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Retrait des Africains de la CPI. Le lobbying indécent de l’Occident


60 Jahre UN-MenschenrechteLes dirigeants africains étant résolus à se débarasser de ce Sanhédrin raciste que réprésente la CPI, les ennemis de l’Afrique multiplient des pressions pour tenir en échec le sommet extraodinaire de l’Union Africaine prévu ce 11 Octobre 2013.

D’entrée de jeu, deux retraités dépressifs ont d’abord été jétés dans l’arène. Tour à tour Kofi, Annan et Desmond Tutu ont, dans une propagande désespérée, essayé de distraire les africains. Le message du prélat semble avoir eu un écho favorable putôt du côté de l’occident (510.000 signatures au moment où nous écrivons cet article). Ce message a-t-il eu le même succès auprès des députés africains qui voteront demain? Rien n’est moins sûr…

Ensuite, des agitateurs politiques africains se sont mêlés. Le magistrat ivoirien Kadjo Fodjo vocifère: « Devant les horreurs orchestrés ou cautionnées par ces bourreaux, il nous est arrivé de trépigner, de vociférer et d’appeler la communauté internationale au secours. Je trouve inconséquent, ridicule et irresponsable que nous reprochions à la Cour Pénale Internationale de ne juger que des Africains pour la simple et banale raison que des Occidentaux n’ont jamais comparu devant elle (…)»

Se dessinent enfin les contours de la thèse du lobbying occidental avec la sortie hier, de Barbara Lochbihler, députée européene et présidente du Sous-comité des Droits de l’Homme de l’union Européenne. L’allemande envoie une lettre aux députés de l’union africaine, les appelant à plus de «sagesse» (Voir encadré enfin d’article). Nous publions ici l’intégralité de sa requête mais avant, ce texte du confrère Karim Mohsen du journal algérien l’Expression nous permet de mieux appréhender les coutours de cette affaire.

CPI, une Cour de justice à deux vitesses

L’Union africaine organise demain un sommet extraordinaire consacré à la Cour pénale internationale (CPI) dont l’intitulé semble désormais trompeur, puisque depuis son entrée en fonction en 2003, soit dix ans, la CPI s’est intéressée exclusivement à l’Afrique, aux Africains et singulièrement aux dirigeants africains.

La goutte qui fit déborder le vase c’est encore le procès intenté aux président et vice-président kenyans, Uhuru Kenyatta et William Ruto.

Trop, c’est trop, estime l’Union africaine qui ne comprend pas que la CPI soit devenue un tribunal spécial pour l’Afrique. Il y a à l’évidence un étrange concours de circonstances qui fait que, curieusement, seuls les Africains et, particulièrement, les dirigeants africains sont appelés à connaître de cette justice, version CPI.

Les Africains veulent bien le croire, mais le fait que la Cour pénale internationale conduise actuellement des enquêtes dans huit pays, tous africains, (Kenya, Côte d’Ivoire, Libye, Soudan, Ouganda, Centrafrique, RD du Congo et au Mali) ne laisse d’étonner, d’autant que cela représente un pays africain sur huit mis ainsi à l’index. Ce qui est énorme et inconcevable.

Certes, l’Afrique a mauvaise réputation, très mauvaise même, où l’on est assuré de rencontrer plus de dictateurs et où le droit est bafoué que de démocrates respectueux de la personne humaine. Cela est vrai et il serait vain, surtout contre-productif, que de le contester. Aussi, juger des dirigeants africains qui auraient outrepassé leurs pouvoirs et opprimé leurs peuples – c’est là aussi un fait patent qu’il serait difficile de démentir – aurait été parfaitement équitable si ce principe est étendu à tous les Etats et à tous les dirigeants de la planète.

L’Union africaine accuse ainsi la CPI de mener «une sorte de chasse d’ordre racial». Nous ne sommes pas loin de partager ce sentiment.

Les pays africains sont pauvres, ils ne disposent pas de l’arme nucléaire comme ils ne disposent pas de cette arme redoutable d’être membre permanent au Conseil de sécurité et avoir à sa disposition le «veto». Aussi, les Africains sont-ils les plus aisés à juger, à culpabiliser. Ce qui n’est pas le cas pour les nations «bien nées». Ainsi, nombreux en effet, sont les Etats et dirigeants qui vont au-delà de leurs pouvoirs et asservissent, non point leurs peuples, certes, mais d’autres pays, d’autres peuples.

Un George W. Bush – il ordonna l’invasion de l’Irak et déclencha une guerre sanglante qui occasionna la mort de plus d’un million d’Irakiens – un Tony Blair – complice de l’ex-président US et qui porte autant que lui la responsabilité de la destruction de l’Irak – sont passibles l’un et l’autre des jugements de la CPI, s’il existait véritablement une cour de justice internationale au-dessus des Etats, avec pour seuls guides le Traité de Rome et le droit international. Un Benjamin Netanyahu et plusieurs dirigeants israéliens se trouvent dans le même cas.

De fait, les Etats-Unis, qui ne sont pas signataires du Traité de la CPI, se sont arrangés pour que les ressortissants américains soient exonérés des jugements de cette Cour internationale. Dans ce contexte, ils se sont livrés à un honteux chantage auprès de pays africains, asiatiques et européens auxquels ils ont fait signer des protocoles d’accord par lesquels ces pays s’engagent à ne pas livrer des citoyens US à la CPI.

Or, ce sont ces mêmes Etats-Unis qui soutiennent le plus fermement l’action de la CPI contre les Africains. C’est le même cas pour Israël qui n’adhère pas à cette institution pénale internationale.

En 2009, l’Autorité palestinienne demanda à la CPI d’ouvrir une enquête sur les crimes de guerre commis par Israël dans la bande de Ghaza. Le procureur de l’époque, Luis Moreno-Ocampo, excipant du fait que l’Etat hébreu n’étant pas partie du Traité de Rome se déclara impuissant à toute action, se retranchant derrière le fait que l’Etat hébreu n’est pas membre de la CPI. Or, cette Cour qui ne peut juger les dirigeants d’Israël, pour les raisons évoquées ci-dessus, a bel et bien émis en 2009 un mandat contre le président soudanais, Omar El Bechir, pour crimes contre l’humanité au Darfour, alors que le Soudan, tout comme les Etats-Unis et Israël, n’est pas signataire du Traité de Rome.

Il n’est pas question de demander l’impunité pour les Africains, s’ils sont coupables ils doivent payer. Mais si justice internationale il y a, il faudrait que celle-ci s’applique de la même manière à tous, pour tous. Comment peut-on arguer d’une justice internationale quand elle fonctionne à deux vitesses jugeant l’Afrique et les Africains qui ne disposent pas de pouvoir de pression et épargnant les pays qui sont pourvus de ce pouvoir et de la puissance sous toutes ses formes. C’est cela qui est inconcevable et inacceptable.

Lettre de Barbara LOCHBIHLER (députée européenne, présidente du Sous-comité des Droits de l’Homme) aux députés africains

Monsieur les Députés,

Il ya 20 ans, le génocide rwandais était en cours de préparation intense et les appels à l’intervention des Nations Unies pour l’arrêter sont restés sans réponse de la part du Conseil de sécurité de l’ONU et de la communauté internationale dans son ensemble : A l’époque, aucune Cour pénale internationale (CPI) n’existait encore et les planificateurs du génocide, les « potentiels coupables », avaient la conviction que leur conduite inhumaine se ferait dans l’impunité absolue.
 
Depuis lors, le monde a changé et, en particulier, l’Afrique a changé.

Il y a 15 ans que la Cour pénale internationale a été créée à Rome avec la contribution fondamentale et le soutien des Etats africains et 34 pays africains forment le plus grand groupe régional de l’Assemblée des États Parties à la CPI. Aujourd’hui, aucun chef d’Etat ou de gouvernement, aucun dirigeant de milice ou de guérilla peut planifier des atrocités en toute impunité, à condition qu’il ou elle soit un ressortissant d’un État partie au Statut de Rome ou mène ses opérations dans les territoires d’un Etat partie.
 
La seule idée que les Etats africains ont inclus, à la demande du Kenya, à l’ordre du jour de se retirer du Statut de Rome au prochain Sommet de l’Union africaine qui se tiendra à Addis-Abeba les 11-12 Octobre 2013, est un sujet d’inquiétude extrême pour tous ceux qui, comme nous, se battent à travers les  institutions et personnellement contre l’impunité.
 
Alors que les conflits et les atrocités de masse des années 1990, en Afrique et en Europe, ont généré des centaines de milliers de victimes civiles (rappelez-vous l’ex-Yougoslavie , la Sierra Leone et la République démocratique du Congo ), la plupart des conflits des 10 dernières années ont généré des atrocités et provoqué des blessés civils qui peuvent être pris en compte avec les chiffres relativement faibles vis-à-vis de la décennie précédente, comme dans le cas des quelque 8000 victimes civiles de la guerre civile, ethnique/nationale, en Côte d’ Ivoire et les quelques 1100 victimes des violences postélectorales au Kenya. L’un des éléments clés qui a freiné le niveau de violence et ont alerté les « potentiels auteurs » et les auteurs actuels concernant les conséquences de leurs actes illégaux était la compétence de la CPI sur «leur» territoire.
 
Comme en témoigne une lettre envoyée par un grand nombre d’ ONG africaines à vos chefs d’État ou de gouvernement (ci-joint ) , beaucoup a été dit sur la relation entre l’Afrique et la CPI : ici, nous tenons à faire remarquer que la CPI a contribué à réduire la violence et à sauver des vies en Afrique, et nous aimerions appeler humblement à votre action de dirigeant à l’endroit de votre ministre des Affaires étrangères et du chef de l’Etat afin d’assurer que votre pays va s’opposer à toute décision anti- CPI que le prochain Sommet de l’UA pourrait envisager .
 
En tant que représentants du peuple, nous, parlementaires, devons toujours prendre partie pour les victimes. Et étant donné que la CPI est une cour permanente et que les crimes internationaux ne sont pas soumis à prescription (au Statut de Limitation), nous devons tous travailler ensemble pour s’assurer que tous les crimes les plus graves sont enquêtés et les poursuites engagées par la CPI si les États refusent ou sont incapables de mettre fin véritablement à l’impunité par leurs juridictions nationales primaires, indépendamment du fait de savoir si ces crimes sont commis à l’intérieur ou hors de l’Afrique.
 
Nous sommes convaincus que, comme la jurisprudence et la pratique de la CPI vont évoluer, il y aura des situations et des cas contre des non-Africains, à condition, bien sûr, que la Cour ait compétence sur de telles situations (ce qui n’est malheureusement pas encore le cas pour la Syrie) et que les poursuites nationales véritables contre les dirigeants rendent l’intervention de la Cour inutile.
 
Notre humble appel à vous , honorable collègues, c’est de travailler ensemble sur toute question essentielle ou perception que vous et votre pays pourriez avoir concernant la CPI en tant qu’État partie au Statut de Rome, et que nous fassions  usage des recours et procédures que le Statut de Rome offre aux États et aux individus plaignants.
 
Nous nous réjouissons d’une coopération continue et renouvelée avec vous sur cette question cruciale pour la prévention et la répression du génocide, des crimes contre l’humanité, crimes de guerre et le crime d’agression, et pour la prévention et la protection des droits de l’homme sous l’Autorité de la Loi.
 
Respectueusement vôtre,

Barbara LOCHBIHLER, MEP / Présidente du Sous-comité des Droits de l’Homme
Ana GOMES, MEP
Wolfgang KREISSL-DÖRFLER, MEP

http://www.cameroonvoice.com/news/article-news-12849.html

Assaut contre la CPI : phase 2


262371_vue-generale-du-sommet-de-l-union-africaine-le-29-janvier-2012-a-addis-abebaJ’avais écrit, il y a quelques jours, un article sur la possible future disparition de la CPI.  Je l’avais alors rebaptisée par dérision Cour Pénale pour les Indigènes. Si les dirigeants africains, qui en sont les principales victimes, bougonnaient en silence contre ce ‘’tribunal’’, le parlement kenyan avait débuté la fronde et pressait son gouvernement de sortir du Statut de Rome.

Il semble que la fronde s’élargit et touche même l’ensemble du continent. L’Union Africaine envisage un retrait en masse de la CPI. Rien de moins. On n’en est plus au stade de vœux pieux, puisque l’Union organise un sommet spécial en octobre pour aborder cette question. Ce sommet extraordinaire se tiendra le 13 octobre à son siège dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba.

Le motif officiel de cette décision est de protester contre les procès des dirigeants kényans actuellement en cours. Mais la démarche des dirigeants africains est motivée surtout par leur ras-le-bol de se voir emmener un à un, pieds et poings liés, dans les cachots du nord pour des raisons essentiellement géopolitiques dans lesquelles ils ne sont que des pions, alors que les vrais faiseurs restent immunisés et intouchables. On ne peut que dire : enfin !

Mais oseront-ils, individuellement, aller jusqu’au bout ? On sait à quel point la corruption et surtout la menace et la pression peuvent jouer un rôle important dans les instances africaines. On a vu comment tous les grands projets fédéralistes de Kadhafi furent sabotés au 13ème somment de l’UA à Syrte. Il est d’ailleurs à noter que la première ruade de l’Afrique contre la CPI a eu lieu lors de ce sommet où il fut voté une résolution permettant à l’UA de ne pas coopérer avec le tribunal dans l’affaire du président soudanais, Omar el-Béchir.

En tout cas, quel que soit le résultat du prochain sommet, la sacralité et la légitimité de la CPI sont bel et bien ébranlées.  Et un tribunal non légitime n’est plus qu’un moyen de rétorsion aux mains des puissants.

Avic

Reprise de la guerre médiatique contre le Zimbabwe et Mugabe


mugabeNon le Zimbabwe ne s’apprête pas « à livrer de l’uranium à l’Iran » !
Et non le Mossad n’a pas « truqué les dernières élections au Zimbabwe pour faire gagner Mugabe » …

Je traitais précisément hier dans un éditorial de la valeur des infos diffusées par les médias de l’OTAN (1) à propos de la Syrie.
L’actualité me donne à nouveau, cette fois à propos du Zimbabwe, l’occasion de disséquer les mediamensonges des presstitutes au service de Washington.

Zimbabwe_ahmadinejad_MugabeLe président Mugabe vient de gagner les élections générales et présidentielles au Zimbawe par un K.O. technique (2) sans appel. Les observateurs de l’Union Africaine et de la SADC témoignent qu’il a gagné sans fraude dans des élections libres et ouvertes. Malgré les cris d’orfraie des ONG pro-occidentales et de leurs maîtres de Washington et Bruxelles.

L’Occident doit donc reprendre à toute vitesse la sale guerre contre le régime du président Mugabe. Il s’agit de reprendre la déstabilisation du pays, de délégitimer ses institutions et surtout de relancer la guerre économique via la reprise des sanctions contre Harare.

Moins de huit jours après la victoire de Mugabe, voilà donc la guerre médiatique contre lui qui reprend. En catastrophe par une salve de médiamensonges.

PREMIER MEDIAMENSONGE :
« HARARE S’APPRETE A LIVRER DE L’URANIUM A L’IRAN »

Le Zimbabwe n’a signé aucun contrat de vente d’uranium à l’Iran, a affirmé ce dimanche le ministre zimbabwéen des Mines, démentant une information du quotidien britannique The Times. « C’est de la fiction, le gouvernement iranien ou personne en Iran ne m’a jamais demandé de concession minière », a déclaré à l’AFP le ministre des Mines Obert Mpofu. « Ils n’ont jamais demandé de concession pour extraire de l’uranium ou d’autres minerais », a-t-il insisté.
Ajoutant sans discussion : « Le pays n’extrait pas d’uranium » !
Chimanikire-_Gift« Si Chimanikire a parlé au reporter du Times d’un accord pour exporter de l’uranium en Iran, c’était peut-être un rêve », a-t-il ironisé.

Le Times citait en effet hier samedi le vice-ministre zimbabwéen des Mines sortant, Gift Chimanikire, selon lequel « le pays aurait signé un protocole d’accord avec l’Iran prévoyant la livraison de l’uranium nécessaire pour se doter d’un armement nucléaire ». Et l’AFP ajoutait : « L’accord aurait été signé l’an dernier, alors que les Etats-Unis et l’Union européenne ont imposé des sanctions à l’Iran, soupçonnant Téhéran de vouloir mettre au point une bombe atomique sous couvert d’un programme nucléaire civil ».

On voit ici précisément ça que valent les infos des médias de l’OTAN : infos bidonnées, témoignage inventés de toutes pièces, médiamensonges assénés avec culot.

mugabe_brthdayLa motivation du faux : fournir prétexte à la reprise des sanctions contre Harare. Le Zimbabwe est en effet toujours sous le coup de sanctions internationales visant une dizaine de personnalités dont le président Robert Mugabe, qui a été réélu le 31 juillet pour un nouveau mandat de cinq ans. Mugabe a aussi publiquement soutenu le programme nucléaire – civil – iranien.

Gift Chimanikire – qui fait partie de l’opposition avec qui M. Mugabe cohabitait depuis quatre ans, tandis qu’Obert Mpofu appartient au camp présidentiel – a lui-même dû reconnaître que l’article du Times était biaisé, selon l’hebdomadaire gouvernemental Sunday Mail. « Aucune licence (d’exploitation minière) n’a été délivrée. Je n’ai jamais dit une chose aussi stupide. (…) Nous faisons des prospections et nous n’exploitons pas d’uranium au Zimbabwe », a-t-il déclaré, selon l’hebdomadaire dominical.

Le journaliste du Times « pensait vendre son journal en écrivant des mensonges, et c’est une histoire spéculative et dangereuse. Il a juste montré une mentalité typique visant à dire des choses négatives sur le Zimbabwe », a-t-il ajouté.

DEUXIEME MEDIAMENSONGE :
« LE MOSSAD DERRIERE LA REELECTION DE MUGABE »

Zimbabwe_Mugabe_ ChavezUn deuxième médiamensonges court le net depuis 48h, et ce n’est pas un hasard. Une «société israélienne » aurait « organisé en sous-main le scrutin, connue en Afrique subsaharienne pour être proche du Mossad», via une « fraude électorale à grande échelle ».

Témoins de ces accusations … le candidat perdant – qui est celui des USA, de Londres, de l’UE, de l’OTAN … – Tsvangirai. Et une ONG, le Zimbabwe Election Support Network (ZESN), et Projects Nasini, un think tank sud-africain, tous deux proches de l’opposition et pro-occidentale.

Mugabe_KadhafiDeux questions :
– Pourquoi les observateurs de l’UA font-ils des observations inverses ?
« Les élections, compte tenu des circonstances, se sont bien passées et il n’y a pas de raison de les annuler », dit Bernard Membe, chef de la mission d’observation de la SADC (la Communauté de développement d’Afrique australe). « Une élection dans l’ensemble libre, honnête et crédible », ajoute Olusegun Obasanjo (ex-président nigérian), chef de la mission d’observation de l’UA …
– Et pourquoi le Mossad aiderait-il à la victoire de Mugabe, bête noire de l’Occident, soutien de la Cause palestinienne, de Kadhafi (3) ou de Chavez ? Et grand ami de l’Iran précisément …
Car l’Iran, et le médiamensonge frappe Téhéran aussi par la bande, est aussi la victime de cette campagne.

On voit tout de suite le sérieux de ces accusations.

LE ROLE DES OFFICINES ISRAELIENNES ET AMERICAINES

Derrière ces fausses infos on retrouve le plus souvent des officines américaines ou israéliennes – comme DEBKA ou le MEMRI, proches de Tsahal -, machines à désinformer. Et on retrouve aussi, hélas, la légèreté de « journalistes » amateurs et de blogs « non mainstream », mal formés, prêts à tout pour un titre choc ou un éphémère « scoop » bidon. Et qui répercutent de telles insanités.

debkaLe passé aurait pourtant dû les rendre plus prudents. Un exemple, lamentable, vient à l’esprit. En plein assaut de l’OTAN contre la Jamahiriya libyenne, en février-mars 2011, ces désinformateurs pathologiques avaient lancé un «scoop» : « Kadhafi avait engagé des mercenaires israéliens » (sic). Effet démobilisateur au plus grand profit de l’OTAN. C’était le temps où ces analystes foireux saluaient le «printemps arabe» et la «révolution des masses arabes» (resic), avant de retourner leurs vestes sous la pression de leur public. Derrière ce médiamensonge, déjà DEBKA … Et un Mossad qui armait discrètement le CNT à Benghazi et soutenait l’offensive médiatiquo-diplomatique du sioniste BHL.

L’information occidentale c’est l’empire du mensonge. Et pour contrer cette politique systématique du médiamensonge, il n’y a qu’une seule arme : la vérité. Même si elle est brutale, dérangeante ou (momentanément) impopulaire. « Seule la vérité est révolutionnaire » disait Lénine.

Contre le Système, ses médias aux ordres, ses presstitutes, son mur de l’argent et du silence contre ses ennemis, il faut une véritable information révolutionnaire !

Luc MICHEL

UA: la CPI accusée de racisme


Sommet UAL’Union Africaine a accusé la Cour pénale internationale de chasser les Africains à cause de leur race.

Selon le Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, président en exercice de l’UA, la CPI “a dégénéré en une sorte de chasse raciale ».

« Les dirigeants africains ne comprennent pas les poursuites contre (les deux chefs de l’exécutif kényan), je pense donc que la CPI doit bien voir qu’elle ne devrait pas pourchasser des Africains », a déclaré M. Deslalegn après la clôture du sommet des chefs d’Etat de l’organisation à Addis Abeba.

Le sommet a réclamé le transfert à la justice kényane des poursuites engagées par la CPI contre les président et vice-président kényans, Uhuru Kenyatta et William Ruto, pour crimes contre l’humanité.

Uhuru Kenyatta, qui dément les accusations portées contre lui, doit être traduit devant la CPI à La Haie à partir de juillet, pour son rôle présumé dans les violences électorales de 2007 au Kenya.

L’Union Africaine indique qu’elle va soulever le problème auprès des Nations Unies.

« 99% des inculpés de la CPI sont Africains, cela montre donc que quelque chose est biaisé au sein du système de la CPI et nous contestons cela », a poursuivi le Premier ministre éthiopien.

Depuis sa création, la CPI a inculpé une trentaine de personnes, tous des Africains, pour des crimes survenus dans huit pays d’Afrique (RDC, Centrafrique, Ouganda, Soudan (Darfour), Kenya, Libye, Côte d’Ivoire, Mali).

Mais les enquêtes ouvertes en RDC, Centrafrique, Mali et Ouganda l’ont été à la demande des Etats concernés, parties au Statut de Rome, fondateur de la CPI.

Les affaires concernant le Darfour et la Libye – non signataires – l’ont été à la demande du Conseil de sécurité de l’ONU, tandis que le procureur de la CPI s’est auto-saisi sur les dossiers kényan et ivoirien.

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2013/05/130527_ua_cpi_raciale.shtml