Archives du mot-clé Tunisie

Pourquoi les Américains construisent des hôpitaux dans le sud tunisien ?


Tribune libre

6095286-9098663Le choix de cette zone officiellement déclarée militaire n’est pas anodin. Si les motivations de nos libérateurs étaient humanitaires ou philanthropiques, c’est à Kasserine ou à Sidi Bouzid, la ville d’où est partie la destruction du monde arabe, qu’ils auraient implanté leurs hôpitaux. Lire la suite Pourquoi les Américains construisent des hôpitaux dans le sud tunisien ?

‘‘Le Figaro’’: Les USA vont utiliser une base dans le sud tunisien pour «intervenir sur le théâtre libyen»


PHO952d7b7e-8aa1-11e3-b1a3-b03fb7d95045-805x453‘‘Le Figaro’’ indique dans son édition de samedi 1er février que le Pentagone, le ministère de Défense américain, «vient de récupérer dans le sud de la Tunisie une ancienne base désaffectée», qui doit être rénovée afin d’«intervenir sur le théâtre libyen». Lire la suite ‘‘Le Figaro’’: Les USA vont utiliser une base dans le sud tunisien pour «intervenir sur le théâtre libyen»

La fuite de Ben Ali racontée par Ben Ali


La-nouvelle-vie-de-Ben-AliLe 14 janvier 2011, au terme d’une ultime journée d’émeutes particulièrement violentes à Tunis, le président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali a fini par quitter la Tunisie pour l’Arabie saoudite. Une fuite vers un exil doré dont il espèrait revenir un jour, aux dires de l’équipage de l’avion présidentiel qui l’a, avec sa femme Leïla Trabelsi et plusieurs membres de la famille, accueilli à son bord. A-t-il fui ? A-t-il été poussé vers la sortie ? Ou bien un plan avait-il été ourdi pour l’éloigner d’une situation de chaos, avant de le faire revenir comme celui pouvant ramener l’ordre ? Lire la suite La fuite de Ben Ali racontée par Ben Ali

Italie : Démantèlement d’un réseau international d’enlèvement d’enfants


ABPLes carabiniers italiens ont annoncé, jeudi 31 octobre 2013, le démantèlement d’un réseau international d’enlèvement d’enfants contestés entre leurs parents, impliquant des ex-mercenaires et un champion sportif et dont la base logistique était en Italie.

« L’enquête a permis de reconstruire l’organigramme d’une association internationale de malfaiteurs qui se cachait derrière les activités d’une société de sécurité norvégienne intitulée « ABP World Group » (…) composée essentiellement de vétérans des corps spéciaux de diverses armées du monde entier », indique un communiqué des carabiniers italiens de Palerme, en Sicile. « Parmi les services offerts par l’organisation figurait « la récupération » d’enfants contestés entre des parents de nationalités diverses », poursuit le communiqué qui évoque « des dizaines et des dizaines de milliers d’euros » que certains parents étaient disposés à payer à cette société pour récupérer leur enfant « même au péril de sa propre vie ». La première opération a eu lieu, en octobre 2012, quand un commando a enlevé un enfant en Tunisie puis l’a transféré en Norvège en passant par Palerme, en Sicile. La seconde opération, en novembre 2012, fut un échec, car les suspects étaient déjà surveillés par diverses polices et deux Suédois furent arrêtés en Tunisie avant de pouvoir enlever un autre enfant. Pour le deuxième enlèvement planifié, « l’organisation de la logistique était de nouveau gérée à Palerme » où les carabiniers ont interpellé trois Italiens et une Ukrainienne, Moskalenko Larysa, établie de longue date en Italie. Mme Moskalenko, ancienne médaille de bronze de voile aux jeux olympiques de Séoul, en 1988, gérait une société de location d’embarcation à Palerme qui s’occupait de trouver des moyens de transport aux membres de la bande qui enlevaient les enfants. Ces arrestations ont permis de stopper les activités du réseau, qui avait déjà planifié quatre autres enlèvements. La justice italienne a également lancé trois mandats d’arrêt contre des citoyens étrangers, deux Norvégiens et un Suédois, toujours détenu en Tunisie depuis son arrestation en novembre dernier, selon le communiqué.

Agence France Presse

via  http://www.interet-general.info/spip.php?article18871

Moskalenko Larysa

 

Des milliers de terroristes fuient la Syrie pour regagner la Tunisie (vidéo)


Tribune libre Byblos

Selon la TV syrienne, ils seraient 17000 djihadistes Tunisiens à rebrousser chemin. Direction, la Tunisie, l’un des premiers pays exportateurs de terroristes vers la Syrie. En langage postal, cela s’appelle retour à l’expéditeur. La télévision syrienne cite plusieurs rapports et spécialistes, notamment le président de l’association tunisienne des études stratégiques et politiques de sécurité globale, Nacer Ben Soltana.

5998208-8942838Selon nos propres sources sécuritaires, en réalité, les 17000 djihadistes dont parle la télévision syrienne et qui se dirigent au pays de la « révolution du jasmin », ne sont pas tous des Tunisiens. Il y en a près de 9000, et les autres 8000 sont de nationalités différentes dont principalement des Libyens (6000), des Jordaniens ( ?), des Bosniaques ( ?), des Tchétchènes ( ?), des Palestiniens ( ?) et des Saoudiens ( ?).

Ces derniers sont tous des criminels condamnés à la peine de mort que les autorités saoudiennes avaient amnistiés par Fatwa, en échange du djihad en Syrie. Sur les 9000 supposés Tunisiens, il y a au moins un millier d’étrangers à qui les usurpateurs du pouvoir en Tunisie ont accordé des cartes d’identités et des passeports tunisiens, soit à partir de Tunis, soit à partir de nos différents consulats dans le monde. Il y a également des binationaux, des Tunisiens qui ont aussi la nationalité française, belge, allemande, britannique, canadienne et australienne. Ils craignent de revenir chez eux, d’où ils sont d’ailleurs partis, parce qu’ils savent ce qui les attends aux pays des droits de l’homme. La Tunisie est donc pour eux le pays idéal pour se recycler ou pour reprendre leurs activités criminelles.

Tout ce beau monde de fanatiques, de dégénérés et d’égorgeurs compte donc affluer vers la Tunisie, qui a été déclarée par Al-Qaïda et sa ramification maghrébine AQMI, terre de Djihad. Ayman al-Zaouahiri l’avait clairement dit dans son message de juin 2012, et Seifallah Ben Hassine, alias Abou Iyadh, l’avait réitéré en mai 2013, à la suite de l’interdiction du congrès d’Ansar al-Charia qui devait se dérouler à Kairouan, le 19 mai 2013. On retrouve d’ailleurs les mêmes nationalités parmi les 150 terroristes qui ont récemment tués sept agents de la Garde nationale dans le gouvernorat de Sidi Bouzid et qui ont déjà opéré à Goubellat.

Ces terroristes reviennent d’où ils sont partis et par le même itinéraire : frontières turque et irakienne, avions ou bateaux en destination de Benghazi  et de Tripoli, frontière tuniso-libyennes, qui est devenue une passoire. Leur nombre, toutes nationalités confondues, dépasserait même les 17000. C’est que la terre de djihad en Syrie est devenue pour eux un enfer. Depuis près d’un mois, l’armée arabe syrienne a déclenché une grande offensive, éradiquant les islamo-fascistes par milliers et libérant plusieurs régions et localités qui étaient tombées sous le contrôle de ces mercenaires du Qatar, d’Arabie Saoudite, de la Turquie et de certains pays occidentaux.

Ces mercenaires vont renforcer les rangs des islamo-terroristes locaux ou frontaliers, comme les cellules dormantes d’Al-Qaïda, les djihadistes d’Ansar al-Charia, le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), le groupe El-Mourabitounes, dirigé par le sanguinaire Mokhtar Belmokhtar et directement lié à Al-Qaïda, ainsi que de certains membres des ligues de protection de la révolution, ces miliciens qui sont pour la plupart des repris de justice. A ces différents groupes terroristes, il faudrait ajouter entre 200 et 250 palestiniens du Hamas, présents sur le sol tunisien depuis juin 2011. Ils sont éparpillés dans trois gouvernorats : le gouvernorat de Tataouine, celui de Bizerte et celui de Tunis. Ces terroristes que le gouvernement usurpateur fait passer pour des étudiants, ont apporté leur savoir-faire en matière de réalisation de tunnels et d’aménagement de caches d’armes et d’explosif, dont les forces de police ont découvert quelques uns récemment.

La Tunisie va ainsi subir l’effet boomerang de la politique criminelle que Rached Ghannouchi et Moncef Marzouki ont adopté dès novembre 2011 pour déstabiliser la Syrie. Heureux d’usurper le pouvoir grâce à l’argent qatari et au soutien américain, ces deux pantins se sont cru autorisés d’exporter leur racaille terroriste en Syrie et de s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Egypte, plutôt que de s’occuper des problèmes économiques et sociaux des Tunisiens. C’est en effet avec l’accord implicite du chef des Frères musulmans tunisiens et de son valet de Carthage que tous les réseaux, à la fois terroristes et mafieux, se sont mis en place en Tunisie. Les deux principaux organisateurs de ces réseaux financés au départ par Qatar Charity, sont le tunisien Saïd Ferjani et le libyen Abdelhakim Belhadj. Plusieurs centaines de jeunes Tunisiens ont été victimes d’endoctrinement au Djihad, ou plus simplement piégés par l’eldorado européen. Beaucoup se faisaient effectivement passer pour des djihadistes, afin qu’une fois en Turquie, ils puissent y rester, ou entrer clandestinement en Europe. Les organisateurs de ce réseau de recrutement de djihadistes pour la Syrie sont tous des membres d’Ennahda et des activistes d’Ansar al-Charia. L’un d’eux, Abdelhafidh Bazdouri, vient d’être arrêté, le 27 octobre dernier, à Sidi Bouzid, la cellule mère de la « révolution du jasmin », devenue la cellule cancéreuse du salafisme et du djihadisme. Un d’arrêté, sur des centaines laissés en liberté!

C’est probablement en réaction à cette vague islamo-terroriste que quatre pays du Maghreb et du Sahel (Tunisie, Algérie, Mali, Niger), discrètement soutenus par les Etats-Unis, la France et l’Allemagne, viennent de lancer « la plus grande opération anti-terroriste après l’offensive française au Mali », selon le quotidien algérien Al-khabar, qui parle de « 8000 soldats et agents de la sûreté qui ont été déployés aux confins de la Tunisie, de l’Algérie, au nord du Mali ainsi qu’au nord ouest du Niger ». (Al-Khabar du 28 octobre 2013). L’opération a eu pour point départ la levée du niveau d’alerte à son seuil maximal le 22 octobre dernier.

Si le terrorisme islamiste était aussi facilement déracinable, les Américains l’auraient vaincu en Afghanistan et en Irak. Les Tunisiens vont devoir donc se préparer au pire et pour quelques années encore. Il sera d’autant plus difficile d’éradiquer que les inspirateurs et complices de ces terroristes sont à l’assemblée constituante, à la tête du gouvernement et à la présidence de la République. Comme l’a écrit Mondher Thabet sur sa page facebook, « Tout va dans le sens d’une intervention US dans la région ». Devinez pourquoi?

Karim Zmerli  

 

http://www.tunisie-secret.com/Des-milliers-de-terroristes-fuient-la-Syrie-pour-regagner-la-Tunisie-video_a668.html

Le Mossad est capable de provoquer des crises dans le monde arabe, selon un général israélien


mossad_1793358cLe Mossad a tissé un réseau d‘espionnage particulièrement efficace, en plaçant ses hommes au sommet de plusieurs Etats arabes, notamment au Maroc, en Tunisie, en Egypte, au Liban, en Syrie, au Yémen, et en Irak. Cette révélation a été faite au cours d’un entretien accordé à une chaîne israélienne (chaîne 7) par le général Amos Yadlin, ancien patron de Aman, une section des services secrets israéliens.

Amos Yadlin
Amos Yadlin


 

Selon Yadlin, dont les propos ont été repris par le quotidien londonien Al Quds Al Arabi, Israël dispose : « d’agents disséminés dans plusieurs pays arabes à différents niveaux, dans les milieux politiques, économiques, culturels et sociaux et qui peuvent faire la promotion d’Israël, tout comme ils peuvent provoquer des destructions », a dévoilé le général israélien. « Nous sommes capables de provoquer et d’exacerber des crises tribales, confessionnelles et des tensions sociales et ainsi maintenir ces pays sous pression interne ».

Oumma.com

Le-printemps-des-sayanims-1Les sayanim

Les sayanim –informateurs en hébreu– sont des juifs de la diaspora qui, par « patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leur compétence. L’Etat d’Israël possède ainsi un réservoir extraordinaire et inépuisable d’agents bien introduits dans tous les domaines et pratiquement tous les pays. Il suffit d’évoquer le Bnaï Brit (franc-maçonnerie juive internationale) et ses 500000 membres, tous prêts à défendre Israël à n’importe quel prix. Il y aurait 3000 sayanim en France. Imaginons la contribution de plusieurs milliers de sayanim aux Etats-Unis, ne serait-ce que dans les domaines financier et cinématographique.

Le premier intérêt du récit, c’est de mettre en lumière cette nébuleuse aussi mystérieuse qu’efficace. Car à moins de se référer à quelques livres écrits par des spécialistes –en particulier anglo-saxons– du fameux Mossad, on ne trouve nulle trace de ces sayanim. Même leur nom n’apparaît pratiquement jamais. Pourtant leur rôle est primordial dans les entreprises d’espionnage et/ou de manipulation médiatique du Service qui les emploie. Cette occultation peut déjà être considérée en soi comme une victoire de ces réseaux. Ils peuvent ainsi agir dans l’ombre, évitant de fait toute contre-attaque, ou même une tentative de créer des réseaux hostiles pour les contrer. On peut aussi se poser des questions sur les médias français qui ont réussi l’exploit de parler d’Israël et du Mossad sans jamais mentionner cette espèce de 5e colonne.

Il va sans dire que l’auteur n’a eu aucun accès ni à des documents confidentiels ni à des témoignages directs. Mais le fait de connaître l’existence des sayanim, et leur dévouement exemplaire à Israël, lui a permis une lecture particulière de certains événements. Un exemple significatif : L’auteur a été approché par des francs-maçons juifs du Grand Orient, sur la base de son identité évidente. En 2002, alors qu’Israël réprimait violemment la seconde intifada, ces frères français voulaient créer une loge juive et sioniste (en violation des règles du GODF) pour aider leur patrie de cœur. Il était évident qu’ils agissaient pour le compte de structures sionistes. D’ailleurs, les conditions d’installation et de fonctionnement de cette loge montrent à quel point celle-ci a bénéficié de la complaisance des instances supérieures de l’obédience de la rue Cadet.

Le Printemps des Sayanim met également en scène des personnages connus médiatiquement, dont l’influence est considérable, tant par leurs moyens financiers que par leurs réseaux, et qui, sans relâche, défendent la politique israélienne. On l’a vu récemment avec l’attaque brutale de la « flotille humanitaire ». Il s’est trouvé un grand philosophe pour évoquer « la pureté des armes sionistes », et un autre humaniste pour déplorer les « attaques antisémites ».

Il est impossible de tout citer. Mais on ne peut passer à côté de ce fait longuement détaillé dans le récit : Comment SOS Racisme est devenu un auxiliaire des institutions sionistes françaises, notamment l’Union des étudiants juifs de France, avec qui il travaille main dans la main.

Jacob COHEN

http://www.interet-general.info/spip.php?article18779

Témoignage d’une djihadette : « On m’a promis le Paradis, alors je me suis livrée à 152 hommes »


islamiste-djihadiste-sexe-femme-syrie-kalachnikovDans son édition du vendredi 27 septembre 2013 l’hebdomadaire Al Mijhar est revenu sur le témoignage d’une jeune tunisienne revenue de Syrie après un long voyage entre les bras des djihadistes de Jabhat Al Nosra…

« Vous irez au Paradis, ma sœur » est la promesse qu’on lui a faite avant de la convaincre de partir en Syrie pour le djihad. Elle a 21 ans. Voilée depuis l’âge de 17 ans. Elle suivait des cours d’Histoire à la Faculté de la Manouba avant d’abandonner ses études et de partir en Syrie en compagnie de son époux « orfi ».

C’est en juin 2012 qu’elle a quitté le territoire tunisien pour la Turquie où elle a passé une semaine avant de se rendre en Syrie. Arrivée au Mont al-Arbaine, son époux lui imposa le port du niqab et lui expliqua ce que c’était le djihad al nikah.

Aussitôt divorcée, la jeune femme se maria avec l’un des leaders de Jabhat al Norsra, Abou Ayoub. Duquel elle divorça pour se marier avec un autre djihadiste… Et puis un autre et encore un autre… Au total, elle eut 152 « époux ».

Chaque semaine, chaque djihadette avait le droit à 5 nouveaux « époux ». L’heureuse union de la djihadette du nikah et du djihadiste ne durait que quelques heures, le temps que les désirs du djihadiste soient assouvis…

Selon le récit de la jeune djihadette, nulle n’avait le droit au répit à moins qu’elle ne soit en période de menstruations.

La jeune djihadette a, par ailleurs, indiqué que, mis à part le rituel sexuel ardu auquel elles se livraient, les djihadettes s’occupaient, également, des tâches ménagères.

Elle a ajouté que les djihadistes et les djihadettes souffraient de plusieurs maladies. Sida et maladies dermatologiques font rage au camp des djihadistes en raison du manque de médicaments et d’assainissement.

Ce n’est qu’en août 2013 que la jeune djihadette est revenu en Tunisie, enceinte de six mois et sans son époux. Ce dernier a été exécuté avec d’autres Tunisiens par les membres de Jabhat Al Nosra et ce pour rébellion contre l’autorité de l’émir…

par N. J.

http://www.tuniscope.com/index.php/article/32226/actualites/societe/djihadette-213110#.Ukohij8hNIv

Syrie : une carte révélatrice


Cliquer sur la carte pour agrandir
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J’avais suggéré dans un article précédent que les vrais buts de guerre contre la Syrie étaient la Syrie elle-même. Tous les autres objectifs annoncés à grand renfort d’analyses pertinentes et souvent par les agresseurs eux-mêmes sont de la poudre aux yeux. Et pour cause. Aucun agresseur au monde, ni maintenant, ni au cours de l’Histoire, ne va attaquer l’ennemi en annonçant clairement pourquoi il le fait et comment il va s’y prendre. La Syrie serait-elle une exception dans l’Histoire de l’humanité ? Je ne le crois pas.

Aujourd’hui, la question syrienne est ramenée à quelque chose de fort simple : y aura-t-il une intervention extérieure et quelles en seront les conséquences. Tout le reste n’a plus cours. Adieu les considérations sur Al-Qaïda et la guerre contre le terrorisme. Exit le printemps arabe et la chute des ‘’dictateurs’’. Même l’Egypte, pourtant encore en pleine ébullition, rejoint dans l’oubli la révolte turque. En fait nous revenons au point de départ d’il y a deux ans et demi en Syrie, avec ses fondamentaux de base : On veut la Syrie et Bachar Al Assad doit céder la place de lui-même ou il en sera délogé.

Pourquoi ? Passons en revue toutes les raisons qu’on nous donne.

– L’Iran, d’abord. La guerre contre la Syrie serait pour priver l’Iran d’un allié. C’est ce qui nous est soufflé. Le premier souffleur est bien sûr Israël. C’est aussi Israël qui menace l’Iran. C’est toujours Israël qui fait capoter les négociations pour le nucléaire iranien, ce nucléaire militaire qui n’existe que dans les discours entretenus par les autorités israéliennes. Les embargos sont suggérés par Israël et ses alliés sont régulièrement poussés à en inventer d’autres. Pourquoi tout ça ? On sait qu’Israël peut envoyer quelques coucous déposer leurs œufs sur quelques cibles, mais pas d’envahir l’Iran. Il en est de même pour les Etats-Unis. Ils le savent, tout le monde le sait et même nous, nous le savons. Puisque nous le savons, pourquoi croyons-nous le contraire, à chaque fois que le sujet revient sur le tapis ? Mystère. Personne n’attaquera l’Iran. Le nucléaire iranien n’est pas un problème, pas plus que le nucléaire pakistanais (bien réel celui-là) qui est pourtant entre les mains de musulmans, dans un pays islamique qui grouille de talibans. La bombe iranienne n’est évoquée que pour justifier les embargos, d’une part et, d’autre part créer un ennemi artificiel pour détourner les regards. En outre, avec les embargos, on espère affaiblir le soutien que pourrait apporter l’Iran à celui qui est vraiment visé.

– L’énergie. La guerre contre la Syrie et, de manière générale, toutes les luttes dans cette partie du monde, seraient pour la maîtrise de l’énergie et le pillage des ressources. Il faut être frappé d’amnésie pour gober ça.  Il faudrait juste rappeler que l’occident a déjà fait ce qu’il fallait et les guerres qu’il fallait pour ça. Nul besoin d’autres guerres pour avoir ce qu’ils ont déjà. Non seulement leurs compagnies sont présentes partout et en bonne place, mais ce sont elles qui dictent les règles et les prix de ce qu’ils vendent et de ce qu’ils achètent via des entités qu’ils ont créées. Alors, guerre de pillage, en Syrie ? Piller quoi ? Les ressources énormes de la Méditerranée orientale ? Il n’y a pas que la Syrie qui est concernée par ces ressources qui, en passant, n’ont pas encore vu le jour.

– Les Gazoducs. La Syrie serait le passage obligé de tous les gazoducs venant du golfe. Il suffit de regarder une carte pour voir que ce n’est pas tout à fait vrai. En outre, on se rappelle que pour la guerre d’Afghanistan, il avait été soufflé que l’une de ses vraies causes serait une histoire de gazoducs. On a vu ce qu’il en était. Des analystes spécialisés dans ce domaine nous ont montré des tracés compliqués de gazoducs existants et potentiels pour acheminer l’énergie vers l’Europe. Il suffit de les regarder pour voir tout de suite que la Syrie n’est pas centrale, même si elle est importante.

– l’Axe de la résistance. C’est le dernier argument que l’on donne, mais vite évacué car la Syrie ne serait qu’un appoint à celui que l’on a défini comme ennemi : L’Iran et son prolongement armé, le Hezbollah. La boucle est bouclée. Circulez, il n’y a rien à voir. Les problèmes géopolitiques du Moyen-Orient et du monde arabe ne sont que cela, présentés, décortiqués, analysés et commentés dans tous les médias du monde.

Pour faire oublier l’essentiel.

Un problème vieux de plus de 60 ans dont il faudra bien sortir un jour. Le problème palestinien. La seule solution pour le régler apparait être, aux yeux de ceux qui organisent ce chaos, le remodelage, non plus du Grand Moyen-Orient, mais de la Syrie, la Jordanie, de la Palestine (dont Israël), et peut-être de l’Egypte. Remodelée, la région offrirait aux palestiniens une terre et Israël pourrait s’étendre jusqu’au Jourdain. Aux yeux d’Israël et de ceux qui sont derrière lui, cela se fera, Il n’y a aucun doute là-dessus. Ce qui explique que la colonisation ne s’est jamais arrêtée, et ne s’arrêtera pas. Pour eux c’est une expansion naturelle pour quelque chose d’inéluctable.

Dès lors beaucoup d’évènements s’expliquent, y compris certaines alliances contre nature. Et, par-dessus tout, le printemps arabe prend tout son sens.

En observant la carte ci-dessus, on constate que tous les navires de guerre occidentaux sont situés loin des côtes syriennes, se mettant hors de portée des missiles de l’armée syrienne. Pour leur sécurité, il fallait donc qu’il n’y ait aucun allié potentiel de la Syrie dans le secteur, et cet allié aurait très bien pu être Mouammar Kadhafi.  Il fallait éliminer ce risque. Avant de s’en prendre à la Libye, on fait dégager des amis, complices, par des pseudo-révoltes. En Tunisie, on oublie trop souvent, comme toujours, les snipers qui ont mis le feu aux poudres, et qui ont été exfiltrés très vite. Avec l’effervescence médiatisée des foules tunisiennes et égyptiennes, c’était tout le peuple arabe qui était censé se révolter contre des ‘’dictateurs’’ qui hier encore étaient considérés comme des amis et des modérés. Ca n’étonne personne que les islamistes qui ont pris le pouvoir en Tunisie soient financés par le Qatar, et que dans le même temps, la victime de ces qatari, Ben Ali, soit hébergé dans des palais des mille et une nuit au Qatar.

Une fois que la mayonnaise a bien pris dans les esprits, il pouvait donc sembler naturel que les libyens suivent cette tendance arabe en voulant se débarrasser, eux aussi, de ‘’leur dictateur’’.

Si cette hypothèse est exacte, tout ce cinéma a dû être planifié depuis très longtemps en vue de la guerre contre la Syrie. La guerre de Libye nous a été présentée comme une guerre de pillage des ressources du pays. On constate simplement que ce sont toujours les mêmes compagnies pétrolières qui sont sur place, qui continuent à faire exactement ce qu’elles faisaient avant la guerre. S’il y a eu quelques remaniements contractuels, l’essentiel n’a pas bougé. Avaient-ils besoin de piller ce qui leur était offert par négociations ? Tout le monde a constaté que Kadhafi était prêt à négocier sur tout avec l’occident et était prêt à tous les compromis, ce qui fit qu’il ne vit rien venir de la part de ceux qui, eux, suivaient un agenda très précis.

D’après ce que nous constatons aujourd’hui, dans une sorte de timing parfait, tous les évènements qui se sont déroulés dans le monde arabe ressemblent fort à une préparation de ce que va faire Obama, c’est-à-dire attaquer la Syrie. Ce que nous voyons dans la carte ci-dessus ne pouvait être possible que sans Kadhafi sur les flancs.

Avec cette hypothèse, on comprend aussi pourquoi la Libye était si importante pour Bernard Henri Lévy et Israël. Tripoli n’aurait été qu’une étape sur le chemin de Damas.

Avic

Et ça repart !


Tribune libre Chérif Abdedaïm

printemps-arabe_1Fin 2011, les forces maléfiques s’enorgueillirent en miroitant le mirage « révolutionnaires » aux pauvres populaces et en les félicitant d’avoir mené de véritables « révolutions » en Tunisie, en Egypte et en Libye. Mais voilà, la réalité qui revient au galop avec un vrai revers des pseudo-révolutions arabes.

Les marionnettes mises en place par les Occidentaux n’ont pas su mener les missions qui leur ont été imparties, les revendications auxquelles aspiraient les populations n’ont pas été satisfaites et bien entendu, on retourne à la case de départ avec cette fois-ci , le coup de starter égyptien et le « coup d’Etat » qui a mis à l’écart le leader des frères musulmans Mohamed Morsi.

Et c’est donc le coup d’envoi d’une guerre civile aux lendemains incertains.

Ces derniers jours, l’Egypte traverse une profonde crise politique. Le président Mohamed Morsi a été écarté du pouvoir le 3 juillet par l’armée après des manifestations de grande ampleur réclamant son départ. Il a été placé en résidence surveillée dans un site militaire sans aucune décision judiciaire. Le parquet général du pays examine plusieurs plaintes de particuliers contre Mohammed Morsi pour « espionnage », « incitation au meurtre de manifestants » et « mauvaise gestion économique ».

Chaque jour qui passe nous amène donc son lot macabre. Ainsi, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, au cours des affrontements opposant les manifestants aux policiers égyptiens sur la place Rabia al-Adawiya du Caire on a dénombré environ 120 morts et près de 4.500 blessés, a annoncé le site internet des Frères musulmans se référant au médecin en chef de l’hôpital déployé sur place.
Le mouvement islamiste a qualifié de massacre les événements de la place Rabia al-Adawiya, lieu de rassemblement permanent des partisans du président déchu Mohamed Morsi. Selon les Frères musulmans, les réseaux Internet et de téléphonie étaient coupés dans les quartiers attenants à la place de Rabia al-Adawiya, il était impossible d’appeler les secours.
Aussi, des manifestations importantes d’adversaires et partisans du président déchu Mohamed Morsi se sont tenues vendredi dans plusieurs villes égyptiennes. Selon les militaires, près de 35 millions de personnes sont descendues dans la rue. Des affrontements ont éclaté tard dans la nuit. Des combats de rue les plus acharnés ont opposé manifestants et policiers à Alexandrie et au Caire.
Le ministère égyptien de l’Intérieur affirme n’avoir utilisé que des gaz lacrymogènes et rejette la responsabilité de l’emploi des armes à feu sur des civils.

En Tunisie, après l’assassinat de l’opposant Mohamed brahmi, le pays renoue avec une violence allant crescendo. Dans la capitale de la Tunisie, une voiture piégée a explosé près d’un poste de police samedi dernier. Selon la police, l’explosion n’a pas fait des victimes, en endommageant plusieurs voitures et brisant les vitres des maisons avoisinantes. L’explosion s’est produite plusieurs heures avant les funérailles du chef de l’opposition Mohamed Brahmi, qui a été tué jeudi dernier.
Les autorités ont déclaré qu’Al -Qaïda est responsable de sa mort. Ah, l’éternelle Al Qaïda !
Aussi, dans la ville de Gafsa, l’un des participants à des actions anti-gouvernementales a été tué, en devenant ainsi la première victime des émeutes, qui ont commencé après le meurtre du député de l’opposition, Mohamed Brahmi.
Mohamed Mufli (45 ans) a péri lorsque la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants. La cause de la mort de l’homme n’est pas déclarée.

En Libye, des milliers de personnes sont descendues dans les rues des plus grandes villes de Libye samedi dernier pour dénoncer la responsabilité des forces politiques du pays dans le chaos et persistant dans le pays et la situation de la criminalité en nette progression.
Ces manifestations ont éclaté après le meurtre de l’avocat Abdulsalam al-Mismarin vendredi dernier. Ce dernier était pourtant parmi les premiers opposant à Kadhafi. Ce dernier à été assassiné à la sortie de la prière du vendredi. Ses assassins lui ont placé deux balles dont l’une en plein cœur.
Et la raison ? Selon toute vraisemblance, il a payé le prix de son opposition aux frères musulmans qui, selon lui, ne devraient pas faire partie du CNT. Cet acte a incité des centaines de manifestants à Benghazi, à réclamer la démission du nouveau pouvoir, l’accusant de fricoter avec les islamistes. A Benghazi, les manifestants ont brûlé le siège des Frères musulmans, à savoir le Parti de la justice et de la construction (JCP), deuxième parti avec le plus grand nombre de sièges à l’Assemblée législative de la Libye. La foule a également saccagé le siège de l’Alliance nationale des forces libérales (NFA), le plus grand parti à l’Assemblée législative.
A Tripoli, un grand rassemblement a eu lieu à la Place Verte, que les renégats nomment désormais « place des martyrs ». L’Occident a détruit la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste en connaissance de cause, hélas, avec l’aval de ses propres enfants, qui en payent le prix aujourd’hui…Ils disaient vouloir la liberté, la justice et la démocratie. Ils ont hérité de la haine, la mort et la pauvreté. Leurs « sauveurs » d’hier, pompent toujours le pétrole et le gaz…

Dans cette atmosphère signalons également qu’à Benghazi, les habitants se sont barricadés chez eux. Les gardiens de prison sont tétanisés. Une foule nombreuse, après avoir détruit le siège des Frères musulmans, a pris d’assaut la prison de Koyfiya où, elle a libéré plus de 1000 prisonniers. Ce qui va jeter davantage de l’huile sur le feu.

C’est cela la « révolution » !

Article publié sur la Nouvelle République

Alliance atlantique : « rêves et désillusions »


Tribune libre SAID

OTANAhmed Halfaoui

Le « printemps » des Arabes et assimilés n’aura pas duré le temps du moindre bourgeon. Nous en venons à nous rappeler la politique à grand spectacle que nous ont offert les puissants de ce monde, euphoriques et confiants sur un avenir qu’ils promettaient radieux aux heureux élus de la saison verdoyante. Le feu d’artifice fut ce sommet du G8 à Deauville en France, fin mai 2011. Un sommet « mâtiné de printemps arabe » titrait un grand quotidien français. Et pour cause. Ce devait être le « moment fondateur » d’un partenariat rénové avec le monde dit arabe, aggloméré dans une sémantique bien à propos, puisqu’il s’agissait encore en ce temps-là de planter des pousses, à coup de bombes en Libye, en attendant d’aller réaliser la même opération en Syrie où les préparatifs étaient en cours. « Les changements historiques actuellement à l’œuvre en Afrique du Nord et au Moyen-Orient peuvent ouvrir la voie à des transformations comparables à celles survenues en Europe centrale et orientale après la chute du mur de Berlin », déclamait la déclaration du G8.

Les deux premiers représentants printaniers, dont les pays ne devaient rien à des « amis » bienveillants, à leur machine de guerre et à leur propagande, sont la Tunisie et l’Egypte. C’était, précisons-le, avant l’arrivée des Frères musulmans au pouvoir. Le représentant tunisien demandait 25 milliards de dollars sur cinq ans et l’égyptien 10 à 12 milliards à court terme. Il y a eu des promesses faramineuses à leur intention et à celle des candidats qui suivront la voie tracée, par exemple « la modernisation de leurs économies, le soutien au secteur privé ». Ils n’en verront pas la couleur du moindre centime, ainsi que leurs successeurs élus. Par contre, une autre aide est mise en œuvre sans délais. Les dirigeants du G8 ont appelé « les organisations internationales à travailler avec les partis politiques et l’opposition politique naissante pour les aider à mettre au point des outils permettant de répondre aux aspirations des populations et de renforcer les capacités des décideurs et des relais d’opinion, ce qui constitue le plus sûr chemin vers la stabilité dans la région ». Là aussi l’aide n’a pas fonctionné, non pas faute d’avoir essayé, mais parce que les Egyptiens et les Tunisiens étaient assez avertis sur la chose pour décider par eux-mêmes de ce qu’il fallait faire.

Lorsque les Frères se furent installés à la tête des deux pays, le G8 croyait, encore, que tout allait pour le mieux et le ballet diplomatique s’est intensifié, sans que soit débloqué pour autant ce soutien financier qui devait « éviter que l’instabilité ne compromette le processus de réformes politiques », sans oublier, bien sûr, de « concilier cohésion sociale et stabilité macroéconomique ». Deux ans ont passé pour que la superbe affichée à Deauville se transforme en une profonde désillusion. En dehors de la Lybie, où les affaires pétrolières prospèrent sur fond de chaos, rien ne fonctionne comme planifié. En Syrie la « révolution » vit une débandade, après que furent bloqué les bombardiers prévus pour sa réalisation, en Egypte les Frères, ces précieux alliés, sont tombés et en Tunisie ils n’en mènent pas large devant un torrent populaire qui gonfle et qui ne manquera pas de les emporter.

Article publié sur Les Débats

« Cheval au bord du précipice n’obéît plus aux rênes ». (Proverbe chinois.)


Tribune libre de Djerrad Amar

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L’Égypte au bord du chaos économique, social, culturel, identitaire avec des apprentis sorciers comme Morsi et son maître spirituel et ‘serial-criminal-fatwiseur’ Qaradawi ne lui offrant comme perspective que d’aller faire le djihad contre la Syrie, l’un des 2 ou 3 derniers bastions du nationalisme arabe auquel reste attachée envers et malgré tout la majorité de l’opinion arabe.
Il n’est pas surprenant que le peuple dans son immense majorité, les forces vives de la nation et l’armée, ayant pris la mesure de la gravité de la situation, réagissent brutalement à cette dérive mortelle …. Quel que soit le prix à payer, car il sera moins élevé que le chaos programmé.
De plus, les Égyptiens ont l’exemple vivant de la Syrie restée debout malgré l’agression criminelle de toutes les puissances occidentales et leurs valets de la région.
À mon avis, Obama le serpent à sonnettes (*), Baroso le caniche, Ban Ki Moon le ‘nobody’ et cie, peuvent toujours froncer les sourcils et aboyer, l’Égypte n’écoute plus personne.
La perte de 1,5 milliard de $ d’aide agitée par le sénile sénateur Mc Cain, ami des rats et des cannibales, c’est du pipi de chat par rapport à toutes les pertes que Morsi a fait subir à l’Égypte en 1 an de règne.
Et il suffit à l’Égypte d’aligner le prix du gaz qu’elle vend à ‘zionistan’ sur les prix du marché pour compenser cette fausse aide.
Le mouvement « Tamaroud » ne va tarder aussi à s’étendre à la Tunisie – où déjà plus de 176 000 signatures ont été récoltées pour renvoyer Ghannouchi à son expéditeur britannique – et à la Libye où Tripoli a connu ses premières et timides manifestations anti milices armées ….pour le moment.
Et comme un signe, pour ceux qui croient à la science des signes, ils se sont réuni place ou rue …. d’Alger à Tripoli.
(*) Il devrait commencer par virer ses conseillers FM pour le Moyen-Orient dont aucun n’a peut-être jamais mis les pieds dans la médina du Caire et dont les horizons sont floutés par des barbes, des gandouras, des sandales et des grillages de ‘niqab’.
Par Cheikh Si Mimoun

La tête de la fitna coupée


Tribune libre de Djerrad Amar

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Tout le monde en convient : le règne des Frères musulmans en Egypte a été une succession d’erreurs. Mais leur erreur fatale est celle d’avoir convié tous les pontifes salafistes, il y a deux semaines, à déclarer le «djihad» contre les chiites et spécialement contre la Syrie.

C’est devant une foule hystérique au stade du Caire que Mohamed Morsi, qui se voyait encore au panthéon de sa puissance, décida, dans l’aveuglement absolu, de rompre les relations diplomatiques avec Damas. Ce fut, comme l’a écrit le journaliste Hassanine Haykel, «l’erreur fatale» qui décidera l’armée à mettre fin à cette mascarade, en choisissant – ou en provoquant – le moment opportun pour écarter Morsi et suspendre toutes les institutions issues des Frères musulmans.

Une source militaire égyptienne a expliqué qu’il s’agissait, pour l’armée, de défendre avant tout la sécurité nationale que la folie des Frères musulmans au pouvoir mettait sérieusement en danger, en voulant s’attaquer à la Syrie, un pays avec lequel l’Egypte des Officiers libres scella un jour une union sacrée. Et ce n’est sans doute pas un hasard si le président syrien Bachar Al-Assad a été le premier chef d’Etat à se réjouir de l’intervention de l’armée en Egypte, en prédisant dans une déclaration officielle «la fin de l’islam politique».

Ce qui vient de se passer en Egypte est un événement historique qui, et c’est le plus important, ne va pas manquer d’entraîner des changements en série dans tout l’espace arabe. Il sonne le glas de ce macabre «printemps arabe» qui a été vendu aux Arabes par le petit émirat du Qatar, à travers son canal de propagande Al Jazeera et son lugubre prédicateur Youssef Al-Qaradawi et son Union mondiale des oulémas, appuyés par Ankara, Paris, Washington et Tel-Aviv, qui projetaient d’implanter des filières de la conférée islamiste dans tout les pays arabes.

Le plan avait commencé à bien marcher mais, au grand dam de ses promoteurs, il a échoué en Syrie. Moins de quinze jours après la chute du potentat Hamad Ben Khalifa au Qatar et son compradore de cousin, Hamad Ben Jassem, suivi aussitôt de l’expulsion, jamais démentie, d’Al-Qaradawi, le régime islamiste en Egypte s’effondre comme un château de cartes, sous la malédiction syrienne, qui va bientôt poursuivre la Tunisie, où un autre mouvement «rebelle», inspiré du modèle égyptien, vient de voir le jour pour faire payer à ces «maudits Frères» d’Ennahda leur pêché capital, celui d’avoir été les premiers à inviter les faux amis de la Syrie.

Par R. Mahmoudi

 

Sahel: l’armée algérienne abat un drone au Nord-Mali


Soldats de l’armée algérienne. Depuis quelques temps, l’armée algérienne a dépêché d’importants renforts militaires aux frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie pour parer à toute infiltration terroriste transnationale. Cette armée étudie minutieusement depuis 2003 les réactions des armées serbe, irakienne, libyenne et syrienne au cours des conflits ayant affecté les Balkans, le Caucase et la région du Proche-Orient pour en tirer "des leçons"…
Soldats de l’armée algérienne. Depuis quelques temps, l’armée algérienne a dépêché d’importants renforts militaires aux frontières avec le Mali, la Libye et la Tunisie pour parer à toute infiltration terroriste transnationale. Cette armée étudie minutieusement depuis 2003 les réactions des armées serbe, irakienne, libyenne et syrienne au cours des conflits ayant affecté les Balkans, le Caucase et la région du Proche-Orient pour en tirer « des leçons »…

Selon des indications recueillies et des informations rapportées par le quotidien arabophone algérien Ennahar,  une unité de l’armée algérienne stationnée dans l’extrême Sud de l’Algérie a abattu dans la nuit du vendredi 28 juin 2013 un drone non identifié au dessus du territoire malien.

D’après les mêmes sources, le drone abattu par la DCA algérienne se serait trop rapproché des frontières algériennes en « émettant des signaux électromagnétiques qualifiées d’hostiles, visant selon toute vraisemblance à sonder le dispositif de guerre électronique de l’armée algérienne » à la frontière avec le Mali.

Le drone a été détecté par des moyens électroniques, très probablement avec l’aide d’un avion spécialisé dans la guerre électronique  et son approche offensive a déterminé sa destruction par l’armée algérienne.

Le drone dont on prend bien soin de ne pas préciser la nationalité, a été neutralisé au-dessus du territoire malien à 130 kilomètres de la localité algérienne de Timiaouine, située sur la bande frontalière entre les deux pays.

Aussitôt le drone abattu (aucune précision sur le type d’arme utilisée mais nos sources écartent l’usage d’un système Pantsir-1 et ont encore été moins loquaces sur le type du drone ciblé), des commandos spécialisés dans la lutte anti-terroriste ont rapidement pénétré en territoire malien et sécurisé le site du crash de l’appareil  sur un périmètre de 15 kilomètres. L’épave et les débris du drone abattu ont été récupérés par une unité spéciale et ramenés en Algérie où un avion de transport militaire les attendait pour une direction inconnue.

Depuis quelques années, l’armée algérienne, rendue de plus en plus nerveuse par un encerclement stratégique du pays coïncidant avec une période politique sensible,  focalise ses efforts dans la guerre électronique et les techniques de contre-mesures électromagnétiques et ce, après avoir étudié de près les causes de la faillite de certaines armées de la région dans des conflits récents.

Peu avant l’intervention de la France au Mali, de grandes pressions internationales ont été exercés sur Alger pour qu’il envoie son armée chez son voisin du Sud pourchasser les groupes terroristes. Mais les Algériens ont refusé toute intervention de leur armée en dehors de leurs frontières.

Il y a quelques mois, l’armée algérienne a fait savoir au précédant  ministre tunisien de l’intérieur Ali Laarayedh via un interlocuteur civil que si la Tunisie ne passait pas à l’action contre les maquis islamistes implantés à Djebel Chaambi dans la localité de Kasserine, il n’était pas du tout exclu que l’armée algérienne intervienne en profondeur sur le sol tunisien.  Le ministre Algérien chargé de transmettre ce message a souligné qu’en général l’Algérie est un pays pacifique mais qu’en cas de montée en puissance des menaces terroristes, un recours à des moyens peu orthodoxes est toujours possible.

Enfin, une grande partie du haut commandement de l’armée algérienne regrette aujourd’hui le fait de ne pas avoir intervenu en Libye et prendre Tripoli au cours de la guerre civile ayant secoué ce pays en 2011.  Cela aurait pu empêcher la création dans le Sud libyen autour de la passe du Salvador d’un Etat de facto  dirigé aujourd’hui par le chef de guerre Algérien Mokhtar Belmokhtar!

http://strategika51.wordpress.com/2013/07/01/sahel-larmee-algerienne-abat-un-drone-au-nord-mali/

Enfin, la vérité sur le printemps arabe (Vidéo)


hamad-ibn-khalifa-al-thani-et-sarkozy-qatar_194Et si la chute de la Tunisie était un objectif pour détruire la Libye ?
Ce document vidéo de est d’une importance capitale pour ceux qui n’ont pas encore compris les « révolutions » arabes. On se demande alors si la Tunisie n’était pas la victime collatérale d’un plan néocolonialiste beaucoup plus large.

Fin 2008, un accord entre la North Global Oil And Gas Compagny – dont le patron est Ziad Takieddine , agissant au nom de la Libye- et le géant Total, portant sur l’exploitation du gisement pétrolier libyen NC7. Ce devait être sans doute l’une des promesses de Kadhafi à Sarkozy, à la suite de la visite du guide libyen en France en décembre 2007. Le contrat a été signé entre Total et la North Global Oil And Gas Compagny, qui cède au groupe français 100% de ses droits d’exploitation pour un montant de 140 millions de dollars.

Cheikh Hamad a convaincu Sarkozy de faire la guerre contre la Libye

Mais dès 2009, le Qatar s’ingère dans cet accord bilatéral entre la France et la Libye. Autrement dit, ce que cet émirat s’est vu refuser par Kadhafi, il va essayer de l’obtenir par « l’ami » Sarkozy, via le groupe Total. Avec ses pratiques mafieuses et faisant intervenir ses réseaux d’influence et de corruption, le Qatar va réussir à racheter à Total une partie des droits d’exploitation du gisement libyen NC7. Furieux en l’apprenant, Kadhafi menace de rompre tout accord avec Total. C’est à partir de ce moment-là que Sarkozy, sous l’influence pernicieuse de son bien généreux ami cheikh Hamad, va penser à la déstabilisation du colonel Kadhafi, comme au bon vieux temps des « révolutions » et des coups d’Etat en Afrique. La France sarkozienne venait justement de réussir son intervention « humanitaire » en Côte d’Ivoire, pour déloger Laurent Gbagbo et imposer Ouattara. Selon Ziad Takieddine, « C’est l’émir du Qatar qui a poussé Sarkozy à faire la guerre contre la Libye » Tunisie-Secret

http://www.tunisie-secret.com/Enfin-la-verite-sur-le-printemps-arabe-Video_a326.html

La Russie et l’Europe face au « printemps arabe »


syrian-supporters-of-president-bashar-assad-rally-in-damascus-dataDébut janvier 2011, alors que l’étincelle allumée par les événements de Tunisie commençait à provoquer les premiers incendies en Égypte, au Yémen et au Bahreïn, un ambassadeur d’un pays européen me prit à part lors d’une réception diplomatique et me demanda, en triturant un bouton de ma veste : « Pourquoi la Tunisie ? ».

Son visage exprimait une perplexité sincère face à la logique perfide d’une Histoire qui refusait de distinguer les « bons » dictateurs des « mauvais ». À vrai dire, j’ai moi-même du mal à comprendre, aujourd’hui encore, pour quelle raison le tsunami qui allait rapidement recouvrir une bonne moitié du monde arabe est né précisément en Tunisie, un pays tout à fait pro-occidental et relativement prospère à en juger par ses principaux indicateurs.

Ce qui nous conduit à une réflexion à première vue banale mais, en réalité, fondamentale. Le « printemps arabe », rapidement rebaptisé « automne » puis « hiver » arabe, est un phénomène imprévisible par nature. Il obéit à ses propres règles, qui échappent parfois à l’analyse. L’irruption de la démocratie au Proche-Orient a pris tout le monde par surprise, de la même façon que les fortes chutes de neige enregistrées à Jérusalem cette année-là. À priori, chacun savait que cela pouvait se produire ; mais les personnes et organisations compétentes, y compris les services météorologiques et diplomatiques, se sont montrées incapables de prédire que des congères allaient temporairement paralyser toute activité.

En Occident, le « printemps arabe » a été perçu comme une victoire de la démocratie ; en Russie, comme une victoire de l’Occident

En deux ans, le « printemps arabe » a apporté de nombreuses surprises. La plus importante d’entre elles, mais pas la seule, est l’arrivée en force des islamistes sur la scène politique. En Égypte, déjouant tous les pronostics, ils ont réussi avec une facilité déconcertante à écarter du pouvoir les militaires et à faire adopter par référendum une constitution fondée sur la charia. S’ils remportent les prochaines élections législatives – ce qui est très probable – , il faudra admettre que les islamistes se sont fermement installés au pouvoir au Caire, et donc dans le monde arabe dans son ensemble.

Tâchons d’y voir plus clair…

Le « printemps arabe » n’a pas suscité la même interprétation à Moscou et dans les chancelleries occidentales. En Occident, il a été perçu comme une victoire de la démocratie ; en Russie, comme une victoire de l’Occident. C’est compréhensible : depuis la fin de la Guerre froide, l’Occident et la Russie jouent des rôles distincts dans le processus de reformatage du monde : schématiquement, l’Occident « démocratise » et la Russie « se fait démocratiser ». D’où des réactions fort différentes aux événements complexes du « printemps arabe » par l’éclatement, dans les pays frontaliers, de « révolutions de couleur » soutenues plus ou moins ouvertement par des forces extérieures. C’est pourquoi dès mars 2011, après le début de l’intervention armée de l’OTAN en Libye, la Russie s’est fermement prononcée contre toute tentative d’imposer la démocratie par la force, y voyant non seulement la manifestation d’une concurrence déloyale sur les marchés du Proche-Orient mais aussi une nouvelle illustration des « doubles standards » qui compromettent le choix démocratique en tant que tel.

Le « printemps arabe »
Le « printemps arabe »

Dès les premiers frémissements du « printemps arabe », la Russie a affirmé que le dialogue était le seul moyen acceptable de régler les conflits. Plus que cela : avant les excès de la guerre civile en Libye, la direction (et à fortiori l’opinion publique) russe souhaitait éviter tout conflit avec l’Occident sur une question aussi délicate que la transformation démocratique du Proche-Orient. De même que la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Allemagne, la Russie s’est abstenue lors du vote de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’établissement d’une « zone d’exclusion aérienne » en Libye. Mais l’Amérique étant sur le point d’entrer en campagne électorale, Barack Obama avait besoin d’un succès rapide et indiscutable au Proche-Orient. Quant aux Européens, aspirés dans cette situation moralement contestable, ils ont vu resurgir leurs vieux réflexes colonialistes datant de la lutte pour le pétrole de la Cyrénaïque. Résultat : la Libye a eu droit à une guerre civile de grande ampleur doublée d’une intervention extérieure, et la Russie a dû fermement mettre les points sur les « i » et faire part de son refus catégorique de voir un changement de régime se produire suite à une ingérence étrangère.

Les Européens, comme le cas libyen l’a récemment illustré de manière éclatante, font souvent passer les considérations relatives à leur responsabilité internationale

Le fait qu’à l’automne 2011 la Russie soit à son tour entrée dans un cycle électoral a également influé son attitude. Les enjeux de sa polémique avec l’Occident et avec son opposition intérieure ont augmenté. Dans un article programmatique intitulé « La Russie est un monde qui change », Vladimir Poutine commença par rappeller que les sympathies des citoyens russes allaient à ceux qui luttaient pour des réformes démocratiques, avant de critiquer avec virulence le soutien offert par la coalition occidentale à l’une des parties au conflit libyen. Condamnant le meurtre « même pas moyenâgeux, quasiment préhistorique, de Kadhafi », il a durement mis en garde l’Occident contre une « continuation de la déstabilisation du système de sécurité internationale dans son ensemble » qui, selon lui, ne manquerait pas de se produire en cas d’ingérence militaire en Syrie sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU.

Comme on pouvait s’y attendre, cet exposé abrupt de la posture russe, tout à fait dans l’esprit du « discours de Munich » en 2007, a provoqué des réactions nerveuses à l’extérieur comme à l’intérieur du pays (de la part des membres d’obédience libérale de la « classe créative » russe). La Russie de Poutine, déplorait-on, refusait une fois de plus de prendre place aux côtés de la communauté démocratique. Il était pourtant évident que la « Russie de Poutine » n’allait pas se ranger à des décisions prises sans qu’elle ait eu son mot à dire. Bien sûr, il serait partiel, voire hypocrite, de présenter le rapport de Moscou au « printemps arabe » exclusivement comme une réaction aux « doubles standards » pratiqués par l’Occident. De même que l’Occident, la Russie s’est très pragmatiquement adaptée à l’évolution de la situation, cherchant surtout à ne pas perdre prise alors que les événements s’enchaînaient à grande vitesse. Mais il faut souligner que ce pragmatisme ne l’a pas empêchée de toujours respecter une hiérarchie relativement nette de ses objectifs.

En Libye
En Libye

Concernant le « printemps arabe », ces priorités se répartissent en trois niveaux distincts :

  • Le niveau global : la Russie détient une part de responsabilité pour la préservation de la sécurité globale et régionale du fait de son statut de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et de sa participation au « Quartet » pour le Proche-Orient et aux négociations « 5+1 » avec l’Iran ;
  • Le niveau régional : la Russie souhaite protéger ses intérêts historiques dans la région et conserver des relations développées avec les pays arabes et Israël dans les domaines politique, commercial et économique, militaro-technique, culturel et humanitaire ;
  • Le « troisième panier » : la Russie soutient les réformes démocratiques dans le monde arabe, vues comme un élément du processus global de la démocratisation des États souverains.

On peut facilement constater que les autres grands acteurs internationaux – États-Unis, Union européenne, Chine – élaborent eux aussi leur politique étrangère en fonction de ces mêmes groupes de priorités, même s’ils les interprètent et les hiérarchisent différemment. Par exemple, pour les Américains, la démocratie et les droits de l’homme (le « troisième panier ») sont généralement prioritaires non seulement par rapport à la souveraineté des États mais aussi, parfois, par rapport à la responsabilité globale de Washington. Les Européens, comme le cas libyen l’a récemment illustré de manière éclatante, font souvent passer les considérations relatives à leur responsabilité internationale. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, cet impératif de la réflexion géopolitique datant de l’époque soviétique a poussé les pays occidentaux à considérer notre position comme relevant de l’obstructionnisme par rapport à leur politique. Sans doute estimaient-ils qu’eu égard à ses incontestables problèmes internes, à ses réformes inachevées et à la réduction drastique de sa présence militaro-stratégique dans le monde, la Russie allait se montrer plus coopérative. Mais nous avons suivi notre propre voie, refusant de nous impliquer dans ses actions susceptibles de provoquer des changements de régime. Moscou a appelé à un respect inconditionnel de la souveraineté des États, à la non-ingérence et au règlement des conflits par le dialogue. Cette attitude a été interprétée par les autres acteurs d’abord comme la résurgence d’une logique néo-impériale, puis – en Syrie – comme une tentative de conserver à tout prix la mainmise russe sur le marché de l’armement.

Lutte armée en Syrie
Lutte armée en Syrie

Cependant, c’est grâce à la détermination russe que la situation, spécialement en Syrie, a pu rester dans les limites de la rationalité. On peut même prendre le risque d’affirmer que l’ « opposition constructive » incarnée par la Russie et la Chine a apporté une qualité nouvelle aux interactions collectives dans les affaires de la région. Les débats du Conseil de sécurité et les polémiques avec les représentants de diverses fractions de l’opposition syrienne ont constitué autant de pas concrets faits dans la direction d’une démocratisation des relations internationales.

Viribus Unitis

Puisqu’ils font des interprétations différentes des problèmes qui surgissent au fur et à mesure du déroulement du « printemps arabe », les acteurs extérieurs agissent toujours séparément – et, le plus souvent, en se faisant concurrence. Non seulement ce manque de coordination complique et repousse le règlement des conflits mais, en plus, crée un contexte favorable à la montée en puissance des extrémistes de tout poil – des djihadistes rejetant les valeurs de la « civilisation occidentale corrompue » aux activistes d’Al-Qaïda, désireux d’instaurer un califat islamique mondial.

Prenons le cas de la Syrie. Dans ce pays, c’est la « classe créative » qui s’oppose politiquement au régime de Bachar el-Assad, mais les opérations militaires sont conduites par un conglomérat hétéroclite dominé par les islamistes. Dans le contexte extrêmement tendu de la guerre civile, Assad avait paru satisfaire les exigences de l’opposition concernant la démocratisation du pays, et avait clairement indiqué qu’il était prêt à entamer un dialogue de grande ampleur fondé sur la plate-forme définie dans le communiqué de Genève. Mais étant donné la force d’inertie de la lutte armée en Syrie et l’entrelacement des intérêts des islamistes des pays voisins, on ne voit guère poindre à l’horizon un règlement de crise centré sur la préservation de la sécurité régionale et mondiale.

Lutte armée en Syrie
Lutte armée en Syrie

Par quels facteurs l’expliquer ? Peut-être par le fait que ceux qui instrumentalisent la démocratie et les droits de l’homme à des fins politiques refusent d’attribuer le rôle du « pécheur repenti » à Assad, de même qu’à d’autres symboles du passé soviétique. Peut-être, plus simplement, par le fait que l’opposition syrienne – qui considère dans sa majorité les slogans démocratiques comme rien de plus qu’une obligation conjonctuelle – joue efficacement des divergences existant entre les acteurs extérieurs…

Si ces questions paraissent tout à fait rhétoriques, leurs enjeux sont cependant cruciaux. Après avoir patiné en Libye, le « printemps arabe » s’est retrouvé, en Syrie, à la croisée des chemins. Il est évident que la suite des événements dépend largement de la façon dont le conflit sera réglé dans ce pays clé. Se dirige-t-on vers un scénario
« yéménite », ouvrant la voie à un changement de régime dans la douceur, ou va-t-on assister à la répétition du modèle libyen, qui s’est accompagné, entre autres, de l’assassinat de l’ambassadeur américain à Tripoli et d’une « piste libyenne » dans la prise d’otages perpétrée par des islamistes maliens en Algérie ?

Une chose est sûre : le renversement d’Assad (avec la participation directe ou indirecte de forces étrangères) faciliterait sensiblement la tâche des extrémistes qui aspirent à une « talibanisation » du Proche-Orient. Inversement, l’absence d’ingérence étrangère dans les affaires syriennes contribuerait au maintien de la situation dans le champ du droit international et pourrait permettre de rationaliser la transition de la région de l’autoritarisme à la démocratie.

Mais pour faire la bon choix, les acteurs extérieurs doivent repenser fondamentalement leur approche des événements se produisant dans le cadre du « printemps arabe ». Il est impératif d’élaborer un programme collectif constructif visant à résoudre les problèmes stratégiques, au premier rang desquels les deux principales menaces susceptibles à court terme non seulement de déstabiliser la situation au Grand Moyen-Orient mais aussi d’en faire l’épicentre d’un conflit de civilisations.
Voici les buts qui doivent absolument être atteints.

Premièrement. Empêcher Israël de frapper l’Iran.

La probabilité de l’emploi de la force contre le « régime des ayatollahs » augmente chaque jour. À l’automne dernier, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré, à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU, que le programme nucléaire iranien atteindrait le « point de non-retour » au printemps 2013, et prévenu que si les ambitions nucléaires de Téhéran n’étaient pas rapidement contenues, Israël se réservait le droit d’agir seul. Il ne s’agit pas d’une rodomontade rhétorique, mais d’un avertissement très clair, lancé au plus haut niveau possible.

L’affaiblissement de la droite israélienne à la suite des élections législatives de janvier a réduit le risque du recours à la force contre l’Iran, mais n’a pas suffi à le faire disparaître.

Une chose est sûre : le renversement d’Assad (avec la participation directe ou indirecte de forces étrangères) faciliterait sensiblement la tâche des extrémistes qui aspirent à une « talibanisation » du Proche-Orient

On peut s’étonner de voir un État nucléaire n’ayant pas signé le TNP menacer un État qui, lui, est partie au TNP et dont les sites se trouvent sous le contrôle de l’AIEA. Mais pour être irrationnelle, la situation n’en est pas moins dangereuse. Il apparaît clairement que les Iraniens ont l’intention de conduire leur programme nucléaire jusqu’à « minuit moins cinq ». À leurs yeux, c’est le seul moyen de garantir leur souveraineté. Or Israël n’est pas prêt à coexister avec un Iran nucléaire – un pays dont les dirigeants ont à de multiples reprises appelé à la destruction de l’État hébreu. Résultat : la confrontation israélo-iranienne constitue un sujet de préoccupation de premier ordre pour le monde entier. Une déflagration risquerait de provoquer une réaction en chaîne et une explosion majeure.

ONU-Reunion-CSLes États-Unis et l’Union européenne ont adopté contre l’Iran des sanctions sans précédent, qui ont déjà commencé à produire leur effet (à la fin de l’année 2012, les exportations de pétrole de Téhéran avaient chuté de 40%). Mais jusqu’à présent, cette ligne n’a apporté aucun résultat politique. La combinaison des sanctions et de la menace d’une frappe sur les sites nucléaires n’a fait que rassembler les Iraniens autour du régime. De plus, dans cette guerre des nerfs, il arrive que les Iraniens prennent le dessus sur leurs adversaires, grâce au large soutien dont leur droit à l’atome bénéficie au sein du monde musulman et du Mouvement des non-alignés (une instance dont l’Iran a pris la présidence en 2012).

La situation paraît bloquée. Trop d’ambiguïtés, certaines constructives, d’autres beaucoup moins, se sont accumulées dans le domaine de la dissuasion, si bien qu’il paraît impossible d’espérer résoudre dans ce cadre le probème posé par le programme nucléaire iranien.

Il faut également tenir compte des changements qui semblent s’annoncer dans l’équilibre des forces au Proche-Orient, liés, entre autres, à l’activisme régional de l’Arabie saoudite et des pays du Golfe persique, où les positions anti-iraniennes et anti-chiites sont traditionellement fortes. Ce facteur engendre des manœuvres dangereuses et à courte vue, reposant sur le calcul que les sunnites pourraient soutenir le recours à la force contre l’Iran. Il s’agit d’une illusion inquiétante mais tout à fait caractéristique d’une perception superficielle qui s’est formée autour de l’Iran.

Pour conserver la situation sous contrôle, une approche double s’impose : il convient, parallèlement aux négociations « 5 + 1 » (auxquelles on pourrait convier la Turquie ou un représentant de la Ligue arabe), d’élaborer une position commune résolument opposée à un règlement du problème par la force ; il faut aussi, dans le même temps, fournir à Israël comme à l’Iran des garanties internationales visant à apaiser leurs craintes. On pourrait, de cette façon, obtenir davantage de temps pour élaborer un règlement définitif des questions posées par la prolifération nucléaire au Proche-Orient, conformément aux exigences du TNP.

Deuxièmement. Aider les Palestiniens et Israël à relancer le processus de paix sur la base d’une solution à deux États.

C’est le deuxième problème le plus important de la région. Là aussi, des actions immédiates des pays de la zone et de la communauté internationale s’imposent. Les islamistes parvenus au pouvoir grâce au « printemps arabe » vont-ils respecter les accords de paix que leurs prédécesseurs ont passés avec Israël, y compris les arrangements informels ? C’est une question essentielle. Le problème palestinien se trouve au coeur de la conscience nationale des Arabes en général et spécialement des groupes et partis islamistes. Sa résolution est vue comme un objectif commun à toute la nation arabe, susceptible sous certaines conditions d’unir le monde arabe – sunnite et chiite – autour de l’hostilité envers Israël. Il y a là une menace réelle, même si elle n’est peut-être pas immédiate. Mais l’évolution du positionnement des Arabes vis-à-vis du dossier israélo-palestinien constituera également un révélateur de la capacité de la région à évoluer vers une communauté de nations démocratiques. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, les processus enclenchés par le « printemps arabe » sont susceptibles d’aboutir à une résolution heureuse de ce conflit. Citons la fin relativement rapide, et obtenue sans qu’aucune partie ne perde face, de l’opération « Pilier de défense », grâce à une médiation efficace de l’Égypte islamiste ; la tendance à l’adoucissement du blocus de la bande de Gaza, où le leader du Hamas Khaled Mechaal a pu effectuer une visite pour la première fois ; ou encore la réaction plutôt pondérée d’Israël à l’attribution à la Palestine du statut d’État observateur auprès de l’ONU.

Le problème palestinien se trouve au cœur de la conscience nationale des Arabes en général et spécialement des groupes et partis islamistes

Globalement, il semble que des mécanismes jusqu’alors dissimulés aux regards indiscrets ont été actionnés. La nouvelle administration Obama envoie des signaux encourageants ; les Français s’apprêtent, à présent que les élections législatives israéliennes sont passées, à rendre publique leur propre initiative pour le Proche-Orient ; en Israël même, Ehoud Barak, Shaul Mofaz et, tout récemment, Tzipi Livni ont appelé à un déblocage rapide du processus de paix.

Bien entendu, cela ne signifie pas que le nouveau cabinet Nétanyahou infléchira l’approche radicale du précédent gouvernement de droite à l’égard de la question des constructions de logements dans les implantations – une question qui bloque toute relance des négociations israélo-palestiniennes. Mais, historiquement, les grandes percées du processus de paix au Proche-Orient (le voyage de Sadate à Jérusalem, les accords d’Oslo) ont toujours paru surgir de nulle part, de façon absolument inattendue – en tout cas, pour le grand public. En réalité, ces progrès sont, chaque fois, venus couronner un travail discret de longue haleine mené par des experts et des dirigeants politiques ayant bien saisi l’air du temps.

La situation actuelle est comparable. Le nouveau statut de la Palestine pose la question des frontières de l’État palestinien. D’un point de vue politique, continuer d’aller de l’avant est la seule option possible, car en l’absence de progrès dans le processus de discussion israélo-palestinien, la région risque fort de connaître une nouvelle phase de radicalisation. Certaines conditions subjectives sont également réunies : le match nul politique par lequel s’est achevée l’opération « Pilier de défense » rappelle fort la situation qui prévalait après la guerre de 1973, dont Kissinger a brillamment tiré profit pour lancer un processus qui finit par aboutir aux accords de Camp David et à un traité de paix entre Israël et l’Égypte.

Pour résumer, la diplomatie a une chance réelle de l’emporter au Proche-Orient, à condition que les puissances régionales se consacrent ensemble à la recherche d’une solution. L’objectif principal aujourd’hui consiste à mettre en évidence les paramètres d’une entente potentielle. La Ligue arabe s’est dite prête à passer un accord avec l’État hébreu sur la base de l’initiative saoudienne, dont il faut souligner qu’Israël ne l’a pas rejetée en bloc. Pour les Palestiniens (y compris le Hamas), il est fondamental de faire en sorte que leur État dispose de frontières légitimes. Dans ce contexte, on ne peut pas exclure que le nouveau cabinet israélien juge qu’il est dans son intérêt de chercher à élaborer un accord sur les frontières en échange de garanties de sécurité de la part des Palestiniens et du monde arabe dans son ensemble.

Le document de base pour des négociations selon la formule « la paix en échange des terroristes » existe déjà. Il s’agit de la « feuille de route » de 2003, amendée de façon à intégrer l’ « évolution de la situation sur le terrain » et, possiblement, l’initiative de paix saoudienne. Il existe également une instance de négociation créée suite à l’élaboration de la « feuille de route » : le Quartet international, auquel il serait logique d’intégrer plusieurs puissances régionales comme l’Égypte, l’Arabie saoudite et la Turquie. Ce Quartet élargi pourrait également fournir un cadre à la discussion sur le statut définitif de Jérusalem, le droit au retour ou les questions de sécurité.

Une seule réserve : pour qu’un scénario aussi optimiste voie le jour, il est nécessaire que les acteurs régionaux et internationaux procèdent à une transformation radicale de leur approche et se réorientent vers des objectifs généraux, au premier rang desquels l’incorporation harmonieuse et organique du Proche-Orient dans la communauté mondiale des nations démocratiques.

Car l’ère du bon sens doit bien finir par survenir un jour dans cette région. Quand allons-nous comprendre que cette contrée qui a tant souffert peut et doit passer d’une zone d’hostilité et de conflit à une plate-forme de construction d’un monde plus juste et plus sûr ? Car l’autre terme de l’alternative est connu : c’est le conflit des civilisations. Le virus du djihadisme a déjà sa tâche destructrice. Seuls les efforts communs permettront de l’arrêter. Viribus unitis.

Piotr Stegni, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, membre du Conseil russe pour les affaires internationales (RSMD)

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La Syrie portera plainte contre la Tunisie devant le Tribunal de la Haye


syrie-tunisieC’est le journal syrien « Al-Watan » qui l’a annoncé hier 17 juin : la Syrie a constitué des dossiers à charge contre le gouvernement tunisien qu’elle va porter devant le Conseil de Sécurité de l’ONU et devant la Cour Internationale de Justice (CIJ). Principaux accusés, Rached Ghannouchi et Moncef Marzouki. Le premier pour avoir organisé l’expédition de jeunes Tunisiens en Syrie, le second pour avoir laissé faire cette opération criminelle pour plaire aux Qataris.

Soutenu par des juristes et des enquêteurs occidentaux indépendants, le gouvernement syrien a pu constituer un dossier accablant contre la Troïka au pouvoir et plus particulièrement contre la section des Frères musulmans en Tunisie, le mouvement Ennahda.

Ce dossier est principalement constitué par les témoignages des dizaines de terroristes tunisiens arrêtés en Syrie, par les plaintes des familles syriennes dont ces terroristes ont massacré leurs proches et pillé leurs maisons, par des documents ultra-secrets qui prouvent l’implication directe des autorités tunisiennes, politiques, policières et douanières, et même par les plaintes de deux familles tunisiennes dont les enfants ont été tués par l’armée arabe syrienne et dont nous ne révèlerons pas les noms pour des raisons faciles à deviner.

Deux experts Allemands qui ont contribué à la constitution de ce dossier ont déclarés qu’au-delà des meurtres et des pillages, qui relèvent du simple droit pénal, la somme des affaires collectées pourrait en revanche relever du crime contre l’Humanité. C’est la raison pour laquelle le gouvernement syrien s’adressera d’abord à la Cour Internationale de Justice (CIJ), dont le siège est à la Haye et qui constitue le principal organe judiciaire des Nations Unies.

C’est plus exactement par le biais de la Russie, qui est membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, que les Syriens comptent présenter à cette instance le dossier, qui sera aussi appuyé par la Chine, autre membre du Conseil de Sécurité. Avec ces deux alliés de taille, l’instauration d’un Tribunal Pénal International, à l’instar de l’ex-Yougoslavie ou du Liban, pourrait voir le jour pour juger certaines personnalités politiques tunisiennes, dont Rached Ghannouchi et Moncef Marzouki.

Toujours selon « Al-Watan », le même dossier a été constitué contre le gouvernement turc, qui n’est par contre pas concerné par les crimes contre l’humanité, puisque les Syriens n’ont pas arrêtés des terroristes de nationalité turque. L’implication du gouvernement turc se limiterai au soutien logistique aux terroristes en assurant leur transfert jusqu’aux frontières turco-syriennes.

Tunisie-Secret a déjà révélé plusieurs fois le degré d’implication de la Tunisie dans l’exportation des terroristes tunisiens vers la Syrie. Preuves à l’appui, nous avons démontré l’implication de Rached Ghannouchi en personne, qui a confié cette mission criminelle à Saïd Ferjani, l’homme de l’ombre. C’est ce dernier qui a coordonné toute l’opération avec l’un des anciens proches collaborateurs de Ben Laden, le terroriste libyen Abdelhakim Belhadj.

L’ancien terroriste Habib Ellouze, qui est aujourd’hui membre de l’Assemblée constituante, et l’obscurantiste Adel Almi, ont donné des consignes pour que leurs imams dans les différentes mosquées du territoire tunisien se chargent de l’endoctrinement et du recrutement des futures djihadistes. Les jeunes Tunisiens qui ont été envoyé au Djihad ont été tous entrainés en Libye, soi-disant pour un stage d’étude coranique, avant de prendre l’avion vers la Turquie. Toute cette opération qui s’est étalée sur plus d’une année a été financée par des fonds saoudiens et qataris.

Degré supérieur de l’abjection, parmi ces centaines de jeunes envoyés en Syrie avec leur consentement ou par ruse, il y avait un jeune handicapé qui s’appelle Hamza Iqbal. Selon son frère Mohamed, il ne pouvait pas porter une arme mais servir lui-même de chaire à canon pour un attentat suicide.Tunisie-Secret.com

Karim Zmerli

Témoignage des parents des terroristes Tunisiens emprisonnés en Syrie.

 

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Tunisie : selon un ancien officier français, les snipers étaient des mercenaires étrangers


sniper-tunisie1C’est un journaliste français qui a recueilli ce témoignage d’un ancien officier français et qui l’a révélé depuis deux ans, mais personne n’y avait prêté attention : les snipers étrangers n’étaient pas une désinformation mais une bien sinistre réalité. Ils étaient en mission commandée et ils ont tiré sur les manifestants pour créer une situation incontrôlable et irréversible. Comme nous l’avons déjà révélé nous-mêmes il y a quelque temps, certains de ces mercenaires ont été recrutés par le Qatar, qui a procédé de la même manière en Egypte. Olivier Piot, qui a travaillé pour « Le Monde Diplomatique » et qui a été l’un des rares journalistes étrangers à couvrir les événements sur le terrain, a été témoin d’une scène d’une extrême importance : le départ précipité de l’aéroport de Tunis-Carthage des mercenaires qui ont assassiné nos enfants. A côté de lui à l’aéroport, Pierre H. un ancien officier de l’armée française, qui se trouvait « tout à fait par hasard » en Tunisie et qui lui a confirmé qu’il s’agit bel et bien de mercenaires. Voici son récit qui a déjà été publié dans « Le Monde Diplomatique » en janvier 2011.

Depuis plusieurs jours, les médias et Internet parlent de ces snipers aperçus à Thala, Kasserine et Douz. Des images ont circulé sur Facebook, floues, imprécises. Postés sur les terrasses des immeubles, ces tireurs seraient à l’origine de nombreuses morts parmi les jeunes manifestants. La nouvelle a largement contribué à la révolte des Tunisiens face à la répression policière qui sévit dans le pays depuis plusieurs jours.

Des rumeurs ? 9 h 40, jeudi 13 janvier, devant l’entrée de l’aéroport de Tunis-Carthage. Depuis la fin du couvre-feu, les taxis déposent ici les flots de touristes et d’hommes d’affaires qui souhaitent quitter le pays. Trois 4×4 gris métallisé, vitres teintées, viennent tout juste de se ranger devant la porte principale. Brusquement, au pas de course, une dizaine de militaires en tenue de camouflage, veste jaune fluo, sortent de l’aéroport. Equipés de longues mallettes noires et de petites valises grises, ils s’engouffrent dans les 4×4 qui partent en trombe. Maîtrisée, la scène a duré moins d’une minute.

A l’intérieur, les visages anxieux des voyageurs sont tournés vers le panneau d’affichage. Le vol Air France de 9 heures a été annulé, ceux de Tunis Air sont incertains. Au bar du niveau des arrivées, Pierre H. attend des « collègues » qui doivent venir le chercher. Il débarque de Paris et vient pour affaires. Cet ancien officier de l’armée française, la soixantaine, préfère ne pas en dire plus sur son activité professionnelle. En revanche, il s’amuse du groupe de militaires qu’il vient de voir traverser le hall de l’aéroport.

« Sûrement d’Afrique du Sud, indique-t-il sans hésiter. Ces mallettes, je les connais bien. Fusils pour snipers. Les petites grises, c’est pour les munitions. »Pourquoi l’Afrique du Sud ? « Vous avez vu leurs têtes ? Tous blancs. Ce sont des mercenaires formés là-bas. Tarif : de 1 000 à 1 500 dollars par jour. »
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Olivier Piot, grand reporter pour Le Monde Diplomatique, Géo, Ulysse, National Geographic, et auteur de «La Révolution tunisienne: Dix jours qui ébranlèrent le monde arabe», éditions Les Petits Matins, mars 2011.

 

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Le remodelage de l’Europe centrale et l’Europe de l’Est. Partie II


Lire la première partie de l’article ici :

1. Création d’un nouveau pôle de puissance

Tout a commencé en Juillet 2001, lorsque Jiang Zemin et Vladimir Poutine ont signé le Traité de bon voisinage et de coopération fraternelle entre la Fédération de Russie et la Chine (FCT). Par ce traité, le Japon, l’UE et les Etats-Unis n’ont été définis que comme trois grandes puissances économiques rivales qui disposaient d’une main-d’œuvre qualifiée et avaient accès au capital financier. Le traité consacrait la décision de la Russie et de la Chine de travailler ensemble, en concurrence avec les trois grandes puissances (Japon, Union européenne et Etats-Unis). Lire la suite Le remodelage de l’Europe centrale et l’Europe de l’Est. Partie II

Les relations entre les Américains et les islamistes tunisiens remontent à 2004


US-TunisieTunisie: On ne remerciera jamais Wikileaks. Dans les documents suivants, on découvre la servilité des Nahdaoui à l’égard des Américains et la naïveté de ces derniers à l’égard des islamistes. C’est sous la présidence de George W.Bush, le criminel de guerre en Irak, que les relations de maître à esclave entre certains hauts dirigeants d’Ennahda et les Services de l’ambassade américaine en Tunisie se sont renforcées. Mais elles existaient depuis le début des années 80, lorsque les Américains ont décidé d’écarter Bourguiba et de placer leurs pions islamistes, aussi bien en Tunisie qu’en Algérie. Ils ont raté leur coup en 1987, mais pas en janvier 2011. Ce qui est étonnant dans ces documents, c’est que Ben Ali était au courant des tractations islamo-impérialistes, mais il laissait faire. Pourquoi n’a-t-il pas réagi ? Pourquoi n’a-t-il pas remis en prison ces traîtres ? Pourquoi a-t-il manqué de fermeté ? Autant de questions auxquelles il va falloir un jour répondre. A la lecture de ces documents de Wikileaks, on comprend que, ce n’est pas parce qu’ils sont majoritaires ou populaires que les islamistes sont arrivés au pouvoir, mais parce qu’ils ont vendu leur âme à l’Oncle Sam. Merci aux USA d’avoir imposé ces obscurantistes à un peuple qui voulait la démocratie.

Des documents émanant de l’ambassade américaine à Tunis et faisant partie des récents documents qui ont filtré et ont été révélés récemment par wikileaks attestent des très bonnes relations entre les membres du parti islamiste tunisien Ennahda et la mission diplomatique américaine à Tunis du temps du président déchu Ben Ali. Echange de visites entre les deux parties et insistance des dirigeants d’Ennahda sur le fait qu’ils représentent l’islam modéré, ce qui est à leur avis la solution pour la démocratie dans la région et précisément en Tunisie. Mais il semble qu’il y a une grande différence entre ce que déclarent (pour la consommation locale) les Nahdaouis à propos de la politique des Etats Unis et ce que révèlent ces documents à propos de leurs cordiales relations avec eux. Le fait est que de nombreux sympathisants de ce parti écrivent sur de nombreux sites internet que le pouvoir du président déchu Ben Ali les pourchassait et les réprimait pour satisfaire à la demande des Etats-Unis qui ne veulent pas qu’ils accèdent au pouvoir bien qu’ils représentent « l’Islam modéré qui va réaliser la Justice, l’Egalité et la Démocratie ». Or, une série de télégrammes de l’ambassade américaine à Tunis démontre que les relations entre le parti islamiste et l’ambassade américaine étaient très étroites.

Selon ces documents, l’intérêt américain pour les faits et gestes des islamistes était permanent et les fonctionnaires de l’ambassade ne rataient jamais une occasion pour demander à leurs hôtes tunisiens des informations sur les activistes islamistes sur la scène politique ainsi que sur leur force réelle sur le terrain et la réalité de leurs projets.
Dans un document en date du 23 mai 2006, traitant de la situation dans le pays après les élections municipales tenues au début du même mois, un membre du parti Ettajdid (ancien parti communiste) a affirmé que le parti Ennahda demeure actif en marge de l’opposition et il vise tout particulièrement les jeunes fréquentant les mosquées. L’ambassadeur américain William Hudson, auteur du télégramme, écrit « que l’opposition laïque a compris l’importance d’une telle situation et a pris contact avec les islamistes dont des membres du parti Ennahdha restés dans le pays. Le président du parti démocratique progressiste d’alors, Néjib Chebbi, a reconnu devant l’ambassadeur qu’il avait rencontré récemment des membres d’Ennahdha à l’étranger. Mohamed Harmel, qui était alors président du Parti Ettajdid a révélé pour sa part qu’il n’est pas exclu qu’il prendrait des arrangements avec les islamistes pour renforcer les activités de son parti ».

Toutefois, l’opportunisme de Chebbi et de Harmel les a poussés à décourager l’ambassade de prendre quelque contact que ce soit avec les islamistes, quels qu’ils soient « aussi bien en Irak ou n’importe où ailleurs ». Ils ont critiqué « les avantages politiques obtenus par les chiites en Irak ».
Cette position de mise en garde est partagée également par l’association tunisienne des femmes démocrates, ATFD, dont deux membres, Ilhem Belhaj et Hafidha Chkir, avaient averti, au cours d’une réunion tenue le 9 février 2006 à l’ambassade, un des fonctionnaires de cette l’ambassade, que l’acceptation d’un gouvernement islamique correspondrait à la «substitution d’une dictature par une autre ». Elles ont affirmé que cela valait aussi bien pour ceux qui se faisaient appeler « musulmans modérés ».

Dans un autre document en date du 29 novembre 2005, intitulé « dualisme de l’islam en Tunisie », l’ambassadeur Wiliam Hudson traite de la situation de l’islam en Tunisie. Il expose la croissance de l’observance religieuse en Tunisie et l’histoire des rapports entre les autorités et les mouvements islamiques. Il transparaît de ce document que les relations entre l’ambassade et des membres du parti islamique Ennahda dissous sont bonnes, puisque l’ambassade les sollicite pour son information. Selon le document cité, l’ambassadeur dit qu’un ancien membre d’Ennahda s’est plaint à un fonctionnaire politique de l’ambassade que les groupes politiques islamiques ne s’intéressaient qu’aux activités politiques et aux alliances, ajoutant que Dieu et la religion n’avaient pas d’importance pour ces derniers, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas meilleurs que le pouvoir politique actuel.

L’intérêt américain pour l’islam en Tunisie apparaît aussi dans un document datant du 22 mars 2006 qui relate les actes d’une table de discussion tenue le 8 mars avec un certains membres de la société civile où l’on revient toujours à la situation des islamistes!

Selon certains documents, quelqu’un comme Ziad Doulatli, aujourd’hui membre du conseil d’Ennahdha, était l’ami de l’ambassade et figurait sur la liste de ses visiteurs permanents. Un visiteur qui faisait la promotion de son parti et la sienne et pour se présenter comme le représentant d’un islam modéré.

Le 15 août 2006, s’est tenue une réunion entre des islamistes tunisiens « modérés » d’une part, et les conseillers politiques et économiques ainsi que l’officier politique de l’ambassade, d’autre part. En date du 21 août, l’adjoint au chef de la mission, David Ballard, a envoyé un télégramme donnant les détails de ce qui s’était passé au cours de cette réunion qu’il a organisée à la demande des tunisiens : Radwan Masmoudi(1), un américain d’origine tunisienne qui préside le Centre d’Etudes de l’islam et de la démocratie à Washington, Saïda Akermi(2), secrétaire générale de l’association internationale de soutien aux prisonniers politiques, Salah Eddine Jourchi(3), journaliste et activiste de la société civile et ancien membre d’Ennahda et Ziad Doulatli, membre fondateur du parti qui a passé quinze années en prison. Le télégramme explique que les islamistes modérés tel que les désigne l’ambassade (mais avec certaines réserves puisqu’elle met cela entre guillemets renvoyant la responsabilité de cette appellation à d’autres), ont voulu rencontrer des représentants de l’ambassade afin « de renouer le dialogue sur des problèmes communs ». Nous découvrons ainsi que les relations entre les deux parties et le dialogue entre eux datait des années 1980 et qu’il s’arrêta suite à la campagne gouvernementale contre ce parti, sa dissolution et l’emprisonnement de ses dirigeants. Ce vieux dialogue avait comporté des rencontres avec des membres du Congrès en visite en Tunisie.

A l’instar de Ziad Doulatli, d’autres anciens membres du parti tentent de se présenter comme les représentants de l’islam modéré que recherche l’Amérique dans la région. Dans un document datant du 18 août 2006 traitant des réactions tunisiennes à la guerre israélienne de juillet 2006 contre le Liban, le conseiller politique auprès de l’ambassade a rencontré Ziad Doulatli, ainsi que l’activiste de la société civile Salah Eddine Jourchi, (qui dit avoir quitté Ennahda suite à un différend avec eux). Ces deux derniers ont déclaré au conseiller que la guerre du Liban et le soutien des USA à Israël ont renforcé le Hezbollah et d’autres groupes extrémistes. Ils ont aussi poussé la jeunesse tunisienne à s’identifier aux idées des groupes djihadistes tels qu’Al-Qaïda, au lieu de s’identifier à des groupes « non violents et modérés tels qu’Ennahda ». L’ambassadeur d’ajouter que les deux personnalités se présentent sous l’appellation de « musulmans modérés ».

L’intérêt des américains pour l’Islam en Tunisie apparaît aussi à travers un document datant du 22 mars 2006 qui relate une rencontre tenue le 8 mars avec des activistes de la société civile où l’on revient toujours, sur la situation des islamistes et leur force.

Il apparaît, à travers certains documents, qu’un homme comme Ziad Doulatli, qui est aujourd’hui, membre du Conseil constitutif d’Ennahda, était un ami de l’ambassade et figurait sur la liste des visiteurs permanents ; un visiteur qui fait tout ce qui est en son pouvoir pour promouvoir son parti et lui-même comme représentants de l’islam modéré.

Les dialoguistes islamistes ont estimé que la Tunisie était susceptible de devenir un exemple de réforme démocratique au Moyen Orient. Doulatli a dit qu’ « étant donné que 90% des tunisiens sont laïcs, cela encourage à une évolution vers une démocratisation réelle ». Les auteurs de télégramme ont raillé l’allégation de Ziad Doulatli, que son parti aurait obtenu 60% des voix des suffrages exprimés (élections de 1989), alors qu’en réalité cette proportion, selon Balard qui est l’auteur du télégramme, n’avait pas dépassé les 30% dans le meilleur des cas.
Les Tunisiens ont essayé de convaincre les fonctionnaires de l’ambassade que la collaboration avec eux contribuait directement aux intérêts de Washington afin de recouvrer par cela la confiance et l’amitié au Moyen Orient, les Etats Unis ont besoin d’un modèle réussi de démocratie dans la région. A ce qu’il paraît, Doulatli a semblé être le plus enthousiaste pour la coopération avec Washington, il a essayé de promouvoir l’idée que son pays était le mieux préparé pour concrétiser ce modèle et non point l’Irak ; il a déclaré qu’il faudrait qu’il y ait une alternative au « Ben Ladisme ».

Le groupe qui espérait sûrement la reconnaissance de la plus grande puissance impérialiste du monde, a demandé quelques menus « services » à l’ambassade. Le plus important de ces services était qu’un représentant de l’ambassade aille rendre visite à Hammadi Jebali, un des dirigeants du parti Ennahdha, un « islamiste modéré » comme ils ont dit, assigné à résidence dans le gouvernorat de Sousse. Le groupe demanda aussi que certains noms d’islamistes modérés soient introduits sur les listes des invités de l’ambassade et des voyages organisés de temps à autre aux Etats-Unis. Dans son télégramme, Ballard dit que l’ambassade était heureuse de l’initiative du groupe de prendre contact avec elle, mais qu’elle ne partageait pas leur optimisme quant à des changements importants dans l’avenir. Il dit qu’elle (la mission américaine) était consciente des motifs ayant incité le groupe à prendre contact avec elle, surtout après les déclarations de Doulatli concernant les 60% (de voix obtenues).

L’ambassade a favorablement répondu à certains des services demandés et a rendu visite à Jebali dans sa résidence surveillée. Un fonctionnaire politique de l’ambassade a rendu visite à Jebali, à son domicile à Sousse, le 31 août 2006, pendant plus de deux heures. Ce qui a attiré l’attention du fonctionnaire c’est que contrairement à tous ceux qu’il rencontrait de la société civile ou de l’opposition politique, Jebali ne s’était pas plaint des politiques américaines au Liban, en Israël et en Irak. Jebali qui a dit que Rached Ghannouchi était le chef d’Ennahda, a confirmé que ce parti était le même en Tunisie ou en Europe. Jebali a dit que comme tous les partis islamistes ils sont suivis (avec inquiétude) par les américains. Jebali a affirmé qu’Ennahda en tant que parti politique voudrait participer graduellement à la vie politique tunisienne et qu’il ne voulait pas d’un Etat islamique. Et puis comme l’ont fait tous les autres, Jebali a critiqué les autres partis islamiques qui « croient qu’ils détenaient la vérité divine et n’acceptaient pas la critique » En réponse à l’envoyé de l’ambassade qui lui a fait remarquer qu’il paraissait laïc, Jebali répondit qu’il distinguait entre sa pratique religieuse et la vie publique. Il a rajouté que tous les musulmans modérés pensaient comme lui et refusaient la violence. Les répliques de l’américain étaient prêtes pour lui rappeler que des partisans du parti avaient perpétré des charges explosives dans certains hôtels pendant les années 1980(4). L’envoyé de l’ambassade n’a pas cru Jebali quand il lui a dit qu’il lui était interdit de travailler et qu’il faisait l’objet de nombreuses restrictions de droits et ce, au vu du bel ameublement de sa maison et de l’apparat avec lequel il recevait ses invités. Jebali a aussi évoqué l’actuel extrémisme islamiste en comparant les membres d’Ennahda ouverts à tout, aux jeunes tunisiens pratiquants et très extrémistes, comme résultat de la répression et de l’interdiction pour Ennahda dans la propagation de ses idées modérées.

Il se peut que tous les membres actifs du parti Ennahda(5), avant sa dissolution et qui sont demeurés fidèles à sa ligne politique après sa dissolution, ne soient pas tous des amis de l’ambassade américaine à Tunis, mais il est sûr que des membres influents de ce parti, dont ses symboles parmi les plus importants et ses porte parole, ont « collaboré » avec les américains pendant de nombreuses années en espérant leur reconnaissance et peut être aussi avec l’espoir de reproduire l’expérience irakienne. Si Washington avait décidé un jour de renverser le régime Ben Ali, les Nahdhaouis étaient prêts, comme toujours et à jamais, à bénir cela et à gouverner le pays, surtout qu’ils se disent être, comme ils l’ont répété, des « modérés », qu’ils sont « le type d’islamistes » qu’aiment le mieux les américains et qu’ils veilleront aux intérêts des américains dans toute la région.

1 Radwan Masmoudi est l’un des principaux agents américains qui a rendu beaucoup de services aux USA en Irak et qui a joué un rôle clef dans le rapprochement entre les islamistes tunisiens et les différentes agences de renseignement américain.
2 Saida Akermi, avocate, est l’épouse de l’avocat Noureddine B’hri, 3ème dans la liste des nouveaux fondateurs d’Ennahdha, nouvelle formule. Noureddine B’hiri était déjà un haut dirigeant de ce mouvement dans les années 1980 et avait signé en son nom le Pacte National en novembre 1988. A la suite de l’acte terroriste perpétré par un commando d’Ennahdha contre le local du RCD à Bab Souika, à Tunis, en 1991, Noureddine B’hiri, quitta le mouvement en même temps que Abdelfettah Mourou, Fadhel Beldi et Ben Aissa Demni. Des quatre, il est le seul à avoir été réadmis dans ce mouvement.
3 Salah Eddine Jourchi : Il n’a jamais été dans le mouvement Ennahdha ou son ancêtre le MTI. Par contre il a été dans la Jamaâ islamya, première organisation islamiste de tendance Frères musulmans, fondée au début des années 1970, qu’il quitta en 1979, en même temps que H’Mida Enneifer et d’autres pour fonder le « mouvement des islamistes de gauche ».
4 Allusion aux actes perpétrés dans trois hôtels de Sousse et Monastir, dans la nuit du 2 au 3 août 1987, veille de l’anniversaire du président Habib Bourguiba et qui déclenchèrent une vague de répression qui ouvrît la voie à l’arrivée du général Ben Ali au pouvoir.
5 Ennahdha n’a jamais été dissous parce qu’il n’a jamais été légalisé. Sous son appellation de MTI, il a été toléré longtemps sous le règne de Bourguiba, et jusqu’en 1991 sous le règne de Ben Ali.

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Le franchissement du Rubicon sur l’Ifriqiya


4ème et dernier volet de cette suite Chine-Afrique de René Naba

chine-afrique-04Chine-Afrique 4/4
La Chine et le Maghreb central
  • L’Algérie, le navire amiral e la flotte chinoise dans la zone sahélo saharienne

Des trois pays du Maghreb central (Algérie, Maroc, Tunisie), l’Algérie occupe et de loin la position de partenaire privilégié de la Chine, tant pour des raisons historiques que pour des affinités politiques. Un partenariat scellé du temps des guerres de libération post coloniales, quand la Chine s’appliquait à briser le blocus occidental dont elle était l’objet et l’Algérie menait sa guerre d’indépendance contre le pouvoir colonial français. Lire la suite Le franchissement du Rubicon sur l’Ifriqiya

Déstabiliser l’Algérie par un «Printemps» via la Tunisie?


Tribune libre de Djerrad Amar

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Depuis quelques jours, des informations font état d’une officine privée américaine liée à la CIA qui s’emploie, à partir de la Tunisie, à recruter des Algériens pour en faire, après une « formation », des acteurs et animateurs d’un « Printemps arabe » projeté en Algérie. Il s’agit bien de cette vitrine de la CIA, l’ONG « Freedom House » qui se déclare aider à la défense des droits humains, les libertés et la démocratie, dans les pays en déficit dans ce domaine. Lire la suite Déstabiliser l’Algérie par un «Printemps» via la Tunisie?

Les retombées de l’offensive occidentale au Mali


Déstabilisation de l’Algérie

par DAVID URRA

algeriausa_flagsBeaucoup de choses ont été écrites et réécrites sur les événements qui se déroulent au Moyen-Orient, mais il n’a pas toujours été facile de comprendre que ces événements sont le résultat d’un plan unique qui s’est développé dans l’ombre et n’est devenu visible que dans ses phases finales. Alors que les  «analystes» se limitent presque toujours à l’observation des événements tels qu’ils sont rapportés, les actions non déclarées sont plus difficiles à percevoir. La guerre psychologique/médiatique (Psy/Media Ops) se déroule dans l’ombre et ce n’est que par la compréhension de ses caractéristiques qu’il est possible de comprendre ce qui se passe réellement. Dans l’opération militaire en cours au Mali, tout indique que l’objectif réel est l’Algérie, qu’elle fait partie des priorités de l ‘«Axe de la guerre. »

Lire la suite Les retombées de l’offensive occidentale au Mali