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L’Ukraine enfin indépendante de la Russie?


196845320Après 22 ans d’indépendance ukrainienne tout le monde s’est habitué aux manœuvres de Kiev.

D’une part l’Ukraine mène une politique orientée sur l’européisation, qui découle de la logique même du développement de l’Europe de l’Est après l’effondrement du communisme; d’autre part, elle a toujours cherché à conserver de bonnes relations avec la Russie. Cette dualité est logique. De par son histoire et sa population hétérogène l’Ukraine ne pouvait pas fuir loin de Moscou sans se retourner, comme l’ont fait les pays baltes sans penser à l’effondrement économique qui s’ensuivrait.

Ces manœuvres étaient possibles seulement parce que la Russie le permettait, qui avait du mal à se résigner au fait que l’Ukraine devienne une « étrangère », alors qu’elle n’avait jamais été perçue comme une entité indépendante. La Russie a longtemps eu l’impression que deux peuples aussi proches ne pouvaient pas se séparer d’un coup, tout simplement.

En exagérant légèrement, le modèle des relations entre les deux pays après 1991 pourrait être résumé de la manière suivante : la Russie et l’Ukraine sont deux pays indépendants qui ne croient pas complètement à l’indépendance définitive de l’un envers l’autre. Ce doute a engendré une suspicion mutuelle accrue et la certitude que ces relations ne peuvent être que « spéciales ». Le virage serré négocié par Viktor Iouchtchenko n’a fait que confirmer le caractère nuisible de telles tentatives et a conduit au fiasco politique.

Mais il est impossible de demeurer éternellement dans un état intermédiaire. Kiev aurait volontiers gardé toutes les options ouvertes, cherchant à profiter au maximum des avantages des deux côtés. L’Ukraine est encore loin d’être une nation politique unie capable de formuler clairement ses intérêts. C’est pourquoi tout « choix irréversible », comme l’a montré l’expérience d’Iouchtchenko, risque de provoquer des bouleversements. Cependant, l’Ukraine ne peut plus rester dans l’indécision : ses partenaires extérieurs veulent qu’elle choisisse.

D’abord parce que la Russie change. Son aspiration à conserver un leadership abstrait sur le territoire de l’ex-URSS cède la place à des plans concrets. Et l’Union douanière, en dépit de tous ses défauts et lacunes, représente le premier projet d’intégration sérieux depuis la disparition de l’URSS. L’appartenance à cette union offre des avantages mais impose aussi des engagements. En d’autres termes, il est impossible de se limiter à une participation nominale avec un statut « entre deux chaises ». En même temps, bien que la Russie soit intéressée par l’adhésion de l’Ukraine, elle n’est pas prête à le faire par tous les moyens uniquement pour l’avoir dans son harnais.

D’autre part, l’UE exige également une décision de l’Ukraine. Bruxelles a été le premier à dire que Kiev devait choisir et qu’il ne pouvait pas suivre deux chemins à la fois. L’accord d’association que l’Ukraine va signer à Vilnius n’est pas une forme d’intégration et il n’est même pas question d’adhérer à l’UE à terme. Cependant, il implique l’adoption de normes et de règles qui réduisent significativement la marge de manœuvre du pays. L’Union européenne se préoccupe peu des conséquences pour l’Ukraine, même si elle risque de perdre ses principaux marchés et d’avoir des problèmes avec son fournisseur d’hydrocarbures.

On comprend l’insistance de l’UE. En pleine crise européenne et alors que l’expansion de l’UE est au point mort, il est primordial pour Bruxelles de montrer qu’il évolue et demeure le principal centre de gravité en Europe. Les accords proposés aux pays du Partenariat oriental n’engagent en rien l’Union européenne. En revanche, ils créent une accroche institutionnelle qui retient les voisins dans sa sphère d’influence – au moins jusqu’à ce que l’UE comprenne ce qu’elle veut exactement de Kiev ou de Chisinau.

En passant au niveau supérieur dans ses relations avec l’UE l’Ukraine fait tout de même un choix. Dans cette situation il ne faut pas s’attendre au maintien de la nature intermédiaire et spéciale des relations avec la Russie. Le passage à un régime commercial normal, identique au modèle qu’elle applique à tous les autres pays, serait l’acte final de reconnaissance de l’indépendance de l’Ukraine. De nouvelles formes plus favorables de relations seraient peut-être possibles à termes, mais elles devront commencer sur une page blanche.

C’est un moment douloureux, notamment pour Kiev, mais l’indépendance a un prix. Les pays baltes s’en souviennent bien avec leur épisode de « social-darwinisme » économique dans les années 1990. Il est primordial que ces décisions ne soient pas raccrochées à des slogans politiques et soient mûrement réfléchies. Mais à observer l’Ukraine et à écouter ses politiciens, on n’est pas convaincu que ce sera le cas.

L’opinion de l’auteur ne coïncide pas forcément avec la position de la rédaction

La Russie est-elle imprévisible? Peut-être, mais n’exagérons rien: il arrive souvent qu’un chaos apparent obéisse à une logique rigoureuse. D’ailleurs, le reste du monde est-t-il prévisible? Les deux dernières décennies ont montré qu’il n’en était rien. Elles nous ont appris à ne pas anticiper l’avenir et à être prêts à tout changement. Cette rubrique est consacrée aux défis auxquels les peuples et les Etats font face en ces temps d’incertitude mondiale.

Fedor Loukianovrédacteur en chef du magazine Russia in Global Affairs.

http://fr.ria.ru/tribune/20131101/199695913.html

QUI SONT LES BARBARES ? PAR RENE VAUTIER


Tribune libre jacques lacaze

00271770Je filme

Ce que je vois

Ce que je sais

Ce qui est vrai

(Eluard/Vautier)

 

René Vautier est l’auteur du grand film, qui a marqué une époque et une génération: « Avoir 20 ans dans les Aurès ».

Avoir-20-ans-dans-les-Aure-sUn très grand témoin et acteur de la guerre d’Algérie, Henri Alleg, vient de disparaître. Il était l’auteur d’un livre qui a profondément marqué la France des Droits de l’Homme et du Citoyen au titre tout simple: « La question« . Dans ce livre,  il décrit minutieusement les tortures qu’il a subit par des tortionnaires français. Son crime était de combattre le colonialisme et pour l’indépendance de l’Algérie. Henri Alleg un combattant anticolonialiste pour la Liberté, la Fraternité, la Liberté pour le Communisme.

En regardant l’interview de René Vautier, remarquable document, publié par Jacques Tourtaux sur son blog, vous apprendrez que les chambres à gaz ont été inventées par l’armée coloniale française durant la conquête  de l’Algérie en particulier. C’était des grottes dans lesquelles on exterminait tout un village, hommes, femmes, enfants, vieillards et même le bétail. Hitler n’a rien inventé, il a repris les recettes de cette période et les a industrialisées, si on peut dire la chose ainsi. Le nazisme, le fascisme plongent leur racisme dans la nuit coloniale.

C’est tout simplement une vérité historique incontournable et qu’il est indispensable de dire. La vérité est Révolutionnaire. Le vrai courage est de la dire.

Car cette période est loin d’être terminée. Pour la France coloniale, l’Algérie était une terre sans peuple. Comme en réalité il y a avait un peuple, une économie prospère,  culture très développée, la solution a été d’exterminer au maximum les habitants. Exactement ce que font aujourd’hui et sur les même base idéologique: « une terre sans peuple pour un peuple sans terre » les sionistes pour s’implanter en Palestine et massacrer et chasser de leurs terres et de leurs maisons les habitants Palestiniens, puis en enfermer tout une partie dans un camp de concentration à ciel ouvert nommé Gaza, tout en continuant à s’emparer des territoires palestiniens restant et des richesses de ces territoires.

On assiste aussi, actuellement à une vaste entreprise de recolonisation, de l’Afrique, du moyen orient, avec des guerres atroces des destructions sans limite (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie etc ), en se servant des forces terroristes qu’on prétant combattre par ailleurs. Cette entreprise est menée par les USA et l’Union Européenne avec le pouvoir français actuel  (ironiquement et par anti-phrase appelé socialiste et écologiste) en première ligne.

 

Source : http://www.jacques-lacaze.com/article-qui-sont-les-barbares-par-rene-vautier-119476715.html

Pourquoi a-t-on admis la Croatie dans l’Union européenne?


Ce n’est plus une nouveauté que les rebelles islamistes qui se battent contre l’armée nationale syrienne ont été armés et entraînés par les Etats du Golfe, la Libye et les pays occidentaux. Des journalistes ont déjà filmé durant les combats des armes modernes, telles que le fusil d’assaut américain M-16, muni de lunette, équipant  des tireurs d’élite islamistes du bataillon Hamza qui opère dans Ar Rastan (Homs). Lire la suite Pourquoi a-t-on admis la Croatie dans l’Union européenne?