Archives du mot-clé UE

Angela Merkel esquisse l’Internet européen


Angela Merkel n’a donc toujours pas digéré l’espionnage de son téléphone portable par la National Security Agency (NSA). En visite à Paris mercredi dans le cadre du 16e conseil des ministres franco-allemand, la chancelière allemande a levé un coin du voile sur ses propositions de bâtir un Internet européen. Un ouvrage qu’elle entend mener de front avec le président François Hollande. Il vise sans détour à extirper les Européens de l’hégémonie américaine sur le réseau. Du moins sur le papier. Car, en pratique, le projet semble très utopique autant sur le plan politique que sur celui des infra­structures. Lire la suite Angela Merkel esquisse l’Internet européen

Renaissance du fascisme en Ukraine


Dans leur tentative d’arracher l’Ukraine de la sphère d’influence de la Russie, les USA-UE-OTAN se sont alliés eux-mêmes avec des fascistes – et ce n’est pas la première fois. Evidement, pendant des dizaines d’années, des millions de personnes ont « disparues » ou été assassinées par des formes paramilitaires fascistes armées et appuyées par les Etats-Unis. Lire la suite Renaissance du fascisme en Ukraine

Ukraine : Nuit d’enfer à Kiev


Kiev en feuLe nombre de morts depuis hier après-midi se situe entre 16 et 22 selon les sources dont 6 à 7 policiers. Le gouvernement avait ordonné aux émeutiers d’évacuer la place Madian avant 17 h, en menaçant de faire donner l’assaut après cet ultimatum. Bien entendu, les appels à l’apaisement n’ont pas été entendus, au contraire, les dictatures européennes ont continué à souffler sur les braises pendant que les manifestants lançaient des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre. Lire la suite Ukraine : Nuit d’enfer à Kiev

Ukraine : la Chine entre dans la danse par la porte de la Crimée


Chine-Ukraine-CriméeUn scandale vient d’éclater entre l’UE, l’Ukraine et la Chine. L’Ambassadeur de la RPC en Ukraine Zhang Xiyun a publiquement démenti l’affirmation du ministre polonais des affaires étrangères Radoslaw Sikorski que Pékin exige de Kiev de signer l’accord d’association avec l’Union européenne. En attendant, la Chine est en train d’intensifier sa pénétration économique et financière en Crimée. Lire la suite Ukraine : la Chine entre dans la danse par la porte de la Crimée

Scène de ménage UE-USA- (acte I-scène 1)


originalUSA : « Que l’Union Européenne aille se faire foutre ! » (si ce n’est pas déjà fait)

Théophraste R.

————————-

« Fuck l’UE ! » – « Que l’Union Européenne aille se faire foutre ! » – Victoria Nuland, secrétaire d’Etat adjointe américaine pour l’Europe. Lire la suite Scène de ménage UE-USA- (acte I-scène 1)

« L’Europe peut crouler en 2014 », selon un ancien consultant du patron du FMI


9evro_krh kollaj« L’Europe peut crouler en 2014 » – tel est le pronostic, fait dans l’interview à l’édition allemande Der Spiegel par Barry Eichengreen, professeur de l’économie et de la politologie à l’Université de Californie à Berkeley. Son ancienne fonction de consultant du patron du FMI donne du poids supplémentaire à son avis. Lire la suite « L’Europe peut crouler en 2014 », selon un ancien consultant du patron du FMI

11 mythes sur la situation en Ukraine


Tribune de Caro

Protests continue in UkraineLa situation en Ukraine donne souvent lieu à de nombreuses interprétations fantaisistes lorsqu’elles ne sont pas mensongères ou propagandistes, par omission ou méconnaissance bien souvent. L’idée de cet article est de tenter de mettre un cadre clair à ces événements, loin de l’impartialité du Mainstream médiatique occidental. Lire la suite 11 mythes sur la situation en Ukraine

L’ONU, la nouvelle Société des Nations ?


Hailé Sélassié à la Société des Nations
Hailé Sélassié à la Société des Nations

L’ONU subira-t-elle le sort de la Société Des Nations ? Avec la conférence de Genève 2 elle vient de faire un grand pas décisif dans ce sens. Mais à la différence de la SDN, l’ONU ne disparaitra pas en catimini, vite remplacée par une autre organisation ‘’internationale’’ taillée sur mesure pour une poignée de puissances hégémoniques. Ce qu’il y a de nouveau, c’est que tout le monde voit et comprend aujourd’hui ce que seuls quelques personnes comme le Général de Gaulle avaient vu et compris en leur temps. Toutes les organisations internationales, sans exception, ont révélé leur vraie nature : des outils pour l’impérialisme. Lire la suite L’ONU, la nouvelle Société des Nations ?

Pour en finir avec les mythes de transparence autour des négociations commerciales UE-US


Tribune libre : recommandé par Eric Van Essche

00-03a-democracy-not-corporatocracyLe 7 Octobre, la deuxième étape des négociations pour un accord commercial transatlantique, d’une portée considérable, commencera à Bruxelles. Au milieu des appels à une plus grande ouverture et une plus grande participation du public, la Commission Européenne a initié une offensive de propagande en diffusant des messages sur sa transparence et son comportement responsable au sein des discussions en cours. Ce guide de Corporate Europe Observatory vous permettra d’y voir à travers cette réthorique rassurante et de comprendre le secret observé autour de ces négociations, l’influence des grandes entreprises sur leur déroulement et le manque de responsabilité vis-à-vis de l’électorat de ses acteurs principaux. Lire la suite Pour en finir avec les mythes de transparence autour des négociations commerciales UE-US

Le gouvernement allemand étend sa mission militaire en Afrique


0,,16519384_303,00Selon des articles parus dans le Süddeutsche Zeitung et Spiegel Online, Berlin veut étendre massivement la participation allemande aux opérations militaires en Afrique. Ces comptes rendus relatent que la coalition gouvernementale entre les chrétiens démocrates et les sociaux-démocrates est en train de planifier une massive extension de la mission allemande au Mali. Lire la suite Le gouvernement allemand étend sa mission militaire en Afrique

Vers une autre Europe avec le même Euro : le nouveau Reich


Tribune de Caro

German Chancellor Angela Merkel gesturesPar

Il est caractéristique, et à vrai dire symptomatique, que Madame Merkel, Chancelière désormais à la tête d’un gouvernement dit « de grande coalition » en Allemagne, ait pu déclarer le 19 décembre dernier sans provoquer d’émoi particulier dans la presse au sujet de l’Euro que : «Tôt ou tard, la monnaie explosera, sans la cohésion nécessaire »[1]. Au premier abord, cette déclaration est parfaitement juste. Sans « cohésion », c’est-à-dire sans l’existence d’un système de transferts financiers extrêmement importants, l’Euro n’est pas viable. Lire la suite Vers une autre Europe avec le même Euro : le nouveau Reich

Historique ! 10 organisations politiques issues de 7 pays européens s’associent pour sortir de l’euro et de l’UE


tumblr_mxaxhn2sqt1s49o09o1_1280La réunion d’Athènes, organisée par l’EPAM les 30 novembre et 1er décembre 2013, a rassemblé des centaines de participants et les représentants de 10 mouvements ou organisations politiques émanant de 7 pays d’Europe.

Cette grande rencontre a permis la création d’une coordination internationale de tous les mouvements politiques démocratiques en Europe, qui dénoncent les oppositions de complaisance et tous les extrémismes, et qui veulent sortir sereinement et immédiatement de l’UE et de l’euro par application de l’article 50 du TUE. Lire la suite Historique ! 10 organisations politiques issues de 7 pays européens s’associent pour sortir de l’euro et de l’UE

Ukraine : la Russie va sauver le pays du défaut de paiement


378409267ccde7b8886d6cf9aed7d516-0-628-422-3374837La Russie a l’intention d’investir 15 milliards de dollars dans les titres du gouvernement ukrainien et de réduire temporairement le prix du gaz qu’elle lui vend d’une fois et demie.

C’est à ces conclusions que sont arrivés le président ukrainien Viktor Ianoukovitch et le président russe Vladimir Poutine. Lire la suite Ukraine : la Russie va sauver le pays du défaut de paiement

Les USA veulent la guerre


libertadIls la veulent pour stopper leur décadence et leur perte de pouvoir, pour sauver le dollar, monnaie étalon planétaire qui participe à leur hégémonie pour sauver leurs financiers (actionnaires de la FED) qui sont les vrais dirigeants américains, qu’importe le parti élu qui conservera la main mise sur les ressources énergétiques du bassin Méditerranéen, surtout  depuis les récentes découvertes de l’été 2013 sur les richesses des gisements Tamar et Leviathan. Ils veulent affaiblir la Russie dont l’influence monte de plus en plus et établir un mur entre l’Europe et la Russie de manière à conserver leur pouvoir sur l’Europe sans que la Russie ne puisse contrer ces influences.  Lire la suite Les USA veulent la guerre

Battu par les talibans, Washington décide de se venger sur la Russie et la Chine – Paul Craig Roberts


timthumb.phpAprès plusieurs jours de manifestations organisées, il est remarquable qu’il n’y ait eu relativement aucune violence policière en Ukraine. Contrairement aux États-Unis, au Canada, à la Thaïlande, la Grèce et l’Espagne, des manifestants pacifiques n’ont pas été battus, aspergés de gaz lacrymogènes, arrosés au canon à eau et passés au Taser par la police ukrainienne. Contrairement à l’Égypte, à la Palestine et au Bahreïn, les manifestants ukrainiens ne se sont pas faits tirer dessus avec de vraies balles. La retenue de la police et du gouvernement ukrainiens face à la provocation a été remarquable. Apparemment, la police ukrainienne n’a pas été militarisée par le département étasunien de la Sécurité intérieure. Lire la suite Battu par les talibans, Washington décide de se venger sur la Russie et la Chine – Paul Craig Roberts

Avec Poutine à la tête de la Russie, l’Europe a raison d’être mal à l’aise


199960574Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch  aurait signé un accord avec la Russie, selon des sources anonymes relayées par l’éditeur du magazine britannique The Economist Edward Lucas. Lire la suite Avec Poutine à la tête de la Russie, l’Europe a raison d’être mal à l’aise

Ukraine : et c’est reparti pour un tour !


Tribune libre Byblos

48Les événements du 11 Septembre 2001 avaient permis aux Etats-Unis d’enclencher une série d’opérations majeures destinées à leur permettre, enfin, de capitaliser sur la chute de l’URSS. L’offensive Lire la suite Ukraine : et c’est reparti pour un tour !

internationalisation du yuan, ouverture de l’Arabie Saoudite, explosion de l’UE : trois des derniers étais du dollar s’effondrent


Money-dollars-and-euros« C’était la nuit, et la pluie tombait ; et quand elle tombait, c’était de la pluie, mais quand elle était tombée, c’était du sang. » Ces mots d’Edgar Allan Poe (1) s’appliquent à merveille au lent processus de dislocation mondiale en cours, où tous les événements en apparence anodins (« la pluie ») viennent se combiner pour saper les fondations du système international qui se meurt (« le sang »). Si ce processus est lent, si ces événements peuvent paraître anodins, c’est Lire la suite internationalisation du yuan, ouverture de l’Arabie Saoudite, explosion de l’UE : trois des derniers étais du dollar s’effondrent

L’AIEA est prête à clore le dossier nucleaire iranien


Iran-IAEATéhéran, l’AIEA et six intermédiares internationaux qui participent aux négociations sur le problème nucléaire iranien, sont sur le point de clore le « dossier nucléaire » iranien. Le round décisif des consultations avec les experts de l’AIEA aura lieu le 11 novembre à Téhéran mais avant cela, les 7-8 novembre à Vienne, les « six » (cinq membres permanents du CS de l’ONU et l’Allemagne) devront harmoniser avec Téhéran la nouvelle approche de la solution du problème.

Toutes les dernières propositions faites par l’Iran à l’AIEA sont strictement confidentielles. Les déclarations des officiels américains et des représentants de l’UE montrent cependant que ce processus qui semblait s’enliser commence enfin à bouger du point mort. James Carney, secrétaire de presse de la Maison Blanche, a, par exemple, déclaré que l’Iran avait fait « une nouvelle proposition sérieuse et cohérente que nous n’avons jamais vue auparavant ».

A son tour, Catherine Ashton, la coordinatrice de la politique extérieure de l’UE, a qualifié le dernier round de Vienne (30-31 octobre) des consultations avec les négociateurs iraniens de « plus productif de tous ».

A en juger par quelques informations fort incomplètes qui se sont infiltrées dans les journaux, le problème nucléaire iranien perdra son statut militaire pour devenir technologique. On apprend des sources diplomatiques à Vienne que l’Iran et l’AIEA ont décidé de renoncer à l’ancien dossier sur l’évaluation de l’éventuel volet militaire du programme nucléaire de la République Islamique. « Ce travail doit aboutir sur la normalisation des relations entre l’Iran et l’Agence et le retrait de la question iranienne de l’agenda de chacune des réunions du Conseil des gestionnaires », rapportent les journaux de Vienne en citant un diplomate qui participe aux négociations. « L’Iran doit être surveillé par l’AIEA au même titre que les autres pays dans le cadre de ses activités de contrôle ». Cela signifie en fait la clôture du « dossier nucléaire iranien ».

Il est pour le moment difficile de dire quelles concessions précisément ont été faites par l’Iran aux six intermédiaires. On peut seulement supposer qu’elles ont été de taille sinon les « six » ne feraient pas preuve d’un tel optimisme.

Les experts russes estiment que cette évolution fait suite au changement de la position de Washington. En effet, après les scandales de la surveillance globale qui ont entaché sa réputation, le président Obama a vitalement besoin d’initiatives de rupture en politique extérieure. La clôture du « dossier nucléaire » iranien et la normalisation des relations avec Téhéran lui offrent une occasion rêvée, d’autant plus que tant les démocrates que les républicains y exhortent depuis longtemps la Maison Blanche.

Tout porte à croire que le « dossier nucléaire » iranien sera réellement clos mais cela ne signifie pas que cessera le programme nucléaire iranien, a confié à La Voix de la Russiele professeur de l’Université militaire russe Oleg Koulakov. Le fait est que les États-Unis sont en train de revoir entièrement la politique qu’ils appliquaient depuis des dizaines d’année à l’égard de l’Iran, ce qui amènera forcément une restructuration des relations avec tous les pays de la région dont l’Arabie Saoudite et Israël.

Les États-Unis procéderont à une reconfiguration des relations avec tout le monde y compris avec Téhéran. Les changements qui s’opèrent actuellement dans les relations entre l’Iran, L’AIE et les États-Unis eux-mêmes, s’expliquent par le simple fait qu’il vaut mieux ne pas pas regarder le programme nucléaire iranien à la loupe. Tous comprennent que le programme nucléaire porte déjà un caractéte irréversible pour l’Iran et qu’il ne sert à rien d’en discuter parce que le pont de non-retour a été franchi.

Le « dossier nucléaire » iranien sera vraisemblablement clos. D’une part, avec l’avènement au pouvoir du président réformateur modéré Hassan Rohani, Téhéran est prêt à faire des concessions à la communauté internationale. D’autre part, même les conservateurs américains sont las des lenteurs des négociations sur le problème nucléaire, a dit à La Voix de la Russie Andreï Volodine, directeur du Centre d’études orientales de l’Académie diplomatique russe :

« Les États-Unis sont en rupture de toutes les relations avec l’Iran depuis les années 1980 du dernier siècle sans en tirer de dividendes politiques. Leurs alliés européens gémissent littéralement à cause des sanctions et de l’embargo sur le commerce avec l’Iran. A son tour, dans le tourbillon des révolutions et de « l’éveil arabe », l’Arabie Saoudite a perdu le contrôle du Proche et du Moyen-Orient et devra se soumettre forcément aux décisions que prendront les États-Unis. »

L’Iran a commencé à développer son nucléaire aussi loin que dans les années 1960 avec l’aide des États-Unis, d’Allemagne et de France. Après l’avènement au pouvoir en 1979 de l’ayattollah Khamenei, il a déclaré que le taux d’enrichissement d’uranium ne serait pas supérieur à 20%. C’est la classe des matériux fissiles pour la production d’énergie et la recherche. Pourtant, Israël estime qu’il est capable de l’enrichir à 90% sous 90 jours ce qui est en principe suffisant pour se fabriquer la bombe nucléaire. Les experts russes estiment quant à eux que cela lui prendra entre 5 et 10 ans.

On voit en fait que les ambitions nucléaires iraniennes évoluent progressivement comme au Japon. Tokyo maîtrise le cycle complet des technologies nucléaires mais se refuse à fabriquer les armes. Il n’en reste pas moins qu’il pourrait en produire en cas de besoin.

L’Ukraine enfin indépendante de la Russie?


196845320Après 22 ans d’indépendance ukrainienne tout le monde s’est habitué aux manœuvres de Kiev.

D’une part l’Ukraine mène une politique orientée sur l’européisation, qui découle de la logique même du développement de l’Europe de l’Est après l’effondrement du communisme; d’autre part, elle a toujours cherché à conserver de bonnes relations avec la Russie. Cette dualité est logique. De par son histoire et sa population hétérogène l’Ukraine ne pouvait pas fuir loin de Moscou sans se retourner, comme l’ont fait les pays baltes sans penser à l’effondrement économique qui s’ensuivrait.

Ces manœuvres étaient possibles seulement parce que la Russie le permettait, qui avait du mal à se résigner au fait que l’Ukraine devienne une « étrangère », alors qu’elle n’avait jamais été perçue comme une entité indépendante. La Russie a longtemps eu l’impression que deux peuples aussi proches ne pouvaient pas se séparer d’un coup, tout simplement.

En exagérant légèrement, le modèle des relations entre les deux pays après 1991 pourrait être résumé de la manière suivante : la Russie et l’Ukraine sont deux pays indépendants qui ne croient pas complètement à l’indépendance définitive de l’un envers l’autre. Ce doute a engendré une suspicion mutuelle accrue et la certitude que ces relations ne peuvent être que « spéciales ». Le virage serré négocié par Viktor Iouchtchenko n’a fait que confirmer le caractère nuisible de telles tentatives et a conduit au fiasco politique.

Mais il est impossible de demeurer éternellement dans un état intermédiaire. Kiev aurait volontiers gardé toutes les options ouvertes, cherchant à profiter au maximum des avantages des deux côtés. L’Ukraine est encore loin d’être une nation politique unie capable de formuler clairement ses intérêts. C’est pourquoi tout « choix irréversible », comme l’a montré l’expérience d’Iouchtchenko, risque de provoquer des bouleversements. Cependant, l’Ukraine ne peut plus rester dans l’indécision : ses partenaires extérieurs veulent qu’elle choisisse.

D’abord parce que la Russie change. Son aspiration à conserver un leadership abstrait sur le territoire de l’ex-URSS cède la place à des plans concrets. Et l’Union douanière, en dépit de tous ses défauts et lacunes, représente le premier projet d’intégration sérieux depuis la disparition de l’URSS. L’appartenance à cette union offre des avantages mais impose aussi des engagements. En d’autres termes, il est impossible de se limiter à une participation nominale avec un statut « entre deux chaises ». En même temps, bien que la Russie soit intéressée par l’adhésion de l’Ukraine, elle n’est pas prête à le faire par tous les moyens uniquement pour l’avoir dans son harnais.

D’autre part, l’UE exige également une décision de l’Ukraine. Bruxelles a été le premier à dire que Kiev devait choisir et qu’il ne pouvait pas suivre deux chemins à la fois. L’accord d’association que l’Ukraine va signer à Vilnius n’est pas une forme d’intégration et il n’est même pas question d’adhérer à l’UE à terme. Cependant, il implique l’adoption de normes et de règles qui réduisent significativement la marge de manœuvre du pays. L’Union européenne se préoccupe peu des conséquences pour l’Ukraine, même si elle risque de perdre ses principaux marchés et d’avoir des problèmes avec son fournisseur d’hydrocarbures.

On comprend l’insistance de l’UE. En pleine crise européenne et alors que l’expansion de l’UE est au point mort, il est primordial pour Bruxelles de montrer qu’il évolue et demeure le principal centre de gravité en Europe. Les accords proposés aux pays du Partenariat oriental n’engagent en rien l’Union européenne. En revanche, ils créent une accroche institutionnelle qui retient les voisins dans sa sphère d’influence – au moins jusqu’à ce que l’UE comprenne ce qu’elle veut exactement de Kiev ou de Chisinau.

En passant au niveau supérieur dans ses relations avec l’UE l’Ukraine fait tout de même un choix. Dans cette situation il ne faut pas s’attendre au maintien de la nature intermédiaire et spéciale des relations avec la Russie. Le passage à un régime commercial normal, identique au modèle qu’elle applique à tous les autres pays, serait l’acte final de reconnaissance de l’indépendance de l’Ukraine. De nouvelles formes plus favorables de relations seraient peut-être possibles à termes, mais elles devront commencer sur une page blanche.

C’est un moment douloureux, notamment pour Kiev, mais l’indépendance a un prix. Les pays baltes s’en souviennent bien avec leur épisode de « social-darwinisme » économique dans les années 1990. Il est primordial que ces décisions ne soient pas raccrochées à des slogans politiques et soient mûrement réfléchies. Mais à observer l’Ukraine et à écouter ses politiciens, on n’est pas convaincu que ce sera le cas.

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction

La Russie est-elle imprévisible? Peut-être, mais n’exagérons rien: il arrive souvent qu’un chaos apparent obéisse à une logique rigoureuse. D’ailleurs, le reste du monde est-t-il prévisible? Les deux dernières décennies ont montré qu’il n’en était rien. Elles nous ont appris à ne pas anticiper l’avenir et à être prêts à tout changement. Cette rubrique est consacrée aux défis auxquels les peuples et les Etats font face en ces temps d’incertitude mondiale.

Fedor Loukianovrédacteur en chef du magazine Russia in Global Affairs.

http://fr.ria.ru/tribune/20131101/199695913.html

John Kerry devrait être traité pour ce qu’il est : un escroc ! Robert Fisk


Kerry n’est pas simplement de leur côté. Il va tout faire pour la « paix » aux conditions du gouvernement israélien.

JKerry_IsraelJohn Kerry n’a-t-il pas de honte ? D’abord, il câline les Palestiniens et les Israéliens jusqu’à pouvoir annoncer la reprise d’un « processus de paix » auquel les Palestiniens n’accordent aucune confiance et dont les Israéliens ne veulent pas. Alors qu’Israël annonce qu’il va construire 1200 nouveaux logements pour les Juifs – et les Juifs seulement – sur la terre palestinienne occupée, Kerry explique maintenant aux Palestiniens – ceux qui sont occupés et en position de faiblesse – que le temps jouent contre eux s’ils veulent un État à eux.

Toute autre « homme d’État » impliqué dans tout autre conflit, qui dirait à un peuple occupé que s’il ne fait pas la paix avec ses occupants, il se ferait encore voler encore plus de sa terre, serait considéré comme un paria, un escroc, un criminel. Mais non. John Kerry annonce que les colonies juives illégales – ou « implantations » comme il aime à les appeler et comme le fait la presse complaisante avec Israël – sont « illégitimes ». Je crois qu’il voulait dire dans sa tête « illégales ». Mais ce n’est pas grave. Au cours des 10 premières années du « processus » d’Oslo, le nombre d’Israéliens installés sur des terres volées aux Palestiniens a doublé pour atteindre 400 000. Pas étonnant que Kerry murmura à propos de la dernière annonce de vols de terres par Israël, que c’était « dans une certaine mesure [sic] prévu ».

Bien sûr que ça l’était ! Israël a pris le dessus sur les trouillardes administrations américaines depuis des décennies, ignorant l’embarras de Washington qui se tortille à chaque fois qu’Israël s’accapare des terres sur les propriétés d’autrui. Les accords d’Oslo, rappelez-vous, prévoyaient une période de cinq ans durant laquelle les Israéliens et Palestiniens s’abstiendraient de prendre « toutes les mesures unilatérales qui pourraient préjuger du résultat des négociations ». Israël a tout simplement ignoré cela. Comme il le fait toujours. Et qu’est-ce que Kerry conseille aux Palestiniens ? Qu’ils ne devraient pas « réagir négativement » !

C’est absurde. Kerry doit savoir – comme l’ONU et l’UE le savent – qu’il n’y a pas la moindre chance d’une « Palestine » existant comme un État, parce que les Israéliens ont déjà volé trop de terres en Cisjordanie. Quiconque se promène dans les territoires occupés se rend compte à la fois (sauf si on est politiquement aveugle) qu’il y a autant de chance de construire un État en Cisjordanie – dont la carte des colonies et des zones non colonisées ressemble au pare-brise fracassé d’une voiture – que de voir le retour de l’Empire ottoman.

Et Kerry ? C’est un homme dont chaque déclaration doit être affublée su mot « sic ». Prenez, par exemple : « Nous savions [sic] qu’il y allait y avoir une poursuite de certaines [sic] constructions [sic] dans certains endroits [sic], et je pense que les Palestiniens comprennent cela. » Je suppose qu’il doit y avoir un « sic » après « comprennent » aussi. Et puis Kerry nous dit que « cela » – il parle du vol des terres – « souligne, en fait [sic nouveau], l’importance de se rendre à la table [des négociations] … rapidement ». En d’autres termes, faites dès aujourd’hui ce qu’on vous dit, ou nous allons laisser les Israéliens vous arracher encore plus de terres. Dans le monde normal, cela s’appelle du chantage…

Puis vint le mensonge ultime : que la « question des colonies » sera « mieux résolue en résolvant le problème de la sécurité et des frontières ». Une profonde idiotie ! Les colonies – ou établissements, comme Kerry qualifient ces vols – ne sont pas décidées par Israël en raison de la « sécurité » ou des « frontières », mais parce que la droite israélienne, qui continue de dominer l’administration Netanyahu, veut la terre pour elle-même . Certains Israéliens ne sont pas de cet avis. Ils voient la bassesse de ces vols de terres et les condamnent. Ils méritent la paix et la sécurité que le monde leur souhaite, mais ils ne l’obtiendront pas avec la colonisation, et ils le savent.

Et Kerry n’est pas de leur côté. Il va tout faire pour la « paix » aux conditions du gouvernement israélien. Et les Palestiniens – « mis en cage, enfermés » – ont appris à se taire et à prendre ce qu’on voulait bien leur laisser. Et ils recevront quelques petits morceaux. Vingt-six prisonniers âgés seront remis aujourd’hui en liberté. Des miettes pour Abbas et ses joyeux drilles. Mais plus de colonies pour Israël, un pays qui n’a pas encore dit à John Kerry – ni à nous – où se trouvait sa frontière orientale. Sur l’ancienne « ligne verte »de 1967 ? Le long de « la ligne » de colonies à l’est de Jérusalem ? Ou le fleuve Jourdain ? Mais pour Kerry, c’est « vite, vite, vite ». Réservez vos places dès maintenant, ou ce sera bientôt à guichets fermés. Quel est le prix pour une « Palestine » ?

* Robert Fisk est le correspondant du journal The Independent pour le Moyen Orient. Il a écrit de nombreux livres sur cette région dont : La grande guerre pour la civilisation : L’Occident à la conquête du Moyen-Orient.

 The Independent – Vous pouvez consulter cet article à : http://www.independent.co.uk/voices…

Traduction : Info-Palestine.eu

Il y a eu des élections au Mali… et même un second tour


Commentaire de Bernard Cuny

Ibrahim-Boubacar-Keita-mali« Grand succès de la démocratie malienne » claironnent nos perruches et perroquets médiatiques assistés de leurs « spécialistes » en plateau, arguant du « fort taux de participation » « au premier tour » de…Moins de 50 % !… Et mettant sur le compte du désintérêt des « électeurs », le vainqueur étant assuré, et du « mauvais temps », un taux de participation encore inférieur « au second tour »…

Certes, la présence d’ « observateurs » de l’ « UE » et de l’armée française « garantit la validité des résultats »…Mais, à ma connaissance, nous n’avons pas droit à de tels « observateurs » lors de nos votations, en « France »…Le candidat ou l’électeur malien serait-il à ce point méprisable et suspect de fraude ?…

Notons enfin qu’il faut un certain courage aux maliens abstentionnistes pour s’abstenir de voter, alors que les listes électorales sont sans aucun doute à la disposition de l’armée d’occupation…Mais il vrai que c’est la présence d’une « Qaïda » multiformes, pratiquement dans tous les pays des anciennes AOF et AEF, qui « justifie » la présence des troupes françaises…N’est-ce pas ?..

Le remodelage de l’Europe centrale et l’Europe de l’Est. Partie II


Lire la première partie de l’article ici :

1. Création d’un nouveau pôle de puissance

Tout a commencé en Juillet 2001, lorsque Jiang Zemin et Vladimir Poutine ont signé le Traité de bon voisinage et de coopération fraternelle entre la Fédération de Russie et la Chine (FCT). Par ce traité, le Japon, l’UE et les Etats-Unis n’ont été définis que comme trois grandes puissances économiques rivales qui disposaient d’une main-d’œuvre qualifiée et avaient accès au capital financier. Le traité consacrait la décision de la Russie et de la Chine de travailler ensemble, en concurrence avec les trois grandes puissances (Japon, Union européenne et Etats-Unis). Lire la suite Le remodelage de l’Europe centrale et l’Europe de l’Est. Partie II

Le remodelage de l’Europe centrale et l’Europe de l’Est. Partie I


Il y a quelques années, les experts russes ont mis au point une modélisation mathématique de l’évolution de l’Union européenne jusqu’en 2024. Leurs résultats ont montré que l’austérité financière dictée par l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne fera que la plus grande partie des financements de l’UE sera orientée vers la soi-disant «vieille Europe». Une petite partie des fonds devrait atteindre les États frontaliers de la vieille Europe (Pologne, République tchèque, Slovénie et Slovaquie), tandis que les États membres de l’UE, à l’est de cette ligne, ne recevront que des promesses. Cela concerne la Grèce, la Bulgarie et la Hongrie. Seule la Roumanie est exclue de cette configuration. Lire la suite Le remodelage de l’Europe centrale et l’Europe de l’Est. Partie I

Syrie : Israël entraîne les US et l’UE dans la guerre


Robert Fisk –

Le silence des États-Unis et de l’Union Européenne équivaut à une claire approbation.

Bâtiments de la banlieue de Damas, bombardés par l’aviation sioniste - Photo : AFP/SANA
Bâtiments de la banlieue de Damas, bombardés par l’aviation sioniste – Photo : AFP/SANA

Des lumières d’incendies dans le ciel de Damas. Un autre raid israélien – « audacieux » bien sûr, pour les pro-Israéliens, et le second en deux jours – contre l’armement de Bachar al-Assad, des installations militaires et des dépôts d’armes. L’histoire est bien connue : les Israéliens voulaient empêcher une cargaison de missiles Fateh-110 de fabrication iranienne et envoyés par le gouvernement syrien, de parvenir au Hezbollah au Liban. Lire la suite Syrie : Israël entraîne les US et l’UE dans la guerre