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Le CRIF aimerait que Dieudonné soit moins visible sur YouTube


Branle-bas de combat chez  les  »antisémitistes ». Dieudonné les empêche de dormir, et ce malgré tous leurs efforts et une mobilisation sans précédent dans ce doux pays de France. Si j’ai un conseil à leur donner, c’est de lever le pied et de lui lâcher la grappe. Il est évident que tout ce que fera Dieudonné leur portera sur les nerfs. Mais il faut qu’ils sachent qu’il suffit qu’ils réagissent pour que cela devienne un symbole chez tous ceux qui en ont ras le bol de leur dictature. Lire la suite Le CRIF aimerait que Dieudonné soit moins visible sur YouTube

Alerte ! Le délit de « crime électronique » arrive !


article_twitterPour avoir menacé de mort le président américain sur Twitter, un ado de 17 ans a été reconnu coupable de  « crime électronique » et d’« appel à la violence en utilisant des médias électroniques » par un tribunal de Casablanca, et a été condamné à trois mois de prison ferme ce vendredi.

Il avait twitté : « Je tuerai votre président et toutes les personnes qui seront en sa compagnie. C’est ce que je ferai lorsque j’arriverai aux Etats-Unis le mois prochain  ».

Est-ce parce qu’il s’agissait de menaces contre Obama ? La justice marocaine applique-t-elle ces mesures à tous les messages du même genre qui circulent dans la toile marocaine ? Les menaces de mort ne sont jamais acceptables quelles qu’en soient les circonstances. Dans tous les pays du monde il existe des lois adéquates pour les réprimer. Mais, quel besoin y avait-il de qualifier le délit de ce jeune garçon de « crime électronique » ? Veut-on mettre en garde les internautes et leur signifier que toutes leurs conversations à travers les réseaux sociaux seront épluchées et susceptibles de leur attirer des ennuis ?

Il peut encore s’estimer heureux, ce jeune homme, de ne pas avoir été poursuivi pour « terrorisme électronique », car menacer le président des Etats-Unis et tout son entourage aurait pu être interprété comme tel.  Et, pourquoi pas aussi « crime électronique en bande organisée », puisque que le twitteur s’adresse à d’autres personnes qui, pour ne pas avoir dénoncé leur camarade, pourraient être considérés comme des complices. Ce n’est qu’une question de temps, mais, avec un peu de patience, nous arriverons à ces absurdités. Quelle sera la prochaine étape ?

Avic

Israël recrute des étudiants pour les transformer en agents secrets du Net


Tribune libre MARSEILLE ALBATROS

96CEAA654EF41095914C86B7E5Dans l’infiniment grand et nébuleux de l’Internet, la galaxie n’est plus qu’un immense bourdonnement de clics, plus ou moins bien inspirés et bien intentionnés sous des pseudos invérifiables, dans laquelle l’espionnite aiguë de certains Etats peut aisément se faufiler, serpenter et agir à sa guise, ni vu ni connu, derrière les claviers.

Facebook, Twitter et Youtube n’ont plus de secret pour Israël qui a très vite compris l’intérêt d’infiltrer leur virtualité sans frontières, nuit et jour, sept jours sur sept, été comme hiver, à l’image de sa fine fleur estudiantine, triée sur le volet, qui travaille sous couverture dans des « unités secrètes » structurées de manière quasi militaire sur les campus universitaires.

Ces bons petits soldats du Premier ministre Benjamin Netanyahu sont placés sous la tutelle de son bureau qui cherche à investir la modique somme de 840 000 dollars pour recruter, organiser et financer les espions de la cybergénération, sélectionnés par centaines dans chaque université, comme l’a révélé un article paru dans Haaretz.

Parmi les sujets brûlants qui enflamment par trop la Toile au goût du gouvernement ultra-sioniste, la sécurité de l’Etat hébreu, la lutte contre son boycott et sa délégitimation, sans oublier l’antisémitisme sont traités en priorité par ces jeunes agents très spéciaux enrôlés pour répandre la propagande israélienne et embellir une réalité en vue d’entretenir le mythe de la « seule démocratie du Proche-Orient ». Que la vitrine d’Israël est belle sur le Net après que les messages publiés par ses bataillons de taupes zélées aient chanté les louanges de ses valeurs démocratiques, de sa tolérance religieuse et de son pluralisme !

Confortablement retranchés derrière leurs écrans opaques d’où ne filtre aucune identité, les étudiants israéliens passés maîtres dans l’art de la désinformation formeront bientôt une armée, si l’on en juge par l’ambition affichée par le bureau du Premier ministre qui n’a pas craint de divulguer le recrutement de 550 supers agents en herbe dans les sept complexes universitaires du pays, tous ayant une parfaite maîtrise des langues étrangères.

Les syndicats étudiants sont, quant à eux, chargés d’informer et de sensibiliser des dizaines de milliers d’étudiants à l’existence de ce grand projet national, censé renforcer une hégémonie implacable qui transgresse toutes les limites, y compris celles fixées par le droit international, mais aussi de fournir des ordinateurs et des espaces de travail ergonomiques pour infecter les échanges électroniques en toute quiétude.

« Avec les médias sociaux, vous ne pouvez pas attendre, » a déclaré un fonctionnaire sous couvert d’anonymat au Jerusalem Post, ajoutant : « Nous ne laisserons pas les histoires négatives en ligne être diffusées sans réponse, et nous répliquerons par des messages positifs. Ce que nous faisons est révolutionnaire. Nous sommes en train de mettre la diplomatie dans les mains du grand public « .

Ce regain d’espionnage sur la Toile a-t-il été exacerbé par la défaite cuisante essuyée par Israël sur un terrain où ses sombres stratèges n’imaginaient pas être vaincus : les réseaux sociaux ? En effet, en novembre dernier, lors de sa nouvelle offensive meurtrière dans la bande de Gaza, le gouvernement de Netanyahu n’a guère apprécié avoir perdu la guerre des mots ou plutôt des « hashtag ». Selon Haaretz, le hashtag du Hamas #GazaUnderAttack, fort de ses 170.000 mentions, a surclassé celui de # IsraelUnderFire d’Israël, qui n’a totalisé que 25,000 petites mentions. « La perception qui domine le discours en ligne, c’est que l’armée israélienne avait lancé une attaque injustifiée », a déclaré Tomer Simon, un chercheur israélien qui a décrypté l’activité de réseautage social pendant le conflit.

http://oumma.com/

Guerre de l’information: vers la bataille des blogueurs?


1022546Récemment une nouvelle a fait du bruit dans la presse française: le Kremlin aurait décidé d’engager des blogueurs en Russie pour contrer l’opposition sur les réseaux sociaux et aussi afin de contrôler et canaliser certaines discussions sur Internet. Pour beaucoup de lecteurs une telle nouvelle devrait vraisemblablement signifier le contrôle accru du pouvoir russe sur Internet (le Runet) mais aussi une façon d’étouffer l’opposition dans le seul terrain médiatique qui lui reste: Internet.

Pourtant cette nouvelle n’en est pas vraiment une.

On sait depuis plusieurs années que les réseaux sociaux jouent un rôle essentiel dans la mobilisation mais aussi la manipulation des masses et même le déclenchement et l’exécution de révolutions pacifiques, surtout dans les pays ou la population est connectée. On a parlé de révolution Twitter en Moldavie en 2009 tant l’instantanéité des publications et des appels à manifestations étaient remarquables. Plus tard, il sera prouvé que moins d’une centaine d’activistes Twitter étaient derrière cette révolution Moldave, activistes qui se sont mystérieusement retirés de Twitter après les évènements.

Même scénario lors des révolutions dans les pays arabes (comme on peut le voir ici ou la) ou encore par exemple en Iran. Twitter et Facebook jouent le rôle de nouveaux médias dans lesquels toute information peut, si elle est correctement distribuée, créer le Buzz et faire le tour de la planète internet, même sans avoir été vérifiée. Si les réseaux sociaux sont en train de remplacer la télévision pour la communication et l’information, les bloggeurs, eux, sont devenus les présentateurs de ces nouveaux médias, remplaçant au passage les journalistes des agences de presse privées ou étatiques.

La volonté des autorités russes d’encadrer les discussions sur Internet est due au fait que la Russie a récemment fait l’expérience de ces fausses informations, informations qui ont porté atteinte à l’équilibre du pays, notamment sur des sujets sensibles en Russie comme la corruption mais aussi et surtout le nationalisme. On se souvient des faux messages mais vraies provocations qui ont abreuvé internet durant fin 2010 pour appeler à l’affrontement intercommunautaire à Moscou, ou encore plus récemment des provocations organisées toujours sur Internet visant à aggraver la perception de la situation à Pougatchev (messages faisant croire que l’armée était intervenue dans la ville) suite au meurtre d’un résident de la ville. Ces provocations ont été volontairement organisées par des activistes travaillant pour des ONGs étrangères qui ont ainsi mené en quelque sorte une cyber-guerre locale et reprises par certains blogueurs professionnels comme Alexey Navalny ou des opposants politiques comme le député Gudkov.

Fin 2008 un sommet a eu lieu à New-York, animé notamment par le très influent Jared Cohen, cadre de Google et conseiller du département d’état américain. Le sommet a donné naissance à une organisation dédiée à l’aide aux jeunes activistes d’Amérique latine, d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Asie dans leur usage des médias sociaux. Le sommet a abouti à la création d’une plate-forme en ligne dédiée au cyber-activisme et à la cyber-dissidence. Le site comprend même en page d’accueil un tutoriel vidéo anti-censure.

Début 2010, l’Otan a réalisé un exercice de manœuvres virtuelles sous l’égide du CCDCOE, basé à Tallinn (Estonie). Cette organisation regroupe déjà l’Allemagne, l’Italie, la Slovaquie, l’Espagne, les Etats-Unis et les trois pays Baltes. La localisation de ce centre de cyber-guerres dans la capitale ou ont eu lieu les émeutes de 2009 (opposants russes contre estoniens) avait beaucoup préoccupé Moscou. On se souvient que ces incidents de 2009 en Estonie  avaient été accompagnés d’une solide guerre de l’information.

Le mois dernier, le vice ministre  russe Dimitri Rogozine a donné une conférence expliquant que les réseaux sociaux étaient devenus l’un des éléments clefs de la Cyber guerre en cours et que le département d’état américain s’en servait pour analyser les tendances et ficher les individus par leurs «Like» sur Facebook notamment mais aussi par leurs comportements sur les réseaux sociaux.

L’utilisation des blogueurs pour orienter les débats, promouvoir des idées ou diffuser de l’information n’est donc pas une technique nouvelle, C’est une technique qui est déjà utilisée par beaucoup de pays dans  la guerre de l’information au sein de ces réseaux sociaux.

En Israël par exemple, peu après la fin de l’opération Plomb durci (raids de l’armée israélienne sur Gaza en décembre 2008) l’état a créé une armada d’internautes, payés pour donner une meilleure image de leur pays et répondre sans relâche aux opinions hostiles à Israël, via des réactions et commentaires postés sur les sites internet, les forums, les blogs, et autres réseaux sociaux comme Twitter et Facebook.

L’agitation internet qui a frappé l’Arabie saoudite lors du printemps arabe a été efficacement contenue puisque le royaume a mis en place sa propre armée de blogueurs professionnels pour organiser une contre-agitation et une contre propagande massive.

Plus récemment c’est l’Union Européenne qui a créé de véritables patrouilles de blogueurs afin de traquer méthodiquement des conversations avant les élections européennes de juin 2014 et pour lutter contre l’Euroscepticisme croissant au sein des 28 états de l’Union.

Le pouvoir russe, qui vient de rendre public sa stratégie pour lutter contre la cyber-anarchie affirme lui sa volonté de lutter contre l’utilisation du web en tant qu’»arme informationnelle employée pour des raisons politico-militaires, terroristes ou criminelles» ainsi que pour des tentatives «d’ingérences dans les affaires intérieures des autres États«.

La Russie ne fait donc que rentrer dans ce processus essentiel pour mener la bataille de l’information à laquelle aujourd’hui, au cœur d’une cyber-guerre désormais globalisée, aucun pays ne peut échapper.

Alexandre Latsa

http://alexandrelatsa.ru/2013/08/guerre-de-linformation-vers-la-bataille-des-blogueurs/