci nie par la suite, cela ne servira à rien. Ben Laden n’a jamais revendiqué les attentats de 2001, Sadam a toujours nié pour les armes de destructions massives, l’Iran a Toujours nié qu’il aient un programme nucléaire militaire: cela a-t-il fait une différence?Non.

Dans le même temps on retrouve un détail intriguant sur la page Tweeter de la maison blanche. L’aigle, symbole de souveraineté, force et prestige, est présenté tête en bas. Un signe?

aigle maison blanche

Sources : http://fawkes-news.blogspot.fr/2013/05/le-gouvernement-americain-se-prepare.html

L’agression sioniste et ses objectifs insatisfaits !


Contribution de Mouna Alno-Nakhal

agression israélienne 0904Les raids aériens meurtriers contre la Syrie n’ont donc rien à voir avec les armes chimiques. Merci Madame Carla Del Ponte et peu importe les démentis des menteurs, car comme le dit un proverbe syrien : « la ficelle du mensonge est courte ! ». [NdT].
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Traiter rationnellement de la récente agression sioniste dirigée contre plusieurs sites autour de Damas implique de s’attaquer à la racine du problème et d’en extirper les véritables motivations, faute de quoi nous risquerions de nous laisser égarer et de n’en retenir que les effets strictement négatifs, voire de les exagérer. En effet, la logique voudrait que nous ayons constaté plusieurs faits essentiels dont le plus important touche à la nature même des frappes aériennes ; frappes qui devaient déclencher des explosions aussi violentes, assourdissantes, et étincelantes que possible ; pour que leurs vacarmes et leurs feux impressionnent le plus grand nombre à des milliers de kilomètres à la ronde !

Les raisons du soin particulier apporté à cette exhibition demandent de commencer par répondre à la question : « Pourquoi cette agression ? ».

1. Le leitmotiv annonciateur de la chute imminente du Président Bachar al-Assad a été permanent depuis le début et tout au long des chapitres successifs de « la guerre contre la Syrie ». Mais cet homme qui ne s’est pas contenté de fracasser les illusions de ceux qui voulaient détruire la Syrie dans les marécages du « Printemps US-sioniste » se plait, avec ce qui pourrait ressembler à de la provocation, à apparaitre de plus en plus souvent au milieu de son peuple. Cinq apparitions en public en moins d’un mois. C’est plus que ne ferait n’importe quel dirigeant d’un État de la région, et en temps de paix de surcroit ! C’est comme s’il disait : « Si votre printemps a pour objectif ma chute, je suis toujours là entouré des miens ; et si la défaite de la Syrie a pour objectif la chute du dernier rempart devant votre printemps, la Syrie est malgré tout, toujours debout, altière, ferme, résistante ! ».

2. L’entité sioniste aimerait imposer une nouvelle équation à la Syrie, sa politique se résumant essentiellement à dire : « Nous sommes en mesure d’asséner les frappes de notre choix [missiles, raids aériens, piratages] où et quand nous le voulons ; la Syrie ne pouvant qu’encaisser, s’incliner bon gré mal gré, et s’abstenir de toute riposte ». Mais cette même entité qui pouvait encore se permettre de diriger deux ou trois frappes en territoire syrien ces derniers mois, sait bien que désormais elle ne pourrait répéter l’opération sans réponse conséquente. D’ailleurs, « ceux qui sont concernés » n’ont obtenu aucun engagement de non-réponse de la part des Syriens et ont déjà été prévenus qu’en cas de nouvelle agression la réponse fusera « directement et automatiquement » !

3. Voilà plus d’un mois que l’Armée nationale syrienne a réalisé un saut à la fois qualitatif et quantitatif, allant de victoire en victoire ; ce qui a surpris l’ami et l’ennemi ! Elle a réussi à désinfecter des dizaines de régions, de villages et de quartiers. Elle a repris le contrôle total d’axes routiers et de lieux stratégiques sur l’ensemble du territoire syrien. Elle a éliminé un nombre considérable de terroristes, d’agents et de traitres inféodés à l’étranger… Il était donc devenu nécessaire de freiner son élan et de polluer ses victoires. Il était devenu urgent de déstabiliser le peuple syrien et son armée en tentant de suggérer qu’ils étaient en situation d’impuissance devant l’ennemi. Mais les opérations d’assainissement n’ont pas cessé pour autant. Elles se sont poursuivies alors que les poussières des terres bombardées n’étaient pas encore retombées. L’Armée nationale n’a pas reculé mais a continué à avancer sans jamais perdre de vue que ceux qui la combattaient sur sa terre n’étaient issus, gérés et dirigés que par des sionistes… ténacité faisant partie de la riposte à l’agression ! Quant au peuple syrien, il est devenu encore plus conscient de « la nature de cette guerre mené contre lui », et donc encore plus attaché à sa patrie, son armée et ses dirigeants.

4. Cette agression devait délivrer un quadruple message. Le premier à la Russie avant la visite programmée de M. Kerry les 7 et 8 Mai 2013 à Moscou, pour que son contenu le précède et qu’il puisse l’exploiter dans ses dures négociations politiques avec M. Lavrov. Le deuxième à la Chine où M. Netanyahu se rend aujourd’hui [6 Mai]. La troisième à l’Iran dont le ministre des Affaires étrangères est attendu dans la capitale jordanienne ce même jour. Le quatrième à Sayyed Hassan Nasrallah suite à son discours de mise en garde il y a quelques jours…

5. Enfin, cette agression accompagnée d’attaques terroristes quasi-simultanées de plusieurs points de la capitale avait aussi pour objectif de déstabiliser les comités de défense et les forces de l’ordre chargés de la défense de Damas pour semer le chaos et la confusion. Ils ont été complètement écrasés en quelques heures !

Ce sont quelques-uns des objectifs de l’attaque sioniste contre la Syrie, objectifs insatisfaits pour la plupart de par la volonté du peuple syrien et de « son » armée.

Par conséquent, il est impératif pour tous les Syriens de garder un moral d’acier, de déclarer leur confiance sans failles en leur valeureuse armée, de la soutenir sans réserve aucune dans sa guerre contre les ennemis de l’intérieur avant ceux de l’extérieur, de se rassembler autour de « son commandant » devenu l’un des symboles de la lutte nationale partout dans le monde ! Nous avons tous entendu les prises de décision des uns et des autres, mais celles que nous n’avons pas entendues sont probablement encore plus dangereuses. Il ne s’agit pas de céder aux faits accomplis souvent engendrés par les crises. Patience, confiance et solidarité sont les titres de la prochaine étape, avec la victoire au bout du chemin !

Samir al-Fazaa

Article traduit de l’arabe par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

Article original : Sham Times
http://shamtimes.net/news_de.php?PartsID=1&NewsID=8235#.UYeYa6RvvTo.face

L’Oligarchie a fait un rêve – Partie II


Guillaume DE ROUVILLE

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Un marché de dupes

Remontons, un instant, à aux révolutions française et américaine pour illustrer notre propos.

Au pays des droits de l’homme… on tire sur le peuple…

Dans la France du 18ième siècle finissant, nous voyons une ancienne oligarchie aristocratique, fatiguée, divisée et moribonde qui cède la place à une oligarchie bourgeoise conquérante et sûre d’elle-même. Cette dernière n’a, depuis lors, pas quitté les rênes du pouvoir. Lire la suite L’Oligarchie a fait un rêve – Partie II

Le FBI organise presque tous les complots terroristes, aux États-Unis


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Le FBI emploie, aujourd’hui, 15.000 agents, sous couverture, soit dix fois plus qu’en 1975.

Si vous pensez que ça fait un peu trop d’espions – espions, qui gagnent jusqu’à 100.000 $, par mission –, vous pourrez, facilement, vérifier tout ce qu’ils ont accompli : ils ont empêché un nombre impressionnant d’attentats terroristes et de catastrophes, dans la veine du 11 Septembre, de se produire, sur le sol américain. Ces agents sont, néanmoins, responsables d’autre chose : la préparation même de ces attentats. Lire la suite Le FBI organise presque tous les complots terroristes, aux États-Unis

FBI : l’agence de la peur


par Jeffrey St. Clair

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Il faisait presque nuit ce 26 Novembre, 2010. Plus de 25.000 personnes étaient rassemblées sous une pluie fine à Pioneer Square au centre de la ville de Portland, dans l’Oregon pour voir l’éclairage annuel de l’arbre de Noël, un sapin d’Oregon de 100 mètres de haut provenant de la Forêt nationale de Willamette.

Trois hommes dans une chambre de l’hôtel voisin viennent de finir de manger une pizza à emporter. Le téléviseur était allumé sur un canal d’infos locales, qui couvrait la célébration de la fête. Les trois hommes étendent  des serviettes sur le sol et font leur prière, en demandant que Dieu bénisse leur opération. Ensuite ils se donnent des tapes dans le dos avant de quitter la pièce et de se diriger vers leur véhicule, une camionnette blanche.

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